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13.août.201913.8.2019 // Les Crises

Les mystères personnels de Mueller. Par Stephen F. Cohen

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Source : The Nation, Stephen F. Cohen,

Aspects peu remarqués du premier volume du rapport Mueller.

Le directeur du FBI, Robert Mueller, lors de sa prestation de serment au Capitole le 13 juin 2013. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Le « Rapport d’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 » en deux volumes du procureur spécial Robert S. Mueller III n’est pas d’une lecture facile – il ressemble à ces notices qui accompagnent les jouets de Noël « faciles à assembler ». Néanmoins, compte tenu des effets extrêmement dommageables que le Russiagate a eus sur l’Amérique en interne et à l’étranger depuis près de trois ans, le rapport sera longuement examiné pour ce qu’il révèle et ne révèle pas, ce qu’il inclut et n’inclut pas.

En raison de mon intérêt particulier pour la Russie, j’ai lu attentivement le premier volume, celui qui met l’accent sur le rôle présumé de ce pays dans ce scandale. J’en suis sorti avec autant de questions sur le rapport que sur le rôle de Moscou et celui du candidat puis président Donald Trump. Pour n’en citer que quelques-unes :

  • Mueller commence, à la page 1, par cette affirmation : « Le gouvernement russe s’est immiscé dans l’élection présidentielle de 2016 de façon systématique et considérable ». Peut-être, mais Mueller, qui n’est pas opposé à l’éditorialisation et à la contextualisation ailleurs dans le rapport, ne donne aux lecteurs aucun historique ni aucun contexte pour cette large généralisation. En particulier, l’interférence – ou « ingérence », comme la qualifient les médias – était-elle plus ou moins « systématique et considérable » que l’intervention militaire de Washington dans la guerre civile russe de 1918 ou que sa campagne très intrusive pour faire réélire le président russe Boris Eltsine en 1996 ou, de l’autre côté de la médaille, que le rôle du Parti communiste américain soutenu par l’URSS dans la politique américaine au XXe siècle ? En d’autres termes, qu’est-ce qui justifiait une enquête spéciale sur cet épisode dans un siècle d’ingérence mutuelle américano-russe dans leurs politiques réciproques ? Ou, pour le dire un peu différemment : les lecteurs pourraient se demander s’il y aurait même eu un Russiagate et une enquête de Mueller dans le cas où Hillary Clinton aurait remporté les élections de 2016.
  • Il a parfois été suggéré que le Russiagate avait été initié par de hauts responsables américains qui n’aimaient pas la promesse du candidat Trump de « coopérer avec la Russie ». Cette suspicion n’a pas encore été prouvée, mais Mueller attribue à maintes reprises aux membres de la campagne Trump et aux Russes qui ont interagi en 2016, peut-être de façon sinistre ou même criminelle, le désir d’« améliorer les relations américano-russes », de « mettre fin à la nouvelle guerre froide » et de « donner un nouveau départ aux relations avec la Russie ». Même le président russe Vladimir Poutine aurait voulu « la réconciliation entre les États-Unis et la Russie ». (Voir, par exemple, p. 5, 98, 105, 124, 157.) Le résultat est, bien sûr, de discréditer la défense de la détente qui fut un temps le courant dominant aux États-Unis. Mueller qualifie même les positions américaines favorables à une détente – comme celles qu’avaient les présidents Eisenhower, Nixon et Reagan au XXe siècle – de « positions de politique étrangère pro-russes » (p.102). Cela signifie-t-il que les Américains qui ont des opinions pro-détente aujourd’hui, comme moi et un certain nombre d’autres, doivent faire l’objet d’une enquête pour leurs « contacts » avec les Russes en vue de meilleures relations ? Mueller semble ne rien dire qui contrebalance cette implication, qui a déjà affecté négativement quelques Américains mentionnés et non mentionnés dans son rapport.
  • Comme l’indiquent le texte et les notes de bas de page, Mueller s’appuie fortement sur les rapports des services de renseignement américains, mais sans traiter des méfaits dûment constatés commis par ces services pour promouvoir la saga du Russiagate, en particulier de ceux de la CIA sous John Brennan. Il s’appuie aussi beaucoup sur les comptes rendus médiatiques successifs à l’époque du Russiagate, mais sans tenir compte des mauvaises pratiques journalistiques, telles qu’abondamment démontrées par Matt Taibbi, qui les assimile aux reportages qui ont conduit à l’invasion américaine de l’Irak.
  • Mueller n’envisage pas non plus d’autres scénarios ou explications, comme toute bonne enquête historique ou judiciaire devrait le faire. Par exemple, il accepte sans sourciller l’allégation du Comité démocrate de Clinton, selon laquelle des agents russes auraient piraté et diffusé leurs e-mails en 2016. Encore une fois, peut-être, mais pourquoi n’a-t-il pas fait sa propre analyse scientifique ou n’a-t-il pas mentionné l’autre conclusion de VIPS disant qu’ils avaient été volés et avaient fait l’objet d’une fuite interne ? Pourquoi n’a-t-il pas interrogé Julian Assange, qui a déclaré savoir comment et par qui les courriels avaient atteint WikiLeaks ? Et comment expliquer le peu d’intérêt de Mueller pour le mystérieux professeur Joseph Mifsud, qui a aidé à piéger George Papadopoulos à Londres ? Mueller rapporte que ledit Mifsud « avait des liens avec la Russie » (p.5), bien qu’une simple recherche sur Google suggère qu’il était bien un « agent » mais pas des Russes, comme l’ont largement prétendu les médias.
  • Peut-être l’évoquera-t-il dans le deuxième volume de son rapport, mais curieusement, Mueller ne se concentre pas sur le dossier Steele dans le premier volume de son rapport, alors qu’il est pourtant certainement le document fondateur du Russiagate, avec des « informations » anti-Trump désormais largement reconnues comme ayant été « licencieuses et non vérifiées ». À un moment donné, cependant, Mueller livre un propos révélateur : « Trump ne paierait pas pour une recherche sur l’opposition » (p.61). Cela peut-il être autre chose qu’un jugement accablant, bien que biaisé, sur la campagne Clinton, par qui, on le sait, a été financé le dossier Steele ?
  • Vers la fin du premier volume (pp.144, 146), Mueller fait état d’une révélation vraiment stupéfiante, bien qu’il ne semble pas en avoir conscience. Après l’élection présidentielle américaine de 2016, le Kremlin « ne semblait pas avoir de contacts préexistants… avec les hauts fonctionnaires entourant le président élu ». Plus encore, « Poutine a parlé des difficultés rencontrées par le gouvernement russe pour entrer en contact avec la nouvelle administration Trump…… Poutine a indiqué qu’il ne savait pas à qui s’adresser officiellement et qu’il ne connaissait généralement pas les gens autour du président élu. »

En ce qui concerne le Russiagate, voilà ce qu’il en est de toutes les allégations honteuses de complicité Trump-Poutine, de conspiration et même de trahison. Cela signifie certainement que les États-Unis ont besoin d’une nouvelle enquête, différente, sur les origines et la signification réelles de ce scandale politique américain frauduleux, corrosif, extrêmement grave et vraiment interminable.

Ce commentaire est fondé sur la dernière discussion hebdomadaire de Stephen F. Cohen avec l’animateur de The John Batchelor Show. Diffusé depuis maintenant 6 ans, les émissions précédentes sont sur TheNation.com.

Stephen F. Cohen est professeur émérite d’études russes et de politique à l’Université de New York et à l’Université de Princeton. Un éditeur collaborateur de Nation, son nouveau livre « War With Russia ? De Poutine et l’Ukraine à Trump et le Russiagate » est disponible en livre de poche et en édition ebook.

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 01-05-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Kokoba // 13.08.2019 à 08h50

En réalité, il est assez simple de savoir si oui ou non la Russie a influencé les élections Américaines.
Il n’y a même pas besoin d’être expert pour répondre à la question.

Il suffit de se rappeler ce que sont réellement les élections Américaines :
un barnum gigantesque où les candidats s’affrontent à coup de dizaines de milliards.
Chaque camp possède une équipe professionnelle de grand qualité qui va organiser pendant plus d’un an la campagne : communications, campagne médiatique, meetings, évenements divers.

Ces types là sont des pros.
Ils disposent de moyens gigantesques.
Tous les milliardaires Américains financent la campagne.
Certains comme les frères Koch ou Soros s’y impliquent corps et ames.
Wall Street est de la partie.
Les médias avec toute leur puissance rivalisent pour vendre leur candidat et dénigrer l’adversaire.
Google et Facebook sont (plus ou moins) discrètement utilisés par tout le monde voire prennent parti directement.

Et au milieu de tout çà, la Russie aurait été capable d’influencer l’élection grace à un petit investissement de 50000$ sur Facebook ?
Cà n’a aucun sens.
Non seulement ce n’est pas possible mais personne ne peut même imaginer influencer les élections Américaines avec aussi peu de moyens

16 réactions et commentaires

  • catherine // 13.08.2019 à 07h51

    Ce pays est intellectuellement indigent nous le savons, mais là nous avons touché le fond.
    Cette affaire montre le niveau du débat politique aux USA. En thème principal, il y a toujours l’hostilité, le conflit, la guerre qui est le nerf de la richesse de cet état. On reprocherait donc à Trump rien de tout ce qu’il a, dans sa campagne, annoncé comme action politique, mais seulement d’avoir risqué l’avenir du pays en provoquant une détente avec les Russes. C’est seulement la-dessus qu’il était attaquable et qu’il fut attaqué.
    Et les médias en ont fait leur chou gras et le peuple en a été gavé.
    Ce pays est intellectuellement malade, à tel point qu’un ami qui y vit me disait récemment qu’en France il se sentait intelligent (mais qu’il conservait quand même la petite pointe d’angoisse à la seule vue de policiers municipaux).
    Un autre, de retour de visite là-bas, que l’Amérique c’était bien mais sans les américains.
    Et puis, c’est moins commenté, les américains se détestent entre eux, ce sont des personnes qui y vivent qui me le disent, et on en verra bientôt les conséquences.
    En tout cas, l’affaire Epstein et son dénouement, tout comme le rapport Mueller, montrent, pour ne citer qu’eux, que la prétendue démocratie en faux semblant, fonctionne d’une manière très très bizarre.

    • Duracuir // 13.08.2019 à 13h00

      Si vous connaissez une démocratie qui fonctionne correctement, n’hésitez pas à me faire signe. La France vient de se taper il y a deux ans à peine, un véritable putsch mediatico-judiciaire dans la nouvelle tradition du komintern US. Et entre les ricanements d’une gauche profondément et stupidement partisane, la bovine placidité d’une droite endormie et la joie non dissimulée de “l’élite” du pays, c’est passé comme une lettre à la poste. Meuuuuuuh. On vient d’avoir un(e) favorit(e) du Prince avec le déballage hallucinatioire total des inouïs caprices et privilèges accordés et des dérèglements gravissimes au niveau de la sécurité de l’état et des règles démocratiques au plus haut niveau, de qui faire tomber 10 présidents et 20 ministères et… rien. On a eu une commission sénatoriale qui a fait son boulot jusqu’au bout, malgré les insultes et procès d’intention des mis en causes, amassant une documentation accablante, implaccable justifiant un transfert au procureur et celui-ci, tout à fait indépendant dit” circulez, y a rien à voir”. On vient de mutiler des dizaines de nos concitoyens comme on ne l’aurait jamais toléré de la Chine, de la Russie et du Venezuela, s’attirant même des remontrance de l’ONU comme le pire état voyou et… rien. On vient de passer une loi scélérate sur le contrôle de l’opinion et la criminalisation du débat d’idée comme dans le pire cauchemar d’Orwell, et en “avance” sur tous les autres pays “démocratiques” du globe et… rien. On martyrise Assange sur le territoire de l’UE, et on va le livrer au bourreau et… rien.

      • Pierre D // 15.08.2019 à 06h54

        une démocratie qui fonctionne assez correctement : la Suisse

  • Vercoquin // 13.08.2019 à 07h59

    Je suis vraiment très étonné qu’on puisse s’interroger sur la droiture et l’honnêteté de ce rapport.
    Ce rapport effectué et délivré par les services étazuniens à la suite d’une enquête qu’on ne peut que qualifier de minutieuse et approfondie. Émanant de ce pays ami très cher, allié indéfectible, nul doute que ce rapport impartial est d’une totale loyauté envers toutes les parties concernées.
    Nos chers amis américains, nous leur devons tout.
    Leur culture, leur musique, leur cinéma, leurs OGM, leurs semences, leurs hormones, leurs guerres, leur démocratie, et tout le reste qui nous fait du bien.
    Et surtout leur façon de désigner les coupables de tous les maux de la terre sans que nous ne calculions quoi que ce soit pour pas nous prendre la tête: “c’est les russes”.
    Le suicide d’Epstein, c’est les russes.
    Skrippal, c’est les russes.
    Trump, c’est les russes.
    Les gilets jaunes, c’est les russes.
    Le réchauffement climatique, c’est les russes.
    La fin des dinosaures, c’est les russes.
    Mon ongle incarné, c’est les russes.
    Macron et sa mémé, c’est les russes.
    Alouette, alouette …

    :=))
    (Heureusement, il y a des résistants, même chez eux.)

    PS, film à voir: “Idiocracy” (2007)

  • Shock // 13.08.2019 à 08h20

    “Le « Rapport d’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 » ”

    Quelle ingérence?

    Deux pelés et trois tondus d’origine russe qui ont posté sur un réseau social leur affection pour Trump?

    On sait que toute la non affaire repose sur GPS Fusion de Christopher Steele avec son acolyte Sergueï Skripal… qui a été éliminé, car il voulait retourner sa veste et en Russie avec un dossier sous le bras.

    Avant Epstein, encore un mort à l’insu de son plein gré.

  • Kokoba // 13.08.2019 à 08h50

    En réalité, il est assez simple de savoir si oui ou non la Russie a influencé les élections Américaines.
    Il n’y a même pas besoin d’être expert pour répondre à la question.

    Il suffit de se rappeler ce que sont réellement les élections Américaines :
    un barnum gigantesque où les candidats s’affrontent à coup de dizaines de milliards.
    Chaque camp possède une équipe professionnelle de grand qualité qui va organiser pendant plus d’un an la campagne : communications, campagne médiatique, meetings, évenements divers.

    Ces types là sont des pros.
    Ils disposent de moyens gigantesques.
    Tous les milliardaires Américains financent la campagne.
    Certains comme les frères Koch ou Soros s’y impliquent corps et ames.
    Wall Street est de la partie.
    Les médias avec toute leur puissance rivalisent pour vendre leur candidat et dénigrer l’adversaire.
    Google et Facebook sont (plus ou moins) discrètement utilisés par tout le monde voire prennent parti directement.

    Et au milieu de tout çà, la Russie aurait été capable d’influencer l’élection grace à un petit investissement de 50000$ sur Facebook ?
    Cà n’a aucun sens.
    Non seulement ce n’est pas possible mais personne ne peut même imaginer influencer les élections Américaines avec aussi peu de moyens

  • moshedayan // 13.08.2019 à 09h16

    Le tort de la Russie dans cette affaire fut d’afficher officiellement une préférence pour certains candidats républicains et très – trop vite pour Trump pendant la campagne. Cette attitude était motivée par le jugement de l’exercice de Mme Hillary Clinton, comme secrétaire d’Etat, et son programme qui annonçait un renforcement des tensions pour “s’opposer à l’expansionnisme russe” “au retour de la Russie” en Europe, etc…
    A cela se sont ajoutés des citoyens russes qui ont agi individuellement pour soutenir la campagne de Trump.
    De tout cela, la Russie n’en a strictement rien reçu -même pas un kopeck ! Et si l’on suit les médias russes, Poutine l’a lui-même reconnu, en avouant qu’au fond, il n’y avait plus rien à attendre des Américains, leur politique était toujours la même, quel que soit le candidat !…
    Afficher une préférence n’est pas une ingérence, sur ce point les Russes ne varieront pas et le Russiagate n’obtiendra rien pour étayer sa thèse.
    Les Américains feraient mieux de s’inquiéter de ce “constat russe” “rien à attendre”. Cela est plus désespérant au fond.
    ps. Les médias français affichent constamment depuis plus de 30 ans au moins leur préférence pour les Démocrates. Les autorités américaines ont-elles lancé un audit “Frenchgate” ???

  • Duracuir // 13.08.2019 à 09h38

    Les Sorcières de Salem.
    Une tradition bien Zunienne.
    Et le pire, c’est que 3 siècles après, alors que tout un chacun connait la tragique et lamentable vérité sur cet assassinat juridique, il y a encore des tas de séries télévisées et de film qui nous montrent de terribles sorcières de Salem et scénarisent leur terrible vengeance à travers les âges. Moralité? merci Hollywood, de très nombreux Américains pensent qu’à Salem on a vraiment pendu de vraies sorcières. Donc, de très nombreux zuniens croient aux sorcières. Pas étonnant dans un pays premier au monde pour la proportion de gens croyant aux anges, où beaucoup de villes veulent interdire l’enseignement de Darwin, lui préférant l’histoire d’Adam et Eve et où les 90 000 000 d’évangélistes(chrétiens, je précise pour ceux qui ne sauraient pas) sont persuadés qu’une fois Israel débarrassée des Arabes le petit Jesus redescendra sur terre.
    C’est effrayant, totalement effrayant.
    Ce mélange de puissance, de mysticisme crétin et d’amnésie systématique est terrifiant.

  • Catalina // 13.08.2019 à 11h10

    C’est dingue ce pognon dépensé pour “élire”.
    Quand on pense que dans le monde des millions de gens crèvent de faim, n’ont ni accès à l’eau potable, ni aux soins, c’est quoi ce monde de merde ?

  • Eric83 // 13.08.2019 à 12h26

    Le “Russiagate” a été une vaste conspiration pour pourrir le mandat de Trump et tenter de le destituer car selon les perdants de l’élection US de 2016, il volé “leur” élection.

    Maintenant qu’il a été démontré que le “Russiagate” était une fable, les auteurs de cette vaste conspiration se retrouvent maintenant en grande difficulté. Et ce n’est que le début.

    Aux dernières nouvelles aux US – évidemment rien en France à ce sujet – le PDG d’Overstock a récemment livré des informations importantes au DOJ US sur l’espionnage politique de la campagne de Trump et sur la Clinton Foundation.

    https://www.zerohedge.com/news/2019-08-12/overstock-ceo-turned-over-docs-doj-greatest-political-scandal-us-history

    La théorie de l’auteur de l’article ci-dessous sur une guerre ouverte entre factions du Deep State US paraît tout à fait crédible.
    https://www.zerohedge.com/news/2019-08-12/epstein-deep-state-civil-wars-first-high-profile-casualty

  • Tchoo // 13.08.2019 à 13h21

    Si l’on en croit Jorion ce rapport est explosif et conduit à inéluctablement à la destitution de Trump. Il nous l’explique en long, large en travers sans jamais vraiment rien expliquer ou démontrer parce qu’il y aurait plus dans les non dits que dans ce qui est écrit.
    Au final difficile de comprendre à quoi cet homme Mueller à servi et à quoi sert son écrit

    • Duracuir // 13.08.2019 à 17h46

      Ha parce que vous lisez encore ce plaisantin americano-centré ???

    • lon // 13.08.2019 à 19h24

      Jorion ça fait un bail qu’il rêve de la destitution de Trump , et que soit prouvée enfin sa thèse que Trump est un agent russe…diantre, quand on a prédit comme lui la crise des subprimes , faut rester égal à sa réputation …

  • lon // 13.08.2019 à 19h20

    Tout ceci est une vaste campagne de pub des stratèges de Facebook , qui veulent nous convaincre que leur malheureux site social peuplé d’adorateurs de la race féline , d’apprentis philosophes new-age et d’obsédés du selfie , serait l’endroit entre mille pour peser sur des élections et l’avenir de la planète .

  • 5cents // 15.08.2019 à 14h38

    Ce qui est important ce n’est pas de savoir si les Russes ou eu une influence significative sur l’élection.
    Ce que Mueler rapporté c’est que Trump à agit pour entraver la justice.
    Un peut comme pour Clinton, ce n’est pas la turlutte qui posait problème mais le mensonge présidentiel.

    • scc // 17.08.2019 à 12h46

      L’entrave à la justice n’était pas l’objet du rapport.
      Ce n’est pas parce que maintenant les démocrates utilisent cet argument pour tenter de destituer Trump, faute de mieux, qu’il faut altérer l’accusation initiale.

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