Les Crises Les Crises
23.novembre.201323.11.2013 // Les Crises

[Traduction exclusive] Le programme de Beppe Grillo

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On a beaucoup parlé du succès de Beppe Grillo en Italie – souvent excommunié comme un simple vil populiste (pouark).

Pourtant, même si je n’approuve pas tout, son programme contient des choses vraiment intéressantes – on ne fait pas 25 % des voix à sa première élection pour rien…

Je vous en propose une traduction (légèrement expurgée des points ne concernant que l’Italie – et j’ai mis en gras celles qui me semblent très importantes) :

Programme du Mouvement 5 Étoiles (M5S)

État et citoyens

« L’organisation actuelle de l’État est bureaucratique, sur-dimensionnée, coûteuse, et inefficace. Le Parlement ne représente plus les citoyens, qui n’ont pas le droit de choisir leur candidat mais doivent voter pour des partis. La Constitution n’est pas appliquée. Les partis politiques ont pris la place de la volonté populaire et se sont soustraits à son contrôle et son jugement. »

Organisation administrative :

  • Abolition des provinces (équivalent des départements)
  • Fusion des communes de moins de 5 000 habitants
  • Abolition des Autorités administratives indépendantes, et légalisation des class action
  • Institution de référendums abrogatifs ou « propositifs », sans quorum

Fonctionnement du Parlement :

  • Limitation du nombre de mandats à deux pour les parlementaires et pour tout autre charge publique
  • Suppression des privilèges parlementaires, comme le droit à la retraite après deux ans et demi d’exercice ; alignement du salaire des parlementaires sur la moyenne européenne
  • Interdiction pour les parlementaires d’exercer une autre profession pendant leur mandat
  • Interdiction du cumul des mandats pour les parlementaires
  • Participation directe des citoyens par Internet à toute réunion publique, comme c’est déjà le cas pour la Chambre des députés et le Sénat
  • Discussion parlementaire et vote nominatif obligatoires pour les lois d’initiative populaire
  • Soutien à toute loi conditionné à sa couverture financière effective
  • Publication en ligne des lois au moins 3 mois avant leur approbation pour permettre aux citoyens de donner leur avis

Personnel et partis politiques :

  • Abolition des remboursements de frais de campagne
  • Enseignement de la Constitution obligatoire avec examen pour tout représentant public
  • Inéligibilité pour les citoyens condamnés

Énergie

La lutte contre le gaspillage énergétique doit se concentrer sur la réduction de la consommation d’énergie dans le bâti, afin de se mettre en exigence avec le Protocole de Kyoto. Sont cités en exemple une loi allemande et la législation dans la province de Bolzano. Sont proposés :

  • la réduction de la consommation d’énergie des bâtiments publics d’au moins 10 % en 5 ans
  • un soutien aux travaux visant à réaliser des économies d’énergie (facilités bancaires, simplifications réglementaires).

Le M5S souhaite également encourager le système de cogénération d’électricité et de chaleur. Par ailleurs, réduire l’impact environnemental, améliorer le rendement et lutter contre les gaspillages des centrales thermoélectriques existantes permettrait de ne pas construire d’autres infrastructures. Pour réduire la production de CO2, le M5S veut également encourager la production d’énergie par des technologies qui utilisent de l’énergie fossile de façon plus efficace, ou qui utilisent des ressources renouvelables : micro-cogénération, énergies renouvelables, biocombustibles, biomasse, biogaz.

Transports

Les premiers points de la partie « Transports » du programme proposent une politique urbaine du transport défavorable aux véhicules privés à moteur et favorable aux moyens de transport écologiques : construction de pistes cyclables, lutte contre l’usage de l’automobile dans les centre-villes, soutien aux transports publics, développement du train sur les trajets de migrations pendulaires.

Le programme propose également l’arrêt des travaux pour le pont sur le détroit de Messine [Obtenu] et la LGV Lyon-Turin, ainsi que le soutien aux productions locales et l’obligation pour les communes de proposer un plan de mobilité pour les handicapés.

Information

Pour le M5S, « l’information est l’un des fondements de la démocratie et de la survie individuelle ». La production de l’information doit être décentralisée et détachée des intérêts des grandes multinationales ou des groupes de pression économiques.

Le programme se concentre sur l’accès et l’utilisation d’Internet :

  • développement de la citoyenneté en ligne
  • accès Internet gratuit pour tout citoyen italien
  • mise en place d’incitations au télétravail
  • couverture de l’ensemble du pays par le haut débit.

Contre la concentration des médias, le mouvement veut :

  • interdire à tout actionnaire de posséder plus de 10 % d’un journal ou d’une chaîne de télévision nationale
  • ne laisser subsister qu’une chaîne de télévision publique, sans publicité, indépendante des partis, et avec un contenu culturel et informatif
  • supprimer le financement public des journaux
  • abolir l’Ordre des journalistes (association à laquelle l’adhésion est obligatoire pour exercer la profession, NdT)
  • interdire aux banques ou aux établissements publics de devenir actionnaires des maisons d’édition

En ce qui concerne le téléphone, le réseau serait nationalisé par une acquisition à son prix de revient, et la taxe sur le téléphone fixe serait supprimée. La propriété intellectuelle serait effective seulement 20 ans après la création de l’œuvre, et la diffamation serait dépénalisée.

Économie

Sur le fonctionnement interne des entreprises :

  • Abolition du cumul des charges électives pour les membres des CA d’entreprises cotées en Bourse
  • Amélioration de la représentation des petits actionnaires
  • Empêcher l’actionnariat croisé entre banques et industries
  • Interdire la nomination de personnes condamnées au poste d’administrateur d’une entreprise cotée ou d’une entreprise dont l’État est actionnaire

Sur la finance :

  • Abolition des « boîtes chinoises » (chaîne de participation actionnariale qui permet à une entreprise d’en contrôler une autre sans être majoritaire dans son capital, NdT)
  • Introduction d’une co-responsabilité des institutions financières pour les produits qu’elles proposent et les éventuelles pertes générées par ces derniers
  • Abolition des stock options
  • Empêcher toute acquisition d’une entreprise qui se ferait principalement à crédit

Sur le droit du travail :

  • Abolition de la loi Biagi (qui introduit plusieurs contrats flexibles et précaires dans le droit du travail italien, NdT)
  • Introduction d’un plafond pour les salaires des cadres dans les entreprises cotées et les entreprises où l’État est un actionnaire important

Sur l’économie nationale :

  • Empêcher la disparition des industries agroalimentaires et manufacturières
  • Abolition des grands monopoles (télécommunications, médias, autoroutes, chemins de fer)
  • Réduction de la dette publique par action sur les coûts, avec l’élimination des gaspillages et l’introduction de nouvelles technologies qui permettront au citoyen l’accès à l’information et aux services publics sans intermédiaire
  • Soutien aux productions locales
  • Soutien aux organisations de l’économie sociale et solidaire
  • Garantie des allocations chômage
  • Mise en place de contraintes pour les entreprises générant des dommages sociaux ou environnementaux

Santé

« L’Italie fait partie des quelques pays qui possèdent un système de santé public à accès universel. Deux choses minent cependant l’universalité et l’homogénéité du Service National de Santé : d’une part la décentralisation, qui lègue aux régions l’assistance sanitaire et son financement, ce qui accentue les inégalités territoriales ; et d’autre part le secteur privé qui sape les ressources et les talents du secteur public. De plus, il existe actuellement une tendance à organiser le système de santé comme un entreprise et à faire prévaloir les objectifs économiques au détriment des objectifs de santé publique et de qualité du service. »

Le M5S propose de garantir la gratuité du soin pour les prestations essentielles, et l’égalité d’accès au système de santé (notamment en corrigeant les effets de la décentralisation).

En ce qui concerne les médicaments, l’utilisation de médicaments génériques et non-brevetés serait encouragée, et les ordonnances mentionneraient les noms des principes actifs des médicaments au lieu de noms de marques.

Un programme national de prévention et d’information public et indépendant serait lancé pour éduquer les Italiens à une vie saine, à l’utilisation des médicaments, aux moyens de prévention et à l’auto-médication.

Pour les médecins, les carrières publique et privée seraient séparées, avec une interdiction pour un médecin travaillant dans le public d’opérer aussi dans le privé ; les médecins seraient encouragés à rester dans le secteur public ; des critères de transparence et de mérite seraient substitués au clientélisme actuel (NdT) pour la nomination des médecins-chefs.

L’organisation du secteur serait revue : les listes d’attente publiques seraient mises en ligne et les consultations pourraient passer par des centres de réservation par Internet ; plus de moyens seraient donnés aux conseillers familiaux (type Planning familial).

La recherche dans le domaine de la santé serait soutenue financièrement, notamment par transfert des sommes dues à la recherche militaire. Ces recherches viseraient en partie à évaluer l’impact sanitaire des politiques publiques dans différents domaines.

Éducation

Système éducatif :

  • Consacrer le budget de l’éducation à l’école publique uniquement
  • Mise à disposition obligatoire d’Internet dans les établissements scolaires, et accès en ligne gratuit aux manuels scolaires

Langues :

  • Enseignement obligatoire de l’anglais, dès la crèche
  • Enseignement gratuit de l’italien pour les étrangers (obligatoire pour une demande de naturalisation)

Université :

  • Évaluation des professeurs d’université par les étudiants
  • Accès public par Internet aux cours universitaires
  • Investissement dans la recherche universitaire
  • Intégration plus forte universités / entreprises

65 réactions et commentaires

  • barbara12 // 23.11.2013 à 06h43

    Un “joli” programme, mais qui ne remet pas en cause – pour ce que j’en lis – l’intégration du pays dans un espace économiquement ouvert à tous les vents de la “libre concurrence, réelle et non faussée” promue à l’échelle du continent – et qui sape les fondements de l’état-providence soutenu par Grillo, ni d’ailleurs l’appartenance à l’€uro !
    Or, ce dernier point est bien le principal problème d’une Italie aujourd’hui saignée par la monnaie commune qui réussit à mettre à terre le dynamisme entrepreneurial extraordinaire de tout le bassin du Pô…
    Grillo, un européiste convaincu ? Dommage…

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    • RonRon // 23.11.2013 à 08h10

      Faut savoir lire entre les lignes et encore à peine, le soutient à la production local, c’est bien contre l’Europe qu’on nous propose.

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    • ghisse // 23.11.2013 à 09h23

      l’Italie sera le 1 er pays à sortir de la zone euro …voilà pourquoi ce programme.

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    • jducac // 23.11.2013 à 10h43

      @ barbara12 Le 23 novembre 2013 à 06h43

      la “libre concurrence, réelle et non faussée” promue à l’échelle du continent – et qui sape les fondements de l’état-providence

      Il faut voir où conduit « l’Etat providence » dans les pays où les peuples, ainsi que leurs dirigeants politiques, n’ont pas compris comment fonctionne une économie fondée, au moins en partie, sur d’inévitables échanges internationaux et intercontinentaux.

      Tout ce qui est prélevé en trop sur la production de richesse du pays, sous forme de taxes, impôts et prélèvements divers imputés au couple « capital-travail » entame la compétitivité de cette production et la condamne. Les gestionnaires du capital, tentent alors de sauver ce qu’ils peuvent pour aller l’investir ailleurs. Quant aux travailleurs ils sont réduits au chômage et viennent à charge de « l’Etat providence » qui est alors amené à accroître encore plus les prélèvements sur le système productif, réduisant d’autant sa compétitivité.

      C’est dans cette spirale infernale que nous a engagé l’actuel gouvernement français.

      Avec une monnaie unique, il faut ajuster le niveau de la consommation (donc le niveau des salaires et des allocations délivrées par l’Etat providence) à la compétitivité de la production nationale. Quand les improductifs nationaux coûtent de plus en plus cher, à cause de leur nombre croissant (jeunes, vieux, chômeurs, sur administrations nationales ou locales, sur normalisations, sur complexifications, sur fonctionnarisation sans autre motif que de créer des emplois et de “bons” électeurs, etc….) cela conduit à détruire la production nationale et à entraîner tout le pays dans une sorte de trou noir.

      Quand les Français vont-ils en prendre conscience ?

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      • Tassin // 23.11.2013 à 10h51

        Du grand n’importe quoi. Les services publics fournissent des services que les entreprises privées sont incapables d’assurer. Ils permettent une économie car la gestion privée est plus couteuse que la gestion publique à prix coutant. Si les services publics étaient remplacés par des privées, les entreprises devraient reverser l’intégralité des prélèvements en salaires directs à leurs employés, même un peu plus pour qu’ils puissent se payer le surcoût du privé.
        Les entreprises n’ont donc rien à y gagner.

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      • BabarMillésimé // 23.11.2013 à 11h13

        Bonjour jducac. Il ne me semble pas, malgré ce que vous en diraient vos amis du tea-party, que les USA puissent être aisément assimilés à ce que vous qualifiez comme “État providence”, en tous cas depuis trente ans. Leurs résultats économiques et sociaux, et suivant les critères que vous nous vantez là, ne me paraissent pas, à tout le moins, significativement plus enviables que ceux de votre pauvre pays. Ne venez pas me dire, je vous en prie, que ce sont les food-stamps et autres aides sociales d’urgence tout à fait minimales qui mettent en péril l’économie et l’avenir de la plus grande puissance hégémonique que cette planète ait connue et connaîtra sans doute jamais…

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      • jducac // 23.11.2013 à 13h20

        @ Tassin Le 23 novembre 2013 à 10h51

        Pour y voir plus clair, prenez de la hauteur, faites un raisonnement plus global, plus synthétique au lieu d’aller vous perdre et vous noyer dans des détails en distinguant public et privé. Voyez ce qui se passe dans les pays d’Europe qui restent compétitifs comparativement à nous. Beaucoup ont pourtant, en proportion, nettement moins de public que nous en France.

        Dans les pays communistes d’Europe de l’Est, d’ex URSS et d’ailleurs, tout était public et les peuples n’en ont plus voulu parce que cela leur avait amené un retard de développement, qu’ils ne supportaient plus. Leur expérience, qui, de plus, avait conduit à des millions de morts, ne vous suffit pas ? Vous voudriez réessayer ?
        http://www.liberation.fr/tribune/1998/01/05/communisme-les-morts-economiques_226859

        @ BabarMillésimé Le 23 novembre 2013 à 11h13

        Pourquoi attribuez-vous des amis au tea-party à un débateur qui ne fait qu’expliquer ce qu’il a compris de l’économie ?
        Manquez-vous de contre argument à faire valoir en restant sur le terrain européen ?

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        • Macarel // 23.11.2013 à 14h33

          @jducac

          “une économie fondée, au moins en partie, sur d’inévitables échanges internationaux et intercontinentaux.

          De grâce, arrêtez de mélanger les torchons et les serviettes.

          Une loi physique comme celle de la gravitation est inévitable car imposée par la nature.

          Par contre, une “loi” économique peut se discuter, car elle résulte d’un consensus au sein des oligarchies qui dominent les sociétés. Elles sont présentées comme inévitables, mais ne le sont absolument pas. Ce sont des choix politiques qui peuvent faire ou défaire ces “lois”.

          Le problème actuellement, c’est que ceux qui sont élus pour représenter l’intérêt général, et le bien commun, se soumettent dès qu’élus aux injonctions des groupes de pression, et lobbies des intérêts financiers et industriels dominants.

          La “loi du marché”, le libre-échange, le laisser-faire, et leurs corollaires la concurrence, la compétitivité, ne sont pas gravées dans le marbre par la nature, mais par une minorité de puissants de ce mondent qui font tout pour que les gens croient que ces lois ont le même statut que des lois physiques.

          Arrêter d’ajouter à la confusion des esprits, elle est déjà bien assez grande.

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          • jducac // 23.11.2013 à 17h08

            @Macarel Le 23 novembre 2013 à 14h33

            De grâce, arrêtez de mélanger les torchons et les serviettes. Une loi physique comme celle de la gravitation est inévitable car imposée par la nature.

            Il ne sert à rien d’être incisif. Il vaut mieux réfléchir pour finir par constater qu’il n’y a pas que les lois de la physique qui sont inévitables, il y a aussi les lois de la biophysique, lesquelles s’appliquent aux humains tout autant qu’aux autres organismes vivants (dont je ne me déclare pas être un spécialiste).

            L’une des plus importantes de ces lois, impose que pour vivre, tout organisme a besoin d’être alimenté en énergie, laquelle doit être extraite de l’environnement plus ou moins proche de l’organisme considéré. Ainsi l’agriculteur extrait l’énergie des plantes qu’il cultive et il échange cette énergie récoltée contre l’énergie dépensée pour obtenir les biens et services dont il a besoin pour vivre. Une valeur exprimée en € ou en $ représente de l’énergie, laquelle est le véritable carburant de la vie.

            J’ai découvert un jour un hérisson mourant, rongé par les tiques, alors qu’il y avait abondance de nourriture pour qu’il vive. Mais il est mort parce qu’on lui pompait trop de son sang. Il est mort et probablement aussi, une bonne partie de ses parasites. Les producteurs en France se trouvent un peu comme le hérisson. Ils sont éliminés par d’autres producteurs qui eux dans d’autres pays, se voient moins pompés.

            Mais au même titre que l’herbivore qui extrait l’énergie peut être victime d’organismes qui lui pompent au niveau du sang une partie de sa récolte, chaque producteur de richesse est pompé par des pompeurs qui ne fournissent rien en échange ou très très peu de chose au regard de ce qu’ils coûtent et demandent à la société. Vous citez les élus, les élites, les lobbies auxquels on peu rajouter une longue liste comprenant l’énumération que j’ai donnée ci-dessus le 23 novembre 2013 à 10h43 et certainement beaucoup d’autres.

            la concurrence, la compétitivité, ne sont pas gravées dans le marbre par la nature,

            Et bien c’est là que vous faites une grave erreur. Tant qu’il a abondance d’énergie permettant d’alimenter tout le monde sans problème, ces lois s’appliquent dans la douceur, mais quand la pénurie arrive ce sont les collectivités qui se sont organisées pour produire en consommant peu, qui s’en sortent le mieux.
            Autrement dit se sont celles qui ont le meilleur rendement de conversion de l’énergie en vie (rendement énergétique) qui s’en sortent le mieux. Ceux qui ont vécu la période des années 40 savent ce que c’est, bien mieux que ceux qui ne l’ont pas connue.

            Même dans la vie courante, normale, sans stress, comme ici sur le blog d’Olivier, il y a concurrence au niveau des idées que chacun défend avec ses arguments, sa force de conviction.
            Réveillez-vous l’évolution de la vie s’opère dans la compétition. Le nier c’est manquer d’objectivité. C’est d’ailleurs pour cela que les systèmes communistes se sont fait larguer et ont fini par se convertir au capitalisme.

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          • michel lambotte // 23.11.2013 à 18h42

            @jducac

            ////J’ai découvert un jour un hérisson mourant, rongé par les tiques, alors qu’il y avait abondance de nourriture pour qu’il vive. Mais il est mort parce qu’on lui pompait trop de son sang.////

            En êtes vous sûr?
            Il est peut-être mort pour une toute autre raison, par exemple l’ingestion de produit chimique de notre agriculture capitaliste industrielle http://fourretout.pagesperso-orange.fr/doc/graine/metaldehyde/metaldehyde.html

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          • jducac // 23.11.2013 à 19h11

            @ michel lambotte Le 23 novembre 2013 à 18h42
            Peu probable. C’était en pleine campagne, loin des jardins et il était couvert de tiques.
            Merci pour le lien.

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          • Macarel // 23.11.2013 à 20h12

            @jducac

            Image, pour image, pour moi “la tique” qui affaiblit le corps social de façon inquiétante: c’est la spéculation financière.

            Elle qui fait exploser les inégalités, entre la grande masse de la société et les 1% du sommet.

            Comment pouvez-vous justifier qu’un patron gagne jusqu’à 400 fois plus que ses employés, certainement pas par des exemples pris dans le monde animal.

            Même un lion ne tue pas 400 antilopes, alors qu’il ne peut en manger qu’une.

            Je suis étonné que cela ne vous saute pas aux yeux.

            Alors, comme les jeunes socialistes suisses, demandons que l’éventail des rémunérations soit de 1 à 12. C’est déjà pas mal !

            Et interdisons toute spéculation financière !

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          • jducac // 24.11.2013 à 08h03

            @ Macarel Le 23 novembre 2013 à 20h12

            Comment pouvez-vous justifier qu’un patron gagne jusqu’à 400 fois plus que ses employés, certainement pas par des exemples pris dans le monde animal.

            Sauf à en apporter la preuve, je n’ai jamais cherché à justifier quoi que ce soit de cet ordre, ni en plus ni en moins. S’il y a une justification, il faut peut-être chercher à savoir pourquoi les actionnaires consentent à payer un tel prix pour s’entourer des services de ce patron. Peut-être est-ce afin d’éviter qu’il aille ailleurs. Ce qui est rare est cher et finit par avoir un prix astronomique. A contrario, ce qu’on peut avoir à profusion sans même avoir besoin d’en rechercher, ne vaut presque rien.

            Vous qui semblez avoir la réponse, vous pourriez peut-être expliquer pourquoi des fans de foot se saignent à quatre veine pour aller voir une vedette qui gagne 2 à 3 millions d’€uros par mois, pour taper dans un ballon. Ce doit-être plus de 400 fois le salaire de la personne qui lave son maillot.

            http://www.actusports.fr/47160/salaire-de-footballeur-2013-bechkam-devant-messi-et-ronaldo/

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          • michel lambotte // 24.11.2013 à 14h47

            @ jducac

            Vous soulevez là un problème très important, que ce soit pour le joueur de foot (qui n’est en réalité qu’un jouet entre les mains de l’aristocratie financière) ou pour un patron du cac40 c’est du pareil au même.
            Nous en sommes toujours pour la majorité à vénérer un hypothétique messie qui viendra résoudre nos problèmes, je me permets de vous signaler que ce temps est révolu, personne n’est indispensable et pour remplacer un patron du cac40 qui n’a jamais risqué sa chemise un employé subalterne ferait parfaitement l’affaire et pour beaucoup moins cher.
            Par contre dans une petite entreprise, le patron qui risque chaque matin sa chemise est beaucoup mieux à même de gérer les affaires ainsi que les compétences de ses collaborateurs.
            On pourrait tracer un parallèle avec le sujet de ce fil de discussion.
            Les mesures qu’il propose me paraisse un peu trop catégorique, prenons la fusion des communes qu’il propose, on a réalisé cela en Belgique et immédiatement les frais de fonctionnement ont augmenté (ce n’est certainement pas la

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          • michel lambotte // 24.11.2013 à 15h20

            @ jducac

            Je continue…

            ( chaque fois qu’on a recours au gigantisme pour gérer les affaires on explose les frais de gestion et de déplacement, c’est une constance)
            Au lieu de cela il faudrait une parcellisation de la décision en aval et une réticulation au niveau supérieur par ce formidable outil qu’est internet.

            De même en ce qui concerne l’énergie,(il ne semble pas être un spécialiste) quand on veut réaliser des économies d’énergie dans le bâti il faut penser globalement.
            Comment est-ce encore possible que des financiers se graissent les pattes par des frais financiers sur le matériel alors que les travailleurs et les bricoleurs du dimanche (ils en ont bien besoin de l’être) se saignent sang et eau pour arriver un tant soit peu à réduire leur facture d’énergie.

            En définitive, ce ne sont pas les dettes ni le chômage qui posent problème , mais bien la rente de quelque nature que ce soit, tant que le problème ne sera pas posé de cette manière on avancera pas.

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        • casper // 23.11.2013 à 16h21

          il faudra vraiment un jour se décider a arrêter avec cette dichotomie fallacieuse “tout capitalisme” contre “tout communisme”, agitée comme un chiffon rouge pour empêcher la moindre réflexion sur l’efficience du public dans des domaines particuliers.

          Cela dit si vous deviez arrêter avec les paralogismes, on se demande bien ce qui vous resterait dans la vie…

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          • G L // 23.11.2013 à 20h13

            à jducac:

            Malthus comme Piketty se basent sur un imparable argument pour démontrer qu’une croissance prolongée est impossible (2% ça double les choses en un peu plus de 30 ans et ça donne 700% en un siècle) mais ils arrivent à des conclusions exactement opposées (l’un qu’il faut empécher les pauvres de se reproduire, l’autre qu’il faut empecher les riches d’etre toujours plus riches et plus puissants.)

            Moralité : la prétention de séparer l’économie de la politique est aussi stupide que de se baser la solidité des conclusions auxquelles parviennent les sciences pour justifier toutes les betises que ces connaissances permettent de faire (quand pour notre malheur elles ne sont pas évitées par des décisions politiques raisonables. )

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          • jducac // 24.11.2013 à 10h42

            @ G L Le 23 novembre 2013 à 20h13

            Moralité : la prétention de séparer l’économie de la politique est aussi stupide que de se baser la solidité des conclusions auxquelles parviennent les sciences pour justifier toutes les betises que ces connaissances permettent de faire (quand pour notre malheur elles ne sont pas évitées par des décisions politiques raisonables. )

            Il est possible de totalement inverser votre conclusion.

            Personnellement je pense qu’il est préférable de partir de ce qui est et qui ne peut évoluer qu’en respectant les lois de la physique et de la biophysique. Une fois posées ces données incontournables, il faut définir une option politique compatible en l’explicitant bien pour la faire comprendre aux ignorants (en usant des sciences molles que sont les sciences humaines et politiques) et la faire valider par les savants spécialistes des sciences dures que sont la physique et la biophysique, voire même l’économie, laquelle tient à la fois compte des sciences dures et de ce que l’on connait du comportement naturel des êtres vivants.

            Je pense que la physique et la biophysique priment sur tout et que la politique doit faire avec ce qu’elles imposent. L’inverse n’est pas possible.

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          • G L // 24.11.2013 à 15h46

            “l’économie, laquelle tient à la fois compte des sciences dures et de ce que l’on connait du comportement naturel des êtres vivants”

            La faiblesse de l’économie en tant que science supposée fondée sur des réalités est malheureusement que la plupart en imaginent d’abord les lois à leur convenance et qu’elles leur servent ensuite d’axiomes.

            Choisir ses axiomes à priori marche très bien pour les maths où on peut les changer sans déranger grand monde (les discussions à propos des axiomes n’y persistent que dans les domaines où on n’arrive pas à conclure.) Ça marche aussi plutôt bien en physique où des expériences reproductibles par tous les renforcent où conduisent à les changer. En médecine les chirurgiens ont mis plusieurs dizaines d’années pour accepter des se désinfecter les mains avant d’opérer parce que c’était attentatoire à leur dignité et quand l’industrie pharmaceutique s’en mêle ça peut devenir très pénible même si avec le temps les choses finissent souvent par s’arranger.

            Remettre en cause l’étalon or, la loi de l’offre et de la demande, le principe (quasi religieux) de la main invisible derrière lequel il est si commode de se cacher, ou sur l’autre bord la suprématie du travail sur le capital conduit à remettre en cause beaucoup d’avantages acquis. L’exemple du marxisme me semble particulièrement éclairant: les capitalistes le rejettent en bloc alors que son influence les a aidé à rester aux commandes pendant les 150 ans qui nous sépare de la publication de son oeuvre…

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        • Macarel // 23.11.2013 à 21h07

          Il ne sert à rien d’être incisif. Il vaut mieux réfléchir pour finir par constater qu’il n’y a pas que les lois de la physique qui sont inévitables, il y a aussi les lois de la biophysique, lesquelles s’appliquent aux humains tout autant qu’aux autres organismes vivants

          Bien sûr, la seule chose inévitable par tous les êtres vivants c’est la mort.
          Par contre, aucun ordre social, n’est inévitable, surtout lorsqu’il est injuste.

          Relisez La Boétie:
          En effet, pour l’auteur du Discours, la domination du tyran ne tient que par le consentement des individus. Sans ce consentement, la domination ne serait rien : « soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres ». Les hommes sont responsables de leur assujettissement au pouvoir. En un mot, la tyrannie repose moins sur la répression que sur la dépossession volontaire de la liberté.

          Les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».

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        • melody // 24.11.2013 à 18h00

          @jducac
          i[Dans les pays communistes d’Europe de l’Est, d’ex URSS et d’ailleurs, tout était public et les peuples n’en ont plus voulu parce que cela leur avait amené un retard de développement, qu’ils ne supportaient plus.]i
          Non jducac, ce dont ne voulaient plus les pays de l’Est c’est de la dictature, au contraire, ils voulaient du vrai socialisme et pas cette mascarade de capitalisme d’état avec une petite élite des privilégiés et le reste de la population se partageant les miettes. De plus ils ne voulaient plus que leur production nationale soit systématiquement pillée par l’URSS, d’où les pénuries. Foi de polonaise issue d’une famille de résistants de Solidarnosc, non mais ça suffit ces mensonges débiles, le stalinisme était mort avec Staline, par la suite le climat, du moins dans les pays de l’est s’est détendu (sauf en Roumanie où le sanguinaire vampire des carpates a régné jusqu’à sa mort bien méritée )! La vraie histoire c’est celle que vous racontent les témoins, de cette époque, pas ce que vous a inculqué la propagande américaine qui ne supportait pas l’idée du communisme et que cela puisse marcher un jour. D’ailleurs de nombreux polonais commencent à regretter cette époque (années 70) où la croissance était au rendez-vous et le chômage inexistant, au vue des remèdes néolibéraux qui ont mis à la rue des milliers de gens et fermé des usines pourtant rentables (mais pas assez pour les actionnaires avides). Puis les salaires à 2€ de l’heure c’est de l’esclavage moderne et pas du progrès ! Attendez-vous à un sérieux retour du bâton.

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          • Jmeransaigne // 25.11.2013 à 03h16

            Je partage, ayant voyagé en Europe de l’Est, j’ai été surpris lors de nombreuses conversations , par le fait que les gens regrettaient le communisme, beaucoup m’ont dit:votre modèle de Freedom creuse les inégalités:on ne peut plus envoyer nos gosses à l’Université!on vit comme des misérables(smic=350 euros, prix du litre d’eesnce 1,12 euros, tout le monde fait crédit par exemple pour une voiture(outil de travail) et doit la rendre 4 mois plus tard parce qu’il ne peut plus payer).

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        • Kheta // 24.11.2013 à 23h06

          “Pour y voir plus clair, prenez de la hauteur, faites un raisonnement plus global, plus synthétique au lieu d’aller vous perdre et vous noyer dans des détails en distinguant public et privé.”

          Donc, il explique en quoi la privatisation des services publiques entrainerait une hausse du prix desdits services pour l’usager/client, vous lui reprochez de restez sur la forme et non le fond et derrière, vous balancez des anathèmes complètement débiles à base de “retour au communisme”, “échec de l’urss” et “chez les autres c’est mieux”.

          En gros, c’est plus une poutre que vous avez dans l’œil mais la forêt toute entière.

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      • Botul Henry L // 24.11.2013 à 14h23

        Tien un troll néo libéral tatchérien !
        Improductif toi même !

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    • Craig Willy // 23.11.2013 à 14h41

      Grillo me paraît assez ambigu sur l’euro. Il comprend très bien (comme Berlusconi) comment l’euro a détruit l’industrie italienne, ainsi que l’usure catastrophique qu’elle provoque (5-10 % du PIB absorbé annuellement par les marchés financiers depuis 20 ans, bien pire qu’en France). Il a également republié les critiques très brillantes de Ambrose Evans-Pritchard. Mais Grillo ne semble pas attaquer l’euro en soit, et semble espérer une réforme, plutôt que la dissolution immédiate.

      À ajouter que les électeurs Cinque Stelle sont tout aussi attachés à l’euro que les Italiens en général, même si leurs positions mènent logiquement au retour de la lire tôt ou tard. Comme quoi un travail de pédagogie semble toujours nécessaire..

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    • Andrea Turra // 24.11.2013 à 22h53

      Pas du tout, Grillo ne veut pas sortir de l’Euro, mais qu’on en parle, qu’on fasse des débats, qu’on évalue les bénéfices (et les points faibles) de rester dans l’Euro ou de s’en sortir, que les citoyens soient informés; et après, mais seulement après, de demander aux citoyens de décider. C’est un point de vue très precieux dans un pays ou l’Euro a été présenté comme la panaché de tous les maux de l’économie italienne.

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  • Cedric // 23.11.2013 à 09h29

    Un programme qui a l’air d’être celui d’un homme qui aime son pays. Si c’est ça le “populisme”, j’achète. J’aimerais en voir plus des comme ça chez nous !

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  • ghisse // 23.11.2013 à 09h29

    ou bien une finale Italie Allemagne ?

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  • Blackisto // 23.11.2013 à 10h23

    Il a hélas eu l’occasion de gouverner en entrant dans une coalition avec la gauche; me semble il.

    Et il n’a pas voulu… il a raté sa chance AMHA.
    Malheureusement ça crédibilise le discours des gens qui disent qu’il est populiste (il ne l’est pas) et ne veux pas gouverner.

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    • Creti Gabriella // 23.11.2013 à 10h41

      Non, non vous êtes mal informés : la soit disant gauche n’a pas proposé à notre mouvement (puisque j’en fais partie) de participer au Gouvernement, mais seulement d’approuver sans aucune garantie un programme qui reflétait à minima nos principes.

      De plus, pendant toute la campagne électorale nous l’avons dit que nous n’aurions pas fait d’accord avec des partis responsables du disastre dans lequel se trouve mon pays. Nous n’avons pas voulu trahir nos convictions et nos électeurs. Etrange comportement, quand on voit que partout les promesses ne sont pas tenues.

      Par ailleurs je suis très heureuse de voir que l’on parle ici en d’autres termes. Bravo Olivier !

      Je vous lis toujours avec plaisir

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  • Amsterdammer // 23.11.2013 à 10h37

    Beaucoup de propositions intéressantes, car zaffreusement populisteuses [la défense des intérêts du plus grand nombre contre la classe cleptocratique étant ‘not done’ selon la doxa des dominants]

    Je tique cependant sur certaines propositions en matière d’éducation :
    – “Enseignement obligatoire de l’anglais, dès la crèche”
    – “Intégration plus forte universités / entreprises”

    Deux mesures qui auraient pour effet d’accentuer l’aliénation des esprits, le formatage et la corruption des âmes par le système capitaliste global.

    Si on veut apprendre aux individus à penser de façon autonome, hors-système, il faut leur apprendre AUSSI d’autres langues étrangères que la langue du système. Imposer le globish dès la crèche, c’est la garantie que les cobayes n’apprendront pas d’autres langues étrangères, puisque cela ne sera plus nécessaire. Et c’est les exposer à toute l’idéologie qui est véhiculée par les vecteurs du globish.

    Quant à l’intégration encore plus poussée universités / entreprises, c’est la corruption assurée du savoir et de la science par les intérêts particuliers des puissants. On en mesure actuellement déjà les effets délétères.

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  • Tassin // 23.11.2013 à 10h46

    Très bon programme, à part son obsession d’internet qui est en contradiction avec beaucoup d’autres points de son programme, notamment la relocalisation ainsi que la baisse de la consommation d’énergie.
    J’ai un doute quand il parle d’abolir les “monopoles” : veut-il renationaliser et transformer ces secteurs en services publics ou faire son libéral de base? Je penche pour la 1ère solution mais c’est un peu flou dans le texte.
    L’intégration université/entreprises est flippante : tout ce qu’il faut pour démanteler le service public.

    Même remarque que barbara12 concernant l’application de tout ça : impossible sans protectionnisme.
    Sur ce point, je conseille à tous la lecture de cet excellent interview avec François Ruffin : http://ragemag.fr/francois-ruffin-hollande-a-fait-le-choix-de-la-fidelite-a-leurope-allemande-44165/

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    • Patrick Luder // 23.11.2013 à 15h29

      “Même remarque que barbara12 concernant l’application de tout ça : impossible sans protectionnisme.”

      Est-ce que l’Union-Européenne, dans sa position actuelle, à vraiment le pouvoir d’empêcher un pays de mettre en place des mesures pour remonter son économie ?

      Est-ce que la gravité de la situation de certains pays, ne permet-elle pas à ces pays, d’envisager de reprendre en main leur propre destinée ?

      Il est vrai que la situation de l’Europe nécessite une remise en question, et à ce que je sache, l’Italie est encore un pays à part entière …

      L’Italie est le pays le mieux situé pour prendre en main son destin de manière positive , tout en replaçant son marché extérieur dans une économie Européenne et intercontinentale.

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  • fatalitas // 23.11.2013 à 10h49

    Je ne vois la rien de vraiment novateur.

    Ce n’est pas avec ce genre de programme que l’Italie et à fortiori le reste de l’humanité se sortira du bourbier dans laquelle elle a acceptée de se fourrer.

    Tant que les humains continueront à prendre de l’aspirine pour traiter une maladie qui à terme sera mortelle pour le plus grand nombre, rien ne bougera, rien ne changera.

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    • Patrick Luder // 23.11.2013 à 15h16

      Nul besoin de faire la révolution pour évoluer …

      Une avancée douce et pragmatique est le meilleur moyen de sortir de l’ornière !

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      • fatalitas // 23.11.2013 à 15h45

        Qui vous parle de révolution ????
        Les révolutions n’ont jamais rien changées.
        Je vous parle de la seule évolution qui compte, celle des neurones malheureusement inexistants chez la majorité des hommes.
        Pour faire avancer l’humanité, il ne faut malheureusement pas de la douceur, cela ne fonctionne pas.
        Il n’y a qu’au pied du mur que l’homme acceptera de changer et cela ne se fera pas
        dans la gentillesse.
        Ça c’est pragmatique et factuel

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        • Patrick Luder // 24.11.2013 à 07h43

          NON fatalitas, la vraie évolution “évolutive” est toujours positive,
          c’est celle qui donne un tel avantage au nouveau que l’ancien le devient.

          Peut-être devrais-tu changer de nom ?

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  • john // 23.11.2013 à 12h49

    On trouve beaucoup de propositions intéressantes par contre “Abolition des remboursements de frais de campagne” est une fausse bonne idée car elle amène au financement des campagnes par le 1% le plus riche comme ce qui se passe actuellement aux USA.

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    • Surya // 23.11.2013 à 13h28

      Il suffit de limiter les ressources des partis politiques aux dons de personnes physiques (et non morales) ainsi que de définir un montant maximal annuel.

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      • Tassin // 24.11.2013 à 13h22

        Tout à fait d’accord. Financement 100% public mais très limité.
        Ça aboutirait à moins d’argent dans la com’ et plus dans le débat d’idées et le fond.

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    • captain flemme // 23.11.2013 à 14h30

      pareil ce point me gene, meme si en France, ca n empeche pas les enveloppes.et il manque l ajout de controle des citoyens, une nouvelle constitution quoi.

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      • casper // 23.11.2013 à 16h27

        Il manque surtout de vraies sanctions en cas de malversations. Le dernier exemple qu’on aie eu en France avec le refus de rembourser l’UMP, qui du coup a fait boucher le trou par des dons en grande partie déductibles des impôts, donc au frais de l’Etat, ça dissuade pas des masses de recommencer…

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    • Patrick Luder // 23.11.2013 à 15h08

      Beppe Grillo à construit sa visibilité politique sur ses idées et sur sa renommée. Pour un nouveau partis politique, il à réussit l’exploit de se placer dans les premières places !

      Seuls les nuls doivent s’appuyer sur de la publicité payante pour avancer !!!

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    • G L // 23.11.2013 à 20h47

      Je comprend l’argument selon lequel il faut financer la politique pour éviter que celle-ci ne soit financée que par les riches (Berlusconi s’est par exemple autofinancé au point d’acheter des votes de sénateurs à un million d’euros le vote.)

      D’un autre coté les tribunaux italiens (et donc les journaux) sont submergés par des affaires d’abus commis par des élus de tout les bords (et c’est un progrès par rapport à l’époque où tout le monde faisait semblant de ne rien voir.)

      Résultat: l’ambiance est dix fois plus lourde qu’elle ne l’est en France (malgrès la multiplication des affaires du meme genre chez nous.) La liste des élus condamnés, en prison, en procés, amnistiés parmi les députés et sénateurs et incroyablement longue (et s’allonge tous les jours.)

      Grillo a raison de suprimer les avantages exagérés dont les élus sont beaucoup trop nombreux à profiter, meme si ça pose des problèmes ou atteint le ridicule (on en arrive à discuter avec le plus grand sérieux de ce que boivent les grilini à la buvette de la chambre!) C’est la moins mauvaise solution pour l’Italie en 2013.

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  • Dami1 // 23.11.2013 à 13h32

    Le pauvre Beppe qui avait eu droit à un reportage à charge d Envoyé Spécial. Vive la propagande su service public…

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  • Patrick Luder // 23.11.2013 à 15h01

    Terre à terre mais réaliste >>> et réalisable.

    Vision globale>>> économie-société-politique.

    Le programme de Beppe Grillo est un excellent début,
    on sent qu’il est affranchi de toute contrainte lobbysante,
    sans doute du à sa diversification: humoriste, acteur, blogueur et militant politique italien …

    Il faut encore relever que son tout nouveau parti “mouvement 5 étoiles” à obtenu cette année, 1/4 des suffrages pour chaque chambre du parlement. En termes de sièges, son parti arrive deuxième et troisième respectivement à la Chambre des députés et au Sénat
    => Bravo l’artiste !

    voir aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Beppe_Grillo

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  • grub // 23.11.2013 à 15h29

    “On a beaucoup parlé du succès de Beppe Grillo en Italie – souvent excommunié comme un simple vil populiste (pouark).”

    Avec des médias aux mains des grandes entreprises et grandes fortunes point de salut démocratique.

    Cela me rappelle cette intervention, simple de bon sens.

    http://www.dailymotion.com/video/xfhzu_bayrou-denonce-les-media_news

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  • Galuel // 23.11.2013 à 17h32

    Il manque un point titanesque du programme de Beppe Grillo, le Revenu de Base ! “This is why we need a citizen’s income” parfaitement visible sur son blog : http://www.beppegrillo.it/en/2013/02/beppe_grillos_letter_to_the_it.html

    Etonnant qu’il n’ait pas été relevé dans cette “traduction”…

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  • Incognitototo // 23.11.2013 à 17h34

    Assez d’accord avec Beppe, sur les réformes démocratiques, mais je pense qu’on peut faire encore mieux pour la France : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3979135.html

    Pour le reste, il y a à boire et à manger… notamment au niveau économique, je le trouve un peu “faible”. Par exemple, tout le monde comprend bien que c’est du simple bon sens que de vouloir “soutenir les productions locales, ou encore les organisations de l’économie sociale et solidaire”, mais ne pas dire comment on va faire, ça entache les propositions d’un “flou” pas très avenant…
    Un bien gros “défaut” que l’on retrouve d’ailleurs dans tous les programmes de nos “politiques”, parce que moi aussi “je suis pour qu’on soit tous riches, heureux et en bonne santé”, mais si je ne dis pas comment je vais m’y prendre pour y arriver, ça n’a pas de sens de le déclarer… Au mieux c’est des “bonnes intentions”, au pire de la démagogique…

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    • casper // 23.11.2013 à 18h29

      ça dépend condamné pour quoi…

      un type qui truque des élections, ou qui se sert dans la caisse de la communauté ou s’en sert pour financer son parti, ou qui va piquer le pognon des mamies gâteuses, je n’aurai aucun scrupule a lui retirer le droit de se présenter a une élection ou exercer un mandat public. A vie.

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    • Patrick Luder // 24.11.2013 à 07h38

      La différence,

      est que Beppe à un vrai parti politique, l’un des plus influent …

      alors que ton blog (que je ne critique pas) reste juste un blog …

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  • G L // 23.11.2013 à 19h13

    “Les coupes budgetaires et les impots ça suffit, sinon Grillo sera à 51% aux prochaines élections”

    C”est ce que le premier ministre italien Erico Letta a déclaré hiers pendant une visite à Berlin.

    Les prochaines élections c’est dans un an au plus tard, dans le cas favorable où Berlusconi serait vraiment aussi affaibli qu’on peut l’esperer depuis que son parti s’est coupé en deux. La situation politique en Italie semble très différente de celle de la France puisque Berlusconi (qu’on pourrait situer quelque part entre Le Pen et Sarkozy) est en perte de vitesse et que c’est donc de l’autre coté que vient la menace. Bruxelles et Berlin ne craignent probablement pas outre mesure l’extreme droite molle style Marine qui ne leur poserait probablement pas plus de problème que Berlusconi (officielement situé au centre droit) mais il va etre intéressant de voir si ce chantage de Letta vis à vis de Merkel et Bruxelles donne quelques résultats (ça suposerait qu’ils prennent le M5S au sérieux et acceptent quelques compromis sur la rigueur.)

    L’ambiance dans la presse c’est en général, en plus du gros titre portant sur Berlusconi, beaucoup d’articles sur les procés de corruption ou la mafia, sur les impots et sur la polution indusrielle.

    http://www.ilfattoquotidiano.it/2013/11/22/crisi-letta-per-alcuni-ayatollah-ue-il-rigore-non-basta-mai-nostri-conti-sono-in-ordine/786967/

    http://www.lastampa.it/2013/11/22/italia/politica/letta-basta-tasse-o-grillo-vola-al-bxFNKLIadqQkH3Oi1KJRVK/pagina.html

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  • jodan // 23.11.2013 à 21h16

    Depuis longtemps, je consulte ce blog qui m’intéresse beaucoup. Certains commentateurs connaissent les rouages du monde de la finance et contribuent à des discussions positives. C’est la première fois que j’interviens et c’est très humblement que je me permets de donner mon opinion sur le paiement des frais de campagne. Cela me paraît une dépense énorme et inutile: cet argent va, en grande partie je crois, dans les campagnes d’affichage et les meetings. Les affiches représentent un grand gaspillage et ce n’est pas en passant devant qu’un électeur va changer d’avis. Quant aux meetings, ce ne sont que les adhérents des partis qui s’y rendent. Je pense que des débats télévisés bien organisés permettent bien mieux aux citoyens de se faire une idée sur les programmes.

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    • G L // 23.11.2013 à 22h26

      Si en Italie l’argent ne servait qu’aux affiches et meetings vouloir en faire l’économie serait assez futile par rapport à d’autres gaspillages.

      Hélas, trois fois hélas, ça semble etre pire que les banquets électoraux du 19ème siècle chez nous. Les hommes politiques italiens ne sont bien sur pas tous pouris mais tous les partis sont plus ou moins compromis dans de sombres magouilles qu’il est hors de question de détailler ici mais qui plombent énormément la situation.

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  • G L // 23.11.2013 à 22h03

    Je me suis mis à lire (une partie de) la presse italiene tous les jours depuis les dernières élections dans l’espoir de comprendre un peu ce que sont Grillo, le mouvement 5 étoiles et Gianroberto Casaleggio. C’est difficile, y compris dailleurs pour les italiens et meme probablement pour les intéressés eux memes.

    En bref et en désordre:
    – Le coup de génie de Grillo est d’avoir tourné en dérision des partis politiques qui le méritent très largement. C’est plus ou moins équivalent à ce que serait déclarer en France à tous les partis (de Le Pen à la gauche, PC inclus) – mais après une multitude d’affaires bien plus graves que l’affaire Cahuzac vu que la mafia tue – “Rendez vous, vous etes cernés!”
    – La démocratie directe par Internet de Casaleggio ne fonctionne pas, soit parce que ça ne peut pas fonctionner soit plus probablement parce que ça nécessiterait des années de préparation.
    – Grillo est très prudent (plus que les élus de son mouvement) sur des points qui sont difficiles à accepter par les italiens comme l’immigration (droit du sang / droit du sol) ou sur des points qui choquent les partis de gauche européens (les syndicats italiens ne viennent en aide qu’à une toute petite fraction des italiens donc il ne recherche pas leur renfort.) Il sera en conséquence jugé populiste par ce qui subsiste de la gauche européenne.
    – Il n’ a pas eu en Italie de mouvement révolutionaire comparable à ceux d’autres pays. La différence entre le nord industiel et le sud sous-developpé est très forte. Pour ces deux raisons s’intégrer à l’Europe a pu sembler une manière efficace de permettre certains changements: à mon avis ça n’a pas fonctionné (encore moins qu’en Espagne où l’intégration à l’UE a peut-etre quand meme aidé à sortir du franquisme) mais je comprend que beaucoup d’italiens aient du mal à renoncer à cet espoir. (En version sarcastique: nous sommes tous coupables d’avoir révé d’etre grace à l’Euro aussi riches que l’Amérique!)

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    • Incognitototo // 24.11.2013 à 02h43

      “Il n’y a pas eu en Italie de mouvement révolutionnaire comparable à ceux d’autres pays.” ??? Je ne comprends pas cette affirmation… De quelle époque parlez-vous ? De quels pays ? Et de quel mouvement révolutionnaire itou ?
      Le PCI a longtemps été le parti de gauche le plus important d’Europe, et la mouvance radicale de l’extrême gauche l’une des plus violentes… Donc, je ne comprends pas cette affirmation… Et s’il y a des origines historiques à corréler avec un Beppe Grillo, c’est bien dans ces mouvances que vous aurez le plus de probabilités d’en trouver…

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      • G L // 24.11.2013 à 13h51

        Je veux parler d’une révolution dans le style de 1789 ou ceux qui dominaient la situation (et possédaient à peu près tout) à savoir noblesse et clergé ont perdu une très grosse partie de leur pouvoir. Quand je dis 1789 je devrais dire “à partir de 1789”. Par exemple c’est à la fin du 19ème siècle seulement que le curé du village des Basses Alpes ou vivaient une partie de mes ancêtres a perdu son pouvoir en même temps que “le château” y était racheté pas un bourgeois de la ville voisine qui était plutôt “à gauche” (radical soc. je présume.)

        C’est un copain algérien qui m’a expliqué tout ça: la révolution style 1789 n’a pas encore eu lieu en Algérie et dans beaucoup d’autres pays méditerranéens. Les grands propriétaires terriens, les autorités religieuses, etc, y tiennent encore un rôle prépondérant. Il y a bien sur énormément de différences entre Milan et la Sicile ou entre Gêne et Barri. La domination économique et politique des régions du nord sur celles du sud n’a pas donné de bons résultats en Italie, il est à craindre que la domination économique et politique des états du nord de l’Europe sur ceux du sud n’aboutisse pas non plus à y renforcer la démocratie.

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        • Incognitototo // 24.11.2013 à 15h02

          Ha, OK, je comprends mieux, vous voulez dire qu’il n’y pas eu en Italie de transfert massif de pouvoir et de propriété par des révolutions… cependant, il ne faut pas oublier que l’Italie n’existe en tant que “Nation” que depuis 1861, et comme “république” que depuis 1946… Laissez-leur un peu de temps 😉 ; d’autant que s’ils n’ont jamais fait de “révolution”, depuis 50 ans que j’aime ce pays (dont je suis originaire), je l’ai toujours connu en perpétuel bouleversement, comme vous le rappelez d’ailleurs… C’est une suite ininterrompue de scandales, de combats, de terrorisme (rouge, noir, brun, mafieux et même US), de complots, de remises en cause politique, … Bref, le climat de “révolution permanente” qui y règne (seulement momentanément calmée par l’arrivée sur leurs écrans de 50 chaînes télés dans les années 80 🙁 ) finira bien par aboutir peut-être plus sûrement que celles qui n’ont fait que remplacer des maîtres par d’autres maîtres…

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  • merio // 24.11.2013 à 09h02

    Rien sur l’apprentissage ni sur le code du travail épais comme un pavé!Sans ces mesures de base aucune création d’emploi possible!!

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  • FL // 24.11.2013 à 09h38

    “Abolition des provinces, (équivalent des départements)”, mentionne le traducteur.
    Le traducteur à tord, ce n’est pas du tout le cas.

    Les provinces italiennes sont les structures politiques préexistantes à la réunification italienne et donc les témoins d’un ordre sociale antérieur à la République Italienne.

    A l’opposé, strictement, les départements sont en France les structures géopolitiques établies par la révolution Française pour imposer sont ordre républicain et l’égalité administrative à l’ensemble du territoire national en lieu et place de l’ordre royal établi sur les provinces qui étaient le découpage de la France Royale.

    L’abolition des provinces en première proposition dans le programme, proposée par le mouvement de Beppe Grillo, évoque pour un français une proposition révolutionnaire.
    Cela revient en mettant à égalité de traitement les espaces territoriaux à donner au POUVOIR CENTRAL c’est à dire à L’ETAT la place qu’il occupe en France.

    A l’opposé, on remarquera que partout (ou presque) en Europe la “mode” est à l’abolition des états au profit il va sans dire du POUVOIR CENTRAL DE BRUXELLES.
    Remarque:
    Il n’y à pas d’autre explication à la suppression en France des n° minéralogique (délivré autrefois par le service central des mines) sur les véhicules routiers, symbole du centralisme républicain et de l’unité française.
    Pour certains tenant de l’Europe, plus nombreux qu’on imagine, la révolution Française reste l’horreur absolue! et dans leur confusion intellectuelle les états aussi…

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  • Jean-Charles // 24.11.2013 à 13h22

    L’austérité imposant un déficit annuel limité à 3% du PIB, plombe justement le PIB par manque de consommation interne avec un effet multiplicateur d’env. 1.5 fois la réduction du déficit.

    Le maintien de cet objectif va faire monter la cote du M5S.

    Par ailleurs la suppression du financement public des partis va privilégier ceux qui disposeront d’un financement privé des plus élevés.

    Qui finance le M5S?

    Grillo pourra-t-il maintenir uni son parti?

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    • G L // 24.11.2013 à 14h30

      Le M5S dit ne pas être un parti mais un “mouvement”. C’est pas un détail en ce sens que la démocratie parlementaire est largement déconsidérée en Italie (pour autant qu’elle y ait jamais acquis de la considération et une large adhésion.) Le pouvoir politique (exécutif, législatif) y est très profondément contesté et très instable.

      On le vérifie par la place énorme qu’y tient le pouvoir judiciaire et le nombre incroyable de procès visant des élus (compromis avec la mafia, compromis avec les banques, compromis avec de gros industriel, détournant à pour leur profit personnel des fonds publics destinés aux partis politiques et j’en passe!)

      Il est très peu question des problèmes de l’euro et de la dette à rembourser dans la presse italienne. La soumission de Monti aux décisions de Bruxelles quand il a remplacé un Berlusconi incapable de soumettre les italiens à la politique de rigueur n’y a pas vraiment fait scandale! Pourtant Monti a été éjecté et Letta vient de déclarer que poursuivre la politique de rigueur (réduire les dépenses de l’Etat, baisser les salaires et les retraites, augmenter les impôts) n’aurait pour résultat que de renforcer Beppe Grillo.

      Si on compare l’Italie à la Grèce ou à l’Espagne (et aussi à la France) la différence est peut-être que Bruxelles + Merkel ne sont pas vraiment parvenus à y faire appliquer la rigueur à cause de la faiblesse du pouvoir de l’Etat?

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  • Jean-Charles // 24.11.2013 à 22h36

    En 2012, la somme des intérêts payés par les Italiens aura été de près de 90 milliards d’€ soit 1500€ pour chacun des 60 millions d’habitants.

    La dette est certes une des plus élevées à 2000 milliards mais le taux d’intérêt moyen de 4.5% est le double de celui des Allemands et Français.

    En faveur des banques privées qui en détiendraient le 80% en prêtant 25-40 fois leurs fonds propres!

    On ne le dira jamais assez.

    Tous, comme Grillo, se taisent bien à ce sujet.

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  • lateo // 25.11.2013 à 17h11

    Très instructif, merci.
    C’est « sensiblement » différent de ce que j’ai pu entendre ou lire sur l’individu…

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  • LAMBERT Elisabeth // 27.11.2013 à 22h13

    Et moi je trouve que son programme est une honte car imposer une langue étrangère à tout un pays qui n’est pas né de cette langue et en plus très difficile pour ceux qui n’en sont pas nés, cela s’appelle la ditacture, la pensée unique pour tuer les autres langues et ne pas laisser le choix aux jeunes de choisir, même politique est en France, la politique de la honte. J’espère que mes amis italiens vont réagir à cela car imposer la ditacture anglaise est lamentable de plus dès la crèche.
    Il faut prouver qu’il n’y a pas que l’anglais sur internet qui fonctionne, je suis espérantiste et l’Esperanto est aussi utilisé sur internet, de nombreuses vidéos sur youtube, radios en Esperanto, etc, nous devons travailler davantage pour faire connaître la langue internationale idéale pour tous, à Paris, on projette un film le 7 décembre à 17 heures à Barbès suivi d’un débat,et le 7 décembre à 19 heures en version française rue de la Cerisaie métro Bastille si cela vous intéresse tellement en France vous ne savez rien de la faute des médias qui ne vous en parlent jamais, la politique de la honte en Italie que les italiens apprennent l’italien d’accord mais pas l’anglais tout de même sans laisser le choix, imposer, c’est la ditacture que ce type amène dans son pays, comme a mené en France Sarkozy et sa clique et continuée par les socialistes pour mieux tuer le français en France, c’est déjà fait ils ne savent plus parler français, ils mettent de l’anglais partout. C’est une honte. Tout le monde ne parle pas anglais, tous les japonais ne parlent pas anglais, tous les Chinois non plus, le problème est purement Barroso et sa cliaue pour vendre l’Europe à l’Amérique comme il veut faire. Barroso veut angliciser tous les Européens de force. Ce type est dangereux comme l’autre en Italie et Sarkozy en France et Hollande avec.

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