Source : Aude Lancelin, pour son blog Le feu à la plaine, le 20 avril 2017.

Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms. L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national. Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battait la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

La scène, totalement surréaliste, m’est toujours restée en mémoire. De même que la surexcitation des commentateurs en plateau, chargés de faire mousser le non-événement, et de faire passer la dérisoire péripétie pour en faire un événement susceptible de casser l’histoire du monde en deux. Ce jour-là, oui, j’eus le pressentiment que nous nous apprêtions à vivre une opération de propagande d’une dimension et d’une nature tout à fait inhabituelles. Une blitzkrieg médiatique à côté de laquelle les éditoriaux érotiques du « Monde » en faveur d’Edouard Balladur en 1995, ou les tribunes culpabilisatrices de « l’Obs » ou de « Libération » pour faire gagner le « Oui » en 2005, ne furent que de dérisoires et fort rudimentaires précurseurs. L’équivalent d’une longue-vue d’amiral de l’armée des Indes par rapport à un satellite d’observation de l’actuelle US army, pour prendre une comparaison d’ordre militaire.

Il est certain en effet que la situation dans les médias s’est spectaculairement dégradée depuis ces années là, jusqu’à faire chuter la France au 45ème rang du classement 2016 de la liberté de la presse établi par « Reporters sans Frontières », quelque part entre le Botswana et la Roumanie. Le tout à cause, contentons-nous de citer l’organisme international sur ce point, « d’une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias qui ont fini par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale. » Jamais une situation pareille de mainmise quasi totale sur la presse ne s’était vue en France depuis 1945. De sinistre mémoire, le quinquennat Hollande restera du reste comme celui de la victoire par KO du capital sur l’indépendance des rédactions. Le candidat PS s’était fait élire aussi sur la promesse de relever les seuils anti-concentration dans ce domaine. La loi naine dont son règne accouchera fin 2016, dite « Loi Bloche », s’empressera d’enterrer la chose au profit de la mise en place de dérisoires « chartes éthiques » censées garantir la liberté des journalistes. Autant fournir de simples casques de chantier pour protéger des salariés travaillant en zone irradiée. A rebours de ses engagements, François Hollande favorisera en 2015 le rachat de titres historiques comme « Libération » et « l’Express » par Patrick Drahi, géant des télécoms, connu pour ses emplettes par effets de levier hautement destructrices d’emplois, et son contorsionnisme invétéré en matière fiscale. C’est également sous ce quinquennat qu’aura lieu la prise de contrôle du groupe « Canal+ » par Vincent Bolloré avec les conséquences sinistres que l’on sait. Ou encore le rachat en 2015 du « Parisien » par Bernard Arnault, déjà propriétaire des « Echos » et premier annonceur publicitaire de la presse, bien connu également pour son progressisme social, sans parler de sa sympathie pour le populo. Mais aussi, après l’absorption en 2010 du quotidien « le Monde » par un trio d’investisseurs emmené par Xavier Niel, ogre concurrent des télécoms, l’avalement par ce même groupe de la quasi totalité de la presse social-démocrate mainstream, avec le rachat en 2014 de « L’Obs », là encore surveillé comme le lait sur le feu par le président de la République.

Ainsi ce dernier pensait-il encore, début 2016, en dépit de sa popularité exécrable, avoir mis autant d’atouts que possible de son côté pour la reconquête de son fauteuil présidentiel. Las, c’était sans compter sur Emmanuel Macron, le polichinelle que lui avaient mis dans le tiroir ses nouveaux amis du CAC 40. Avec son consentement, c’est là toute la perfection de la farce. Il y a quelque chose de biblique dans le châtiment d’un Président qui, après avoir renoncé à faire de la finance son ennemi, confia à celle-ci sa politique économique, et se vit poignardé dans le dos par elle, jusqu’à devoir désormais escorter publiquement ses ambitions élyséennes. Plus précoce que sa dupe élyséenne, il y a des années que Macron plaçait ses pions auprès des géants des médias. Déjà lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild, le protégé d’Alain Minc avait conseillé le groupe Lagardère pour la vente de ses journaux à l’international. Excellentes aussi, les relations entretenues par Macron avec le sulfureux patron de Canal+, Vincent Bolloré, dont on connaît la passion pour les démocrates africains et l’indépendance des rédactions. L’ambitieux ne s’en était nullement caché auprès du journaliste Marc Endeweld, auteur de « L’Ambigu monsieur Macron » (Flammarion). Très étroites également, celles qu’il a avec le fils de ce dernier, Yannick Bolloré, PDG d’Havas, géant de la communication mondiale. Avec le groupe de Patrick Drahi, c’est carrément la love story à ciel ouvert, même si en période électorale les pudeurs de carmélite s’imposent. Ainsi le Directeur général de BFM TV est-il régulièrement obligé de se défendre de faire une « Télé Macron », sans convaincre grand monde, tant les affinités électives sont en effet avérées entre le candidat à la présidence et l’entité Altice-SFR Presse. Lorsque Martin Bouygues et Patrick Drahi s’affronteront pour le rachat du groupe SFR, c’est Macron lui-même, alors secrétaire général de l’Elysée, qui jouera un rôle décisif en faveur de ce dernier. Et en retour, lorsque celui-ci décidera de se lancer dans la course à la présidentielle fin 2016, on ne tardera pas à voir rejoindre son équipe l’ancien banquier Bernard Mourad, hier encore directeur d’Altice Media Group, à savoir SFR Presse. C’est du reste « Challenges » qui sortira cette dernière information, le magazine aujourd’hui encore dirigé par Claude Perdriel, autre organe fervent de la macronôlatrie. Un agenouillement public à la fois si étouffant et si peu contestable que même ses rédacteurs, peu soupçonnables de déviances gauchistes, s’en plaindront sous la forme d’un communiqué.

C’est toutefois avec Xavier Niel, à qui le même Perdriel revendit l’Obs en 2014, que les relations avec le candidat Macron sont devenues au fil du temps carrément torrides. Entre capitalistes qui s’assument, désirant pour la France un destin de « start up nation », peuplée de benêts rêvant de devenir milliardaires, c’est peu de dire que le courant passe. Alors même qu’un reportage diffusé au 20 heures de France 2 annonçait début 2016 que le patron de Free s’apprêtait à financer les ambitions de l’autre, Niel est devenu plus taiseux sur la question. Difficile en effet d’admettre publiquement pour l’homme fort du groupe « Le Monde » son degré de proximité avec le candidat d’En Marche!, alors même que beaucoup accusent déjà le quotidien du soir d’être devenu le bulletin paroissial du macronisme. Interrogé sur LCP le 16 mars dernier, à peine Niel consentira-t-il à admettre que deux candidats pourraient convenir à ses convictions libérales, à savoir Emmanuel Macron et François Fillon. Un second choix qui ne surprendra que ceux qui ignorent que le candidat LR est l’homme qui lui accorda en 2009 la quatrième licence de téléphonie mobile, dans des conditions toujours restées opaques.

Etrangement, le programme de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui résonner beaucoup moins favorablement aux oreilles de Xavier Niel, qui le comparait même dans une récente interview accordée au « Temps » à celui de Marine Le Pen. Exactement ce que font les éditorialistes du « Monde » à longueur de semaines – simple communion de vues, vous expliqueront les journalistes du quotidien, dont la perspicacité semble hélas souvent peu en rapport avec la fonction revendiquée de vigie démocratique. Une sorte d’« harmonie préétablie » qui arrange décidément tout le monde. Pour le dire avec les mots de Leibniz : la « substance » actionnariale n’affecte qu’elle-même – c’est-à-dire qu’elle ne passe, par exemple, jamais de coups de fils. Et cependant, toutes les « substances » journalistiques qui oeuvrent sous ses ordres semblent interagir causalement avec elle – c’est-à-dire par se mettre comme par enchantement à son exact diapason. N’y a t-il pas là une merveille tout à fait étonnante à étudier pour l’esprit ?

Lui aussi actionnaire du groupe « Le Monde », le milliardaire du luxe Pierre Bergé, n’aura pas réussi à s’abstenir de tweeter sa fougue macronienne pendant la campagne. « J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale-démocratie », lira-t-on ainsi le 30 janvier. Là encore, les journalistes du quotidien se sont contentés de détourner le regard. Trop occupés pour certains à scruter les atteintes oligarchiques à la liberté d’expression chez nos voisins. Une imprudence due au grand âge, entend-on mezza voce au « Monde », sans que rien permette de dire hélas que ce jugement soit un simple effet de la terreur subie. La facilité, et en réalité aussi le bon sens, pousserait à penser que les journalistes, sous le joug de leurs bailleurs de fonds n’osent plus bouger une oreille. La réalité est hélas plus complexe. Certains d’entre eux crèvent de peur, c’est un fait. Beaucoup d’autres en revanche ne sentent même pas le poids de leurs chaînes. Ils pensent réellement qu’entre la finance à face de chérubin et le lepénisme à visage féminin, il n’y a plus rien à choisir, à penser, à tenter. Ils ont du reste souvent été sélectionnés pour cette aptitude-là, cette étonnante faculté à faire sien ce qu’on vous commande de penser, cette soumission anticipée aux desideratas actionnariaux qu’il serait en effet malséant d’avoir ne serait-ce qu’à énoncer.

La presse n’ayant quoiqu’il en soit pas été très empressée à fournir la Carte du Tendre permettant de s’orienter dans les relations entre Macron et les tycoons français, les lecteurs vraiment obstinés auront dû se contenter durant toute cette campagne de rabouter des petits cailloux épars. Une enquête particulièrement bien informée de « Vanity Fair » sur la reine de la presse people, Michèle Marchand dite « Mimi », levait début avril un coin du voile sur les dîners privés organisés entre Xavier Niel et le couple Macron un an avant la présidentielle. « Quand lors d’un dîner avec les Macron, j’ai entendu Brigitte se plaindre des paparazzis, explique ainsi tranquillement Niel à « Vanity Fair », je lui ai naturellement conseillé Mimi. » Et la journaliste Sophie des Déserts de préciser que c’est le patron du groupe « Le Monde » qui organisa la rencontre à son domicile. Un hôtel particulier du Ranelagh, où il réside avec la fille de Bernard Arnault, patron de LVMH et autre grand fan du petit prince Macron, dont le CAC 40 voulait faire son loyal gérant élyséen.

Pourquoi aucun grand titre de la presse n’a-t-il trouvé utile d’enquêter sur ce genre de connivences menaçantes ? Pourquoi a-t-on eu au contraire l’impression étrange d’assister pendant toute cette campagne à un putsch démocratique au ralenti, avec un terrible sentiment d’impuissance ? Davantage qu’une intuition, c’est une certitude : si Emmanuel Macron devait être élu à la Présidence de la République, on se réveillerait en mai avec une nouvelle nuit du Fouquet’s, des révélations feuilletonnées sur toutes sortes de grands donateurs, de premiers cercles rappelant les pires heures du sarkozysme, de collusions d’une ampleur inédite entre très gros intérêts industriels, médiatiques et financiers. Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés. Un véritable continent oligarchique est là encore à demi-englouti, prêt à surgir sous nos yeux le 8 mai prochain, et personne n’a jugé bon jusqu’ici de le dévoiler aux citoyens. Surtout pas ceux dont c’est en théorie le métier, à savoir les journalistes. Au moment où ces lignes s’écrivent j’aperçois la pétition d’absurdité que celles-ci recèlent : comment la presse entre les mains de ces messieurs pourrait-elle enquêter sur sa propre nocivité et a fortiori sur la leur ?

Un tableau complet de l’ahurissante endogamie macronienne des médias français exige bien sûr pour finir de mentionner la dizaine de couvertures sur Macron réalisées en deux ans et demi par mon ancien journal, « l’Obs », titre historique de la deuxième gauche également tombé dans les mains de Niel et ses associés à la faveur de l’effondrement de la valeur des médias depuis la fin des années 2000. Pendant ce temps, une seule « Une » consacrée à Mélenchon, candidat pourtant surreprésenté chez les jeunes et les intellectuels, dont ce journal aurait eu terriblement besoin pour survivre en cette période, et retrouver un peu de son lustre passé. Une autre à Hamon, candidat pourtant officiel du PS. Un éditorial sidérant publié à quatre jours du scrutin appellera carrément à voter Macron, en contravention flagrante avec le pluralisme de gauche revendiqué depuis toujours par la direction du journal. On ne pourra décidément pas dire que le job n’aura pas été fait manu militari pour dégager la route à celui-ci. On ne pourra pas dire que tous les helpers milliardaires de la place ne se seront pas mis en marche, et même en déambulateurs, pour le gandin aux envolées oratoires poussives. On ne pourra pas dire que tous les moguls des télécoms qui entravent désormais la libre circulation des opinions n’auront pas tout tenté pour gonfler la baudruche à grand renfort de panégyriques dans leur presse, et d’enquêtes jamais faites.

Comment se fait-il que dans de grandes rédactions comme « l’Obs » ou « Le Monde », on ne puisse identifier aucun titulaire de carte de presse se réclamant à visage découvert des idées de la « France Insoumise », quand tant de leurs confrères brament sans vergogne leur macronisme sur les réseaux sociaux ? N’est-il pas prodigieux que, dans des journaux se réclamant encore de la gauche, on ne puisse trouver nulle expression, sorti de l’espace dédié aux tribunes extérieures, en faveur d’un ex-sénateur mitterrandiste ne faisant somme toute rien d’autre que de se réclamer des fondamentaux historiques du socialisme ? Hélas j’en connais les raisons. Ce sont déjà celles que je donnais dans le « Monde libre ». Toutes les idées sont tolérées dans ces rédactions-là où, non sans stupéfaction, j’ai par exemple pu entendre un chef de service défendre le programme économique de François Fillon comme étant le meilleur d’entre tous début 2016. Toutes les idées, oui, sauf celles de la gauche debout contre le néolibéralisme. Toutes les idées, sauf celles aujourd’hui portées par un social-démocrate conséquent comme Jean-Luc Mélenchon, repeint par le Président de la République actuel en dictateur et en ennemi de l’Occident. Il est tout de même ironique que de telles paroles viennent justement de François Hollande, ami autoproclamé du « Monde libre » comme on appelait il y a peu ledit Occident, qui aura passé tant de temps sous son quinquennat à fréquenter les oligarques de la presse nationale pour tenter d’acheter par avance une élection, à laquelle il n’aura finalement même pas pu prétendre.

Entièrement revenus dans le poing du capital, situation inédite depuis les lendemains de la Libération, les médias auront en moins de deux ans réussi à transformer en possible présidentiable un ex-banquier d’affaires à peine sorti de l’œuf, n’ayant jamais décroché le moindre mandat électif. C’est peu de dire que chez le chérubin de ses messieurs, comme dans la philosophie sartrienne, le passage à l’existence médiatique aura de loin précédé l’essence politique. En faut-il d’ailleurs du mépris pour le peuple français, pour tenter un coup de force pareil. Macron, ce n’est pas seulement la continuation de politiques usées, celles qui ont lepénisé les classes populaires depuis trois décennies et rétabli un quasi esclavage pour certains peuples européens. Macron, c’est le retour du tâcheronnage sous couvert de modernité. Macron, c’est le XIXème siècle à travers les âges et son indifférence complète à la souffrance populaire, à peine barbouillé de couleurs acidulées et de Silicon Valley. Macron, c’est en réalité ni plus ni moins que le retour du Comité des Forges, et de sa fameuse presse, entièrement asservie par l’argent de la haute finance et celui de la grande industrie, dont les anciens résistants formèrent le rêve de débarrasser le pays à jamais, une fois les « Jours heureux » venus.

Mais me direz-vous, nombre d’« opérations » médiatiques destinées par le passé à peser sur la présidentielle échouèrent finalement. Une percée spectaculaire de Jacques Chirac, au printemps 1995, eut ainsi raison du sacre attendu d’Edouard Balladur, le candidat que la caste s’était choisi. Et il en alla de même en 2005, alors qu’une campagne d’intimidation littéralement terroriste menée par le « cercle de la raison », s’était pourtant abattu sur les partisans du « Non ». Tout ceci est absolument vrai. Au jeu de la pédagogie à coup de matraque, les médias peuvent parfois rater leur coup, même si pour une opération loupée de temps à autres , on pourrait dénombrer tant de leurs réussites passées inaperçues. C’est la raison pour laquelle l’écriture de ce texte ne m’a pas semblé entièrement vaine, à quelques jours du premier tour d’une présidentielle à nulle autre pareille. Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait.

Français, ne vous laissez pas voler cette élection.

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88 réponses à Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40, par Aude Lancelin

Commentaires recommandés

Spectre Le 22 avril 2017 à 01h50

Si jamais Macron devait être élu, je considèrerais personnellement cela comme un coup d’État de la classe dirigeante. Comme le résume laconiquement Lordon : « des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire à la présidence de la République. Voilà. »

Un matraquage médiatico-sondagier qui ferait passer la passion de la presse pour Sarkozy 2007 pour une amourette de vacances ; une propagande hallucinante sur je ne sais quelle fraîcheur/dynamisme/modernité pour des recettes complètement ringardes (les vieilles lunes néolibérales qui n’ont marché nulle part) ; le feuilleton débile des ralliements quotidiens, égrenés avec gourmandise par les éditorialistes, concernant des fossiles que le commun des mortels ne calculait même plus depuis le XIXè siècle (Robert Hue, sérieusement ?!) ; aucun débat public sérieux sur le fait qu’il veut dégommer le modèle social issu de l’après-guerre…

Ça devient de plus en plus gros, signe qu’on est vraiment aux abois là-haut. Pour cette échéance, ça passera peut-être au forcing et au bourrage de crâne, mais ce sera la dernière fois.

  1. arkantz Le 22 avril 2017 à 00h58
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    Aude Lancelin démonte la machination propagandiste, relayée par les cercles d’affaires, craignant pour leur dividendes. On nous vend un produit politique, lisse et faussement séduisant, comme un avenir tout tracé. Le verdict des urnes pourrait donner le contraire.


    • Yamael Le 23 avril 2017 à 11h56
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      Puisse le sort vous donnez raison… Mais j’ai peur pour notre futur à tous…


  2. fadiese Le 22 avril 2017 à 01h15
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    le problème est que ce texte très juste d’Aude Lancelin ne prêche que les convaincus du blog les crises !…s’il pouvait paraître dans le Monde ce serait un “rêve de démocratie” !! …Todd rappelait à juste titre? la médiocrité du peuple…j’espère qu’il en sera autrement mais j’en doute doute vu la force de frappe des medias officiels…ah triste époque..à suivre


    • jp Le 22 avril 2017 à 01h33
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      pas que “les crises”, j’avais lu ce texte avant sur “le grand soir” mais OK, je fais partie du clan des “convaincus”. Que Aude Lancelin ne paraitra jamais dans “lemonde” prouve sa pertinence pour le coup


    • François Lacoste Le 22 avril 2017 à 08h55
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      E. Todd nous qualifiait de peuple médiocre dans une précédente interview. Cela m’est resté en travers de la gorge.
      Mais sans aucun doute possible, parlait-il de lui même, lui qui de ses propres aveux s’est “souvent trompé” dans ces choix politiques.
      Car à la différence du peuple, trop souvent dupé et naïf, E. Todd, issu d’un milieu très favorisé intellectuellement, est bien informé…et il est je suppose solidement pourvu par des études et une carrière de chercheur longue et certainement féconde.
      Non, nous ne sommes pas médiocres. Parce qu’un peuple n’est pas médiocre et ne peut pas l’être, cela n’a aucun sens. Statistiquement un peuple contient tout le genre humain.


      • Nasir Le 22 avril 2017 à 11h56
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        Todd semble en effet bien morose depuis l’affaire Qui est Charlie. Les attaques subies par la presse, voire par certains confrères, l’auraient-elles touchées plus profondément qu’il n’y paraît ? Il déclare même (ironiquement ?) vouloir se retirer le droit de vote après que certains l’aient accusé de ne pas être assez Français.

        Cela n’enlève rien à ses analyses extraordinaires de nos sociétés, mais ses déclarations de déception vis à vis du peuple ressemblent plus à un sentiment de lassitude face au manque de leviers d’action sur le peuple français, dont Lordon et Lancelin nous expliquent une partie des causes, qu’à d’une véritable réflexion.


      • RGT Le 22 avril 2017 à 12h11
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        Le principal problème du “peuple” provient du fait qu’il n’a pas (et ne sera SURTOUT PAS) été formé pour éviter de se faire manipuler par des “campagnes publicitaires” influant fortement ses pulsions.

        Pourtant, depuis le temps qu’il se fait rouler dans la boue il devrait avoir compris…

        Si déjà les peuples arrêtaient de s’abrutir devant une “boîte à cons” uniquement destinée à offrir du temps de cerveau disponible à Coca-cola ou à Macron la face du monde en serait changée.

        Il suffit de regarder le comportement de nos con-citoyens pour en être persuadés : Ils passent leur temps à se tirailler pour des idioties (factices et qui détournent bien leur attention) au lieu de se concentrer sur les causes essentielles de leurs problèmes.

        Todd à bien raison en affirmant que nous sommes médiocres. Commençons déjà par immuniser le peuple contre la manipulation et tout changera alors.

        Ni dieu, ni maîtres … Ni dictature des “élections” par et pour les ploutocrates.


      • Téji Le 22 avril 2017 à 18h07
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        François Lacoste, vous dites que le peuple ne saurait être médiocre, par raisonnement statistique si je puis dire.
        Je vous donne raison sur l’appui du raisonnement, mais pas sur le résultat, car la cause est bien là : le genre humain est certes intelligent et capable du meilleur, mais aussi du pire, et statistiquement on peut le qualifier de moyen ou dans sa version moins agréable, médiocre. Guère mieux qu’un porc dans sa soue, au vue de ce qu’il fait de sa planète. Quelque soit l’issue des choses, une certitude : nous, espèce humaine, ne sommes qu’un détail à l’échelle des temps de la Terre, elle se remettra probablement d’une conflagration atomique généralisée.
        Pour revenir au sujet, vous avez Macron qui serait un Hollande en pire (si, si, c’est possible, avec Sarko on croyait avoir tout eu…), MLP sans commentaire, Fillon digne successeur de Sarko, casseroles comprises, Hamon inexistant qui ferait mieux de laisser la place à Mélenchon s’il avait quelque éthique de gauche… et les Français donnent encore dans le “vote utile”, c’est à désespérer !


      • Teejee Le 22 avril 2017 à 18h26
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        Todd est un esprit indépendant, attaché à l’héritage de la Révolution. Je comprends qu’il soit révolté par l’inertie actuelle. Cependant, j’avais rarement vu une telle violence dans ses critiques du peuple français que celle qu’il déploie dans son interview du JDD.
        Violence que je ne partage pas. Mais constat que je rejoins. Cela fait des décennies que
        des politiques sont compromis dans des affaires, et le peuple ne se révolte pas. Certains d’entre eux peuvent même espérer actuellement être élus. Faut-il re-citer Orwell ? “Un peuple qui élit… etc. etc.”
        En 2015, la mobilisation contre la loi sur le Renseignement a été faible. On a fait Mai 68 pour moins que ça. On s’est réveillé au moment des débats sur la loi Travail. D’accord pour être entravés, mais touchez pas à notre bouffe !
        Ca m’est pénible à dire, mais aujourd’hui, une bonne partie des Français sont prêts à supporter les chaînes. Tant que vous avez de la pitance dans votre gamelle, vous n’avez pas besoin de vous révolter.


        • François Lacoste Le 24 avril 2017 à 11h36
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          Lorsque 30 ou 35 % d’un peuple suffit pour décider du sort des 65 ou 70 % restant, on doit se demander quelles en sont les raisons. Est-ce la médiocrité du peuple ou bien s’agit-il d’un système de pouvoir qui au fil du temps, des dizaines d’années, a supprimé tous les moyens démocratiques qui permettaient au peuple de décider, lors des élections, à qui et pourquoi faire, il confiait le pouvoir.
          Comment admettre que l’information tous supports confondus, détenue à 90 % par un même groupe d’intérêt financier terriblement puissant, ne soit pas la cause principale des résultats obtenus.

          Demandons nous de qui, Macron, est le nom?

          A l’offense qui désigne le peuple comme étant médiocre, n’ajoutons pas le déni de réalité.

          Ps. Je suis bien en peine de désigner plus de trois ou quatre médias d’opposition, et encore (exclu le net bien entendu).
          Une TV, je n’en vois pas, une radio, pas plus. Il reste quelques journaux, Le Monde Diplo, l’Huma, un peu Politis et encore de moins en moins, et pour combien de temps…


      • Olympi Le 23 avril 2017 à 15h11
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        Il dit que par principe égalitaire l’élite et le peuple sont de même médiocrité.
        Mais voyons le bon côté des choses cela nous permet d’avoir des tyrans médiocres dans leur tyrannie.


      • anne jordan Le 23 avril 2017 à 15h27
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        vous bilez pas !
        le cas Todd ne me chagrine guère , car j’ai le même à la maison !
        un phénomène courant chez le mâle vieillissant , phénomène sans doute hormonal , mais qui ne résiste pas à une bonne nouvelle , ou à une action opportune .
        La généralisation est un abus de raisonnement , mais , avouez tout de même que lorsqu’on lit ou écoute les sondages ( ce que je proscris ) il y a de quoi vouer le ” peuple ” au mépris !


    • Nel LY Le 26 avril 2017 à 08h25
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      “Todd rappelait à juste titre? la médiocrité du peuple…j’espère qu’il en sera autrement mais j’en doute doute vu la force de frappe des medias officiels…ah triste époque..à suivre”

      Aujourd’hui, nous avons la réponse…


  3. blibli Le 22 avril 2017 à 01h25
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    Bof.

    On est surtout face à une connivence de classe.
    Les choses ne sont pas tellement mieux au niveau des radios et de la TV publique.
    Quand on entend une Léa Salamé dire qu’en sortant de l’Euro la dette va exploser… comme si elle ne connaissait pas la lex monetae !
    Et dans les médias indépendants ce n’est pas toujours mieux – cf. Canard Enchaîné –
    le problème spécifique des médias de gauche c’est que la gauche pense toujours qu’elle est le camp du Bien et donc qu’elle a toujours raison, ce qui génère une absence d’esprit critique.


    • Caliban Le 22 avril 2017 à 21h04
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      100% d’accord

      Montrer du doigt les possédants de la presse est une préoccupation certes légitime mais qui permet aux journalistes de se dédouaner du reste. C’est-à-dire du principal : leur propre formatage intellectuel.

      Mais allez expliquer cela à un journaliste, allez lui expliquer qu’il est le jouet d’un conditionnement intellectuel extrêmement obtus … et ils vous balanceront que – tout comme les milliardaires qu’ils honnissent (ou feignent d’honnir) – vous êtes un ennemi de la liberté de la presse.


  4. Spectre Le 22 avril 2017 à 01h50
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    Si jamais Macron devait être élu, je considèrerais personnellement cela comme un coup d’État de la classe dirigeante. Comme le résume laconiquement Lordon : « des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire à la présidence de la République. Voilà. »

    Un matraquage médiatico-sondagier qui ferait passer la passion de la presse pour Sarkozy 2007 pour une amourette de vacances ; une propagande hallucinante sur je ne sais quelle fraîcheur/dynamisme/modernité pour des recettes complètement ringardes (les vieilles lunes néolibérales qui n’ont marché nulle part) ; le feuilleton débile des ralliements quotidiens, égrenés avec gourmandise par les éditorialistes, concernant des fossiles que le commun des mortels ne calculait même plus depuis le XIXè siècle (Robert Hue, sérieusement ?!) ; aucun débat public sérieux sur le fait qu’il veut dégommer le modèle social issu de l’après-guerre…

    Ça devient de plus en plus gros, signe qu’on est vraiment aux abois là-haut. Pour cette échéance, ça passera peut-être au forcing et au bourrage de crâne, mais ce sera la dernière fois.


    • Malta Le 22 avril 2017 à 16h47
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      J’ai moi-même été scandalisée en recevant un message téléphonique à domicile du candidat Macron
      J’espère que les français ne sont pas aussi bêtes qu’il le pense!… je l’espère!


  5. Seraphim Le 22 avril 2017 à 04h46
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    Pourquoi encore et toujours dévaloriser le constat? Relisez les citations sur la droite de cette page! En mathématiques les problèmes qu’on ne résout pas sont, disent les experts, ceux qui sont mal posés. Bien dire les choses, comme le fait Aude Lancelin, c’est un acte. Surtout contre un homme qui pense (appeler cela ‘penser’ est un raccourci et un abus) que la France n’a pas “une culture” et qui le ‘prouve’ en nommant…trois écrivains. “Vous voyez bien, ça fait déjà 3!”.
    De la Dame à la Licorne à Diderot, de Lully à Gauguin, de Michel de la Barre (flûte, 17-18ème) à de Gaulle écrivain, de Rodin à St-Exupery, de Thomas d’Aquin même à Léo Ferré , il y a bien une culture française, un “esprit francais”. Merci à Aude Lancelin de le confirmer par son pamphlet, animé du souci de l’exactitude, de la dénonciation mélancolique, de l’esprit de résistance chaleureuse et de révolte, si français!


    • Garibaldi2 Le 22 avril 2017 à 09h15
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      Cher Seraphim, le constat il y a longtemps que je l’ai déjà fait, et depuis plus de 50 ans je ne vois pas de changement dans les méthodes des dominants pour piloter le pouvoir politique au plus haut niveau. Si l’Obs manipule, c’est en amateur, moi je me souviens du discours télévisé de De Gaulle à la place de la république en septembre 1958 : un triomphe ! Sauf que la place était bouclée et que dans toutes les rues, boulevards, avenues adjacents la foule de gauche (plutôt PCF) manifestait sans qu’on entende un seul cri, ni qu’on en voit une seule image sur le petit écran ! Depuis des lustres on râle mais j’ai vu au fil du temps s’éroder les convictions des militants politiques et se dégonfler leurs rangs. Si vous pensez qu’un nième constat va changer quoique ce soit, grand bien vous fasse. Il n’y a que l’action sur le terrain qui peut faire bouger les lignes. Même s’il y a beaucoup à redire sur la méthode, les Guyanais viennent de vous le prouver.


      • Seraphim Le 22 avril 2017 à 09h47
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        La révolution, ça n’arrive même pas tous les 250 ans…La plupart du temps ça se termine en Nuit Debout et jus de boudin. Mieux vaut réfléchir très longtemps, très sagement, voire très secrètement avant “d’agir”. Trois gus avec un manifeste ésotérique et une barre de fer pour clipper des caténaires sncf, ça ne le fait pas non plus!


  6. lesampan Le 22 avril 2017 à 04h54
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    bonjour; çà me gonfle que tous les jours nous sommes devant des paragraphes de la sorte à relater les mémes sornettes ce type ne m’intéresse pas qu’il soit peut-être sur le point de prendre la présidence de la France ne me plait pas qu’il se fade une vioque retapée si il aime çà c’est lui qui la grimpe grand bien lui fasse; en faite ce mec je ne le sent pas il lui manque l’étoffe ;et je ne voterais pas pour lui ;la France ne mérite pas cet affront, et ne doit pas reperdre cinq années.


    • Alfred Le 22 avril 2017 à 09h23
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      Le problème c’est que d’autres vont voter pour luii. (1) et que ces 5 années ne seront pas perdues pour tout le monde (2). Vous comprendrez quand vous aurez commencé à saigner.


      • tribout Le 29 avril 2017 à 13h40
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        Bonjour Alfred,
        Voilà 2 lignes qui devraient faire la une des journaux ..Mais !!!
        Tant qu’a voter Bleu marine ,c’est plus qu’il en faut ,mais au moins ,ns serons réellement de quoi est fait le F N ,5 ans cela en vaut la penne ;Grhollande ,ce que l’on va retenir de lui “Moi président ???????? 49.3 de valls gayet ,trierveller, la ségoputedupoitou ,migrants partout en France (mini Calais sur tout le territoire)
        Ce qui me déplait fortement :c’est qu’il soit dit “Bleu Marine présidente ” c’est la guerre civile ?
        Dit par la droite .les préfèrent le dictateur de valls ,et sa clic: taubira , bécassine, ,el konery,!!!
        Ras le Q……


  7. Joanna Le 22 avril 2017 à 07h32
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    A faire connaître sans modération avant le 2ème tour si d’aventure cet imposteur y a accès.

    Tout ce battage éhonté des médias qui ne reculent devant rien me conforte dans le fait que tous les candidats sont loin d’être égaux, qu’une partie des électeurs est complètement lobotomisée par la propagande et donc que le suffrage universel dans ces conditions est un simulacre de démocratie. C’est bel et bien un putsch.

    L’élection du président de la République au suffrage universel est donc complètement dévoyée.
    Mais « ils » pourraient bien avoir dans l’idée de faire l’économie de cette élection à l’avenir.
    En faisant élire chaque nouveau président par un consortium des banques présidé par Rothschild.
    Même pas certaine que le peuple protesterait.


    • FreiAutiste Le 22 avril 2017 à 08h27
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      Non malheureusement le peuple ne protesterait pas encore parce que il est complètement abasourdi .

      Cela fait depuis l’élection de Nicolas Sarkosy que le mot Oligarchie raisonne dans mon esprit.

      Je n’ai pas à vraie dire de solutions miracles mis à part un renversement pur et simple de l’oligarchie.


      • vlois Le 22 avril 2017 à 12h26
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        Le problème c’est que les mauvaises herbes coupées à la Libération ont repoussé (petit rappel du CNR sur les féodalités économiques et financières et plus tard ce qu’à dit Kessler) et comme ces plantes si vous ne faîtes pas un entretien régulier de votre Jardin démocratique, vous êtes envahi. Nous avons préféré – non sans ruse des oligarques et des féodaux – troquer le confort de consommateur à notre labeur de citoyen.


  8. Macarel Le 22 avril 2017 à 07h35
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    “Macron, ce n’est pas seulement la continuation de politiques usées, celles qui ont lepénisé les classes populaires depuis trois décennies et rétabli un quasi esclavage pour certains peuples européens. Macron, c’est le retour du tâcheronnage sous couvert de modernité. Macron, c’est le 19ème siècle à travers les âges et son indifférence complète à la souffrance populaire, à peine barbouillé de couleurs acidulées et de Silicon Valley. Macron, c’est en réalité ni plus ni moins que le retour du Comité des Forges, et de sa fameuse presse, entièrement asservie par l’argent de la haute finance et celui de la grande industrie, dont les anciens résistants formèrent le rêve de débarrasser le pays à jamais, une fois les « Jours heureux » venus.”

    L’on verra demain à 20h00 si la manipulation massive des esprits crédules a réussi, et si une majorité de citoyens désorientés a acheté le paquet de lessive “Macron”.

    Si c’est le cas, ce sera la confirmation que la démocratie est très malade dans notre pays, anémiée par l’hégémonie du capital financier aux mains d’une oligarchie détachée du reste de la population, et qui est prête à tout pour défendre ses intérêts de caste.


  9. Thierry Le 22 avril 2017 à 08h46
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    Pourquoi prendre des imbéciles ceux qu’y vont voter Macron ? Perso je lis les-crises, Lordon, Todd et consorts, je soutiens Olivier contre “le Monde”, … Et je vais voter pour lui.
    Lire des avis différents devrait permettre surtout de mieux comprendre la complexité des choses (en l’occurrence le vote pour Macron) et des choix, et pas se contenter d’un explications simplistes et un peu complotistes.


    • Fritz Le 22 avril 2017 à 09h10
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      Je lis les-crises depuis 2014, Lordon depuis 2005, Todd depuis 1997.
      Pour moi, les choses sont claires : TSM (Tout Sauf Macron), au premier comme au deuxième tour.

      J’ajoute que pour trouver cet article “simpliste et un peu complotiste”, il faut être très réceptif au blabla dominant.

      Aude Lancelin décrit avec justesse “un putsch démocratique au ralenti” (j’aurais plutôt dit : un putsch oligarchique) auquel nous assistons “avec un terrible sentiment d’impuissance”, et elle conclut par cet appel adressé à tous les Français : “Tant que le mal n’est pas fait, tout peut encore être défait”.


    • Seraphim Le 22 avril 2017 à 09h42
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      Il est plus charitable de les prendre pour des imbéciles que pour des malfaisants.


    • peyo Le 22 avril 2017 à 11h05
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      Voter pour le candidat des banksters et des cartels, réfléchissez bien, l’heure est grave.


    • Suzanne Le 22 avril 2017 à 11h36
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      Pour Thierry, ceux qui vont voter Macron ne sont pas du tout pris pour des imbéciles. Ce sont des gens qui, au départ, sont au centre droit ou gauche, car Macron représente ce noyau-là.
      Il me semble que ce que les Crises et l’article au-dessus met en exergue, c’est un gonflage systématique de cette frange de population qui, légitimement, vote pour le centre.
      Les centristes ne sont pas à 24%, j’en suis persuadée. Donc, autant je respecte profondément leur manière de penser, partagée par plusieurs membres de ma famille (mais qui ont fini par comprendre que quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire) autant je pense que là, il y a une violence exercée quelque part (instituts de sondage? Presse?) pour exagérer les intentions de votes.
      Si demain ce candidat fait 24% (ce qu’il fait depuis plusieurs mois, si on tient compte des marges d’erreur, sans aucune fluctuation due aux débats, meetings, discussions etc.), j’avoue que je vais me poser des questions.
      Relisez bien tous les programmes, en tout cas !


      • Eric83 Le 22 avril 2017 à 13h25
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        Effectivement, vu le positionnement politique d’Emmanuel Hollande et son implication personnelle dans ce quinquennat catastrophique pour le peuple – qu’il compte encore prolonger -, je ne vois pas comment il pourrait être au second tour. Si il fait plus de 15%, ce sera déjà beaucoup…et beaucoup trop.

        Si d’aventure, il était élu au second tour, cela prouvera que la mystification fonctionne et que la fiction d’Orwell est devenu la réalité.

        La mystification Macron :

        La guerre, c’est la paix : en direct sur FR2 le soir de l’intervention US, intervenons militairement en Syrie, avec les US, contre l’Etat Syrien… notamment au total mépris du Droit International.

        La liberté, c’est l’esclavage : devenez votre propre exploiteur au profit d’entreprises telles que UBER ou autres.

        L’ignorance, c’est la force : ne croyez pas ce que pouvez lire et/ou entendre sur Internet, la vérité vraie est seulement celle que vous pouvez lire et/ou entendre dans les “grands” médias.


        • cadles Le 22 avril 2017 à 16h27
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          Dans une commune “aisée” du 77, ce samedi à 16 h 20, veille du vote du 1er tour, nous n’avons toujours pas reçu les programmes des candidats dans nos boîtes à lettres…
          Il semble que cela relève pourtant des devoirs du Maire ?


          • terra Le 22 avril 2017 à 23h31
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            J’ai l’explication pour ma ville, je ne sais pas si cela s’applique à toute la France:
            L’Etat a payé la poste pour les distribuer, les enveloppes ont été recues depuis longtemps, seulement La Poste refuse de payer la prime habituelle des facteurs pour ce travail supplémentaire, ce qui a conduit à un refus de les distribuer jusqu’à hier matin! Au final, seuls les intérimaires et les remplacants ont distribuer les enveloppes….
            J’y ai travaillé en 2012 (remplacement), et c’était le même problème, trois mois de relance pour obtenir le payement pour les 1100 enveloppes que j’ai du glisser dans les boites tout en devant finir à l’heure habituelle…


      • Sybille Le 22 avril 2017 à 17h35
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        Vous oubliez qu’une condition importante pour que Macron réussisse était de discréditer Fillon qui représentait un obstacle de taille sur sa route. La aussi les média n’ont pas démérité! Toute la dramaturgie a été magistralement orchestrée .
        Le problème c’est que la manipulation risque d’ aboutir à M. Le Pen…Tout ce beau monde poussera alors des cris d’orfraie, incapable de comprendre que le boomerang leur est revenu dans la figure. Je ne souhaite pas ce scénario…mais il n’est pas impossible. Merci pour ce moment…


        • Yamael Le 23 avril 2017 à 11h59
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          Il n’y aura jamais de Lepen. Dans le pire des cas de figures (chose espéré par la team macron), il y aura un 2ème tour macron/lepen et le sacrosaint pacte républicain fera le reste!


    • vlois Le 22 avril 2017 à 12h40
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      Aude Lancelin a été virée de l’OBS sur ordre de Hollande, pas de complot, un coup de téléphone.
      Pouvez-vous expliciter ce que vous trouver simpliste et/ou complotiste ?


    • Eric83 Le 22 avril 2017 à 12h47
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      Je pense que nous devons être nombreux à nous demander ce qui peut bien attirer un jeune électeur comme vous à voter Macron.
      Aussi, je vous remercie de nous éclairer sur les choix, notamment, sociaux, économiques, géopolitiques, sécuritaires de Macron qui motivent votre vote pour lui.


      • vlois Le 22 avril 2017 à 13h51
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        Je trouve fascinant l’Homme car il est paradoxal, par exemple, il sait le bien mais fait le mal, ou plutôt voulant faire le bien il fait le mal… Je suis avec vous pour comprendre ce qu’il y a dans la tête et dans le raisonnement et apercevoir ce qui a amené Thierry là.


      • jp Le 22 avril 2017 à 16h38
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        “ce qui peut bien attirer un jeune électeur comme vous à voter Macron.”
        je crois que soit ils ont fait des études genre école de commerce et sont formatés soit ils sont défavorisés et croient que gràce au travail du genre uber ou Deliveroo, ils s’en sortiront.


    • condamy Le 22 avril 2017 à 14h18
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      Dans ce cas ( de vote ) de votre part ,vous devez nous en donner les raisons objectives : à vous de jjouer .


    • scorpiobleu Le 22 avril 2017 à 20h06
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      Bien entendu que tous les choix sont permis ! Mais franchement “Thierry” votre confusion est déprimante..


    • Fburg Le 22 avril 2017 à 20h56
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      Votre franchise vous honore, aussi aimerait-on savoir pourquoi, finalement…
      Pour ma part, je ne comprends pas comment soutenir quelqu’un qui – en d’autres temps – serait à la Santé pour haute trahison et escroquerie avérée, je pense en particulier aux ventes Alstom pour General Electric (vente d’une société stratégique pour la Défense et l’essentiel de la production électrique francaise), l’aeroport de Toulouse, etc..
      Sans parler du reste.
      Allez, soyons “printemps”!
      Pfff


    • Claude Le 22 avril 2017 à 21h19
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      Voter pour Macron, c’est “croire” que l’on va peut-être épargné, qu’il ne va pas tout de même faire bouffer la misère à la “classe encore laborieuse”. C’est se croire un peu au-dessus, utile, du côté des bons, des gentils. Faire croire aux gens qu’ils sont du bon côté de la barrière, c’est ce qu’ils aiment entendre. Croire et espoir font bon ménage. Macron est l’illusionneur de service… Maintenant, si vous avez lu Todd, Lordon et consorts et que vous votez Macron, vous avez perdu votre temps. Et je précise que Lordon explique très concrètement en s’appuyant sur l’éthique de Spinoza comment les êtres peuvent être inclinés à… “Nous ne désirons pas une chose parce quelle est bonne, mais nous la jugeons bonne parce que nous la désirons”. Le battage médiatique a fait de Macron un objet de désir… au point que certains avouent qu’ils votent pour lui parce qu’il est beau….


    • Soizic Le 25 avril 2017 à 23h24
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      Et sa politique extérieure, et sa condamnation d’un état syrien et d’un peuple en souffrance qu’il veut agresser tant et plus pour complaire à son maître de l’état profond des EU, en utilisant les pires mercenaires que sont les jihadistes.?


  10. dieutre Le 22 avril 2017 à 08h53
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    d’ailleurs c’est étonnant que Bayrou, qui critiquait tant en 2007 la collusion des médias et du pouvoir, ainsi que le monde de la finance et du pouvoir, se soit rallié à Macron et l’aie fait remonter dans les sondages, inutilement espérons le!


    • Yamael Le 23 avril 2017 à 12h43
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      Parce qu’il est comme tout les autres produits du système, il cherche sa place au soleil!

      robert hue… Non mais robert hue quoi!!


  11. Alvise L Le 22 avril 2017 à 08h54
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    Dans la même veine, l’entretien du couple Pinçon-Charlot dans “Bastamag” est pas mal non plus…
    https://www.bastamag.net/Pincon-Charlot-Emmanuel-Macron-est-un-extraordinaire-porte-parole-de-l


  12. georges glise Le 22 avril 2017 à 09h05
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    bravo à aude lancelin pour ce brillant article, et merci!


  13. Eric83 Le 22 avril 2017 à 09h19
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    Superbe article d’Aude Lancelin qui nous décrit malheureusement que la France est une dictature de moins en moins molle puisque, notamment, les “médias” MSM sont de véritables organes de propagande.

    Quand on lit l’article ci-dessous, de Vanity Fair, sur la promotion de l’Ena qui a vu sortir Macron de ses rangs, on comprend à quel point cette caste qui se retrouve après quelques années aux plus hautes fonctions de l’Etat et/ou d’entreprises du CAC 40, noyaute le Pouvoir.

    http://www.vanityfair.fr/actualites/france/articles/senghor-la-promo-de-lena-qui-a-forge-emmanuel-macron/15406


  14. Alfred Le 22 avril 2017 à 09h21
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    Je suis bien d’accord avec.votre constat. C’est parce-que connaissant l’aspect pavlovien du vote “anti-fa” à gauche que j’ai si activement milité pour Mélenchon au 1er tour (alors que ce n’était pas mon choix initial). Mais c’est très clair si Meluche n’est pas au second la gauche stupide va se renier et se faire pipi dessus… et voter pour le clone de Madelin peint en rose.
    Bête à pleurer.
    Il leur suffirait juste de relire le manifeste du parti communiste pour savoir quoi choisir entre les deux produits Macron et le Pen. Mais cette gauche n’est pas de gauche. Sans parler de ceux qui ne voudront pas se salir et qui vont rester chez eux (pour ne pas cautionner le “replis sur soi” disent ils…). Quel désespoir.


    • Suzanne Le 22 avril 2017 à 11h24
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      Pas convaincue, Alfred. Il est certain que les dirigeants de la France Insoumise et du Front National se détestent, mais en ce qui concerne leurs électeurs, vu ce que j’entends dire ici et là, il n’est pas du tout impossible qu’il y ait au second tour, non seulement un refus de se faire avoir par le véritable coup d’état dont on parle ici, mais peut-être même un vote stratégique pour éviter le vote banquier. D’un côté comme de l’autre.


  15. Eric83 Le 22 avril 2017 à 09h39
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    Je m’aperçois qu’à l’insu de mon plein gré, j’ai aiguisé mon observation de la couveuse médiatique déployée pour Macron.
    Toute opportunité de vanter Macron comme de torpiller ce qui s’oppose/rait à lui doit être utilisé par les médias MSM.
    Aussi, je me suis rendu compte à plusieurs reprises qu’une émission de radio, que j’écoute si je suis en voiture, et n’ayant à priori rien à voir avec la politique et/ou les élections sert de porte-voix, brièvement et insidieusement à Macron et/ou à faire du Poutine-bashing d’autre part.
    Cette émission, c’est le Moscato-Show de RMC ( Groupe Drahi )qui avoisine le million d’auditeurs !
    Dans cette émission, il y a un jeu de questions sur le sport mais il y a aussi une ou deux question “BFM”.
    Exemple pas plus tard qu’hier : ” Qui est le candidat le plus âgé de cette élection présidentielle ? “.
    Réponse : non ce n’est pas JL Mélenchon, c’est J. Cheminade.
    Mais surtout, le “journaliste” de préciser immédiatement, alors que ce n’était pas la question ” : “et le candidat le plus jeune est Emmanuel Macron”.
    Vous remarquerez la subtilité de la question pour pouvoir in fine “re-re-re dire” que Macron est le plus jeune candidat.


  16. Achille Tendon Le 22 avril 2017 à 09h44
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    A quand une démocratie, une vraie, celle où le peuple est souverain ???
    Pour prendre la place de cette oligarchie qui dure depuis la nuit des temps !!!


  17. Olposoch Le 22 avril 2017 à 10h13
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    Ah ben ce matin sur France Inter, “On n’arrête pas l’Eco” s’attriste de ne pas pouvoir parler programme, campagne, de ne pouvoir citer des noms…
    Alors une émission toute factuelle, avec que des bonnes nouvelles, Lagarde optimiste, Pole Emploi va crouler sous les offres d’emploi promises par les patrons, des bons chiffres, des promesses, les succès des réformes (la France n’a plus besoin de réformes ce matin), tous les analystes du système se rejoignent pour dire que finalement tout va mieux, La France aide ses strartups, les gens sont po-si-tifs!
    Moi ce matin, objectivement, plus envie de remettre en cause ce système pas si mal après tout.
    Je pense printemps.


    • Eric83 Le 22 avril 2017 à 10h31
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      Je me suis fait la même remarque hier en lisant les titres d’articles indiquant que les prévisions d’embauche de cadres n’avaient jamais été aussi élevées depuis 10 ans !

      Il faudrait que les médias qui relaient ce genre d’ineptie nous expliquent comment 1,5% de croissance prévue par le gouvernement – donc très très optimiste en début d’année et qui sera revu à la baisse au fil des trimestres – pourrait créer des embauches de cadres largement supérieures à ce qu’elles ont été chaque année durant les 10 dernières années ???

      Cela sonne à mes oreilles comme le million d’emplois promis par Gattaz si le CICE était adopté.


      • Olposoch Le 22 avril 2017 à 11h05
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        Gattaz & co se sont bien partagé l’équivalent de 1 voire 2 millions de salaires…


    • Amarie L Le 22 avril 2017 à 10h55
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      J’ai écouté la même émission et j’ai été alertée par L’expertise de Mme Lagarde .Si elle pense que tout va mieux c’est que le pire est à craindre . En 2007 ,je ne l’oublierai pas , elle nous lénifiait de son inimitable ton ” la crise américaine de subprimes ne nous atteindra pas !!!!”
      il faut faire croire que tout peut continuer comme avant; en effet imaginez le réflexe des gens hésitants; puisque la reprise de la croissance est là ce serait bête de fiche en l’air ce qui s’amorce , la récompense de tant d’efforts, donc laissez vous guider par le choix Macron au moins on sait que sur l’élan ,en continuant cette même ligne on ne cassera pas la dynamique qui point à l’horizon.
      Le serpent Kaâ à Mooglie ” Dors ait confiancccce…sss!”
      PS: à la maison C. Lagarde est surnommée Bécassine


      • Suzanne Le 22 avril 2017 à 11h40
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        Il y a une différence, quand même ! Bécassine est naïve et bête. Vous pensez que Christine Lagarde est naïve et bête? Moi pas.


  18. Fougnard Le 22 avril 2017 à 10h29
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    Chère Aude Lancelin, votre licenciement de l’Obs s’explique beaucoup mieux dans ce contexte. Il était une condition nécessaire pour que la macronite aiguë puisse se propager sans obstacle dans l’hebdomadaire.
    Le pire, c’est que ce matraquage a l’air de fonctionner. J’ai ainsi plusieurs connaissances qui se sont mis à tracter pour le guignol macron. Ça a quelque chose de désespérant.
    Il ne reste plus qu’à espérer que les ouvriers et employés, majoritaires en nombre dans le pays, se déplacent massivement et votent Mélenchon après avoir constaté l’inanité d’un vote Le Pen.


  19. Crundchu Le 22 avril 2017 à 11h15
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    Il faut élire Macron !
    Il en va de la survie de la France.

    En France rien ne change sans une vraie révolution et avec le Justin Bieber de la politique qu’est ce monsieur Macron il y aura avant l’hiver une vraie bonne grosse révolution avec des têtes qui se proméneront au bout des piques place de la Concorde.
    En plus j’ai toujours révé d’etre un plénipotentiare de la République Une et Indivisible qui proméne de chef lieu de canton en chef lieu de canton la grande égalisatrice pour raccourcir tous les ci-devants et autres ennemis du peuple !

    Namého !


    • Kiwixar Le 22 avril 2017 à 12h43
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      Oui je me suis fait la même réflexion… Deux ans de Macron et quelques macronneries style « les chômeurs n’ont qu’à travailler » et « t’as qu’a bosser si tu veux te payer un costard », et on est bons pour un vrai 1789-1791. Par contre, faut faire la révolution avant l’abolition du cash sinon les banquiers nous affament d’un clic.


      • Crundchu Le 22 avril 2017 à 12h53
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        Abolition du cash ?
        Ne revez pas !
        Les terroristes font un crédit Cetelem pour acheter des armes mais les hommes politiques eux ont besoin de malettes pleines de billets !


        • Kiwixar Le 22 avril 2017 à 13h59
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          Ce ne sont pas les politiciens qui décident. Ils continueront à se faire offrir des babioles (rolex, costards, etc.) et quelques lingots d’or pour gros services. Ils sont souvent tenus par des « dossiers », ça coûte moins cher.


        • sassy2 Le 22 avril 2017 à 14h33
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          clinton fundation pay to play c’était plutôt proche de 0% de cash.

          hormis celui de kadhafi?
          (kadhafi c’était 100T d’or qui serait à l’OTAN + des milliards entreposés en cash devise)


  20. Idomar Yasagof Le 22 avril 2017 à 11h47
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    Le milliardaire Drahi : oui pour le moment.
    Ce gars est tellement enchainé pas ses LBO successifs (30 milliards à ce qu’on dit), qu’il ne faudrait pas grand chose pour que le château de cartes s’effondre.
    Un petit retournement de marché et hop trois petits tours et puis s’en vont.


    • Eric83 Le 22 avril 2017 à 13h01
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      Oui pour le groupe, non pour Drahi. Son groupe est hyper-endetté et grâce à cet endettement il est devenu milliardaire.

      Et à l’inverse d’un “petit entrepreneur”, il n’est pas caution solidaire en ayant été contraint de mettre sa maison en garantie d’un prêt. ( Je parle par expérience personnelle ).

      Donc au pire, il passera de milliardaire à multi-millionnaire – en Suisse il faut le rappeler – et gardera notamment ses multiples propriétés dont ses chalets de montagne hors de prix.


  21. Zasttava Le 22 avril 2017 à 12h58
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    Je relaie ici cette remarquable vidéo, fruit d’un travail énorme de ses auteurs : “Il était une fois les instituts de sondage” :
    https://www.youtube.com/watch?v=VHKNZo0Oco8&feature=youtu.be

    Si la forme est ludique, le fond est juste édifiant. Faites tourner sans modération !


  22. Nora. Le 22 avril 2017 à 13h26
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    La lecture de ce texte donne envie de se battre et d entreprendre toutes les actions possibles à son niveau. Ce matin, j ai contacté tous les indécis de mon entourage.
    ” ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.” JFK
    Merci O. Berruyer, merci À. Lancelin


  23. sassy2 Le 22 avril 2017 à 14h27
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    Oui mais cela était sans compter sur l’avènement de twitter.

    soit disant contrôlé par @jack mais en réalité par les intervenants les plus habiles
    @realdonaldtrump, …
    @jack se renflouerait auprès de fonds saoudiens nécessaires pour que twitter soit à flot et pour ne pas se faire éjecter.
    son but politique est de continuer la censure, vouée à l’échec, selon ses critères et celui de ses amis.

    la paume va être très grosse. que valent maintenant ces chaines et ces journaux?
    0 nada plus rien
    (hollande a fait la même chose avec le PS et les députés&les électeurs qui vont avec)

    Il y a des lois traditionnelles très précises sur la détention de media par des locaux en F ou aux US ou ailleurs
    sont-elles appliquées? pas du tout.
    elles vont l’être ;-))

    altice appartient à ses créanciers (US?, BNP?)
    quelle est la différence entre propriétaire de titres juniors/seniors (obligations / actions): aucune différence

    merci du fond du coeur pour héberger les idées d’Aude Lancelin


  24. sassy2 Le 22 avril 2017 à 15h09
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  25. Hervé Le 22 avril 2017 à 17h42
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    Ce texte ne passera pas à la Une du Monde, mais Aude Lancelin a eu l’intelligence de le poster après la fin de la campagne officielle ! Du coup la médiasphère réduite au silence légal ne peut plus rien faire pour le contrer à coup d’intox, de fiel et de faux débats ! Vive l’heure des réseaux sociaux ! Facebook, Google, Twitter et compagnie, le cac40 lui-même nous permet ce qui est interdit à la médiasphère jusqu’à demain 20h.
    Partagez, partagez, il en restera tjrs qqchose


  26. Joanna Le 22 avril 2017 à 18h39
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    Dans la série « ils osent tout … » j’aimerais savoir si vous voyez ce que je vois sur la photo-brochette des 11 candidats qu’on a vu partout et qu’on trouve ici par exemple :

    https://fr.yahoo.com/news/%C3%A0-24-heures-1er-tour-derniers-sondages-161000804.html

    J’en vois « un » au visage mis dans la lumière tandis que ceux des autres oscillent entre terne et blafard. Quelques retouches subtilement dosées et le tour est joué …

    Vous avez dit « subliminal » ?


  27. Zevengeur Le 22 avril 2017 à 19h05
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    Un article fondamental que chaque électeur devrait lire avant de jeter son bulletin dans l’urne.


  28. grog Le 22 avril 2017 à 19h51
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    Après avoir étudié tous les programmes et écouté tous les candidats, j’ai enfin trouvé le seul qui ne pourra pas vous trahir, le seul qui ne pourra pas vous décevoir, le seul qui sera semblable à la vie dans sa monstruosité protéiforme, aléatoire et contingente…

    http://leblogdegrog.blogspot.com/2017/04/borges-president.html


  29. Dorian Le 22 avril 2017 à 21h48
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    Les descendants du Comité des Forges auront vendu aux Français du Macron en utilisant exactement le même moyen que pour vendre leurs produits : la publicité. Et le B-A BA de la publicité, c’est la répétition. Que ce soit du Harpic WC, un iphone ou du Macron, il faut en parler le plus souvent possible au consommateur. Faut lui montrer le produit sous toutes ses coutures. Partout, dans les journaux, sur les affiches, à la télé. Et faut recommencer tous les jours, vingt fois par jour. Faut répéter, c’est pas plus compliqué que ça. Et à la longue, ça finit par rentrer, le consommateur s’inquiéterait s’il ne voyait plus SON produit Macron. Et le jour venu, il dira : Je le veux !

    C’est pareil pour la lessive, les boîtes de conserves et le reste. Ce n’est pas par hasard si les milliardaires tiennent la presse.


    • Karim Wilmotte Le 23 avril 2017 à 01h40
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      La répétition en politique, cela peut avoir l’effet exactement inverse.
      Par contre, est-ce que le produit Macron qui est vendu se présente sous un aspect politique?


      • Dorian Le 23 avril 2017 à 11h32
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        La politique et la publicité sont deux choses différentes. La publicité ne s’adresse pas à l’intelligence du consommateur (ou du citoyen), elle s’adresse à cette part d’irrationnel qu’il a en lui. La politique, c’est tout le contraire, c’est le débat d’idées et la réflexion.
        Je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi ce que vous vouliez dire. Je voulais seulement dire que les gens qui ont fait main basse sur la presse se servent aujourd’hui (plus que jamais auparavant) de la publicité pour faire élire les hommes politiques qui seront favorables à leurs idées à eux, et non pas à celles de la population. Et Macron en est l’exemple le plus frappant.
        Quand, le jour venu, l’électeur dira : « Je le veux », il le dira sans réfléchir, car ce n’est pas à sa réflexion que la publicité s’adressait.


        • Karim Wilmotte Le 23 avril 2017 à 20h38
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          Des études ont montrés que des personnes soumises continuellement à des affiches pour un parti avaient plus tendance à voter contre.
          Trop de publicité électorale à l’effet contraire.


  30. rene martini Le 22 avril 2017 à 22h23
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    Le canard boiteux avec libétorchon, l’immonde et le fricaro sont riches à millions et on trouve le moyen de les gaver à coup de millions en subventions.

    Le Canard Enchaîné avec 332 millions d’euros de chiffre d’affaires et 56 millions d’euros de bénéfices cumulés depuis 2004 (source société.com) le canard boiteux se porte bien et André Escaro, propriétaire du Canard Enchaîné, profite depuis 35 ans de son château fort médiéval inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1979, et situé sur la commune de La Ventrouze en Normandie. (source Ouest France).

    Dépenser 2milliards en aides directes plus 2milliards d’aides à la distribution postale des journaux c’est totalement scandaleux, sans compter les avantages fiscaux attribués aux journaleux. Sur 25ans cela fait pas loin de 100milliards claqués pour soutenir la propagande d’état. La moindre des choses serait de demander en restitution les milliards versés pour escroquerie en bande organisée.


  31. BEOTIEN Le 23 avril 2017 à 01h45
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    Superbe leçon de choses. Et quelle plume ! Si après lecture vous ne votez pas Mélenchon, c’est que vous méritez bien le servage qui vous attend.


    • Thomas Savary Le 23 avril 2017 à 11h32
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      Pourquoi Mélenchon ??? Son programme, fort séduisant au demeurant, est inapplicable dans le cadre de l’Union européenne, et il ne propose pas d’en sortir. Son plan B, « c’est le plan A continué » (dixit lui-même). Autrement dit, il n’y a pas de plan B — donc aucune menace sérieuse à faire peser dans la négociation annoncée. Le référendum promis, c’est en cas de réussite du plan A. Or le plan A n’a pas aucune chance d’aboutir. Il n’y aura donc pas de référendum — à moins que JLM le décide malgré tout, bien sûr, mais ce serait lui faire une confiance aveugle… Vous ne la sentez pas venir, la syrization ?


    • Yamael Le 23 avril 2017 à 12h04
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      Oui pour faire comme en Grèce…

      Pour moi il n’y a pas 11 programmes mais seulement 2. Un applicable car non conditionné par l’eu et l’autre qui sera la copie conforme des GOPE!


  32. Jérôme Le 23 avril 2017 à 14h39
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    Tiens ? Mon précédent message est passé à la trappe.

    Je disais donc que Macron n’est pas LE candidat du CAC 40 vu qu’il y en a plusieurs : lui et Fillon. Macron est juste le candidat du centre-gauche européiste, internationaliste, libre-échangiste.

    Et je disais aussi que les autres candidats, s’ils ne sont pas les candidats du CAC 40, sont hélàs ceux de la banqueroute rapide.

    Autrement dit, les perspectives économiques sont de toute façon peu réjouissantes quel que soit le vainqueur de cette élection présidentielle parce que la réalité est que la concurrence mondiale est de plus en plus aigue et personne ne nous fera le cadeau d’acheter nos biens et services plus cher qu’ailleurs ni de s’abstenir de tenter de nous concurrencer là où nous sommes forts.

    Tous les choix électoraux sont légitimes, mais il est préférable d’éviter de se bercer d’illusions. Pas plus sur les effets des programmes de Macron et Fillon que sur ceux de Le Pen, Mélanchon, Hamon, ou que ceux des autres candidats.


    • Garibaldi2 Le 24 avril 2017 à 10h55
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      Ton commentaire est passé à la trappe ? Tu n’es pas le seul ! Et après OB va nous faire tout un numéro sur le Décodex !


  33. s Le 23 avril 2017 à 17h07
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    Le putsch a bien l’air réussi, hélas …


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