Source : Frédéric Lordon, pour Le Monde Diplomatique, le 19 avril 2017.

Un angle accidentel

1.

À l’époque dite « démocratique », un système de domination est une créature paradoxale qui, précisément parce que l’époque se veut « démocratique », refuse catégoriquement de se reconnaître comme système. Il suffit pourtant d’un commencement de mise en cause de ses intérêts vitaux pour volatiliser aussitôt sa comédie du déni et le rendre à nouveau manifeste. Le système est d’ailleurs tellement système qu’il ne sort du registre de la dénégation que pour tomber dans celui de l’hystérie. Du moment où, échappant au statut de candidature folklorique, la possibilité de Mélenchon est devenue sérieuse, tous les faux-semblants du maintien démocratique, toutes les contentions de l’objectivité raisonnable se sont instantanément effondrées pour enfin faire voir un vrai visage : unanime et fulminant.

Une expérience de réalité valant toujours mille fois mieux qu’une élaboration abstraite privée de chair, il aura suffi d’une semaine de clinique des médias en situation de stress politique — comme toujours les seules vraiment révélatrices — pour volatiliser d’un coup ce que les temps ordinaires parviennent peu ou prou à cacher, et pour savoir quel compte tenir des protestations demi-habiles, offusquées par une déontologie intellectuelle toute de circonstance qu’on puisse envisager conceptuellement l’existence de quelque chose comme « le-système » ou « lémédia ». Comme en 2005 lors du référendum européen, une courte semaine de fusion hystérique et d’unanimité écumante aura ici offert une leçon de choses plus éloquente que toutes les sociologies à froid.

On dispose donc des moyens expérimentaux les plus simples pour faire le départ entre une certaine sorte d’antisystème, dont le frelaté s’attire aussitôt la pâmoison du système, et une autre qui lui fait faire, dans un mouvement de compulsion-réflexe, la démonstration éclatante que tout son travail de dénégation s’efforce habituellement de retenir. Pour rudimentaire qu’il soit, ou peut-être pour cette raison même, le protocole offre alors de robustes conclusions : il suffit d’observer les réactions du système, surtout quand elles ont cette violence, pour faire le tri des prétentions, et savoir qui il tient réellement pour antisystème, qui il juge réellement dangereux au maintien de ses intérêts essentiels, sorte d’hommage que le vice rend à la vertu, faisant d’un coup litière des escroqueries les plus grossières.

2.

Le traitement différencié des « antisystème » offre donc le meilleur point de vue sur l’économie générale du système. Seule une sensibilité énervée au charisme de pacotille du candidat Macron permet de continuer à croire qu’un visage frais et le contournement des partis, aux seules fins d’un recyclage à large spectre pour faire exactement la même chose, peut passer pour une subversion du système — dont le bonheur à se laisser subvertir était depuis le début assez parlant.

Mais c’est certainement le cas de Marine Le Pen qui expose les propriétés les plus paradoxales, les plus retorses même, de cette économie générale. Car Le Pen est cette sorte particulière d’antisystème fonctionnelle au système. Le FN est ce merveilleux péril, cette providentielle horreur, qui permet à soi seul de « fixer » l’idée d’alternative et, par cette fixation même, de rendre essentiellement abominable tout projet de « faire autre chose » — quelle que soit cette autre chose. Même dans une démocratie aussi approximative que la nôtre, seul le recours à un monstre de service parvient maintenant à stabiliser un ordre devenu socialement odieux à des fractions de plus en plus larges de la population. Il fallait donc aménager la scène de telle sorte qu’entre le CICE et la bête immonde il n’y ait rien.

Le système et son antisystème préféré ont alors fini par s’installer dans un rapport de symbiose objective où chacun trouve à prospérer aux frais de l’autre, le second en cultivant la singularité que lui reconnaît généreusement le premier (même si c’est négativement), et le premier en trouvant dans le second le parfait repoussoir qui sert désormais d’ultime argument à son maintien indéfini. Cette harmonie fonctionnelle dans laquelle l’ordre s’est fort bien accommodé d’un « autre » monstrueux, lui accordant le monopole de l’alternative pour se garantir à lui-même celui de la raison (celle dont Alain Minc aura tant dessiné le cercle), cette harmonie ne devait surtout pas être perturbée par l’irruption d’une tierce proposition, qui remanierait complètement le paysage des différences.

La candidature Mélenchon est cette calamité de la différence indésirable, celle qu’il fallait impérativement empêcher de surgir pour préserver l’identité bien installée de « l’antisystème » et du « nauséabond » — c’est-à-dire l’assurance tous risques du système. On mesure alors l’exacte teneur démocratique du système à l’énergie qu’il déploie pour tenter de tuer la seule différence admissible du paysage. Pour repousser ce sort adverse d’une différence inopportune, il n’a à tout prendre qu’un seul argument : nier la différence. Ou plutôt nier la différence de la différence, et faire comme si elle était en définitive identique à la seule différence dont il aménage la place : la différence fasciste. On peut remuer en tous sens le fumier de l’éditorialisme, on n’y trouvera rien qui, en dernière analyse, ne se ramène à ceci : Mélenchon, c’est Le Pen. On comprend l’urgence et la grossièreté du procédé : accorder toute autre valeur à la différence Mélenchon, c’est rouvrir la possibilité, que le système, aidé de son monstre, s’efforçait de maintenir fermée : la possibilité de faire autre chose.

3.

Un système dégondé, écumant de falsifications : c’est bien qu’il se passe quelque chose. La moindre des vertus en politique, c’est quand même de prêter attention au fait qu’il y ait quelque chose plutôt que rien. C’est juste aussitôt après de se demander quoi exactement. Ici, il est indéniable qu’il y a quelque chose. Mais qu’est-il possible d’en attendre ? La dernière fois qu’il semblait se passer quelque chose (électoralement parlant, s’entend), c’était en 1981. On se souvient de la suite. On rappelle, pour parfaire l’évocation, l’admiration de Mélenchon pour Mitterrand. La conséquence est supposée s’en suivre logiquement. Elle pourrait pourtant ne pas.

On niera difficilement que la conversion des programmes en politiques effectives est une opération des plus aléatoires — en tout cas vue depuis la position d’un électeur. Dans l’état d’asymétrie qui est le sien, sans même parler des enseignements du passé, la méfiance est méthodologiquement rationnelle. Cette fois-ci comme jadis. Mais quelle conclusion en tirer ? En réalité, il n’y en a qu’une, qui se trouve également répondre, dans la foulée, à cette réflexion plus contemporaine interrogeant très directement le jeu électoral même, comme pantomime ajustée à la reproduction du système, ce qu’il est en effet, à bien des égards – mais peut-être pas infailliblement.

Car aucun des arguments du scepticisme, si bien fondés soient-ils, ne peut convaincre de négliger la possibilité présente — celle-là même qu’atteste à son corps défendant la réaction du système. Et c’est au total un curieux paradoxe qui fait se rejoindre la croyance la plus naïve en l’élection et son rejet le plus radical, l’un et l’autre ayant d’une certaine manière en partage d’avoir incorporé la dépossession passive qui accompagnerait nécessairement le mandat voté. Mais où est-il écrit que l’activité politique s’arrête après l’élection ? Si c’était effectivement le cas, on ne pourrait qu’accorder au sceptique son désintérêt de principe. Mais ça ne l’est pas, en tout cas pas nécessairement. Un second paradoxe, déduit du précédent, veut alors qu’il y ait quelque chose à faire d’une élection même par la critique radicale de l’élection. Non pas s’en contenter bien sûr : s’en servir.

La critique voit juste quand elle découvre la réalité des forces qui se tiennent sous le système formel de l’élection et garantissent normalement qu’il joue dans la « bonne » direction, ou bien qu’il remette promptement l’élu dans les rails si, par un raté, il a joué dans la « mauvaise » — 1981. À ce compte-là en effet, inutile de se déplacer. En tout cas si c’est pour retourner à la passivité aussitôt après. Mais ce que le « mauvais » élu ne peut pas faire tout seul, il peut le faire aidé, ou s’il le faut poussé, par une masse qui n’a pas démobilisé — à l’évidence, en matière européenne, « pousser » ne sera pas du luxe…

De toute façon, le lieu réel du rapport de force avec le capital, européen comme national, est dans la rue. Mais ce rapport va plus ou moins loin selon qu’il vient, ou non, d’être encouragé par une élection qui affiche d’aller dans la même direction. À quoi sert alors une élection ? À être prise au mot, voire emportée au-delà de ce qu’elle aurait souhaité. En 1936, c’est la grève générale — post-électorale — qui arrache des mains de Blum dix fois plus qu’il n’aurait donné de lui-même. Encore fallait-il qu’un signe fût donné à la mobilisation. Les signes d’encouragement venus d’en-haut n’ont sans doute rien de nécessaire, mais disons quand même que lorsqu’ils viennent, ils ne sont pas malvenus.

On peut alors dire ce qu’on veut de la candidature de Mélenchon, mais pas lui retirer d’être ce signe en puissance — on n’entendrait pas pareils glapissements autrement. Abroger la loi El Khomri ; priver la police de LDB et de Taser, dont les manifestants du printemps dernier savent très bien de quoi il y va ; supprimer les stock-options et limiter l’écart des salaires de 1 à 20 ; interdire les versements de dividendes aux entreprises qui licencient ; plus important que tout : instituer un droit de préemption des salariés pour reprendre en coopérative leur entreprise si elle ferme, etc. ; ce sont les indications d’une cohérence. Une cohérence limitée, pourra-t-on toujours trouver, mais dont il dépend d’électeurs n’abdiquant pas, le scrutin passé, d’être des sujets politiques de savoir jusqu’où elle peut être emmenée.

4.

La première question est donc toute stratégique : va-t-on plus loin, ou moins loin, avec un élu qui affiche lui-même cette direction ? Et la seconde toute pratique : « on » sera-t-il suffisamment nombreux pour aider l’élu — et si nécessaire, le pousser au train — afin de convertir l’encre des programmes en réalité ? Si l’on en tient pour la comparaison avec 1981, il n’y a pas lieu d’être optimiste. Mais ça n’est pas la comparaison pertinente. Un paradoxe de plus (le dernier) veut que les deux situations diffèrent profondément par la propriété qu’elles ont en commun : être des fins de cycle. Mais ce sont deux choses diamétralement opposées qui finissent en l’un et l’autre cas. Dans un parfait contretemps politique, l’élection de Mitterrand venait fermer le cycle keynésien-fordien de l’État social : commencement de la grande régression néolibérale. Quelles mobilisations pouvait-il y avoir dans un tel contexte de recul et d’adversité idéologiques ?

Trente-six ans plus tard, c’est le néolibéralisme lui-même qui arrive en bout de course, et fait lever une contestation internationale. Les données générales de la légitimité sont sur le point de basculer. Que le capital soit plus agressivement conquérant que jamais n’empêche pas qu’il est en train de perdre la bataille du bon droit. C’est bien d’ailleurs cette défaite, déjà consommée, qui crée la possibilité Mélenchon — comme elle créé, avec des bonheurs variés, des possibilités Sanders, Podemos, Corbyn, etc. Partout dans le salariat, jusque chez les cadres — normalement la base sociale même du système —, la colère se répand, l’abus capitaliste manifeste, généralisé, déboutonné, devient odieux.

Si composite soit-elle, cette masse-là relève la tête. Une part d’elle investit le vote Mélenchon et ne lui donne pas d’autre sens que de mettre un terme à l’outrance du capital, peut-être même de le faire plier. Que ce sens puisse être en excès de ce que le candidat a lui-même le désir de faire et de combien, c’est ce que nous verrons. Mais, dans son orientation générale, l’investissement ne se trompe pas. Il se trompe d’autant moins qu’il a maintenant la conjoncture symbolique pour lui — et, partant, la possibilité de la transformer en conjoncture politique. Exercer la possibilité ou pas ? Voilà la seule question.

1981-2017 : trente-six ans, comptions-nous. C’est long. L’histoire se montre parcimonieuse quand il s’agit d’ouvrir quelques fenêtres aux dominés. Mais il lui arrive de le faire, même si c’est sur le seul mode de l’entrebâillement. Sans doute les luttes sociales n’ont-elles pas à attendre que les fenêtres s’ouvrent toutes seules, et il leur arrive de les forcer elles-mêmes — 1968, 1995… Mais elles ne se portent pas plus mal quand quelqu’un vient leur tirer le loquet. La moindre des choses c’est de ne pas dormir à ce moment-là et, bien réveillé, de donner de l’épaule comme il faut, pour qu’enfin on respire.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

72 réponses à Les fenêtres de l’histoire, par Frédéric Lordon

Commentaires recommandés

koikoi_koi Le 22 avril 2017 à 02h39

Monsieur Lordon oublie peut être que la “fenêtre” de la contestation sociale grecque dont tsipras c’est présenté en “tireur de loquet” c’est heurté au mur des traitées européens contre lesquels “il ne peut y avoir de choix démocratique”.
Bien sur Mr Mélenchon nous assure qu’il va les “renégocier” et tellement sûr de lui il a même annoncé qu’il ne sortirait pas de l’UE…
Alors que va t-il mettre sur la table des négociations pour convaincre 27 pays de s’aligner sur les intérêts de la France?
Mr Lordon rêve de barricades et du Grands Soir mais le parlement européens possède des fenêtres à double vitrage blindée…. sans loquets.
Il faut sortir de ce carcan VITE

  1. Spectre Le 22 avril 2017 à 02h02
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    Il y a effectivement une fenêtre historique pour bifurquer, et peut-être amorcer la fin de l’ère eurolibérale. On peut transformer la Grèce en protectorat sous la coupe réglée de la troïka, mais faire cela à la France semble un peu plus délicat… Il y aurait du jeu de pavés à l’arrivée à Paris…

    Mélenchon a rompu avec Tsipras et réaffirmé plusieurs fois (y compris en meeting) qu’il ne fallait pas capituler car on n’y gagnait rien. Sa dialectique plan A/plan B est électoralement intelligente pour réunir les diverses sensibilités vis-à-vis de l’Union européenne, et politiquement pertinente pour faire porter le chapeau du probable échec aux gardiens du temple allemand. Dans tous les cas, il s’est engagé sur un référendum, ce qui est un bon point : le peuple aura le temps de se désintoxiquer et pourra régler lui-même cette affaire.

    Il y a donc une occasion historique, du moins pour ceux qui se reconnaissent dans ce courant politique ; mais heureusement, le PS veille. En 1969, il manque un peu moins de 500 000 voix au communiste Duclos pour parvenir au second tour. La SFIO agonisante en avait réuni 1 million. De l’utilité de la social-démocratie pour bloquer la gauche populaire…


  2. koikoi_koi Le 22 avril 2017 à 02h39
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    Monsieur Lordon oublie peut être que la “fenêtre” de la contestation sociale grecque dont tsipras c’est présenté en “tireur de loquet” c’est heurté au mur des traitées européens contre lesquels “il ne peut y avoir de choix démocratique”.
    Bien sur Mr Mélenchon nous assure qu’il va les “renégocier” et tellement sûr de lui il a même annoncé qu’il ne sortirait pas de l’UE…
    Alors que va t-il mettre sur la table des négociations pour convaincre 27 pays de s’aligner sur les intérêts de la France?
    Mr Lordon rêve de barricades et du Grands Soir mais le parlement européens possède des fenêtres à double vitrage blindée…. sans loquets.
    Il faut sortir de ce carcan VITE


    • atanguy Le 22 avril 2017 à 05h43
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      JL Melenchon a un programme européen qui se résume par la formule: “L’Europe,on la change ou on la quitte”. L’Europe telle qu’elle est, est l’Europe du capital,l’Europe de Bruxelles ne sert qu’a cacher l’exploitation éhonté des travailleurs en les mettant en concurrence entre eux. Ce que veux Melenchon et les insoumis français c’est quitter cette Europe la pour une vraie Europe des peuples, Une Europe de coopération entre les travailleurs et le bannissement du système qui les dresse les uns contre les autres.
      La tactique de JML est de prouver que les dirigeants actuels de l’Europe ne sont que les marionnettes du capital. Cette démonstration est nécessaire a la fois pour la majorité des français qui croient encore a “l’esprit européen”et pour celle d’autres pays. La brisure du mythe est nécessaire,ne pas le démonter aurait le risque de ne pas etre compris par la majorité du peuple.


      • koikoi_koi Le 22 avril 2017 à 10h31
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        Il faut avoir à l’esprit que pendant la phase de renégociation, les marchés financiers ne vont pas attendre patiemment que Mr Mélenchon ou Mme Lepen obtiennent gain de cause. La pression sera terrible et la propagande médiatique achèvera les derniers eurosceptiques à grand coup de :
        -On vous l’avait bien dit !
        Cette idée de renégociation représente plus un danger qu’une opportunité.


        • Gérard Le 22 avril 2017 à 11h21
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          ceci étant dit, que proposez vous ? voter pour un souverainiste qui n’excèdera pas 1 à 4 % ?

          pour ma part, je vois la fenêtre entrouverte et je vais contribuer à l’ouvrir en grand, la suite sera certainement difficile mais je préfère le combat avec une vision des “jours heureux” qu’à toute autre résignation.


          • koikoi_koi Le 22 avril 2017 à 12h01
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            Non Monsieur Dupont Aignant ne m’intéresse pas 😉
            Si vous êtes un fidèle de ce blog vous n’êtes pas sans savoir que l’euro est voué à l’échec… Alors pourquoi vouloir y rester?
            Je voterais pour un gaulliste qui annonce CLAIREMENT la couleur et dont le programme ne s’arrête pas à “Vous allez voir ce que vous allez voir !”
            L’argument des sondages est usé et malhonnête. J’ai voté “utile” et “sans contrepartie” en 2012… Le vote utile n’est utile qu’au “système”. Soyez plus pertinent svp 😉


            • Baudruche2012 Le 22 avril 2017 à 13h40
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              “J’ai voté “utile” et “sans contrepartie” en 2012″…merci d’avoir si bien résumé mon expérience du droit de vote


            • alexis Le 22 avril 2017 à 14h56
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              Avec Asselineau ou avec Mélenchon, on aura la tempête financière, ça ne change rien. Dans les deux cas l’euro disparaîtra.

              L’euro finira par s’effondrer, mais la majorité des français n’en sont pas encore convaincu. Comme dit Atanguy, le but de faire des négociations “inutiles” est de démontrer l’impossibilité de réformer l’Europe.

              Est ce qu on laisse passer Macron et on attend pendant 5 ans de voir si le système s’effrondre? Qui alors sera le favori le 2022? Pas Mélenchon et pas Asselineau à mon avis.

              Ou est ce qu’on tente un pari risqué avec Mélenchon, parce qu’on a pas grand chose à perdre?


        • red2 Le 22 avril 2017 à 12h22
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          L’Avenir en commun p 81:

          “Prendre les mesures immédiates et unilatérales de sauvegarde des intérêts de la Nation et d’application de notre projet

          Encadrer les mouvements de capitaux pour éviter l’évasion fiscale et les attaques spéculatives contre la France”

          Ça devrait quand même calmer un peu les marchés!

          et sinon il est prévu faire “racheter la dette publique par la Banque centrale”

          Il faut s’intéresser au programme il est quand même plus que carré et la masse de travail est impressionnante !

          https://laec.fr/
          https://avenirencommun.fr/livrets-thematiques/


        • vert-de-taire Le 22 avril 2017 à 18h16
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          C’est oublier une chose importante : Il reste peut de gens pour défendre l’UE telle qu’elle est. Les problèmes insolubles s’accumulent et donc les mécontentements augmentent de partout.

          Donc Mélenchon-FI serait pour les tenant de l’UE une excellente opportunité pour changer ce qui ne fonctionne pas, sans devoir déchoir, au sens dire le contraire de 60 ans de discours captieux.
          JLM-FI est donc une chance pour l’UE !


          • Ynes Le 22 avril 2017 à 18h43
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            Le vote FI est l’opportunité que les gens s’impliquent davantage politiquement sinon cela n’a aucun intérêt. Limite on pourrait dire si le message est à comprendre dans le sens ”on s’en fout un peu de JLM, c’est le mouvement amorcé qui vaut la peine d’être élu”


            • vert-de-taire Le 23 avril 2017 à 11h38
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              Je ne le dirais pas ainsi.
              Le mouvement FI démontre au moins 2 choses :

              1 il existe au moins une forte minorité de gens de bonne volonté conscients de la situation et prêts à se battre contre la dictature capitaliste mondialisée et ce malgré la propagande de masse,

              2 la déserrance idéologique des tenants du capitalisme est tellement éclatante que s’impose l’urgence de corriger au plus vite les (dys)fonctionnement soci(ét)aux (politiques) en respectant les grands principes démocratiques seuls capables de satisfaire l’humanité dans la durée.


    • Catus Imperator Rex Luminae Le 22 avril 2017 à 11h06
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      L’article en lien nous explique par a+b ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux. La confrontation prévue par les mondialistes dissimulés en pleine lumière (oxymore dont ils jouent si bien la partition – le dernier “attentat” en date en est un des symptômes les plus pétaradants…) derrières tous nos merdia serait Le Pen – Macron. Pour ma part, je ne le vois même pas au second tour le guignol mono-neurone au sourire mi-poulpe, mi-carnassier. Même la pensée magique assénée avec un telle régularité à un peuple déjà passablement crétinisé a des limites. (Ou pas ??)

      https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/

      Cependant qu’en matière de coup d’état, c’est hélas à cette option qu’il faudrait en toute logique se rattacher. Un coup d’état perpétré par la frange (hélas minoritaire, mais je ne suis pas dans le secret des dieux) patriote de la Grande muette. Trois qualités fondamentales peuvent lui être attribuées : 1. Le sens du patriotisme – 2. Le sens de la hiérarchie – 3. La disponibilité et la maîtrise des armes.

      Ne nous payons pas de mots, la fenêtre d’ouverture se réduit presque à vue d’œil. Si le nécessaire n’est pas fait dans un délais de 1 ou 2 ans, c’est plié pour les deux décennies qui viennent !

      Autre cerise sur le bol de croquettes :

      http://chroniquesitaliennes.univ-paris3.fr/PDF/44/Blatmann.pdf


    • duduc Le 22 avril 2017 à 11h38
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      Faux, monsieur Mélenchon sortira des traités européens (plan B)
      si les négociations échouent (plan A).
      Naturellement, en tant que candidat à la présidence de la république et peut-être futur
      président, il se doit de défendre le plan A avant toute chose.
      Si non, que diraient les autres ici et là, en France et en Europe ?
      Que Mélenchon est un dictateur et que la diplomatie lui est étrangère car il a déjà pris
      sa décision, alors à quoi bon négocier ?
      C’est juste une question de bon sens monsieur koikoi_koi


      • Jean Aymard Le 22 avril 2017 à 23h39
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        “Que Mélenchon est un dictateur et que la diplomatie lui est étrangère car il a déjà pris
        sa décision, alors à quoi bon négocier ?”

        C’est exactement ça que je craint ! Mélenchon va arriver face à Merkel, brandissant ses revendications, et clamant que si on ne les appliquent pas, il ferra un référendum pour quitter l’UE. C’est à dire il fera passer la France pour un tortionnaire, un dictateur intra-UE qui impose ses volontés aux autres pays de l’Union. Car vous oubliez un peu que ce que souhaite la France, l’Allemagne ne le absolument pas (euro plus souple, légère inflation, redistribution des excédents commerciaux, minimums sociaux à hauteur de notre SMIC) et les pays de l’Est à aucun prix ! (fin de la directive des travailleurs détâchés, fin de la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux, etc.)


        • Jean Aymard Le 22 avril 2017 à 23h40
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          Donc, avant même qu’il ait commencé à “renégocier”, je peux déjà vous dire que Mélenchon va échouer dans les grandes lignes, ne nous fera rien gagner et nous gardera, encore plus affaiblis dans cette UE délétère.

          Tandis que s’il était cohérent, il proposerait toute de suite de sortir de l’UE par l’article 50, ce qui permettrait de remettre immédiatement de contrôle des flux (donc protéger le pays durant les négociations de sortie) et de discuter sereinement et honnorablement avec nos partenaires des liens que nous garderons et ceux dont nous nous passerons. Oui, car sortir de l’UE signifie se désengager de l’organisme politique antidémocratique qui nous a pris pratiquement tous nos leviers de décisions. Cela ne signifie en rien de ne plus avoir de relation commerciales, culturelles ou autres avec nos voisins.

          Par contre, “sortir des traités” ne veut rien dire de concret. J’avoue ne pas comprendre le sens de cette expression. Car s’il s’agit de ne plus appliquer le Traité de Lisbonne, cela revient à “Sortir de l’UE”. Mélenchon aurait-il peur des mots et de leur implication pour ne pas se résoudre à les prononcer ? ^^

          (Ah oui, c’est vrai ! Il a dit qu’il sortirait des traités mais pas de l’UE… Allez comprendre…)


    • moshedayan Le 22 avril 2017 à 12h53
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      D’accord avec vous . Je crains fort que Mélenchon ne soit qu’un Tsipras “français” comme le disait un journaliste des “Grandes voix d’Europe 1” “…comme Tsipras, il se couchera devant l’Union Européenne [Merkel]”. S’il a la dimension qu’il prétend et au cas où il serait “vainqueur”, il devra alors – une fois élu, se rendre immédiatement à Prague, Bratislava, Budapest, Varsovie, groupe de Visegrad, puis à Athènes, Sofia, Bucarest et Rome en passant par Belgrade ou inviter tous ces pays à Paris pour exposer son plan “Européen” sans l’Allemagne et après seulement se rendre à Berlin. Je doute fort que ses conseillers et le Quai d’Orsay lui conseillent une telle attitude ( il faut avoir des c…. pour cela).


      • P. Peterovich Le 22 avril 2017 à 14h17
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        Et vous croyez qu’on va l’accueillir comment, le Mélenchon, dans les autres pays de l’UE ? Vous pensez vraiment qu’on va modifier les traités pour les beaux yeux de la France ? Je vous garantis que la réaction sera de resserrer les rangs autour du bloc allemand (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande, Danemark, Luxembourg, Belgique, Slovénie, pays baltes) et de laisser la France mener ses expériences…

        La Grèce ne compte pas, c’est un pays dirigé par des clowns. Je doute que l’Espagne et le Portugal, qui ont procédé à des ajustements structurels que la France n’a même pas envisagés, se joignent à ses jérémiades. Reste l’Italie, mais que vaudrait un hypothétique bloc France-Italie face au bloc germano-ibérique ?


        • moshedayan Le 22 avril 2017 à 18h56
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          Oui, vous avez raison à 100 % : Berlin ne va pas se laisser faire. Mais c’est ça ou le chaos de la paupérisation “à petit feu”.
          Quand on dit “Jérémiades” cela signifie que les “ajustements” de l’UE sont justes. Alors regardons : ni l’Espagne, ni le Portugal n’ont vraiment réussi à se redresser ( et des milliers d’émigrés vers le Nooord !!!)
          Certains à l’Est savent qu’ils ne sont plus rien par rapport aux ambitions de l’Allemagne (économiques pour l’instant). Si les Slovènes s’en accommodent, c’est fort dommage selon moi. Mais par exemple : les Polonais, quelques uns commencent à se méfier aussi avec la montée du nationalisme allemand; ils savent en leur for intérieur que ce sont les Russes qui leur ont donné la Prusse (un cadeau non négligeable).
          Si l’Allemagne poursuit son “plan européen” tôt ou tard on ira vers un affrontement global (d’autant que certains à Berlin ne croient plus à la “dissuasion”)


          • P. Peterovich Le 22 avril 2017 à 21h30
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            Les ajustements structurels sont le mécanisme allemand de gestion de la divergence économique entre les membres de la zone euro (donc, en passant, la Pologne ne compte pas puisqu’elle n’est pas membre de l’euro).

            Je ne dis pas qu’ils sont justes. Ils sont simplement l’expression d’une logique donnée, une logique allemande mais qui a été embrassée par les pays du bloc ibérique.

            Mélenchon veut s’allier avec eux et l’Italie pour forcer l’Allemagne à rentrer dans une union de transferts.

            Il n’y arrivera pas, d’abord parce que les ibériques, pour être passés sous les fourches caudines de la commission, ne voudront pas reconnaître que tous les efforts faits jusqu’à présent étaient inefficaces (sachant en outre que la France, de son côté, n’a guère fait d’efforts jusqu’à présent); mais surtout parce que les Allemands, tous partis confondus, ne l’accepteront pas.


        • vert-de-taire Le 22 avril 2017 à 21h12
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          M’étonnerais que les ‘pays’ de l’UE ne voient dans la démarche que la France indomptable et fantasque.
          Ils verront une volonté de reprise du pouvoir (démocratique) sur la dictature capitaliste.
          Il faut une bonne dose de crétinisme pour réduire la volonté exprimée dans le programme FI à une lutte anti-allemande ou anti UE. C’est un programme de libération populaire : chasser le pouvoir totalitaire (ou presque) du capitalisme sur tous nos pays est autrement plus séduisant voire noble et utile.
          Surtout s’il parvient effectivement à augmenter l’activité et l’orienter vers moins de pollutions, plus d’indépendance politique et financière.
          Les faits sont têtus, les effets du capitalisme sont désastreux, les arguments pour agir démontrés.


          • P. Peterovich Le 22 avril 2017 à 21h43
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            “C’est un programme de libération populaire : chasser le pouvoir totalitaire (ou presque) du capitalisme sur tous nos pays est autrement plus séduisant voire noble et utile”.

            Comment dire ? Je ne sais pas si vous le savez, mais il n’y a qu’en France qu’on vote. Dans le reste de l’Europe, on a des gouvernements en place et, hormis en Grèce, aucun ne fait partie de l’internationale des bras-cassés.

            Mélenchon, s’il était élu, devrait négocier avec des conservateurs. Et il se ferait rembarrer. Point.


        • Karim Wilmotte Le 23 avril 2017 à 01h47
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          Si l’Allemagne ne veut pas perdre les marchés captifs de France, Italie et Hyspanie (+ la Grèce), et ceci est le minimum, elle négociera.

          L’Hyspanie dans l’UE/Euro sans la France n’a aucun sens, l’Italie risque d’être torpillée par le commerce français sans compter les difficultés intérieures, la Grèce n’en parlons pas.

          Donc, si la France sort, elle sort plus de 150 000 000 de consommateurs de produit allemand. Il n’est pas certain que les conservateurs comprennent, ni qu’ils acceptent la négociation, ou qu’ils négocient de bonne foi. Mais il est certain que la France dispose d’une arme atomique via la sortie.


    • Jeff Le 22 avril 2017 à 16h58
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      Le scénario le plus probable, à en juger par ses déclarations et écrits, est que JLM se couche comme son modèle Mitterrand et comme Tsipras:
      http://www.anti-k.org/2016/11/26/melenchon-se-coucherait-comme-mitterrand-et-tsipras/

      Et si il n’abandonnait pas son programme de replâtrage, alors on irait vers un désastre économique, sans parler du plan politique avec les fascistes en embuscade:
      https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/110317/le-programme-economique-de-jlm-un-desastre-economique-et-politique

      Donc votons le plus utile, votons pour l’avenir, pour l’émancipation sociale, votons Philippe Poutou:
      https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/220417/votez-vraiment-utile-votez-philippe-poutou


    • BrianDuSysCat Le 22 avril 2017 à 17h28
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      JLM va essayer de forcer la main des autres, ce qui pourrait marcher, mais n’est peut-être pas aussi bien que de sortir de l’UE par l’article 50.
      Ca serait un peu dégueulasse que les “gros” comme la France puissent faire ce qu’ils veulent et que les “petits” comme la Grèce (“petits” mais pas au niveau de l’histoire, un peu comme le Portugal) soient obligés de subir sans pouvoir rien faire.


    • alix Le 23 avril 2017 à 01h02
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      c ‘est pas avec les 2% de l UPR qu ‘on sortir de l ‘Europe …
      il est temps de s’unir au plus fort des contestataire qui est Melanchon et de ranger ces égaux l ‘heure est trop grave pour des chamaillerie de coque

      ps: c’est 2 % c’est peut etre ce qui manquera à Melanche pour se qualifier au second tour


      • koikoi_koi Le 23 avril 2017 à 15h39
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        Les personnes qui veulent sortir de l’UE ne voterons pas pour quelqu’un qui veut y rester. C’est une question de logique… Mais soyez rassuré, si Mr Mélenchon arrive au 1er tour contre n’importe quel candidat (hors FA) je peux vous garantir que les UPRiste voteront pour lui à 90%.


  3. 5cents Le 22 avril 2017 à 05h43
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    Je me souviens avoir entendu JM Barosso dire que vu le manque de fonds structurels qui étaient disponibles lors du premier agrandissement de l’Europe (Espagne,Portugal, Grece) l’Europe des 27 se construisait grâce au dumping social. C’est en effet ce qui ce passe, un nivellement européen dont les nouveaux pays bénéficient et les anciens membres paient l’addition. L’idée est défendable, à la place d’une Europe avec des pays trés riche et trés pauvres qui finiront par se battre niveler le tout vers une Europe moyennement pauvre. Si il est logique que les français qui voient leurs condition de vie se détériorer veuillent changer les traités de l’autre côté les gagnant du dumping social ne seront pas preneurs le plan A c’est pour la communication et je pense qu’une fois en poste le candidat se rends compte qu’il n’est que président et que des forces bien plus grandes sont à l’oeuvre surtout avec le niveau d’endettement de la France.
    Sortir de tout les traités et organisations et faire défaut sur la dette ne se fait pas sans heurs, le prix à payer pour retrouver sa souveraineté par les urnes est probablement aussi grand que par la révolution.


  4. atanguy Le 22 avril 2017 à 05h58
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    Que cet attentat était bienvenu pour ceux qui soutiennent la continuation de leurs petites affaires familiales et autres. Se cachant derrière le terrorisme pour ne parler que de la peur “Je demande l’arrêt de la campagne” ont dis Fillon et Le Pen Fillon a même dit qu’il y avait eu d’autres attentats a Paris malgré le déni de la police.
    Les terroristes n’auront pas a dicter le vote des Français!


    • Dellac Le 22 avril 2017 à 10h18
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      Une information à partager

      https://jlm2017.fr/2017/04/21/securite-antiterrorisme-jean-luc-melenchon-pret-a-faire-face/

      Où Alain Bauer conseiller de Sarkosy,reconnait que le meilleur programme sécurité c’est celui de Mélenchon dans l’émission C dans l’air du 23 mars 2017.Si cette info vous interpelle partagez la.


      • koikoi_koi Le 22 avril 2017 à 15h06
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        Si Alain Bauer, grand maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003, consultant de Sarkozy et de Valls sur la sécurité (avec les résultats que l’on sait) approuve Mr Mélenchon, alors la révolution est “en marche” 😀


      • jacqueline DUBOIS Le 22 avril 2017 à 23h34
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        Belle illustration d’incompetence pour cette confrérie d’où sont issu la plupart des hommes politiques , énarques, magistrats…. en charge de la bonne marche de la France.


  5. un passant Le 22 avril 2017 à 07h09
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    Frédéric Lordon devrait se méfier des formules : l’histoire n’ouvre jamais de fenêtres aux dominés, ce sont les dominés, généralement quand leurs enfants ont faim (encore une image…), qui dans l’urgence cassent des fenêtres solidement cadenassées pour pouvoir respirer. L’importance de l’appel d’air fait la différence entre révolte et révolution.
    1995 représente sans doute le dernier mouvement de masse inscrit dans l’ordre actuel, déjà presque ancien. Nuit debout, malgré sa connexion ratée avec, appelons-le le monde ouvrier (raisonnablement méfiant envers les caciques appelant à l’indignation), constitue peut être le premier mouvement [de la symphonie !] du nouveau monde.
    Dans ce contexte, le simple fait que Mélenchon intègre le trio de tête offre un bon indicateur de niveau de conscience de ce peuple rendu apathique depuis 36 ans (juin 1981, le journal l’Humanité supprime la rubrique “luttes” !). Il n’en demeure pas moins que ce ne sont jamais les élus qui prennent les bastilles.


    • Karim Wilmotte Le 23 avril 2017 à 01h56
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      Mais quand on pense que l’élu enverra le policier au trou s’il se met à tabasser, violer, assassiner… cela aide à sortir dans la rue!


  6. Macarel Le 22 avril 2017 à 07h48
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    Le PS est l’allié objectif des forces de la finance, le quinquennat de Hollande n’a fait que le confirmer. Voter Hamon c’est jeter son bulletin à la poubelle, c’est empêcher toute bifurcation par rapport à l’ère du TINA, dont on mesure tous les jours les dégâts en France et ailleurs en Europe, et au delà.


    • Téji Le 22 avril 2017 à 09h06
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      Je rajoute que si le P”S” (pour reprendre la forme que lui donne invariablement J. Sapir) avait la moindre vision nationale, Hamon pourrait laisser la place…


  7. Moutonoir Le 22 avril 2017 à 08h30
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    Qu’il est agréable de lire parfois un article de fond avec une si belle plume.
    Ancien membre du Parti de Gauche, je l’ai quitté après m’être rendu compte du fonctionnement du parti, du cloisonnement des différents niveaux et de la façon très descendante dont la communication se faisait. S’y rajoutais quelques personnalités que je trouvais pour ma part très problématique, de grands discours, de grandes valeurs mais dont je cherchais vainement le coeur…
    C’était il y a sept ans, mettons que les temps ont changés, peut être.
    Reste sur le fond que je me joins pleinement, totalement, au constat dressé par Lordon, sans pression populaire nul salut.
    Se battre encore après tellement de trahison, j’en ai bouffé de la gauche, votant Ps à peine majeur puis rejoignant LO (les “stals” comme on disait me tentaient pas) avant de m’engager avec un parti anarcho communiste d’un autre grand pays européen et retour au bercail, le PG et Front de Gauche. On en a tous croisé à la sortie de l’usine, de la boite, des vrais gens qui en ont raz le bol des mots… et on se demande à chaque fois comment ça tient, comment l’explosion est évitée…


    • Alfred Le 22 avril 2017 à 09h28
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      Il y a 15 ans j’avais vu débarquer à l’ANPE un type avec un pistolet. On en avait pas parlé dans le journal. Maintenant ça a changé de nom mais je pense que ça doit arriver encore et toujours. Et toujours le silence.


      • jp Le 22 avril 2017 à 16h20
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        il arrive surtout des suicides pat immolations devant les Caf, pole emplo et même dans l’école. ça se banalise et seule la PQR en parle
        Un web documentaire interactif de Samuel Bollendorff et Olivia Collo, Le Grand Incendie15, recense une cinquantaine d’immolations par le feu en France, entre 2011 et 2013


    • Suzanne Le 22 avril 2017 à 11h04
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      Comment l’explosion est évitée? C’est très simple : avec la télé, drogue calmante et nocive. Avec la publicité, autre nom du mensonge. Avec l’hyperconnexion de tout le monde avec tout le monde, qui joue sur la pression sociale normative et la peur de la solitude caractéristique des homo sapiens. Avec la culture de l’ignorance, parce que la connaissance est libératoire. Avec la disparition de l’information, parce que l’information est le pouvoir. Avec le consumérisme, qui réussit à faire acheter des choses dont on n’a pas besoin, pas trop chères pour que tout le monde le puisse, fondées donc sur du travail d’esclaves. Tout ce qui dirige, canalise l’énergie vers des dépenses de cette énergie qui sont futiles, mais qui calment le peuple.


      • jacqueline DUBOIS Le 22 avril 2017 à 23h37
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        Et pour bien fermer la nasse du conditionnement mental, ils commencent maintenant au berceau : http://numidia-liberum.blogspot.fr/2017/03/usa-les-trafiquants-pedophiles-posent.html


        Les trafiquants de sexe aux États-Unis sont devenus si professionnels qu’ils implantent maintenant des puces sous la peau des enfants victimes afin de les contrôler et de les asservir «comme des animaux» domestiques.”


  8. Crapaud Rouge Le 22 avril 2017 à 08h37
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    Il a raison sur le fond quand il dit : “Trente-six ans plus tard, c’est le néolibéralisme lui-même qui arrive en bout de course, et fait lever une contestation internationale. ” C’est un appel à voter pour le plus anti-système des candidats, même si ça ne suffira pas à provoquer la “bifurcation”. On n’a jamais vu les portes de châteaux forts céder au premier coup de bélier, il en faut beaucoup.


  9. calal Le 22 avril 2017 à 09h06
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    bientot l’entre deux tours, on verra deja qui est vraiment attache a la sortie de l’union europeenne et qui est la pour traire le segment marketting des anti ue.


  10. Bruno Le 22 avril 2017 à 09h10
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    Ce qui me gène chez Mélenchon, c’est la gabgie financière. Il fait croire que la richesse se récolte ex nihilo.

    On peut penser ce que l’on veut, on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a. Que ce que l’on n’a pas en l’occurence…


    • Alfred Le 22 avril 2017 à 09h29
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      C’est pourtant ce que vous faites déjà non?


    • François Lacoste Le 22 avril 2017 à 09h35
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      La gabegie financière n’est pas celle de Mélenchon pour l’instant, mais bien celle qui a consisté à enrichir les plus monstrueusement riches au dépend des plus plus pauvres.
      Exemple, Patrick Drahi, 50 milliards de dollars de dette! qu’il remboursera avec nos sous (merci Hollande)…en tous cas pour ceux qui ont encore la possibilité d’en gagner par leur travail.

      https://www.lesechos.fr/29/11/2016/lesechos.fr/0211544563696_en-deux-ans–l-empire-de-patrick-drahi–altice–a-double-sa-dette-a-50-milliards.htm


    • lemmoned Le 22 avril 2017 à 09h48
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      De quelle gabegie financière parles-tu?
      La dernière en date s’appelle CICE avec 40 000 000 000 d’€ par an aux entreprises (40 milliards) et ce n’est que la suite logique de ce que réclame l’UE du GOPE depuis plus de 15 ans.
      Je pointe ce très connu aspect, mais il y en a tellement d’autres qui permettent la concentration et la captation des richesses au lieu d’être dirigés vers l’investissement dans l’humain
      Tu as un moyen d’information incroyable avec internet, tu es sur le site les-crises et tu continues à croire sans vérifier.
      Je ne peux que t’inviter à parcourir ce site et tous les autres que tu trouveras.


    • peyo Le 22 avril 2017 à 10h59
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      La gabegie financière ce sont ceux qui nous gouvernent. 80 milliards d’évasion fiscale par an, 25 milliards de fraude à la TVA, 80 milliards par mois prêtés aux banques par la BCE. Il n’y a pas d’argent ?


    • tchoo Le 22 avril 2017 à 17h03
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      Cherchez donc a savoir comment fonctionbe une LBO vous qui êtes si prmpt a comparer un etat a une entreprise


  11. Werrebrouck Le 22 avril 2017 à 09h33
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    Oui il faudra “donner de l’épaule” si JLM est élu. mais il est vrai aussi que bizarrement le “système” – dans son affolement – pourra lui même l’y aider . Il n’est ainsi pas impossible que “les marchés” s’affolent, que le Spread de taux sur la dette française devienne insupportable dimanche soir, et que le futur président hors “système” soit amener à précipiter les choses et de proche en proche à sortir du système sans même le coup d’épaule. A voir.
    CF: http://www.lacrisedesannees2010.com/2017/04/elections-presidentielles-les-resultats-du-premier-tour-et-l-avenir-immediat-de-l-euro.html


    • Homère d'Allore Le 22 avril 2017 à 11h30
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      Vous sous-estimez les intérêts gigantesques qui ont intérêt au maintien de la monnaie unique.

      Le plus probable est, en effet, l’asphyxie financière de la France par remontée des taux d’intérêts ainsi que par l’évasion des capitaux suivie d’une capitulation à la Tsipras deux ou trois mois après, voire juste après les législatives où le parti de la peur reprendra l’avantage.


      • Gilles Le 22 avril 2017 à 12h35
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        toujours la même rengaine!!! comparer la situation de la grèce et Tsipras avec la Fance et Mélenchon. vous n’y voyez aucune différence ?
        vous voulez voter pour FA ? soit, mais admettez que cela entrainera un choix final: Fillon ou Macron


        • Albert Le 22 avril 2017 à 15h31
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          Voter JLM demande aussi du courage car je ne vois pas quel cadeau la BCE fera à la France surtout si elle est Insoumise. Préparons s nous. Il ne suffit pas de dire la France n’est pas la Grèce. Préparons nous au combat.


  12. jean Xana Le 22 avril 2017 à 09h33
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    Il me plaît comme à vous de voir se soulever un coin de la chape qui étouffe notre société, même si je reste extrêmement pessimiste sur les chances de renverser ce lourd couvercle. Les gens sont si profondément drogués par l’individualisme ressenti comme liberté, la méfiance envers toute action collective, la paresse et le confort physique, que je crois que nous sommes déjà dans “le meilleur des mondes” dont il est hélas impossible de se libérer.

    Ce n’est pas, à mon avis, que les forces adverses soient toutes-puissantes. Les manipulateurs sont des malins, mais ce sont aussi des hommes qui peuvent commettre des erreurs stratégiques ou tactiques. Et ils en commettent. Mais le problème vient de la faiblesse de volonté d’une population droguée et abrutie, désormais incapable de se révolter. Pour que le monde change, il faudrait beaucoup, beaucoup plus d’oppression brutale. Et cela, ceux qui gouvernent dans l’ombre le savent parfaitement, ils ne prendront pas ce risque.


  13. astap66 Le 22 avril 2017 à 11h16
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    Intéressant article de La Tribune :

    Pour la société de gestion d’actifs luxembourgeoise Candriam, quatre scénarios ne devraient pas inquiéter les investisseurs, les trois dans lesquels Emmanuel Macron est qualifié pour le second tour, et celui d’un duel Fillon/Le Pen. En revanche :

    “(…) Les deux autres résultats qui auraient des effets plus déstabilisateurs sont ceux qui pourraient mener à une victoire de Mélenchon au second tour. Tel serait le cas, selon les derniers sondages, s’il y avait un ballotage entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen mais également, de façon plus surprenante, en cas de ballotage entre Jean-Luc Mélenchon et François Fillon (à l’heure actuelle, les sondages indiquent François Fillon perdant, de loin, au second tour, avec près de 60 % pour Jean-Luc Mélenchon) (…)”

    Par contre :

    “Une victoire des candidats plus modérés que sont Macron ou Fillon pourrait déclencher un rallye sur les actifs risqués à l’échelle mondiale […] Un résultat favorable au marché – une victoire de Macron ou de Fillon – pourrait entraîner une forte hausse (…)”

    Cf http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/les-marches-craignent-un-duel-le-pen-melenchon-ou-fillon-melenchon-693639.html

    Fillon et Macron modérés ? Pour qui ?


  14. sainsaulieu gerard Le 22 avril 2017 à 12h05
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    Ce qui me manque pour (me) convaincre mes amis de voter pour J-LM c’est sa réticence à l’autocritique. L’alliance vénézuelienne !!! les propos ouvertement propalestinien !!! juquà sa veste 4 poches néo mao. Dans un monde où le spectacle compte plus que le fond, ces points viennent poluer la lecture de son programme. Est-il encore temps ?


  15. toff de aix Le 22 avril 2017 à 12h17
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    commentaire d’un ami “si jamais mélenchon passe, faut pas se leurrer, le vrai combat commencera là: faudra aller dans la rue en masse…”

    tout est dit


    • astap66 Le 22 avril 2017 à 13h13
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      Tout à fait d’accord
      Les révolutions ne viennent jamais d’en haut. Mais une élection peut provoquer une mise en mouvement. Comme en 36.


      • Bruno Le 22 avril 2017 à 14h21
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        Pas assez de misère noire (pas à manger), trop de gens qui ont trop à perdre.


        • MIZZGIR Le 22 avril 2017 à 17h20
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          Ajoutons à ce que vous venez d’écrire toute “l’ingénierie sociale” dont parle Suzanne plus haut (mais sans l’appeler comme ça), fruit de nombreuses décennies de manipulation de l’humain par l’humain, plus les technologies qui vont avec, et dont les véritables détenteurs actuels du pouvoir (quels qu’ils soient) sont les heureux héritiers (même les rois ou les empereurs des temps passés ne détenaient pas une telle puissance entre leurs mains), et on comprend pourquoi la “révolution”, ou sans aller jusque-là ne serait-ce qu’un changement très significatif SUR LE FOND (à part juste changer de maîtres, un faux changement quoi) n’est pas pour demain… et je vous prie de croire que je ne m’en réjouis pas.


    • Kiwixar Le 22 avril 2017 à 13h27
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      Il a raison. Et comme la France est la clé de voûte de la vision « humaniste » de la société, Elle aura contre Elle l’intégralité des forces occidentales du pognon : les gouvernements de l’Otanie, la BRI, la FED, la BCE, les BCN, l’Otan, le FMI, l’UE, toute l’oligarchie mondiale, les hedge funds, etc.
      Mélenchon ne pourra leur dire « merde » que s’il a 40 millions de Français avec lui prêts à en baver pour construire un monde meilleur.


    • Macarel Le 22 avril 2017 à 15h14
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      Effectivement, si par improbable (au vu des sondages qui nous promettent sans discontinuer un second tour MLP-Macron) Mélenchon venait à passer le premier tour, alors les choses sérieuses ne feront que commencer. Et encore plus s’il l’emportait au second tour.
      Car dans ce cas là, le mur de l’argent userait de toute sa puissance de feu pour lui savonner la planche, d’autant plus qu’ il aurait échoué en amont à faire échouer son élection.


      • Albert Le 22 avril 2017 à 15h34
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        Oui. Mais là de deux choses l’une : ou nous serons actifs ou nous retournerons chez nous la tête basse


  16. Patrice Le 22 avril 2017 à 17h16
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    “Si l’on en tient pour la comparaison avec 1981, il n’y a pas lieu d’être optimiste.” La comparaison, qui n’est pas raison, vaudrait pour 1983, pas 1981. 1981 c’est l’illusion que l’économie obéit au politique, 1983 c’est la reddition sans conditions. Depuis, comme l’a dit Rocard, les “socialistes ne font plus d’erreurs économiques, mais ils ont été incapables de concevoir une politique social-démocrate offensive”.
    Comme le dit Lordon, “le rapport de force est d’abord dans la rue”, et il s’arrete pas après une élection, quelqu’en soit le résultat.
    L’enjeu essentiel est bien d’inverser le rapport de force, qui est aujourd’hui en faveur de l’argent. Ce sera plus facile si F.I. gagne la présidentielle, car les bases nécessaires seront alors posées.


  17. Gugusgland Le 22 avril 2017 à 17h28
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  18. Dominique Morin Le 22 avril 2017 à 19h10
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    Mon dieu que de développements … qui ne débouchent sur rien ! La vérité c’est que la seule question qui importe est celle de l’appartenance de la France à l’Union Européenne, et que seul Asselineau pose honnêtement cette question … et y répond …

    Le thème d’une “autre Europe” est clairement une façon de noyer le poisson : les 27 ne sont d’accord sur rien, et certainement pas sur la vision française de l’Europe. il faut donc en tirer les conséquences.

    Mais la tendance est claire : actuellement seuls 38% des français ont encore une opinion positive sur l’Europe, et ce pourcentage ne cesse de dégringoler. On ne peut pas éternellement mentir aux français ….


  19. BEOTIEN Le 23 avril 2017 à 01h11
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    Comme le plus souvent chez Lordon une analyse juste et longue qu’on peut résumer par… “Preuve qu’il faut voter Mélenchon, il fait peur aux dominants.”


  20. Goldoni Le 23 avril 2017 à 14h25
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    Le programme de Mélenchon c’est du Keynes affadi… Moins que les propositions de Mitterand en 1981. Généreux et consorts sont des sociaux démocrates qui n’ont rien de révolutionnaire. Pas de quoi effrayer le bourgeois. Après avoir raillé Tsipras, JLM met de l’eau dans son vin depuis quelques jours. Finalement, cet admirateur de Mitterand, a su exploiter tous les ressorts de la Vème République : un homme, un moment… Le peuple. Le populisme fut-il de gauche n’est pas plus acceptable. La suite promet de lourdes déconvenues.


    • Karim Wilmotte Le 23 avril 2017 à 20h40
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      Soyez rassuré, il semble que vous n’aurez pas de “peut-être Tsipras” mais un certainement Thatcher français. Personne ne va vous trahir*!

      Content?

      * Vous venez de le faire vous même.


  21. ZEROEURO Le 23 avril 2017 à 17h32
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    Ce qui va être très instructif après la présidentielle, c’est de voir s’activer les uns les autres pour les législatives, et sans doute au point de renier certains engagements pris un mois plus tôt.
    Le régime de consensus caractérisant la 5ème république va voler en éclats démocratiques et moi en éclats de rire.


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