1Source : Jean-Luc Mélenchon, 12-05-2016

Crédits photo : Leandro Neumann Ciuffo

Crédits photo : Leandro Neumann Ciuffo

Ce soir-là, Pujadas parlait d’Europe. Juste pour m’attribuer « le bonnet d’âne » de celui qui corrige le plus ses votes au Parlement européen… Le Pujadas national n’y connaît rien mais ça ne l’empêche pas de causer. C’est clair que ce ne sont pas ses démentis qui lui permettraient de concourir : Pujadas ne se trompe jamais ! Il n’en reste pas moins que cet homme-là s’intéresse à l’essentiel de ce qui peut détourner l’attention des choses sérieuses. Car pendant qu’il fait le mariole à bon compte, l’histoire de l’Union européenne se prépare à une bifurcation majeure : un nouveau traité européen est en gestation. Ce sera un enjeu majeur de l’élection présidentielle de 2017.

J’en ai déjà parlé sur ce blog et dans ma déclaration pour proposer ma candidature. J’y reviens pour vous mettre en alerte. Je m’étonnerais d’être bien seul à tirer le signal d’alarme sur ce projet si je n’avais connu cette situation une fois déjà. Cela me rappelle étrangement les débuts de la négociation pour le marché unique avec les États-Unis en 2008-2009. Comme j’étais seul à dénoncer ce projet, j’en finissais par me demander si j’avais bien compris. Ce que j’ai compris du coup c’est la façon de faire des auteurs de ce type de projet. D’abord ne rien laisser voir, lancer des ballons d’essai, attendre, jouer à petite touches lentement déposées, jusqu’à ce que la situation paraisse « évidente » et ainsi de suite. Ils peuvent compter sur l’aide bienveillante des médias fatigués d’avance par le sujet européen, qui consacrent leur intérêt pour la vie de l’Europe réelle aux genres de fixettes à deux balles dont ils m’accablent : taux de présence des parlementaires, leurs erreurs de vote et ainsi de suite c’est-à-dire pour tout ce qui n’a pas d’importance. Cela, non par complot mais parce que sinon il faudrait travailler, donner du temps et ainsi de suite, ce qui demanderait donc de l’argent alors que « ca n’intéresse personne ».

Cette méthode ce fut celle pour TAFTA bien avant que celui-ci devienne un sujet médiatique désormais propice à toutes les manipulations. L’actuel numéro de réticences hypocrites et soudaines de François Hollande ou Nicolas Sarkozy contre ce traité avec les USA ne doit pas faire illusion. Je me permets donc de vous donner la clef d’explication : les deux savent que Merkel joue en ce moment la tension avec les USA et que, en même temps, l’affaire est mal emmanchée côté nord-américain. En effet, ces derniers ne cèderont rien sur l’accès des européens aux marchés publics des divers États qui composent les USA. Mais l’Allemagne veut ce traité. Il favorise en effet son industrie et en particulier, en ce moment, ses exportations de machines-outils. L’Allemagne l’imposera aux Français, qui se coucheront comme d’habitude, lorsqu’elle aura obtenu les garanties qu’elle demande. Je n’en dis pas plus pour cette fois mais il est désolant de voir qu’un sujet qui agite tant de décideurs ne suscite aucun débat ni intérêt du côté européen et français. Et du côté français encore une fois, aucune vision stratégique, aucun projet à part : les bredouillements habituels sur « l’Europe qui nous protège » et autres refrains ineptes de ce type. Et ce n’est pas Pujadas qui va relever le niveau !

Quoi qu’il en soit, préparez-vous en 2017 à voter aux présidentielles en vous demandant ce que chaque candidat se prépare à faire sur ces sujets. Et vérifiez bien ce qu’ils ont déclaré vouloir faire dans le passé récent et ce qu’ils firent vraiment. Attention aux héros d’opérette qui disent « non » au traité tout en ajoutant un ton plus bas, à la mode hypocrite du refrain des « frondeurs » : « en l’état ». Voilà pour TAFTA.

Mais les mêmes vont aussi faire tout ce qui est en leur pouvoir pour ne pas parler du prochain traité européen. Il est pourtant déjà en discussion entre gens importants. Comme les poissons-pilotes de François Hollande lancent des ballons d’essai, mieux vaut se dire que le coup pourrait arriver plus tôt que prévu. Méfiance donc ! Deux grosses pointures de la Hollandie réelle ont pointé le nez : le ministre des Finances Michel Sapin et son collègue de l’Économie, le magnifique, formidable, moderne « Mozart de la finance » et ami de Jeanne d’Arc qu’il « aime beaucoup » aussi, j’ai nommé, mesdames et messieurs, trrrrrrrr (roulement de tambour), Emmanuel Macron.

Lui et Sapin, ces deux finauds, ont récemment évoqué l’idée qu’ils aimeraient « un nouveau traité européen ». Comme si tout d’un coup ces deux-là avaient une vision géopolitique personnelle ! Michel Sapin l’a joué dans son mode sournois habituel. Il a déclaré dans Libération du 30 mars que son homologue allemand « Wolfgang Schäuble, et moi, nous partageons la conviction que l’Union monétaire, qui est une réussite, doit impérativement s’accompagner d’une union économique plus forte. Donc nous devons aller de l’avant. Mais l’un et l’autre, nous faisons le constat, peut-être à regret, que la situation politique dans nos pays respectifs ne permet pas d’envisager dans les mois qui viennent une avancée qui rendrait obligatoire une modification des traités. Nous devons donc aller le plus loin possible dans l’intégration, sans qu’il y ait besoin de changer les traités. Pour autant, je pense que la France et l’Allemagne doivent prendre rapidement une initiative qui trace un horizon au-delà de 2017, et qui ne s’interdit pas à terme une modification des textes européens ». Compris ? Deux semaines plus tard, le 18 avril, à Bruges, c’est Emmanuel Macron qui a entonné le même refrain : « On doit prendre un vrai traité refondateur […] que nous devons préparer dans les 18 mois qui viennent », c’est-à-dire d’ici fin 2017. La presse qui gonfle à l’hélium enrichi cette baudruche s’est pâmée d’admiration sans qu’un seul des plumitifs qui pompent se pose la moindre question. Mais à mon quartier général, la veille politique a noté : alerte !

Macron et Sapin ne sont pas capables d’avoir eu cette idée tout seuls. Leur « proposition » n’est en fait qu’un empaquetage d’un projet déjà dans les cartons des eurocrates. Je l’ai déjà évoqué sur ce blog. Je le prouve. La mise en chantier d’un nouveau traité européen est au programme depuis un rapport rendu en juin 2015 par les « cinq présidents » de l’Union européenne. Oui, les « cinq présidents » ! C’est-à-dire le président du Conseil des chefs d’État Donald Tusk, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen Martin Schulz, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi et le président de la réunion des ministres des Finances de la zone euro Jeroen Dijsselbloem ! Evidemment, vous chercherez qui d’autre que moi vous en aura parlé alors comme je l’ai fait sur ce blog !

Quand Sapin et Macron font semblant d’avoir une idée qui resterait à approfondir, sachez que les cinq présidents ont déjà commencé à tracer davantage qu’un croquis. Leur but est déclaré sans ambiguïté: « approfondir l’Union économique et monétaire (UEM) à partir du 1er juillet 2015 et la parachever en 2025 au plus tard ». C’est-à-dire achever la construction d’une zone euro où les peuples et les États ne seront plus souverains. Une zone où des décisions peuvent être imposées aux États en matière budgétaire ou de réformes du marché du travail encore plus durement qu’aujourd’hui. Parmi leurs ambitions à court terme, on trouve évidemment le renforcement du « semestre européen ». C’est-à-dire des procédures annuelles de contrôle des budgets et des réformes nationales par la Commission européenne. Les eurocrates veulent que les exigences de la Commission soient appliquées plus férocement encore par les gouvernements.

Ainsi, le rapport des « Cinq présidents » propose que la Commission fournisse un « soutien technique coordonné par le service d’appui à la réforme structurelle de la Commission ». Ce serait l’application du régime de la Troïka à tous les États européens soumis à des « recommandations » qui verraient débarquer les hommes de main de la Commission dans les ministères pour imposer les « réformes structurelles » dont le peuple ne veut pas. Ces eurocrates voudraient aussi créer un « comité budgétaire européen » composés « d’experts » et chargé d’émettre des avis sur les budgets de chaque État en plus de l’avis déjà rendu par la Commission. Alléchant, non ? Sapin et Macron ne sont pas au courant ? Ou bien l’ami de la pucelle qui a bouté les Anglais hors de France ne voit pas d’inconvénient à élargir le champ d’action de l’occupant.

Après 2017, les eurocrates aimeraient pouvoir renforcer de manière drastique ces instruments de verrouillage des peuples, y compris si besoin par un nouveau traité budgétaire. L’habillage ? Ce serait la création d’un « budget et d’un Trésor de la zone euro ». La Commission ou un autre organe verrait ses pouvoirs d’injonctions et de sanctions renforcés voire automatisés. La Banque centrale resterait quant à elle bien évidemment indépendante, c’est-à-dire capable d’étrangler monétairement un État comme elle l’a fait avec la Grèce et Chypre. C’est en fait une mise au pas de toutes les démocraties nationales qui se profilent. Les cinq visent aussi l’instauration d’une représentation unique de la zone euro au sein du FMI au lieu des représentations de chacun des 19 États à court terme, avant d’étendre ce principe à d’autres organisations internationales comme l’organisation mondiale du commerce et ainsi de suite comme on le devine.

« L’approfondissement » de la zone euro serait en réalité une nouveau tour de vis contre la souveraineté populaire. Ce n’est pas un procès d’intention. Tous les libéraux qui dirigent l’Union européenne ont déjà fait savoir qu’ils rêvaient d’une prison des peuples à ciel ouvert. Ainsi Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a déjà dit que, à ses yeux, « il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens », dans Le Figaro du 29 janvier 2015, quatre jours après la victoire de Syriza en Grèce. Avant lui, Angela Merkel avait plaidé en 2012 pour un « droit d’ingérence » et un « droit de véto » de la Commission européenne sur les budgets nationaux. Après lui, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble s’était permis de dire que « La France serait contente que quelqu’un force le Parlement » à adopter des réformes « mais c’est difficile, c’est la démocratie ».

Ces quelques citations en disent long sur le projet de ces gens. Voilà ce à quoi Macron et Sapin veulent préparer les esprits en faisant mine d’avoir eu une belle idée pour relancer « l’Europe qui nous protège ». On devine qui serait surtout protégé par leurs trouvailles… Surtout quand on sait que le projet comporte aussi par exemple la finalisation de « l’union des marchés de capitaux » ce nœud coulant mortel pour l’indépendance des économies. Encore un coup parti de loin avec un rapport enthousiaste voté récemment par la droite et le PS du Parlement européen. Ils se prononçaient avec enthousiasme notamment pour relancer la « titrisation » des emprunts des entreprises en Europe pour que les banques et fonds puissent les revendre à la découpe dans des empaquetages différents. C’est pourtant ce modèle qui a créé l’effet boule de neige de la crise des subprimes en 2008.

Donc, 2017 sera l’année charnière de ce projet. La Commission européenne a précisé le calendrier de réalisation de cet objectif. Personne ne devrait l’ignorer. Les débats auraient dû commencer. Une première phase est en cours jusqu’au 30 juin 2016. Elle prévoit le renforcement de l’intégration de la zone euro sans changer les traités. Et après ? 2017 marquera le début de la deuxième phase, avec une modification des traités envisagée et même souhaitée. Dès la mi-2016, un groupe d’experts nommés par la Commission européenne planchera sur un éventuel nouveau traité. Au printemps 2017, la Commission prévoit la publication d’un paquet d’orientations sous la forme d’un Livre Blanc sur l’achèvement de l’Union économique et monétaire. Puis suivra la négociation à proprement parler de ce nouveau traité entre les États, sitôt passée l’élection présidentielle française de 2017. L’idée étant que tout soit bouclé dans le prochain mandat des dirigeants français et allemand qui débutera en 2017.

Si la France est alors dirigée par un personnage du même acabit que l’actuel président de la République ou son prédécesseur, le peuple français sera tenu à l’écart de ces tractations. Comme avec Sarkozy en 2008 sur le Traité de Lisbonne ou avec Hollande en 2012 sur le traité budgétaire, aucun référendum n’est prévu pour solliciter l’accord du peuple français. Aucune de leurs promesses sur le sujet ne sera jamais tenue comme l’ont montré les deux précédentes expériences sur le sujet. Je vous mets aussi en garde contre les numéros d’enfumage à l’occasion de la campagne présidentielle. Souvenez-vous des promesses non-tenues en matière européenne. Souvenez-vous de la promesse envolée de François Hollande à propos de la « renégociation » du traité budgétaire. Souvenez-vous de la promesse envolée de Nicolas Sarkozy d’un « mini-traité » suite au référendum de 2005. Ne vous faîtes pas avoir une nouvelle fois. Pour ma part, je dis les choses clairement. Je n’accepterai pas ce nouveau traité qui étouffe la souveraineté des Français. Je plaide pour que 2017 soit l’occasion de sortir des traités européens. Ma ligne est claire : l’Union européenne, on la change ou on la quitte !

Source : Jean-Luc Mélenchon, 12-05-2016

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100 réponses à Un nouveau traité européen est en préparation, par Jean-Luc Mélenchon

Commentaires recommandés

Nicole Le 09 août 2016 à 01h19

Merci à Mélenchon de nous alerter . Il le fait avec sa verve habituelle , et on sait qu’on peut lui faire confiance sur les informations qu’il avance. De toute façon il a raison, jamais Sapin ou Macron n’ont eu le moindre projet . Sans l’avoir demandé j’ai reçu la dernière communication vidéo de Macron sur son mouvement. Il se réjouit de la progression du nombre de questionnaires remplis, il promet que ça va continuer .. mais il n’y a que de la communication, pas un mot de programme politique . C’est ahurissant de vide .
Merci au blog de nous transmettre le billet de Mélenchon.
Nous serons vigilants !

  1. noDJ Le 09 août 2016 à 01h10
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    La question des tribunaux privés d’arbitrage, permettant à des transnationales de poursuivre des Etats pour un manque à gagner est révélatrice. Si l’UE défendait l’intérêt des Etats membres et de leur population, la réponse aurait été NIET, la question n’a pas à faire l’objet de la moindre délibération.

    La difficulté est la même que si l’on demandait à quelqu’un : Voulez-vous que je vous coupe les bras au-dessus ou au dessous du coude ?

    Les mêmes lobbies financiers sont à l’oeuvre à Bruxelles et dans les capitales européennes.
    Plus de pseudo-Europe, de vassalisation à la pseudo-Amérique, par le TAFTA, l’OTAN, et après ?


  2. Nicole Le 09 août 2016 à 01h19
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    Merci à Mélenchon de nous alerter . Il le fait avec sa verve habituelle , et on sait qu’on peut lui faire confiance sur les informations qu’il avance. De toute façon il a raison, jamais Sapin ou Macron n’ont eu le moindre projet . Sans l’avoir demandé j’ai reçu la dernière communication vidéo de Macron sur son mouvement. Il se réjouit de la progression du nombre de questionnaires remplis, il promet que ça va continuer .. mais il n’y a que de la communication, pas un mot de programme politique . C’est ahurissant de vide .
    Merci au blog de nous transmettre le billet de Mélenchon.
    Nous serons vigilants !


    • pierre Le 10 août 2016 à 00h01
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      C’est le même qui, en 2012, a appelé au deuxième tour ses électeurs à se rallier SANS. CONDITION à Hollande pour faire barrage à la droite… Tu parles d’un défenseur des intérêts du peuple !!? Un grand menteur qui parle vrai – de temps en temps – uniquement pour ratisser à gauche pour le compte du PS, et rien d’autre. Si ça marche encore, c’est bien fait pour ces électeurs-là.


      • Louis St O Le 10 août 2016 à 07h54
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        Oui, c’est vrai.
        Mais si il ne l’avait pas fait nous aurions eu un deuxième mandat de Sarkozy … et surtout vous aurions aujourd’hui un candidature du P”s” avec Hollande qui lui, allait nous promettre, ses 50 propositions du “Mois Président”.
        Alors avant de le critiquer, il fallait l’écouter au premier tour quand il disait qui était Hollande et ce qu’il ferait une fois élu, mais non surtout il ne fallait pas voter Mélenchon au premier tour, il avait été au PS et n’avait pas renié Mitterrand.


      • Ari Le 10 août 2016 à 10h20
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        Oui et c’est aussi le même qui a toujours défendu l’Union Européenne. Et il ose dire que sa ligne est claire ?
        S’il était clair, il dirait clairement que l’Union Européenne ne peut pas être changée, puisque ce n’est plus un secret pour personne. Mais non au lieu de cela, il continue à faire croire que si nos présidents en avaient d’assez grosses ils la changeraient.
        Non, l’UE, il faut arrêter de rêver de la changer et il faut la quitter au plus vite.
        J’ai vraiment compris que Mélanchon était hélas un rateau pour le compte du ps après ce que Tsipras a fait à la Grèce alors que Mélanchon continuait à vouloir rester dans l’UE.
        Mélanchon fait beaucoup de mal au peuple français en l’empêchant de voter pour quelqu’un qui veut réellement sortir.


  3. Incognitototo Le 09 août 2016 à 01h22
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    C’est très étrange et très inquiétant ce mouvement centrifuge où tous les vrais centres de décision s’éloignent toujours plus des citoyens… alors que dans le même temps, nos politiques n’ont de cesse de mettre en place une soi-disant décentralisation, de la participation locale, des consultations… pour des décisions déjà prises ailleurs.

    Ce mouvement a commencé, il y a 30 ans et je ne sais pas ce qui pourra l’arrêter : mais ce qui est sûr c’est que la coupe déborde…

    La Constitution de 1793 disait dans son Article 35 : “Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.”

    Mais nous n’avons plus ce droit… alors, qu’est-ce qui nous reste face à cette oligarchie politique que rien n’atteint ? Voter Méluche qui fera comme Tsipras en Grèce ?… Vivement l’effondrement systémique pour qu’on puisse passer à autre chose.


    • Jmk011 Le 09 août 2016 à 09h32
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      @incognito
      Pourquoi pensez-vous a priori et sans aucune preuve que Melenchon “fera comme Tsipras en Grèce” ? C’est le genre de discours qui amènera beaucoup de gens à voter Le Pen, alors que le FN, parti d’extreme droite quoi qu’en dise sa présidente, ne fera rien pour le peuple une fois arrivé au pouvoir (à Dieu ne plaise) !!


    • Jean-Paul B. Le 09 août 2016 à 09h55
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      Votre discours mettant J-L Mélenchon dans le même sac que les politiciens européïstes qui nous gouvernent (P”S”-EELV-PRG) ou aspirent à le faire (Modem-UDI-LR) risque de valoriser un peu plus la candidature Le Pen, qui n’est qu’une imposture dont le monde du travail doit se méfier sinon il sera berné (cf. la position du FN sur la loi dite “El Khomri” par exemple).
      Je vous invite à ne pas faire de procès d’intention à J-L Mélenchon, mais de le juger sur pièces (ses votes au Parlement européen, ses prises de positions sur les sujets d’actualité et ses propositions sur ce qu’il faudrait faire en France,etc.)


      • Guillaume Le 09 août 2016 à 14h36
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        Oui, comme par exemple son soutien à F. Hollande au deuxième tour de 2012?
        Au moins il peut se vanter d’avoir une plus grande part de responsabilité sur le bordel sans nom en Syrie et par conséquentles attentats en France.

        Chapeau!


        • med Le 09 août 2016 à 18h01
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          Vous êtes minable. C’est typiquement les arguments grotesques du FN que vous distillez là.
          Melenchon n’a jamais appelé a voter Hollande mais a battre Sarkozy. Et bien malin celui qui en 2012 pouvez voir dans un Hollande un être aussi fourbe et traite.


          • Guillaume Le 09 août 2016 à 22h24
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            “C’est typiquement les arguments grotesques du FN que vous distillez là”
            Je suppose qu’il s’agit d’un point Godwin. Bel argument.

            Deuxièmement on ne vote pas CONTRE qqn, on vote POUR qqn. Si vous avez voter “pas Sarkosy” c’était un vote nul 🙂
            Et comme le précise ElGilloo ci-dessous négocier une contrepartie n’aurait pas été du luxe.


      • ElGilloo Le 09 août 2016 à 15h31
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        En jugeant sur pièces, moi, j’obtiens ceci:

        – JLM nous expliquait en 2012 que vouloir sortir de l’euro, c’était être maréchaliste.
        – Il a soutenu Tsipras bec et ongles, même, pendant un temps, après la trahison de celui-ci.
        – Il a appelé a voter Hollande sans même essayer de négocier aucune contrepartie en 2012.
        – Il ne veut toujours pas sortir de l’UE.

        Il ne s’agit pas de procès d’intention, mais de ses prises de position sur les dernières années.


      • Incognitototo Le 09 août 2016 à 15h46
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        @JmKO11 et Jean-Paul B.

        J’apprécie beaucoup Mélenchon en tant que personne et je partage bon nombre de ses analyses. Malheureusement, ayant lu son programme, je suis au regret de constater qu’il ne tire pas les conséquences de ses analyses. Pire les solutions qu’ils proposent sont trop souvent en dehors de simples principes de réalité, et/ou reprennent des poncifs qui sont datés (du genre faisons payer les riches, comme si ceux-ci n’avaient aucun moyen d’y échapper) et ne correspondent plus aux réalités actuelles.
        De plus, si je dis qu’il fera comme Tsipras, c’est que justement il ne propose rien pour s’extraire des chantages financiers que fatalement, nous aurons à subir (comme la Grèce), si nous voulons faire une autre politique que celle imposée par le néo-libéralisme.
        Quand au lieu de jouer les gros bras, il voudra se pencher sur de vraies solutions, alors je peux vous assurer que je prendrai ma carte. En attendant, ça ne m’empêchera pas de voter pour lui, si Olivier ne se présente pas… 🙂


        • med Le 09 août 2016 à 18h11
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          Quel programme vous avez lu vu qu’il n’est encore pas sorti ?

          Le programme de Melenchon s’appuie sur la contribution de milliers de citoyens. ..

          La convention nationale sur le programme de la France insoumise aura lieu les 15 et 16 octobre prochains .


      • Dominique Le 14 août 2016 à 21h54
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        Votre discours mettant J-L Mélenchon dans le même sac que les politiciens européïstes […] risque de valoriser un peu plus […] Le Pen

        Tu dis ça parce que tu ignores le PRCF ou L’UPR. Ou alors, tu les connais, mais tu veux faire un coup de pub à la Marine en faisant croire qu’elle seule veut sortir de l’Union.


  4. kesse Le 09 août 2016 à 01h23
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    A quand un reportage grand publique sur l’Union Europeenne:

    1) Deni democratique par le non-respect des resultats des votes, promesses non tenus des dirigeants.

    2) Traitement de la crise grecque et du brexit, arguments moraux fallacieux, mepris et mensonges ehontes des experts.

    3) Analyse des accomplisements economiques : organisation de l’evasion fiscale, luxleak, dumping sociale, absence de projets recents d’envergure (notamment dans la sphere internet).

    Puis en filigrane, le background des differents dirigeants, juste pour le sel …

    On pourrait appeler ca: “U.E., maladie de l’Europe …”


    • Alin Javier Hannier Le 09 août 2016 à 07h07
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      Proposition de Point 4 “Avec le traité sur la coopération et la gouvernance, le TSCG, que François Hollande fit ratifier en septembre 2012, c’est la maîtrise du budget, élément essentiel de notre souveraineté, qui est en passe d’être retiré aux élus de la Nation. Les politiciens organisent ainsi leur propre impuissance pour fuir leurs responsabilités et, quand ils l’ont fait, partent pantoufler à Bruxelles, à l’instar de Pierre Moscovici, en attendant de se faire recruter par une grande banque d’affaires américaine.”


  5. Spectre Le 09 août 2016 à 01h34
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    Un nouveau traité européen est en gestation. Ce sera un enjeu majeur de l’élection présidentielle de 2017.

    Je crains, hélas, que la question ne soit discrètement mise sous le tapis ; le parti unique eurolibéral saura pratiquer l’enfumage, sans compter l’hystérisation du débat suite aux futurs probables attentats d’ici l’élection… Prévoir, donc, une campagne de diversion à base de foulards, « burkinis », viande halal et autres joujoux pour amuser la galerie. Cf. Manuel Valls : « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire. »


  6. Caliban Le 09 août 2016 à 03h01
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    Ce qui est écrit ici est très inquiétant. Il serait temps que les Français – et eux en priorité – se rendent compte de ce qui se passe. Car je crois que nous avons le droit à un “traitement de faveur”.

    L’Etat nation “à la française” (centralisé, ou jacobin pour ses détracteurs) est le dernier obstacle à franchir pour les eurolâtres biberonnés dans les “High school” Yankee et qui rêvent d’ajouter des Etats aux 51 qui garnissent déjà la bannière étoilée.

    Une fois le piège refermé par les banquiers et le belliqueux Oncle Sam, nos bulletins de vote définitivement transformés en confettis, il ne restera plus que les fusils pour se faire entendre. Belle régression.


    • hzdl Le 09 août 2016 à 09h24
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      je ne veux pas passer pour le rabat joie de service mais il y a 50 Etats aux USA, pas 51…


    • Caliban Le 09 août 2016 à 09h36
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      @hzdl

      Vous avez parfaitement raison 🙂
      Cela dit, cela peut bouger si Washington accepte un jour d’endosser la dette Porto-ricaine : https://fr.wikipedia.org/wiki/51e_%C3%89tat


  7. James West Le 09 août 2016 à 03h08
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    Mélenchon s’attribue la révélation de ce que n’importe quel lecteur de ce blog devrait déjà savoir. Par ailleurs, plutôt que de se limiter continuellement à faire le genre de promesses sur lesquelles Tsipras, Hollande et tant d’autres politiciens ont prouvé qu’ils pouvaient s’assoir tranquillement une fois élus, l’ancien ministre socialiste ferait mieux de proposer des moyens politiques pour faire payer toutes ces trahisons. Les électeurs idiots vont finir par se faire rares.


    • jplchrm Le 09 août 2016 à 07h30
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      Effectivement, on peut craindre que ce Monsieur soit notre Tsipras à nous. On nous a tellement fait le coup que nous ne devrions même pas nous poser la question. D’un autre côté, 2017 a toute chance d’être l’année de LA crise. Le système financier est tellement malade qu’il ne tient comme on dit plus que par la peinture. Et ça va tellement décoiffer que la politique sera le cadet de nos soucis.


    • Caliban Le 09 août 2016 à 08h48
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      @James West

      “l’ancien ministre socialiste …”

      A mon avis, il vaudrait mieux laisser ce genre de politique politicienne aux médias mainstream et ne pas être trop sévère avec le “lanceurs d’alerte” Mélenchon, en lui reprochant son passé de responsable politique.

      A ma connaissance il est le seul à trouver un écho dans la population / à passer à travers les filtres médiatiques.


      • James West Le 09 août 2016 à 14h19
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        J’aimerais bien que ce soit de la politique politicienne, cela n’aurait du coup pas trop d’impact sur nos vies quotidiennes.
        Quant au fait qu’il puisse trouver un écho dans la population, je le déplore, mais je ne m’en étonne pas : quand la soupe est servie, il s’en trouve toujours pour la boire. La grimace ne vient que trop tard et le flux médiatique rend hélas la mémoire courte.
        Mélenchon est venu là pour encadrer le mouvement de contestation du PS et assurer le report des voix au deuxième tour des élections présidentielles. Il a parfaitement rempli sa mission. J’espère pour lui qu’il aura la pleine récompense qu’il mérite.


        • Louis St O Le 10 août 2016 à 08h10
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          “Il a parfaitement rempli sa mission. J’espère pour lui qu’il aura la pleine récompense qu’il mérite.”
          Oui vous avez remarquez, il a été ministre dans tous les gouvernements de Hollande, je crois même que Hollande parle de lui comme prochain premier ministre.


      • jacquouille Le 15 août 2016 à 08h11
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        Un écho dans une partie de la population ,seulement une partie.Il s’est coupé des ouvriers à cause de son discours pro communautarisme.


  8. Didier Le 09 août 2016 à 04h23
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    On pensera ce qu’on veut de Mélenchon, mais il fait le job. Et avec style, ce qui devient rare.


  9. Jean-Luc Le 09 août 2016 à 07h16
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    D’accord avec hzdl, ce monsieur ne souhaite pas sortir du l’U.E.
    Une “nouvelle” europe ? impossible puisque toute modification de ce traités ne peut se faire qu’à l’unanimité des 28 ex-états, donc niet !
    Voir un petit bout de télé-poubelle (onpc) avant que la petite léa salamé ne se fasse virer, grâce à Coppé.
    Ni lui, ni les autres partis leurre pré-cités (LePen ou Dupont-aignan) ne sortiront de l’U.E.
    J’ai l’impression d’un mécanisme basé (comme aux states) sur un bloc bi-parti (rep. et dem.),
    accompagné de pseudo-opposants des deux bords permettant de réequilibrer les votes selon l’opinion publique du moment. Ce mécanisme est bien rôdé et verrouillé.
    Les seules mises en gardes sérieuses que j’ai noté sont celles de l’U.P.R. depuis 2007.
    Petite formation ayant recu des bâtons dans les roues par la loi Urvoas, favorisant les gros partis.
    Je dirai que nous ne sommes pas en démocratie, éventuellement en démocratisme,
    idéologie illusoire donnant l’impression de liberté de choix juste par l’existence de votes,
    bien que les promesses et prétentions ne soient, au final, pas appliquées.


    • jplchrm Le 09 août 2016 à 08h11
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      L’UPR et le PARDEM ex-MPEP aussi microscopique que l’UPR, hélas. L’un est issu de la droite, l’autre de la gauche mais ces deux petites formations se retrouvent autour des mêmes points communs anti-UE dans la dissidence. Ils sont importants pour la représentation des idées, mais leur poids politique est zéro.zéro.


      • hzdl Le 09 août 2016 à 09h20
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        le poids politique de l’upr aujourd’hui = 1%.

        Avec une omerta médiatique à la sicilienne….
        Le verrou va finir par sauter, personnellement, j’y crois


      • fanfan Le 09 août 2016 à 09h23
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        Pour info… Les dix points-clé du programme de libération nationale et de justice sociale du Parti de la démondialisation (Pardem)
        https://blogs.mediapart.fr/annie-stasse/blog/280416/pardem-parti-de-la-demondialisation


      • Igor Le 09 août 2016 à 09h37
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        Qui donne le poids politique à un parti? Ce ne sont pas les citoyens?
        Vous devriez dire ils ont actuellement un poids politique de zéro
        Votre raisonnement et même conviction donne raison aux politiciens actuels, et vous nier implicitement l’engagement politique gratuit et désintéressé, ce qui doit être la norme en démocratie. ..


        • hzdl Le 09 août 2016 à 10h56
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          le 1% c’est celui des dernières élections….


    • subotai Le 09 août 2016 à 22h14
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      On peut estimer qu’une Union Européenne “sociale” soit envisageable sinon souhaitable.
      “Travailleur de tout pays unissez vous!”
      L’union fait toujours la force.
      Il se trouve que la Lutte des Classes, que “vous” avez tant décrié ces 30 dernières années, a été gagnée par ceux qui la faisait (c’est à dire les “Riches”) avec l’aide de tout leurs séides plus ou moins passifs (la majorité) qui croyaient/espéraient/souhaitaient pouvoir un jour entrer dans le cercle des milliardaires – il y en a beaucoup qui y croient encore (ref Macron) – ou qui faisaient comme les rémoras et poissons pilotes, à bouffer les miettes qui tombent de la gueule du requin.
      Aujourd’hui, comme tout passe et tout casse, le système verrouillé des “Riches” s’effondre sous le poids de sa propre expansion, ses limites et ses contradictions. Et donc “vous” renâclez?
      D’accord!
      Mais combien mettrons le bulletin dans l’urne pour autre chose que la peste, le choléra et grippe espagnole?
      Ou iront à la pêche?
      On a le Gouvernement qu’on mérite!
      Non, au Saint Empire Romain Germanique!


    • georges glise Le 11 août 2016 à 14h23
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      vous voulez dire que nous sommes en démocrassouille. mais l’upr d’asselineau est sur la même position que dlf de nda. je pense, comme beaucoup, que tous les anti-européistes devraient se rassembler. en attendant, mélenchon oeuvre très utilement, au parlement européen et au-dehors, pour le combat anti-européiste.


  10. Bordron Georges Le 09 août 2016 à 07h55
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    Le phénix UE n’a même fini de cramer qu’il veut déjà renaître de ses cendres!
    Non! L’heure n’est pas du tout d’envisager un autre traité, une autre Europe ou quoi que ce soit d’autre. Tout ceci conduirait à vouloir conduire de prétendues nouvelles affaires avec les mêmes acteurs, les mêmes fonctionnaires, les mêmes dirigeants. Ce pour quoi ces derniers seraient prêts à tout vous promettre, pourvu qu’ils restent en place. C’est justement parce qu’il faut arrêter tout ce qu’il s’est passé pendant quarante ans, qu’il faut expulser tous ceux qui ont conduit à cette catastrophe. La lutte sera dure, très dure, inexpiable. C’est parce que les gens au pouvoir actuels sont prêts à tout pour y rester!
    «Cartago delenda est!» C’est cette lutte qu’il faut mener et elle va durer encore un certain temps!


  11. dan Le 09 août 2016 à 08h03
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    Les analyses de Mélanchon, que j’ai soutenu il fût un temps, sont justes. Cependant il ne va pas jusqu’au bout et c’est bien cela qui me gêne chez lui. Pourquoi ne pas dire haut et fort qu’il faut en sortir de cette europe, et engager toutes ses forces dans cet objectif, qui est le seul à être refondateur. Sortons de la dictature ! De quoi a t-il peur ? De perdre ses soutiens au PCF, d’être banni des médias ?


    • Adrien Le 09 août 2016 à 10h57
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      Peut-être parce que tenir un discours franc de sortie de l’UE, aujourd’hui en France, est inaudible d’une bonne partie de la population, en particulier dans l’électorat potentiel de Mélenchon ?

      Pour gagner l’élection, il faut qu’il navigue finement entre les idées, mais aussi entre les médias franchement hostile et les électeurs nourrit de propagande…


      • ElGilloo Le 09 août 2016 à 12h30
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        Euh… Il me semble que c’est bien JLM, qui nous serinait que “vouloir sortir de l’euro; c’était être pétainiste”, non? Comment s’étonner que son électorat, maintenant, ne veuille pas entendre parler de sortie de l’UE?

        “Naviguer finement”, c’était justement ça, la politique de Pétain.

        JLM devrait peut-être commencer par expliquer les choses clairement. Il gagnerait en crédibilité.


    • Gilles bernadou Le 10 août 2016 à 01h40
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      Ne vous en déplaise, jlm fait partie du système
      Son job consiste a amener les mécontents du PS vers lui et ensuite il les rebascule vers le PS
      Mais, contrairement a ce que certains pensent, c’est pas gratos, c’est son job…
      Finalement, je me rends compte que peu de gens voient clair…pourtant, c’est tellement limpide.


      • georges glise Le 11 août 2016 à 14h30
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        c’est vraiment n’importe quoi, ce que vous dites!jlm est clairement sur la ligne qu’il a définie pour l’élection de 2012.


    • Louis St O Le 10 août 2016 à 08h27
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      D’abord, MélEnchon avec un “E”.
      Ensuite, il faudrait peut être suivre, Le PCF (pas les communistes) a lâché Mélenchon il y a belle lurette. Puisque Europeïste, pour le Nucléaire et même pour l’aéroport de Nantes au referendum en fait contre l’Eco-socialisme.
      Enfin, il faut lire le texte jusqu’à la fin.
      “Ma ligne est claire : l’Union européenne, on la change ou on la quitte !”
      Petite explication, aujourd’hui, beaucoup de personnes croient encore changer l’UE de “l’intérieur”, (un peu comme les frondeurs avec le PS) lui, il n’y croit pas, et vouloir négocié prouvera que l’UE ne peut et ne veut être changé, donc “On la quitte” et pour cela il y a le plan B.


  12. LaKanaye Le 09 août 2016 à 08h13
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    L’alarme éclairée comme sidération paralysante.
    Il est admirable le potentiel de “prise de conscience” à la fois compétent et morbide, voir suicidaire. Des décennies d’indignation, de dénonciation, de «oh!» et de «ah!» sans l’amorce d’une véritable démarche politique, voir révolutionnaire (ouh là là, le gros mot qui fait peur!); mais, à la place, un “fond de commerce” typé “contestataire”, de fait bien accepté par les institutions, car pas dangereux du tout.
    Mélenchon est très intéressant, sans être indispensable, mais il ne s’inscrit pas dans une vraie et sincère quête politique, attendant que «le système s’effondre», une image (une de plus, utilisée de droite à gauche!) sans réalité, car on n’a encore jamais vu une institution (donc une création humaine) “s’écrouler” comme un immeuble. Tant que les personnes responsables n’y mettent pas fin en l’abolissant, elle peut demeurer éternellement (les gardiens du temple sont bien armés)
    On ne peut que s’en détacher, quand c’est possible: et là c’est possible (art.50 TUE), donc faisons-le!


    • Hélène Lacheret Le 09 août 2016 à 14h08
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      LaKanaye, vous ne semblez pas au courant des propositions concrètes de Mélenchon. Je vous invite donc à aller l’écouter en suivant ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=z64EF-6io2k
      Après, on en reparle !


      • Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 15h11
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        @Hélène Lacheret

        J’ai écouté la conférence de JLM à Sciences Po.

        Toujours aussi agréable à écouter et ne manquant pas d’humour comme lors de sa saillie drolatique sur sa rencontre avec de Margerie, Mélenchon en reste quand-même à des généralités.
        Il dit “il ne faut pas en rester à mieux partager les fruits de la croissance mais toucher à la répartition du Capital existant” sans préciser les modalités de cette action.
        Il rend responsable Hollande du tournant liberal-austéritaire sans pointer les traités européens (ou seulement au détour d’une phrase). Alors que sur le thème des “révoltes populaires”, ce thème devrait occuper au moins un tiers de la conférence.

        Bref, agréable à écouter mais assez creux quant au contenu.

        Pourtant, JLM est très cultivé, bien informé et conscient de ces problèmes.
        On dirait qu’il tient à ne pas “faire peur” avec une rupture annoncée avec l’UE en s’accrochant désespèrement à une possibilité de réforme de celle-ci.

        Or, depuis la crise grecque, on sait désormais que c’est une chimère.


  13. Caliban Le 09 août 2016 à 08h57
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    @hzdl

    Je ne souhaite pas faire ici la promotion du candidat Mélenchon. Mais comme je me suis posé les mêmes questions que vous je me permets de préciser les formules “l’Union européenne, on la change ou on la quitte !” ou “désobéissance aux traités” en fonction de ce que j’ai lu sur son site.

    La première formule indique qu’il faut établir un rapport de force avec l’Allemagne, qui selon M. Mélenchon, ne peut que céder aux exigences françaises (en raison notamment de “l’arme nucléaire” que constituerait la dette française)

    La deuxième formule consiste à dénoncer les Traités. Pourquoi ne pas exiger l’article 50 ? Selon M. Mélenchon afin de ne pas laisser l’UE à l’Allemagne – ou ce qu’il en resterait, c’est à dire l’Europe de l’Est et du Nord.

    On peut bien sûr avoir des réserves sur l’analyse … mais parler d’enfumage me paraît excessif.


    • hzdl Le 09 août 2016 à 09h09
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      si. Excusez du peu

      Mélenchon a voté OUI à Maastricht. Il a fait campagne pendant 30 ans pour “changer d’Europe”.

      On va dire quoi à l’Allemagne exactement avec votre argumentaire? “je te balance une bombe si tu ne me laisses pas sortir de l’euro?”

      Ridicule. Si le mec veut retrouver la souveraineté du peuple francais, il dénonce les traités point. Le reste n’est que littérature…

      Quant à dire “laissez l’Europe à l’Allemagne”, c’est du flan. Si la France sort, l’UE s’effondre. Et puis si l’Allemagne veut garder les ruines de l’UE, qu’ils les gardent et fassent mumuse avec !


      • Jmk011 Le 09 août 2016 à 09h44
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        @hzdl
        Oui Melenchon a voté oui à Maastricht (moi aussi) puis il a compris que c’était une erreur (seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis) et il a voté non au referendum de 2005 (moi aussi), puis il a quitté le PS et fondé le parti de gauche, profondément hostile à l’Europe telle qu’elle est et tend à devenir.
        Avant de dire n’importe quoi à son propos, lisez bien son programme pour 2017, avec ses plans A et B, qui préconise exactement ce qu’il conviendra de faire (à condition bien sûr de voter pour lui).


        • James West Le 09 août 2016 à 14h24
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          Mais Fabius aussi a voté non au referendum de 2005. Hahahaha ! C’est vraiment d’un comique ! Tous ces gens là nous prennent pour des cons, mais il faut bien reconnaître qu’on les y encourage …


      • Olympi Le 09 août 2016 à 21h18
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        Il est fort probable que l’Allemagne puisse vouloir garder son arrière court industriel qu’est l’Europe de l’est. Regardez par exemple la dépense du commerce polonais avec les Allemands, effarant ! : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartes/commerce/c001693-les-principaux-partenaires-commerciaux-de-la-pologne-en-2012

        À comparer à celui de l’Allemagne http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartes/commerce/c001353-les-principaux-partenaires-commerciaux-de-l-allemagne-en-2010
        (ou on a l’impression que l’Allemagne fait de l’import-export chine vers US et France)


    • Caliban Le 09 août 2016 à 09h25
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      @hzdl

      J’envie vos certitudes.
      Pour ma part, je ne suis pas convaincu que la sortie de la France de l’UE aboutisse à l'”effondrement” de l’UE. Dans la circonstance cela dépendrait peut-être de l’attitude des Etats-Unis. Et à mon sens, l’hypothèse d’un nouveau Reich allemand ne me paraît pas totalement improbable.

      J’envie la constance dans vos convictions.
      Reprocher à un responsable politique ses erreurs remontant à un quart de siècle (Maastricht) prouve que vous avez de la mémoire et une rigueur morale irréprochable. Mais pas que le changement d’opinion de M. Mélenchon à propos de la construction européenne est insincère.


      • hzdl Le 09 août 2016 à 09h36
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        l’idée politique de supranationalité est pour moi l’idée nodale de tout débat politique (en Europe du moins…. pour l’instant).

        Quand on est un responsable politique, qu’on soutient cette idée lourde de conséquences sur la démocratie et qu’on retourne sa veste au fil des années et des évolutions, cela devrait nous apporter 3 enseignements :

        1- Ce reponsable politique est incompétent puisqu’il n’a pas de pensée visionnaire (anticiper les évènements chez un homme politique est pour moi une compétence absolument nécessaire, dans le cas inverse, on est un jeanfoutre).

        2- Il s’est trompé (ce qui arrive vous me direz mais personnellement, se tromper aussi lourdement sur un principe fondamental de souveraineté a pour conséquence de décrédibiliser la personne pour toujours).

        3- Pire, il n’a pas d’idée du tout et fait sa politique au gré des sondages et du thermostat ambiant.


        • Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 10h27
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          @hzdl

          Vous conviendrez que Charles de Gaulle reste un “mètre étalon” des hommes d’Etat.

          Or, vis à vis de la présence française en Algerie, le moins que l’on puisse dire est qu’il a évolué du tout au tout.
          Il n’était pas pour autant un jean-foutre ni ne définissait sa politique au gré du vent.

          On peut très bien avoir voté Maastricht en ayant eu foi dans les fausses promesses de l’Europe sociale sans avoir approuvé les traités suivants (d’Amsterdam à Lisbonne).

          Le problème de la politique préconisée par Mélenchon, comme d’ailleurs celle préconisée par Marine Le Pen, est ailleurs.

          Si la France se lance dans un long bras de fer avec Bruxelles et Berlin pour “faire changer l’UE” en menaçant de sortir si les exigences françaises ne sont pas satisfaites, les capitaux sortiront en masse du pays pendant cette période.
          Même des particuliers iront ouvrir un compte bancaire en Allemagne ou aux Pays-Bas pour éviter la dévaluation de leur épargne lors du retour au franc. Donc, vous pouvez imaginer ledit phénomène à l’échelle des entreprises et des fonds de placement.

          La France sera asphyxiée financièrement en quelques jours et les tartarinades de Mélenchon ou Le Pen se finiront comme celles de Tsipras.

          Seule une sortie immédiate de l’Euro avec un contrôle des changes dans la foulée de l’élection et l’annonce immédiate de la mise en place de l’article 50 pour sortir le plus vite de l’UE peuvent empêcher ce scénario.


  14. Martine Le 09 août 2016 à 09h01
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    Vous mettez le Pen et Dupont-Aignan dans le même camp que Asselineau ?
    Les Le Pen font semblant de vouloir sortir de l’euro mais ils n’en ont pas l’intention pareil pour Debout laFrance : tous “veulent ” changer l'”Europe ” Seul François Asselineau propose de sortir réellement des traités grâce à l’article 50. Et de plus il n’y a pas le côté xénophobe et anti immigration dans son discours et dans ces analyses!
    Donc merci de ne pas faire d’amalgame !


    • ElGilloo Le 09 août 2016 à 15h09
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      Ben, euh… Comme ça, par exemple:

      https://www.youtube.com/watch?v=M6eD5fxxAx8

      Comme elle l’a toujours fait depuis toujours…

      Certes, cet extrait est antérieur de quelques mois au referendum britannique. Mais il montre bien le niveau de constance du FN… Tout, et surtout, son contraire.


  15. Toff de Aix Le 09 août 2016 à 09h03
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    Il y a fort à parier que Melenchon, malgré sa franchise, ne passe pas le cap du 2eme tour et que nous ayons droit, à la place, à une des têtes europeistes prévues bien à l’avance, qui fera sans sourciller ce qu’on lui demandera. La souveraineté des pays sera jetée aux orties, car les peuples européens, dans leur grande majorité, ont perdu toute combativité (cf loi “travail”). Seul un mouvement social d’ampleur et généralisé permettrait de mettre tous ces nuisibles hors d’état de nuire. A la place, nous aurons l’asservissement et le fatalisme. Le seul rayon de soleil sera l’effondrement systémique de l’économie, qui signera la fin de ce système à bout de souffle et le début d’autre chose. Car oui l’effondrement aura lieu, et dans l’intervalle, toutes ces lois et mesures récessionnistes permettront juste d’accélérer le mouvement, ce qui n’est pas plus mal, au fond.


    • Téji Le 09 août 2016 à 15h15
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      Je vous rejoins : s’opposer au système, c’est peu ou prou en faire partie. Et comme il ne peut plus perdurer, autant s’occuper ailleurs ! Face à un effondrement systémique, et à un changement de paradigme, il ne peut y avoir que l’exemple qui vaille et convainque de manière rapide et totale, et ce d’autant plus si l’exemple est proche. C’est une chance, si le système s’écroule, seul du local pourra émerger le nouveau ! L’occasion, au passage, de remplacer la compétition par la coopération…


      • La victoire du peuple arrive ;) Le 11 août 2016 à 12h04
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        C’est pire que ça Téji… les partis dits extremes sont les interrupteurs de la remise à zéro.
        Quand on arrive à la fin de la possibilité de dette (d’un système félon qui permet le pret à intéret), le peuple est mécontent, croit en une alternative et vote aux extremes, et la ruine qui était inéluctable arrive. c’est organisé comme une maison de dressage du peuple.


  16. Oimself Le 09 août 2016 à 09h20
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    Melenchon a des points essentiel de divergence avec le pen et dupont aignan comme le partage des richesses, le point de vue humaniste vis à vis de l’immigration et de la guerre en Syrie, et la transition écologique. Cette union est donc plus qu’impossible.


  17. ElGilloo Le 09 août 2016 à 09h22
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    Le souci, c’est toujours le même. Il y en a un qui compte sortir de l’UE, à pensé son programme pour, et se bat pour atteindre cet objectif, et les autres qui parlent encore et toujours de changer l’UE. Justement ce qu’avaient promis Hollande, Sarko, Chirac, Jospin… Une promesse que JLM fustige lui-même dans ce texte, parce qu’elle n’a jamais été tenue.

    “L’UE, on la change ou on la quitte”. Soit. Sauf qu’on ne peut pas la changer. L’autre Europe, rappellons-le, c’était déjà le programme du PS sous Mitterand… Depuis, on a eu Chirac, qui n’acceptait pas “Cette Europe, ouverte comme une passoire…” Jospin, qui allait renégocier les critères de Maastricht…” Sarko, qui nous a carrément fait passer le traité de Lisbonne, sans vergogne… Hollande, qui allait “renégocier le TSCG”. Et l’expérience Syriza, qui montre bien que l’UE, on ne va pas la changer… Et elle est faite pour.

    A partir de là, il faudrait peut-être considérer une chose: ceux qui parlent de “changer l’UE”, se moquent de vous. Du reste, Que ce soit NDA, MLP ou JLM, les trois veulent changer l’UE, mais chacun à leur sauce… Ils ne sont même pas d’accord entre eux au sein d’un seul et même pays. Alors, comment ils feront pour mettre 26 autres états d’accord sur “leur Europe”?


  18. yann plouc Le 09 août 2016 à 09h55
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    Mélenchon, je n’arrive plus à le situer. Comme s’il tenait un rôle de romantique ou de “pur” dans le théâtre Ueuropéen. Effets de manche, complaintes, envolées lyriques … c’est bien joli, mais ses coups de foudre (Chavez, Tsipras, Podemos …) feux de paille témoignent plus d’une immense vacuité que d’un fond propre solide. Son éternel atermoiement (changer l’UE ou la quitter) me lasse. Je le pense assez intelligent pour savoir qu’il n’est pas possible de la changer, alors pourquoi tout ce cinéma ?


    • Kilsan Aïetous Le 09 août 2016 à 11h16
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      Il participe à la “société du spectacle” décrite par Guy Debord.
      http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/media/00/01/2384287160.pdf

      Il joue le rôle que lui assigne le Système, c’est pour cela qu’il a droit de passer sur les grands médias. Il faut réécouter les scénarios fascistes versus antifascistes qu’il exécute avec Marine le Pen. Ce sont de bons acteurs et ils en tirent profit pécuniairement. Avec leur cursus de formation, ils ne pouvaient pas espérer meilleures places dans notre société.

      C’est finalement l’organisation de notre division, de la diversion, de la domestication des opposants et des mécontents faites pour ne surtout aboutir sur rien de concret.


  19. Jmk011 Le 09 août 2016 à 10h21
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    Pour Olivier :
    Je suis effaré par le nombre de stupidités énoncées aujourd’hui par certains commentateurs qui ne connaissent pas JL Melenchon et son programme ou feignent de ne pas le connaitre.
    Aussi je réitère ma proposition faite il y a quelques mois sur ce site d’ajouter à coté des “like” (pouce en l’air) des”nô like” (pouce en bas). Cela éviterait de répondre systématiquement à chaque commentaire indésirable comme je l’ai dejà fait par deux fois aujourd’hui.


    • Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 11h18
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      @Jmk011

      Si vous trouvez certains commentaires ignorants des positions de JLM, n’hésitez pas à nous faire part de ces dernières.
      J’essaie de suivre les publications de Mélenchon sur l’UE depuis quelques années et j’avoue ne pas trouver une problématique claire dans ce que j’ai lu (mais peut-être ai-je mal compris..?).

      Éclairez donc notre lanterne. JLM termine son discours par “l’UE, on la change ou on la quitte”.

      Comment JLM pense t’il trouver l’unanimité pour “changer l’UE” ?

      Dans le cas (probable) où il ne trouve pas cette belle unanimité, quel est son calendrier pour “quitter l’UE” en sachant que les semaines perdues pour tenter de “changer l’UE” auront rendu la France exsangue ?

      Je compte sur vous, qui paraissez bien connaître le programme de Mélenchon, pour nous répondre à ce sujet.

      Je précise que je n’ai aucune animosité contre JLM qui est l’un des derniers personnages publics a ne pas faire de fautes de français et qui garde une large culture dans ce que l’on appelait jadis les Humanités.


    • med Le 09 août 2016 à 18h21
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      Helas, ces commentateurs sont tous de mauvaise foi, et pour la plus part des fidèles du FN. Ils arrivent en escadrille dès qu’ils débusquent le nom Melenchon et posent leurs crottes.

      C’est pas bien difficile de les débusquer, ils ont toujours les même arguments grotesques et débiles.


      • Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 22h17
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        Si c’est une attaque ad personam, elle tombe plutôt mal. Le FN est très loin d’être ma tasse de thé. Et je préfère de loin Mélenchon.

        Mais plutôt que de considérer les arguments adverses comme “des crottes”, démontez donc rationnellement leurs mécanismes.

        Ce sera bien plus utile pour les lecteurs du blog. Et vous obligera à un exercice intellectuel supérieur à la simple insulte.


      • FifiBrind_acier Le 10 août 2016 à 07h54
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        med,
        La zone euro est condamnée à la stagnation sans fin, car les plans de relance européens se heurtent à la division des pays européens qui n’ont pas les mêmes intérêts économiques:

        – les pays de l’ est qui reçoivent beaucoup d’argent de Bruxelles, et ont conservé leurs industries.

        – les pays du nord de l’ Europe qui ne veulent pas dilapider et partager leurs bénéfices avec les “pays cigales du sud”.

        – les pays du sud, qui auraient besoin d’un plan de relance, mais qui n’en n’ont pas les moyens budgétaires, sauf à aggraver encore leurs déficits.

        https://www.upr.fr/actualite/europe/la-zone-euro-condamnee-a-la-stagnation-sans-fin


  20. Kilsan Aïetous Le 09 août 2016 à 11h22
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    “Quoi qu’il en soit, préparez-vous en 2017 à voter aux présidentielles en vous demandant ce que chaque candidat se prépare à faire sur ces sujets. Et vérifiez bien ce qu’ils ont déclaré vouloir faire dans le passé récent et ce qu’ils firent vraiment. Attention aux héros d’opérette qui disent « non » au traité tout en ajoutant un ton plus bas, à la mode hypocrite du refrain des « frondeurs » : « en l’état ». ”

    C’est bien de faire son autocritique et de demander aux gens de se méfier des condidats. En effet il faut bien vérifier ce qu’ils ont déclaré vouloir faire dans le passé récent et ancien et ce qu’ils firent vraiment. Attention aux héros d’opérette.


  21. Micmac Le 09 août 2016 à 12h02
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    Je suis assez étonné par le juridisme de beaucoup de commentaires… L’article 50, l’article 50…

    De toutes évidences, si Mélenchon ou un autre arrive au pouvoir et engage un bras de fer avec l’UE, l’article 50 sera caduc de fait.

    Les négociations se feront au couteau bien loin de l’article 50… L’UE ne s’est pas embarrassée avec ses textes juridiques lorsqu’il s’agissait de faire plier la Grèce, et est allé au delà de ces propres procédures en mettant la Grèce sous tutelle de la “troïka”.

    Je suis aussi étonné des procès d’intention systématique sur JLM. Rien ne prouve qu’il soit un nouveau Tsipras.

    Au sujet de l’impossibilité qu’il arrive au pouvoir, je serai aussi réservé… N’oubliez pas que la campagne électorale n’a pas commencé (et qu’il est très bon dans cet exercice), que le fait qu’il passe devant le PS dans les sondages inverse l’argument du “vote utile” (et que c’est déjà le cas dans certains sondages), et l’abyssale médiocrité des autres candidats…


    • Micmac Le 09 août 2016 à 12h15
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      Mais quelque chose m’inquiète terriblement.

      Je pense vraiment que si un candidat contestataire l’emporte à ces présidentielles, quel qu’il soit, et JLM a toutes ses chances, le “PS” et ses pendants “Républicains” (quelle dénomination ridicule! On touche vraiment le fond!) sont tellement persuadés d’incarner la Vérité et la Justice qu’ils suspendront le processus électoral dans une sorte de coup d’état. Et qu’ils le feront en toute bonne foi…

      Sans compter les possibilités non négligeables de fraudes massives. La fraude aux élections internes au PS étaient une spécialité de Hollande et sa bande.

      Ces gens, “PS” ou “Républicains” sont persuadés d’être hyper compétents, d’être détenteurs de la Vérité, d’être les garants des institutions par droit naturel. A leurs yeux, pas besoin de démocratie, ils sont légitimes de toutes façons.


    • Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 15h19
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      Même si les négociations sur les modalités de rupture se dérouleront “au couteau”, elles se doivent d’être précédées de la mise en place de l’article 50.

      En effet, si cela n’était pas le cas, la France serait toujours liée par la hiérarchie des traités sur la loi française et nombre de procès de droit privé comme public se termineraient toujours devant la CJUE de Luxembourg.

      Ce qui entraînerait des indemnités énormes.


      • Micmac Le 09 août 2016 à 23h10
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        Ben non. C’est automatiquement caduc si on sort des traités qui imposent la prééminence des lois européennes sur les lois françaises.

        Un traité n’a pas force de loi. C’est un accord entre états qui n’est valable que tant qu’il est respecté.


        • Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 23h29
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          Ben si.

          Une déclaration uninominale française de sortie des traités sans respecter le juridisme de l’article 50 ne signifie pas que la CJUE ne peut plus être saisie par un justiciable.

          Le problème des traités européens est justement qu’ils ont transféré l’interprétation des conséquences desdits traités à la CJUE, y compris celle des mécanismes de sortie.

          Pour prendre un exemple concret, la France décide unilatéralement d’interdire le Roundup alors que celui-ci a toutes les autorisations de l’Union Européenne. Et la France n’a pas enclenché l’article 50. Et bien, Monsanto va à la CJUE et condamnera facilement la France qui reste “de jure” dans l’UE même si elle n’y est plus “de facto”

          Après, vous allez me dire, on peut refuser de payer..
          Mais alors, ça va à La Haye et ça se termine mal… Saisie des avoirs à l’étranger et autres choses désagréables.

          Tout ça pour ne pas respecter un peu de juridisme, c’est dommage.


          • subotai Le 10 août 2016 à 19h29
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            C’est pour ça que la guerre existe.
            Ref: the Walking Dead
            Je veux me tirer, tu ne veux pas que je me tire: boum!


  22. grub Le 09 août 2016 à 12h19
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    Non mais ne pas faire le combat contre le front national leur priorité et ne pas donner de consignes de votes pour le second tour ça serait déjà suffisant.


  23. flizz Le 09 août 2016 à 13h10
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    et bien ne vous compromettez pas avec les racistes terroristes mangeurs de bébés chats et égorgeurs de saucissons..
    Vous aurez Juppé, qui va faire du Juppé, à savoir rien, et mal, et vous pourrez revenir ici vous plaindre à quel point ce sont tous des salauds.
    c’est bien, ça fait juste 40 ans que ça dure, on peut repartir pour 40 autres.

    Nan parce qu’Asselineau… soyons serieux, si il atteint les 2% ça sera une victoire historique pour lui (pour rappel Cheminade avait fait 0.25% et NDA 1.8% en 2012)

    Mais c’est bien, continuons comme ça, après tout la république est sauve.


  24. Jean Louis Le 09 août 2016 à 13h56
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    Il faut l’accord des 27 pays pour modifier les traités,article 48 du TUE,hors je doute qu’il y ait l’unanimité des 27 pays car chaque pays à des intérêts différents les uns des autres. C’est un système auto bloquant.
    Le seul moyen de sortir de l’UE est l’article 50.

    http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A12012M048

    Souvenez vous de l’alcoolique notoire Jean Claude Junckie. ^^
    https://www.les-crises.fr/juncker-il-ne-peut-y-avoir-de-choix-democratique-contre-les-traites-europeens/

    Les élections approchent et les mensonges pleuvent comme à Gravelotte ^^


  25. Geneviève B 30 Le 09 août 2016 à 15h31
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    Si je résume d’après les commentaires précédents:

    1) M. Le Pen et N. Dupont Aignan sont des pseudo opposants. Pour ce dernier, allez sur son site ou mieux à ses rassemblements et vous jugerez sur pièce. Il est honnête ce qui est rare de nos jours. Mais je ne suis pas devin.
    2) L’UPR et le Pardem font 1%.
    3) JL Mélenchon s’adapte à l’humeur du moment et ne semble pas vouloir aller jusqu’au bout. Exemple : Changer l’UE ce qui est impossible, surtout avec les mêmes dans les 26 autres pays.

    Que nous reste-t-il? Les manifs, les grèves, les armes? Je n’ai pas l’impression que le peuple soit prêt. Tant qu’il y aura des écrans plats, des pokémon etc…

    Alors osons l’improbable! Pourquoi pas une plateforme commune avec ceux cités ci-dessus, pas forcément un candidat commun. (Bonjour les egos!) Mettons nos mouchoirs sur nos a priori, nos soupçons, nos peurs, nos conditionnements…sinon ils ne nous servirons que pour essuyer nos larmes! Osons quelque chose d’inédit et de choquant même, cela prouverait notre détermination.


    • FifiBrind_acier Le 10 août 2016 à 08h03
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      Genevière B30,

      Il ne peut pas y avoir d’alliance entre des Partis qui veulent sortir définitivement de l’ UE, et ceux qui veulent ” une Autre Europe”, ou bien en sortir pour reconstruire “une Autre usine à gaz..”.

      Si Dupont Aignan est passé 49 fois en 2015 dans les émissions matinales radio & télé, c’est qu’il ne propose pas la sortie définitive de l’ UE. Il est “pour une Autre Europe”, l’ Europe des Nations.


  26. Pierre Le 09 août 2016 à 16h29
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    Cher Mélenchon, n’est il pas le moment de dire quittons l’euro !
    Le bréxit nous a ouvert la voie ! Au contraire de la catastrophe
    économique annoncée je pense que c’était plutôt bénéfique..
    Et les banques ont des problèmes milles fois plus sérieux..
    L’UE nous empêche d’avoir la moindre action logique face à
    cette crise.. Elle nous enfonce plutôt.. Elle aggrave alimente
    voire crée d’autres crises..
    De plus vôtre article nous montre si il était besoin à quel point
    c’est impossible de changer l’ue positivement… Il faudrait déjà
    mettre des politiciens sérieux dans tous ces pays alors qu’on
    à du mal pour un seul… .. Et on vois bien que l’ue est vicié à
    la base.. Le contraire absolu de la démocratie et surtout un
    moyen de la bloquer et le contraire absolu d’une économie stable…

    Je pense vraiment que l’ue dans le moindre de ses rouages,
    de son fonctionnement, de sa création, tout est vicié, pourri,
    essayer d’en tirer du bon serait comme de cultiver dans un
    champ complétement irradié des ogms … On ne peu produire
    que du poison…


  27. pythos Le 09 août 2016 à 16h37
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    On ne veut pas une nouveau traité, on veut juste sortir !


    • Django Le 09 août 2016 à 19h24
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      Malheureusement, c’est une prison, et il est aussi difficile d’en sortir que d’une prison. De plus, les gens ayant conscience de cela, ont peur d’être punis tout comme le serait un fugitif qui s’est évadé; du moins c’est ce que les médias essayent de faire croire au peuple. Selon moi, et comme cela semble se profiler avec l’Angleterre, l’UE et les marchés (cela va de pair) respecteront encore mieux les ex-membres, que ceux qui s’aplatissent (style la Grèce détruite).

      Mais le France étant un des plus fidèles vassaux des Etats-Unis, jamais ses dirigeants ni ses médias d’Etat ne permettront que se démocratisent des idées pareilles sur une potentielle sortie de l’UE !


  28. Homère d'Allore Le 09 août 2016 à 17h51
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    “il est encore trop tôt (…) sèche de l’UE”

    Alors, quand arrivera donc le moment opportun, le Kaïros ?

    C’est bien de finasser, de dire sans dire tout en disant que… Mais, à la fin ça brouille le message et l’élection présidentielle, c’est tous les cinq ans. Et si en 2022, le camarade Mélenchon a encore des manière de vierge effarouchée et considère que les conditions ne sont pas encore réunies pour parler franchement, ce sera pour 2027…

    On ne peut que souscrire à votre dernière assertion: on est vraiment mal barrés.


    • Pagliarini Le 09 août 2016 à 23h26
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      «L’UE, on la change ou on la quitte» C’est ce que répète à l’envi Mélenchon.

      Si, comme moi, vous voulez sortir de l’UE, alors il faut voter pour Mélenchon (seuls les naïfs peuvent croire que le FN fera la sortie de l’UE) car vous savez, tout comme moi, et tout comme Mélenchon, qu’on ne peut pas la changer !

      Mais, il faut au moins essayer ! D’autant plus que personne n’a vraiment essayé jusqu’à présent.
      On ne peut pas claquer la porte comme cela.
      Non seulement, ce serait inélégant, mais alors la France serait accusée à coup sûr d’avoir détruit L’UE !
      Il faut discuter, [modéré]! Mettre les choses sur la table, faire comprendre pourquoi il n’est plus possible de continuer comme ça !
      Et sans oublier, que si on joue trop franc-jeu, les financiers, la BCE (et pas qu’eux) ont les moyens de nous le faire payer très chèrement.
      En gros, faut être malin, [modéré] !

      Le souci, c’est que les français ne le sont pas.
      Voilà pourquoi je voterai pour Mélenchon tout en sachant qu’il n’y arrivera pas.
      Le piège de l’UE est trop bien tendu, ses médias trop bien contrôlés.

      L’UE se désintégrera donc toute seule de toute façon, mais ça va faire mal…


      • Homère d'Allore Le 10 août 2016 à 11h01
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        “Personne n’a vraiment essayé jusqu’à présent”

        Vous souvenez vous de l’année dernière et des tentatives de Varoufakis ?

        “si on joue trop franc-jeu, les financiers, la BCE ont les moyens de nous le faire payer très chèrement”

        On peut penser rigoureusement l’inverse. C’est par une sortie brutale (et inélégante à leur yeux) et un contrôle des changes du jour au lendemain que l’on empêchera le noeud coulant financier de se serrer.


        • FifiBrind_acier Le 10 août 2016 à 21h34
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          Une fois que la majorité a décidé la sortie de l’ UE, le reste ce sont des négociations “administratives” : récupérer le solde de l’argent versé au budget européen, trier dans les 520 accords et Traités ceux qu’on garde ou pas, prévoir ce que deviendront les fonctionnaires et diplomates français qui ne seront plus payés etc…

          L’important, c’est la décision de sortie.
          Les Traités européens n’ont pas été signé avec Bruxelles ou avec l’ Allemagne, ce sont des Traités internationaux qui ont été signés par chaque pays avec chacun des autres pays. Il faut divorcer à l’amiable; c’est à cela que sert l’article 50.

          Pourquoi se fâcher avec ces pays, alors qu’on pourra par la suite signer des accords de coopération ? S’il y a une clause de sortie de l’ UE dans les Traités, c’est pour s’en servir, pas pour faire la guerre aux autres pays !


  29. RGT Le 09 août 2016 à 18h40
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    J’attends avec impatience (particulièrement depuis la trahison de 2007) le véritable “homme providentiel” qui répétera cette citation célèbre :

    C’est de la rigolade !
    Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ?
    Non.
    Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! »
    Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

    Pour l’instant, c’est pas gagné…
    Même le “Grand Méluche” avec ses “gros biscotos” n’oserait pas… Il brasse du vent mais fait la carpette comme les autres.

    Autre citation célèbre :
    On greffe de tout aujourd’hui, des reins, des bras, un cœur. Sauf les couilles. Par manque de donneur.“.
    Cette seconde citation explique bien pourquoi aucun “Grand Gouvernant” actuel ne propose de prononcer la première.

    Je vous laisse le loisir de trouver les auteurs de ces deux citations…
    Facile, ou alors vous êtes des “bouillons d’inculture” 😉 .


    • Olympi Le 09 août 2016 à 21h29
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      Il y a quand même un problème, c’est que les juges considère le droit européens supérieur au national. Alors faudra plus qu’un vote du parlement, il faudra changer la constitution. Le plus rapide et cinglant serait le référendum.


      • Marianne Le 11 août 2016 à 09h53
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        Je m’étonne d’ailleurs de ne pas trouver dans les commentaires une seule mention de la proposition phare de JLM, celle qu’il a situé comme sa principale, sa première promesse – en ayant l’honneteté de la situer comme telle : la Constituante. Reportez-vous à la dernière interview sur Europe 1.
        Nous devons faire avec – pour l’instant – nos institutions, qui nous oblige à miser sur 1 et un seul cheval sans aucune garantie. C’est risqué, certes, mais nous ne pouvons pas dédaigner cette bataille clairement décisive des présidentielles, en sachant bien évidemment qu’il n’y aura pas d’homme – ou de femme – providentiel (le). Je n’ai pas étudié l’affaire de près, mais il me semble que la mise en route, immédiate, du processus constituant, devrait mettre un coup d’arrêt à bon nombre de calculs et mettre en suspens la participation active de la France à toute la mécanique supra-nationale. Les infos là-dessus sont bienvenues.
        .


    • Caliban Le 09 août 2016 à 23h42
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      @RGT

      La politique façon Audiard c’est bien pour le spectacle mais cela ne fait pas un programme.

      Quant à trouver des circonstances atténuantes aux prises de position de Chirac, je crois que c’est juste parce que le temps efface ses méfaits / son incompétence.


      • RGT Le 10 août 2016 à 08h09
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        @ Caliban

        Je n’ai pas parlé des “grandes actions” du “Chi” (il a sans doute été le “moins pire” depuis près de 50 ans), je faisais juste allusion à son humour encore plus “trash” que le mien…

        La “politique façon Audiard”, c’est quand il ne reste plus aucun autre moyen d’exprimer notre écœurement vis à vis des “élites” qui se foutent de notre gueule à longueur d’année.

        La meilleure preuve : Personne ne se souvient des “grandes indignations” bien formulées et “politiquement correctes” des “opposants” au régime.

        Par contre, les “traits d’esprit” de Michel Audiard et de ses prédécesseurs passeront à la postérité.

        La “politique façon Audiard” est un phénomène qui remonte très loin dans la tradition française et qui a montré son efficacité sur le long terme.

        Je vous laisse la liberté des armes avec lesquelles vous souhaitez combattre vos ennemis, c’est une question de choix.

        Pour ma part, en tant que “vieux con qui ose tout” j’ai choisi la mienne.


  30. Bernard SARTON Le 09 août 2016 à 19h01
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    L’Europe capitaliste on ne peut que la quitter en attendant que les peuples européens se décident à virer révolutionnairement les dirigeants actuels au service de la bourgeoisie . L’Europe des peuples est aujourd’hui une utopie comme l’a été L’URSS avec des niveaux culturels différents et des religions conservatrices qui tuent tout progrès social et économique . Tant que les peuples restent inféodés à des traditions religieuses ou à des idées de promotion simplement individuel nous ne pourrons pas progresser et la manipulation des masses se poursuivra au service de la classe régnante . Mélenchon , malgré sa mue récente en quittant le PS , reste un politicard de rechange pour les oligarques au pouvoir . Il peut faire illusion dans certains milieux de gauche anti-PS mais sans le peuple en mouvement rien ne peut changer . Revenons à l’histoire des peuples !


  31. Lenanard Le 13 août 2016 à 11h05
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    Toujours fidèle à lui-même notre “méluche” national ! Il est vrai qu’il a actuellement les yeux rivés sur le calendrier électoral et les prochaines échéances qui approchent à grand pas. Partant de là, tout est bon pour ratisser large et surfer sur la vague des mécontentements. La France insoumise comme il dit ! Comme en matière d’UE il semblerait que le vent tourne, surtout depuis le référendum en Grande-Bretagne, ce fin stratège politicard met donc ses voiles dans le sens du vent. Lui qui a toujours été un fédéraliste européen, traitant il y a encore peu de temps tous ceux qui prônent un retour à la souveraineté nationale de “maréchalistes”, est en train de retourner sa veste avec un aplomb que même sa verve légendaire n’arrive pas à masquer ! Lui le grand partisan “d’une autre Europe”, concept illusoire en regard des traités européens et notamment de l’article 48 du TFUE, nous dit aujourd’hui ‘l’ Union européenne, on la change ou on la quitte !”. Ça me rappelle étrangement un autre politicard qui hurlait à cor et à cri “mon ennemi est la finance” lors de la campagne de 2012 !
    L’art de l’enfumage est une constante chez les professionnels de la politique qui n’ont jamais rien fait d’autre de leur vie. Et ce monsieur n’échappe pas à la règle !


    • georges glise Le 14 août 2016 à 15h23
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      eh bien moi je suis un mélrnchonniste convaincu. s’il a fait des erreurs, notamment un oui au referendum de 1992, il les a bien corrigées; par ailleurs, il est le seul grand représentant en france de la GUE (gauche unitaire européenne; rejetant comme oskar lafontaine les compromis pourris qui ne sont que des compromissions, libéré d’un front de gauche explosé par la faute d’un pcf à géométrie variable, il incarne l’espoir de changement dont le peuple français a besoin!


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