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22.juillet.201822.7.2018 // Les Crises

L’ex-président de l’Équateur Rafael Correa dénonce la « torture » infligée à Julian Assange, par Glenn Greenwald

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Source : The Intercept, Glenn Greenwald, 16-05-2018

Photo : Kirsty Wigglesworth/AP

L’ex-président de l’Équateur Rafael Correa, dans un entretien exclusif avec The Intercept, mercredi matin, a dénoncé le traitement que le gouvernement actuel de son pays inflige à Julian Assange, lui interdisant de recevoir des visiteurs dans son ambassade à Londres. Il y voit une forme de « torture » et une violation des devoirs de l’Équateur de protéger la sécurité et le bien-être d’Assange. M. Correa a déclaré que cela se produit dans un contexte où l’Équateur n’entretient plus de « relations souveraines normales avec le gouvernement américain – seulement de la soumission ».

Correa a également réagi hier à un article du Guardian qui fait débat en affirmant que « l’Équateur a financé une opération d’espionnage de plusieurs millions de dollars pour protéger et soutenir Julian Assange dans son ambassade au centre de Londres ». L’ancien président s’est moqué de l’histoire comme étant hautement « sensationnaliste », accusant le Guardian de chercher à dépeindre les modestes mesures de sécurité ordinaires d’une ambassade comme quelque chose de scandaleux ou d’inhabituel.

Le 27 mars, l’accès Internet d’Assange depuis l’ambassade de l’Équateur à Londres a été coupé par des fonctionnaires équatoriens, qui ont également installé des dispositifs de brouillage pour empêcher Assange de se connecter à Internet par d’autres moyens. Le compte Twitter d’Assange, qui était actif auparavant, n’a eu aucune activité depuis, et aucun journaliste n’a pu communiquer avec lui. Tous les visiteurs de l’ambassade se sont également vu refuser l’accès à Assange, qui a été officiellement naturalisé équatorien plus tôt cette année.

Rafeal Correa fête son écrasante réélection en tant que président de l’Équateur en 2013, avec son vice-président Jorge Glas. Photo : Martin Jaramillo/AP

Assange est confiné dans l’ambassade depuis près de six ans, depuis que l’Équateur lui a accordé l’asile en août 2012. L’asile a été octroyé au motif que l’extradition d’Assange vers la Suède pour une enquête sur une agression sexuelle aurait probablement eu pour conséquence son transfert vers les États-Unis pour y être inculpé et potentiellement encourir la peine de mort.

Dès le début, l’Équateur a dit aux gouvernements britannique et suédois qu’il enverrait immédiatement Assange à Stockholm en échange d’une promesse de la Suède de ne pas utiliser cela comme prétexte pour l’extrader vers les États-Unis, ce que le gouvernement suédois avait le pouvoir de faire mais qu’il a refusé.

Correa a également souligné que l’Équateur, dès le début, a dit aux enquêteurs suédois qu’ils étaient les bienvenus pour interroger Assange dans leur ambassade, mais que près de cinq ans se sont écoulés avant que les procureurs suédois ne le fassent finalement – en 2016. En se basant sur ces faits, une commission des Nations Unies a statué en 2016 que les actions du gouvernement britannique constituaient une « détention arbitraire » et une violation des droits humains fondamentaux d’Assange, décision que les autorités britanniques ont rapidement déclaré avoir l’intention d’ignorer.

Bien que les procureurs suédois ont abandonné en mai dernier leur enquête pour crimes sexuels (non pas parce qu’ils ont conclu à l’innocence d’Assange, mais parce qu’ils ont pensé que des démarches supplémentaires pour l’amener en Suède seraient vouées à l’échec), les autorités britanniques ont juré de l’arrêter pour ce qu’elles prétendent être des violations de la liberté sous caution.

Assange courrait donc de graves dangers s’il devait quitter l’ambassade, au vu notamment d’un discours très menaçant prononcé l’an dernier par Mike Pompeo. Ce dernier, alors directeur de la CIA et maintenant secrétaire d’État du président américain Donald Trump , y qualifiait WikiLeaks de « service de renseignement non-gouvernemental hostile », niant que ses publications de documents fussent protégées par le Premier amendement, et jurant que « leur laisser la possibilité de nous anéantir avec des secrets dérobés est une perversion de notre grande Constitution. C’est fini maintenant ».

En janvier, des médecins qui ont examiné Assange dans l’enceinte de l’ambassade ont averti que le confinement constant auquel il était soumis représentait une grave menace pour sa santé physique et mentale. La mère d’Assange a dit plus tôt cette semaine que sa santé « se détériorait rapidement » et était devenue « extrêmement préoccupante ».

Correa a invoqué ces faits, ainsi que les obligations légales de l’Équateur en vertu du droit international envers les personnes bénéficiaires du droit d’asile, pour dénoncer la violation, par l’Équateur, du droit d’Assange à recevoir des visites comme étant « fondamentalement de la torture ». L’interdiction de visites est, selon Correa, « une violation claire de ses droits. Une fois que nous accordons l’asile à quelqu’un, nous sommes responsables de sa sécurité et nous devons lui assurer des conditions de vie humaines ». Mais « en le privant de communications avec le monde extérieur et de visites par qui que ce soit, le gouvernement porte atteinte à la santé mentale de Julian ».

L’ex-président a dit qu’il estimait qu’il serait opportun de limiter les communications d’Assange s’il agissait de manière « irresponsable » en s’immisçant dans la politique d’un autre pays. Lors de l’élection de 2016, a dit M. Correa, son propre gouvernement a signifié à M. Assange qu’il pensait que ses attaques contre Hillary Clinton devenaient excessives, et il a un temps suspendu sa connexion Internet pour appuyer ses préoccupations.

« Mais ce n’était que temporaire », dit Correa. « Nous n’avons jamais eu l’intention de lui enlever Internet pour bien longtemps. Ca aurait été nettement excessif ». Le ministre des Affaires étrangères de Correa, Guillaume Long, a également déclaré dans un entretien avec The Guardian, plus tôt ce matin, qu’il pensait lui aussi que refuser les visites à Assange et bloquer son accès à Internet pendant aussi longtemps – supposément à cause de ses nombreux tweets à propos du mouvement indépendantiste catalan en Espagne – était injuste.

Quant aux informations selon lesquelles l’Équateur négocie avec le gouvernement britannique pour livrer Assange, M. Correa a déclaré qu’il n’avait aucune connaissance de ces discussions, mais qu’il serait « impensable » que l’Équateur le fasse sans d’abord obtenir des garanties applicables pour les droits d’Assange, notamment que le gouvernement britannique n’utilise pas les manquements aux conditions de la mise en liberté sous caution comme prétexte pour remettre Assange aux États-Unis.

Soulignant que le gouvernement américain a clairement indiqué qu’il veut poursuivre Assange pour avoir publié des informations dignes d’intérêt en vertu de lois qui autorisent la peine de mort, M. Correa a déclaré que tout accord ne prévoyant pas de protection contre l’extradition vers les États-Unis constituerait « une terrible trahison, une violation des règles d’asile et un manquement à la responsabilité de l’Équateur de protéger la sécurité et le bien-être de Julian Assange ».

Durant son mandat, Correa a été particulièrement déterminé à défendre le souveraineté de son pays contre les intrusions d’États plus puissants, en particulier les États-Unis. En 2007, il a ordonné la fermeture d’une base militaire américaine sur le sol équatorien, à moins que les États-Unis ne soient disposés à accorder à l’Équateur le droit réciproque d’établir une base militaire à Miami.

Mais plus tôt ce mois-ci, le successeur de Correa, l’actuel président équatorien Lenín Moreno, a annoncé qu’il avait « récemment signé un accord axé sur la coopération en matière de sécurité [avec les États-Unis], ce qui implique le partage d’informations, de renseignements et d’expériences dans la lutte contre le trafic illégal de drogue et la lutte contre la criminalité transnationale organisée ». Beaucoup en Équateur y voient un prélude à un retour à l’époque où les États-Unis dominaient l’Équateur, y compris avec de nouvelles bases militaires, un soupçon que le gouvernement de Moreno dément.

Mais pour Correa, Moreno ramène l’Équateur à l’époque où il était soumis aux diktats du gouvernement américain. « Tout le monde en Amérique latine sait ce que cet accord avec les États-Unis signifie : contrôle, intervention, espionnage ». Compte tenu de la position de soumission de l’actuel président équatorien, Correa a déclaré qu’il ne serait pas surpris s’il se soumettait aux exigences américaines et britanniques concernant Assange. Correa a également cité la récente décision du gouvernement Moreno de mettre fin aux pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et les rebelles sur le sol équatorien, ce qui, selon l’ex-président, a été fait à la demande des États-Unis.

En ce qui concerne les allégations « d’espionnage » dans l’article du Guardian, Correa a déclaré que le journal a pris un dispositif de sécurité habituel et standard, et a essayé de le faire paraître sinistre et scandaleux. « Bien sûr que nous avons assuré la sécurité d’Assange dans l’ambassade », a dit Correa. « C’était notre devoir, en vertu de la loi, de le faire. Le gouvernement britannique nous a menacé d’entrer par effraction dans l’ambassade. Nous avons dépensé une petite somme d’argent pour assurer la sécurité ».

M. Correa a déclaré que, contrairement aux États-Unis, qui entourent leurs ambassades d’une protection militaire massive, l’Équateur n’a pas les moyens de le faire. « Ainsi, lorsque nous avons des besoins particuliers en matière de sécurité, nous faisons appel à des entreprises privées pour les combler. Il n’y a rien d’inhabituel à ce sujet. Cela aurait été un manquement à nos devoirs si nous ne l’avions pas fait ». M. Correa a déclaré que son gouvernement a engagé une société de sécurité bien connue basée en Espagne, UC Global, pour fournir ces services, mais que le gouvernement actuel l’a remplacée par une société israélienne. « Mais ces services sont toujours assurés par le gouvernement actuel », a dit M. Correa.

Quant à l’affirmation du Guardian selon laquelle Assange a lui-même violé les systèmes de cybersécurité équatoriens pour lire les courriels et les documents de responsables équatoriens, Correa a déclaré que l’affirmation semblait « absurde », ajoutant que le Guardian « ne présentait aucune preuve à cet égard, mais seulement une source anonyme ». Reconnaissant qu’il était possible qu’Assange ait réussi à pirater divers systèmes gouvernementaux, il a souligné qu’il n’avait pas connaissance d’un tel espionnage par Assange et qu’il n’a vu aucune preuve à l’appui de cette affirmation.

L’ancien président a souligné qu’on ne lui avait pratiquement pas donné l’occasion de répondre aux allégations du Guardian avant la publication de son article. « Ils l’ont envoyé à une adresse e-mail en Équateur très peu de temps avant de publier l’histoire », a déclaré Correa, qui se trouve actuellement en Belgique. « Je n’ai vu le courriel qu’après la publication de l’article. Ils semblaient vouloir faire un article sensationnaliste, pas un reportage sérieux pour découvrir la vérité ». Correa a dit qu’il fournirait à The Intercept le courriel envoyé par The Guardian ; dès réception de la part de Correa, cet article sera mis à jour pour l’inclure.

Correa continue de croire que le droit d’asile pour Assange n’est pas seulement juridiquement valable, mais aussi obligatoire. « Nous ne sommes pas d’accord avec tout ce qu’Assange a fait ou ce qu’il dit », a dit Correa. « Et nous n’avons jamais voulu entraver l’enquête suédoise. Nous avons toujours dit qu’il irait immédiatement en Suède en échange d’une promesse de ne pas l’extrader vers les États-Unis, mais ils n’ont jamais accepté de faire une telle promesse. Et nous savions qu’ils auraient pu l’interroger dans notre ambassade, mais ils ont refusé pendant des années ». La responsabilité de ne pas avoir poursuivi l’enquête incombe, insiste-t-il, aux gouvernements suédois et britannique.

Mais maintenant que Assange a l’asile, Correa est intransigeant sur le fait que le gouvernement actuel est tenu par le droit national et international de protéger son bien-être et sa sécurité. Correa a dénoncé de façon cinglante le traitement que Assange reçoit actuellement, le considérant comme un sous-produit de l’incapacité ou de la réticence de Moreno à faire en sorte que l’Équateur agisse comme un pays souverain et indépendant.

Photo du haut : Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, fait une déclaration depuis le balcon de l’ambassade de l’Équateur à Londres le 19 août 2012.

Source : The Intercept, Glenn Greenwald, 16-05-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Duracuir // 22.07.2018 à 09h11

Il faut accorder l’asile politique à Assange(je rêve). On pourra lui filer l’appart de Benalla.

26 réactions et commentaires

  • Manuel // 22.07.2018 à 06h49

    Et pendant ce temps en France, on assiste à un Watergate….

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    • Quentin // 22.07.2018 à 11h42

      …Qui risque de se finir par une motion de censure, qui échouera très probablement, et par la simple démission de Colomb et de quelques têtes haut placées (dir’ cab’…), puis ça se tassera et Jupiter continuera son entreprise de dépeçage du pays sans opposition

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  • Chris // 22.07.2018 à 08h08

    Le cas Assange est le triste reflet de notre époque sans foi ni lois.
    Et illustre parfaitement le constat de WEB du Bois :
    « L’âme américaine (*) est fondamentalement dure, cloisonnée, stoïque et meurtrière ». Les piliers du capitalisme américain sont le génocide et l’esclavage.
    L’Amérique n’a pas été bénie par Dieu. Elle a été bénie, si c’est le bon mot, par la production des machines à tuer les plus efficaces et des tueurs les mieux entraînés de la planète.
    (*) et ses prédécesseurs toujours actifs, les Britanniques et suiveurs les Israéliens, pour ne parler que du monde occidental.

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  • Eric83 // 22.07.2018 à 08h48

    L’actualité concernant Julian ASSANGE, c’est qu’il serait proche de l’expulsion de l’Ambassade d’Equateur sous forte pression US.

    https://francais.rt.com/international/52663-quito-pourrait-remettre-assange-autorites-britanniques-semaines-jours-venir

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    • Eric83 // 22.07.2018 à 09h52

      Ceci étant, si ASSANGE était expulsé, les US et la GB ne risquent-ils pas une avalanche de révélations, au hasard sur le “russiagate”/dossier “Steele”/”affaire Skripal”, de Wikileaks ?

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  • Duracuir // 22.07.2018 à 09h11

    Il faut accorder l’asile politique à Assange(je rêve). On pourra lui filer l’appart de Benalla.

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    • Barbara // 22.07.2018 à 20h22

      Aaaah Benalla.
      Un jour, peut-être, comprendrais-je pourquoi tant de bruit sur cette affaire.
      Je suis tentée de poser cette question ici : les faits sont-ils d’une gravité interpellante, ou bien sommes-nous emportés par la spirale médiatique ?
      Plus posément : si vous consultez la presse, entre le nombre d’articles publiés par unité de journal et leur nombre de réactions en commentaires, quel est le ratio publication/intérêt ?

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      • RV // 22.07.2018 à 20h55

        un petit tour d’horizon pour appréhender le scandale
        https://francais.rt.com/opinions/52609-scandale-trop-affaire-benalla-ses-implications
        Les actes commis par Benala et sa hiérarchie sont passibles de la loi
        ça devrait suffire, non ?

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        • RV // 22.07.2018 à 21h35

          si vous avez la flemme de lire la prose de Sapir, je vous propose le verbe de Mélenchon.
          https://melenchon.fr/2018/07/19/revue-de-la-semaine-69-affaire-benalla-bus-des-bleus-trump-nucleaire-reforme-constitutionnelle/

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          • Barbara // 22.07.2018 à 23h16

            Bon, RV, on va reprendre le truc tranquillement, d’accord ?
            Je vais parler pour moi : Benalla est un gars qui s’est transmis du PS à la présidence Macron, et je dirais qu’en termes d’inquiétudes sur son comportement (par consultation rapide de la presse), Montebourg, à l’époque, a tiré l’alarme et mis le hola à juste titre.

            Ce qu’on lui reproche actuellement sont des faits remontant à mai dernier.

            Certes, Benalla n’a pas manqué de violence, en plus d’avoir agi dans un cadre ne correspondant pas à sa mission.

            Pour autant, est-ce que vous avez le sentiment que le pouvoir nous a planqué une atteinte grave à la santé et à la vie d’un manifestant ? Avez-vous eu connaissance d’un dépôt de plainte, lors de l’exposition médiatique toute récente des faits, émanant de la victime – au moment des faits ?

            Il faut que vous compreniez bien ceci : je n’interroge pas votre capacité à tolérer l’agressivité et la violence quels que soient les services auxquels ils appartiennent, et à plus forte raison si ces services sont présumés encadrer l’expression démocratique.

            Ce qui m’échappe ? Pourquoi journaux et chaînes se sont accaparés de cette affaire trois mois plus tard, tels des fauves, alors que la vie de la personne filmée sous les coups de Benalla, aussi révoltante la scène soit-elle, ne soit pas mise pas en danger.

            Des cas bien plus graves éclatent sans secouer pour autant la presse.
            Ou bien la presse relaye des faits bien plus graves (Adama Traoré) parce que les émeutes qui s’en suivent ne peuvent être contournées.

            Je me pose des questions, vous voyez ?

            J’ai peut-être l’esprit mal placé, mais je me demande, dans la France championne du monde, avec la polémique casse-gueule qui va avec, si le terrain n’est pas propice à se servir d’un nom marocain pour incriminer “l’arabe” sans en avoir l’air.

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        • Duracuir // 22.07.2018 à 21h37

          Qu’est ce qu’il a fait? Le favori du roi usurpe la fonction de police(délit) pour aller casser du gueux(délit). C’est pas suffisant? C’est quoi abjecte pour vous? Puis il jouit d’une mansuétude hallucinante du président. Il révèle un faille abjecte de (dys)fonctionnement de notre démocratie qui pourrit par la tête.

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        • RV // 22.07.2018 à 22h15

          si vous avez la flemme de lire la prose de Sapir, allez lire celle de Jean Ortiz
          https://www.legrandsoir.info/republique-exemplaire-ou-republique-bananiere.html

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      • Duracuir // 22.07.2018 à 21h32

        Pourquoi tant de bruit? Vous avez déjà entendu parler d’un truc qui s’appelle la démocratie. On ne peu confondre le fonctionnement de la présidence avec celle des mignons du roi.
        On n’a pas élu un roi ce me semble. On a l’habitude des favoris et favorites de nos dirigeants, mais jusqu”à ce jour, ils n’interféraient pas dans les affaires de l’état et surtout pas à la sureté de l’état. Si Macron avait viré ce type le 2 mai en clamant à la “trahison” de sa confiance et l’avait transmis à la justice, ça n’aurait pas fait tout ce barouf. Mais tous les jours on en apprend en terme de forfaiture, le délit du premier mai, punition bidon, augmentation, puis logement prestigieux de fonction, puis nommé Lieutenant-colonel de réserve de gendarmerie à 26 ans(!!!!! C’est à dire que sans formation, ni aucune expérience hormis une semaine à peine, ce type a passé les grades d’aspirant, sous-lieutenant, lieutenant, capitaine et commandant. Insensé. C’est Henri III qui nomme duc Epernon ou Joyeuse à 20 ans. ). Je rappelle que l’article 40 fait obligation de dénoncer tout délit au procureur “sans délai”. Ce qui, pour le moins, n’a pas été fait ni par le secrétaire général de l’Elysée ni par le dir cab du président ni le premier ministre, ni le ministre de l’intérieur. Puis, scandale insensé, on apprend que notre favori devait prendre la tête d’une cellule elyséenne réformée ne dépendant plus que du président et au recrutement autre que dans la police et la gendarmerie. C’est quoi ça? Le retour du SAC? de la Schutztaffel?Et on a voulu donner le titre de sous-prefet à un gars de 26 ans sans formation(légalement, 35 ans mini). Ce n’est pas la presse que s’est mis Macron à dos, mais la police, la gendarmerie, l’armée(le général de Villiers fut viré comme une m…), et tout ce qui reste de républicain dans l’état profond du pays. Sans compter les milieux d’affaire qui ne doivent pas, mais alors pas du tout apprécier cet hubris monarchique et son corrolaire de scandale. ça fait beaucoup de délits, et beaucoup de monde en colère non?
        Méritez vous la démocratie? J’en doute avec ce genre de question.

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      • Paul // 23.07.2018 à 09h11

        Aaah, Barbara… Barbara …, !!

        Je suis tenté moi aussi,mais ce n’est que proposer
        une suggestion de lecture laquelle ‘’ pourrait ‘’
        permettre d’affiner la compréhension sur la gravité du problème actuel
        que représente cette nouvelle ‘’ affaire d’État de fait ‘’de notre chef exécutif zupiterrien …

        https://latogeetleglaive.blogspot.com/2013/12/la-garde-pretorienne.html

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9toire

        Les symboles ont , et seront toujours la base du subliminal ,
        ce que les gueux sont supposés de ne pas comprendre ; n’ayant pas de cerveau .
        En version moderne,l’affaire et dans l’s a c.
        Bonnes journées de cogitation….
        Cdlt

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  • RGT // 22.07.2018 à 09h16

    Moreno s’est contenté de sauver ses fesses en pratiquant la génuflexion devant son souverain.

    Les raisons ?
    Peut-être quelques infos “croustillantes” récoltées par la NSA ou la CIA qui détiennent un moyen de chantage qui n’aurait pas fonctionné avec Correa.

    Ou tout simplement de “petits cadeaux” faits à lui-même ou à un de ses proches.

    Dans tous les cas ça pue.

    Je me demande toujours pourquoi AUCUN pays de la “Communauté Internationale” ne s’est proposé de lui offrir le droit d’asile malgré toutes les PREUVES qu’il a diffusé concernant les méthodes “sympathiques” utilisées par le “Guide suprême du Camp du Bien” à l’égard de ses “alliés”.

    Si le même type de fuite avait mis en évidence des techniques similaires de la part du “FSB/KGB de Poutine” nous aurions eu droit chant lancinant du cœur des vierges démocratiques qui se seraient révoltées contre de telles pratiques.

    Pour l’instant Edward Snowden a reçu l’asile en Russie (“de Poutine”) et Julian Assange aurait été bien inspiré d’aller faire un tour dans cette “dictature” plutôt que d’avoir eu l’idée saugrenue de se réfugier chez le plus servile serviteur des USA.

    Peut-être Evo Morales aurait-il essayé de l’exfiltrer de Russie mais la France et Fabius, comme pour Snowden, aurait veillé à ce que l’avion ne puisse pas, en violation totale du droit international, transiter dans son espace aérien…

    Vous me répondrez que les services spéciaux français confient désormais le traitement de leurs données à Palantir…

    Autant directement coller une puce espionne des services US sur TOUS les citoyens français sans laisser la possibilité de refuser légalement cette greffe bienfaisante.
    Le Grand Charles doit s’en retourner dans sa tombe et il doit y avoir des séismes de magnitude 9 du côté de Colombey.

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    • Barbara // 22.07.2018 à 19h30

      Bien sûr que ça pue.
      Assange n’est devenu qu’un moyen de chantage. Ou un boulet, si le chantage manque de profit. Et je préfère que la France – même par lâcheté – ne lui ait laissé aucune possibilité d’asile, que le trahir par conformité d’accords, en le livrant sous 48 heures à peine. Je schématise, mais immanquablement, cela aurait eu lieu. Soyez-en sûr : un truc pareil, nous n’aurions pu le tolérer de notre pays.

      Convenez-en aussi : aucun gouvernement occidental ne peut soutenir Assange. Et même : aucun gouvernement tout court ne peut soutenir le piratage puis la divulgation de documents stratégiquement et diplomatiquement sensibles.
      De ce fait, une fois pris, Assange ne peut atteindre que le statut d’icône anti-système conjointement au statut d’instrument contre un système ennemi ou d’instrument de contrainte stratégique. De ce fait, une fois pris, tout ce qu’il a construit se retourne contre lui.

      Je plains sincèrement le sort de cet homme qui n’a plus les moyens ni la force, voué au confinement et aux négociations de l’ombre, de savoir encore à quoi et à qui il appartient.

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      • RV // 22.07.2018 à 20h59

        Assange devrait recevoir la légion d’honneur, l’asile politique et la nationalité Française si il la demande.

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      • Garibaldi2 // 23.07.2018 à 02h53

        ”Et même : aucun gouvernement tout court ne peut soutenir le piratage puis la divulgation de documents stratégiquement et diplomatiquement sensibles.”.

        Et pourtant, Chelsea (Bradley) Manning, condamnée à 35 ans de prison a été finalement graciée au bout de 7ans par Obama.

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  • Pierre D // 22.07.2018 à 10h17

    C’est pratique Assange, c’est à Londres, c’est l’Equateur, ce sont des accusations de viol et ce n’est pas en France que ça pourrait se produire… sauf censure.

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  • Pierre D // 22.07.2018 à 11h22

    Quand on sait que Chelsea Manning a été libérée en 2017, on peut se demander si le choix d’Assange de ne pas se soumettre à la justice suédoise a été judicieux… sauf s’il s’agit d’une stratégie.

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  • Louis Robert // 22.07.2018 à 12h15

    Le cadeau d’un “président”, en personne?…

    ”Ecuador’s president to hand Assange over to UK during London visit – Greenwald”

    https://www.rt.com/news/433918-ecuador-president-uk-assange/

    ***

    Or que fait donc l’UE?

    Que fait la France des affaires… de Benalla?

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  • lon // 22.07.2018 à 15h00

    Le Guardian ne finit pas de dégringoler la pente de l’infâmie et de la déroute spirituelle , serviteur zêlé de l’Empire , comme ses alter egos d’Europe continentale .
    On est en train de faire payer à Assange la non-élection en 2016 de la championne du monde libre et des droits démocratiques ( …) . Suffit de voir un Paul Jorion ( un autre bon serviteur ) qui accuse nommément Wikileaks d’être partie prenante dans ” l’ingérence russe ” suite à l’acte d’inculpation produit par Mueller .

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  • René Fabri // 22.07.2018 à 21h16

    Maintenant, l’ambassade d’Equateur est devenue une sorte de prison pour Assange, si j’ai bien compris.

    Continuons à parler d’Assange. Autrefois, des dictatures ont fini par laisser partir leurs prisonniers politiques.

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  • Koui // 23.07.2018 à 17h19

    Il y a la démocratie état de droit et les sales tas de petits secrets. Les révélations de wikileaks metent a mal la fiction du droit. Hollande a reconnu qu’il avait fait tuer des gens mais on ne sait pas qui ni pourquoi ni de quel droit il a fait usage et la question ne sera pas posée tant que les les parlementaire seront des clowns et que Assange ne sera pas libre.

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  • Betty // 23.07.2018 à 17h44

    “Le 22 décembre, Julian Assange a rencontré le chef des renseignements de l’époque, Rommy Vallejo, pour parler de sa sécurité. Le gouvernement accule l’Australien: il lui a demandé de signer un engagement de silence et a décidé de retirer Fidel Narváez, son homme de confiance à l’ambassade depuis 2012, de son poste de premier secrétaire. dans la livraison du sauf-conduit à l’ex-analyste de la compagnie, Edward Snowden. Gabriela Páliz, qui a envoyé les rapports de renseignement d’Assange au Senain et qui n’a pas travaillé dans le bureau diplomatique depuis plusieurs semaines, espère se réfugier en Angleterre. Un résultat est attendu dans les deux prochaines semaines.”
    Article du juillet 2018 http://www.codigovidrio.com/code/vallejo-y-assange-una-cita-en-el-corazon-de-londres/

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  • Georges // 30.07.2018 à 14h44

    La Grande-Bretagne avait soigné Pin ochet. Un mandat d’arrêt international délivré par un juge espagnol contre Pinochet n’avait pas été respecté par la Grande-Bretagne et Pinochet avait pu rentrer tranquillement au Chili.

    C’est bien de mettre en parallèle ces deux histoires et de voir l’hystérie de certains officiels anglais et de mettre en parallèle les “fautes” de Pinochet et Assange.

    Sans commenter, seulement en rappelant des faits, ça permet de se faire une idée du monde actuel.

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