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20.août.202020.8.2020 // Les Crises

L’émergence des sociétés militaires privées : la terre à l’heure du néolibéralisme

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Source : LVSL, Ewen Bazin

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La dernière tentative de coup d’État contre le président du Venezuela Nicolas Maduro n’a pas été menée par une agence liée au gouvernement américain, mais par une société militaire privée, basée aux États-Unis. Elle est symptomatique de la montée en puissance fulgurante de ces acteurs sur l’échiquier géopolitique.

Plus d’un million de personnes travaillent aujourd’hui pour une société militaire privée dans le monde. Blackwater (américaine) en Irak ou Wagner (russe) en Libye [1] : ces compagnies ont pignon sur rue en zone de conflits.

La privatisation de missions habituellement prises en charge par l’État ne touche dorénavant plus seulement le secteur économique, mais également les questions de défense et la gestion de la politique extérieure. La libéralisation des structures étatiques a rendu possible l’éclosion de ces sociétés. Censées combler les défaillances des armées, elles prennent aujourd’hui une importance croissante dans la conduite des affaires militaires.

LES RAISONS DE CETTE EXTERNALISATION

Le recrutement s’explique d’abord par la symbolique qui ressort de la réputation et de l’image de ces entreprises. Lors d’un conflit chaque mort de soldat est l’apport d’une nouvelle pierre à l’édifice des opposants de la guerre. Plus les victimes sont nombreuses, plus les gouvernants doivent gérer une opinion publique qui leur devient défavorable. A contrario, la mort de contractants n’est pas comptabilisée officiellement. La capture ou le décès de mercenaires en zone de guerre est un coût bien plus tolérable pour eux en terme d’image publique.

En plus de cela, les bavures et les éventuels cas de corruption sur le sol étranger leur sera bien moins reproché (ou seulement par ricochet). Ils peuvent donc s’ériger comme des parangons de vertus tout en menant des missions en sous-main dans le monde entier. Cette présence militaire informelle leur permet de conserver un ancrage dans des zones de conflits, dont ils se sont pourtant officiellement retirés.

La deuxième raison touche à l’impératif de rentabilité. Externaliser et donc déléguer des opérations est bien moins coûteux pour les États. Comme l’évoquait Sami Makki dans le Monde Diplomatique, le département de la défense américain estimait ainsi, en 2002, « qu’il pourrait économiser plus de 11 milliards de dollars entre 1997 et 2005 grâce à l’externalisation » [4]. Des sommes colossales donc, qui achèvent de convaincre nombre de gouvernements. L’évolution de ces organisations et la multiplication de leurs missions rendent même ces économies bien plus importantes aujourd’hui.

UNE EXPLOSION DU RECOURS AUX SOCIÉTÉS MILITAIRES PRIVÉES

Après l’Irak, on observe une évolution progressive de ces entreprises. En se développant, elles vont assurer la prise en charge d’opérations toujours plus variées : interventions anti-pirates en Somalie, lutte contre le terrorisme au Sahel, opérations humanitaires… Suivant les Anglo-saxons, les autres grandes puissances vont se décider également à investir massivement dans ce type de compagnies. Des sociétés chinoises se sont par exemple implantées en Afrique, ce sera le cas pour la Crimée ou plus tard la Libye pour les Russes… (France Info a d’ailleurs tenté d’établir un bref état des lieux des opérations de sociétés militaires privées en Afrique [8]). Le nombre de contractants sur les zones de conflit n’est plus anodin. Au début de la guerre en Irak en 2003 on pouvait comptabiliser 1 contractant privé pour 10 membres de l’armée américaineet ce sera même le double quatre ans plus tard. En terme de comparaison le ratio n’était que de 1 pour 100 lors de la première guerre du Golfe.

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Commentaire recommandé

Anfer // 20.08.2020 à 07h52

Les mercenaires on a déjà connu ça depuis longtemps, et l’arrivée des armées de conscription les a rendu obsolètes tel qu’ils existaient.

Un type payé peut se faire acheter par le camp d’en face, et si la bataille tourne mal, il se taille.
En plus de piller, violer, tuer, et se constituer des quasi états, il suffit de se rappeler la guerre de 30 ans.

Ceux dont on parle aujourd’hui sont plutôt sous ce statut pour des raisons politiques, afin d’avoir un « déni plausible ».

En 1940, il y avait l’AVG (American Volonteer Group), plus connus sous le nom de « Tigres volants », afin de soutenir la Chine nationaliste contre le Japon, sans officiellement envoyer de militaires américains.

En réalité, ces mercenaires, ou contractors, sont indirectement au service d’un gouvernement.
C’est juste une astuce pour pouvoir nier une implication officielle.

29 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 20.08.2020 à 07h52

    Nombre de sales coups de la France en Afrique ont été réalisés par les « affreux » dont le plus célèbre Bob Denard.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Denard

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    • Patrick // 20.08.2020 à 21h26

      Nous sommes des précurseurs, mais nous étions restés au niveau artisanal.
      Là, on a affaire à de vrais pros.

        +2

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  • Anfer // 20.08.2020 à 07h52

    Les mercenaires on a déjà connu ça depuis longtemps, et l’arrivée des armées de conscription les a rendu obsolètes tel qu’ils existaient.

    Un type payé peut se faire acheter par le camp d’en face, et si la bataille tourne mal, il se taille.
    En plus de piller, violer, tuer, et se constituer des quasi états, il suffit de se rappeler la guerre de 30 ans.

    Ceux dont on parle aujourd’hui sont plutôt sous ce statut pour des raisons politiques, afin d’avoir un « déni plausible ».

    En 1940, il y avait l’AVG (American Volonteer Group), plus connus sous le nom de « Tigres volants », afin de soutenir la Chine nationaliste contre le Japon, sans officiellement envoyer de militaires américains.

    En réalité, ces mercenaires, ou contractors, sont indirectement au service d’un gouvernement.
    C’est juste une astuce pour pouvoir nier une implication officielle.

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    • VVR // 20.08.2020 à 09h36

      On est quand même passé d’une forme artisanale à la Bob Denard, AVG, Brigade 2506 ou Opération Northwood, à des société commerciales par actions contrôlées par des fonds d’investissements. Et au delà de l’aspect diplomatique, comme intervenir militairement en Ukraine sans implication officielle (pour prendre un exemple purement fictif, puisque ni les russes ni les américains ne l’ont fait), elle sont maintenant utilisées dans des conflits normaux dans des taches qui normalement seraient de la responsabilité de l’armée régulière.

      Mais ça a la même utilité que d’externaliser tous les autres services de l’état: les mercenaires sont des employés d’une société privée, l’état n’a donc aucune responsabilité ou obligation vis a vis d’eux, ou de leurs actes. Et le bonus c’est que ce n’est généralement pas la même ligne budgétaire. Pour le coté économique cité par l’article, je doute un peu. L’exemple concret des administrations françaises montre que très souvent ça coûte plus cher pour une qualité moindre.

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    • Amora // 20.08.2020 à 18h47

      L’autre astuce que celle de nier une implication officielle, c’est qu’un mercenaire invalide ou blessé n’est pas pris en charge par l’état. C’est avant tout un coût économique plus faible qu’un soldat officiel qui motive l’utilisation du mercenaire dans le néolibéralisme actuel. Le soldat blessé et invalide coûte un « saladier » au contribuable et à l’état sur le long terme, pas le mercenaire. Un bon mercenaire est un mercenaire qui meurt car tant qu’il vit son salaire est dérisoire et masqué dans une trust par rapport aux risques pris, bien moins cher qu’une solde d’un soldat officiel.

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      • Az // 20.08.2020 à 20h56

        Sans compter que le mercenaire n’est théoriquement pas considéré comme un combattant mais comme un criminel au regard du droit international – avec ce que cela implique par rapport à l’absence des protections habituellement reconnues aux prisonniers de guerre.

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        • Patrick // 20.08.2020 à 21h28

          Avantage inverse : un mercenaire n’a pas à respecter les règlements en vigueur.

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          • Az // 20.08.2020 à 22h57

            Oui mais à ses risques et périls. Sans compter qu’il peut hésiter à ne pas exécuter un ordre inique par peur d’être « lâché » par son organisation, alors qu’un soldat d’active en théorie peut être protégé s’il refuse d’accomplir ce qui pourrait être qualifié de crime de guerre.

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  • Le Belge // 20.08.2020 à 08h02

    La guerre est une chose trop dangereuse pour être confiée au secteur privé qui n’aura jamais intérêt à ce qu’une solution négociée puisse être trouvée pour mettre fin aux conflits en cours dans lesquels se trouvent des mercenaires. Je vous conseille l’excellente causerie de Marc Chabot YT (https://www.youtube.com/watch?v=uMPhufrYLnU) consacrée à cette réelle problématique.

    Bonne journée.

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    • Jean // 20.08.2020 à 08h39

      Le Belge,

      Les multinationales, et ceux qui les détiennent, n’attendent que cette opportunité pour asseoir définitivement leur pouvoir. Les progrès de la robotique et de l’IA leur permettront bientôt de constituer des armées de guerriers autonomes.

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      • Le Belge // 20.08.2020 à 20h01

        J’espère que l’avenir vous donnera tort, mais, c’est vrai que, parmi les GAFA il doit y en avoir qui en rêve la nuit.

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  • Rond // 20.08.2020 à 08h17

    Le rôle de ces officines est désormais connu de tous. Le paravent de vertu des gouvernements qui les emploie est ainsi bien éventé.
    Si l’occasion se présente, ces gars d’ici et d’ailleurs pourront rentrer chez eux … pour faire le sale boulot à domicile en quelque sorte.
    Où que l’on regarde, ce monde est fou. Et qu’attend-on d’un fou ? Pas grand chose de bien. Et que voit-on du bien ? Pas grand chose, pas assez vendeur.

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  • zozefine // 20.08.2020 à 09h18

    le mythe veut que la suisse soit devenue neutre (et même condamnant pénalement toute personne ayant combattu en terre étrangère : l’amnistie des derniers brigadistes n’a été votée qu’en … 2009 !) lorsque des mercenaires suisses ont combattu d’autres mercenaires suisses à marignan 1515. ils ont probablement chanté une youtze par delà les herses et les machicoulis, et, chemin de damas faisant, se sont reconnus non pas les uns contre les autres, mais les uns frères des autres.
    perso, si des mercenaires massacrent d’autres mercenaires en terrain désertique, si la guerre devenait une affaire de spécialistes en terrain dégagé, j’aurais rien à redire à ça, chacun ses jouets. hélas hélas, ce n’est pas le cas, il y a toujours de pauvres cons sous le feu des balles, à juste passer vaquer à leur vie.

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    • RGT // 20.08.2020 à 10h02

      C’est bien ce que je dis depuis des années : Il faudrait construire des arènes en plein désert pour que les mercenaires et les militaires PROFESSIONNELS (pas les appelés qui dans leur majorité n’ont pas choisi de participer aux massacres) s’entre-tuent dans la grande tradition des « jeux du Cirque ».

      Et je suggère AUSSI que les dirigeant belliqueux s’affrontent dans l’arène dans un combat sans merci à l’issue duquel un seul survivant sortirait de l’arène (dans un état tel qu’il ne survivrait que quelques heures, ce serait un bonheur.

      Imaginez seulement un combat Macron-Merkel : Il suffirait à cette dernière de se mettre en boule et de se laisser rouler sur le gracile ado attardé et il ne resterait qu’une crêpe au milieu de l’arène.

      De même, un combat Trump-Poutine se terminerait avec une houppette blonde en orbite autour de la terre.

      Comme disait le regretté Jacques Prévert : « La guerre serait un bienfait des dieux si elle ne tuait que les professionnels ».

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  • RGT // 20.08.2020 à 09h52

    Je tiens à signaler que Blackwater n’existe plus : Cette société a changé son nom pour celui d’Academi qui est plus « fréquentable » pour ses nouveaux actionnaires (banques, fonds de pension, etc.) qui souhaitaient ne pas être aspergés par la puanteur nauséabonde de cette société pourtant si profitable…

    En France, n’oublions pas non plus le célèbre Bob Denard qui avait défrayé la chronique à la fin des années 90 et au début des années 2000.

    Ce mercenaire sanguinaire, cupide et qui ne s’embarrassait pas de problèmes de conscience avait été souvent appelé par les autorités françaises « bienveillantes » pour faire des coups d’états bien sales dans les anciennes colonies afin de préserver les intérêts de certains ploutocrates français influents sans avoir trop de m**** sur les mains.

    Il a même envoyé des « collaborateurs » pour participer aux massacres au Rwanda, pour rappeler les « qualités morales » de ce type.

    Et il a toujours réussi à passer entre les mailles des filets de la justice, sans doute parce qu’il avait quelques « dossiers intéressants » que « nos » dirigeants préféraient ne pas voire dévoilés…

    Toutes les nations de cette planète font appel à des mercenaires pour des opérations bien nauséabondes dans lesquelles elles ne souhaitent pas être directement impliquées.

    Le mercenariat est aussi vieux que « socialisation » humaine et je pense que cette « tradition », tout comme la chasse, l’esclavage, la corrida ou les génocides n’est pas prête de s’éteindre.

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    • VVR // 20.08.2020 à 10h44

      Petite inexactitude: Academi n’existe plus, elle a été absorbée dans Constellis. L’Academi actuel est la branche entrainement / parc a théme (stage « team building », avec des M4) de Constellis. Un groupe beaucoups plus gros qui permet d’avoir beaucoups plus d’ancien conseillés de la maison blanche parmis les dirigeant.

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    • Patrick // 20.08.2020 à 21h32

      Quand Bob Denar a failli être jugé il a simplement dit qu’il répondrait à toutes les questions du tribunal, qu’il dirait tout ce qu’il savait… Il n’a jamais été jugé.

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  • Pomme // 20.08.2020 à 09h54

    Un detail qui n’en est pas un : cela fait plus de 8 ans que « Blackwater » à changé de nom pour « Academi » … et l’article date de 2020 ?

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  • nulnestpropheteensonpays // 20.08.2020 à 10h19

    dans certains pays méditerranéens , des mecs comme ça existaient déjà , ça a créé la mafia ! C’est génial , si j’ai des ronds je peux avoir ma petite équipe de tueurs en toute légalité.L’avenir est noir comme les uniformes des blackwaters…

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  • Az // 20.08.2020 à 10h34

    Excellent article. Merci de le relayer.
    Le sujet est crucial. C’est une véritable bombe à retardement. Nous vivons une reféodalisation du monde. Certaines entreprises (en tout cas leurs chefs) rêvent d’un monde couvert de pays en ruine dont l’état est failli… pour pouvoir tout reconstruire et écraser définitivement ces état nations qui les entravent avec leurs maudite souveraineté populaire, leurs idées de service public et de bien commun alors que le monde devraient être entièrement régulé par la loi de l’offre et de la demande et du profit individuel.

    Entretien édifiant à écouter attentivement (surtout ce qui est dit entre les lignes). Ca fait froid dans le dos.
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-monde-des-espions-saison-2-les-nouveaux-corsaires/michael-stock-ladministrateur-prive-des-pays-en-liquidation

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  • 78 ans // 20.08.2020 à 13h38

    Voilà qui va bien au-delà du simple recours aux mercenaires dans les conflits armés. Nous vivons maintenant à l’ère de la guerre hors limites, sans restrictions.

    « Tout est permis. » — TOUT.

    Cette leçon de l’Empire doit être approfondie longuement… afin de seulement commencer à saisir (difficile!) ce que cela veut vraiment dire et implique. C’est du sérieux, très sérieux. Comme une fin des illusions dont tant de gens si aisément se consolent. Un monde devenu fou. Diligemment, Sun Tse s’y est mis.

    « Unrestricted Warfare »
    Qiao Liang and Wang Xiangsui
    (Beijing: PLA Literature and Arts Publishing House, February 1999)

    https://www.c4i.org/unrestricted.pdf

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    • Patrick // 20.08.2020 à 21h34

      Depuis la nuit des temps, les seules limites à la guerre ont été purement techniques, tout ce qui pouvait être fait a été fait.

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    • Subotai // 20.08.2020 à 23h04

      Mais non… 🙂
      La guerre a toujours été opportunité d’actes de sauvagerie extrêmes – donc toujours hors limite.
      La guerre aussi, de fait, a toujours été limitée puisque, ne se battant QUE contre d’autres hommes, les même restrictions à la liberté des actes s’appliquent: celle de l’humanité.
      C’est à dire qu’étant conscient (prise de conscience extrêmement brutale sur le terrain) que l’autre comme être humain peut me faire la même chose que je lui fais, je me contrains naturellement dans mes actes – dans l’espoir informulé qu’il fera de même.
      Il peut y a voir des périodes ou des champs d’action où la démesure s’emparent des protagonistes, ou un moment où un protagoniste croit en la possibilité d’un extrémisme à son avantage, mais ça ne dure jamais longtemps. A un moment moment les faits viennent rappeler qu’on a en face des alter-égo. Que ce n’est pas un combat entre Kryptoniens et Humains, mais un combat d’Humain contre Humain…

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    • 78 ans // 21.08.2020 à 14h08

      @ wizzard…

      Ne lisez surtout pas l’ouvrage donné en référence. Vous risqueriez d’apprendre ce dont il est ici question, la guerre comme mode de vie.

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  • Intrepidus // 20.08.2020 à 15h05

    Vous connaissez tous cet adage : « l’argent est le nerf de la guerre ». Un instructeur à l’École de Guerre » précisait, il y a plus de dix ans déjà, le contraire :

    « La guerre est le nerf de l’argent »…

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  • Az // 20.08.2020 à 17h44

    Non ces sociétés sont très différentes des légions étrangères.
    La Légion étrangère française par exemple parle des légionnaires comme des « Fils de France non pas par le sang donné mais at le sang versé « . C’est très différent d’un contractuel qui ne voit que sa fiche de paie et qui n’a aucune motivation d’ordre patriotique. La Légion offre une nouvelle identité au légionnaire qui le souhaite, il y a aussi une notion de « deuxième famille«  ( ce n’est pas du blabla, j’ai récemment assisté à l’enterrement d’un vieux ex-légionnaire de 70 ans ; presque personne hormis ses enfants… et un légionnaire envoyé par la Légion de son lieu de décès pour la représenter )

      +3

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    • Intrepidus // 21.08.2020 à 14h59

      Le monde entier disait : la France est en danger,
      Les barbares demain, camperont dans ses plaines,
      Alors, cet homme que nous nommions « l’étranger »,
      Issus des monts latins ou des rives hellènes,

      Ou des bords d’outre-mers, s’étant pris à songer,
      Au sort qui menaçait les libertés humaines,
      Vint à nous, et s’offrant d’un cœur libre et léger,
      Dans nos rang s’élança sur les hordes germaines,

      Quatre ans, il a peiné, lutté, saigné, souffert!
      Et puis un soir, il est tombé, dans cet enfer.
      Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’arche immense,

      Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé,
      N’est pas cet étranger devenu fils de France,
      Non par le sang reçu mais par le sang versé.

      Pascal Bonetti

        +0

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  • Myrkur34 // 21.08.2020 à 08h54

    Anecdote d’un dirigeant russe d’une société de « chiens de guerre » sur la mort en opération de quelques uns de ses gars.
    En gros que c’était les risques du métier et que c’était la fin possible en contrepartie d’un bon salaire (à corréler avec le salaire moyen russe).

      +0

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  • VVR // 21.08.2020 à 16h52

    Pour Constellis, il y a quelques années c’était la propriété de Forte Capital Advisors LLC et Manhattan Strategic Ventures LLC. Pour moi, un fond d’investissement fait de la détention collective d’actifs, la propriété de Constellis LLC est un actif, et comme les 2 entreprise propose a des retraité et jeunes actifs de placer leurs économies (entre autre dans Constellis), les deux sont des fonds d’investissements.

    Je n’ai aucune idée de ce qu’il en est maintenant: ils comptaient vendre et en tirer un jolis bénéfice au passage, mais l’enchère était privée et le résultat confidentiel, car malgré le ravalage de façade ce n’est toujours pas très sexy de posséder Blackwater.

    Pour la ligne budgétaire, c’est bien le DoD qui fait le contrat, mais le congrès qui signe le chèque. Et comme ce ne sont pas des frais de personnel, pas des frais de matériels, et rien qui engage sur le long terme, ça peut se négocier beaucoup plus librement comme frais exceptionnel pour les opérations extérieures, ce qui est une ligne a part. En plus il n’y a pratiquement jamais de compte a rendre sur ce poste, alors les gauchistes vont faire chier pour des écrous de 10 à 20 dollars piéce sur le compte maintenance.

    Exactement comme dans les administration ou l’on remplace les agents d’entretient par une boite externe: la facture est salée et il faut trois jours pour changer une ampoule, mais ça permet de remplir l’objectif de diminution du nombre de fonctionnaires.

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