On ne se lasse décidément pas du naufrage de la presse…

Revenons sur le référendum en Hongrie de dimanche.

Le Premier Ministre Orban a décidé de jouer un “coup politique” en posant la question suivante au peuple :

« Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? ».

Car c’est en effet ce que va faire Bruxelles dans tous les cas, statuant à la majorité.

Le référendum hongrois a les mêmes règles que le référendum néerlandais sur l’Ukraine :

  • il est seulement consultatif, et n’engage pas le gouvernement
  • il n’est sensé être valable que si 50 % des électeurs sont d’accord.

Comprenons bien une chose : on a donc affaire à une simple opération “politique”, le référendum n’a aucun intérêt autre que celui de “sondage” :

  • la question n’a aucune portée : ce sont les règles de l’UE, intangibles en l’espèce : le gouvernement n’a donc aucune marge de manœuvre – en théorie…
  • le référendum n’est que consultatif
  • et le pourcentage de participation n’a aucun sens si le non l’emporte, vu que c’est la position du gouvernement ! Ce genre de point n’est important que si le peuple veut imposer sa volonté au gouvernement, pas s’ils sont d’accord ! (= si le Non l’emporte avec 51 % de participation, le referendum consultatif est valide, et le gouvernement applique le Non voté ; si le Non l’emporte avec 49 % de participation, le referendum consultatif n’est pas valide, et donc le gouvernement applique… sa politique, donc le Non…)

Je précise au passage que je trouve ce genre de consultation assez détestable, car elle agite des passions délétères : le gouvernement est contre l’entrée de migrants, eh bien, qu’il agisse en conséquence, mais cela ne sert à rien d’exciter la xénophobie par ce genre de campagne… Je rappelle aussi que le plus simple aurait été de ne pas déstabiliser la Syrie puis d’entretenir une guerre civile à nos frontières – tout se paye un jour… Mais bref – ce n’est pas le sujet.

L’UE a réagi fidèlement à son habitude :

hongrie

“Si des référendums sont organisés sur chaque décision des ministres et du Parlement européen, l’autorité de la loi est en danger”, s’est alarmé cet été Jean-Claude Juncker, le président de la Commission. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a pour sa part dénoncé dimanche un “jeu dangereux”

Le résultat est tombé :

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  • 98,3 % de NON
  • mais seulement 40,3 % de participation

Le scrutin consultatif n’est donc pas “validé” (sic.) ce qui ne veut pas dire grand chose mais bon. En tous cas, le peuple a voté dans le sens voulu par Orban, qui ne va donc évidemment pas changer d’avis !

orban

L’opposition à Orban avait appelé à boycotter le vote, afin de ne pas dépasser les 50 % et avoir un référendum validé (ce qui est à mon sens un souci démocratique, quoi qu’on pense de la question). La gauche était d’ailleurs divisée, pour changer :

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Pour mémoire, le Parlement :

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On notera enfin que s’il y a eu 60 % d’abstention, on est encore loin des 71 % d’abstentions aux élections Européennes 2014 ! (mais 40 % aux dernières législatives)

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Gros succès dans les nouveaux pays à l’Est, l’UE…

En tous cas, on peut dire que dans ses conditions, Orban a donc reçu une vaste adhésion de la population à sa politique (qu’on peut critiquer), et que même si la participation avait été plus importante, le nom aurait sans doute facilement eu 70-80 %…

Mais le meilleur a donc été le compte rendu de nos médias – sans commentaire :

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Mention spéciale à l’article du Monde quand même :

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Dingue ça qu’il persiste, c’est étonnant qu’avec 98 % de NON, il ne dise pas que du coup il accueillera plein de migrants…

Mais je termine par cette pépite toute Mondesque :

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(appel par le parti d’extrême-droite, c’est important de le relayer donc…)

vu que la presses en inquiétait beaucoup il y a quelques jours, des fois que le Oui l’emporte… :

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P.S. pour éviter des plaintes, vous notez que le sujet n’est PAS la politique à mener pour les migrants, donc les commentaires qui ne respecteront pas le sujet du billet (= médias) pourront être supprimés.

77 réponses à [Propagande] Orban a perdu avec 98 % des voix…

  1. bluerider Le 03 octobre 2016 à 03h16
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    Cet immonde bastringue, ce sordide tripot que sont devenus les médias français, est entre autre la conséquence de leur rachat par des milliardaires oligarques qui confondent journalisme et communication institutionnelle, et qui confondent, cette fois à des fins politiques personnelles, journalisme et propagande. Le net auquel ils n’ont rien compris et devant lequel ils se prosternent impuissants aura tôt fait de les engloutir avec une partie de leur fortune et personnellement je m’en réjouis, car leur médiocrité et leur incapacité à se remettre structurellement en question signent l’accélération de leur chute d’audimat. Ainsi, ils laisseront plus rapidement la place à de nouveaux journalistes à qui, pour l’instant, je laisse le bénéfice du doute quant à leur quête de vérité et de justice. Mais tout cela part de très très loin….


    • Olivier Berruyer Le 03 octobre 2016 à 09h28
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      “la conséquence de leur rachat par des milliardaires oligarques”

      ce n’est hélas pas aussi simple, c’est un problème de caste médiatique – ce n’est pas mieux sur le service public…


      • geedorah Le 03 octobre 2016 à 14h32
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        carrément d’accord
        c’est surtout un problème de personnel qui ne se remet pas en cause… y a un billet à toucher en fin de mois, et si on veux grimper dans la hiérarchie (genre joffrin ou de morand ou valls) faut surtout être sans vergogne à la limite de la malhonnêteté intellectuelle :s
        avis personnel: 90% des journalistes sont de cette race … (et les écoles de journalisme sont surement en partie (petite, les hommes -et femmes- de nos jours sont des requins) responsable … quand le dit journaliste en à fait une et pas hec ^^

        vive le fric et la notoriété


        • Scytales Le 03 octobre 2016 à 15h47
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          Je pense plus simplement qu’il n’y a plus guère de journalistes compétents dans les médias dont Olivier a relayé le contenu de la couverture du referendum en Hongrie.

          Il est aussi possible que la prolifération de l’incompétence ait été facilitée par une hiérarchie qui a renoncé à exercer un contrôle de qualité et de compétence rigoureux sur ses subordonnés.


          • Rémi Le 03 octobre 2016 à 21h27
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            Désolé, J’avais fait un sujet pour le bac sur les mensonge et la corruption des journalistes francais au XIXième siécle à travers les romans.
            Vous voyez que le problème ne date pas d’hier.
            Nos pouvoirs ont toujours voulu d’une presse aux ordres et ont tout fait pour l’avoir.
            C’est vrai que c’est plus facile depuis que journalistes et enarques passent par science po.
            Aux moins on est entre sois.


          • UnJournaliste Le 03 octobre 2016 à 21h57
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            En fait, on a une image un peu trop fantasmée du journaliste (merci Tintin). Devenir journaliste, c’est un cursus généraliste plutot littéraire bac+4/bac+5. Il ne s’agit pas d’être un expert en géopolitique, en histoire ou en sport. Pas nécessaire non plus de parler mandarin ou russe, seul l’anglais est demandé dans les dossiers d’entrée de la plupart des écoles de journalisme. Une fois entré comme stagiaire dans une rédaction, ton rédacteur en chef te demande de sortir un article par jour, dans le temps qui t’est imparti, en t’inspirant de l’AFP et de ce tu trouves à la vas-vite sur internet en français ou en anglais (y compris des traduction libres par des journaux anglophones de discours de dirigeants étrangers). Et si tu veux ton salaire en fin de mois, on ne t’en demande pas plus, en tout cas, tu évites de sortir de ce que te demande ton redac chef sinon de toute facon ça finit à la poubelle. Voilà, c’est tout. Et je n’ose même pas parler des pigistes dont le seul but est de vendre des articles pour pouvoir manger. J’en connaîs plusieurs qui à partir d’une conference de presse écrivent plusieurs articles sous plusieurs identités et les orientent en fonction de la politique éditoriale du journal pour que l’article soit acheté. Certes, la plupart des journalismes aiment bien se mousser mais ils ne sont pour la plupart que de simples employés de bureaux.


            • Kaiel Le 04 octobre 2016 à 09h05
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              J’ai eu un bon ami qui était JRI (journaliste reporter d’image) chez France 3 Lyon, son travail consistait à interwierwer un footballer à 8h00 un politique à 10h00 faire son travail d’enquête de 10h00 à 11h00 partir couvrir un accident sur l’A7 en catastrophe jusqu’à 16h00 pour rendre un sujet de 30 secondes pour l’édition du soir avant d’aller filmer le match de l’OL.
              Bien sûr le recul difficile.
              une fois lors de la grève des transporteurs de fonds il a filmé (après plusieurs planques et des heures consacrées à des filatures) des patrons de convoyeurs en train de charger une clio avec des fonds (plusieurs millions vu le volume). Opération totalement illégale à tout point de vue bien sûr.
              Les images ayant été filmées avec une caméra Fr3 appartenaient à Fr3, on lui a dit qu’elles étaient beaucoup trop polémiques. Elles n’ont jamais été diffusées et personnes ou presque n’en a entendues parler.
              Quand à lui il a décidé que se casser le f.. pour ça c’était trop.


      • bluerider Le 04 octobre 2016 à 01h26
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        L’oligarchie est aussi propriétaire des médias publics. sinon on entendrait parler “davantage que jamais”, de TOTAL et de Qatar Petroleum à propos des vraies raisons de la guerre en Syrie. Le fait que le Qatar , TOTAL et EXXON soient engagés dans des dépenses insensées là-bàs pour écouler ce gaz les rends complétement dingues à l’idée que l’Iran choisie par Assad se mette à les concurrencer sur le marché européen, mettant en péril la solvabilité du Qatar et avec elle celle de TOTAL et EXXON. Sans parler des retombées indirectes comme le retour sur investissements en France bien plus juteux avec le Qatar, et les circuits de l’argent (bancaires, financiers, monétaires, politiques) franco-qatari là aussi qui permettent à tout ce beau monde de se sucrer au passage et de financer des campagnes électorales…


      • Kaiel Le 04 octobre 2016 à 09h14
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        Il existe quelques médias vivants du financement participatif sur internet, il conviendrait peut-être d’en parler, j’exclus médiapart, mais j’inclus reporterre.net, bastamag.net, nexus.fr.
        On est tous aveugle à certaines choses, il convient d’ouvrir notre conscience aux nouvelles visions du monde.


    • Alice Ferté Le 03 octobre 2016 à 23h59
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      On perd son temps a critiquer la presse.
      C’est croire encore qu’elle s’adresse à des lectorats populaires, dont elle se moque depuis 25 ans. Cette presse est celle des pouvoirs et s’adresse à eux, ainsi qu’à leurs serviteurs et affidés : 20% de la population Francaise.
      Il faut lire la presse comme on lit le rapport annuel d’une société cotée.
      Le seul trublion dans ce circuit fermé sur lui même est internet, qui, lui, concerne environ 60% de la population Francaise. Avec une accélération depuis 2008-2010. La surprise de 2017 viendra peut être de là.


  2. L'aieuil Le 03 octobre 2016 à 03h48
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    La gauche Hongroise a réussi son pari, tablant sur le 30% et quelque d’abstention moyen en Hongrie (voire beaucoup plus) à faire croire à l’opinion internationale (et à personne dans le pays) qu’Orban n’est pas soutenu par le pays le tout relayé à corps et cri par la presse aux ordres.

    À quand l’appel à l’intervention militaire en Hongrie pour supprimer le vilain dictateur Orban et rétablir la démocratie? Las! Je sur qu’en écumant la fange qu’est Le Monde on peut déjà y trouver des articles allant dans ce sens.

    Entre ça, la couverture parfaitement hystérique de la Syrie, qui ne monte en puissance qu’aux gré des succès de l’armée syrienne contre les jihadistes “modérés” et l’absence totale de couverture du Yémen.
    Les mêmes journalistes poussent des hurlements éhontés et traitent comme fou les Russes qui accusent l’occident de connivence avec ces jihadistes qu’eux même soutiennent et ça souvent dans le même sujet ou article!
    Et derrière les maisons de presse et rédactions se demandent pourquoi leur audimat baisse et pourquoi personne ne leur fait confiance…


    • L'aieuil Le 03 octobre 2016 à 22h12
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      Rions un peu avec les maths 40,28 * 0,983 = 39,59524 = 39,6% avec 100% de participation et en supposant que la totalité de population qui n’a pas voté été contre.
      Par conséquent quel doit être le taux de participation pour que le référendum passe?

      En supposant que chaque Hongrois qui s’est abstenu aurait voté pour (ce qui est absurde) il aurait fallu un taux de participation de 79,22% pour arriver à battre les votes “non” exprimés…

      Quel est le record de participation pour des élections (libres) en Hongrie?
      D’après wikipédia c’est 70,5% pour les parlementaire de 2002… voilà voilà donc il aurait fallu une mobilisation historique explosant le record de 10 points (2002 étant en soit un artefact de participation, époque du grand élan pro-européen pour l’Europe de l’Est).

      Au cas ou quiconque aurait encore des doutes sur la représentativité de ce vote.


  3. antoniob Le 03 octobre 2016 à 03h52
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    une démocratie saine fonctionne lorsqu’il y a une part suffisante de presse indépendante. De ce point de vue, l’essentiel des états de l’UE, ne sont pas des démocraties. Il y a eu un tournant à un moment donné, depuis le coup des ADM (armes de destruction massives) de Saddam Hussein: à l’époque certaines rédactions publiaient objectivement sur l’écran de fumée américain. Depuis, plus de distance, mais une “pravdaïsation” quasi-générale. Heureusement qu’il y a un internet qui échappe aux emprises des organes étatiques et para-étatiques. La presse papier se plaint de la perte du lectorat et de la difficulté à compenser par le numérique. C’est amplement mérité.
    Autre phenomène: les espaces de commentaires aux articles, qui dans certains cas (Le Monde) sont investis par ce qu’on pourrait appeller des “agents” de propagande, des sortes de petites brigades politiques (exple: commentaires sur l’Ukraine ou sur la Syrie).


  4. René Fabri Le 03 octobre 2016 à 05h20
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    Les médias disent la même chose parce qu’ils suivent le chef d’orchestre qui est l’Agence France Presse. Les salles de rédactions font confiance à cet organisme, qui fut relativement neutre pendant des décennies, donnant autrefois des informations avec très peu de commentaires. Mais cela a changé depuis quelques années.

    Il est possible de consulter les dépêches de l’AFP gratuitement sur certains sites dont celui d’une banque en ligne, mais les dépêches n’y sont pas gardées très longtemps. Le texte de la dépêche de l’AFP est presque copié/collé sans modifications par plusieurs médias que vous citez, voir le texte original http://www.boursorama.com/actualites/hongrie-revers-electoral-pour-le-referendum-d-orban-invalide-par-l-abstention-c3ad807854c90e5f235c096f98b1cd02 . La dépêche, au lieu d’être neutre, commence ainsi : “Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a connu dimanche un revers électoral”.

    Donc la bonne nouvelle est qu’il suffirait de faire pression pour que l’AFP redevienne sérieuse, et l’on pourrait espérer que les grands médias le soient à leur tour.


    • smaksing Le 03 octobre 2016 à 07h06
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      Oui je me suis fait la meme remarque. La premiere phrase de la dépêche est ahurissante! Comment ne pas être influencé par ce début quand on lit la suite..!

      Et la photo d’illustration visant à ironiser et ridiculiser les habits traditionnels est à vomir!

      C’est l’agence de presse officielle!!!


      • Philippe, le belge Le 03 octobre 2016 à 10h18
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        J’aurais quand même tendance à penser que même à l’époque de la pravda soviétique, la grande majorité de la presse occidentale était déjà bien aux ordres de la propagande du capital!


        • Lysbeth Levy Le 03 octobre 2016 à 11h14
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          Je me demande si ce n’es pas pour masquer leur propre propagande très engagé que les Occidentaux ont accusé la Russie Soviétique de “propagande” ! Entre les “Voix de l’Amérique”, les “Radio Free” tout n’était que pure propagande. Voir ce qu’en dit Michel Collon le créateur du terme “médiamensonge” :http://www.investigaction.net/michel-collon-journalisme-ou-propagande/ Cette propagande existe depuis toujours, mais il y a peu de temps qu’on en parle, les “alternatifs” eux sont bien au fait : http://prochetmoyen-orient.ch/alep-deluge-de-propagande/


          • latitude zero Le 03 octobre 2016 à 14h53
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            Il faut distinguer la propagande de la contre propagande.
            Par exemple si un voisin jaloux répand sur vous les pires rumeurs dans votre quartier, que vous le vouliez ou non vous finirez par être obligé de répondre et d’ infirmer ces rumeurs aux yeux de votre voisinage.
            ( parce que “qui ne dit mot consent” ).
            Propagande ou contre propagande , à nous de les différencier.


        • koui Le 03 octobre 2016 à 21h56
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          En tout cas, personne ne parlait de Nelson Mandela dans cette presse. Si il était mentionné, c’était par hasard et comme chef emprisonné des terroristes prosoviétiques. Jamais pour demander sa libération ou pleurer sur son sort.

          on disait aussi que des milliers de chars russes s’apprêtaient à envahir l’Europe (le sujet n’a jamais été évoqué au comité central du PCUS), que Nostradamus prédisait que l’attaque serait declenchée par Khadafi, le cinquieme cavalier de l’apocalypse (finalement, il a été attaqué par des avions francais, executé par la cinquieme colonne islamiste, son pays détruit et bombardé par intermitence)


      • Rémi Le 03 octobre 2016 à 21h30
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        Monsieur, quand on est poli on dit Le Monde avec une majuscule ce fut le journal de Camus avant d’être ce que c’est devennu aujourd’hui.


        • alfred Le 03 octobre 2016 à 21h47
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          Tout en restant poli on peut se contenter de constater que Camus n est plus et que personne ne lui arrive à l’ongle de l orteil dans ce journal aujourd hui. Alors le monde ça ira bien. Et l immonde n est presque pas une insulte mais un constat. A moins que pour vous le mensonge ne soit beau.


    • Viriato Le 04 octobre 2016 à 00h27
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      Votre remarque est particulièrement pertinente mais, malheureusement, en dessous de la vérité. Il y a une vingtaine d’années, j’ai été stagiaire pendant quelques mois au sein d’une société specialisee dans le conseil à l’export et où j’étais abonné à différents “fils”. J’avais été frappé par le fait que nombre de dépêches prétendument de l’AFP n’etaient que de simples traductions de dépêches de Reuters !!! A l’époque, j’avais mis cela sur le compte du manque de moyens, tout en me faisant la reflexion qu’il suffisait de savoir où injecter la “bonne” info pour intoxiquer toute la presse française. Car, bien sûr, personne ne cite ses sources et l’info traduite de Reuters devient une info validée par l’AFP qui devient ensuite une info du journal xx sans aucune possibilité pour le lecteur d’en connaître l’origine. Comprenez moi, je n’accuse personne de manipulation volontaire mais il faut avouer que ce genre de fonctionnement est presque une invitation à le faire.


  5. Spipou Le 03 octobre 2016 à 06h13
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    Je voudrais quand même revenir sur un point qui me paraît essentiel : “Je rappelle aussi que le plus simple aurait été de ne pas déstabiliser la Syrie”. Entièrement d’accord, mais ce n’est certainement pas la Hongrie qui a contribué à déstabiliser la Syrie !

    En tant que français (totalement opposé à ce qu’a fait mon gouvernement “le Front Al-Nosra fait du bon boulot” etc.), je comprends très bien que la Hongrie et les hongrois refusent catégoriquement d’assumer les conséquences des c… de la France ! Enfin, du gouvernement français.

    Oui, je sais, je ne respecte pas le sujet “medias”, mais je voulais réagir à l’article lui-même.


  6. Boris Le 03 octobre 2016 à 06h23
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    Bonjour

    Sur l’article du Monde, la photographie est intéressante également. La force du non verbal…

    Pensez vous réellement que la grande majorité des hongrois revêtent leurs habits de tradition pour sortir en ville ?

    Bonne journée !


    • RGT Le 03 octobre 2016 à 19h23
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      Il y a quelques années j’étais à Szombathely fin Août et j’ai assisté au Savaria Carnival qui commémorait entre autres l’arrêt de l’avancée des troupes turques à proximité (et la branlée qui leur avait été infligée).

      Les hongrois étaient en costumes d’époques (même de l’époque romaine avec des têtes de loups en couvre-chef – j’ai encore des photos) et il y avait aussi une estrade avec des… danseuses orientales !!!
      Certaines étaient grandes, blondes aux yeux bleus, mais tout le monde s’amusait bien et se foutait de l’étrangeté de la scène.

      Par contre, en dehors de cette fête, les hongrois s’habillaient de manière surtout fonctionnelle, particulièrement en hiver (énormes doudounes qui descendaient jusqu’aux chevilles, on aurait dit des burqas “bonhomme Michelin” noires)…
      Je n’ai jamais vu de hongroise habillée comme sur la photo dans la “vie normale”.
      Par contre, l’été, les hongroises aimaient bien faire prendre l’air à leurs petits nombrils tout mignons 😉 .


  7. JBB Le 03 octobre 2016 à 08h29
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    C’est quand même étrange ces règles de référendum. Avec 98% de 40% soit environ 39% des votants c’est perdu, mais dans un scrutin serré on peut l’emporter avec 25% des votants ( 50% de 50%).


    • Raoul Le 03 octobre 2016 à 10h22
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      Effectivement, mais tous les systèmes ont des points faibles. Mais, si on ne met pas de minimum, un résultat peut être validé avec seulement dix votants. En France, certaines lois ont été votés par cinq ou six députés présents à ce moment là. S’il existait un minimum, ça n’aurait pas été possible.

      Le problème, c’est que les adversaires ont vite trouvé le moyen d’exploiter la faiblesse. Quand ils craignent de perdre, ils prônent l’abstention, ce qui permet de grouper ensemble opposants, indécis et non intéressés. Ils n’ont pas réussi à le faire pour le référendum néerlandais, mais ça aurait pu marcher.


    • Raoul Le 03 octobre 2016 à 10h34
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      Je pense que c’est tout de même une mauvaise règle car elle permet de neutraliser facilement le référendum, et ça, c’est grave, surtout qu’on n’a pas pas laissé au peuple beaucoup de moyen de donner son avis (à défaut de pouvoir changer les choses).

      En fait, si quelqu’un s’abstient, on doit considérer qu’il accepte le résultat quel qu’il soit car il s’est mis volontairement hors jeu.

      Si une telle règle avait existé au Royaume-Uni, je me demande si le vote pour le Brexit aurait été validé. Je pense que non.


  8. Christophe Foulon Le 03 octobre 2016 à 09h23
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    En 2014, 751 eurodéputés ont été élus avec 56.91% d’abstention, donc 43.09% de participation, moi je suis d’avis d’aller les voir et leur dire :
    “Salut machin, t’es gentil mais en fait ton élection vaut que dalle… t’es viré.”

    J’ai hâte de lire les arguments des uns et des autres 🙂


    • Narm Le 03 octobre 2016 à 13h37
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      il n’y a pas que chez les eurodéputés…..

      mis à part les maires, il y a une majorité à virer

      remarquez, le vote utile au dexième tour, et si personne ou moins de 50% se déplacerait, on virerait les deux 🙂 là ça interresserait surement les gens


      • Rémi Le 03 octobre 2016 à 21h33
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        Invalider sur Abstention n’est pas un acte politique.
        Oui à une invalidation, mais sur vote blanc. Les gens sont des citoyens ils doivent prendre la peine de s’exprimer.
        Majorité de vote blanc, annulation du vote et interdiction aux présents de revennir jouer. Comme ca chacun prends ses responsabilité:
        Les politiques, ca peu mettre fin à une carrière
        Les citoyens qui se déplacent pour exprimer leur opinion.
        Sinon ca devient du consumérisme.


      • Yamael Le 04 octobre 2016 à 07h05
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        Pour éviter le problème, il faut plus parler de “droit” de vote mais de “devoir”, avec une obligation légale. Avec bien sûr distinction entre vote blanc et vote nul, pour arriver au résultat décrit par Rémi.


  9. Fabrice Le 03 octobre 2016 à 09h46
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    personnellement je suis d’accord ce référendum n’est pas valable du fait qu’il ne rassemble pas 50% des électeurs mais à ce moment ce principe est à inscrire dans le marbre pour les élections européennes, ou Etat par Etat, pour ce qui nous concerne au 1er chef la France.


  10. Nicolas D. Le 03 octobre 2016 à 09h51
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    On est dans le cynisme le plus complet. OB le mentionne en passant dans son commentaire. L’Europe occidentale détruit la Libye et pousse à fond la guerre civile en Syrie. S’en suit un afflux de réfugiés/migrants vers l’Europe. L’Europe occidentale fait ensuite la leçon aux Hongrois et à leurs voisins qui n’y sont pour rien dans cette affaire et ne veulent pas recevoir les migrants.

    Au passage, la question des migrants est devenue religieuse à l’ouest, c’est-à-dire qu’elle doit être acceptée sans poser de questions. La population réagirait peut-être mieux si on débattait sur les aspects pratiques : combien de migrants (1 million ou 5 millions), de quels pays (seulement en guerre ou tous), combien de temps (le temps de la guerre ou pour toujours)… Bref, quelques questions qui permettraient de mieux cerner les implications de la crise. Là, les gens ont peur car ils ont l’impression que c’est open bar. (en étant conscient que pour le pauvre Syrien qui entreprend le voyage avec femme et enfants, ce n’est pas une partie de plaisir)


    • anne jordan Le 04 octobre 2016 à 16h44
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      vous avez tout à fait raison , @Nicolas D.!
      quelques “conversations de bistrot ” m’en ont récemment convaincue : ” oui , les pauvres gens , on ferait pareil à leur place ” , par ex.
      et puis , quand il s’agit de loger ( parquer ? ) des réfugiés dans une commune voisine , ça grince .Il ya un an , la majeure partie de l’opinion était favorable à leur accueil : j’ai été stupéfaite de rencontrer des habitants , pas particulièrement à l’aise , prêts à loger des familles chez eux !
      je précise que j’habite en secteur rural et que des maires se sont porté volontaires puis ont été vexés devant la réponse des autorités : ” ils préfèrent rester dans des villes importantes ” !
      Ah bon ?
      eh bien , dansez maintenant!


  11. Jean-Paul B. Le 03 octobre 2016 à 10h36
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    Bonjour,
    je m’étonne de vous voir vous étonner devant les commentaires de notre “grande” presse “libre et indépendante”, privée et publique confondues.
    Qu’attendez-vous d’elle,qu’elle distingue objectivement les faits de l’opinion qu’elle en a? Alors vous serez déçus, car son rôle n’a jamais été de nous informer pour former notre propre jugement, mais simplement de nous amener à faire nôtre la vision du monde qu’elle défend.


  12. K Le 03 octobre 2016 à 10h38
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    Avant le scrutin, les médias nous ont martelé que ce referendum n’aurait aucune validité juridique, dans tous les cas.
    Et maintenant ils nous expliquent que c’est la faible participation qui invalide ce scrutin (sous-entendant que le referendum aurait pu être validé avec 50% de parricipation).
    Faudrait savoir !
    Ce revirement me fait penser à celui d’un malfrat qui, devant la police, changerait constamment de version au gré des nouveaux éléments découverts par les enquêteurs…


    • Kaiel Le 04 octobre 2016 à 12h13
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      Vous pensez à quelqu’un ayant un nom en 7 lettres commençant par un S finissant par un y et d’origine hongroise ?


  13. MOamoa Le 03 octobre 2016 à 10h51
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    La Hongrie même destin que l’Angleterre qui a montré le chemin démocratique a suivre, la souveraineté n’est pas négociable c’est comme une mise sous tutelle d’un adulte qui ne sais pas gérer sa vie en somme un dictât.
    Je rappel que la Hongrie est le 1er pays sous le Pacte de Varsovie a avoir défié l’URSS et contribué à la fin du Mur, alors ça ne m’étonne pas d’eux ils sont plus sensibles aux signaux d’ingérences que leur voisins.


    • Balthazar Le 03 octobre 2016 à 15h03
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      Je reviens d’un voyage en Hongrie , j’ai fait la visite de plusieurs musées et c’était passionnant .
      Ça change de la merde véhiculée par les journalistes et autres guignols de la CE.
      Un beau pays la Hongrie.
      Qu’ils tiennent bon, comme les Anglais ou les Italiens.


      • RGT Le 03 octobre 2016 à 19h38
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        J’ai passé pas mal de temps en déplacement professionnel en Hongrie et je trouve les hongrois passionnants.
        Ils sont fiers de leur passé, de leurs traditions, et ils ne veulent pas que l’on vienne s’occuper de leurs affaires.

        Le plus étonnant, c’est que quelques politicards corrompus aient réussi à les faire rentrer dans l’UE aussi facilement.

        Actuellement, les “commissaires” de l’UE doivent commencer à se manger les xxxx et doivent amèrement regretter d’avoir “accueilli” ces “barbares” au sein de la “civilisation”.
        Ils vont bientôt comprendre ce que les soviétiques ont pu subir au temps de l’URSS…

        Je suis aussi allé il y a peu de temps en république thèque et là bas aussi ça commence à bouger même si on en parle pas trop.
        Les tchèques aussi se demandent pourquoi on les a de nouveau fait rentrer dans une U€RSS dont le “Kremlin a déménagé à Berlin”…
        Parce qu’ils ont très bien compris qui “tenait la culotte” au sein de l’UE et que ça leur rappelle des souvenirs encore pires que ceux de l’URSS.


    • moshedayan Le 04 octobre 2016 à 13h13
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      Pas fondamentalement pro-Hongrois, parce qu’il y a beaucoup à dire sur ce pays “aux Croix fléchés” y compris en 1956, donc le défi hongrois face à l’URSS, je le laisse de côté. La Hongrie avait payé territorialement en 1945 ses sympathies “fascistes”, ne l’oublions pas dans le “substrat intellectuel” de sa population. Pour faire court : Orban a mal joué mais la “gauche hongroise”, selon moi, a joué encore plus mal en appelant à “boycotter”. Elle apparaît comme la “défense” de l’UERSS au fond.
      Donc l’échec d’Orban est relatif, je crains qu’en fait il ne renforce son pouvoir car l’immense majorité des Hongrois ne veut pas des “migrants” et ce sera pire si des incidents graves arrivent avec eux. L’UE joue avec le feu, la “gauche hongroise” s’est montrée incapable d’offrir une “perspective patriote” et c’est encore plus grave. (à quand son retour au pouvoir, avec une telle inconséquence intellectuelle ???- divisions évidemment !)


      • Lysbeth Levy Le 04 octobre 2016 à 13h38
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        Vous avez raison Moshé, l’UE a bien laissé la Hongrie renouer avec son passé type “Croix Flêchées” comme les autres avec leur collaborateurs Ss Bandera, Oustachis en Croatie, Garde de Fer roumaine, ou nostalgique de l’ancienne Allemagne nazie, marches des anciens collaborateurs nazis dans les pays Baltes. Mais ça parait rentrer dans un grand plan pour décommuniser l’espace ex-soviétique en vertu du futur Tafta, et autres traités atlantistes. Ils ont beau ressasser le passé de la 2 guerre mondiale, l’UE laisse bel et bien s’installer les pires fascistes au pouvoir.au moment de la pire crise financière !…


      • pantocrator Le 04 octobre 2016 à 13h39
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        Mr Tchoupi : sans vouloir vous vexer , c’est un peu n’importe quoi …
        J’habite Budapest et donc suis plus à même de révoquer “votre système comptable”.
        Plusieurs points :
        comme déjà mentionné , la participation est relativement faible en Hongrie surtout pour les referendum .
        Beaucoup ne se sont pas rendu aux urnes sachant l’affaire dans le sac avec leur consentement.
        La gauche ne pouvait que prôner l’abstention sous peine de se prendre ” un râteau ” .

        Quant aux pigistes d’hulala et leur copain Soros , cela tourne au comique .

        De toute manière , la Hongrie ne se laissera pas marcher dessus : Cela a duré trois siècles .;
        La bobosphère française de Budapest ne fait que relayer la voix de leurs maîtres et n’a d’impact que sur la même bobosphère de Paris ..


  14. Lysbeth Levy Le 03 octobre 2016 à 10h57
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    Je me disais aussi hein…j’ai bien lu qu’il y avait le “non” comme vainqueur mais les médias désormais “aux ordres” ont décidés de dire l’inverse. La parole des hongrois est détournée, et leur vote invalidé grâce a un gros mensonge. Pierre Péan le disait que la presse jouait le rôle de Justicier, procureur, juge, a la place de la Justice. Quand vous voyez que tous les médias lynchent “une personne, un parti, une idée, ou un pays” c’est qu’ils en ont reçu l’ordre “en même temps” afin de vous mentir !. Les Hongrois n’ont pas voté non aux “réfugiés” en tant que tels (racisme) , mais déjà dans une situation sociale extrêmement critique, ils ont peur pour l’emploi, les logements, le peu de sécurité sociale qu’ils ont “encore”.L’UE vient de se tirer une balle dans le pied, les pays de l’est plus fragiles que l’Ouest, voient que l’on piétine leurs droits et leur vie !
    .Dans cette dictature des médias, « l’image absorbe le regard et neutralise la réflexion » Le déni du réel remporte toujours un franc succès.


  15. Dahool Le 03 octobre 2016 à 12h13
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    Bonjour

    Personne pour parler de l’affaire Kardashian ?
    C’est un scandale et je suis déçu. Je croyais que sur ce site on abordait les sujets sérieux.

    Honte à vous de ne pas être au diapason des chaînes d’Info. C’est pourtant le sujet qui devrait, toutes et tous, nous préoccuper, on s’en fout des déboires de la DB ou des fraudes fiscales de Trump qui n’en sont pas, ça ne nous concerne pas.

    Vive la vie trépidante de la famille Kardashian !


  16. vincent Le 03 octobre 2016 à 13h54
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    La mort de Joe cox, il me semble qu’elle était acciendelle et non politique? Où ai je mal compris cette histoire?


  17. Scarabeo Le 03 octobre 2016 à 14h30
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    Il est de plus en plus évident que la démocratie dérange. S’il y a 60% d’abstention, le vote n’est pas valide et s’il y’ a 85% de oui comme en Crimée, c’est que les votes sont truqués… Le Brexit ou le Non de la France à la constitution européenne ne sont pas considérés comme valables et on continue de se moquer de la parole du peuple. Quand un référendum se présente on a l’occasion de donner son opinion et si on ne le fait pas c’est que la question est sans importance alors on ne se plaint pas après du résultat, qui en l’occurence est ici sans appel… [Modéré]


    • lisandru Le 03 octobre 2016 à 21h41
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      José Manuel Barroso, . ” Si c’est “oui”, nous dirons : on poursuit ; si c’est “non”, nous dirons : on continue ! ”
      Voila ce que disais le prédécesseur de Juncker a propos du TCE en France en 2005.
      tout ce qui va dans leur sens est acceptable peu importe la forme ou le fond. tout ce qui les contredit est irrecevable.
      Ce ne sont pas des démocrates, ils ne l’ont jamais été. Ils sont comparable a des fanatiques religieux. Certains voient le visage de Jésus sur une tranche de pain de mie grillée, nos dirigeants voient un échec dans un vote a 98% en faveur du pouvoir local…


    • Pinouille Le 04 octobre 2016 à 16h15
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      “Il est de plus en plus évident que la démocratie dérange.”
      C’est en effet un sujet d’actualité: pourquoi laisser le même poids de vote à la partie de la population la moins éduquée et la moins à même de comprendre les enjeux de plus en plus complexes d’un monde en constante mutation? Même l’armée s’est posé la question.
      Vu sous cet angle, on peut comprendre le cynisme d’une bonne part des dirigeants de ce monde (politique ou entreprise) vis à vis de cette population dont il dépendent (vote ou acte d’achat).
      Ce qui m’affole, c’est l’absence quasi généralisée d’efforts de la caste dominante pour relever le niveau de la plèbe. Voire même les efforts déployés pour la maintenir dans sa torpeur (temps de cerveau disponible, propagande, populisme, clientélisme, etc).

      (modéré)


  18. FLANAGAN Le 03 octobre 2016 à 14h44
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    Toujours pousser des cris d’orfraie contre les titres de la presse française alors qu’ on sait que celle ci appartient en quasi totalité aux partisans d’un monde atlantiste dominé par les USA et Israel …
    Quelle surprise !!
    Le contre poids des sites alternatifs d’information comme celui d’Olivier, s’il est salutaire et porteur d’espoir, est faible (c’est un constat objectif que je fais quand je regarde autour de moi..) et d’ailleurs aujourd’hui même, ce qui intéresse les internautes, c’est moins les commentaires de la presse française sur le référendum hongrois que la mésaventure de Kim Kardashian à Paris
    C’est dire que le grand soir d’une compréhension individuelle du sens de l’Histoire n’est pas pour demain ni après demain ….


  19. dupontg Le 03 octobre 2016 à 14h57
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    assez comique de voir ou se trouve Fidesz sur l’echiquier politique hongrois..
    et de lire l’agence france propagande qui le situe à l’extreme droite..
    gros melange avec jobbik..
    Tout ce qui n’est pas soumis à bruxelles est considéré comme extreme droite par afp

    à noter au passage que les 30% de participation hongroise aux europeennes n’a pas ete decrit comme un echec de bruxelles..
    pas plus que les 13% de la slovaquie d’ailleurs.
    on peut se demander à partir de quel pourcentage la presse commencerait à emettre des doutes sur la representativité


  20. alexg81 Le 03 octobre 2016 à 15h02
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    Outre le fait que nos chers médias nationaux, tenus par qui on sait, aboient à leur habitude parce que les gens qui se sont déplacés aux urnes ont voté non et que le résultat ne leur plait pas du tout. Je me demande pourquoi le gouvernement hongrois a pris le risque de faire un référendum sachant qu’il avait déjà l’opinion publique qui suivait majoritairement son point de vue. Il va se retrouver d’ici peu débordé par plus radical que lui sur sa droite (et vers un Maidan néo-nazi à Budapest si les tensions nationalistes/identitaires montent d’un cran).

    Au final Orban a pris en partie avec la forte abstention une sorte de vote sanction contre sa politique économique de démantèlement des droits sociaux et de concentration en grands cartels dictée par l’Union Européiste de Bruxelles. Et en partie pour avoir traîné de proposer une solution contre la venue des migrants (pour rappel il a tout envoyé en Allemagne par camion et train).


  21. Eric83 Le 03 octobre 2016 à 15h25
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    Il fallait oser l’écrire : “Orban affaibli par son référendum anti-migrants”. C’est sûr, avec 98% des votants en accord avec Orban, celui-ci sort extrêmement affaibli du référendum.

    Même avec 60% d’abstention,d’autres appelleraient cela une victoire écrasante d’Orban.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/03/referendum-anti-migrants-les-hongrois-n-ont-pas-suivi-viktor-orban_5007032_3214.html


  22. Xavier Le 03 octobre 2016 à 15h55
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    Il est vrai que les dominants européens ont prévu de ne jamais être invalidés en fixant un quorum à… 5% !!!

    A mourir de rire de voir ce qu’on considère “valide” ici !


    • Xavier Le 03 octobre 2016 à 16h03
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      Ce qui leur permet de se sentir légitimes avec 51% de 5%, soit environ 2,5% des inscrits
      Je ne vous parle même pas de la référence que devrait être le corps électoral, notion dont on ne parle même plus tant le % deviendrait ridicule…

      Il est où l’enfumage, il est où ? Il est là…


  23. condamy Le 03 octobre 2016 à 16h05
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    le site https://twitter.com /hulala_org donne des chiffres un peu différents ?? la raison ?


    • Olivier Berruyer Le 03 octobre 2016 à 17h02
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      Je vous ai donné les chiffres officiels définitifs.


      • condamy Le 04 octobre 2016 à 10h59
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        Après revisite du sire “Hulala “,il donne les mêmes chiffres en particulier :43,5 de participation donc un peu plus donc près de 3 millions 5 de votants sur un total de 8 mllions 3 pas si mal,le gros titre de Hulala est pourtant écrasante défaite pour Orban donc autant dans l’alignement que nos médias occidentaux peu surprenant ,l’un de leurs journalistes est le correspondant de “mediapart ” atlantiste donc et pro-européens ..Merci pour votre site qui m’a permis de comprendre et apprendre beaucoup de choses .


    • Lysbeth Levy Le 04 octobre 2016 à 13h09
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      Le journa Hulala.org n’est pas réellement “indépendant”, il est relié à plusieurs autres médias pro-occidentaux si ça peux vous aider. le Courrier des Balkans par exemple, Médiapart aussi. Ce réseau est lié à une ONG de médias : http://mardishongrois.blogspot.fr/ et http://hu-lala.org/a-propos/ Open Europe : https://www.mediapart.fr/journal/international/010715/mediapart-lance-loperation-ouvrez-leurope-openeurope si la ligne éditoriale est parfois critique dans la plus grande partie se sont les “bailleurs de fond” qui décident. Quand on voit les associations financés par le réseau UNITED si dessus, on comprends que ces médias sont loin d’avoir une réelle indépendance.


      • TienTien Le 04 octobre 2016 à 21h12
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        Sauf erreur de ma part, ces groupes de presse sont soutenus par ce cher G. Soros que l’on retrouve toujours dans ce genre d’actions.


        • Lysbeth Levy Le 04 octobre 2016 à 23h02
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          Non, non, vous ne faites pas d’erreur..hélas ! Soros contrôle les médias mainstream, de “gauche” socialiste au NPA ou PdG, depuis des années voir des dizaines d’années . http://www.discoverthenetworks.org/individualProfile.asp?indid=977 Et mêmes les médias des soit disant “anarchistes” “antifascistes” des Usa a l’UE en Russie, les écologistes. : https://en.wikipedia.org/wiki/Media_Matters_for_America Comme pendant “les conflits” ou il paie pour “les deux parties” afin d’être sur de tout contrôler.. Il paie les guerres partout dans le monde et il paie aussi les ONG qui tentent d’en sauver “quelques victimes” nommées “migrants” ou “réfugiés de guerre”. Soros a la solution à tous vos problèmes ! Il crée les problèmes et ensuite “la solution” …
          Lui et ces amis Rockfeller, Fondations européennes diverses…Le Monde aussi est financé par lui et son réseau Open Society. Les Soros leaks dévoilent une partie mais on peux trouver soi-même les connections en cherchant “un peu”..


  24. Remi Le 03 octobre 2016 à 17h05
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    Pendant ce temps en Colombie, France culture m’informe que le référendum sur la paix avec les FARC à été rejete par la population. Mais bon, qu¨n ce rassure, ce rejet n’aura sans doute aucune conséquence, puisque le gouvernement et les farc sont d’accord pour poser les armes. Et que toute la communauté internationale s’est déjà réunie pour célébrer cette paix. Donc ce référendum, c’était de la faute aux intempéries (sic). Ça compte pas.


  25. Bichette Le 03 octobre 2016 à 17h13
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    Et on se souviendra, qu’en 2003, pour le référendum sur l’appartenance de la Hongrie à l’UE, il n’y avait qu’un taux de participation de 45%.

    A croire que la notion d’échec est toute relative fonction du contexte.


    • koui Le 03 octobre 2016 à 22h04
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      Oui, un argument n’a de valeur que dans un contexte donné. Par exemple, si tu vends une grosse voiture, tu diras qu’elle est spacieuse mais si on te propose de l’acheter, tu diras qu’elle consomme beaucoup et est encombrante surtout pour se garer en ville. C’est la philosophie politique au niveau du vendeur de voiture d’occasion.


  26. Michel Donceel Le 03 octobre 2016 à 19h51
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    La réaction des médias confirme bien ce que d’aucuns pourraient penser de la vague d’immigration “forcée” ( pourquoi ne pas parler ici de déportation ? ).
    1–Rendre un pays relativement prospère inhabitable en y organisant une guerre humanitaire.
    2–Transformer en réfugiés les habitants de ce pays et les sublimer de force en main d’oeuvre bon marché dans les pays dits d’accueil, ce qui permettra définitivement de faire baisser la masse salariale.
    La différence avec la déportation des Noirs d’Afrique à partir du seizième siècle est finalement assez mince…
    Les médias sont décidément une boussole intéressante…


  27. Vltava Le 03 octobre 2016 à 20h08
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    Au sujet du groupe Visegrad(Pologne,Slovaquie,République tchèque et Hongrie)qui s’opposent aux quotas..Voici un article de Radio Prague sur l’affaire des réfugiés.L’Autriche aspire à appartenir au groupe.

    29-09-2016 10:50 | Magdalena Hrozínková
    La question des réfugiés a été au coeur de la rencontre, mercredi à Berlin, du ministre tchèque de l’Intérieur, le social-démocrate Milan Chovanec, et de son homologue allemand Thomas de Maiziére (CDU). Milan Chovanec estime que l’Allemagne comprend la position de la République tcpèque, opposée au système de quotas de répartition des réfugiés. « Une fois de plus, nous avons clairement expliqué qui nous n’avions pas l’intention de maintenir sur le territoire tchèque des personnes qui ne le veulent pas », a déclaré le ministre tchèque à l’issue de la rencontre. Milan Chovanec et Thomas de Maziére se sont mis d’accord sur un éventuel envoi des policiers tchèques et allemands en Grèce, si le pays se montre intéressé par une telle mission.


  28. koui Le 03 octobre 2016 à 22h21
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    Quand ils perdent un referendum, ils disent que les électeurs n’ont pas répondu à la question posée, ou qu’il y avait trop d’abstention, ou que quelqu’un a triché quelque part, ou que le débat n’a pas eu lieu. Quand ils gagnent, c’est le peuple qui a parlé, le débat est tranché après une compétition libre et équitable. D’une manière générale, ils préfèrent la représentation indirecte car les propos de campagne peuvent être oubliés dés le soir de l’élection. Rappelez vous de son ennemi est la finance, l’Europe sociale et lui president. Il aurait mieux valu un referendum sur l’interdiction des produit dérivés…


    • Lysbeth Levy Le 04 octobre 2016 à 11h50
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      Pour mémoire lors du vote NON au référendum en mai 2005 les nombreuses invectives de nos “élus” et élites ? :
      Deux exemples parmi d’autres : « Si vous votez Non, vous nous exposez à un risque de guerre. » Pierre Lellouche, député UMP de Paris, France 2, le 26 avril 2005 ; « Ceux qui font la fine bouche devant la Constitution européenne devraient avoir en mémoire les photos d’Auschwitz. » Jean-Marie Cavada, dépêche AFP datée du 22 janvier 2005.
      http://www.lemonde.fr/constitution-europeenne/article_interactif/2005/05/29/la-france-rejette-nettement-le-traite-constitutionnel_655407_631760.html Une totale insulte au peuple après ce vote Non catégorique et Sarkozy a décidé que les “français avaient mal compris” et le refaisait revoter..pour un Oui aussi illégitime puisque le NON l’avait emporté…En 2016 qu’en penser ?


  29. Milin Le 03 octobre 2016 à 22h36
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    Avec de telles règles de validité il est plus tactique de s’abstenir plutôt que de voter contre le referendum.

    Exemple 1:
    12 votent contre et 48 pour le referendum.
    Population de 100 votants.
    Résultat: les pour gagnent avec 80% et une participation de 60%.

    Exemple 2:
    Mêmes conditions mais les 12 contre s’abstiennent.
    Résultat: les pour gagnent avec 100% mais le referendum est invalidé par une participation de 48%.

    Quand les règles incitent à l’abstention on peut rester perplexe..

    PS: on peut donc spéculer que les contre sont logiquement tous rester chez eux. Ce qui expliquerait un résultat de 98%.
    Quant à savoir si les 60% d’abstention sont tous des contre, dur à dire.

    Bref, un referendum avec des règles aberrantes qui n’apporte _aucune_ visibilité. Je dirais même qu’il apporte plus de confusion que de lumière sur l’opinion publique.


  30. L'aieuil Le 04 octobre 2016 à 01h41
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    Après avoir fouillé c’est au paragraphe 4 de l’article 8 de la constitution Hongroise. Et la commission nationale électorale hongroise compte comme ça http://valasztas.hu/hu/ref2016/1154/1154_0_index.html , ils comptent bien la “validité” (érvényes) reportée sur le total d’inscrits.

    Ce qui n’est expliqué nulle part c’est qu’en réalité c’était un vrai référendum, un qui aurait été transcrit en loi immédiatement et non pas un référendum consultatif (qui “n’engagent à rien”).

    Néanmoins on est exactement dans la même situation qu’en 2003… où le résultat du référendum ne fait pas loi, mais vu que le gouvernement est d’accord avec le résultat arrivé en tête, bah c’est pareil sauf qu’ils passeront par le Parlement, vu que de référendum “légal” ça se transforme en consultatif.


  31. Tchoupi Le 04 octobre 2016 à 06h45
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    40% votent pratiquement 100% contre.
    Les 60% qui n ont pas voté sont plutôt pour.
    Si ces 60% avaient voté, on aurait obtenu 70 ou 80% de non? Je ne suis pas sûr. On aurait été plus proche de 50%, voire en dessous..
    Bref, les médias ont raison sur ce coup-là..
    Sujet suivant SVP


    • raloul Le 04 octobre 2016 à 09h51
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      Bonjour!

      “Les médias ont raison”, elle est bonne celle-là, merci j’ai beaucoup ri.

      Vous affirmez: “les 60% qui n’ont pas voté sont plutôt pour”. Mais comment le savez-vous, avez-vous un seul élément objectif sur lequel baser une telle affirmation? Le fait de n’être pas allé voter n’est pas synonyme simplement de suivre les consignes d’abstention de l’opposition. D’ailleurs si l’opposition avait été sûre de ses 60% de soutien, elle aurait recommandé d’aller voter oui.

      Peut-être que le reste des partisans du non sont allés à la chasse, au bistrot ou à la pêche, sachant que leur camp est ultra-majoritaire… d’où une participation de moins de 50%…

      Le seul point qui me dérange profondément est l’idée de référendums “consultatifs”. Un référendum doit être contraignant, comme en Suisse, sinon c’est pipeau.
      C’est sympa, une sorte de sondage grandeur nature, mais les dirigeants européens ont-ils à ce point peur des propres populations qui leur ont délégué leur souveraineté?


  32. pantocrator Le 04 octobre 2016 à 08h20
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    Pour ” couvrir ” la Hongrie , on retrouvera toujours trois ou quatre individus , Français habitant Budapest , occupant méthodiquement les blogs , les radios de langue française locales , l’Institut français . Ils sont les ” honorables correspondants ” – travaillant à la pige ? – pour les journaux ” de chez nous ” , : Libération , Le Monde etc..;
    La technique de la pieuvre pour disperser la vision de la belle Europe vs la méchante Hongrie .

    Szia !


  33. Sofrani Le 04 octobre 2016 à 13h37
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    Ces médias unanimes et grossièrement malhonnêtes, est-ce que cela ne veut pas simplement dire que c’est de la communication de guerre?
    Il paraît qu’on est en guerre d’après le gouvernement.

    Sauf que c’est une guerre de nouvelle génération, dont l’EFR (effet final recherché) est la prise de possession des pays européens au profit d’un axe atlantique. Il n’y a pas lieu de bombarder, mais le respect des règles démocratiques est de moins en moins assuré, et ça se voit.


  34. yb69 Le 04 octobre 2016 à 23h07
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    174400 demandeurs ( page 2 ici :
    http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/7203842/3-04032016-AP-FR.pdf
    ) d’asile principalement Syriens, Afghans et Irakiens, sur une population de 10 millions de personnes, soit 1.75% d’une population qui pointe 57ème en terme de PIB…

    Toute proportion gardée, on en reparle quand la France recevra plus d’un million de demande d’asile de Syriens, Afghans et Irakiens. Forcément ça va bien ce passer, et le gouvernement du moment sera bien mal avisé de vouloir endiguer cette arrivée.


  35. Dillmann Le 05 octobre 2016 à 20h33
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    Je ne connais pas le problème migrants/politique en Hongrie. Je ne me prononcerai donc pas sur le sujet des migrants dans ce pays.
    Mais j’ai un doute sur les référendums. Le quota de votants est-il bien important ? En Alsace, il y a eu il y a quelques années un référendum sur l’unification administrative etc du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. La réponse était non et de toute façon pas assez de votants. Pas de campagne d’affichage, pas de tournée dans les communes etc… Et depuis la loi sur les super-régions en Alsace on se plaint d’avoir été réuni avec les “pauvres” de lorraine et de champagne.
    Si on veut couler tout ce qui nous reste d’une consultation populaire, les “dirigeants / possédants/ médias… n’ont qu’à instaurer que les résultats des référendums ne seront valables que si 75% des électeurs votent !
    A quand une élection invalidée si moins de 50% ont voté, à quand une reconnaissance du vote blanc ?


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