Source : Marianne, Stéphane Trano, 14-10-2016

Photo CNN

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En opérant une lecture terriblement réductrice de l’élection américaine 2016, l’immense majorité des médias – américains ou non – est passée à côté de sa signification profonde, car elle est trop inconfortable. C’est, encore et toujours, une bataille entre les bien-pensants et les autres – les fameux « déplorables » – à laquelle on a assisté, ce qui rabaisse la démocratie au simple rang de lutte entre le bien et le mal, l’intelligence et la bêtise, la générosité et l’intolérance. Cela demande évidemment quelques explications.

Décalage historique

La plateforme politique adoptée par le parti républicain, pour cette élection, est l’une des plus « dures » jamais adoptée par les conservateurs. Rétrograde, elle est complètement déconnectée des réalités lorsqu’elle s’oppose à toute révision réglementaire de la vente et de l’usage des armes à feu ou lorsqu’elle raisonne, sur l’immigration, en termes de délinquance. Acide, elle s’accommode des positions les plus extrêmes contre l’avortement ou pour la peine de mort. Cynique, elle s’attaque à l’état fédéral pour ériger des hyper-pouvoirs locaux que rien n’arrête dans l’escalade vers des lois d’exception. Idiote, elle n’entend rien aux questions liées à l’environnement ou à l’éducation. Les Républicains, en somme, n’ont rien appris depuis leur défaite de 2008. Ils n’ont pas su effectuer la profonde mise à jour rendue nécessaire par l’élection de Barack Obama, où leur principale responsabilité était de s’adapter à une société nouvelle, un peu plus disposée à abandonner les vieilles antiennes propres à l’Amérique puritaine.

Condescendance

Cependant, le sinistre visage offert par les Républicains trouve ses limites dans la désignation de Donald Trump, le candidat le moins idéologique de tous lors des primaires. Parce qu’il n’a ni l’expérience d’une carrière politique, ni la culture nécessaire pour forger un corpus d’idées et encore, moins, le discours nécessaire à forger des concepts, l’homme d’affaires a très vite été identifié par une grande partie des électeurs mobilisés lors de ces primaires, comme un candidat antisystème et briseur de tabous. Si ces mêmes électeurs avaient voulu, en majorité, soutenir les positions les plus dures du parti républicain, il leur était facile d’identifier un autre champion, en la personne du sénateur texan Ted Cruz. Celui-là est le visage de l’extrême-droite américaine. Il en a les idées, les convictions et le langage. Ils auraient pu, également, donner sa chance à Marco Rubio, le jeune sénateur de Floride, lui-aussi ultra-conservateur malgré les rondeurs apparentes de son discours. Ces choix étaient faciles, bien plus faciles que de désigner Trump, qui pense tout et son contraire sur une longue liste de sujets débattus dans cette élection. De cette situation, il faut tirer l’enseignement d’une profonde colère populaire, dans une société qui se sent étouffée par des discours écrasants de certitudes, condescendants et frustrants en termes de concrétisations.

L’héritage Obama

C’est là le second enseignement de cette campagne, où les grands médias n’ont eu de cesse de se lamenter du peu d’importance accordé par les électeurs de Trump à la « vérité » des faits. A trop confondre vérité et bienséance, on aboutit inévitablement au rejet par des gens qui ne manquent en général pas de bon sens, mais dont les frustrations, les peurs et les colères se heurtent en permanence à des discours perçus comme élitistes.

Il est difficile de « vendre » aux opposants d’Obama l’idée que ses deux mandats ont constitué une ère de progrès social et de rétablissement pour les Américains, lorsque ceux-ci s’achèvent sur une série d’échecs aux conséquences très lourdes : la violence liée aux armes à feu est la plus haute depuis le début des années 80 ; la santé mentale est le parent pauvre de tout le système de santé américain ; la surpopulation carcérale est phénoménale ; la consommation de drogues ultra-dangereuses est un fléau ; le prix du médicament est incontrôlable ; les infrastructures publiques tombent en poussière ; les coûts des crèches ou des études dépassent l’entendement ; la disparition des petits commerces sous l’impact des géants tels qu’Amazon désertifient les quartiers commerçants ; les postures américaines dans le monde arabe sont illisibles et dramatiques dans leurs conséquences. La réponse des Démocrates face à ces constats est toujours la même : ils en nient la plupart et pour ceux qu’ils ne peuvent nier, tout est de la faute des Républicains et de leur politique d’obstruction systématique au Congrès. Les mêmes n’expliquent pas, alors, comment l’Obamacare a pu être voté, comment Obama a t-il pu pratiquer sa politique du vide au Moyen-Orient durant si longtemps, comment il a pu relancer la guerre froide à travers son obsession antirusse et ignorer une grande partie du monde au profit de son tropisme asiatique. Dire aux onze à quinze millions de « Dreamers » – ces immigrants perdus dans la zone grise de la politique d’immigration américaine, qu’Obama a été à la hauteur de ses promesses les concernant, est simplement une imposture.

Echec médiatique

C’est précisément dans leur incapacité et dans leur répugnance à affronter ces questions parce qu’elles risquent de mettre en difficulté les forces du progrès », que les grands médias font le lit de la colère populaire. Le mur infranchissable des discours élitistes ruine toute velléité de débattre et ne laisse qu’une seule option à des électeurs qui n’ont plus confiance : rétorquer par un vote brutal, sans argumentaire, seulement destiné à démontrer que la raison de celui qui parle le mieux n’est pas toujours la plus forte, et que c’est bien cela, la démocratie. La démocratie, ce n’est pas un club fermé seulement accessible aux gens bien habillés et heureux. C’est un risque permanent et nécessaire. C’est le système de tous les risques, dans lequel la non-prise en compte des colères peut aboutir à de fortes secousses. La démocratie n’est pas la sérénité entre les hommes, c’est celle des institutions. Mais les élites la vivent comme leur citadelle assiégée.

Rendez-vous à la prochaine vague

Tout sonne faux dans l’élection présidentielle américaine parce que tout est juste : la méfiance manifestée à l’encontre d’Hillary Clinton est juste ; la société inquiète que Barack Obama laisse derrière lui est juste, car l’homme si soucieux de sa légende n’a rien du grand pacifiste que l’on veut voir en lui au-delà de toutes les évidences ; la candidature de Donald Trump est juste, car elle défie les lois de l’élite médiatique. Tout ce qui a été dit dans cette campagne, et que beaucoup réduisent au tempérament quelque peu dérangeant de Trump, sera rejeté, lors de l’élection probable d’Hillary Clinton, par des tonnerres d’applaudissements et des cris d’autocongratulation de nos meilleurs journalistes. Une fois de plus, ils auront manqué le principal : de vague en vague, d’orage en orage, la colère populaire se renforce. A la considérer comme l’expression de gens déplorables, au fil de chaque élection, ils pissent sur la démocratie dont ils ont fait leur jouet et sur les pauvres gens, sûrs d’eux-mêmes et arrogants.

Source : Marianne, Stéphane Trano, 14-10-2016

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17 réponses à L’héritage d’Obama: une Amérique déboussolée, par Stéphane Trano

Commentaires recommandés

Alain Cavaillé Le 22 octobre 2016 à 12h16

Ce qui est de plus en plus probable, c’est qu’en donnant continuellement la priorité aux armements, c’est de l’intérieur que les USA vont se perdent, exactement comme l’avait fait l’URSS.
Leur problème récurrent, c’est le temps. C’est tant qu’ils détiennent la suprématie qu’ils doivent frapper, exactement celle fois comme HITLER. Ils savent, tout comme lui le savait, que leur avance n’aura qu’un temps, car leur politique extérieure est tellement débile qu’elle a incité les Chinois et les Russes à réarmer. De plus, leur allié européen n’a aucune force armée, et surtout elle branle dans le manche.
Il est absolument évident que Clinton va activer les choses, et cette fois, c’est en Extrême-Orient que ça va péter. Ils vont se retrouver face à la Corée, une fois de plus, à la Chine, dont le potentiel est énorme, et à la Russie qui, quant à elle, a le potentiel et surtout l’expérience de la guerre.

  1. fanfan Le 22 octobre 2016 à 04h15
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  2. Alain Cavaillé Le 22 octobre 2016 à 12h16
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    Ce qui est de plus en plus probable, c’est qu’en donnant continuellement la priorité aux armements, c’est de l’intérieur que les USA vont se perdent, exactement comme l’avait fait l’URSS.
    Leur problème récurrent, c’est le temps. C’est tant qu’ils détiennent la suprématie qu’ils doivent frapper, exactement celle fois comme HITLER. Ils savent, tout comme lui le savait, que leur avance n’aura qu’un temps, car leur politique extérieure est tellement débile qu’elle a incité les Chinois et les Russes à réarmer. De plus, leur allié européen n’a aucune force armée, et surtout elle branle dans le manche.
    Il est absolument évident que Clinton va activer les choses, et cette fois, c’est en Extrême-Orient que ça va péter. Ils vont se retrouver face à la Corée, une fois de plus, à la Chine, dont le potentiel est énorme, et à la Russie qui, quant à elle, a le potentiel et surtout l’expérience de la guerre.


  3. Fritz Le 22 octobre 2016 à 13h10
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    En dénigrant les propositions des Républicains, M. Trano n’est pas exempt du politiquement correct. Reste que son analyse est juste : Trump est le candidat de la colère, des sans-dents américains qui ont bien du mal à s’exprimer dans le système bipartisan. Les médias des deux côtés de l’Atlantique, eux, donnent le point de vue des élites repues aux dents blanches.

    Comme écrivait John Steinbeck : “dans le pays, les raisins de la colère mûrissent, annonçant les vendanges prochaines”.


    • Fritz Le 22 octobre 2016 à 14h28
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      J’ai cité Steinbeck de mémoire, voici la traduction exacte : “Dans l’âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines”.

      Les Raisins de la colère, fin du chapitre 25.


    • kèsse Le 22 octobre 2016 à 20h01
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      M. Trano n’a pas besoin d’un grand effort intellectuel pour dénigrer les propositions des républicains … c’est pas comme si elles répondaient à une aspiration populaire … Elles surfent sur des peurs et des inquiétudes: anti-avortement, pro-armes, immigration et délinquance, négation de l’impact humain sur le réchauffement climatique … whaouh, c’est pas un programme électorale, c’est une catharsis à frustration, en plein dans la société du spectacle. Il ne s’agit pas de faire, mais de poser un discours salvateur parce que colérique.

      A côté de ça, assurer un soutien sans faille au plus riche, mais bon, pas plus que le parti démocrate … Franchement, qui a envie de ça?


  4. TuYolPol Le 22 octobre 2016 à 13h20
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    Il est gentil en disant “déboussolée”. Ce qu’il y a d’intéressant ici est la manière d’amener, un peu entre les lignes (prudence du journaliste qui tient à son poste) un discours de remise en cause du journalisme, des évidences, de la lecture convenue des positions. C’est toute la difficulté de l’exercice, restaurer une pensée saine à partir d’une pensée corrompue, c’est comme retrouver un fragile Rembrandt recouvert par des néobarbouilleurs.


  5. theuric Le 22 octobre 2016 à 14h06
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    En fait, nous voyons là l’effet d’un empire déliquescent et, ici, de celui d’une colonie commençant à angoisser à l’idée de sa fin de domination, d’où la tendance accrue, en France, aux anglicismes et autres gourmandes anglophilies aussi inutiles que vulgaires.
    Proposer une phrase en anglais puis la traduire, là c’est faire preuve de respect, autant pour les non-anglophones que pour sa langue propre.
    Sinon ce n’est que de la frime: qui peut dire que celui qui fit le copié-collé d’un texte américain ou anglais a compris ce qu’il a ainsi reporté mécaniquement?
    Personne, bien sûr.


    • theuric Le 22 octobre 2016 à 14h17
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      L’empire U.S. s’évanouit sous nos yeux, perdant, jour après jour, autant de sa superbe que de sa puissance: ne faut-il être aveugle pour ne pas comprendre que ce pays vit les affres de sa propre déchéance?
      Saisir cela peut permettre de se préparer à notre deuil, de celui des colonisés perdant leur colonisateur, que n’ont-ils attendu, les africains subsahariens, dès les années 50, d’appréhender que les fragilités européennes et le début de la guerre-froide ne pouvaient que les conduire à leur indépendance?
      Nous, nous en sommes arrivé à une situation semblable et pour qui nulle aveuglement ne dérange la raison, se préparer à la disparition impériale ne peut qu’être que de la plus juste position d’un français libre de sa pensée.


      • theuric Le 22 octobre 2016 à 14h35
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        Pour notre malheur et pour le malheur du monde, cette disparition ne pourra qu’être qu’accompagnée par un effondrement catastrophique de l’économie-globalisée.
        Le dollar, part trop intriqué aux autre monnaies, le commerce international bien trop lié entre les pays, cela entrainera autant une impossibilité de valorisation monétaire qu’un arrêt des échanges commerciaux pour un temps que personne peut délimiter.
        Tout comme personne ne peut dire combien de monnaies et de dettes se sont éparpillées dans le monde.
        En fait, nous vivons tous dans un univers économique totalement virtuel entre des informations fausses, truquées, fantasmées, inventées, cachées, perdues, espérées avec désespoir, angoissantes, te le plus souvent sans sens.
        Alors, faites vos réserves, deux semaines d’eau, trois semaines à un mois de nourriture, un an de produits d’entretien et soin pour le corps, trois ans pour du troc et petites ventes.
        Enfin, faites passer l’information: nous sommes aux portes d’une banqueroute cataclysmique!


  6. grub Le 22 octobre 2016 à 14h23
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    C’est la dictature de la bienpensance à tous les niveaux et pour tout le monde y compris sur notre site préféré. Question de survie médiatique et financière.


  7. Catherine Le 22 octobre 2016 à 14h54
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    Le drame de ce pays c’est qu’au fil des decennies “on” a appris à ses habitants à attacher de la valeur ce qui n’en avait pas :

    Consumérisme, matérialisme, réussite financière, pseudo démocratie, jouissance physique et psychique (dont l’exceptionnalité) etc.

    Un peu comme des accros, ceux-ci sont confrontés aux souffrances du manque. Ca rend agressif voir dangereux. Et l’horizon n’est pas drôle non plus.

    Ils ne leur reste pas grand chose sauf à s’accrocher à des symboles illusoires.

    Le sexe en fait partie, il n’y a qu’à voire la place qu’il a prise dans le “débat politique”.

    C’est une vraie misère intellectuelle et spirituelle comme en témoigne la dernière sortie de Madonna impensable de ce côté-ci de la grande flaque et encore moins en Russie 🙂

    https://francais.rt.com/international/27830-madonna-promet-fellation-americains-qui


  8. Dahool Le 22 octobre 2016 à 17h03
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    Bonjour

    Quelle différence entre Obama et Poutine ?
    La forme vs le fond.

    Comme la poudre aux yeux ne me fait plus d’effet, je vous laisse deviner qui j’ai plutôt tendance à croire.

    La fiole de Powell n’est pas étrangère à ce sentiment. Ce fut même le tournant. Thanks US.


  9. Caliban Le 22 octobre 2016 à 19h51
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    Les Démocrates, Les Républicains … j’aimerais bien savoir si ces deux familles politiques sont réellement différentes. Certes les discours varient, mais les politiques elles-mêmes ?

    J’ai le sentiment que dans cette élection, l’enjeu est de protéger un “Etat profond” contre l’incertitude que pourrait constituer l’arrivée au pouvoir d’un personnage qui ne présente pas les garanties suffisantes.

    Evidemment le parallèle peut être osé, mais Bob Kennedy me semble avoir été dans cette même situation avant de finir comme on le sait. Et donc, si j’avais quelque chose à retenir de cette élection c’est paradoxalement que la démocratie Yankee se pacifie avec le temps. Plus besoin de sortir les flingues, les agences de presse et de comm’ font le job.


  10. Django Le 22 octobre 2016 à 20h01
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    II n’y aura sûrement pas d’effondrement des USA. Car en fait c’est déjà le cas, c’est déjà effondré. Jamais il n’y aura de “crise financière qui remet tout le monde à 0”. Et si tel était le cas, les élites politiques, financières et médiatiques (des USA mais aussi en Europe) continueront leur jeu actuel – en diffusant des JT qui parlent de sujets inconsistants, et montrant des chiffres trafiqués (dans un sens ou dans l’autre) en disant que tout va bien (ou “tout va mal, mais on peux rien y faire”), etc, et bien entendu en continuant de s’adresser au peuple comme à un enfant de 8 ans


  11. PatrickLuder Le 22 octobre 2016 à 22h06
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    L’héritage d’Obama : un renforcement de l’hégémonie de la place financière dans les affaires du monde, moyennant une mise sous terreur psychologique des peuples “développés” et une mise en esclavage des peuples “sous-développés” <= termes bateaux qui montrent le fonctionnement de notre société "moderne" (démodée ;o)


  12. RGT Le 23 octobre 2016 à 11h03
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    Et six mois plus tard, en France, nous aurons droit au même combat [Modéré] entre le candidat de la “bienséance” issu du Parti Sod** ou des Ripoux-blicains et l’immondice incarné le nauséabond FN…

    Comme aux USA, les “sans dents” n’auront qu’une seule option pour marquer leur mécontentement, et je vous laisse deviner quelles seront les invectives fleuries qui seront allègrement déversées par tous nos grand journalistes “bien-pensants”.

    Le système est pourri de l’intérieur, depuis le début, au XVIIIème siècle.

    Il n’est fait que pour favoriser les intérêts des plus nantis afin de préserver leurs privilèges arrachés dans le sang (des gueux) à l’ancien régime.

    Ancien régime qui, comme tout le monde le sait, était un ignoble système inégalitaire basé sur la captation du pouvoir par une élite auto-proclamée qui se transmettait le pouvoir de manière héréditaire.

    Et comme aux USA, quel que soit le vainqueur, les gueux s’en prendront plein la gueule pour avoir “mal voté”.
    A choisir entre la peste et le choléra, je préférerais l’option “Bonne Santé”, mais elle n’est pas disponible.


  13. anne jordan Le 23 octobre 2016 à 18h24
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    permettez moi de témoigner , en tant que parente proche de citoyens des E.U : les amis de ces dits parents ( Californie et Oregon )me disent vivre dans un climat d’hystérie jamais vu ….
    la peur de révoltes urbaines y ajoute un piment malvenu, et la vente d’armes explose !

    je voudrais , si le modérateur m’y autorise , donner un lien en relation avec l’article sur l’AIPAC , – commentaires fermés , hélas –
    https://www.youtube.com/watch?v=AmpneJLjlbU&feature=youtu.be
    il s’agit de la distinction subtile , je dirais talmudique (! ) entre citoyenneté et nationalité , en Israël…
    édifiant!


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