Tiens, Assange n’a plus Internet à l’ambassade d’Équateur (dont on saluera le courage dans l’aide apportée à Assange, bien peu de pays peuvent en dire autant). Par chance, il n’est pas seul… 🙂

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Pas cool son logeur…

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Mais pourquoi a-t-il fait ça ?

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C’est confirmé :

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Rions un peu :

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Ben oui, on ne va quand même pas dire la vérité sur Clinton (je recommande la série des Podesta Emails, c’est effarant, et nos médias n’en parlent presque pas…)

Donc :

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Quelque chose me dit que si Wikileaks avait sorti les emails de Trump, on oui aurait offert la Fibre avec la 5G… Non ?

23 réponses à Tiens, on a coupé la connexion internet d’Assange…

Commentaires recommandés

silk Le 20 octobre 2016 à 00h56

Ben justement Assange n’est pas seul : il y a une plateforme coopérative qui permet à tout le monde de donner des documents.
Puis il y a les “lanceurs d’alertes” qui sont suivis personnellement pour transmettre des infos.
Et il y a aussi des hackers qui donnent des infos.
Mais WikiLeaks en tant que tel ne pirate pas (sinon ils seraient tous en taule), Ils divulguent juste des infos fournis par d’autres.
Mais bon, couper l’accès d’Assange ca change rien c’est juste symbolique car les données publiées par l’organisation ne le sont pas car Assange cliquerait sur un bouton depuis sa chambre d’ambassade : les documents sont hébergés sur divers ordinateurs avant d’être mis sur des serveurs et publiés selon un calendrier.
Couper l’accès d’Assange ne changera rien à la divulgation des prochains mails, le faire, le dire dans la presse, obtenir de l’équateur un tel communiqué (qui aurait dû être formulé différemment), c’est juste de la com.

  1. Pierre Davoust Le 20 octobre 2016 à 00h17
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    Juste une interrogation : comment un type tout seul dans une ambassade équatorienne peut -il avoir accès à autant d’informations sensibles, de courriers d’ambassades et autres documents sans le secours d’une armée de hakers ?
    Moi, ça m’interpelle…


    • silk Le 20 octobre 2016 à 00h56
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      Ben justement Assange n’est pas seul : il y a une plateforme coopérative qui permet à tout le monde de donner des documents.
      Puis il y a les “lanceurs d’alertes” qui sont suivis personnellement pour transmettre des infos.
      Et il y a aussi des hackers qui donnent des infos.
      Mais WikiLeaks en tant que tel ne pirate pas (sinon ils seraient tous en taule), Ils divulguent juste des infos fournis par d’autres.
      Mais bon, couper l’accès d’Assange ca change rien c’est juste symbolique car les données publiées par l’organisation ne le sont pas car Assange cliquerait sur un bouton depuis sa chambre d’ambassade : les documents sont hébergés sur divers ordinateurs avant d’être mis sur des serveurs et publiés selon un calendrier.
      Couper l’accès d’Assange ne changera rien à la divulgation des prochains mails, le faire, le dire dans la presse, obtenir de l’équateur un tel communiqué (qui aurait dû être formulé différemment), c’est juste de la com.


      • dominique Le 20 octobre 2016 à 12h59
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        « Couper l’accès d’Assange ne changera rien à la divulgation des prochains mails »

        Non, mais cela permet à l’équateur de montrer (ou simuler) sa bonne volonté et d’un peu moins s’exposer à la foudre vengeresse de l’Empire.


      • Vladimir K Le 20 octobre 2016 à 16h50
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        C’est aussi un moyen de dire à Assange… “eh mon gars, il est temps que tu trouves un plan B, parce qu’on ne va pas te soutenir éternellement”

        S’il avait choisi les ambassades de Russie ou du Kazakhstan, qui ont des garages intérieurs (l’ambassade de Chine n’en a pas, et très peu d’ambassades à Londres en ont en fait), il pourrait être facilement exfiltré… là… ça va être compliqué.


    • Pierre Le 20 octobre 2016 à 00h57
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      Bonsoir,
      Julien Assange n’est pas tout seul, il y a tout un groupe derrière Wikileaks
      https://en.m.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks


    • Logic Le 20 octobre 2016 à 01h03
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      Précisément par internet ! Assange n’est pas seul, d’autres hackers officient au sein de wikileaks (hors ambassade évidemment).

      Donc il trouvera (où ils trouveront) moyen de publier la suite des aventures de Mme K. (Killary). On lui a coupé la connection par câble, lui reste celle par satellite (à moins de lui saisir ses téléphones ou son matériel informatique). Un brouillage, sans porter atteinte aux communications de l’ambassade, me semble difficile.


  2. silk Le 20 octobre 2016 à 00h50
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    Assange doit avoir un accès fibre personnel à l’ambassade : il passe pas par le réseau intranet de l’ambassade. Ca veut dire que l’ambassade a bloqué au niveau de l’abonnement (vu qu’il est hébergé dans les locaux équatorien).

    Cependant il s’agit uniquement d’ une guerre de propagande, C’est même bizarre qu’Assange n’ait pas tweeté qu’il pouvait avoir accès au net : le réseau 4G passe pas sur son balcon ? Il n’y a pas de relai wifi à 20 mètres, au hasard dans un appart loué en face par WikiLeaks ?
    En réalité il s’agit uniquement de faire croire au peuple américain que Assange et WikiLeaks bossent pour les russes et s’ingèrent dans la campagne électorale. En suivant les accusations d’ingérence que porte d’Hillary à l’encontre de la Russie dans les médias, on comprend vite la relation qui est tentée d’être faite.

    Bref, Assange et WikiLeaks bossent pour la Russie qui s’ingèrent dans l’élection américaines. Et même l’Equateur le dit (ou on les force un peu beaucoup) : eux ne s’ingèrent pas dans les élections des autres, c’est contraire à leurs valeurs. Donc si l’Equateur coupe l’accès à Assange c’est bien la preuve que ce dernier s’ingère dans les élections.
    CQFD …


    • aije Le 20 octobre 2016 à 01h46
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      S’ingérer or not s’ingérer, c’est une question de point de vue. Couper la ligne pour tenter de revenir à la situation antérieure de non-divulgation peut aussi être considéré comme un retour à la neutralité de l’Équateur, un retour à la normale. C’est parfaitement cohérent avec le sens des mots employés, néanmoins il y a bien un sérieux doute sur la bonne foi de la déclaration équatorienne. Bref, suspicion ne vaut pas preuve, le CQFD était de trop.


      • silk Le 20 octobre 2016 à 18h00
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        le CQFD concerne les differents élèments de com visant à induire la même conclusion quand on les met bout à bout : tout pousse à faire conclure que WikiLeaks fait de l’ingérence (informer c’est s’ingérer ? Parlons en avec des lanceurs d’alertes … La forme se veut feuilleton mais le contenu.)
        Et quand on parle ingérence, maintenant on pense Russie …
        C’est l’effet circulaire de leur propagande Et que je met en avant, ca me semble démontré.


    • Chris Le 20 octobre 2016 à 10h47
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      Si je me souviens bien, les ambassades du monde entier sont sous surveillance de NSA et Cie, ce qui faisait ironiser Poutine auprès de ses interlocuteurs du format Normandie en 2015 : “venez discuter au Kremlin, là au moins nous serons tranquilles”.
      Se rappeler que l’Equateur est dans la mire américaine/Soros (retrait massif des “investisseurs”) lequel a dû emprunter quelques milliards à la Chine pour passer le cap. Donc le tapage Internet/Assange n’a rien de surprenant par les temps qui courent, vu les pressions exercées.
      Il n’est qu’à voir la mise en demeure de l’UE à la Belgique concernant CETA !
      http://www.romandie.com/news/LUE-donne-a-la-Belgique-jusquau-sommet-europeen-de-vendredi-pour-dire-oui-au-_RP/745579.rom


  3. simple citoyen Le 20 octobre 2016 à 02h29
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    Pour le fun, jetez un oeil sur le nouveau ministre des affaires étrangères de l’Equateur. C’est intéressant.
    Sinon, j’ai tendance à partager le point de vue de silk dans cette affaire.
    Et il est indéniable que si on porte un quelconque crédit à wikileaks et Assange, on ne peut que reconnaitre que sans l’aide de l’Equateur, les choses seraient très différentes. Le pays est petit à l’échelle géopolitique, en pleine mutation et a pris là un risque d’ampleur. Il conviendrait plutôt de le soutenir et de reconnaitre son rôle que de le prendre à défaut sur un tel point.


    • simple citoyen Le 20 octobre 2016 à 02h45
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    • Fritz Le 20 octobre 2016 à 10h34
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      D’accord avec @silk et @simple citoyen. L’Equateur a eu le courage d’héberger Julian Assange dans son ambassade londonienne, alors qu’en 2013 la France avait fermé son espace aérien au président bolivien, sous prétexte qu’il pouvait transporter un autre proscrit de l’Empire : Edward Snowden.

      En coupant la connexion de M. Assange, l’Equateur a sans doute cédé à la lourde pression US, mais nous sommes mal placés pour lui jeter la pierre. Avant de retirer la paille de l’œil équatorien, occupons-nous de notre poutre.


  4. XYZT Le 20 octobre 2016 à 04h19
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    Pour une interprétation de la position (idéologique) de l’Équateur (et de Correa) voir en fin d’article
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/10/bases-et-arobases.html


  5. Duracuir Le 20 octobre 2016 à 07h28
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    Et titre de “20 Minutes” hier sur le sujet?:
    “L’internet d’Assage coupé, les complotistes s’en donnent à coeur joie”.
    Il y a des moment …


  6. RGT Le 20 octobre 2016 à 08h22
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    Les USA n’auraient-ils pas tout simplement suggéré à Correa que s’il ne se pliait pas à leurs exigences une “gentille révolution colorée” (rouge sang) pourrait avoir délicatement lieu dans son pays ?

    C’est peut-être pas plus compliqué que ça.

    De toutes façons, ce n’est pas ça qui va empêcher Wikileaks de publier des petites infos croustillantes sur “mémère” et ses magouilles nauséabondes.

    Julian Assagne est surtout actuellement un symbole et le site fonctionne parfaitement sans lui.

    Il est aussi tout à fait capable d’utiliser des moyens “détournés” qui seraient mis à sa disposition par quelques membres “étourdis” de cette ambassade qui oublieraient par inadvertance de fermer leurs sessions en sortant de leurs bureaux ou qui marquent leurs mots de passe sur des petits bouts de papier à côté des écrans pour ne pas les oublier ;-).

    De la com’ et rien d’autre. Les USA montrent leurs muscles en criant sur les toits qu’ils ont réussi à “tordre le bras” d’un pays réfractaire, et l’Équateur joue les bisounours en chantant sur les toits qu’il ne s’occupe pas des affaires intérieures de son pire ennemi.

    Indignez-vous, mais pas trop fort. Tant que le “Camp du Bien” est persuadé qu’il est suivi par la “communauté internationale” il restera assoupi.


  7. Fabrice Le 20 octobre 2016 à 10h39
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    Personnellement je trouve que l’équateur est très courageuse par rapport à d’autres pays qui on refusé l’asile à Assange ou Snowden.

    Que ce pays prenne des précautions ne me semble pas idiot, ce pays à plus à perdre qu’à gagner dans cette histoire et Assange pourrait trouver des moyens de ne pas mettre en situation délicate son protecteur tout en continuant son activité.


  8. Raoul Le 20 octobre 2016 à 10h54
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    En donnant asile à Assange, l’Équateur a fait un geste très courageux car il s’est mis à dos les États-Unis et leurs vassaux. Des menaces ont, sans aucun doute, été proférées et des mesures de rétorsion mises en œuvre, mais les relations de l’Équateur avec les États-Unis étaient déjà mauvaises et l’Équateur n’a pas lâché Assange.

    Que s’est-il donc passé pour ce revirement partiel ? On peut penser que les menaces se sont faites plus précises et plus directes, mais je crois que cela n’aurait pas suffi. En fait, en apportant des preuves de la corruption de Clinton, Assange travaille indirectement pour Trump (même si ce n’est probablement pas son but). Et pour Correa, qui est de gauche, Trump est un personnage peu recommandable tenant, entre autres, des propos racistes inacceptables. Il est possible que Kerry l’ait convaincu de cette manière de cesser ce soutien indirect.

    Bien évidemment, l’Équateur peut aussi tout simplement avoir refusé de s’ingérer, même indirectement, dans les élections états-uniennes.


  9. jim Le 20 octobre 2016 à 15h13
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    Assange, mars 2011, clair et net :
    Il y a des tentatives pour nous censurer et pour censurer les gens qui font la même chose à cause d’une seule chose : la peur. La peur de devoir être réformé. L’un des arguments en faveur de la liberté d’expression en Occident est de dire que cela est constitutionnel, que c’est un droit humain, que la presse est forte ; l’autre est de dire que la liberté d’expression existe parce qu’elle est vécue, utilisée. Les structures de pouvoir de base en Occident ont été largement fiscalisées. Tout cela est très contractuel. L’équilibre politique, les tendances politiques n’ont plus tant d’importance face à tout cela. Ce que dit la presse n’a plus d’importance, la façon dont les gens votent non plus… cela ne changera pas la façon dont le pouvoir opère. Nous avons été capable de prendre la parole de façon si forte toute cette année que cela a commencé à faire bouger cette structure de base. Le fait que les gouvernements soient sortis du bois pour nous faire taire a non seulement révélé la structure du pouvoir aujourd’hui mais aussi l’espoir que si l’on expose la façon dont ce pouvoir fonctionne les choses vont commencer à bouger.


  10. Mouise Le 20 octobre 2016 à 19h03
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    En même temps Correa ayant dénoncé l’ingérence des U.S.A. dans les affaires d’autres pays (à commencer par le sien), on pouvait espérer qu’il ne pratiquerait pas lui-même ce qu’il dénonce. Or en accordant l’asile politique à Assange – de fait – qui plus est ce dernier étant dans la représentation diplomatique de l’Equateur, institution d’Etat, il est indéniable que toute action d’Assange contre la politique américaine peut être interprétée comme une ingérence de l’Equateur dans les affaires U.S. Si la manière (couper la connexion internet) ne fait pas dans le détail, elle me semble légitime, sans nécessiter la pression d’aucune sorte venant d’un gouvernement étranger, seulement l’éthique et une interprétation du droit international. Donc je pense que ce n’est certes pas Correa qui mérite ce sentiment d’amertume mais toutes ces pseudo démocraties serviles (à commencer par le Royaume uni et la France) qui n’ont pas eu le courage ou l’éthique de faire ce qu’a fait la république d’Equateur.


  11. RIP Assange Le 20 octobre 2016 à 23h53
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    Qui peut raisonnablement croire que l’on puisse “couper l’internet” à Assange? Il devait avoir plusieurs téléphones avec la 3ou 4G, du wifi, des cables, des ordinateurs, etc… donc cette histoire de internet coupé, c’est du bidon, du story telling, pour nous éloigner de la vérité. Car, quelqu’un l’a revu Assange depuis qu’on lui “a coupé internet”? Et non… donc il est dans un trou quelque part, et on ne le reverra plus jamais. Il devait vraiment avoir du très lourd dans ses dossiers…


  12. Pascalcs Le 22 octobre 2016 à 03h41
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    Faut il que le régime Obama-Clinton soit desormais aux abois pour en arriver à ces évidentes extrémités vis à vis de WikiLeaks et Assange.
    Je pense qu’avant peu la future Présidente des US aura autour de sa table de réunion la fine fleur des to ton macoutes de la CIA pour mettre en œuvre ce qu’elle rumine depuis des mois maintenant: “droner Assange”.
    Pour quand le prix Nobel de la Paix pour Assange ou Snowden, des vrais candidats à cette distiction qui pourront rejoindre Obama dans les soirées des “anciens”. Avant longtemps sans doute.


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