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17.novembre.202017.11.2020 // Les Crises

Malgré les ravages du Capitalisme, le Pouvoir s’entête et contre-attaque

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Source : Consortium News, Jonathan Cook
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le coût caché du capitalisme à l’encontre de la vie humaine et du milieu naturel commence à être mis à nu, écrit Jonathan Cook, mais l’establishment contre-attaque.

Voici le mot qui risque de vous dissuader de poursuivre votre lecture, même s’il détient peut-être la clé pour comprendre pourquoi nous sommes dans un tel pétrin politique, économique et social. Ce mot, c’est « externalités ».

Cela ressemble à un terme du jargon économique. Et c’est un terme du jargon économique. Mais c’est aussi la pierre angulaire sur laquelle le système économique et idéologique actuel de l’Occident a été construit. Se concentrer sur le fonctionnement des externalités et sur la façon dont elles en sont venues à dominer toutes les sphères de notre vie, c’est comprendre comment nous détruisons notre planète – et offrir en même temps la direction d’un avenir meilleur.

En économie, les externalités sont généralement définies banalement comme les effets non chiffrés d’un processus commercial ou industriel sur une tierce partie.

Un exemple nous est familier. Pendant des décennies, les fabricants de cigarettes ont réalisé d’énormes profits en dissimulant les preuves scientifiques démontrant que leur produit pouvait, à terme, s’avérer mortel pour les consommateurs. Les entreprises en ont profité en externalisant les coûts liés aux cigarettes – ceux de la mort et de la maladie – vers ceux qui achètent leurs cigarettes et vers la société en général. Les gens donnaient leur argent à Philip Morris et à British American Tobacco alors que ces entreprises rendaient les fumeurs de Marlboro et de Lucky Strike de plus en plus malades.

Le coût externalisé a été – et est toujours – payé par les clients eux-mêmes, par les familles en deuil, par les services de santé locaux et nationaux et par le contribuable. Si les entreprises avaient été obligées de prendre en compte ces différents éléments, la fabrication de cigarettes n’aurait pas été rentable du tout.

Une violence inhérente

Dans le fonctionnement des économies capitalistes, les externalités ne sont pas secondaires. Elles en font partie intégrante. Après tout, les entreprises privées ont l’obligation légale de maximiser les profits de leurs actionnaires – sans oublier, bien sûr, la motivation personnelle des patrons pour s’enrichir et le besoin de chaque entreprise d’éviter de se rendre vulnérable sur le marché face à des concurrents plus rentables et plus prédateurs.

Les entreprises ont donc tout intérêt à se décharger sur d’autres du plus grand nombre possible de coûts. Comme nous le verrons, ce que veut dire externalités, c’est que quelqu’un d’autre que l’entreprise elle-même paie le coût réel derrière ses bénéfices, soit parce que ces autres sont trop faibles ou ignorants pour se défendre, soit parce que la facture arrive à échéance plus tard. C’est pourquoi les externalités – et le capitalisme – sont intrinsèquement violents.

Tout ceci serait d’une évidence flagrante si nous ne vivions pas à l’intérieur d’un système idéologique – l’ultime caisse de résonance imposée par nos médias corporatifs – qui est complice soit de la dissimulation de cette violence, soit de sa normalisation. Lorsque les externalités sont particulièrement onéreuses ou nuisibles, comme c’est invariablement le cas d’une manière ou d’une autre, il devient nécessaire pour une entreprise d’occulter le lien de cause à effet, entre son accumulation de bénéfices et l’accumulation de dommages causés à une communauté, un pays lointain ou le milieu naturel – ou les trois à la fois.

C’est pourquoi les entreprises – celles qui infligent les externalités les plus importantes et les plus graves – investissent beaucoup de temps et d’argent dans la maîtrise agressive des perceptions du public [La gestion de la perception (plus connue sous le vocable anglais perception management) est une technique qui « recouvre les actions consistant à fournir et/ou à camoufler une information sélectionnée et des indices de façon à influencer les émotions, les motivations et les raisonnements objectifs de la population, NdT]. Elles y parviennent en combinant les relations publiques, la publicité, le contrôle des médias, le lobbying politique et la mainmise sur les organismes de réglementation. Une grande partie des activités des entreprises consiste à tromper, soit en rendant invisible le préjudice externalisé, soit en obtenant du public qu’il accepte avec résignation que le préjudice est inévitable.

En ce sens, le capitalisme produit un modèle économique qui n’est pas seulement rapace mais aussi psychopathe. Ceux qui recherchent le profit n’ont d’autre choix que d’infliger des dommages à la société en général, ou à la planète, et de dissimuler ensuite leurs actions profondément antisociales – voire suicidaires.

Exigences psychopathes

Il y a un film récent qui fait allusion au fonctionnement de cette forme de violence, Dark Waters sorti l’an dernier, il explique la longue bataille juridique avec DuPont quant aux produits chimiques développés pour fabriquer des revêtements anti-adhésifs pour les casseroles et les poêles. Dès le début, les recherches de DuPont ont montré que ces produits chimiques étaient très dangereux et s’accumulaient dans le corps. La science a très largement démontré que les personnes exposées risquaient de développer des tumeurs cancéreuses ou de donner naissance à des enfants atteints de malformations congénitales.

Tant que la recherche était cachée, DuPont pouvait tirer d’énormes bénéfices de sa découverte chimique. C’est donc exactement ce que ses dirigeants ont fait. Ils ont mis de côté la moralité la plus basique et ont agi de concert avec les exigences psychopathes du marché.

DuPont produisait des casseroles qui contaminaient la nourriture de ses clients. Les travailleurs étaient exposés à un cocktail de poisons mortels dans ses usines. L’entreprise stockait les déchets toxiques dans des fûts, puis les éliminait secrètement dans des décharges où ils se déversaient dans les réseaux locaux d’approvisionnement en eau, tuant le bétail et provoquant une épidémie parmi les habitants de la région. DuPont a créé un produit chimique qui est maintenant partout dans notre environnement, mettant en danger la santé des générations à venir.

Mais il était inévitable qu’un film comme Dark Waters transforme en quelque chose de moins menaçant, de moins spectaculaire, une étude de cas sur la façon dont le capitalisme exerce sa violence en externalisant les coûts. On siffle les cadres de DuPont comme s’ils étaient les affreux d’une pantomime et non des gens ordinaires, pas si différents finalement de nos parents, nos frères et soeurs, notre progéniture, nous-mêmes.

En vérité, l’histoire de DuPont n’a rien d’exceptionnel – à part le fait que la compagnie s’est montrée incapable de garder son secret caché du public. Et c’est cette révélation qui était anormale, n’ayant eu lieu que tardivement et contre toute attente.

Un message important que le film ne parvient pas à transmettre à cause de sa fin réconfortante est que d’autres sociétés ont tiré les leçons de l’erreur de DuPont – non pas de la « faute » morale consistant à externaliser leurs coûts, mais de l’erreur financière consistant à se faire prendre en flagrant délit. Les lobbyistes d’entreprise ont travaillé depuis lors pour mettre plus encore la mainmise sur les autorités de régulation et pour modifier les lois sur la transparence et la divulgation légale afin d’éviter que cela ne se reproduise, pour s’assurer qu’à l’avenir, à la différence de DuPont, ils ne soient pas tenus pour légalement responsables.

Victimes de nos bombes

A la différence de l’affaire de DuPont, la plupart des externalités ne sont jamais exposées. Au contraire, elles se cachent, mais au nez et à la barbe de tous. Ces externalités n’ont pas besoin d’être dissimulées parce qu’elles ne sont pas perçues comme des externalités ou parce qu’elles sont considérées comme si peu importantes qu’elles ne valent pas la peine d’être prises en compte.

Le complexe militaro-industriel – celui contre lequel le président Dwight Eisenhower, ancien général américain, nous a mis en garde il y a plus d’un demi-siècle – excelle dans ce genre d’externalités. Sa puissance découle de sa capacité à externaliser ses coûts sur les victimes de ses bombes et de ses guerres. Ce sont là des gens que nous connaissons mais dont nous ne nous soucions pas vraiment : ils vivent loin de nous, ils nous paraissent et nous semblent différents, nous ne leur reconnaissons pas d’identité et leur refusons des histoires de vie comme nous. Ce ne sont que des chiffres, qui les désignent comme terroristes ou, au mieux, comme d’infortunés dommages collatéraux.

S’agissant des industries de guerre occidentales, leurs externalités sont opaques. La chaîne des causes et des effets est aujourd’hui occultée, cachée sous le nom d’« intervention humanitaire ». Et même lorsque les externalités de la guerre frappent à nos frontières, alors que les réfugiés fuient les effusions de sang, ou les sectes nihilistes qui comblent les vides de pouvoir que nous laissons derrière nous, ou la ruine des infrastructures détruites par nos armes, ou la dégradation et la pollution de l’environnement que nous déclenchons, ou encore les économies ruinées par notre pillage des ressources locales, nous ne reconnaissons toujours pas ces externalités pour ce qu’elles sont.

Nos politiciens et nos médias transforment les victimes de nos guerres et de nos captations des ressources en, au mieux, des migrants économiques et, au pire, des barbares aux frontières.

Instantanés de la catastrophe

Même si nous sommes totalement ignorants des externalités infligées par le capitalisme aux victimes au-delà de nos frontières, nous nous réveillons progressivement et très tardivement à certaines externalités qu’il crée beaucoup plus près de nous. Une partie des médias d’entreprise admettent enfin ce qui ne peut plus être nié de manière crédible, ce que même nos propres sens attestent.

Pendant des décennies, les politiciens et les médias d’entreprise ont réussi à masquer deux choses : le fait que le capitalisme est un modèle de consommation sans fin, totalement insoutenable et axé sur le profit ; et le fait que l’environnement est progressivement dégradé d’une manière qui nuit à la vie. Chacun de ces éléments a été occulté, tout comme le fait que les deux sont liés par un lien de cause à effet. Le modèle économique est la cause première des dommages environnementaux.

Les gens, tout particulièrement les jeunes, sont lentement en train de s’éveiller pour sortir de cet état d’ignorance imposée. Les médias d’entreprise, même leurs éléments les plus libéraux, ne sont pas maîtres dans ce processus ; ils ne font que répondre à cette prise de conscience.

La semaine dernière, le Guardian a publié deux articles sur les externalités, même s’il n’a pas su les présenter comme telles. L’un portait sur les micro-plastiques des biberons qui pénètrent dans les corps des bébés, l’autre sur les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur les populations des grandes villes européennes.

Cette dernière histoire, basée sur de nouvelles recherches, évalue spécifiquement le coût de la pollution atmosphérique dans les villes européennes – en termes de « décès prématurés, de traitements hospitaliers, de journées de travail perdues et d’autres coûts de santé » – à 150 milliards de livres sterling par an. La plupart de ces coûts sont dus à la pollution des véhicules, le secteur rentable de l’industrie automobile. Les chercheurs ont admis que leur chiffre était une sous-estimation du coût réel de la pollution de l’air.

Mais, bien sûr, même cette sous-estimation a été obtenue uniquement sur la base des paramètres prioritaires de l’idéologie capitaliste : le coût pour l’économie des décès et des maladies, et non le coût incalculable en terme de vies humaines perdues et gâchées, et encore moins en terme de dommages causés aux autres espèces et au milieu naturel. La semaine dernière, un autre rapport a fait allusion à l’un de ces nombreux coûts supplémentaires, montrant une forte augmentation des taux de dépression et d’anxiété causée par la pollution de l’air.

L’autre histoire, celle sur les biberons, fait partie d’une histoire beaucoup plus vaste sur la façon dont l’industrie du plastique – dont les produits sont des dérivés de l’industrie des combustibles fossiles – remplit depuis longtemps nos océans et nos sols de plastiques, visibles et invisibles. Le rapport de la semaine dernière a révélé que le processus de stérilisation par lequel les biberons sont chauffés dans de l’eau bouillante faisait que les bébés avalaient des millions de micro-particules de plastiques chaque jour. L’étude a révélé que les récipients alimentaires en plastique perdaient beaucoup plus de micro-plastiques que prévu.

Ces histoires sont des instantanés d’une catastrophe environnementale beaucoup plus vaste qui se déroule sur la planète et qui est causée par une société industrialisée axée sur le profit. En plus de réchauffer le climat, les entreprises abattent les forêts, quand ces dernières ne sont pas déjà brûlées, privant ainsi la planète de ses poumons ; elles détruisent les habitats naturels et la qualité des sols ; et elles tuent rapidement les populations d’insectes.

Les externalités de ces industries ont, pour l’instant, un impact des plus sévères sur le monde naturel. Mais très bientôt, elles auront des effets plus visibles et plus dramatiques, et ceux-ci seront ressentis par nos enfants et petits-enfants. Aucune de ces deux populations n’a actuellement son mot à dire sur la manière dont nos « démocraties » capitalistes sont gérées.

Gestionnaires de perception

Le capitalisme ne nous fait pas seulement du mal, il nous fait payer la facture deux fois : il prend d’abord l’argent dans notre portefeuille et ensuite nous prive de notre avenir. Nous sommes maintenant entrés dans une ère de profonde dissonance cognitive.

Contrairement à ce qui se passait il y a quelques années, beaucoup d’entre nous comprennent aujourd’hui que notre avenir est gravement menacé par les changements de notre environnement – les effets. Mais la tâche des gestionnaires de perception d’aujourd’hui, comme celle de ceux d’hier, est d’en occulter la cause principale – notre système économique, le capitalisme.

L’effort de plus en plus désespéré pour dissocier le capitalisme de la crise environnementale imminente – pour briser toute perception d’un lien de cause à effet – a été mis en évidence au début de cette année. Il est apparu que la police antiterroriste du Royaume-Uni avait inscrit Extinction Rebellion, le principal groupe de protestation environnemental occidental, dans une liste d’organisations extrémistes. En vertu de la réglementation « Prevent », les enseignants et les fonctionnaires sont déjà tenus par la loi de signaler toute personne qu’ils soupçonnent d’être radicalisée. [Prevent est la stratégie mise en place par le Royaume-Uni pour la prévention précoce de la radicalisation y compris dans les prisons et en probation, NdT]

Dans un guide expliquant les objectifs de la liste, les fonctionnaires et les enseignants ont été invités à identifier toute personne qui parle en « termes forts ou émotionnels des questions environnementales comme le changement climatique, l’écologie, l’extinction d’espèces, la fissuration, l’expansion des aéroports ou la pollution. »

Pourquoi Extinction Rebellion, un groupe de désobéissance civile non violente, a-t-il été inscrit aux côtés des néo-nazis et des djihadistes islamiques ? Une page entière est consacrée à la menace que représente Extinction Rebellion. Le manuel explique que l’activisme de l’organisation est ancré dans une « philosophie anti-establishment qui cherche à changer le système. » Autrement dit, l’activisme environnemental risque de faire apparaître – surtout aux yeux des jeunes – le lien de cause à effet entre le système économique et les dommages causés à l’environnement.

Une fois l’histoire dévoilée, la police s’est empressée de revenir en arrière, affirmant qu’inscrire Extinction Rebellion dans la liste était une erreur. Mais plus récemment, les efforts de l’establishment pour découpler le capitalisme de ses externalités catastrophiques sont devenus plus explicites.

Le mois dernier, le ministère anglais de l’éducation a imposé aux écoles de n’utiliser dans le programme scolaire aucun document qui remette en question la légitimité du capitalisme. L’opposition au capitalisme a été décrite comme une position politique extrême » – l’opposition, rappelons-le, à un système économique dont la poursuite implacable de la croissance et du profit traite la destruction du monde naturel comme une externalité non chiffrée.

Paradoxalement, les responsables de l’éducation ont considéré la promotion d’alternatives au capitalisme comme une menace pour la liberté d’expression, mais aussi comme une approbation d’activités illégales, et donc – inévitablement – comme une preuve d’antisémitisme.

Une trajectoire suicidaire

Ces mesures désespérées et draconiennes mises en place pour consolider un système de plus en plus discrédité ne sont pas près de prendre fin. Elles vont considérablement empirer.

L’establishment n’est pas en train de se préparer à abandonner le capitalisme sans combattre – cette idéologie même qui l’a enrichi et lui a donné du pouvoir. La classe politique et les médias l’ont prouvé par leurs attaques incessantes et sans précédent pendant plusieurs années contre le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn. Et ce que Corbyn proposait n’était qu’un programme réformiste, démocratique et socialiste.

La détermination de l’establishment à s’accrocher au statu quo est également démontré dans ses attaques sans fin et sans précédent contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui est enfermé, apparemment indéfiniment, pour avoir révélé les externalités – les victimes – des industries de guerre occidentales et le comportement psychopathe des gens au pouvoir.

Les efforts visant à mettre fin à la trajectoire suicidaire de notre système actuel de « marché libre » seront sans doute bientôt assimilés à du terrorisme, comme l’a déjà laissé entendre la stratégie Prevent. Nous devons nous tenir prêts.

Il est impossible d’échapper à la volonté de mort du capitalisme si nous ne la reconnaissons pas, afin d’exiger et œuvrer pour un changement radical. Les externalités peuvent ressembler à un jargon inoffensif, mais elles sont en train de nous tuer, nous, nos enfants et la planète, tout comme le fait le système économique qui les requiert.

Il peut y avoir une fin au cauchemar, mais seulement si nous nous réveillons.

Jonathan Cook est un ancien journaliste du Guardian (1994-2001) et lauréat du prix spécial Martha Gellhorn pour le journalisme. Journaliste indépendant il est basé à Nazareth. Si vous appréciez ses articles, vous pouvez lui offrir votre soutien financier.

Source : Consortium News, Jonathan Cook, 27-10-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 17.11.2020 à 08h26

« c’est le modèle politique le plus solide, le plus démocratique et le plus protecteur. »

C’est le modèle politique le moins solide, le moins démocratique et le plus générateur de guerres.

Pour la solidité, voir les crises récurrentes de 1929 à 2008 et celle sanitaire actuelle.
Pour la soi-disante « démocratie », voir la grande foire des élections US 2016 et 2020; Ou même françaises.
Pour les guerres, pas besoin de faire un dessin, le capitalisme ne vit que de ça, depuis la traite des esclaves et jusqu’au pillage des pays du sud qui continue.

 » tous les indicateurs de qualité de vie ont augmenté avec le capitalisme et l’individualisme. »

Oui, même la pollution. Au fait, l’espérance de vie stagne voire diminue dans les pays capitalistes.

Au fait, la Chine n’est pas individualiste et c’est l’un des pays qui s’en sort le mieux face au virus.

69 réactions et commentaires

  • P // 17.11.2020 à 07h27

    On critique tout le temps le capitalisme, mais pour l’instant, c’est le modèle politique le plus solide, le plus démocratique et le plus protecteur. Que cela aille des États Unis, à la Chine en passant par l’Europe, tous les indicateurs de qualité de vie ont augmenté avec le capitalisme et l’individualisme.

    À part le réchauffement climatique. Ce sera sûrement un détail de l’histoire lui aussi….

      +7

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    • LibEgaFra // 17.11.2020 à 08h26

      « c’est le modèle politique le plus solide, le plus démocratique et le plus protecteur. »

      C’est le modèle politique le moins solide, le moins démocratique et le plus générateur de guerres.

      Pour la solidité, voir les crises récurrentes de 1929 à 2008 et celle sanitaire actuelle.
      Pour la soi-disante « démocratie », voir la grande foire des élections US 2016 et 2020; Ou même françaises.
      Pour les guerres, pas besoin de faire un dessin, le capitalisme ne vit que de ça, depuis la traite des esclaves et jusqu’au pillage des pays du sud qui continue.

       » tous les indicateurs de qualité de vie ont augmenté avec le capitalisme et l’individualisme. »

      Oui, même la pollution. Au fait, l’espérance de vie stagne voire diminue dans les pays capitalistes.

      Au fait, la Chine n’est pas individualiste et c’est l’un des pays qui s’en sort le mieux face au virus.

        +60

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      • Cévéyanh // 22.11.2020 à 21h15

        Il y a toujours eu des guerres pour les richesses. Les conquêtes n’ont jamais été fait pour autre chose. Le capitalisme n’est pas le seul système à vivre de cela ni de traite d’esclaves (exemple : empire romain). Un pays ayant sa population qui s’aggrandit doit à un moment chercher la richesse dans les autres pays lorsque elle a tout pris sur son territoire sinon elle risque d’avoir la famine, les révoltes… C’est comment les humains veulent se l’accaparer qui changent : en payant, en volant, en conquérant (esclavage), en soudoyant, ou en migrant, pour ne pas disparaître. N’est-ce pas plutôt certains humains qui pervertissent le système et non le système qui les pervertisse ?

        Un message de colère du chanteur Daniel Balavoine en 1983, le soir de l’attentat de Drakkar au Liban où 58 parachutistes français sont morts : https://www.youtube.com/watch?v=YWVt5TCVWD4
        Il parle que la guerre est fait pour des idéologies ou des religions, et non en mentant, pour la paix. Mais n’est-ce pas plutôt pour s’accaparer les richesses (poissons, gaz, cultures etc), aider les autres pays (alliance) à le faire ou à les protéger pour en retirer un quelconque « bénéfice » ?

          +0

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    • step // 17.11.2020 à 08h50

      c’est un système de pillage, et donc à ce titre, dans un premier temps – tant qu’il y a des choses à piller – on se porte bien. Après, on pleure.

        +28

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    • geedorah // 17.11.2020 à 15h07

      à P :
      vous n’avez pas tord dans le fond.suffit de faire parti des heureux gagnants (les 10% du dessus).
      va demander à un smicard (ou presque)ce qu’il en pense du capitalisme; il en chiera toute sa vie, les politicards lui diront que c’est comme ça on y peut rien et quand il montrera un peu trop d’énervement (manifs) il se fera éborgner. par contre les friqués, eux, ont besoin d’un coup de pouce de temps en temps les pauvres…
      trop cool le capitalisme…

      vous faites quoi dans la vie?

        +18

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    • VVR // 18.11.2020 à 09h05

      Les indicateurs de qualité de vie ont augmenté pendant longtemps depuis le debut de l’êre scientifique, qui est distincte du l’ère capitaliste. Le développement des sciences a permis au capitalisme de se developer, a donner un avantage a la concentration qui n’existait pas avant cela.

      L’inverse est beaucoups moins vrais: pratiquement toute les grandes avancées sont issue directement ou indirectement de l’état, donc hors capitalisme. Et quand elle naissent dans des entreprises qui constituent de facto un veritable petit état, on ne vois pas en quoi le capitalisme aurait été nécessaire. Surtout quand comme Xerox ou AT&T l’entreprise n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait faire de la découverte en question.

        +2

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  • Patrick // 17.11.2020 à 08h53

    Le capitalisme n’est pas un système politique , il faut juste le voir comme un système économique, la meilleure façon possible d’organiser la vie économique.
    Ce qui manque c’est un contrôle réel des lois par les citoyens pour éviter les externalités négatives ( les externalités positives sont rarement prises en compte ).
    Si vous voulez que le système ne devienne pas complètement fou , il faut aussi gérer correctement la monnaie , donc ne pas en imprimer à gogo , ça évitera un développement anarchique à base de dettes et de crédit infini.

    A noter que les externalités négatives existaient aussi dans les pays non capitalistes. Que le tabac , l’alcool et la pollution ne sont pas spécifiques au capitalisme.

      +8

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    • Orhan // 17.11.2020 à 10h46

      Le capitalisme serait peut-être la meilleure façon possible d’organiser la vie économique si la société était constituée à 100 % de petits producteurs/propriétaires indépendants (ou interdépendants mais dans une zone géographique homogène) et autonomes. Là je souscrirai, c’est d’ailleurs un peu ça le socle du rêve américain.

      Un capitalisme n’est certainement pas la meilleur façon d’organiser la vie économique quand d’un côté il y a une minorité de détenteurs du capital, dont le nombre stagne mais pas la quantité du capital, et de l’autre une majorité de gens qui n’ont que leur force de travail à mettre à disposition des détenteurs de capitaux. Et ces derniers croissent tandis que la part de leur capital stagne, quand il ne régresse pas. Ce qui a pour conséquence l’augmentation des inégalités, ce qui se traduit par des crises latentes ou explosives à intervalles réguliers.

        +20

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      • Véro // 17.11.2020 à 11h04

        Oui je suis d’accord, mais s’il n’y avait que des petits producteurs, ce ne serait pas du capitalisme puisque des limites réelles seraient fixées à l’accroissement des richesses. Parce que c’est bien ça l’objectif du capitalisme, l’enrichissement illimité, d’où les prédations, les guerres, mais aussi les multiples atteintes à la concurrence pour pouvoir constituer des monopoles.

          +17

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        • Patrick // 17.11.2020 à 11h32

          D’où l’importance de contrôler l’expansion monétaire et le fonctionnement de l’état.
          Le rêve de croissance infini peut être entretenu pendant un certain temps par une expansion monétaire infinie , c’est ce qui est fait depuis 50 ans , et qui est en train de s’effondrer en entraînant tout le reste.

          Mais il faudra aussi expliquer aux citoyens qu’ils ne peuvent pas espérer une croissance infinie avec tous les biens de consommation qui vont avec.

            +4

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          • Véro // 17.11.2020 à 16h57

            Les citoyens, en grande majorité, ne peuvent pas individuellement espérer une croissance infinie. Le problème ne vient pas d’eux puisqu’ils sont très conscients des limites qui existent. Le problème vient des plus riches.
            Quant au contrôle de l’expansion monétaire, il est toujours nécessaire, mais il n’empêche pas de lâcher du lest quand il le faut, sinon ce n’est plus un contrôle, c’est juste une interdiction.

              +6

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        • Kasper // 18.11.2020 à 10h36

          Vous mettez bien le doigt sur la chose: pour fonctionner tel que ses partisans essayent de nous le vendre, le capitalisme nécessite la régulation des gros joueurs pour les empêcher de fermer l’accès au marché aux petits joueurs et aux nouveaux entrants. Sans contrôle ils agiront toujours dans ce sens, parce que créer des monopoles et des cartels est la plus sûre et simple manière de s’enrichir.

          Cette régulation ne peut être que le fait d’un état fort et socialiste, contradiction indépassable du capitalisme prétendument libéral.

          (Et la on a même pas encore abordé la question des problèmes d’infrastructures, qui ne peuvent être gérés correctement que collectivement…)

            +2

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          • Patrick // 18.11.2020 à 12h31

            L’état doit être fort dans ses missions régaliennes ( police, justice , sécurité ) et arrêter de vouloir s’occuper de tout et n’importe quoi. En ce moment l’état français fait précisément le contraire. Et le socialisme n’a jamais rien réglé de ce côté.
            Dans le cadre de ces missions de sécurité du territoire , et sous la contrainte des lois dictées par les citoyens , l’état doit effectivement contrôler que les acteurs économiques respectent des normes ( sécurité , pollution …, ).
            A noter que les gros joueurs d’aujourd’hui ne sont pas forcément ceux d’hier sans que les états interviennent ( pensez à IBM par exemple , ou aux gros de la sidérurgie ).
            La gestion des infrastructures ? oui , l’état doit avoir un oeil dessus , les collectivités locales aussi , mais toujours sous contrôle des citoyens et en respectant leur droits de propriété privée. ( l’état n’est pas propriétaire du territoire ).

              +1

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            • Cévéyanh // 21.11.2020 à 19h09

              Le « vrai » socialisme n’a duré que 2 ans jusqu’en 1983 (en ayant eu une pause en 1982) : l’année du « tournant de la rigueur ». Après ce n’était plus que « privatisation des entreprises nationalisées, les marchés financiers partiellement dérégulés, désinvestissement public dans les aides à la pierre » (favorisant crise du logement)…
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Tournant_de_la_rigueur

              Le socialisme s’est transformé, peut-être par le fait que les USA et le Royaume-Uni (2 grandes « entités » infuentes dans le monde) ont commencé a appliquer le néolibéralisme. Il n’était certainement pas facile d’appliquer la politique de leur programme dans ce contexte. De plus, la France faisait parti d’une organisation supranationale au niveau économique Comité Economique Européenne (CEE) puis à partir de 1993 celle de l’Union Européenne (UE).

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            • Pong // 22.11.2020 à 20h17

              > »@L’état doit être fort dans ses missions régaliennes ( police, justice , sécurité ) et arrêter de vouloir s’occuper de tout et n’importe quoi.  »

              En réponse à Véro ci-dessus, vous semblez pourtant souscrire à l’idée qu’il convient d’éviter les concentrations excessives. Pouvez-vous m’expliquez comment vous conciliez les deux ? Une loi anti-trust, ce n’est pas exactement régalien, sauf erreur de ma part.

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    • Macarel // 17.11.2020 à 11h46

      Le capitalisme est un système d’exploitation des hommes et de la nature.
      Un système terriblement (pour ne pas dire : diaboliquement) efficace pour enrichir financièrement une minorité aux dépends d’une majorité.
      Un système qui pour créer des « richesses » génère beaucoup de merde.
      Et encore la merde est bio-dégradable, les déchets produits par les techniques mises au service
      de ce système, ne sont très souvent pas bio-dégradables.
      C’est un système qui privilégie la jouissance immédiate, sur la préservation à long terme
      de l’habitabilité de notre planète.
      C’est un système qui ne subsiste que dans le rapport de force permanent. Toute conquête sociale
      qui lui a été arraché par la lutte populaire, est reprise dès que le rapport de force lui redevient favorable.
      C’est un système fondamentalement violent, l’accumulation primitive de capital est quasiment toujours
      violente.
      C’est un système qui pour se maintenir envers et contre tout, aboutit sur le plan politique à surveiller et contrôler toujours plus les populations. Ce faisant il détruit toujours plus les libertés individuelles.
      Bref c’est un système qui est basé sur les instincts les plus bas d’ « homo sapiens », et qui n’a surtout pas pour objectif de le tirer vers le haut, vers plus d’humanité, plus de respect des autres et de la nature.
      C’est un système qui est, par essence, incompatible avec notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité !

      Dany-Robert Dufour – Baise ton prochain : une histoire souterraine du capitalisme

      https://www.youtube.com/watch?v=ef2hmFvNIZM

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      • serge // 17.11.2020 à 17h48

        Je le note, je ne connaissais pas. Merci.

          +0

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      • GiZeus // 18.11.2020 à 17h59

        Ce qu’aujourd’hui les gens nomment « Capitalisme » c’est ce qu’on pourrait associer au capitalisme de connivence. Ses effets sont effectivement condamnables, comme le profit au détriment de l’individu, l’ultra lobbyisme, le pantouflage et bien d’autres pratiques qui nuisent à la liberté et à la capacité d’entreprendre. Le libéralisme, méchant mot sur lequel on place toutes les tares, est un concept mal connu. D’une part parce qu’il n’a plus court aujourd’hui, et que c’est un concept et une philosophie davantage qu’un courant économique. Différentes versions existent, mais la plupart réclament la liberté de l’individu fondée sur la coopération volontaire pour une bonne organisation sociale. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme). Il souhaite aussi réduire le rôle de l’Etat à ses fonctions essentielles de manière à ce qu’il interfère le moins possible avec l’individu. Bref, l’Etat ne doit intervenir que pour assurer un ordre social juste, et non pas pour régenter le vie de tout un chacun sur quoi que ce soit.

        Aujourd’hui on nous fait croire que nous vivons dans un état libéral (en France), et que Macron en est l’illustration parfaite. Rien n’est plus faux. L’état français est au contraire omniprésent, et se rapproche davantage d’un état socialiste qui prétend tout gouverner que d’un état libéral qui laisse bien plus de libertés aux citoyens.

        « Un système terriblement (pour ne pas dire : diaboliquement) efficace pour enrichir financièrement une minorité aux dépends d’une majorité »
        Faux. C’est du socialisme

          +2

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    • LibEgaFra // 18.11.2020 à 06h56

      « Le capitalisme n’est pas un système politique , il faut juste le voir comme un système économique, la meilleure façon possible d’organiser la vie économique. »

      Jamais entendu parler d’économie politique? Vous n’avez pas compris que le lieu du pouvoir n’est pas le politique, mais l’économique. Il n’y a de démocratie que politique ET économique. Tous les pays occidentaux sont des tyrannies économiques. C’est la raison pour laquelle celui qui est à la tête du pouvoir politique est interchangeable et n’a pas d’importance, il prend ses ordres de ceux qui détiennent le pouvoir économique réel.

      La guerre générée de facto par le capitalisme serait donc « la meilleure façon possible d’organiser la vie économique »? Désolé, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

        +9

      Alerter
    • Dominique65 // 18.11.2020 à 13h43

      « Le capitalisme n’est pas un système politique »
      Mais le néocapitalisme si. Ou alors l’UE n’est pas une construction politique.

        +1

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    • ouvierpcf // 19.11.2020 à 14h27

      un certain KARL MARX écrivit un opuscule de vulgarisation intitulé LE CAPITAL j’invite fortement HENRY a le consulter on y trouve les notions de prolétaires de capitaliste de patronat de plus value ,d’augmentation tendancielle du taux de profit mais rien absolument rien sur les ou des externalités négatives ou positives le même KARL MARX ne faisait pas de politique non je vous l’assure il philosophait pour passer son temps libre et sur le système économique du CAPITALISME et lui proposa d’organiser de mettre en place d’ autre forme d’externalités pour lui positives enfin au moins pour le prolétariat ( celles et ceux qui assurent par leur force de travail la production donc l’augmentation tendancielle du taux de profit )

        +1

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  • JPR // 17.11.2020 à 09h07

    La prise en comptabilité des externalités impose un pouvoir d’achat mondial par habitant / 7, soit celui d’un ivoirien d’aujourd’hui: le ferons-nous?

      +8

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    • sic transit // 18.11.2020 à 20h06

      Si je vous comprends bien, le pouvoir d’achat d’un occidental est sept fois supérieur à celui d’un non-occidental (ivoirien, par exemple), mais s’il l’est, c’est évidemment parce que les occidentaux sont plus évolués et plus efficaces – Parce que vous, JPR, êtes évidemment sept fois plus évolué ou efficace qu’un vulgaire Mamadou… Ou parce que les non-occidentaux (les fameux ivoiriens…) sont ce que vous appelez les externalités du système occidental et que donc vous, JPR, pouvez avoir un pouvoir d’achat sept fois supérieur à celui de Mamadou, non en vertu de vos capacités, mais simplement parce que vous avez eu la chance de naître au bon endroit. Et bien sûr, votre seule crainte est d’être réduit au statut d’un Mamadou parce qu’alors tout le monde pourrait constater que vos capacités et votre efficacité ne vous permettraient pas de vivre beaucoup mieux que lui, et sans doute moins bien. Mais si nous pouvons conserver notre bonne conscience, ou plutôt notre heureuse inconscience, tout va bien…

        +1

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      • JPR // 18.11.2020 à 20h15

        Je crois que vous m’avez très mal compris, mais c’est pas grave…

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        • sic transit // 18.11.2020 à 20h46

          en ce cas, toutes mes excuses… je répète et répète parce que la machine me demande d’étoffer mon commentaire qui lui semble trop court : toutes mes excuses !

            +0

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  • Obermeyer // 17.11.2020 à 09h09

    Le capitalisme ne s’arrangeant pas d’une société décroissante , il est par nature plus dangereux que d’autres éventuels systèmes . Basé sur l’exploitation des hommes et de la nature , il prendra fin ( c’est en cours à travers cette crise où toutes les grandes industries sont subventionnées ) quand la nature n’en pourra plus ; les hommes eux , paieront longtemps leur folie consumériste .

      +15

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    • Patrick // 17.11.2020 à 10h23

      Une organisation économique capitaliste se moque de la croissance ou de la décroissance , puisqu’elle s’adaptera naturellement par la faillite de certains ou la baisse d’activité.
      Le capitalisme purement financier en crèvera , mais ce sera plutôt sain.
      Ce sont les gouvernements et les politiciens en général qui ne peuvent pas s(arranger de la décroissance parce qu’elle les empêche de promettre tout et n’importe quoi.
      La croissance signifie plus de tout, et surtout plus de dettes qui seront ( peut-être) payées plus tard grâce à la croissance.

        +3

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      • raoul // 17.11.2020 à 11h42

        Pour être brutal, je dirais bien que le capitalisme (tel qu’il est en mis en oeuvre) s’arrangerait bien d’une forte diminution du nombres de personnes vivantes sur Terre. La part du gâteau pour les restants (si possible, oligarques) sera plus importante.

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        • Wlad Himirr // 18.11.2020 à 11h00

          L’élimination des surnuméraires est souvent évoqué par les mercenaires de la théorie néo-classique. Les plus rétifs à la brutalité s’en remettant à la réduction « naturelle » des moins adaptés (autrement (mal) nommé : darwinisme social) ; l’escroquerie habituelle des dominants qui consiste à naturaliser ce qui est un produit de l’action humaine.

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    • JPR // 17.11.2020 à 14h58

      Le capitalisme, c’est la primauté du capital: son accumulation est sa seul loi qu’il satisfait en cannibalisant le libéralisme, créateur de liberté et de richesses. Capitalisme et libéralisme sont les deux faces d’une même pièce: l’un est le revers de l’autre et c’est même défini comptablement…

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    • ouvierpcf // 19.11.2020 à 14h41

      le capitalisme vert s’arrange et s’arrangera bien pour garder une augmentation tendancielle du taux de profit En ce moment de crise sanitaire et écologique une course de bateaux voiliers de navigateur solitaires vous démontre que même sous pandémie même sous couvre feu (pour vous il vous faut remplir une attestation pour aller faire pisser le chien au coin du parc ) on peut enfin elles et ils peuvent traverser les frontières les eaux internationales pour faire un tour du Monde Une course ou un voilier est nommé de la bonne marque de viande écologique de bœuf animal au combien sauvage et du circuit naturel et là Obeyer n’y trouvera rien à redire sans doute ou en feint les effets NOTA la préparation le suivi la navigation d’un seul de ces engins voguant sur les eaux nécessite par jour plus de 100techniciens 50 serveurs informatiques alimentés ni par éoliennes ou panneaux solaires mais rapporte oh combien de devises publicitaires lors des spots télévisés ou informationnels là point de consumérisme populaire ou de la populace mais l’engament humain volontaire écologiste de navigateurs trices toutes et tous désintéressées on y croit !

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  • RGT // 17.11.2020 à 10h46

    La principale cause des « externalités » du capitalisme est tout simplement la soif intarissable de profit qui est le véritable moteur de ce désastre en cours.

    Et comme ceux qui profitent le plus de ce système ont une puissance financière infinie (pouvant bénéficier de lignes de crédit illimitées dans le grand Casino de la finance) ils ont la possibilité de pouvoir faire modifier les lois à leur avantage (« secret des affaires » par exemple) et aussi entretenir des « médias » qui viennent propager la « bonne parole » auprès de populations de plus en plus abruties par un flot d’informations (dont l’immense majorité sont totalement insignifiantes) qui leur fait perdre la capacité de trier le grain de l’ivraie.

    Et bien sûr, quand les populations commencent à perdre les pédales, elles se retrouvent ensuite attirées par des « petits malins » qui profitent de leur saturation pour les capter avec des « théories » plus ou moins fumeuses, bien souvent basées sur des faits réels mais si déformés qu’ils en deviennent caricaturaux avant de virer « complotisme ».

    Je me demande d’ailleurs si certains mouvements « complotistes » ne seraient pas eux-mêmes soutenus en sous-main par ceux-là même qui profitent du système et qui veulent que rien ne change.
    Simplement en créant des « complots crédibles » bidons qui permettent ensuite de critiquer facilement toute opposition en amalgamant les propos censés avec ces délires qu’ils ont créé de toutes pièces.

    Cupidité et manipulation font toujours bon ménage.

    Le seul moyen de s’en prémunir consiste simplement à enseigner aux enfants à détecter les tentatives de manipulations (politiques, religieuses, médiatiques etc.), mais ce n’est pas près d’arriver, les « élites » ayant besoin d’une population « avide » d’entendre leur « bonne parole ».

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    • JPR // 17.11.2020 à 11h30

      Le capitalisme cannibalise le libéralisme.

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      • LibEgaFra // 18.11.2020 à 07h04

        « Le capitalisme cannibalise le libéralisme. »

        Et réciproquement? Vous ne rendez-vous pas compte que votre phrase ne veut rien dire? Le libéralisme est la condition qui permet aux capitalistes de mieux « prospérer »…

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      • Edmund H // 18.11.2020 à 11h04

        Le libéralisme est la caution morale et éthique, sous couvert de liberté©, du capitalisme ; une manière de rendre acceptable un système de domination, une escroquerie de plus.

        C’est une idéologie bourgeoise, de propriétaires : que la propriété, dans cette idéologie (qui prétend d’ailleurs ne pas en être), soit considérée comme le socle irréfragable, la garantie principielle de la liberté, en est la preuve la plus évidente.

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        • RGT // 19.11.2020 à 09h43

          La propriété rémunératrice est la pire expression de l’esclavagisme.

          La propriété d’usage (habitation, biens personnels, outil de travail) sont par contre le seul moyen pour un humain de pouvoir acquérir sa liberté en étant pas dépendant d’un autre ou d’une « organisation » (marxiste ou autre).

          La « dette » est un moyen efficace de limiter cette propriété d’usage : Si vous empruntez ne serait-ce que pour acquérir un nouveau gadget vous risquez à tout instant de vous retrouver privé de vos autres biens logement, outil de travail ou autre) afin de rembourser ladite « dette ».

          Et les nombreuses taxes sur la « propriété » (foncières etc.) sont aussi là pour vous contraindre à devoir abandonner cette liberté et devoir revendre votre logement pour payer ces impôts.
          Puis des « investisseurs » vous prendront ensuite en otages en vous louant cette fois votre ancien logement (avec le risque de vous foutre dehors si vous leur déplaisez) sans avoir à payer lesdites taxes (qui dans le pire des cas seront payées par vos soins – il n’y a pas de petit profit).

          Les taxes sur les biens d’usage vitaux sont totalement illégitimes.

          Les seuls « produits » qui devraient être taxés (et fortement) sont ceux qui permettent à leurs propriétaires de s’enrichir sans effort.

          Mais comme les plus gros propriétaires de ces biens rémunérateurs sont ceux qui dictent les lois, ne vous attendez donc pas à de grands miracles, sauf révolution anarchiste tendance proudhonienne.

          Le marxisme ne vaut pas mieux car il confiera le pouvoir de propriété à des « administratifs » qui le géreront à leur propre avantage.

            +0

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  • Dominique Gagnot // 17.11.2020 à 12h30

    Voici l’essentiel d’un système économique bien conçu :
    Il comprend évidement une banque centrale.
    Celle-ci contrôlée par les intérêts sociaux, écologiques, humains… financerait directement des entreprises à finalité sociale, écologique et humaine.
    Cet argent irriguerait ensuite le reste de l’économie de par les besoins externes de ces entreprises.
    La régulation de la masse monétaire se ferait par impôts, taxes, redevances…
    Un tel système est exposé plus profondément dans la 2èm partie de ce petit bouquin, en pdf : http://bit.ly/capitalisme
    Le système actuel fait exactement l’inverse : la banque centrale arrose là ou rien ne peut pousser, et fait de la rétention, tout en espérant quoi au fait ?

      +3

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  • Dominique Gagnot // 17.11.2020 à 12h39

    Du point de vue capitaliste, les travailleurs et la planète ne sont que force de travail et ressources physiques, qu’il convient d’exploiter au moindre coût.

    Toute autre considération (destruction de l’écosystème, paupérisation…) est sans objet car ignorée du capitalisme.

      +5

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  • Dominique Gagnot // 17.11.2020 à 12h40

    Le capitalisme n’a pas pour objet de répondre aux besoins réels.

    Satisfaire les besoins réels n’est qu’une conséquence particulière – et non un cas général – de la recherche de profit, comme on pourrait le penser.
    Pire encore. Créer des besoins pour mieux y répondre génère du profit. C’est pourquoi l’industrie pharmaceutique rend malade pour mieux soigner, l’industrie agroalimentaire détruit la nature pour placer ses produits particuliers, et rend le consommateur accro (sucre, sel, graisse…) à sa nourriture, ce qui par ailleurs est bon pour l’industrie pharmaceutique.
    La même logique se retrouve à peu près partout.

    Et cerise sur le gâteau :

    Depuis des décennies, la recherche du profit a pour conséquence d’empêcher un nombre croissant d’individus de répondre à leurs besoins élémentaires !

    Les gains de productivité, motivés par le profit, permettent en effet de supprimer les emplois devenus superflus, et donc les salaires, sans lesquels vivre devient impossible.

      +4

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  • pseudo // 17.11.2020 à 12h56

    https://reporterre.net/Au-Carnet-des-cameras-cachees-et-illegales-pour-surveiller-des-ecologistes

    > Des caméras très sophistiquées et camouflées ont été retrouvées par des militants au Carnet, où des écologistes luttent contre le bétonnage d’un site naturel. Un dispositif illégal, dont les images accusent la gendarmerie locale.

    on ne ferait pas ça pour traquer du dealer, mais pour des écolos c’est yolo.

      +3

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  • utopiste // 17.11.2020 à 13h38

    Le capitalisme, c’est l’accumulation de l’argent qui devient outils de pouvoir là où il ne devrait-être qu’outils d’échange. Le pillage et autres activités destructrices ne sont pas, hélas, le seul fait du capitalisme mais plutôt les conséquences de la « libéralisation » des bas instincts humains.

      +1

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  • libvert.fr // 17.11.2020 à 13h53

    Cet article ne récapitule que les problèmes historiques, alors que les bénéfices du capitalisme sont très largement supérieurs (prospérité générale, et voir les nouveaux projets financés par les obligations vertes )

    « Ceux qui recherchent le profit n’ont d’autre choix que d’infliger des dommages à la société en général, ou à la planète, et de dissimuler ensuite leurs actions profondément antisociales – voire suicidaires »

    => Ce n’est pas sérieux, .. dans la majorité des cas, faire du profit permet de développer des projets rendant service, et se passant bien. Le profit est positif, tant que la vente n’est pas forcée. Aux individus de faire les bons choix aussi.

    « L’accumulation primitive de capital est quasiment toujours violente »
    => Pas dans le cas d’un Etat de Droit centriste, avec une Justice indépendante et efficace (pour les respect des libertés inter personnelles)

    Toutes les extrêmes politico religieuses sont problématiques (et le communisme se situe à l’extrême gauche)

    => Vive le libéralisme vert ! (ou l’écologie turquoise)

      +1

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  • Casimir Ioulianov // 17.11.2020 à 14h11

    J’avais lu il y a pas longtemps une étude sur les externalité négative du capitalisme , le chiffre qui m’avait tué c’était entre 50 et 60 millions de décès prématurés ou évitables PAR ANS. Une deuxième guerre mondiale en entier PAR ANS. Franchement si le communisme c’est un échec , le capitalisme c’est une catastrophe.

      +5

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  • Anfer // 17.11.2020 à 15h51

    Le marché spontané autoregulateur, tant que cette fable de charlatans n’aura pas été définitivement mise à la poubelle, vous ne pourrez jamais aborder ce problème des externalités.

    Les externalités, c’est le coût réel, pas les faux prix du « marché ».

    Tant que dans un système économique, il sera jugé socialement acceptable des activités non rentables en tenant compte des externalités, rien ne changera.

      +5

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  • Jo // 17.11.2020 à 15h57

    Le capitalisme crée des externalités nocives.
    Exemple: un capitaliste s’enrichit en vendant une bombe qui crée mort et destruction à l’autre bout du monde.
    Conclusion: sortons du capitalisme pour ne plus créer d’armes, donc de guerres.

    Compilation de l’article + commentaires: sortons du capitalisme pour ne plus créer de pauvreté, d’inégalités, de cupidité, de manipulation, de pollution, de mensonge, de complotisme, de décès prématurés, d’exploitation des hommes et de la nature, de concentration de pouvoirs, de surveillance, de maladies fabriquées, de chômage, et j’en passe…

    « Le capitalisme »…

      +1

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  • Ernesto // 17.11.2020 à 16h54

    Le capitalisme est un crime anthropologique et écologique, il faut s’en débarrasser au plus vite pour sauver la planète et ceux qui l’habitent. Par quoi le remplace-t-on ? Dans les commentaires, j’ai beau chercher, je ne vois pas de propositions d’alternatives crédibles. Le capitalisme horizon indépassable de l’humanité ?

    « La Chine, un super exemple de capitalisme appliqué dans un système politique communiste ».
    Les dirigeants chinois n’ont de communistes que le nom. Le « vrai » communisme (au sens de Marx, un spécialiste en la matière, c’est une société sans classe, débarrassée du capitalisme, avec le dépérissement de l’Etat, où « le libre et plein développement de chacun est la condition du libre et plein développement de tous », donc l’individu AVANT le collectif mais l’un n’allant pas sans l’autre.

    L’ex URSS pas plus que la Chine ou d’autres n’ont mis en œuvre ces critères, d’autant plus que d’après Marx toujours, la révolution communiste ne pouvait se développer que dans des pays capitalistes développés à fort potentiel industriel . Contrairement donc à l’idée commune le communisme n’a jamais existé nulle part.

    « mépris total pour leur santé (aux chinois) ». Vous vous égarez,comme d’autres pays asiatiques, la Chine a circonscrit le virus, pas de deuxième vague, la seule économie au monde avec la vie repartie de plus belle. Le minimum d’honnêteté voudrait qu’on reconnaisse au moins à ses dirigeants qu’ils on fait ce qu’il fallait pour en arriver là.

      +5

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  • Goupil // 17.11.2020 à 17h00

    Vaste confusion entre le productivisme industriel et le capitalisme qui n’en a pas le monopole. «Les richesses naturelles sont inépuisables, car, sans cela, nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées ni épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques», écrivait Say, à la fois journaliste, écrivain, économiste et industriel (carré d’as). Il ne faut donc pas s’étonner que les externalités liées à l’obtention desdites ressources (quel que soit le système) ne soient pas non plus « l’objet des sciences économiques ».

      +1

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  • Julien Bonnetouche // 17.11.2020 à 17h38

    Rien qu’en changeant un mot on aurait pu écrire cela quelques années en arrière :

    Malgré les ravages du Communisme, le Pouvoir s’entête et contre-attaque

      +3

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    • Dominique65 // 18.11.2020 à 13h49

      Si on va par là on peut l’écrire aussi pour l’UE.
      Notons que l’URSS s’est effondrée. Ça devrait t’effrayer.

        +1

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  • JPR // 18.11.2020 à 14h01

    Le problème n’est ni la Chine, ni l’Occident, ni capitalisme, ni libéralisme, c’est la nature humaine: avoir ou être, hybris gourmand ou pensée raisonnée, Marx ou Shakespeare, compter ou penser: équilibres et déséquilibres entre ces deux pôles tout au long d l’Histoire…

      +1

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  • V_Parlier // 19.11.2020 à 01h01

    Je lis dans l’article: « Nos politiciens et nos médias transforment les victimes de nos guerres et de nos captations des ressources en, au mieux, des migrants économiques et, au pire, des barbares aux frontières. »
    -> Je suis à chaque fois sidéré du fait que tant de personnes s’entêtent à croire que les gens que nos dirigeants jettent dans la guerre, parfois en les agressant directement, n’ont qu’une envie: celle de venir chez nous. Déjà, si c’était le cas ce ne serait pas pour venir en paix, en toute logique. Mais de plus, il est beaucoup plus probable que ce soit en bonne partie des « gars qui font du bon boulot » en Syrie venus réclamer leur du (ou dans le meilleur des cas, oui, ils ne peuvent être que migrants économiques venus d’ailleurs). A part ça, « nos politiciens » qui répandent la guerre partout sont justement ceux qui veulent l’open bar aux clandestins. Tout est pourtant si clair…

      +0

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  • christian gedeon // 19.11.2020 à 06h34

    C’est quand même fou, cette schizophrenie ! Haro sur le capitalisme d’un côté et développement exponentiel du mode de vie capitaliste et élitiste de l’autre, chez les mêmes ! En même temps…l’exemple le plus parlant est Amazon. « Personne n’achète chez Amazon et tout le monde est contre ». A croire que des centaines de millions de martiens ont débarqué clandestinement sur terre pour être clients d’Amazon! Ou alors l’hilarante ruée sur les «  énergies vertes » et la voiture électrique. Vous avez aimé la pollution au co2 ? Vous allez adorer le désastre écologique et environnemental des énergies vertes et renouvelables ! Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre!

      +2

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  • rolland // 19.11.2020 à 07h59

    Ahh le capitalisme……en réalité il n’est qu’un Mot, ou Maux si l’on regarde ce que l’homme en a fait.
    Toute concentration, centralisation ou monopole ne peut amener qu’à un système tyrannique et par nature ennemi du vivant.
    D’où le besoin de poser un regard sérieux sur ce concept de Démocratie.
    En effet c’est bien le dévoiement de celle-ci ( ..de sa définition première ) qui a produit une extériorité agissant en tant qu’ennemie du vivant et c’est cette extériorité ( telle un oxymore ) d’une Démocratie dévoyée qui a permis aujourd’hui d’en arriver là où nous en sommes et de faire du capitalisme ce que nous en avons fait.
    Redéfinir et comparer doivent être les premiers pas vers une prise de conscience générale !
    4 minutes à remettre en plein jour : https://www.youtube.com/watch?v=Ic-4f03-v3U

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    • JPR // 19.11.2020 à 09h19

      oui, d’accord! c’est pourquoi il est nécessaire de distinguer libéralisme et capitalisme: l’un étant le revers de l’autre comme les 2 colonnes du bilan comptable actif-libéralisme/passif-capitalisme ce dernier absorbant l’énergie, la création la production du libéralisme jusqu’à le cannibaliser. Seul moyen d’en sortir: stopper le flux sanguin de la création monétaire et le réguler entre actif/passif… le fera-t-on?

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      • rolland // 19.11.2020 à 09h50

        Capitalisme et libéralisme quels qu’ils soient ne semblent être que les conséquences de ce que nous faisont de l’idée de la Démocratie.
        Pour ma part je ne prendrai pas même la peine de distinguer libéralisme et capitalisme.
        De fait, si nous parvenions à installer une démocratie ( étymologique ) digne de nom il est clair que tout serait fait allant dans les intérêts ( naturels ) de tout et de tous.
        Dès lors l’économie comme le reste servirait le vivant à l’inverse d’aujourd’hui où il est évident que le vivant sert l’économie / entreprise / finance / marché / grands détenteurs de capitaux au détriment de tous et de tout.
        Bref tout est à revoir et cela ne peut être rendu possible qu’en modifiant la base des bases, inutile de signifier qu’il en va d’une reprise en main totale par le plus grand nombre de notre avenir commun, et que donc la base de ce pan n’est autre que la mobilisation de tous ( chacun à sa façon dans son domaine ) contre la partie visible autant qu’invisible des détenteurs des pouvoirs.
        En ce faisant, c’est bien d’un débat sur une ( La ) question civilisationnelle sur quoi nous nous portons et en la posant nous y répondons, c’est pourquoi il est important de profiter du moment présent où tout est encore discutable pour remettre cette question au centre des débats familiaux, amicaux, sociétaux….
        Remettre de la conscience là où l’ingénierie sociale a placé au centre de tout l’inconscient ( donc le laissé aller ) en état de règne sans partage.

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  • Ernesto // 19.11.2020 à 19h52

    @GiZeus (18/11/20 à 17H 56): « Le capitalisme dans sa version simple c’est simplement le moyen de gagner de l’argent en produisant des biens avec ce que l’on possède. Bref, je possède de la laine et des aiguilles, je vais fabriquer un pull et le vendre ».

    ça c’est plutôt la version simpliste, un conte pour enfant. Vous avez simplement oublié que ce n’est pas le capitaliste qui fabrique le pull! Mais c’est bien lui qui le vend et récupère le profit dégagé par le travail de ses ouvriers.

    Marx n’a pas été prix Nobel d’économie, au contraire de Hayek, qui, comme Milton Friedman, le pape du néolibéralisme et l’école de Chicago, ont fortement inspiré les politiques économiques régressives du Chili de Pinochet, de l’Amérique de Reagan, du Royaume-Uni de Thatcher

    Mais vous devriez quand même le lire: il n’y a pas mieux pour comprendre le capitalisme et les rapports sociaux qui le définissent: rapport de propriété, rapport salarial, rapport de production, rapport monétaire et marchand.

    Vous aurez compris que le petit commerçant qui travaille dur avec son épouse pour faire tourner sa boutique, n’est pas un capitaliste, c’est un indépendant dont les conditions d’existence rappellent celles d’un salarié lambda. Seule différence il est son propre patron et décide souverainement de son travail et de tout ce qui en découle.

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    • GiZeus // 22.11.2020 à 21h42

      Sans défendre Friedman, parce que je ne suis pas entièrement d’accord avec l’école de Chicago (je préfère largement l’école Autrichienne, plus pragmatique à mon goût), connaissez vous la situation du Chili ? Pour y avoir été (j’ai d’ailleurs vécu le déclenchement des émeutes et les incendies des métros), il est vrai que vu d’Europe la situation pourrait ne pas être enviable. Système de santé ultra privatisé, endettement sur le long terme pour les étudiants (mais c’est pareil aux USA). Pourtant je ne comprends pas que parliez de la « politiques économique régressive du Chili ». Aujourd’hui le Chili est le pays le plus puissant économiquement de l’Amérique du Sud. Rien que cela devrait vous faire réfléchir aux bienfaits (je ne dis pas la perfection, car je suis conscient de certains défauts du capitalisme.

      Je fais le parallèle avec la politique socialiste de son voisin, le Vénézuela, qui a vu son inflation croître de 9500% (oui, c’est bien le chiffre) en 2019.

      Pour revenir à mon propos, le capitalisme ou le libéralisme sont trop souvent vus comme un moyen scandaleux de faire du profit. Ici je défends surtout le libéralisme en tant que doctrine (et non pas comme système économique), qui pose la liberté de l’individu comme socle de la société. Ce que le socialisme nie au profit d’un égalitarisme dangereux. Le libéralisme ce n’est pas que l’appat du gain (bien que certaines personnes le soient mais heureusement pas toutes), mais aussi la liberté d’entreprendre, chose très compliquée dans un pays planificateur.

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    • GiZeus // 22.11.2020 à 21h49

      « ce n’est pas le capitaliste qui fabrique le pull! Mais c’est bien lui qui le vend et récupère le profit dégagé par le travail de ses ouvriers. »

      Et ce ne sont pas les ouvriers qui mettent en jeu leur argent en payant d’autres personnes pour fabriquer des pulls. Ce n’est pas eux non plus qui achètent les machines de travail et qui doivent les changer quand elles sont obsolètes ou dépassées. Heureusement qu’une personne qui prend des risques avec son argent a un retour sur investissement ! Vous vous voyez prendre un risque sans aucun bénéfice ? C’est de la folie !

      Je vous rappelle que le salaire d’un ouvrier est assuré par un contrat (surtout en France). Celui d’un patron ne l’est pas. La liberté c’est justement pouvoir quitter le salariat pour devenir créateur d’entreprise, si on le souhaite et si on en a le courage ! Il n’y a rien de honteux à vouloir rester salarié (je le suis), mais il est aussi très bien de devenir son propre patron et de lancer son propre produit si on le souhaite. La France qui est écrasée de taxes éloigne justement les entrepreneurs (46% des prélèvement obligatoires, le plus fort taux de l’OCDE).

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      • Cévéyanh // 24.11.2020 à 23h00

        « Les taxes écrasantes » sont la conséquence qu’une infime partie des humains (celles qui gagnent énormément) ou des sociétés ne veuille la payer (ou en paye une minuscule partie) et c’est la grande partie (qui ne peut y échapper) qui l’a paye à sa place. Certains humains pervertissent le système et font peser le poids des taxes sur une partie de la population. La conséquence est, en grande partie, des inégalités de plus en plus grande. Le système de redistribution ne peut fonctionner au mieux en France.

        Vous dites : « Et ce ne sont pas les ouvriers qui mettent en jeu leur argent en payant d’autres personnes pour fabriquer des pulls. (…) Heureusement qu’une personne qui prend des risques avec son argent a un retour sur investissement ! »
        Nous pourrions aussi dire : « heureusement que le patron a trouvé des ouvriers qualifiés pour faire tourner son entreprise. Ce n’est pas lui tout seul qui fait tourner sa société de fabrique de pull. »
        Sans les 2 parties, l’entreprise ne peut fonctionner. Il faut une ou des personnes qui apportent des moyens de production et la mise en oeuvre par un ou des travailleurs qualifiées.

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  • Blabla // 22.11.2020 à 12h22

    Le capitalisme est un système où le capital permet d’acquérir les moyens de production et d’en privatiser les revenus

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  • Aupetitgendre Jean-François // 23.11.2020 à 11h59

    Il est bon de lire enfin une analyse qui associe les externalités des entreprises, les problèmes environnementaux, la radicalisation des mouvements contestataires, et la nécessité dans le cadre du capitalisme de réaliser des profits financiers par tous les moyens, y compris les plus mortifères pour l’homme et son environnement. Lire sur ce site que « le capitalisme produit un modèle économique qui n’est pas seulement rapace mais aussi psychopathe » est un réel plaisir. Mais dans ce cas, pourquoi si peu d’articles posent le problème de fond que représente le profit, conséquence directe et logique de l’échange marchand? Sommes -nous condamnés à supporter les conséquences d’un « système psychopathe » jusqu’à l’extinction de l’espèce? Ne pouvons-nous pas concevoir un système économique sans profits, donc sans externalités, sans échange marchand, sans concurrence, sans extractivisme…? Quand donc entendrons-nous les voix de plus en plus nombreuses imaginant une « désargence »?

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  • Ernesto // 24.11.2020 à 00h56

    @GiZeus : nous ne tomberons jamais d’accord, vous êtes libéral, je suis anti-capitaliste.

    Je ne réfléchirai jamais « aux bienfaits » du capitalisme car je le considère comme un crime anthropologique et écologique. Il épuise la nature, il exploite et aliène les hommes, il met en péril la planète et ceux qui l’habitent.

    Vous prônez la liberté comme socle de notre société, mais c’est celle du renard libre dans le poulailler. Il n’y a pas de liberté sans émancipation des exploités.

    Vous trouvez « l’égalitarisme dangereux », mais sans égalité des droits et des devoirs, la société est minée par les divisions, les fracturations, l’impossibilité du vivre ensemble, les tensions permanentes, les violences sociales et symboliques.

    La liberté d’entreprendre est une excellente chose, mais sous réserve de se faire sans recours aux rapports sociaux de domination capitaliste.

    La planification démocratique, est indispensable pour penser le long terme, savoir où l’on va, anticiper l’avenir en le préparant. Le capitalisme, court-termiste par nature, guidé par la quête sans fin du profit et de l’accumulation, s’avère incapable d’offrir une vision éclairée et mobilisatrice pour le futur.

    « Les taxes écrasantes » dont vous parlez, servent à financer notre modèle social, protection sociale, santé, retraite, et assurer une certaine redistribution des richesses sans laquelle l’explosion des inégalités atteindrait des niveaux encore jamais vus. Les français y sont à juste raison fortement attachés.

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    • Cévéyanh // 24.11.2020 à 22h20

      Le capitalisme est apparemment le meilleur moyen que l’humain a inventé afin de s’accaparer les richesses de la planète en faisant partager à plus d’humains que les autres systèmes. Le capitalisme a permis d’augmenter l’espérance de vie, l’augmentation de certaines populations, l’alphabétisation de certains humains, leur confort de vie… Ce qui manque à beaucoup d’humains c’est certainement la sagesse. Quelque soit le système, certains le pervertiront. Depuis des siècles, les humains ont été aliénés, mis en escalavage, fait des guerres, fait disparaître certaines espèces d’animaux, déboisé des forêts… Ce n’est pas la nature de l’humain de détruire. Par contre, c’est sa très grande capacité d’emprise sur son environnement sans être déranger ou peu (ou déréguler) par les autres vivants. Alors pour moins avoir d’emprise sur la nature, certains humains doivent se réguler d’eux-même. Chercher d’autres façons pour avoir le même « confort » n’impactera pas moins la planète.

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