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16.janvier.202116.1.2021 // Les Crises

Le « ruissellement » est une imposture : l’économie de l’offre alimente les inégalités

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Source : Consortium News, Kenny Stancil
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Selon une nouvelle analyse portant sur 18 pays au cours des 50 dernières années, une économie basée sur l’offre alimente les inégalités. Ceux qui en bénéficient sont les super-riches.

Les politiques économiques du président Ronald Reagan, surnommées « Reaganomics », ont été qualifiées d’économie de ruissellement. Sur cette photo, il expose son plan de réduction des impôts dans un discours télévisé en juillet 1981. (Photographies de la Maison Blanche de Reagan, Wikimedia Commons)

L’évangile néolibéral affirme que la réduction des impôts des riches finira par profiter à tous en stimulant la croissance économique et en réduisant le chômage, mais une nouvelle analyse des politiques fiscales de 18 pays au cours des 50 dernières années révèle que les critiques progressistes de la théorie du ruissellement ont toujours eu raison : l’économie de l’offre alimente les inégalités, et les véritables bénéficiaires de l’approche de droite en matière de fiscalité sont les super-riches.

The Economic Consequences of Major Tax Cuts for the Rich (pdf), un document de travail publié ce mois-ci par l’International Inequalities Institute de la London School of Economics et rédigé par David Hope de la LSE et Julian Limberg du King’s College London, examine des données provenant de près de 20 pays de l’OCDE, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, et constate que les cinq dernières décennies ont été caractérisées par « une baisse des impôts sur les riches dans les économies avancées, avec d’importantes réductions d’impôts… particulièrement concentrées à la fin des années 1980. »

Mais, selon Hope et Limberg, la grande majorité des populations de ces pays n’ont pas grand-chose à en tirer, car les bénéfices de la réduction des impôts sur les riches sont concentrés sur une poignée d’individus super-riches – et ne sont pas largement partagés dans la société sous la forme d’une amélioration de la création d’emplois ou de la prospérité, comme le prétendaient les théoriciens du ruissellement.

« Nos recherches montrent que les arguments économiques en faveur du maintien de l’impôt sur les riches à un bas niveau sont faibles », a déclaré Mme Hope mercredi. « Les importantes réductions d’impôts accordées aux riches depuis les années 1980 ont accru les inégalités de revenus, avec tous les problèmes que cela entraîne, sans pour autant être compensées par des gains de performance économique. »

Dans leur étude, le couple d’économistes politiques note que « la performance économique, telle que mesurée par le PIB réel par habitant et le taux de chômage, n’est pas affectée de manière significative par les réductions d’impôts importantes pour les riches. » Cependant, ils ajoutent que « les réductions d’impôts majeures pour les riches augmentent les revenus nationaux avant impôt du 1% supérieur dans les années suivant la réforme » de près de 1%.

Les chercheurs continuent :

« Nos conclusions sur les effets de la croissance et du chômage fournissent des preuves à l’encontre des théories de l’offre qui suggèrent qu’une réduction des impôts sur les riches induira des réactions de l’offre de travail de la part des personnes à haut revenu (plus d’heures de travail, plus d’efforts, etc.) qui stimulent l’activité économique. Elles sont, en fait, plus conformes aux recherches empiriques récentes qui montrent que les exonérations d’impôt sur le revenu et les gains exceptionnels ne conduisent pas les individus à modifier de manière significative la quantité de travail qu’ils effectuent.

« Nos résultats ont des implications importantes pour les débats actuels sur les conséquences économiques de l’imposition des riches, car ils fournissent des preuves probantes qui soutiennent le nombre croissant de données provenant d’études liées selon lesquelles la réduction des impôts sur les riches augmente la part des revenus les plus élevés, mais a peu d’effet sur les performances économiques. »

M. Limberg espère que ces recherches pourront renforcer les arguments en faveur d’une augmentation des impôts des riches pour financer une relance juste après la pandémie de coronavirus et les retombées économiques qui en découlent.

« Nos résultats, a-t-il déclaré mercredi, pourraient être une bonne nouvelle pour les gouvernements qui cherchent à réparer les finances publiques après la crise de Covid-19, car ils impliquent qu’ils ne devraient pas se préoccuper indûment des conséquences économiques d’une augmentation des impôts sur les riches. »

Les progressistes ont fait valoir que la gestion désastreuse de la catastrophe actuelle par l’Amérique est attribuable à plusieurs décennies d’idéologie de « marché libre » et de politiques connexes qui ont exacerbé les vulnérabilités et sapé la capacité du gouvernement à réagir efficacement.

Selon les partisans de la justice sociale, l’imposition de la richesse des milliardaires – à l’instar de « l’impôt du milliardaire » adopté au début de ce mois en Argentine – pourrait contribuer à inverser la tendance à l’intensification des inégalités dont souffre la nation.

Source : Consortium News, Kenny Stancil, 18-12-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Obermeyer // 16.01.2021 à 08h34

Il n’est jamais trop tard pour bien faire . Vu la vitesse de croissance de la fortune des très riches , on pourrait sabrer dedans ( en fait revenir a une fiscalité comme celle des années 80 , où pourtant les riches ne pleuraient pas ) pour un meilleur partage et investir dans les services publics ….même dans un monde en contraction .

87 réactions et commentaires

  • James Whitney // 16.01.2021 à 07h07

    Quels sont les économistes français (et personnages politiques) qui sont d’accord avec les conclusions de étude de Hope et Limberg, et quels sont ceux qui sont opposés ?

    Il faut que l’ensemble des électeurs français soit bien informés là-dessus. Important pour les échéances électorales qui viennent.

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    • Méchant complotiste // 16.01.2021 à 07h37

      D’accord avec l’étude non ils ne le sont pas mais ils ne veulent surtout pas que ça change sinon leur carrière est terminée.Tout vient de l’UE et de la perte totale de souveraineté,voter ne sert plus à rien.Choix entre fausse majorité sans plus de pouvoir qu’un maire et fausses oppositions qui font du sociétal en diversion, ne pouvant plus faire de social(mélenchon,ps,hamon,eelv,pc..)et faire dégager les étrangers pour RN,LR et consort(version hard ou light selon).Immigrés voulus par le MEDEF leur sponsor pour faire pression à la baisse sur les salaires et escroquerie intellectuelle vis à vis de leurs naifs électeurs souvent soit pauvres(RN) ou rentiers(LR).Ils sont tous européistes(donc droit eu,schengen etc).Donc ils promettent des choses qu’ils savent impossibles.
      Sans quitter euro et UE(et OTAN) rien n’est possible et encore cela ne serait qu’un début mais au moins voter aurait à nouveau un sens.

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      • ojba // 17.01.2021 à 14h16

        Plus que la personne élue et son étiquette , c’est la politique menée qui compte. Et sur ce sujet, il y aurait fort à dire.

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      • utopiste // 17.01.2021 à 22h56

        Et ne pas voter, c’est aussi ne rien changer jusqu’à ce que le véritable chaos advienne.
        Votez donc, d’un côté ou de l’autre, au moins l’impuissance et/ou les mensonges seront révélés tandis qu’ils nous reste un semblant de marge de manœuvre (et, rêvons, peut-être surmontés).

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    • emmanueL // 16.01.2021 à 08h18

      Je crois que vous pouvez aller chercher du côté des économistes atterrés, de Piketty, Porcher, Cayla, Cagé, etc.
      En politique regardez sur gauche avec La France Insoumise, ou plus au centre avec Montebourg, Hamon, peut-être EELV.

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      • paul // 16.01.2021 à 10h40

        oui, il y en a plein mais tout cela ne reste que des théorie et du blabla divisé
        aucune chance que cela n’aboutisse à un progrès

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      • Ignotus // 16.01.2021 à 12h47

        emmanueL, vous n’avez pas lu le commentaire de Méchant complotiste.
        Tous les politiques que vous citez veulent rester dans l’UE et ne peuvent donc rien faire sauf des discours qui ne peuvent pas être mis en application.
        J’en remets une couche en espérant que vous lirez et si vous le souhaitez ne répondrez pas à coté cette fois;
        La politique économique de l’UE est gravée dans les articles du TUE et TFUE. C’est une politique libérale et donc de l’offre. Il n’est pas possible de changer ces articles donc le SEULE solution est de quitter l’UE, l’€ et l’OTAN.
        Il y a des politique qui veulent quitter ce triptique sans hésiter mais vous ne les entendrez pas dans les médias dominants, vous devez savoir pourquoi.
        Merci pour votre attention.

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        • Anfer // 16.01.2021 à 19h47

          Oui, M. Article 50.

          Qui croit que pendant les 2 ans de négociations de sortie, il ne va pas se manger une sévère réaction, mais son respect absolue des traités (qui continue à s’appliquer) l’empêchera de prendre la moindre mesure coercitive contre ceux qui vont nous « faire payer cher » notre sortie.

          Très peu pour moi, en plus vu son parcours, chez Pasqua, j’ai de TRES gros doute pour la suite…

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        • emmanueL // 17.01.2021 à 07h43

          Le commentaire dont vous parlez n’etait pas affiché au moment de ma réponse qui concernait strictement la question de James. Or, ni celle-ci ni l’article n’évoquent de près ou de loin l’UE. MC est libre de porter le débat sur ce point, tout en opérant des distinctions d’orientations politiques moins précises que celles que je proposais via mon second post un peu plus bas.
          Cette réponse faite en deux temps est donc bien liée sujet et non à côté…

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        • utopiste // 17.01.2021 à 23h06

          Pourquoi sortir de l’UE quand on peut la brisée ? Il suffit de désobéir. Des sanctions administratives ? Et alors. Des sanctions financières ? La France est bientôt le plus gros contributeur net de l’UE. Seuls les marchés financiers pourront nous créer des ennuis, et ils le feront quoi qu’il advienne. Mais comme il faudra bien les soumettre un jour …
          Et puis d’autres suivront.

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          • guzy // 18.01.2021 à 15h58

            C’est la grande phrase prêtée à Chirac quand on l’emmerdait trop avec feus les critères de Maastricht : »et alors, qu’est-ce qu’ils vont me faire, m’envoyer l’Armée ? « 

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    • emmanueL // 16.01.2021 à 08h22

      Ceci pour les soutiens. Ajouter Sapir et Lordon.
      Pour ceux qui sont contre, les Tirolle et compagnie, et en politique, tout le centre droit (PS), la droite (RN, LR, UDI) et bien sûr l’extrême centre (LaRem, Modem).

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    • Obermeyer // 16.01.2021 à 08h29

      Hormis Piketti , Jacques Généreux , Thomas Porcher et quelques autres économistes que l’on entend peu , vous avez JL Mélenchon et les insoumis au niveau politique qui sont parfaitement d’accord avec les conclusions de cette étude . Ils en parlent d’ailleurs depuis fort longtemps , ont lutté pied à pied contre la suppression de l’ISF , proposent 14 tranches d’impôt sur le revenu et de plus taxer les grands groupes prédateurs .
      D’accord avec vous , il faudrait que les électeurs français soient bien informés là dessus , mais avant la prochaine échéance il est quasi sûr que les journaleux à la botte trouveront bien un sujet de distraction ( la viande hallal ? ) , ou un trait de caractère déplaisant ( il est nerveux , ne se contrôle pas …. ) afin de le discréditer dans l’opinion publique .
      En France , ce sont les supers riches qui possèdent les médias et payent les journalistes …..

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      • paul // 16.01.2021 à 10h45

        tiens tiens, ça me rappelle un edito sur rtl vers 8h , bla bla bla pour décrédibiliser la famille pisier et donc, remonter la notoriété du duhamel malmené…

        ça serait bien qu’ Acrimed se penche la dessus

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      • Christian // 16.01.2021 à 13h42

        @obermeyer

        Concrètement, dans un monde avec quasi totale liberté de circulation des capitaux, augmenter drastiquement la fiscalité des super riches en France comme le propose LFI ne peut fonctionner que si les autres pays s’y mettent aussi. La France seule ne peut impulser ce mouvement, il faudrait à minima que les états-unis et l’UE se mettent d’accord pour le faire.

        On se trouve devant un classique dilemme du prisonnier et je ne pense pas que Mélenchon en ait la solution.

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        • Lois-economiques // 16.01.2021 à 16h10

          Tout à fait.
          Les structures établient pas le neo-béralisme ne peuvent plus évoluer dans un sens qui ne leur soient pas favorable.
          La démonstration de Lordon sur ce point est limpide, minutes 22.
          https://youtu.be/CML76Y4CENU

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        • JLR72 // 19.01.2021 à 23h44

          Si, par la loi!
          Un gouvernement pourrait aisément prendre des dispositions visant à condamner à de fortes amendes et peines de prison un quelconque citoyen français s’amusant à cacher des actifs (fussent-ils étrangers) au fisc français.

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  • florian lebaroudeur // 16.01.2021 à 07h55

    Ces timides remises à plats arrivent beaucoup trop tard, la fable du ruissellement rabâché pendant 40 ans a déjà provoquer ses effets. C’est parce qu’il n’est désormais plus possible de ruisseler dans un monde en contraction que plus personne n’y prête attention, mais la fable de substitution est déjà opérationnelle et prête à déferler dans les canaux de l’information.

      +9

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    • Obermeyer // 16.01.2021 à 08h34

      Il n’est jamais trop tard pour bien faire . Vu la vitesse de croissance de la fortune des très riches , on pourrait sabrer dedans ( en fait revenir a une fiscalité comme celle des années 80 , où pourtant les riches ne pleuraient pas ) pour un meilleur partage et investir dans les services publics ….même dans un monde en contraction .

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      • florian lebaroudeur // 16.01.2021 à 09h24

        Je ne me fais aucune illusion sur le virage progressiste qui est en train de se dessiner, Elon Musk, Jeff Bezos, Bill Gates et consorts ( dont leur fortune ne leur appartient même pas) se définissent pourtant comme philanthrope, les électeurs progressistes habitent en grande majorité dans les mégalopoles phares de la mondialisation financière, à l’abri du besoin, de la délocalisation, vivant de la rente immobilière et se pavanant de croyances hors-sol.
        Ils ne perçoivent le partage et la bienveillance que sous l’angle de leurs intérêts propres et diabolisent tous ceux qui auraient l’audace de dénoncer cet imposture qu’ils entretiennent à coup de slogans émotionnels.
        Et les conservateurs ne sont pas mécontent de laisser les manettes à ces idiots utiles car ils pourront continuer leurs petites affaires de leur coté à l’abri des projecteurs.

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        • Anfer // 16.01.2021 à 17h16

          Le terme progressiste ne s’applique pas à ces gens la, si toutefois on parle de ce qu’il veut réellement dire, et pas le détournement qu’en font les liberaux pour se l’approprier, ou les réactionnaires pour diaboliser leurs adversaires.

          Si ces milliardaires étaient vraiment progressistes, ils ne seraient pas milliardaires, parce qu’ils ne chercheraient pas à éviter l’impôt.

          Je suis contre la « charité » ou la « philanthropie », je ne veut pas de l’aumône des riches, je veux qu’ils payent leurs impôts.

          Leurs « fondations » sont juste des paravents qui servent à échapper à l’impôt en améliorant leur image.

          Et rien que l’idée de pouvoir « choisir », parce qu’on est riche, ce que l’ont veut financer est inacceptable et anti démocratique.

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      • Lois-economiques // 16.01.2021 à 16h12

        @Obermeyer
        Non, cela ne peut pas fonctionner, il est effectivement trop tard, voir la vidéo, minutes 22.
        https://youtu.be/CML76Y4CENU

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  • Christian Gedeon // 16.01.2021 à 08h21

    Ce genre d’article me fait hurler de rire. Parce qu’il prend les effets ( le super enrichissement des ruches) pour la cause( les « libertés »(sic!) de circulation des capitaux des marchandises physiques et financières, avec leur cortège de transferts instantanés de capitaux et les delocalisations minute. On critique la baisse des impôts et sa justification, le ruissellement, mais on épargne, on passe sous silence la horde de libertés qui ont permis à ces systèmes d’exister.

      +12

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    • Matt // 16.01.2021 à 09h09

      La fiscalité est bien un levier à part entière des états que je sache…
      S’attacher aux conditions et ‘règles’ (ou leur absence) qui permettent aux riches de s’y soustraire est également important je vous l’accorde, mais ça n’entache en rien la pertinence de cette étude.

        +4

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      • Christian Gedeon // 16.01.2021 à 09h34

        Cher Matt. Tant que les super riches peuvent sauter d’une place financière à l’autre en quelques nanosecondes, délocaliser comme ils veulent, l’impôt est dénué d’efficacité. Ils iront ailleurs et c’est tout. Comme d’habitude les riches licaux( petits riches) et la classe moyenne seront siphonnées. Et les super épargnés.

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        • Anfer // 16.01.2021 à 21h05

          C’est un rapport de force.

          Si, par exemple, la France oblige Coca-Cola à avoir son siège fiscal en Grance pour ses activités de vente en France, sinon Coca-Cola est interdit de vente en France, c’est un rapport de force.

          Coca-Cola va devoir faire un arbitrage, qu’est-ce qui est préférable ? Payer plus d’impôts ? Ou perdre des dizaines de millions de clients ?

          Quand vous êtes un pays pauvre, avec peu de pouvoir d’achat, le rapport de force n’est pas le même que lorsque vous êtes un pays riche avec une population qui constitue un marché important.

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    • Incognitotototo // 16.01.2021 à 15h35

      Totalement d’accord avec vous, si on n’appréhende pas les systèmes fiscaux de façon globale, on ne peut pas comprendre comment ils « s’imposent », plutôt qu’ils ne se choisissent.
      On ne peut pas résoudre le problème de la sous-imposition des riches sans agir également sur les facteurs qui le permettent.
      Cela posé et constaté, il y a des solutions (qui sont d’ailleurs déjà dans notre CGI), sans même abroger les libertés de libre circulation. Mais la très faible connaissance de nos politiques et de nos économistes des outils à leur disposition pour remédier aux paradoxes systémiques de notre fiscalité est patente. D’ailleurs, cet article, qui omet de citer tous les cofacteurs qui accompagnent cette escroquerie qu’est le ruissellement, en est une parfaite illustration.

        +3

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  • Hong xiu quiang // 16.01.2021 à 09h22

    Excusez moi d’être trivial mais des petits rappels élémentaires de base sont nécessaires: il ne faut pas confondre deux phénomènes physique strictement inverses. S’il y a bien mouvement vertical, il ne s’agit pas de ruissellement (du haut vers le bas, donc) mais d’évaporation pure et simple (du bas vers le haut, précisément), à tous niveaux.

    Les ultras riches sont de fait des assistés sociaux, une charge concrète, ils nous coûtent un pognon de dingue, nuisent physiquement et symboliquement à la société. Leur utilité est inversement proportionnelle à leur fortune.

    On n’agira pertinemment que sur la base d’un diagnostic adéquat avec l’observation du réel. Toute tentative autre serait insignifiante.

      +36

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    • douarn // 16.01.2021 à 11h07

      « Les ultras riches sont de fait des assistés sociaux, une charge concrète, ils nous coûtent un pognon de dingue, nuisent physiquement et symboliquement à la société »

      Les riches vivent au dessus de nos moyens !!

        +15

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      • calal // 16.01.2021 à 13h13

        c’est pour cela qu’il nous faut travailler plus!!!

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  • florian lebaroudeur // 16.01.2021 à 09h23

    Je ne me fais aucune illusion sur le virage progressiste qui sont en train de se dessiner, Elon Musk, Jeff Bezos, Bill Gates et consorts ( dont leur fortune ne leur appartient même pas) se définissent pourtant comme philanthrope, les électeurs progressistes habitent en grande majorité dans les mégalopoles phares de la mondialisation financière, à l’abri du besoin, de la délocalisation, vivant de la rente immobilière et se pavanant de croyances hors-sol.
    Ils ne perçoivent le partage et la bienveillance que sous l’angle de leurs intérêts propres et diabolisent tous ceux qui auraient l’audace de dénoncer cet imposture qu’ils entretiennent à coup de slogans émotionnels.
    Et les conservateurs ne sont pas mécontent de laisser les manettes à ces idiots utiles car ils pourront continuer leurs petites affaires de leur coté à l’abri des projecteurs.

      +3

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  • bdb30 // 16.01.2021 à 09h55

    Encore une étude sur le délire du ruissellement, l’invention théologique pour continuer à assurer la main mise des possédants. Même pas la peine de lire cette nième démonstration sur ce dogme équivalent à la question du sexe des anges. Alors, comme ça, les gentils riches assurent la subsistance des classes inférieures, comme un goût d’ancien régime où la noblesse paye l’impôt du sang. Voir les Physiocrates et leur description de la société en trois classes. Le ruissellement fait partie des évangiles du dieu marché et il n’y a que des croyants qui en discutent, discuter de ce ruissellement c’est lui donner un statut et une légitimité, encore plus en essayant de démontrer sa non existence. Au fond, vaut mieux continuer de faire semblant car on pourrait conclure que ce dogme ne sert qu’a cacher la soif de s’empiffrer sans limite de quelques uns en spoliant la majorité des autres. Surtout rester dans le déni!

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    • calal // 16.01.2021 à 13h18

      « Le ruissellement fait partie des évangiles du dieu marché »

      Le marche c’est une possibilite de liberte si on fait jouer la concurrence et si l’etat joue effectivement son role de gardien des regles. Mais comme les banques ont achete depuis longtemps les gouvernants et les tiennent maintenant par les couilles avec leur chantage a la faillite (too big to fail,si on tombe,tout le monde tombe avec nous)…

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      • bdb30 // 16.01.2021 à 16h36

        Le marché est une possibilité, comme le paradis et l’enfer en sont. Le marché est une construction théorique qui n’a jamais été constaté. Quand à la concurrence régulatrice, c’est le cache sexe des rapports de violence. La guerre de l’opium serait donc une « intervention » d’un gardien des règles anglais pour assurer la dite concurrence. Penser que les règles de l’EU, de l’OMC sont là pour réguler le marché est la démonstration de l’état d’aliénation de la pensée occidentale. Le ruissellement n’était même pas abordé en Sciences Economiques dans les années 70, il a fallu un débris comme Milton Friedman pour faire suite à un Hayek et surtout l’étouffement de la filière universitaire. Le ruissellement c’est pour les gogos ou les crétins diplômés de science po, ena ou circuit esc.

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  • Avunimes // 16.01.2021 à 10h05

    Si la théorie du ruissellement avait une réalité depuis 5000 ans, l’idée de Jubilé n’existerait pas dans les sociétés de l’antiquité (Le Jubilé consistant à annuler les dettes et redistribuer les terres afin de faire repartir l’economie). La théorie du ruissellement n’est donc bien qu’une comédie moderne faite sur mesure pour enrichir un petit groupe d’affairistes en ruptures avec la société en toute connaissance de la misère qu’ils engendrent.

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  • sergeat // 16.01.2021 à 10h09

    Ceci nous prouve que ce sont les médias (qui appartiennent aux ultra-milliardaires) dans « nos démocraties »qui font les présidents et que ces même présidents resservent la soupe à ceux qui les ont mis au pouvoir.
    J’ai trouvé une belle phrase chez Hong xiu quiang:le ruissellement se traduit par une évaporation des plus pauvres vers les plus riches.

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  • Patrick // 16.01.2021 à 10h51

    ce qui me gêne , c’est la confusion entre « économie de l’offre  » et « baisse des impôts des riches ».
    Dans une économie de l’offre on s’intéresse surtout à la qualité et la capacité de la production , ce qui va garantir l’emploi pour tous et une balance commerciale correcte ( positive ou nulle ). C’est donc au niveau de la production que ça se passe avant tout et ceux qui possèdent les moyens de production en bénéficient évidemment.
    Si on favorise une économie de la demande , on va forcément subventionner l’économie des autres pays qui produisent.
    C’est ce qui se passe depuis le début des années 80 , les pays occidentaux ont peu à peu délocaliser leur production ( l’offre ) et se sont endettés pour maintenir la demande (le pouvoir d’achat du petit peuple qui a acheté des trucs fabriqués en Chine ).
    Avec un avantage pour les grandes entreprises qui ont délocalisé puisque les bénéfices ont augmenté et donc ceux qui possèdent les entreprises ont gagné encore plus de pognon, donc les inégalités se sont accrues.

    Les premières causes d’inégalités sont donc la planche à billet continue depuis les années 80 et les délocalisation, ainsi que l’économie de l’offre développée par nos amis Chinois et Allemands .

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    • Lois-economiques // 16.01.2021 à 16h22

      « Les premières causes d’inégalités sont donc la planche à billet continue depuis les années 80. »

      En effet, c’est LA Raison de la montée des inégalités.
      Mais cependant il convient de préciser que cette vérité EST si et seulement si il n’y a pas d’inflation sur le panier moyen de la ménagère.
      Voir :
      http://www.toupie.org/Textes/Croissance_probleme.htm#:~:text=Comment%20le%20dogme%20de%20la,in%C3%A9galit%C3%A9s%20et%20de%20l'endettement&text=L'article%20d%C3%A9crit%20le%20lien,cr%C3%A9ation%20mon%C3%A9taire%20et%20la%20croissance.&text=La%20croissance%20n'est%20plus,elle%20en%20est%20l'origine.

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    • Anfer // 16.01.2021 à 17h02

      Vous n’avez pas compris le mécanisme absurde qui justifie ces baisses d’impôts.

      Pour les liberaux :

      Épargne -> dépôts -> prêts-> investissement -> profits -> épargne-> etc…

      Donc pour les liberaux, il faut augmenter l’épargne pour permettre l’investissement, et ceux qui épargnent ce sont les riches, donc il faut baisser les impôts des riches pour qu’ils aient plein d’épargne à investir.
      Et dans cette « théorie », la crise est impossible, le système est toujours à l’équilibre, l’offre étant toujours égal à la demande, parce que le système est en équilibre (raisonnement circulaire).

      Pour les post-keynesiens, ce qui est bien plus proche de la réalité.

      Dette -> dépôts-> investissements -> profits -> épargne -> spéculation

      L’épargne n’est pas nécessaire pour l’investissement, au contraire, une épargne trop élevée à tendance à siphonner l’économie réelle au profit de la spéculation, causant des crises économiques systémiques, la demande étant insuffisante, vampirisé par la spéculation.
      Il est donc plus efficace pour favoriser l’investissement de fortement taxer l’épargne, et qu’avec l’argent récupéré ce soit l’état qui investisse, notamment en construisant des infrastructures.

      Pour le profit, on peut faire encore plus simple, et prendre la loi de Kalecki.

      Investissement = profits

      Et comme investissement = dette, alors:

      Dette = profits

      Il faut sans arrêt de nouvelles dettes pour augmenter la quantité de monnaie, et donc les profits

        +3

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      • Micmac // 16.01.2021 à 18h57

        Quelle planche à billet? L’orthodoxie économique contemporaine applique rigoureusement une politique déflationniste depuis les années 80, dans notre pays et ailleurs.

        Que la baisse des recettes fiscales (due à une politique volontairement laxiste, et à l’appauvrissement d’une bonne partie de la population) entraine une augmentation de la dette des États ne signifie en aucun cas que les banque centrales font « tourner la planche à billets ». Si c’était le cas, il y aurait de l’inflation, et beaucoup moins de dette. Comme pendant les Trente Glorieuses, en somme…

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        • Anfer // 16.01.2021 à 19h26

          La création monétaire ne crée pas forcément de l’inflation, ça c’est encore un mythe, popularisé par des charlatans comme Milton Friedman.

          La création monétaire est essentiellement du fait des banques privées, à chaque fois qu’elles accordent un prêt.

          Il faut se sortir définitivement de la tête que la création monétaire, c’est uniquement la banque centrale qui imprime des billets.

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          • Lois-economiques // 16.01.2021 à 19h43

            « La création monétaire ne crée pas forcément de l’inflation, »

            Oui mais l’inflation est toujours d’ordre monétaire.

            « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production »

            C’est incroyable de considérer Milton Friedman comme un charlatan, c’est tout sauf un charlatan qui est à l’origine de la meilleure compréhension de la crise e 1929.
            Et c’est sur ses analyses que l’on doit actuellement tout les plans de sauvetage des crises économiques.

            Qu’il ait tord quant il sort de son domaine de compétences qui est l’économie, probablement, mais c’est un autre débat.

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            • Anfer // 16.01.2021 à 21h34

              C’est un charlatan, on peut s’appeller monétariste, et ne rien comprendre à la monnaie.

              Il n’a rien donné du tout comme explication de la crise de 1929, c’est toujours la même que donnent les liberaux, c’est la faute de l’état, parce l’état c’est caca.

              L’explication on la connaît, c’est la même que pour 2008, la spéculation non régulé qui a siphonner la monnaie de l’économie, et qui quand la grande pyramide de ponzi s’est pèté la gueule, a transféré ses pertes et ses dettes sur l’économie réelle, comme la création monétaire se fait à partir de rien, le prêt remboursé est détruit, vidant l’économie déjà affaiblie de sa monnaie.
              Effet boule de neige ensuite, moins de dépensess, donc moins de recette, donc moins de production, donc moins de dépenses, etc…

              « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production »

              C’est faux, archi faux…
              La création monétaire précède TOUJOURS la production, c’est impossible autrement.
              Une usine, avant qu’elle ne produise, il faut obtenir le financement et le temps de la construire.

              Et « l’argument » tout moisi des « agents économiques rationnels » qui surveillent la création monétaire jour et nuit pour pouvoir vite augmenter les prix, et qui anticipent de futur hausses d’impôts, c’est la peine de parler de ces balivernes ?

              Friedman, c’est quelqu’un qui fait de la politique sans l’assumer, il fait passer des décisions politique pour des décisions techniques.

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            • Lois-economiques // 16.01.2021 à 21h49

              @Anfer
              Pardonnez mais vous ne comprenez pas l’économie.
              Confondre 2008 et 1928 est une profonde erreur.
              Tout est différent.
              1928 vous êtes sous étalon or.
              2008 en fiduciaire change flottant.
              1928 est directement liée à la catastrophe de la première guerre mondiale.
              2008 fait suite à quasiment plus de 60 années de croissance continue.
              1928 est une crise conjoncturelle qui bien gérée n’aurait quasiment eut aucune conséquence.
              2008 est une crise structurelle du capitalisme sans aucune solution viable sur le moyen/long terme.
              Bref aucun rapport.

              Enfin l’inflation est toujours d’ordre monétaire c’est une loi économiqie actée et jamais vous ne pourrez l’invalider.

              Et votre remarque :
              « La création monétaire précède TOUJOURS la production, c’est impossible autrement »
              est juste mais n’invalide aucunement la loi précédente.

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              Alerter
  • RGT // 16.01.2021 à 11h13

    Pour l’instant, le seul « ruissellement » tangible et observable est bel et bien celui de la sueur des « moins que rien » qui remonte jusqu’au sommet de la pyramide…

    Ce qui prouve bel et bien que « l’économie » n’est pas du tout une véritable science car, contrairement aux vraies sciences qui ne se contredisent pas (la biologie est 100% compatible avec la physique par exemple) elle entre en totale contradiction avec les lois physiques de cet univers en s’appuyant sur des principes qui mèneraient les fleuves à couler des océans vers le sommet des montagnes…

    Finalement, les « économistes » sont des génies qui devraient obtenir le Prix Nobel de Physique : Ils sont les seuls à avoir découvert l’antigravité et à en avoir découvert une application utile pour le bien de tous.

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    • Lois-economiques // 16.01.2021 à 16h35

      L’économie est une science, ce que vous confondrez ce sont des dires comme le ruissellement qu’aucun économistes, aucun papier de recherche sérieux ne reprend à son compte.
      Alors évidemment il est facile en reprenant n’importe quoi de discréditer toute une discipline.

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      • Anfer // 16.01.2021 à 17h37

        Une science sociale, dont certains, une minorité malheureusement, ont conscience des limites que cela implique au niveau de la reproductibilité des expériences.
        Et qui regardent ce que les autres sciences sociales produisent comme résultats pour alimenter leurs propres travaux.

        Mais… il y a surtout la grande majorité des charlatans, celle qui squatte les médias en permanence, s’auto récompense avec des faux prix Nobel.

        Les grands ayatollah du dieu marché autoregulateur spontané (marché ackbar !).
        Avec leurs dogmes et leurs croyances farfelues, pourtant incapables de prevoir la moindre crise, et même pas de la modéliser…

        C’est comme si 90% des astronomes étaient géocentristes, et qu’à chaque fois que venus passait derrière le soleil, ont avait droit à des explications toutes plus inventives les unes que les autres, mais surtout pas l’heliocentrisme.

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        • Lois-economiques // 16.01.2021 à 19h35

          Vous déplorer un fait social, les dominants ont tendance à privilégier les dires qui les arrangent.
          Rien de nouveau sous le soleil, le christianisme c’est imposé en partie du fait qu’il ne remettait pas en question l’ordre établit.
          La science est justement là pour éviter de relayer des fausses idées même si elles sont diffusées par les dominants.

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      • Lavignette // 16.01.2021 à 23h24

        L’économie essaie de décrire et proposer des leviers sur une matière bien trop complexe

        C’est pour celà que les chercheurs créent des modèles économiques : des systèmes ultra-simplifiés sur lesquels beaucoup d’éléments sont figés ou tout simplement ignorés pour dècrire des interactions basiques du type « l’augmentation de la masse monétaire crée de l’inflation » qui ne se vérifient ensuite pas toujours dans la complexité dy monde réél.

        Si l’on ajoute à ca que cette matière compte tenu de sa complexité est donc manipulable et de fait souvent manipulée comme le montrent ce concepts de politique de l’offre poussé par des lobbys défendant l’intéret des plus riches plutot que l’avancée de la recherche, on doit vraiment l’utiliser de manière extrèmement prudente.

        A la limite l’économie descriptive, pour expliquer des phénomènes passés est valable mais l’économie prédictive est bien plus discutable comme l’ont déjà montrées nombre de politiques économiques qui n’ont jamais produit les effets escomptés (ou qu’on a fait semblant d’escompter), la non-anticipation des crises etc….

        Ca ferait du bien d’admettre ça. Ca permettrait d’établir plus clairement que les promesses de croissance, de chomage en baisse et de pognon pour tous ne s’appuient jamais sur des calculs savants portés par une science irréfutable mais cachent des secondes fins totalement politiques comme continuer à soutenir les plus favorisés au détriment des plus pauvres.

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        • lois-economiques // 17.01.2021 à 18h41

          « L’économie essaie de décrire et proposer des leviers sur une matière bien trop complexe »

          Non, si on restreint au stricte champ de l’économie. Donc en dehors de toute notion de compétition économique.

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        • Grd-mère Michelle // 19.01.2021 à 15h16

          La base de l’économie, c’est pourtant de prévoir de futures éventuelles disettes, au niveau familial, régional et/ou national, afin « d’économiser », de « conserver », des surplus en périodes d’abondance.
          Le fait d’accumuler (de capitaliser) pour s’assurer une place dominante sur les marchés(du local… au mondial), qui va jusqu’à organiser des disettes artificielles, ce n’est pas de l’économie, c’est du commerce.
          Comment en sommes-nous arrivé-e-s à nous livrer aux dictats de la marchandisation de tout (le monde) et de n’importe quoi?
          L’expression « savoir se vendre » (vendre sa force de travail), consacrée dans le langage de la recherche d’emploi, par ex, me semble significative d’une société qui a perdu le sens commun de sa raison d’être: se rassembler pour se soutenir et être tou-te-s plus fort-e-s face aux difficultés que la vie sur terre occasionne aux petits mammifères que nous sommes.
          Le gigantesque gâchis et les urgences imminentes, que les progrès de la communication des informations mettent à présent en évidence, devraient nous motiver à chercher et à trouver des moyens (des « systèmes », au niveau local… et mondial) d’être ensemble sans forcément entrer en compétition les un-e-s avec les autres…

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  • Solin // 16.01.2021 à 11h14

    La théorie du ruissellement est basée sur la théorie néoclassique selon laquelle le fonctionnement de l’économie est perpétuellement à l’équilibre. En quelque sorte, les personnes à hauts revenus vont donner de l’emploi aux plus modestes et générer des bénéfices réciproques.
    Qui a vu et verra un jour un tel scénario se produire ? Jamais. Rien ne fonctionne à l’équilibre dans la vie sociale. Sinon, on ne parlerait jamais du chômage !
    Le problème de toutes ces théories économiques, c’est qu’elles font fi des sciences physiques et des sciences sociales.
    Ce qui régit une économie, ce sont les relations humaines. Chaque individu va adopter une stratégie qui lui est propre. Aux gens modestes d’essayer de survivre et aux grandes fortunes d’accroître leur revenus et payer le moins possible pour la collectivité. Des réflexes en quelque sorte…humains. Et dans une société humaine, pas d’informations uniformes.
    Ensuite, pourquoi parler d’équilibre perpétuel ? Cela suppose que les ressources planétaires soient illimitée et/ou inépuisables. Hélas, les ressources sont limitées et il ne peut donc y avoir d’équilibre permanent. Un manque de ressource peut à lui seul casser un équilibre
    Au lieu d’admettre ces deux réalités, ces théories foireuses sont modifiées par des techniques discutables et présentées par des moyens émotionnels en fabrique du consentement. Cela les rends en fait incompréhensibles pour le grand public mais permet de noyer la vérité dans un petit coin de la fenêtre.

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    • Solin // 16.01.2021 à 11h15

      Il est temps de redescendre sur terre et de constater les faits, cela vaut bien plus qu’une nouvelle théorie.
      Les mesures entrainant baisse de la fiscalité et facilitation du mouvements des capitaux ont permis l’émergence de la finances actuelle et à une minorité de pouvoir s’enrichir au dépens des autres.
      Parler de la politique de l’offre avant même la libre circulation des capitaux est louable mais occulte une partie du problème à savoir l’affaiblissement de l’économie réelle par l’économie virtuelle. Et pour cela, il va falloir bien plus que traiter de la fiscalité.

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    • Anfer // 16.01.2021 à 13h24

      En effet ces balivernes sont le résultat de « théories » douteuses, car basés sur des faits erronés et des hypothèses fantaisistes.

      Ce qui justifie pour les liberaux la baisse des impôts des riches, c’est le rôle supposé de l’épargne dans le financement de l’investissement.
      Sauf que c’est démontré comme faux depuis un bon moment.

      Les faits de bases sont faux, les hypothèses sont donc fausses, la théorie est par résultat fausse.

      Pourtant, ces balivernes sont toujours enseignés, la neutralité de la monnaie, les rendements décroissants, l’infinité des ressources, l’épargne qui permet les dépôts, l’offre qui crée la demande, etc…

      Quand est-ce que ces charlatans (avec leur faux prix Nobel) seront mis dehors à coup de pompes dans le derrière ?

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      • Patrick // 16.01.2021 à 16h23

        et avec quoi on finance l’investissement ?
        uniquement de la dette ? ou en imprimant de la monnaie ? .. idéal pour créer des bulles de tout qui finissent comme toutes les bulles.

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        • Lois-economiques // 16.01.2021 à 17h01

          On vit dans la plus grosse bulle de tous les temps !
          La monnaie !
          « il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté. »
          Ludwig von Mises

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        • Anfer // 16.01.2021 à 17h45

          Exactement, avec de la dette, toujours plus de dettes, en augmentation exponentielle.
          Une dette auprès du grand dieu du néant, qui se contrefout pas mal d’être ou non remboursé.

          C’est pourquoi les anciennes civilisations pratiquaient la remise des dettes, à Sumer et Babylone, quand un nouveau roi était intronisé, il remettait les compteurs à zéro.

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      • Lois-economiques // 16.01.2021 à 16h54

        La principale fumisterie de l’économie ce n’est pas la théorie du ruissellement à laquelle personne de sérieux ne croit et surtout pas le monde académique.
        Non la principale erreur et de loin c’est de croire que la croissance est le moteur de l’enrichissement d’un système économique.
        C’est cela l’erreur fondamentale.
        La croissance passée un certain stade de développement appauvrit un système économique !.
        A partir de ce moment, la recherche de la croissance est une hérésie économique.

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    • Lois-economiques // 16.01.2021 à 16h43

      Faut arrêter de délirer avec cette pseudo théorie que personne de sérieux ne reconnaît comme valide.

      « La théorie du ruissellement n’est soutenue par presque aucun économiste. Il est quasiment impossible de trouver un économiste qui, depuis les années années 1990, ait pu prouver l’existence d’effets bénéfiques d’une baisse d’impôts sur les plus riches sur la croissance. Cela conduit le journaliste économique Jean-Marc Vittori à écrire que si la théorie économique du ruissellement n’existe pas dans le monde académique, elle continue d’être proposée politiquement. »
      Source Wikipedia.

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    • Grd-mère Michelle // 19.01.2021 à 15h53

      @Solin « Et, dans une société humaine, pas d’informations uniformes. »
      FAUX! Les sciences ont à présent la possibilité d’être dispensées universellement, et elles présentent de nombreuses vérités (observées, quantifiées, vérifiées).
      Le problème étant sans doute que les « investissements » ont favorisé les sciences qui permettent des progrès techniques et laissé de côté, déconsidéré, les sciences humaines qui auraient permis à notre espèce de progresser de manière plus équilibrée, plus saine, plus « sage »;
      la sagesse étant, déjà dans l’Antiquité, le contraire de la folie(et non la « normalité » à présent prônée et décervelante, déshumanisante).
      Nul doute aussi que les « croyances », véhiculées par des papes et des gourous en tous genres, aient tout fait pour étouffer des vérités qui auraient mis en péril leur domination mentale.

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  • Solin // 16.01.2021 à 11h16

    Il est temps de redescendre sur terre et de constater les faits, cela vaut bien plus qu’une nouvelle théorie.
    Les mesures entrainant baisse de la fiscalité et facilitation du mouvements des capitaux ont permis l’émergence de la finances actuelle et à une minorité de pouvoir s’enrichir au dépens des autres.
    Parler de la politique de l’offre avant même la libre circulation des capitaux est louable mais occulte une partie du problème à savoir l’affaiblissement de l’économie réelle par l’économie virtuelle. Et pour cela, il va falloir bien plus que traiter de la fiscalité.

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  • Badr1986 // 16.01.2021 à 11h17

    Dans les années 80, il n y avait pas de mondialisation. Cette etude est tres limitée et ne s’applique aucunement a notre temps.
    L’objectif de la reduction d’impot pour les riches est a la fois d’eviter la fuite des capitaux et d’encourager de nouveaux investisseurs…Exemple: Dubai
    Pour que ce schema ait du sens, il faut qu’il y’ait la facilité de mouvement, d’investissement, de changement de pays, de culture etc….ce qui est favorisé par la mondialisation.
    Dans les années 80, l’impact de ces politiques est limité car les capacités de mouvement étaient limitées.

      +2

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    • Patrick // 16.01.2021 à 11h24

      tout à fait , c’est de l’économie « Piketty » , donne moi la conclusion et je te donnerai les bons chiffres !!
      depuis les années 80 , les délocalisation ont appauvri les classes moyennes et populaires et l’impression monétaire a fait gonfler le crédit, les dettes et toute la finance.
      Mais l’étude se focalise sur les impôts …

      Je pourrais même dire que ma mère ayant arrêté de faire du vélo au début des années 80 , c’est en corrélation complète avec le gonflement des inégalités.

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      • Anfer // 16.01.2021 à 13h38

        Coïncidence n’est pas forcément corrélation, mais la baisse des impots sur les plus fortunée, la liberté de circulation des capitaux, la déréglementation des marchés financiers, tout ça c’est directement lié au retour des liberaux dans les années 70-80.

        Et le bilan n’est pas brillant, comparé aux 3 décennies précédentes, la croissance a été divisé par 2, le chômage et la pauvreté ont eux été multipliés par 2, quand aux revenus des 0,1% les plus riches, ils ont exploséd, en même temps que l’évasion fiscale.

        Je sais que les liberaux retorquent que la pauvreté a baissé au niveau mondial, mais… ils feraient mieux de ne pas utiliser cet argument, car cette baisse de pauvreté c’est essentiellement le fait de la Chine, un pays vraiment pas du tout libéral, qui avec des investissements d’état massif, un contrôle étroit de son économie et de sa monnaie entièrement subordonné à des objectifs politiques, à su profiter de la stupidité sidérante des « élites » (ploutocrates) occidentaux pour plumer la volaille.

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        • Patrick // 16.01.2021 à 14h06

          Oui !!
          Mais cela n’a rien à voir avec l’économie de l’offre.
          J’ai bien écrit que le problème est dû à l’impression monétaire et à l’accumulation des dettes qui ont fait enfler la finance.
          Le coup d’envoi vient de l’arrêt de convertibilité du dollar en or par Nixon, à partir de ce moment-là il n’y avait plus de frein à la planche à billets, ce qui fait exploser les cours de bourse en ce moment et creuse les inégalités. Et ça n’a rien à voir avec une économie de l’offre.

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          • Anfer // 16.01.2021 à 16h09

            La convertibilité en or etait condamné d’avance, et est de toute façon une idée est absurde, car cela signifierait que la quantité de monnaie devrait être défini par la capacité à extraire un métal qui en dehors d’être joli et durable n’a rien de spécial, pour un usage courant, l’or ne sert à rien, et ne se mange pas non plus.

            La fascination moderne, pour cette « relique barbare » comme le disait Keynes, vient de la conception erronée de la monnaie des libéraux, pour qui la monnaie doit avoir une valeur en elle même.

            Sauf que, la monnaie n’est pas une marchandise, c’est une convention sociale, elle n’est pas « rare », on peut en crée autant qu’on veut par de la dette, du moment que les gens on confiance dans le fait que s’ils veulent obtenir des biens utiles, on leur en donnera en échange.

            La conception de l’or qui serait la « vraie monnaie » et la dette qui serait de la « fausse monnaie » est une contre vérité historique, une erreur scientifique et témoigne d’une incompréhension de ce qu’est réellement la monnaie.

              +2

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            • Patrick // 16.01.2021 à 16h20

              Ben oui , il y a 5000 ans il y avait déjà des libéraux qui aimaient l’or.
              Et si il suffisait d’imprimer de la monnaie sans contrepartie , le Zimbabwe serait la première puissance mondiale.

              Tous les états qui ont créé de la dette et de la fausse monnaie ont toujours fini par s’écrouler et ça ne date pas d’hier , les romains avaient déjà essayé en remplaçant l’argent par du nickel , et à la fin il reste toujours l’or et l’argent métal.

              A noter que ces idiots de Russe et de Chinois sont en train de stocker de l’or , des montagnes d’or. Ils n’ont vraiment rien compris à Keynes !!

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            • Anfer // 16.01.2021 à 17h59

              Il y a 5000 ans, il n’y avait pas de monnaie d’or, la monnaie était des reconnaissances de dette privée garanties par le palais ou le temple, qui étaient les principaux acteurs de l’économie.

              La monnaie metal est apparu bien plus tard, et avant tout pour payer les armés de conquêtes.

              Des civilisations comme Babylone, ou l’Égypte antique, qui a durée des millénaires, n’ont jamais utilisé de monnaie métal, et elle pratiquaient toutes la remise des dettes.
              Y compris la libération des esclaves pour dette.

              C’est justement les romains, qui eux ne pratiquaient pas la remise des dettes, qui ont généralisé la monnaie métal, pour favoriser les conquêtes permanentes que leur système assoiffé d’esclaves rendait indispensable pour éviter l’écroulement.

              Quand l’or extractible s’est mis à manquer, que les conquêtes se sont interrompus, que la fraude fiscale des riches s’est généralisé, le système s’est écroulé. (Toute ressemblance avec une situation actuelle est fortuite)

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          • Lois-economiques // 16.01.2021 à 17h16

            @Patrick
            « Le coup d’envoi vient de l’arrêt de convertibilité du dollar en or par Nixon, à partir de ce moment-là il n’y avait plus de frein à la planche à billets, ce qui fait exploser les cours de bourse en ce moment et creuse les inégalités.  »
            Oui et non.
            « Oui » car sans arrêt de la convertibilité, pas d’accroissement monétaire significatif et sans vase communiquant évident (comme la baisse des salaires), pas de possibilités d’accroître les inégalités.
            Et « non » car la l’arrêt de la non convertibilité n’est pas en soit une raison suffisante à la montée des inégalités, c’est une raison nécessaire mais pas suffisante.
            Pour que la montée des inégalités ait lieu il faut sauvegarder la valeur de la monnaie ce qui passe pas une inflation maîtrisée.
            Inflation maîtrisée + impression monétaire alors mathématiquement le surplus monétaire s’alloue sur la consommation des personnes qui ne participe pas au panier moyen de la ménagère.
            Voir :
            https://mobile.agoravox.fr/actualites/economie/article/comment-le-dogme-de-la-croissance-143150/

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  • JM Bourget // 16.01.2021 à 14h23

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Will_Rogers

    Bon, l histoire de cet acteur de films de cow boy qui a passé sa vie à combattre cette théorie mortelle.

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  • Grim // 16.01.2021 à 15h14

    La théorie du ruissellement… cet équivalent de la danse de la pluie en économie !

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    • Patrick // 16.01.2021 à 16h15

      en fait , cette « théorie » n’en est pas une.
      J’ai fait une recherche sur les différents courants sans retrouver de théorie la-dessus.
      Il s’agit juste d’une idée lancée par un politicien américain puis reprise par d’autres , mais ça ne correspond à aucune théorie.

      D’un autre côté , cette idée peut être valable dans le cas d’une économie réelle , l’argent gagné permet de réinvestir et de créer de nouvelles opportunités, de nouvelles entreprises … donc c’est valable.
      Mais !!! à condition de rester dans une économie de terrain, donc à condition que les banques centrales et les états ne fassent pas n’importe quoi comme ces 50 dernières années.

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      • Lois-economiques // 16.01.2021 à 17h25

        La théorie du ruissellement a comme fondement la circulation monétaire autrement dit que les dépenses des riches circulent sans que cette argent s’accumule dans des allocations qui permettent d’accroître la richesse de ceux qui en possède.
        Sans circulation alors l’argent s’accumule et donc ne peut pas ruisseler.
        C’est mathématiques.

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        • Anfer // 16.01.2021 à 18h26

          Les mathématiques ça impressionne le pequin moyen.

          Sauf que si l’hypothèse de départ est fausse, le résultat des maths sera faux.

          La base de cette pseudo théorie, c’est l’idée que l’épargne est le principal moyen de financer l’économie, alors que c’est faux.

          L’erreur vient de plus loin, ce sont les « faits » qui fondent ces hypothèses qui sont faux.

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          • Lois-economiques // 16.01.2021 à 19h28

            Quelle hypothèse départ ?
            Visiblement vous ne comprenez pas ce que j’écris.
            La théorie suppose la circulation monétaire sans accumulation.
            Si il y a accumulation évidemment cela ne fonctionne pas.
            Ors personne ne nie aujourd’hui cette accumulation donc plus personne ne prétend que cette théorie est juste.
            Faut simplement lire ce que j’écris.

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      • Grim // 16.01.2021 à 17h46

        Le terme « théorie » ne devait pas se comprendre comme un sens académique même si elle a été reprise par plusieurs économistes…

        Quand à la possibilité d’investir, cela se fait rarement avec le salaire des 1% mais beaucoup plus avec le crédit bancaire où l’achat de nouvelles actions émises (dans une proportion qui est cependant bien moindre !). Aussi aucune entreprise n’investira si elles n’ont pas de débouchés !

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    • METZGER // 16.01.2021 à 16h55

      Excellente formule, Grim, merci !
      Autrement, « Capital et Idéologie » de Thomas Piketty est mon livre de chevet…

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  • JBB // 16.01.2021 à 17h33

    Lol, regardez le classement suivant
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique?wprov=sfla1 et posez vous la question : dans quels pays les pauvres vivent le mieux ?

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  • Dissonance // 17.01.2021 à 09h03

    C’est le fruit de recherches récentes? Non parce que je pense que personne ces dernières décennies ne s’était rendu compte que la théorie du ruissellement était une fumisterie. Non, vraiment, personne… (Dois-je préciser ici le haut degré de sarcasme de mon commentaire?)

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  • donasson // 17.01.2021 à 12h34

    Avec la mondialisation il est difficile d’imposer les plus riches, leur domicile étant aléatoire. Il se trouvera toujours un pays un pays plus conciliant à moindre imposition. pour les accueillir

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    • Mickael Jackunin // 19.01.2021 à 13h45

      En droit Français en cas de risque de fuite avéré d’un prévenu, un juge peut ordonner la détention préventive.
      Il le peut mesdames et messieurs , il le peut … on l’applaudit bien fort 🙂
      Enfin; quand on sait qu’ils ont même pas réussi à garder en cabane un corrompu… faudrait pas rêver trop fort quand même.

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  • donasson // 17.01.2021 à 18h29

    D’autre part ce propos tenu est insulter l’âne jusqu’à la bride. Cela donne ainsi une idée du peu d’estime qu’ont les nantis envers le petit peuple. Ils en tirent jouïssance. Car ce n’est pas le tout d’être riche encore faut-il voyant ou sachant tant de pauvres gens plongés dans la misère, désespérés, sans espoir d’en sortir, pour pleinement jouïr de sa position sociale

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  • guy de loin // 17.01.2021 à 19h43

    le type d étude qui va ravir en haut lieu les planqués qui nous gouvernent et ils voudront l’appliquer mais ils fixeront le taux des tres riches à`2000 euros. On les connait: pour eux le très riches c’est la classe moyenne et maintenant les retraités.

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  • Rémi // 18.01.2021 à 10h45

    Bon sang dans les années 1990 mon prof d’éco nous enseignait déjà que toutes ces « théories » avaient été faites pour la campagne reagan et n’avaient jamais été validées sérieusement par des économistes.
    Ce qui est connu:
    Si vous baissez les impôts vous attirez les investissements vers vous au détriment des autres pays.
    C#est un jeu perdant perdant pour les états.mais la concurrence mondiale fait qu’il est necessaire d’y aller.

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  • koui // 18.01.2021 à 12h26

    Il y a 4000 ans, les devins chinois avait déjà caractérisé l’excès d’inégalité par l’hexagramme  » la prépondérance du Grand » qui était représenté par une poutre faîtière excessivement chargée en son centre et qui se courbait. Autant dire que ce genre de situation n’est pas nouvelle. Le remède est toujours le même, repartir la charge. Le risque est toujours la fracturation et l’effondrement de la société. Lorsque le peuple ne trouve plus son intérêt, il se retire sur l’aventin, se révolte collectivement comme les turbans rouges, ou individuellement (ermites, brigands)

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  • Ernesto // 19.01.2021 à 00h14

    La théorie du ruissellement n’est peut-être pas reconnue officiellement par la majorité des économistes orthodoxes, il n’empêche qu’elle est appliquée concrètement par de nombreux gouvernants depuis le tournant néolibéral de la décennie 1980 . « L’Etat n’est pas la solution mais le problème » disait Reagan, idem pour Thatcher, « the iron woman ».

    Macron n’arrive pas à se débarrasser de l’étiquette de « président des riches » qui lui colle à la peau depuis son accession à l’Elysée. Son bilan ? Les inégalités se creusent de manière abyssale, pauvreté et précarité explosent, à l’autre pôle de la société, les super-riches le deviennent encore bien plus chaque jour qui passe (comme le confirme un récent rapport du Sénat sur les conséquences de la suppression de l’ISF sur l’économie), la dette enfle démesurément, le chômage est endémique, les services publics s’affaiblissent, la gestion de la pandémie est calamiteuse, l’autoritarisme renforcé tient lieu de gouvernance, les libertés publiques sont gravement attaquées, la déflation menace…

    La faute à qui ? A quoi ? Les logiques néolibérales d’un capitalisme en crise témoignent de leur échec patent : réduire la fiscalité des riches ou des entreprises, en faisant mine de croire qu’ils vont en profiter pour investir leur épargne surabondante dans l’appareil productif, est un conte de fée pour attardés mentaux.

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  • Ernesto // 19.01.2021 à 00h49

    Les progrès de la productivité du travail, les ressources de la nature, s’épuisent inexorablement (il y a une limite à l’exploitation des humains et de la nature), la croissance est atone, pourquoi investir si la garantie des débouchés est absente ? Et si c’est beaucoup plus juteux d’aller jouer dans l’économie casino ?

    Les entreprises utilisent les cadeaux fiscaux pour racheter leurs propres actions et faire ainsi monter mécaniquement leur cours en bourse. Les riches spéculent, fraudent, favorisent l’évasion fiscale, pour gagner encore plus. L’Etat voit ses recettes diminuer drastiquement et compense par un endettement croissant.

    Chômage, bas salaires, gel des rémunérations (de ceux/celles d’en bas), concourent également à la baisse des rentrées fiscales, diminuant d’autant les capacités de l’Etat à financer les grands projets comme la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique.

    Au bout du compte, moins de richesses utiles créées, moins de redistribution, moins de marges de manœuvre pour initier des politiques sociales progressistes, corrigeant les inégalités et améliorant l’existence des plus fragiles.

    Jusqu’à quand ?

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