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28.novembre.201928.11.2019 // Les Crises

Les troupes américaines qui restent en Syrie pour « garder le pétrole » ont déjà tué des centaines de personnes

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Source : Consortium News

Des centaines de soldats américains restent en Syrie, non pas pour assurer la sécurité de groupe de personnes, mais pour occuper les réserves pétrolières du pays et priver le gouvernement syrien des revenus nécessaires à la reconstruction.

Le président américain Donald Trump a rassuré ses partisans en leur disant qu’il « ramène des soldats à la maison » après la guerre « sans fin » en Syrie. Mais ce n’est tout simplement pas le cas.

Alors que Trump a ordonné le retrait partiel des quelque 1 000 soldats américains présents sur le territoire syrien – qui imposent une occupation militaire illégale en vertu du droit international – les responsables américains et le président lui-même ont admis que certains resteraient. Et ils resteront sur le sol syrien non pas pour assurer la sécurité d’un groupe de personnes, mais plutôt pour garder le contrôle des champs de pétrole et de gaz.

L’armée américaine a déjà tué des centaines de Syriens, et peut-être même quelques Russes, précisément pour conserver ces réserves de combustibles fossiles syriens.

L’obsession de Washington de renverser le gouvernement syrien refuse de s’éteindre. Les États-Unis demeurent résolus à empêcher Damas de reprendre son propre pétrole, ainsi que sa région productrice de blé, afin de priver le gouvernement de revenus et de l’empêcher de financer ses efforts de reconstruction.

Le Washington Post a noté en 2018 que les États-Unis et leurs alliés kurdes occupaient militairement une part massive de « 30 % de la Syrie, qui est probablement l’endroit où 90 % de la production pétrolière d’avant-guerre a eu lieu ».

Maintenant, pour la première fois, Trump a ouvertement confirmé les arrière-pensées impérialistes derrière le maintien d’une présence militaire américaine en Syrie.

« Nous voulons garder le pétrole », a avoué Trump lors d’une réunion du cabinet le 21 octobre. « Peut-être que nous aurons une de nos grandes compagnies pétrolières pour y aller et le faire correctement. »

Trois jours plus tôt, le président tweetait : « Les États-Unis ont pris le contrôle du pétrole. »

Je viens de parler au Président Erdogan de Turquie. Il m’a dit qu’il y avait eu des tirs mineurs de sniper et de mortier qui ont été rapidement éradiqués. Il veut vraiment que le cessez-le-feu, ou la pause, fonctionne. De même, les Kurdes veulent que cela se produise et que la solution ultime se produise. Dommage qu’il n’y ait pas eu cette pensée il y a des années. Au lieu de cela, les choses ont toujours été maintenues avec des bouts de sparadrap, et de façon artificielle. Il y a de la bonne volonté de part et d’autres et de grandes chances de succès. Les États-unis ont pris le contrôle du pétrole, et le contrôle des prisonniers membres de Daesh a été doublement pris par les Kurdes et par la Turquie…

Le New York Times a confirmé la stratégie le 20 octobre. Citant un « haut fonctionnaire de l’administration », le journal a rapporté :

« Le président Trump penche en faveur d’un nouveau plan du Pentagone visant à maintenir un petit contingent de troupes américaines dans l’est de la Syrie, peut-être environ 200, pour combattre l’État islamique et bloquer l’avance du gouvernement syrien et des forces russes dans les champs pétroliers convoités de la région.

… Un avantage secondaire serait d’aider les Kurdes à garder le contrôle des champs de pétrole à l’est, a dit le fonctionnaire. »

M. Trump a ensuite explicitement réitéré cette politique lors d’une conférence de presse de la Maison-Blanche sur le retrait de la Syrie le 23 octobre.

« Nous avons pris le contrôle du pétrole (en Syrie) et, par conséquent, un petit nombre de soldats américains resteront dans la zone où ils ont le pétrole », a dit M. Trump. « Et nous allons les protéger. Et nous déciderons de ce que nous allons en faire à l’avenir. »

Utilisation de l’EI comme excuse

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper – l’ancien vice-président des relations gouvernementales du grand fabricant d’armes Raytheon, avant d’être promu par Trump à la tête du Pentagone – a révélé la politique américaine actuelle sur la Syrie lors d’une conférence de presse le 21 :

« Nous avons des troupes dans les villes du nord-est de la Syrie qui sont situées à côté des champs de pétrole. Les troupes dans ces villes ne sont pas dans la phase actuelle de retrait.

Nos forces resteront dans les villes qui sont situées près des champs de pétrole. »

M. Esper a ajouté que l’armée américaine « maintient une patrouille aérienne de combat au-dessus de toutes nos forces sur le terrain en Syrie. »

Contrairement à Trump, Esper a offert une excuse pour justifier la poursuite de l’occupation militaire américaine des champs pétroliers syriens. Il a insisté pour que les soldats américains restent pour aider les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, à maintenir les ressources et à empêcher les djihadistes de l’EI de les reprendre.

C’est ce qui a conduit les grands médias dominants comme CNN à rapporter : « Le secrétaire à la Défense dit que certaines troupes américaines resteront temporairement en Syrie pour protéger les champs pétroliers de l’EI ».

Mais n’importe quel observateur qui a soigneusement analysé les commentaires d’Esper lors de sa conférence de presse aurait été en mesure de détecter le véritable objectif derrière la présence prolongée des États-Unis dans le nord-est de la Syrie. Comme l’a dit Esper, « L’un des buts de ces forces [américaines], en collaboration avec les FDS, est de refuser l’accès à ces champs pétroliers à l’EI et à d’autres qui pourraient bénéficier de revenus qui pourraient être générés ».

Extrait de la transcription de la conférence de presse de Mark Esper au Pentagone.

« Et d’autres qui peuvent bénéficier de leurs revenus générés » est un qualificatif crucial. En fait, Esper a utilisé ce langage – « l’EI et autres » – deux fois de plus dans sa conférence de presse.

La stratégie des États-Unis est d’empêcher le gouvernement syrien reconnu par l’ONU et la majorité syrienne qui vit sous son contrôle de reprendre leurs propres champs pétroliers et de récolter les bénéfices de leurs revenus.

Des centaines de personnes massacrées

Il ne s’agit pas seulement de spéculation. CNN l’a dit clairement lorsqu’elle a rapporté ce qui suit dans un passage incontestablement franc, citant des hauts responsables militaires américains anonymes :

« L’armée américaine a depuis longtemps des conseillers militaires intégrés aux Forces démocratiques syriennes près des champs pétroliers syriens à Deir Ezzoir depuis que la région a été prise à l’EI. La perte de ces champs pétroliers a privé l’EI d’une importante source de revenus, une source de financement ponctuelle qui a fait la différence avec d’ autres groupes terroristes.

Les gisements de pétrole sont également des actifs recherchés depuis longtemps par la Russie et le régime d’Assad, qui est à court d’argent après des années de guerre civile. Moscou et Damas espèrent utiliser les recettes pétrolières pour aider à reconstruire la Syrie occidentale et à consolider l’emprise du régime.

Pour tenter de s’emparer des champs de pétrole, des mercenaires russes les ont attaqué, ce qui a mené à un affrontement au cours duquel des dizaines, voire des centaines de mercenaires russes ont été tués dans des frappes aériennes américaines, un épisode que Trump a présenté comme la preuve qu’il est dur avec la Russie. Cette action a contribué à dissuader les forces russes ou les forces du régime de faire des tentatives similaires pour les champs pétroliers.

Les forces américaines près des champs pétrolifères restent en place et de hauts responsables militaires avaient déjà dit à CNN qu’ils seraient probablement parmi les derniers à quitter la Syrie. »

CNN a ainsi reconnu que l’armée américaine avait tué jusqu’à des « centaines » de combattants soutenus par la Syrie et la Russie cherchant à accéder aux champs pétroliers syriens. Elle a massacré ces combattants non pas pour des raisons humanitaires, mais pour empêcher le gouvernement syrien d’utiliser « les revenus pétroliers pour aider à reconstruire la Syrie occidentale ».

Cet aveu direct et choquant allait à l’encontre du mythe populaire selon lequel les États-Unis gardaient des troupes en Syrie pour protéger les Kurdes d’un assaut de la Turquie, membre de l’OTAN.

Le rapport de CNN faisait apparemment référence à la bataille de Khasham, un épisode peu connu mais important de la guerre internationale par procuration de huit ans contre la Syrie.

La bataille s’est déroulée le 7 février 2018, lorsque l’armée syrienne et ses alliés ont lancé une attaque pour tenter de reprendre d’importantes réserves de pétrole et de gaz dans le gouvernorat syrien de Deir ez-Zor, qui étaient occupées par les troupes américaines et leurs représentants kurdes.

Le New York Times semble se délecter des nouvelles selon lesquelles l’armée américaine a massacré 200 à 300 combattants après des heures de « frappes aériennes impitoyables en provenance des États-Unis ».

Le Times a souligné à plusieurs reprises que Deir ez-Zor est « riche en pétrole ». Il a également cité des responsables américains anonymes qui ont affirmé que bon nombre des combattants massacrés étaient des ressortissants russes de la société militaire privée Wagner Group. Ces « responsables du renseignement américain » anonymes ont déclaré au Times que les combattants russes présumés étaient « en Syrie pour saisir des champs de pétrole et de gaz et les protéger au nom du gouvernement Assad ».

Le Times a noté que les forces d’opérations spéciales américaines du JSOC [Le Joint Special Operations Command est chargé de diriger et de coordonner les unités des forces spéciales des différentes branches de l’armée américaine, NdT] travaillaient avec les forces kurdes dans un avant-poste près de l’importante usine à gaz de Conoco en Syrie. Les FDS, dirigées par les Kurdes, avaient arraché cette installation à l’EI en 2017 avec l’aide de l’armée américaine. Le Wall Street Journal notait à l’époque que « l’usine est capable de produire près de 450 tonnes de gaz par jour » et était l’une des sources de financement les plus importantes de l’EI.

Le journal a ajouté : « Les Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes, soutenues par les frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, se battent contre le régime du président Bachar al-Assad pour des gains territoriaux dans l’est du pays ». Les sites Web de surveillance des produits de base MarketWatch et OilPrice.com suivaient de près l’histoire et analysaient les forces qui allaient prendre le contrôle de l’une des usines à gaz les plus importantes de Syrie.

Affamer la Syrie en pétrole et en blé

Pour le gouvernement syrien, la reprise du contrôle de ses réserves de pétrole et de gaz dans la partie orientale de son territoire est cruciale pour financer les efforts de reconstruction et les programmes sociaux – surtout à un moment où les sanctions étouffantes des États-Unis et de l’UE ont paralysé l’économie, causé des pénuries de carburant et gravement affecté la population civile syrienne.

Les États-Unis ont cherché à empêcher Damas de reprendre des territoires rentables et à le priver de ressources naturelles, de combustibles fossiles comme de denrées alimentaires de base.

En 2015, le président Barack Obama a déployé des troupes américaines dans le nord-est de la Syrie pour aider la milice kurde, la People’s Protection Units (YPG), à combattre l’EI. Ce qui a commencé comme plusieurs dizaines de forces d’opérations spéciales américaines s’est rapidement transformé en quelque 2 000 soldats, en grande partie stationnés dans le nord-est de la Syrie.

Lorsque ces soldats américains ont permis au YPJ de reprendre le territoire de l’EI, ils ont renforcé le contrôle de Washington sur près d’un tiers du territoire souverain syrien – un territoire qui comprenait 90 % du pétrole syrien et 70 % de son blé, comme par hasard.

Les États-Unis ont par la suite forcé le YPG dirigé par les Kurdes à changer de nom pour devenir les FDS, puis les ont traités comme des mandataires pour essayer d’affaiblir le gouvernement syrien et ses alliés l’Iran et la Russie.

En juin, Reuters a confirmé que les autorités kurdes avaient accepté de cesser de vendre du blé à Damas, après que les États-Unis les eurent pressés de le faire.

The Grayzone a rapporté comment le Center for a New American Security, un important groupe de réflexion en politique étrangère du Parti démocrate, financé par les États-Unis et l’OTAN, a proposé d’utiliser l’« arme du blé » pour affamer la population civile de la Syrie.

Un ancien chercheur du Pentagone, devenu chercheur principal du groupe de réflexion, a déclaré ouvertement : « Le blé est une arme d’une grande puissance dans cette prochaine phase du conflit syrien ». Il a ajouté : « Il peut être utilisé pour faire pression sur le régime d’Assad et, par le biais du régime sur la Russie, pour forcer des concessions dans le processus diplomatique dirigé par l’ONU ».

M. Trump a semblé faire écho à cette stratégie lors de sa réunion du Cabinet du 21 octobre.

« Nous voulons garder le pétrole, et nous allons trouver une solution avec les Kurdes pour qu’ils aient un peu d’argent, un peu de cash-flow », a-t-il dit. « Peut-être que nous aurons une de nos grandes compagnies pétrolières pour y aller et le faire correctement. »

Alors que Trump s’est engagé à ramener les soldats américains à la maison et à mettre fin à l’occupation militaire du territoire syrien – qui est illégale en vertu du droit international –, il est évident que la guerre plus large pour le changement de régime se poursuit.

Une guerre économique brutale contre Damas s’intensifie, pas seulement au travers des sanctions, mais aussi au moyen du vol des trésors naturels de la Syrie par des puissances étrangères.

Source : Consortium News, 24-10-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Kokoba // 28.11.2019 à 08h41

Et oui.
On en est là.

Le président des USA avoue publiquement, sans aucune gène, que les US sont en Syrie pour voler le pétrole.

Et quelle réaction de la part de nos médias ?
Rien
Quelle réaction chez nos politiques ? ou nos intellectuels/experts de salon ?
Rien non plus

Existe-il un crime plus grave qu’une guerre d’agression ?
Et pourtant, si j’essaye d’en parler autour de moi de la guerre en Syrie, la réaction générale sera :
“Houlala, les Russes, qu’est qu’ils sont méchants… (sans parler des Iraniens)”
Puis on m’expliquera que la colonisation Française au 19ème, c’est vraiment pas bien.

C’est à pleurer.

53 réactions et commentaires

  • Alligator427 // 28.11.2019 à 07h26

    On assiste à l’effondrement du Droit international en Syrie… occupation illégale, agressions militaires, utilisation de paramilitaires, armes chimiques, …

    Si on s’attarde sur les quantités produites, ce n’est pas pour le pétrole que les Yankee occupent la région (http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/SYR/fr/RSE.BP.OIL.PROD.D.html) mais bel et bien pour couler un pays, affamer une population en espérant qu’elle se retourne contre un Etat en faillite.

    Deir ez-Zor ou Erebor ?

      +35

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    • basile // 28.11.2019 à 08h03

      ce n’est peut être que l’attitude à court terme de perdants qui font un dernier baroud d’honneur (ou de nuisance), comme le fait une racaille qui donne un dernier coup de pied à la victime pour sauver la face, tout en fuyant.

      ça me parait difficilement tenable à long terme face à l’opinion mondiale. Les Russes sont patients,

        +12

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      • Alligator427 // 28.11.2019 à 10h18

        Humm…

        Ce pays est présent partout autour :
        • militairement, que ce soit avec ses bases ou avec ses troupes (Irak)
        • ou via ses Alliés (Turquie, Israël, Arabie …)

        Si on retient l’expérience de l’Irak détruite dans les années 90, elle est encore partiellement occupée … justement autour des champs pétrolifères. Cela fait des années que cela dure et étant donné qu’il est plus que probable que l’avenir soit rythmé par d’incessantes guerres autour des énergies fossiles se raréfiant, ce serait totalement illogique de la part du gouvernement nord-américain de retirer ses pions.

        “L’opinion mondiale” … elle est contre la colonisation israélienne, ce n’est pas pour autant que le sionisme faiblit sur le terrain.

        “Les Russes sont patients” … le gouvernement russe défend ses positions en se prévalant du Droit international parce que cela l’arrange (le Droit sert à défendre ceux qui n’ont pas la capacité à s’imposer par la force). Ce n’est pas à mon sens la vertu de tel ou tel, la patience des Russes ou toute autre qualité supposée, qui fera partir les Etats-Unis de Syrie.

        Seul un “cataclysme” intérieur aux Etats-Unis pourrait les faire bouger. Me vient à l’esprit : l’ouverture de la faille de San Andreas ou l’élection de Bernie Sanders 🙂

          +18

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    • vert-de-taire // 28.11.2019 à 08h42

      Deir ez-Zor ou Erebor ?

      Holodomor non ?

        +1

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    • RV // 29.11.2019 à 19h03

      @ Alligator427 // 28.11.2019 à 07h26

      On assiste à l’effondrement du Droit international en Syrie ?
      L’effondrement n’a pas attendu la Syrie il me semble.
      Le blocus de Cuba serait-il conforme au droit international ?
      Pour ne donner que ce seul exemple.

        +5

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  • Arkhenes // 28.11.2019 à 08h16

    On peut supposer -espérer en l’occurence- que Trump ne garde les champs de pétrole que pour avoir quelque chose à négocier dans la sortie de crise qui vient. C’est le seul moyen pour les Etats-Unis, qui ont perdu sur toute la ligne en Syrie, d’avoir leur mot à dire.
    Autrement, je ne sais pas quelles sont les quantités détenues dans le sol syrien, mais je n’imagine pas qu’elles soient suffisantes pour permettre aux Etats-Unis de faire manipuler les cours mondiaux au profit du gaz de schiste.

      +5

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    • calal // 28.11.2019 à 12h48

      D’accord avec vous. Je pense que trump les rendra a la bonne occasion, eventuellement pour faire baisser les cours du brut a un moment clé,genre les 4 sorcieres de la fin de cette annee,vers le 20 decembre,la ou les contrats speculatifs sur le cours du brut se denoue et ou les pertes ou les gains s’empochent. Histoire de pouvoir menacer goldman sachs ou JPM si ces banskters veulent lui mettre la pression.Accessoirement,ce type joue sa vie pendant son mandat pour ca aussi qu’il caresse les navy seals dans le sens du poil,pour eviter le tir de sniper…

        +6

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  • aladin0248 // 28.11.2019 à 08h34

    Je me demande par où le pétrole est évacué. C’est là qu’il faudrait frapper, non ?

      +5

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    • basile // 28.11.2019 à 08h42

      ils n’attendent probablement que ça, pour justifier un retour en masse. De même qu’Israël continue de temps en temps à bombarder la Syrie, en attendant une riposte qui ferait accourir les Américains à son secours. Comme le toréador qui excite la bête jusqu’à ce qu’elle charge, ce qui justifie ensuite sa mise à mort.

        +12

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    • Alligator427 // 28.11.2019 à 09h24

      Encore bombarder l’Irak ? Nan mais, c’est pas bientôt fini ?!

      Plus sérieusement frapper les Etats-Unis c’est comme mettre les doigts dans la prise, certains ont essayé mais n’en sont jamais revenu. Et comme l’indique l’article, l’enjeu n’est pas tellement le pétrole (faible capacité, juste de quoi payer quelques affidés sur place) que la privation de cette ressource pour l’Etat syrien. C’est un nouveau concept : le blocus de l’intérieur.

        +14

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    • Owen // 28.11.2019 à 10h13

      Ou bien le terrorisme chiite des années 80 peut reprendre.
      Déjà, avec la prise du butin pétrolier, les US étalent leur cynisme sans fard devant tout le M.O. De quoi attiser des envies de règlements de comptes.

      le Djihad Islamique a fait partir l’armée américaine du Liban en 1983, après les attentats contre l’ambassade U.S. et leur base militaire. Les boys ne sont jamais revenus.
      Tout récemment, on a appris que Houthis font des misères à l’Aramco avec juste quelques drones.

      Le Hezbollah libanais et les Pasdaran iraniens sont au côtés du président syrien, sur le terrain. Quant-aux iraniens, ils savent ce que sont un embargo et une spoliation des ressources.

      Lentement mais sûrement, l’État profond US remplace l’antagonisme sunnite/chiite du M.O., par l’antagonisme entre l’arc chiite, qui décidément résiste et s’étend comme la mérule, et le grand satan américain avec sa mouche du coche israélienne.

        +13

      Alerter
      • Fritz // 28.11.2019 à 17h23

        Vous avez voulu écrire : ou bien la résistance chiite des années 80 peut reprendre.
        Combattre le brigandage impérialiste, ça peut être violent, mais ce n’est pas du terrorisme.

          +6

        Alerter
        • Owen // 28.11.2019 à 23h16

          Oui, c’est vrai.
          Après, il faut regarder un à un les attentats, s’ils sont perpétrés contre des populations civiles ou contre des intérêts de l’occupant. Et l’épineuse question de la fin et des moyens nécessitent de très prudents débats.

          Mais un Djihad Islamique, ou le Hezbollah, qui sont des organisations de libération nationale, ont peu ou rien à voir avec un État Islamique, qui comme les Frères Musulmans ou le wahhabisme, sont des organisations de prédation religieuse.

            +4

          Alerter
  • Kokoba // 28.11.2019 à 08h41

    Et oui.
    On en est là.

    Le président des USA avoue publiquement, sans aucune gène, que les US sont en Syrie pour voler le pétrole.

    Et quelle réaction de la part de nos médias ?
    Rien
    Quelle réaction chez nos politiques ? ou nos intellectuels/experts de salon ?
    Rien non plus

    Existe-il un crime plus grave qu’une guerre d’agression ?
    Et pourtant, si j’essaye d’en parler autour de moi de la guerre en Syrie, la réaction générale sera :
    “Houlala, les Russes, qu’est qu’ils sont méchants… (sans parler des Iraniens)”
    Puis on m’expliquera que la colonisation Française au 19ème, c’est vraiment pas bien.

    C’est à pleurer.

      +65

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    • Rémi // 28.11.2019 à 10h57

      Est-ce vraiment le pétrole en tant que tel? ( sachant que les USA sont maintenant autosuffisants) et non plutôt:
      le pétrole, et le blé, comme arme de pression économique sur la Syrie?
      Et prétexte pour garder une base dans cette région stratégique.
      Cela s’ajoute au blocus économique mis en œuvre depuis des années, dont les conséquences sur la population sont dévastatrices. Crime de guerre, voir contre l’Humanité?
      Seront-ils jugés un jour?

        +6

      Alerter
      • RLG // 28.11.2019 à 11h56

        arrêtez avec cette fable de l’autosuffisance US en pétrole …
        on s’approche tous à grand pas de la plus grande crise énergétique que l’on ait eu à gérer
        et dans ce contexte personne ne peut prétendre à l’autosuffisance sauf à raisonner à très courts termes

        même trump est capable de voir plus loin que le bout de son nez … je pense

          +16

        Alerter
      • EugenieGrandet // 28.11.2019 à 19h16

        Le pétrole n’est certainement pas l’objectif américain.
        Avant la guerre, la production syrienne était de 400000 barils par jour pour une consommation locale de 300 000.
        Donc une capacité d’export de 100 000 b/j. Ce qui est bien pour la Syrie et les compagnies opératrices internationales et régionales mais pas extraordinaire devant la consommation mondiale de 100 millions de barils par jour (1 / 1 000).
        Par contre, j’accepte l”idée qu’ils trouvent là une bonne raison (empêcher EI d’accéder à des revenus en vendant le peu de production au marché noir régional) pour rester alors qu’une base russe devenue majeure en Méditerranée n’est pas loin.

          +0

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    • lauba // 28.11.2019 à 20h47

      Jusqu a quel point trump est il partie prenante dans ce revirement ? Imaginons une resistance venant de l armee us ou lobby de l armement , imaginons une entourloupe ,chantage.. le mettant devant ce fait , l armee us restera en syrie malgré ses dires. Le fait de declarer avec grandiloquence que la raison pour cela est l amour du petrole , reporte l attention mais aussi les critiques ,sur les lobbys petrole et armements us , les memes qui sont profondement anti trump . Et si trump avait les mains liées sur ce coup la ?

        +6

      Alerter
  • Bordron Georges // 28.11.2019 à 09h43

    Les USA sont un pays de gangsters.
    Leurs dirigeants ont toujours eu des relations avec le ‘‘Milieu’’, question d’argent, de dollatrs, de finance, de domination économique. Ils accusent d’autres pays de ‘‘Pays voyous’’, mais
    Les USA sont le chancre du Monde.

      +40

    Alerter
    • vert-de-taire // 28.11.2019 à 10h55

      Mais ils sont riches !
      Et puissants militairement, économiquement.
      C’est pourquoi tant de nos politiciens français les adorent comme un chien son maitre.
      Ces caniches FONT la politique française depuis pas mal d’années.
      Et les bravades de Chirac ont été instantanément converties (par lui-même) en dociles soumissions à l’Empire.

      La souveraineté de la France serait couteuse. Chevènement comme Mélenchon le savent, c’est pas facile à proposer comme programme. La liberté est un combat difficile.
      Un choix.

        +18

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    • basile // 28.11.2019 à 10h57

      Leurs méthodes ressemblent aussi curieusement à celles de la mafia, qui tiennent un quartier sous leur coupe : « faire affaire avec leurs amis, pas avec les adversaires, sous peine de représailles ».

      A l’échelle du monde, et non du quartier, ils appellent cela sanctions.

        +21

      Alerter
  • René Fabri // 28.11.2019 à 10h29

    Le corps de l’article est meilleur que son titre. Ils entrent même en contradiction.

    Le titre fait croire à l’avidité, la cupidité, l’âpreté au gain des Etats-Unis. Pourtant, on sait bien que l’armée américaine coûte extrêmement cher, que même en pillant les ressources locales, l’opération est largement déficitaire. Ce n’est pas comme au 16e siècle avec le vol de l’or des Amériques par les conquistadors, qui était une opération très rentable pour la couronne d’Espagne.

    Le texte raconte que les Etats-Unis prétendent lutter contre ISIS/Daesh, et qu’en réalité, ils luttent contre Assad et une grande partie du peuple syrien qui le suit.

    L’un n’empêche pas l’autre. Tirer des revenus du pétrole n’empêche pas la déstabilisation d’Assad. Cependant, le fond du problème n’est pas financier comme le fait croire le titre, mais idéologique comme l’explique le texte. La priorité est très clairement d’éliminer Assad.

    Donc la solution ne peut être qu’idéologique. Il faut faire comprendre au pouvoir américain que le renversement du dirigeant en place apporterait sûrement une situation pire, comme ce fut le cas en Irak, en Libye et en Ukraine. L’Orient et l’Europe ne sont pas semblables à l’Amérique du sud où les coups d’état ne changent pas énormément de choses pour le peuple.

      +6

    Alerter
    • Garibaldi2 // 28.11.2019 à 10h46

      C’est une opération déficitaire pour qui ? Le complexe militaro-industriel, qui s’est déjà goinfré en Afghanistan ?

        +10

      Alerter
    • vert-de-taire // 28.11.2019 à 10h57

      Le dollar ne coute rien au fabriquant du dollar !

        +15

      Alerter
  • Theoltd // 28.11.2019 à 10h48

    Tout le Monde a intérêt a minimiser la quantité de pétrole present (reserves) et extraite réellement en Syrie:

    – La Syrie elle meme, pour tenter d’éviter la malédiction du pétrole, et ne pas se faire attaquer par l’occident (c’est raté)
    – L’Occident également, pour ne pas faire du pétrole un mobile de ses interventions en Syrie (et ailleurs).

    Il n’empêche que les reserves Syriennes sont proches des frontières Irakiennes, lui meme pays très riche en pétrole, et il est peu probable que les frontières géologiques soient les memes que les frontières politiques.

    Aussi, les quantités en jeu sont peut être très importantes, au moins sur le plan des reserves.

    Ce qui expliquerait mieux pourquoi les américains mettent la main dessus, et dépensent des millions (voire des milliards) pour leurs guerres de conquêtes.

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    • EugenieGrandet // 28.11.2019 à 19h18

      Ca ne veut rien dire, les américains mettent la main dessus.
      L’armée américaine ne sait pas produire de prétrole. Donc en quoi mettent ils la main dessus?
      Sur la quinzaine de champs géants irakiens attribués aux enchères après la guerre, il n’y en a eu qu’un seul pour une compagnie pétrolière américaine. Tous les autres l’ont été à des chinoises, russes, britanniques, sud africaine, française, etc…

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      • Theoltd // 28.11.2019 à 20h01

        Mettre la main dessus, c’est:
        – l’enlever au pays, pour ne pas qu’il puisse en disposer pour son propre développement. (c’est fait)
        – decider a quelle compagnie et a quelles conditions celle ci pourra extraire le pétrole. (a venir)

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        • Eugénie.grandet // 28.11.2019 à 22h19

          Pardon mais c’est une vision théorique.
          Regardez plutôt la réalité. En particulier ce qu’il s’est passé en Irak. Les compagnies US n’ont pas voulu y aller. Et pourtant là, ce n’était pas 100 000 barils par jour en jeu mais 3 à 4 millions.
          Sans parler du fait que c’est le gouvernement qui attribue les concessions, pas une puissance étrangère.

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    • marc // 28.11.2019 à 20h02

      voilà un article qui spécule sur la possibilité de grandes quantités de pétrole à extraire en syrie

      https://syrianobserver.com/EN/news/53725/turkish-safe-zone-included-highly-profitable-oilfields.html

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      • eugenieGrandet // 29.11.2019 à 19h07

        Cet article est n’importe quoi: des milliards de barils de réserves non découvertes.
        Par définition, on nomme réserves ce qui a été écouvert. Avant ce sont des resources (spéculatives.).
        Par ailleurs, on peut avancer n’importe quel chiffre puisqu’il n’y rien pour les contredire.
        Le Kurdistan (voisin) devait aussi apporter des milliards de barils. Il y a eu une ruée des compagnies internationales. Bilan maigre. Elles sont toutes reparties.
        Tant qu’on a pas foré les cibles potentielles, on peut dire n’importe quoi (idem sur l’Arctique.) Comme vous dites, c’est spéculatif…

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    • RV // 29.11.2019 à 19h19

      @ marc // 28.11.2019 à 20h02
      @ Rémi // 28.11.2019 à 10h57

      Il y a “aussi” du gaz en Syrie.
      …/…
      La Syrie a découvert en Août 2011 un vaste champ gazier à Qaraa, près du port de Tartous.
      Israël a découvert fin 2010 un énorme champ gazier au large de ses côtes.
      La Turquie cherche a diminuer sa dépendance au gaz Russe et au gaz Iranien.
      Le Qatar partage avec l’Iran le plus grand champ gazier du monde, pour l’instant, il exporte son gaz par des méthaniers
      Le Qatar, la Turquie et Israël voient d’un très mauvais œil la réalisation du gazoduc Iran-Irak-Syrie, complètement indépendant de leurs routes de transit vers l’Europe.
      …/…
      extraits d’un article de 2013 https://www.legrandsoir.info/la-syrie-pays-de-tous-les-enjeux.html

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  • Tonton Poupou. // 28.11.2019 à 11h33

    Les kurdes sont donc biens des collabos./ Et l’agression l’occupation et le vol des ressources appartenant à la Syrie ainsi que la stratégie d’affamer la population syrienne sont ni plus ni moins un casus belli………. donc les américains et les collabos sont des cibles légitimes en Syrie./

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  • ced // 28.11.2019 à 11h37

    Les yankees adorent les voyages culturels, les traditions locales, le folklore en babouches, les frites au mouton et les concours de pétomanes…Non, vraiment, je ne comprends pas ce qu’on leur reproche??!!!

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  • Edouard // 28.11.2019 à 13h15

    Le droit international n’a jamais vraiment existé auparavant lorsque les conflits inter impérialistes étaient un peu mieux masqués qu’aujourd’hui .
    Il a toujours servi de leurre et de feuille de vigne pour masquer les affrontements réels . Il a toujours servi l’idéologie petite bourgeoise , droits de l’hommiste et impérialiste pour éviter le déchainement de la lutte de classe au niveau mondial . Aujourd’hui cette idéologie est remisée à la cave par cela même à qui elle avait servi . Sommes nous à l’aube de grands conflits impérialistes ou de la révolution mondiale ?
    Sans doute les deux mon capitaine !.

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  • Sam // 28.11.2019 à 13h32

    Ca c’est un scoop dites donc : les américains sont au MO pour le pétrole et ils tuent des gens sans égards pour le droit international ??? Sans blague ???

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  • Pas dupe // 28.11.2019 à 14h11

    Ce qui m’interpelle c’est d’un côté l’unanimité des lecteurs pour condamner les USA et leur lucidité pour comprendre les liens entre présence militaire et concession minières et de l’autre l’incapacité à critiquer la France et sa sécurisation des prix de l’uranium par sa présence au Mali et ailleurs de peur de remettre en cause le trésor national que serait la filière électronucléaire française, enfin surtout l’orgueil et les avantages de quelques uns…
    Comme quoi même chez les redresseurs de tords on a du mal avec la logique inclusive : chercher les fautes des autres est souvent pour tenter de se dédouaner.

      +9

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    • Theoltd // 28.11.2019 à 14h22

      Mali, pays très prometteur en pétrole qui plus est! Avec des couches géologiques semblables a la Libye. Mais bon, on a de la chance, car daesh nous oblige a y faire stationner nos forces… ah, si Daesh n’existait pas, il faudrait l’inventer…..

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      • Eugenie.Grandet // 28.11.2019 à 19h35

        Euh, entre le Mali et la Libye, il y a l’Algérie…
        Extrapoler la géologie de la Libye (les réserves pétrolières sont essentiellement au Nord) à plusieurs milliers de kilomètres de là au Mali, c’est hardi.
        Bon sang mais c’est bien sûr, la France est au Mali pour les réserves de pétrole maliennes… Je n’avais pas compris le raisonnement, en première lecture, tellement c’est space.

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        • Theoltd // 28.11.2019 à 19h48

          Les couches géologiques peuvent être semblables sur des continents différents, et receler un potentiel équivalent, pas besoin d’un qi de 150 pour le comprendre.
          En fait les français sont au Mali pour controler le commerce des statuettes en bois, car le potentiel est très important. ça au moins c’est pas space. Parce qu’au fond, le pétrole, tout le monde s’en fiche bien sur. On va pas faire la guerre pour si peu.

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          • Eugénie.grandet // 28.11.2019 à 22h24

            Les couches géologiques ne sont qu’un des 5 paramètres nécessaires pour qu’il y ait un champ pétrolier (ou gazier)
            Et si elles devaient être identiques entre le nord Libye e la Mali (rassurez vous, elles ne le sont pas), rien ne dit que les quatre autres critères soient satisfaits.
            Mais vous avez déjà du faire de nombreux forages pétroliers au Mali pour être aussi catégorique.

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    • r3drum // 29.11.2019 à 13h53

      Ce n’est pas parce qu’on pointe les fautes chez les “autres” (USA ?) que l’on cherche à détourner l’attention des “nôtres” (France ?)

      Si dans cette phrase “autres” représente des “politiciens et industriels prêts à faire tomber des gouvernement et priver des populations pour avoir accès à leurs ressources”, et “nôtres” représente “la population qui ne décide de pas grand chose”, je me situe bien plus dans la 2nd catégorie. Et je pointe du doigt les Fautes de la première sans me sentir coupable.
      Notez que MA notion des autres n’est pas limitée géographiquement.

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  • SanKuKai // 28.11.2019 à 15h51

    Bien sûr l’objectif est de priver Assad de ressources. Si les US font tomber Assad, TOUT le pétrole Syrien leur appartiendra. Dans les faits les États-Unis n’ont pas besoin de conquérir ou de physiquement tenir les puits de pétrole. Si le gouvernement qui exploite ces puits vend le pétrole en Dollars, ce pétrole leur appartient de fait puisqu’ils n’ont qu’à imprimer du papier vert pour l’obtenir. Mieux encore, les autres pays qui veulent du pétrole doivent d’abord acquérir le billet vert en leur fournissant biens et services.
    Et la liste des pays producteurs qui acceptent ou ont accepté de vendre leur pétrole pour autre chose que du dollar est assez éloquente: Irak, Vénézuéla, Iran, Syrie, Lybie, Russie, etc…

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    • Theoltd // 28.11.2019 à 16h18

      Exactement! Très bien expliqué! On peut ajouter que les destructions dans les pays arabes et les crises financières provoquées ailleurs ou encore les sanctions économiques contre les pays producteurs que vous citez, n’ont d’autre but que de porter atteinte a leur économie, donc a leur consommation de petrole, et donc d’agrandir l’écart entre consommation interne et production, et donc logiquement, d’augmenter les exportations qui sont payées avec ces billets fort peu écologiques.
      Ceci est tellement simple et évident.

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    • eugenie.grandet // 28.11.2019 à 19h41

      Ah oui, comme en Irak où toute la production exportée part en ….Chine et en Asie (il n’y a qu’une entreprise américaine et encore elle y est allée contrainte et forcée. Les autres sont chinoises, russes, britanniques, hollandaises, française, sud africaine (si si), etc….
      Trop fort, les américains, ils dépensent des milliards dans des guerres (absurdes) et ce sont les autres qui récupèrent ce qu’ils voulaient !

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      • Theoltd // 28.11.2019 à 20h09

        30 pour cent de la production Irakienne est controlee par BP. Toutes les concessions ont été délivrées sous stricte contrôle américain, comme après toute guerre. A moins que vous ne pensiez que les Americains sont des idiots, ce qu’ils ne sont pas. C’est a dire que les sociétés peuvent investir et forer ( a plusieurs, le cout est plus supportable, et plus on est, mieux c est). En revanche, les conditions d’exploitation et de revente sont strictement contrôlées. Néanmoins, chaque Baril extrait, vient alléger la pression de la demande sur le marche international. C’est donc dans l’intérêt de l’Occident d’inviter tout le monde a se servir.

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        • Eugenie.grandet // 28.11.2019 à 22h29

          BP c’est British pas Yankee.
          Sur votre point de vue sur la pression de la demande , je suis absolument d’accord.
          Les US ont une vision libérale (!) et refusent que le pétrole soit réservé à certains voire non exploité. Ils veulent un libre accès pout tous, pas pour eux nécessairement.
          C’est l’idée qu’ils ont voulu mettre la main sur le pétrole que je n’accepte pas.

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      • SanKuKai // 29.11.2019 à 19h46

        L’Irak est dans la liste car en l’an 2000 Saddam Hussein avait commencé à vendre son pétrole en Euro. Les US ont attaqué l’Irak en Mars 2003, 3 mois plus tard les ventes sont repassées en dollar. En effet Ils n’avaient en effet sûrement pas prévu la suite des évènements (gouvernement chiite, etc.)

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  • tchoo // 28.11.2019 à 21h48

    Bon alors quelques ricains sont restés en Syrie. Combien? 200, 500, 800 soldats?
    OK et avec cette immense troupe ils vont arrêter les russes et là sur Le?
    ON nous prends pour des canards sauvages

      +2

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    • RV // 29.11.2019 à 19h28

      Apparemment les Russes ne sont pas suicidaires.
      Vous devriez vous en réjouir !

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  • azuki // 29.11.2019 à 02h14

    «Je croyais me battre pour mon pays, je me battais pour les industries» ou quelque chose comme ça…

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  • Jadakiss // 29.11.2019 à 07h33

    Aah les yankees et la fameuse profondeur de leur reflexion strategique!!!!

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  • Claudezip12 // 01.12.2019 à 16h57

    La stratégie des USA est me semble t il la suivante:contrôler tous les hydrocarbures fossiles.
    Assez prochainement un manque presque general va se produire.les amis de l’occident bénéficieront au compte goutte des largesses de l’empire.Ainsi,beaucoup vont,s’ils ne s’écoulent pas reduiront par force leur économie.
    C’est alors que les USA pourront dynamiser leur production sur le cadavre des pays tres affaiblis et en crise.
    L’empire ,systeme militaro industriel et financier, fonctionne sur le long terme.
    Son but déterminé depuis 1945 est toujours en perspective quelque soient les dégâts humains et so absence d’éthique.
    Nombreux sont les chefs d’états,conscients de cette démarche et soucieux de leur carrière(Macron ) qui ont acceptés la soumission et se montrent comme valets assidus.
    On pourrait esperer que le changement climatique change la donne?
    Les USA n’attendent que cette crise majeure qui finirait d’affaiblir les dissidents!

      +0

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