Tout va bien dans l’UE…

Source : RFI, 13-09-2016

La Hongrie de Viktor Orban, qui tient un virulent discours anti-migrants, doit quitter l'UE estime le Luxembourg. REUTERS/Francois Lenoir

La Hongrie de Viktor Orban, qui tient un virulent discours anti-migrants, doit quitter l’UE estime le Luxembourg.
REUTERS/Francois Lenoir

La crise des réfugiés continue de montrer les profondes divisions internes au sein de l’Union européenne, particulièrement entre les pays d’Europe centrale et orientale et les autres. Le dernier en date à s’ériger lui-même en héraut des valeurs fondamentales de l’UE est Jean Asselborn, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, qui demande dans une interview au quotidien allemand Die Welt l’exclusion de la Hongrie de l’UE. Le gouvernement hongrois a vivement réagi.

De notre bureau de Bruxelles,

La Hongrie devrait être exclue de l’Union européenne de manière temporaire, voire définitive, voici ce que déclare Jean Asselborn. Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois estime que la Hongrie traite les migrants presque aussi mal que des animaux. Pour lui, la barrière à la frontière hungaro-serbe est de plus en plus haute et de plus en plus longue et le gouvernement magyar n’est plus très loin d’ordonner de tirer sur les réfugiés.

Jean Asselborn juge inacceptable ce qu’il voit comme une violation des valeurs fondamentales de l’Union européenne et il y ajoute la liberté de la presse et l’indépendance de la justice hongroise qui sont déjà au centre de bisbilles entre le gouvernement de Viktor Orban et plusieurs pays européens.

L’homologue allemand de Jean Asselborn, Frank-Walter Steinmeier, comprend que des pays « s’impatientent » face à la Hongrie, mais ne veut montrer la porte à personne.

De son côté, la Commission européenne se refuse à toute réaction, mais on peut rappeler que les tensions ne manquent pas avec les Magyars. Il y a déjà eu des heurts au sujet de la construction du mur ou bien au moment du refus par la Hongrie et d’autres pays d’Europe centrale du projet de répartition des réfugiés par quotas. Le président de la Commission avait aussi l’an dernier promis de livrer bataille contre Viktor Orban s’il maintenait son idée de rétablir la peine de mort. Bref, l’ambiance risque fort d’être délétère au sommet de Presbourg.

■ Vive réaction du gouvernement hongrois

Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

« Jean Asselborn est un intellectuel médiocre, un politicien arrogant et donneur de leçons. » C’est sur ce ton incendiaire que le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjarto, a répliqué à son homologue luxembourgeois. « Asselborn est un nihiliste qui travaille sans relâche à détruire la culture et la sécurité européenne », a asséné le chef de la diplomatie magyare.

A Budapest l’opposition a également réagi. Si les socialistes applaudissent Jean Asselborn, le parti centriste LMP (La Politique autrement) critique son intervention. La Hongrie est à deux semaines d’un référendum organisé par le gouvernement. Le Premier ministre Viktor Orban appelle les électeurs à voter contre le plan européen de redistribution des réfugiés dans les Etats membres. Attaquer Viktor Orban, c’est courir le risque de galvaniser son camp, avertit le parti centriste. Cela pourrait accroître la popularité du Premier ministre et renforcer sa position.

Source : RFI, 13-09-2016

exclusion

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En Hongrie, le référendum calculé de Viktor Orban

Source : Le Monde, Aymeric Jamier, 30-09-2016

Près de huit millions d’électeurs sont appelés à se prononcer ce dimanche sur la politique de répartition des réfugiés au sein de l’UE, farouchement combattue par le gouvernement conservateur de Budapest.

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, lors de son discours sur l’état de la nation, à Budapest, le 28 février. LASZLO BALOGH / REUTERS

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, lors de son discours sur l’état de la nation, à Budapest, le 28 février. LASZLO BALOGH / REUTERS

  • C’est une consultation dont les résultats seront scrutés à la loupe par les observateurs européens. Dimanche, près de huit millions d’électeurs hongrois seront appelés aux urnes dans le cadre d’un référendum très attendu sur la politique de répartition des réfugiés au sein de l’Union européenne.Farouchement hostile à toute forme de quota imposé par Bruxelles, le gouvernement conservateur de Viktor Orban a décidé de sonder la population, laquelle, semble-t-il, partage en majorité les vues du pouvoir en place à Budapest.D’après une enquête effectuée en juillet par le Pew Research Center, 76 % des personnes interrogées pensent que les réfugiés accroissent la probabilité d’actes terroristes. De surcroît, 82 % estiment qu’ils représentent une charge pour le pays en prenant les emplois et en bénéficiant des avantages sociaux.
  • Farouchement hostile à toute forme de quota imposé par Bruxelles, le gouvernement conservateur de Viktor Orban a décidé de sonder la population, laquelle, semble-t-il, partage en majorité les vues du pouvoir en place à Budapest.
  • D’après une enquête effectuée en juillet par le Pew Research Center, 76 % des personnes interrogées pensent que les réfugiés accroissent la probabilité d’actes terroristes. De surcroît, 82 % estiment qu’ils représentent une charge pour le pays en prenant les emplois et en bénéficiant des avantages sociaux.
  • Affiches dans les rues, publicités à la télévision, discours aux accents comminatoires… Ces dernières semaines, le premier ministre hongrois, coutumier des diatribes antimigrants (ce qui lui a valu les foudres d’Amnesty International) n’a rien laissé au hasard pour s’assurer le soutien de ses compatriotes dans l’isoloir.

Lire la suite sur : Le Monde

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L’UE dénonce un jeu dangereux

Mais les responsables européens redoutent que le référendum hongrois ne porte un nouveau coup à une UE déjà malmenée par une succession de chocs, de la crise migratoire au Brexit.

“Si des référendums sont organisés sur chaque décision des ministres et du Parlement européen, l’autorité de la loi est en danger”, s’est alarmé cet été Jean-Claude Juncker, le président de la Commission. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a pour sa part dénoncé dimanche un “jeu dangereux”.

Dans une tribune publiée samedi et destinée à mobiliser le camp du non, donné largement gagnant par les sondages, Viktor Orban a estimé que les Hongrois avaient “le devoir” d’aider le gouvernement à combattre les décisions de “l’élite à Bruxelles”.

“Avec le référendum, nous pouvons envoyer un message à chaque Européen: leur dire que cela dépend de nous, les citoyens européens, de ramener l’UE à la raison […] ou de la laisser se désintégrer”, a-t-il souligné.

hongrie

Source : L’Obs

 

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73 réponses à Le Luxembourg demande l’exclusion de la Hongrie de l’UE

Commentaires recommandés

Spectre Le 02 octobre 2016 à 01h15

L’Union européenne, cette merveille institutionnelle où un pays spécialisé dans le détournement de capitaux au détriment de ses voisins entend maintenant donner des leçons de solidarité aux autres. Il n’y en a vraiment pas un pour rattraper l’autre…

  1. Spectre Le 02 octobre 2016 à 01h15
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    L’Union européenne, cette merveille institutionnelle où un pays spécialisé dans le détournement de capitaux au détriment de ses voisins entend maintenant donner des leçons de solidarité aux autres. Il n’y en a vraiment pas un pour rattraper l’autre…


    • Christophe Foulon Le 02 octobre 2016 à 05h10
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      Tout à fait !
      et personnellement je me délecte à chaque fois qu’un des membres (pays ou individu) de ce club d’illuminés fait une déclaration ou un acte qui pulvérise leur reste de crédibilité.

      Rappelons que nos hommes politiques nous vendent depuis 40 ans qu’il faut diminuer l’Etat, décentraliser le pouvoir, diminuer le nombre de fonctionnaires etc… et dans le même temps ils ont fabriqué en créant l’UE le plus gros, le plus titanesque, le plus gorgé de fonctionnaire, le plus anti démocratique, le plus inefficace proto état de toute la planète.

      Je ne sais pas si c’est bien ou pas bien d’accueillir des migrants, les débats sur le sujet sont interdits, c’est bien un point c’est tout passez votre chemin.
      Rien que le fait que la Hongrie pose la question au peuple, mets l’UE hors d’elle, comme à chaque fois qu’un gouvernement cherche le soutien de son peuple sur une décision importante d’ailleurs 😉


      • fredr31 Le 02 octobre 2016 à 12h33
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        Sur le nombre de fonctionnaires il faut être juste : l’UE emploie à peu près autant de fonctionnaires que la mairie de Paris (environs 55 000)
        Bien sur ce n’est qu’un sujet parmi d’autres et il y a de bonnes raisons de ne pas être satisfaits de l’UE, cependant restons rationnels 🙂


        • lvzor Le 02 octobre 2016 à 14h48
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          “l’UE emploie à peu près autant de fonctionnaires que la mairie de Paris…”

          Payés 5 fois plus cher et exonérés d’impôts


        • hezediel Le 02 octobre 2016 à 15h47
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          la moyenne des fonctionnaires a la mairie de paris est de 6 500 euros par mois?


        • Alméras Jean Le 02 octobre 2016 à 21h14
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          La comparaison est stupide : y a-t-il des fonctionnaires européens qui ramassent les ordures, qui sont égoutiers, qui assurent le traitement et la distribution de l’eau ?

          Il faut comparer ce qui est comparable !


          • Christophe Foulon Le 03 octobre 2016 à 01h47
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            Absolument, merci de remettre les pendules à l’heure 🙂
            Les fonctionnaires municipaux, territoriaux, nationaux remplissent des tâches de services publics, vous pouvez bien entendus vous plaindre de leurs services… mais que font les fonctionnaires de l’UE concrètement ?

            En tout cas bien moins que l’éboueur de votre ville ou la secrétaire de mairie en charge de vous renouveler votre passeport, des agents de pôle emploi, des enseignants, des agents des impôts, des douaniers, des policiers etc…. pour finir par les militaires (qui n’ont pas le statut de fonctionnaire mais rendent un service payé par l’état)

            Je me demande bien quelle est l’utilité de ces fonctionnaires de l’UE dans le fonctionnement opérationnel de nos états.


            • georges dubuis Le 04 octobre 2016 à 23h50
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              Des agents de change de …..la réalité, çà n’a pas de prix.


    • marc Le 02 octobre 2016 à 11h31
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      ce commentaire n’est pas sérieux : non, ce détournement de capitaux ne se fait pas réellement au détriment de ses voisins, cette vision des choses est naïve

      la situation ne change pas parce qu’au contraire, cela profite grandement aux élites de ces pays voisins

      vous ne croyez tout de même pas que cahuzac soit un cas isolé…


      • dupontg Le 02 octobre 2016 à 13h40
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        c’est curieux parce que c’est le discours tenu contre l’irlande et ses arrangements fiscaux avec les multinationales dont apple.
        pour le luxembourg ce serait donc different


        • patrick Le 02 octobre 2016 à 19h02
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          le Luxembourg et l’Irlande ont raison de faire cette politique fiscale , ça leur permet de faire venir les entreprises et de faire des impôts chez eux.
          La Hongrie a parfaitement raison d’écouter ses citoyens et de refuser une invasion de migrants.

          Le seul vrai problème de tout ça c’est l’UE , un machin qui n’a pas de raison d’être et qu’il devient urgent de supprimer.


          • red2 Le 03 octobre 2016 à 10h53
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            En faisant cette politique l’Irlande ou le Luxembourg empêchent de lever l’impôt et volent des taxes et des emplois qui devraient être dans d’autres pays de l’UE. Dans votre logique on devrait tous courir au moins disant dans une course sans fin vers l’abime… Car il ne faut jamais oublier que si tout les pays de l’UE jouaient le jeu de l’Irlande nous serions tous perdant !


  2. antoniob Le 02 octobre 2016 à 01h45
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    comique car d’un côté l’UE veut s’étendre et d’un autre côté menace de couper les vivres à la Hongrie, et peut-être bientôt à la Pologne.
    Lorsque les commissaires euro-unionistes se livrent à de tels propos ils ne savent visiblement pas se mettre dans le point de vue des intéressés.
    La politique allemande de soumission à la Turquie pour cause de changement de régime loupé en Syrie, avec ses foules de victimes collatérales, et l’obligation faite aux états membres d’en accueillir, alors même qu’en Europe Centrale et Orientale les problèmes économiques et bas niveaux de revenus persistent, ne fait que clairement prendre à rebrousse-poils hongrois et polonais..
    Par ailleurs Orban se pose comme la seule réelle frontière de Schengen faisant son boulot: bloquer les voyageurs sans visa en ordre, et considère que la Grèce devrait exclue de la zone, du fait que c’est une passoire pour les migrants que la Turquie expédie.
    Ça pourrait être un film des Monty Python, c’est l’U.E …


    • Abdelhak Le 02 octobre 2016 à 08h00
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      il ne s’agit pas la que du referendum. Orban a recidive des attaques racistes non digne d’un dirigeant européen.


      • ThomasM Le 02 octobre 2016 à 08h49
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        Bizarrement, le fait d’avoir un dirigeant européen raciste n’a pas eu l’air de déranger l’UE quand il s’agissait de l’Ukraine…


        • Pierre Le 02 octobre 2016 à 09h29
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          C’est André Parouby, président du parlement, qui a un lourd passif de néo-nazisme. Porochenko, à ce que je sais, est juste un escroc (et un anti-russe, bien évidemment). Mais cela ne change guère le fond de votre propos, je suis d’accord


          • Pierre Bacara Le 02 octobre 2016 à 22h20
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            POROCHENKO ANTI-RUSSE

            Porochenko n’est pas anti-russe.

            Parmi les oligraques ukrainiens, il fait partie de ceux qui ont les liens les plus consistants avec les oligarques russes, et ce n’est pas nouveau. Le président ukrainien est simplement un businessman sans sentiments, comme ses congénères. Il calcule sa politique à partir de paramètres arithmétiques. Au-delà du spectacle télévisuel, il est paradoxalement le lien réel entre Moscou et Kiev. Tant qu’il est là, le téléphone rouge est en fonction. Le reste n’est que prestidigitation à l’attention des journalistes – occidentaux ou pas.

            Rien à voir avec le Luxembourg, certes – hormis le fait que M. Juncker, luxembourgrois, est à la tête de l’UE, allié historique de Kiev.


            • david Le 04 octobre 2016 à 08h38
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              A vérifier, il me semble que Porochenko était un des fondateurs du partie des régions (pro-russe) avec yanoukovich, donc oui, pas un raciste, juste un oligarch…


      • Catalina Le 02 octobre 2016 à 09h01
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        Bonjour,
        Abdelhak

        Vous avez des liens j’imagine ?

        [Modération : il suffit de taper “Orban racisme” dans votre moteur de recherche pour avoir de nombreux liens. Veuillez poser ces questions quand vraiment vous ne pouvez pas trouver les références, s’il vous plaît.]


      • RGT Le 02 octobre 2016 à 16h48
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        Orban fait ce que souhaitent les hongrois car il a été élu pour ça.
        Ils ont pendant quelques décennies sous la tutelle de l’URSS et, maintenant qu’ils en sont libérés, souhaitent simplement ne pas avoir à subir les contraintes de l’UERSS.

        J’ai été assez souvent en Hongrie il y a quelques années.

        Les hongrois ne sont pas du tout racistes, ils souhaitent simplement qu’on leur foute la paix et surtout qu’on les laisse vivre comme ils veulent, en magyars.

        Le passé de la Hongrie devrait inciter l’UE à la prudence car ils ont de tous temps été “ingérables”. Ils ont été les premiers à s’élever contre l’URSS en 1956… Longtemps avant les thèques.

        J’ai aussi été en République Tchèque et les “sans dents” tchèques n’apprécient pas du tout l’UE et encore moins la suprématie allemande qui leur rappelle de fort mauvais souvenirs, le tout aussi associé à l’URSS.

        Je n’ai pas été en Pologne mais il semblerait que le même phénomène se produise selon certains amis qui y sont allés.
        Le nouveau gouvernement “d’extrême droite” semble bien l’indiquer.

        L’UE risque fort d”exploser suite à sa boulimie d’anciens satellites de l’URSS.

        Les habitants de ces pays n’ont pas envie de recommencer l’expérience soviétique et souhaitent juste qu’on leur foute la paix.


        • izarn Le 02 octobre 2016 à 20h48
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          Hé bien ils n’ont qu’à eux aussi demander l’article 50…
          Parceque les Tsipras qui veulent le beurre et l’argent du beurre…
          Ceci dit je les comprends, mais qu’ils soient réalistes: Qu’ils quittent l’UE et arretent de hair comme des moutons de Pavlov les russes…Parceque tonton Sam les protège. Y vont avoir du mal avec tonton Trump…
          Le polonais veulent des troupes américaines chez eux pour les protéger de la Russie.
          Trump a dit: Ok, mais alors tu payes!
          Y sont betes ces polonais…


  3. K Le 02 octobre 2016 à 01h52
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    Cette demande d’exclusion n’a pas grande importance d’un point de vue légal car elle n’a rien d’officiel, et de toutes façons, on ne peut pas légalement exclure un pays membre sans son accord car lui seul peut actionner l’article 50 du Traité de Lisbonne.

    Ce qui est intéressant dans cette sortie luxembourgeoise, c’est de voir que le tabou de la sortie de l’UE est en train de tomber (les Britanniques ne sont pas étrangers à cette évolution). De plus en plus de gens osent débattre rationnellement des avantages/inconvénients de l’adhésion de France à l’UE. On progresse.


    • Feubeuh Le 02 octobre 2016 à 05h11
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      Mais bien sur que si, c’est possible… C’est l’article 7 et cela n’a rien a voir avec le Brexit,
      Cela sera juste très compliqué à obtenir, vu que c’est un vote a l’unanimité qui permet d’enclencher les possibles sanctions.
      Y-a qu’a voir comme les Anglais sont “pressés” de sortir de l’UE pour se dire, rationnellement, que finalement, les avantages sont largement supérieurs aux inconvénients de l’UE.
      Et Victor O. tient à beaucoup trop à ses 5 Milliards de subventions (tout comme la Pologne a ses 13Mds) pour demander une sortie de l’UE.
      Pour moi qui était contre l’ élargissement tel qu’il fut proposé, c’est d’ailleurs fort dommage.


      • Malbrouck Le 02 octobre 2016 à 07h55
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        Sauf que c’est de l’argent prêté qui constitue de l’endettement .


        • LS Le 02 octobre 2016 à 11h05
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          Ah ? La question est intéressante.
          Vous avez des liens qui expliquent cela ? Je n’ai pas trouvé sur internet. On trouve les postes de dépenses mais pas les la forme prise par les financements fait par l’UE.


          • Chris Le 02 octobre 2016 à 11h55
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            Facile. Vous tapez “fonds structurels européens Pologne” et obtenez une longue liste, dont ce lien :
            http://courrierpologne.fr/pologne-2014-2020-quels-fonds/
            82,5 milliards d’euros sur la période 2014-2020,
            67,3 milliards d’euros sur la pétiode 2007-2013.
            Un joli pactole. La liste des récipiendaires polonais est intéressante.

            Pour mémoire, la France affiche un solde négatif d’environ 7 milliards, quand bien même des panneaux publicitaire de l’UE proclament qu’elle a financé l’ouvrage en France. En réalité c’est la France qui finance ses projets !
            Des explications sur ces fonds structurels :
            http://www.atlantico.fr/decryptage/classement-etats-union-qui-recoivent-plus-argent-budget-europe-allgov-1070243.html


            • patrick Le 02 octobre 2016 à 19h06
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              oui , c’est une forme d’escroquerie , on nous dit :’ vous vous rendez pas compte , tout cet argent que l’UE nous donne pour financer des projets ” … en oubliant de dire que nous faisons un chèque beaucoup plus gros pour financer l’UE et que cet argent permet de subventionner des industries concurrentes aux notres.


      • Homère d'Allore Le 02 octobre 2016 à 11h42
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  4. PatrickLuder Le 02 octobre 2016 à 04h30
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    Voici une carte pour mieux comprendre le problème des réfugiés : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/03/le-nombre-de-migrants-et-refugies-a-explose-au-xxie-siecle-dans-le-monde_4744977_4355770.html
    A titre de comparaison (2014) la France accueil 47 réfugiés pour 10’000 habitants, l’Allemagne 57, la Syrie accueil 3411 réfugiés pour 10’000 habitants

    Il faut bien s’immaginer que nous ne sommes qu’au début de la vague des réfugiés, les réfugiés “climatiques” sont déjà très nombreux mais ils n’arrivent pas encore en Europe.

    Tant que l’union européenne ne mène pas une réelle politique globale pour l’accueil la répartition et l’intégration des réfugiés il ne peut y avoir que des tensions de plus en plus croissantes à ce sujet.


    • Naz Le 02 octobre 2016 à 14h37
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      L’UE ferait mieux de faire une politique globale pour éviter l’émigration des pays avec lesquels nous sommes en guerre ( l’UE, c’est la paix!!) et globale aussi pour éviter tant que faire se peut le changement du climat!
      L’UE ne respecte pas l’Histoire et la personnalité des pays, mais cela n’empêche pas que cette histoire et cette personnalité existent!


      • RGT Le 02 octobre 2016 à 17h02
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        J’approuve votre indignation.

        Croire que les réfugiés sont tout contents de venir en Europe et de quitter les terres de leurs ancêtres est d’une bêtise affligeante.

        Entre les guerres, les spoliations au profit des transnationales, le dérèglement climatique et l’esclavage organisé de main d’œuvre très très bon marché les raisons ne manquent pas pour eux de fuir l’enfer quotidien qu’ils doivent subir.

        Quand on réfléchit un tant soit peu on s’aperçoit que l’essence de nos voitures, le café, le cacao, les smartphones et bien d’autres “biens de con-sommation” sont en fait fabriqués avec le sang de ces peuples qui n’ont rien demandé mais qui sont responsables d’être nés sur des terres qui regorgent de ressources naturelles utiles à “nos” ploutocrates.

        S’ils pouvaient ne serait-ce que vivre à la manière de leurs ancêtres sans aucun “bienfait” de la civilisation occidentale ils ne seraient pas actuellement sur les routes où dans des camps à attendre qu’on leur donne l’aumône pour qu’ils continuent à survivre comme des animaux d’élevage.


        • RGT Le 02 octobre 2016 à 17h10
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          Et cette indignation est aussi valable pour les “réfugiés européens” comme les Roms qui fuient leur pays d’origine car ils y sont très mal considérés.

          Là aussi, si l’UE était un tant soit peu “humanitaire” elle taperait du poing sur la table pour que cessent toutes ces discriminations. Mais bon, c’est très mauvais pour le business et les dirigeants de ces pays n’accepteraient pas qu’on vienne “brasser leur merde locale” et pourraient alors réclamer des aides pour secourir ces populations.

          Tant que ces pays rapportent du fric aux ploutocrates c’est bien, et si ce sont les “gueux” d’autres pays qui payent pour leur venir en aide c’est aussi très bien car certains se récupèrent des “petites commissions” au passage.

          Business is business.

          Tant qu’il y a du fric à gratter tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.


  5. DUGUESCLIN Le 02 octobre 2016 à 05h23
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    Dites, Monsieur Jean Asselborn, pourriez-vous aussi demander l’exclusion de la France?
    Merci d’avance de votre compréhension.


  6. Kiwixar Le 02 octobre 2016 à 07h08
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    Il y a désormais plein de fossés dans cette utopie foirée qu’est devenue l’UERSS :
    – nord-sud : Francfort vs les PIGS… euh, PIGSA : mettons l’Allemagne dedans si il faut que la BCE sauve la DB et la Commerzbank
    – est-ouest : les ex-satellites de Moscou qui se retrouvent satellites de Bruxelles, et qui restent dans l’union tant qu’ils reçoivent du pognon, tandis que ceux qui donnent du pognon (contributeurs nets, France, Pays-Bas, etc) aimeraient bien se barrer, ou au moins quitter l’euro (l’Italie)
    – haut-bas : ceux pour qui ça va plutôt bien (et qui aiment se ballader en Europe sans visa et sans changer de l’argent), et ceux qui s’appauvrissent rapidement avec le dumping salarial des pays de l’Est
    – les eurocrates qui méritent l’asile x le reste de la population


  7. Alain Le 02 octobre 2016 à 07h52
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    Toujours étonnant cette attention très partielle et partiale aux “valeurs” européennes: jamais entendu de critiques offaicielles des hommages à leurs SS par les pays baltes et la Croatie et que dire du soutien sans faille au pays où les néo-nazis tiennent le haut du pavé qu’est l’Ukraine


  8. Louis Robert Le 02 octobre 2016 à 08h09
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    La Hongrie s’estime, à raison, “le dindon de la farce” en matière de réfugiés.

    I. “La Hongrie est le deuxième pays le plus sollicité avec 14 % des demandes d’asile. Et si l’on rapporte le nombre de demandeurs à la population des pays concernés, alors la Hongrie explose tous les plafonds avec près de 18 000 demandeurs d’asiles par million d’habitants, Suède (16 000), Allemagne (5 400). La Hongrie accueille dorénavant proportionnellement sept fois plus de demandeurs d’asile que la moyenne des 28 États membres (2 470 demandeurs par millions d’habitants dans l’UE)… la France ne joue qu’un rôle très marginal avec 70 500 demandes, soit 1 000 demandes par million d’habitants.” (la-croix.com)

    II. “Le refus du Premier ministre Viktor Orbán et de son parti dirigeant, Fidesz, de se joindre à la nouvelle Guerre froide menée contre la Russie par les États-Unis et l’Europe — d’abord en acceptant la traversée de son territoire par le gazoduc paneuropéen South Stream, mais aussi à travers sa politique cinglante contre les banques et compagnies énergétiques étrangères — a déclenché toutes les alarmes dans les capitales occidentales… William Engdahl: la Hongrie sera-t-elle la prochaine cible d’une tentative de changement de régime financée par les USA et l’Union européenne ?” (voltairenet.com)


  9. Henri Tanson Le 02 octobre 2016 à 08h14
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    On peut organiser des mariages contre-nature, qui durent. Mais il y a toujours un moment où la nature, la raison, reprend le dessus.
    L’UE est un mensonge bien organisé : à l’origine, on nous l’a vendue comme un progrès social, économique, politique, humain, avec la paix à la clef.
    Et nous sommes passés des six pays composants la CECA à quinze pour Maastricht. (petit raccourci).
    Et pour les nouveaux adhérents, il n’était plus question que d’intérêts économiques. D’ailleurs, chaque nouveau pays souhaitant intégrer l’UE se voit proposer de généreuses aides financières qu’aucun pays ne saurait refuser (à part l’Ukraine de Ianoukovitch ! Mais pas celle de Porochenko).
    L’adhésion de ces nouveaux pays ressemble étrangement à de la corruption…
    On achèterait leur adhésion ?… Je dis ça…
    Mais ces pays ne sont pas prêts à abandonner leur souveraineté territoriale, ce que l’affaire des migrants met en évidence : la générosité n’est pas une valeur essentielle pour eux !
    Un mensonge peut durer, il reste un mensonge, et un jour, la vérité se révèle.
    C’est ce qui arrive, lentement mais sûrement.


  10. Nerouiev Le 02 octobre 2016 à 08h43
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    Je retiens tout d’abord la dispute entre deux pays de l’UE. Il y en aura d’autres dans un ensemble qui a grandi artificiellement trop vite et fatalement toujours en cours de digestion. Et là-dessus arrivent le fromage et le dessert acceptable pour les uns, écoeurant pour d’autres. Ce n’est pas très joli que les ordres soient donnés par un des membres.


  11. Lysbeth Levy Le 02 octobre 2016 à 09h56
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    Oh là mais ils sont gonflés dans l’UE disons à sa tête ! D’abord ceux qui sont intervenus sur le terrain : bombarder, agresser avec des groupes terroristes, un pays jusque là légitime c’est bien l’UE qui a osé ces crimes non ? Ah bien sur “on a libéré la Lybie, Mali, Centrafrique, Tunisie” de leur dictateurs ou donné un appui militaire pour ces fameux dictateurs a la botte des européens. On continue en Afghanistan a “pacifier”, et quand des millions de réfugiés n’ont plus rien ils rappliquent chez nous a pied ou sur des bateaux et on demande à toute l’Europe de “faire un geste” de prendre quelques milliers de réfugiés chez soi. Si la Hongrie était honnête elle dirait qu’elle n’a pas participé a la “grande boucherie” du XXI ème siècle ! Ceux qui ont cette responsabilité, les “occidentaux” sont responsables des millions de réfugiés de guerre étant donné qu’ils participent au “remodelage du grand moyen-orient” élargi décidé en 2001 ! L’Europe de l’est ex-soviétique est ruiné, pillé, plus pauvre qu’avant pourquoi lui demander cela ??


  12. Raoul Le 02 octobre 2016 à 09h59
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    La réaction du Luxembourg est révélatrice. D’un côté, l’UE se veut une union de pays démocratiques dans lesquelles les décisions du peuple ont force de loi, et de l’autre la commission européenne prend des décisions qui engagent l’avenir des pays sans leur demander leur avis.

    Après le référendum britannique, voilà qu’Orban lance un référendum qui revient à défier ouvertement la commission européenne. Cela devient dangereux ces pays qui se souviennent qu’ils sont censés être souverains (même si, de fait, leur souveraineté a été largement perdue quand ils sont entrés dans l’UE).

    Mais, ce qui est amusant, c’est que cette réaction du Luxembourg affaiblit encore un peu plus l’UE. En tout cas, le belle entente est bien finie (si tant est qu’elle ait un jour existé).


  13. CitoyensDebout Le 02 octobre 2016 à 10h38
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    Il y a un aspect qui mériterait un peu d’attention et que je n’ai relevé nulle part dans l’article ou dans les commentaires.

    (Notez que je cite des chiffres de mémoire) L’UE a un problème financier avec la sortie du Royaume Uni, parce que c’est un membre important qui est contributeur net à l’UE. En clair, il versait largement plus qu’il ne lui était rétrocédé, avec une différence de l’ordre d’environ 9 Md€.
    Mais la Hongrie est bénéficiaire net, donc reçoit davantage qu’il ne contribue.

    En éjectant la Hongrie du décor, l’UE ne perdrait plus qu’aux environs de 3Md€ une fois le départ du Royaume-Uni définitif. Tous les autres motifs invoqués pour écarter les hongrois de l’UE sont à mon avis de la poudre aux yeux.


  14. RGT Le 02 octobre 2016 à 11h49
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    L’exclusion de l’UE est bien ce qui pourrait arriver de mieux à la Hongrie.

    Non seulement on ne viendra plus les ennuyer avec des réfugiés dont ils ne veulent pas (et qu’ils ne peuvent pas accueillir), mais en plus :

    – Ils n’auront pas à subir la Bosnie et l’Albanie parmi les “partenaires”,

    – Et cerise sur le gâteau ils n’auront pas à payer (indirectement) quand la Deutsche Bank s’écroulera.

    Si seulement la France pouvait être elle aussi expulsée ce serait un vrai bonheur, pour les mêmes raisons (et bien d’autres aussi).


  15. Lysbeth Levy Le 02 octobre 2016 à 11h53
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    Dans l’étude du Pew Center il est dit aussi qu’ils(hongrois) ont peur d’avoir moins de travail et moins de richesse : http://www.pewglobal.org/2016/07/11/europeans-fear-wave-of-refugees-will-mean-more-terrorism-fewer-jobs/ Pourquoi ne pas faire une étude du taux de chômage, pauvreté, précarité dans ces pays de l’ex-espace soviétique ?? Si on lit bien l’Italie, Pologne, Grèce 3 pays touché par la crise sont au coude a coude avec la Hongrie, sauf qu’eux ne font pas de référendum, tout comme en France. Est-ce que la Hongrie organisant un référendum est moins démocratique que les pays ou cela n’est pas organisé ?? A mon avis on fait payer ce fait là a Orban quelque soit son avis sur la question..


    • lvzor Le 02 octobre 2016 à 15h04
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      Selon une jurisprudence constante, en UE, ce n’est pas d’organiser des referendums qui est illégal, c’est de tenir compte du résultat.


  16. Jusdorange Le 02 octobre 2016 à 13h16
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    Selon l’article du Point sur le sujet, il n’est possible d’exclure un pays qu’à l’unanimité des Etats-membres. À l’exception, je suppose, du pays concerné (le contraire serait comique).

    M. Asselborn a donc proposé de revoir cette règle de l’unanimité. Le problème c’est que pour changer cette règle de l’unanimité, il faut également l’unanimité, c’est-à-dire l’accord de la Hongrie pour le coup.

    En dehors du cas d’espèce, c’est ici, encore une fois, l’occasion de mettre en évidence le problème fondamental de l’UE.

    Même les fédéralistes devraient comprendre que cette règle de l’unanimité rend leur projet impossible à réaliser dans le cadre actuel des traités. Or ce cadre ne peut être changé qu’à l’unanimité, autant dire qu’il ne le sera jamais.

    Un fédéraliste devrait en vérité soutenir la sortie de l’UE pour refonder une union sans cette règle de l’unanimité. La stratégie serait au moins cohérente, bien que, selon moi, le résultat sera toujours un échec.


    • alexg81 Le 02 octobre 2016 à 18h23
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      Sans compter aussi sur un potentiel véto de la Pologne, membre également du Groupe de Vysegrad.
      La Hongrie avait déjà manifesté sa solidarité avec le gouvernement polonais du PiS lors de l’étatisation de certains grands médias au mois de janvier.


  17. dupontg Le 02 octobre 2016 à 14h00
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    je note aussi au passage que la peine de mort evoquée par VOrban serait une raison eliminatoire.

    c’est pourtant ce qui existe aux etats unis d’amerique…certains etats maintiennent la peine de mort contrairement à d’autres..


    • Narm Le 03 octobre 2016 à 00h07
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      la peine de mort existe aussi dans les traités européens

      https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/260114/leurope-retablit-la-peine-de-mort-texte-redige-par-marie-caroline-porteu

      “L’Europe rétablit la peine de mort. Mais oublie de prévenir les peuples européens de ce rétablissement .
      Elle ne la rétablit pas pour les pédophiles ou les crimes de sang , non , ceux là resteront exemptés de peine capitale ; elle la rétablit pour le crime de contestation sociale … plus précisément pour :

      c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»

      Je vous laisse prendre connaissance de ce texte surréaliste publié au Journal Officiel du 14 Décembre 2007 , dans la plus stricte omerta médiatique. NON malheureusement , ce n’est pas un hoax . “


  18. vlois Le 02 octobre 2016 à 15h18
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    Orban a lutté contre le régime communiste et était donc autrefois soutenu très fortement par les puissances d’argent du bloc occidental dans les années 1980.
    Toutefois, il est maintenant haï par les mêmes qui l’ont applaudi car il ne peut pas être leurs marionnettes comme Présidents Hollande et Sarkozy par exemple quand on ne place pas un Goldman Sachs…

    Dois-t’on estimer que ce qui l’a fait lutter contre le régime communiste est de même nature que l’Union européenne, pour ma part je pense que oui, les oligarchies sont de la même espèce que cela soit capitalisme d’Etat ou capitalisme privé.


  19. Eric83 Le 02 octobre 2016 à 15h25
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    Pour quelles raisons les pays de l’Est ont-ils été été intégrés à l’UE, sachant qu’au sein de l’UE, il n’y a aucune harmonisation fiscale et sociale ?

    Combien de centaines de milliers d’emplois de l’UE des quinze ont été délocalisés dans les pays de l’Est créant du chômage chez les “quinze” et mettant sous pression salariés et salaires ?

    Tout ceci fonctionne très bien pour l’oligarchie puisque la Commission Européenne met en oeuvre la politique néolibérale qu’elle désire.

    Mais oups, problème. Des dirigeants de pays de l’Est, comme Orban, revendiquent la souveraineté de décision dans certains domaines.

    Quelques informations instructives concernant les salaires minimum et les PIB en standard de pouvoir d’achat :
    http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/File:GDP_at_current_market_prices,_2003%E2%80%9304_and_2012%E2%80%9314_YB15-fr.png
    http://www.journaldunet.com/management/salaire-cadres/1126847-smic-en-europe/


  20. Dva Le 02 octobre 2016 à 15h42
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    Perso , je pense que la répartition des réfugiés devrait se faire au prorata des pays ( et de leurs grandes entreprises ) qui en sont la cause…Et je ne vois pas une seule fois les USA cité dans les commentaires …Quand au financement pour l’accueil et la prise en charge de ceux-ci, une contribution conséquente de la part des grands groupes pétroliers et gaziers ne serait pas excessive par exemple…Et cela mettrait aussi en évidence les intérêts croisés de certains pays et de leurs actions à l’étranger…


    • patrick Le 02 octobre 2016 à 19h16
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      prorata des pays qui en sont la cause ?
      donc ils doivent rester en Allemagne , c’est quand même Merkel qui est la cause de ce grand foutoir.
      Gros avantage pour les autres pays , ça pourrait contribuer à la destruction de la puissance Allemande ( quoique , si la Deutsche Bank part en vrille , la destruction est proche )


      • Lysbeth Levy Le 02 octobre 2016 à 23h08
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        hum, l’Allemagne a l’intention de retrouver ces anciens territoires perdus au lendemain de la 2 guerre mondiale : http://www.diploweb.com/cartes/zusamm1.htm l’enquête de Pierre Hillard est corroboré par d’autres chercheurs ou décideurs : http://www.diploweb.com/forum/hillard2.htm
        “Elle montre entre autres que les eurorégions le long des frontières germano-polonaises et germano-tchèques mordent en partie sur des territoires allemands jusqu’en 1945. Il est bon de souligner que les eurorégions du côté tchèque correspondent au territoire des anciennes implantations sudètes, population germanique expulsée en 1945 et en 1946 suite aux décrets Benes”
        Donc a terme l’ancien pays du Reich va gagner sur tous les plans les Usa ayant décidé d’en faire le pays “phare” de l’Union Européenne :.http://www.diploweb.com/ue/hillard.htm.


        • patrick Le 03 octobre 2016 à 08h17
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          ce qui est rassurant c’est de voir que tous les projets des USA finissent toujours par des échecs retentissants


  21. Jean-Paul B. Le 02 octobre 2016 à 16h52
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    L’UE, comme à son habitude,s’auto-proclame arbitre des élégances.
    Ceux qui en France pensent qu’il est encore possible de changer l’U.E (et non l’Europe comme le disent les ignares!) sont soit des naïfs et ils n’ont pas les compétences pour diriger le pays, soit des menteurs.
    Dans les deux cas il faut vite les “faire dégager” avec notre bulletin de vote, et ce à tous les niveaux (national et local), chaque fois que l’occasion se présente.
    C’est facile car cela ne dépend que de nous les électeurs!!! A bon entendeur salut.


    • RGT Le 02 octobre 2016 à 17h30
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      Dans les deux cas il faut vite les “faire dégager” avec notre bulletin de vote, et ce à tous les niveaux (national et local), chaque fois que l’occasion se présente.

      Je me répète : Depuis quand un bulletin de vote a-t-il changé quoi que ce soit ?

      Souvenez-vous du référendum de 2005… Chrirac l’avait respecté mais son successeur, Sarközy s’est allègrement assis dessus avec la complicité du PS.

      Même si un parti europhobe (au choix) arrivait au pouvoir, deux solutions seraient possibles :
      – Soit ledit parti trahit ses électeurs et se soumet à l’UE (oh les mecs, c’était un blague, on est réellement €urophilles – bisous à tous 😉 ).
      – Soit les élections sont annulées si ce parti est intransigeant, pour des raisons de “sécurité nationale”, et on re-vote jusqu’à ce que les électeurs lassés par ce gaspillage d’argent public élisent enfin le “bon” candidat.

      C’est ça la “démocratie”.
      Demandez aux Irlandais, ils vous expliqueront comment ça marche.


      • Jean-Paul B. Le 03 octobre 2016 à 10h51
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        Je ne conteste pas les exemples que vous citez, mais j’ai encore la faiblesse de croire (la naïveté?) que le peuple par ses bulletins de vote peut ,s’il le veut vraiment, modifier le cours des choses, quand bien même cela pourrait ne pas être facile.
        N’oublions pas que partout où certains ont cru devoir le faire hors “voie démocratique”, cela s’est toujours mal terminé.


  22. Well Le 02 octobre 2016 à 17h50
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    détail intéressant : aucun drapeau européen derrière la photo de Victor Orban. Ce n’est pas le cas dans la France bonnet blanc blanc bonnet.

    http://www.casimages.com/i/160929060933526784.jpg.html


  23. patrick Le 02 octobre 2016 à 19h11
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    Si vous voulez contrôler une population , remplacez la !
    Le principe est de Machiavel, ça ne date donc pas d’hier.


    • Pierre Bacara Le 02 octobre 2016 à 22h35
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      Si vous voulez contrôler une population , remplacez la ! Le principe est de Machiavel […]“.

      Cet aphorisme comique n’est pas de Machiavel.

      Les Anciens méritent un minimum de respect.


      • patrick Le 03 octobre 2016 à 08h20
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        la formule complète
        « L’établissement des colonies est peu dispendieux pour le prince ; il peut, sans frais ou du moins presque sans dépense, les envoyer et les entretenir ; il ne blesse que ceux auxquels il enlève leurs champs et leurs maisons pour les donner aux nouveaux habitants. Or, les hommes ainsi offensés n’étant qu’une très faible partie de la population, et demeurant dispersés et pauvres, ne peuvent jamais devenir nuisibles ”

        [Modéré]


  24. Lysbeth Levy Le 02 octobre 2016 à 20h09
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    La Macédoine et le Monténégro aussi ont été mis sous pression et dans ce dernier pays il y a aussi le peuple qui rechigne à l’ultra-libéralisme et l’UE des informations sur le blog de Sibel Edmonds :
    http://www.boilingfrogspost.com/2016/09/14/the-leaked-montenegrin-government-files-part-i-a-rift-within-nato-confirmed/ et http://www.boilingfrogspost.com/2016/09/29/the-leaked-montenegrin-government-files-part-ii-the-u-s-agents-of-influence-within-the-german-government/
    Faire des pays de l’Europe de l’est une sorte de “no man land” en vue de préparer un conflit contre la Russie me semble la véritable raison de “l’otanisation” de ces pays sans réels moyens financiers, mais qui supportent une crise sans précédent. L’Est européen toujours considéré par l’Ouest une région d’humains inférieurs” ou seules compteront les bases militaires et l’installation de missiles.http://www.cima.ned.org/blog/serbia-and-montenegro/
    C’est mon avis même si il ne vaut pas grand chose.


  25. Caliban Le 02 octobre 2016 à 20h43
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    Jusqu’à présent les mesures de “rétorsion” prévues contre les Etats désobéissants étaient d’ordre financier, avec des amendes décidées par la Commission, en vertu les traités.

    Il serait possible si l’on en croit le ministre du duché du Luxembourg d’exclure temporairement, voire définitivement, un pays membre de l’UE ? J’espère que cet argument fera florès et qu’il ne sera pas réservé à la seule Hongrie.

    Car beaucoup de peuples ne se feraient pas prier deux fois pour prendre le chemin de l’exit 🙂


  26. clauzip12 Le 03 octobre 2016 à 00h18
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    L’UE n’exclura jamais la Hongrie et Mr Orban le sait et en profite.
    En effet l’intégration qui s’est faite en toute hâte avait pour but de constituer une ceinture à la périphérie de la Russie.
    Les USA et l’OTAN étaient à la manoeuvre dans cette opération.
    Lors de la perestroîka,il avait été convenu avec Gorbatchev que les anciennes république ne seraient pas intégrées à l’OTAN.
    Cet engagement n’a pas été tenu par les USA.
    S’agissant de l’exclusion de la Hongrie,il faut anticiper.
    Ce pays ne resterait sans aucun doute isolé et intégrerait nécessairement un autre groupement de pays .Vous voyez lequel?
    Ce serait le délabrement de la stratégie étasunienne depuis plus de 60 années.
    Par ailleurs pour ce qui concerne l’Europe,ce serait la deuxième sortie après la GB.
    Autant dire clairement ,adieu l’UE!!!!


    • SanKuKai Le 03 octobre 2016 à 17h55
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      En effet, l’UE n’exclura surement pas la Hongrie.
      Par contre, concernant Mr Orban, s’il s’oppose un peu trop, rien n’est moins sur … Un accident d’avion est si vite arrivé.

      Car bizarrement quand on s’oppose aux USA, les avions semblent perdre en fiabilité.
      Quelques exemples:
      Dag Hammarskjold (Secrétaire Général Nations Unies)
      Juvenal Habyarimana (Président du Rwanda)
      Cyprien Ntaryamira (Président du Burundy)
      Francisco sá Carneiro (premier ministre Portugal)
      Muhammad Zia Ul-Haq (Président du Pakistan)
      Sanjay Gandhi (Futur premier ministre Indien)
      Walter Reuther (Syndicaliste président d’United Auto Workers)
      John Tower (Sénateur du Texas)
      Paul Wellstone (Sénateur du Minnesota)
      Jaime Roldos Aguilera (Président de l’équateur)
      Omar Torrijos (Président du Panama)


  27. Darras Guillaume Le 03 octobre 2016 à 00h24
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    Amusant comme cet article me rappelle cette citation de Audiard :

    “Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.”

    Je pense que l’inversion de la relation naturelle signe la phase terminale de cette Union Européenne.


    • Caliban Le 03 octobre 2016 à 01h46
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      C’est le même auteur qui disait : “Les conneries, c’est comme les impôts. On finit toujours par les payer.”

      Déstabiliser des régimes politiques, armer des fanatiques, provoquer ou mener des guerres … il y a forcément un moment où on vous présente l’addition, sous forme de catastrophe humanitaire.

      M. Orban n’a visiblement pas l’intention de payer, il faudra bien pourtant qu’il se soumette … ou se démette.


  28. Le Rouméliote Le 03 octobre 2016 à 17h35
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    Vouloir éjecter la Hongrie et faire entrer la Bosnie-Herzégovine : il y a de quoi mourir de rire !


  29. JLM18 Le 03 octobre 2016 à 17h38
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    Il faut prendre au sérieux l’hostilité de la Hongrie vis à vis de l’UE et de se que cela implique.

    E Todd dans un entretien a opportunément rappelé que c’est la Hongrie, en ouvrant sa frontière à l’été 89 qui a engagé le processus de la chute du mur…..Rappelons aussi que la Hongrie est le premier pays du bloc de l’est a s’être opposé de façon radicale à la domination soviétique en 56.

    La révolte de ce pays irréductiblement attaché à son indépendance face me semble être un nouveau signe du délitement de cette tentative de déconstruction des nations européennes qu’est l’UE.


  30. Lysbeth Levy Le 05 octobre 2016 à 19h32
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    Un autre “hongrois” pas d’accord avec l’UE ? Vaclav CLaus : http://metamag.fr/2016/09/12/vaclav-klaus-lunion-europeenne-est-une-menace-pour-leurope/
    “Václav Klaus est un économiste diplômé, il a été premier ministre de la République Tchèque durant cinq ans puis président de la république durant dix ans. Il a été viré de l’Académie des sciences en 1968 après l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie. Il a été l’un des fondateurs du Forum Civique durant la « Révolution de velours » de 1989, et également le premier Ministre des finances non-communiste du pays. Il a fondé le Parti Démocratique Civique tchèque (ODS) et l’a dirigé en tant que président. Il est le président du groupe de réflexion éponyme Institut Václav Klaus à Prague, où nous nous sommes entretenus avec lui au moment de la sortie en Allemagne de son livre à succès Migration [Völkerwanderung – Kurze Erläuterung der aktuellen Migrationskrise; co-author Jiří Weigl – note du traducteur], à propos de la crise qui frappe le continent.””


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