L’Islande annonce le retrait de sa candidature à l’UE

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L’Islande avait déposé sa candidature d’adhésion à l’Union européenne en 2009.

L’Islande a retiré sa candidature à l’adhésion à l’Union européenne. Si la décision pouvait être attendue, elle sera certainement reçue avec une certaine amertume par les dirigeants des institutions européennes.

Avec notre bureau de Bruxelles,

L’Islande avait déposé sa candidature à l’entrée dans l’Union européenne en 2009 après avoir vu son économie laminée par la crise. À l’époque, l’adhésion à l’Union européenne avait de quoi séduire les Islandais les plus désireux de ne plus se retrouver seuls face à une crise. Beaucoup d’entre eux avaient été sensibles à l’argument que l’euro avait servi de bouclier à l’UE qui, sans la monnaie unique, aurait subi encore plus fortement la crise.

Mais cette attirance pour l’Union a commencé à vaciller dès que l’économie islandaise a montré des signes de reprise. Les dirigeants européens avaient pourtant accueilli avec enthousiasme la candidature islandaise et les négociations avaient rapidement commencé avec ce pays aux structures aisément conciliables avec celles de l’UE, même si des questions restaient problématiques, comme celle des quotas de pêche. Mais en fin de compte, les négociations ont été suspendues il y a deux ans et le gouvernement islandais y a donc mis un terme formel ce jeudi.

C’est la première fois qu’un pays se retire à un stade aussi avancé du processus d’adhésion. Mais les Islandais ne sont pas les seuls à claquer la porte au nez des Européens : lors de référendums en 1972 et 1994, les Norvégiens avaient par deux fois rejeté l’adhésion à l’Union européenne.

Source : RFI, le 13 mars 2015.


L’Islande dit (officiellement) non à l’Union Européenne

Adieu UE. Hier, comme le raconte Courrier international, “le ministre des Affaires étrangères islandais, Gunnar Bragi Sveinsson, a remis une lettre à la présidence – actuellement lettone – de l’UE et à la Commission, pour les informer de la décision de l’exécutif de ne pas reprendre les négociations”. Ces dernières avaient débuté en 2009 sous un gouvernement de gauche alors en pleine crise économique qui a provoqué la faillite des banques islandaises et une chute libre de la monnaie. Fin 2010, en un temps record, les Etats membres de l’UE accèdent à cette demande et décident d’ouvrir des négociations. Cette adhésion ne devait être qu’une promenade de santé à en croire Le Monde aujourd’hui : “en théorie, l’Islande était promise à devenir le 29e membre de l’UE, après la Croatie, intégrée en 2013. Son dossier apparaissait comme plus simple, plus favorable, voire plus logique puisque le pays avait déjà intégré quelque 70 % de la législation européenne”.

C’était sans compter l’arrivée au pouvoir en 2013 d’une coalition entre le Parti des Indépendants (conservateur) et le Parti du progrès (centriste) qui avait annoncé la couleur pendant la campagne en se positionnant contre l’entrée dans l’Union européenne. D’ailleurs, l’an dernier, les deux partis s’étaient entendus sur une proposition de loi prévoyant de retirer la candidature du pays à l’UE comme le racontait à l’époque Le Monde. La fin des négociations est donc tout sauf une surprise.

Islande UE
Copie écran du site de Courrier international

La presse tente aujourd’hui d’expliquer ce renoncement mis à la fois sur le compte de désaccords UE / ’Islande sur les questions de pêche et d’agriculture – un dossier jamais abordé dans les négociations depuis 2013 – mais aussi en raison de l’embellie économique dans le pays désormais suffisamment solide pour se passer de l’UE. D’ailleurs, sur son site Internet, comme le signale l’AFP reprise par L’Express, le ministère des affaires étrangères assure que “les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne”. A noter également l’analyse du Monde : “les difficultés d’une série de pays, dont la Grèce, ont fait réfléchir les Islandais. La perspective d’un abandon de l’euro par Athènes [… a] renforcé le camp eurosceptique. Une vague nationaliste a même déferlé sur le pays.”

Plus surprenant en revanche : ce choix a été pris sans tenir compte de l’avis des Islandais via un référendum comme s’y était engagée la coalition au pouvoir. Dans sa chronique du mois de février, Michel Sallé, économiste spécialiste de l’Islande, auteur de chroniques mensuelles sur le pays et invité de notre émission consacrée aux conséquences de la crise islandaise, y croit toujours et rappelle qu’il est “important que les gouvernants respectent leur promesse d’organiser un référendum, lui fût-il défavorable”. C’est raté.

> Des référendums en Islande ? Souvenez-vous : les Islandais ont rejeté par deux fois les référendums sur l’accord Icesave censé organiser le remboursement de plus de 3 milliards d’euros à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

Source : Anne-Sophie Jacques, pour @rrêt sur images, le 13 mars 2015.

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49 réponses à L’Islande retire sa candidature à l’UE, incompréhension des médias…

Commentaires recommandés

purefrancophone Le 21 mars 2015 à 00h15

Ils ont raison , pourquoi viendraient -ils dans une Europe qui part à la dérive ?
En ce qui concerne le référendum , j’espère que le résultat est mieux respecté chez eux que chez nous !!

Et Le figaro qui nous dit que le peuple Islandais veut entrer dans l’Europe !!!
” l’arrivée au pouvoir en 2013 d’une coalition entre le Parti des Indépendants (conservateur) et le Parti du progrès (centriste) qui avait annoncé la couleur pendant la campagne en se positionnant contre l’entrée dans l’Union européenne.”
C”e n’est pas suffisant pour penser que le peuple est d’accord avec les dirigeants qu’ils ont élus il y a 2 ans ?

  1. purefrancophone Le 21 mars 2015 à 00h15
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    Ils ont raison , pourquoi viendraient -ils dans une Europe qui part à la dérive ?
    En ce qui concerne le référendum , j’espère que le résultat est mieux respecté chez eux que chez nous !!

    Et Le figaro qui nous dit que le peuple Islandais veut entrer dans l’Europe !!!
    ” l’arrivée au pouvoir en 2013 d’une coalition entre le Parti des Indépendants (conservateur) et le Parti du progrès (centriste) qui avait annoncé la couleur pendant la campagne en se positionnant contre l’entrée dans l’Union européenne.”
    C”e n’est pas suffisant pour penser que le peuple est d’accord avec les dirigeants qu’ils ont élus il y a 2 ans ?


    • tepavac Le 21 mars 2015 à 02h54
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      heureusement, il n’y a pas de place maiden à Reykijavik, y a pas mc cain non plus, ni bhl, pas même fourest,


      • Citoyen Le 21 mars 2015 à 11h35
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        Attendez…
        La géopolitique, vous connaissez?

        Qui sont leurs représentants (instruments qui peuvent être utiles au Grand Frère, comme les Young Leaders … entre centaines et milliers d’autres etc…)?

        Les méthodes peuvent être variées.
        Le maidan, c’est pour l’Ukraine…
        C’est que chaque “révolution” s’adapte parfaitement à l’idiosyncrasie du lieu… (nos “amis”, quoi qu’on en dise, sont très intelligents et fins stratèges, carotte-bâton-manipulation-intérêts et s’infiltrent avec aisance et subtilité pendant des années…).

        Bientôt, une révolte des petits pêcheurs? Par exemple,….;-)

        En tout cas, le Groenland (qui s’est détaché de l’UE en son temps) qui fait partie du Danemark (pays des opting out comme le Royaume Uni…) vient de signer un accord avec l’UE.

        Le groenland, plein de ressources minérales… (et près des USA – Canada).

        Que sait-on des bases américaines en Islande? (regardez une carte… mappemonde, ils sont très bien situés à mi-chemin USA et Europe et Arctique, un excellent point pour le contrôle sur routes maritimes, indispensable donc)


        • Citoyen Le 21 mars 2015 à 11h48
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          Je pose ça là.
          Réféchissez…

          Vigdís Finnbogadóttir

          Elle a présidé le Conseil des gouvernantes du monde à la John F. Kennedy School of Government de l’université Harvard depuis 1996.

          Vigdís Finnbogadóttir fut aussi ambassadrice de l’UNESCO.

          Elle parle couramment le français pour l’avoir étudié à Grenoble et enseigné à la télévision islandaise.

          En 1980, elle fut la première femme démocratiquement élue à accéder à la présidence d’un pays européen. Elle fut réélue sans opposition en 1984 et le 27 juin 1992. Sa réélection en 1988 fut très tendue, mais Vigdís obtint son troisième mandat assez largement.

          De plus, elle représenta, pour la première fois, l’Islande pour la candidature en 2008 pour l’obtention du siège au Conseil de Sécurité de l’ONU pour la représentation du “Bloc” Europe occidentale pour un mandat qui couvrirait 2 années (entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2010).

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Vigdís_Finnbogadóttir


    • V_Parlier Le 23 mars 2015 à 08h47
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      Il serait en tout cas “gonfle” que nos europeistes locaux (hors journalistes) nous sortent cette absence de referendum comme cause de reproches a faire au gouvernement islandais! Mais ils ont tellement de culot que je m’y prepare deja.


  2. Caliban Le 21 mars 2015 à 00h28
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    L’UE présentée comme
    • un club de Happy fews
    • la Concorde entre les peuples
    • la garante de la paix sur un Vieux continent qui a tant souffert
    • l’assurance du bonheur éternel face aux ogres jaunes, rouges ou barbus … en fait tout ce qui n’est pas Yankee (voir le TIPP)

    La propagande n’a visiblement pas pris tout là-haut. Les Islandais ont eu la chance d’avoir des décideurs indépendants … et tout simplement lucides.

    Quant à notre presse francophone, il va encore lui falloir quelques épisodes de ce genre pour qu’elle retrouve un semblant de lucidité sur la réalité de la Construction européenne ? La sortie de la Grèce, un référendum au Royaume-Uni, la fin des négociations avec la Turquie … ou l’explosion de l’Euro.

    A force de grains de sables, il y a bien un moment où la machine à broyer la démocratie va se bloquer.


    • Pierre Le 21 mars 2015 à 08h21
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      De la lucidité pour les journalistes français ou tout simplement du “retournement de vestes” pour éviter de se faire botter les f… ?(cf. Dutronc)


  3. Chris Le 21 mars 2015 à 00h45
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    En mai 1992, La Suisse fit une demande d’adhésion à la CEE. Mais par référendum en décembre de la même, les Suisses rejetèrent la demande. La procédure fut gelée.
    Un désamour qui n’a pas faibli. Selon plusieurs sondages réalisés en 2011 et 2012, moins de 20 % des Suisses sont pour l’adhésion à l’Union européenne.


    • Beatrix Le 21 mars 2015 à 21h58
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      Je confirme. Les Suisses sont de plus en plus hostiles à l’UE. Seules les multinationales et les grandes entreprises exportatrices y sont favorables. Mais avec la contraction économique partout sur la planète et le rétrécissement économique de l’UE, elles se mettent enfin à réfléchir. Les banques Suisses font vraiment office de veille géo-économique et elles ont sonné l’alerte en janvier 2015 en retirant son soutien monétaire à la Confédération en cessant d’acheter des euros à la dépréciation artificielle du franc suisse, après observation de deux trimestres 2014 d’une conjoncture figée. Pour ces multinationales et entreprises exportatrices, l’UE, c’est d’abord l’Allemagne qui catalyse le potentiel industriel qu’elle délocalise au fur et à mesure qu’elle acquiert les fleurons des pays de l’Union.

      Les Suisses sont hostiles aussi aux bilatérales avec l’UE dont ses membres français en frontière avec la Suisse sont les plus hargneux et les plus injustes par leurs procès d’intention contre leur droit à l’auto-détermination jouissant du droit constitutionnel de consultation (initiative et référendum). Avec près d’un millions de travailleurs frontaliers étrangers sur 7 millions d’habitants, soit 25% de la population active, seuls les frontaliers français se mêlent de faire la morale et des menaces de recourir à la Commission Européenne pour faire plier les Suisses et leurs autorités. Pour cela, les moyens médiatiques se sont multipliés et la presse à grand tirage régionale et nationale leur font généreusement écho. On n’a pas vu une telle manifestation de la part des frontaliers allemands, autrichiens ou italiens. Ces derniers sont contents de faire partie du quart chanceux travaillant en Suisse, bénéficiant de toutes les conventions collectives, occupant des postes à très haut revenus, alors que, souvent, les compétences à égalité des Suisses ne sont pas du tout prouvées – nombreux de ces patrons de PME, régulièrement trompés par des CV mensongers dont les références sont invérifiables à cause des entités citées en référence qui n’existent plus depuis longtemps ou qui n’ont jamais existé, ont été mis en faillite et ne souhaitent pas faire de commentaires.

      Vu l’absence de compréhension et de scrupule de l’UE pour les spécificités culturo-historiques, (surtout) politique, géographique et économique de ses nations-membre, les Suisses constatent que cette UE a peu de légitimité pour dicter les recettes désastreuses de son mode de faire. Elle est unilatérale dans tous ses traités. elle règle les comptes à coup d’accords au sommet, elle rejette les valeurs évidentes de démocratie des ses pays-membre comme elle rejette les pays les moins favorisés du Sud au lieu de les aider. Au bout du compte, elle défend essentiellement les pays du bloc historiquement anglo-saxon – d’ailleurs les plus agressifs les plus dictatoriaux. L’UE est apparue, avec le conflit Ukrainien qu’elle a déclenché, comme un facteur dangereux de déstabilisation et comme une communauté dépendante et tenue en laisse par les USA et par les trois institutions internationales abusivement instrumentalisées: Banque Mondiale, FMI et ONU. Sans mentionner l’OTAN qui est un trou noir pour tous sur le plan budgétaire et politique, un trou noir menaçant pour tous les pacifistes.
      L’UE aime faire du chantage et des intimidations, décréter des sanctions et pratiquer des sabotages. La manière de fonctionner de l’UE est assimilable à une armée européenne aux armes économiques entièrement dédiée à Washington.

      Rien à voir donc avec la construction d’une solidarité des peuples et des nations européennes qui n’a, malheureusement, pas eu lieu.
      Si une poignée de jeunes socialistes suisses et quelques intellectuels veulent pousser le peuple à l’adhésion à l’UE, il y aura conflits internes et l’œil de Caen (NSA sur le plateau genevois) est là pour profiter d’ouvrir la brèche un peu plus grande pour rendre vraisemblable un Maïdan suisse, car les suisses ont quatre langues nationales et deux parties inconciliables à savoir la Romandie et l’Allémanique. Le nombre explosif d’ONG desdits associations à vocation socio-culturelle ou écologique qui quadrillent la population ponctionnent une part non négligeable du budget communal et étatique pour la prétendue cohésion sociale. Un vrai contrôle de l’opinion publique. Administrativement comme sur le terrain, ces associations sont complètement incontrôlables. Une enquête sérieuse et pugnace pourrait montrer qu’elles travaillent à la déstabilisation si la coercition jusqu’à la soumission ne donne pas de résultat. Les verts suisses, très europhiles, sont champions dans la répression pour leurs demandes incessantes de punitions pour les moindres manquements dans l’adoption de l’attitude écologique. Encore des sous-marins obscurément financés.

      Ceci dit. Les Islandais ont raison de retirer leur demande d’adhésion à l’UE pour garder leur mains libre dans leur choix de partenariats. Rien ne les empêchera de reconduire, un jour, cette demande avec des objectifs complémentaires et garder une position de force dans les négociations.

      En creux et dans une position qui lui est moins favorable, la Grèce semble opter pour ce choix stratégique et de tenir la dragée haute à l’UE qui n’a pas d’autre choix que de se montrer conciliante et de grogner pour la forme. L’UE sait qu’elle est fautive dans son vieil agenda, elle ne veut, surtout pas, qu’on en parle.

      Par ailleurs, son pivotement vers l’Asie semble dicter à l’UE (Allemagne) la marche à suivre afin de ne pas manquer les opportunités et placer ses intérêts là où les Américains lui disputent sa présence. Chaque pays de l’UE lorgne du côté de la Chine et des BRICS. La Commission Européenne elle, devra se déterminer et offrir à chacun l’UE à la carte, sans quoi l’UE finira par éclater tôt ou tard, les conciliabules de quelques uns sur l’oreiller ne suffiront plus. Dans ce contexte de famille en désunion, quel nouveau candidat voudra-t-il la rejoindre?


  4. Louis Robert Le 21 mars 2015 à 01h45
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    L’Islande est un pays farouchement indépendant, donc peu enclin à cultiver un culte tel celui de l’UE. L’entrevue de Michael Enright avec le Président de l’Islande Olafur Grimsson le montre assez.

    Le président Grimsson fut celui qui négocia avec la Chine cette sortie de crise qui permit à son pays de renvoyer le FMI dans ses terres, exploit peu commun, aujourd’hui encore, en pareilles circonstances. Il en parle dans cette entrevue exceptionnelle où il souligne, notamment: “… as an observer of politics-for many decades – I´m a former Professor — I found it remarkable the level of sophistication that the Chinese leadership showed in this dialogue when all our traditional friends and allies were not interested or showed strong hostility”.

    “Iceland CBC Interview with President Olafur Grimmson (Transcript Janet Eaton)”

    https://beyondcollapse.wordpress.com/2011/12/13/iceland-cbc-interview-with-president-olafur-grimmson-transcript-janet-eaton/

    http://www.cbc.ca/video/news/audioplayer.html?clipid=2175162753


    • OFJ Le 21 mars 2015 à 09h39
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      Peut-être faudrait-il conseiller à Tsipras de rencontrer les dirigeants islandais ?


      • Louis Robert Le 22 mars 2015 à 12h59
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        En effet.

        J’ai vu cependant que lui et les siens avaient déjà rencontré (fort discrètement, il est vrai…) des dirigeants chinois, ainsi que (plus ouvertement) des dirigeants russes. Comme le temps manque, on peut supposer que ces contacts sont désormais incessants, suivis, et qu’ils ont donné lieu à une réflexion sur le dossier de l’Islande…

        L’intérêt géostratégique de la Grèce aidant, d’autres rencontres, plus formelles, sont du reste prévues dans les semaines qui viennent. Je prévois qu’il sera beaucoup question de la Grèce dans les mois à venir. L’intransigeance et l’arrogance européennes étant ce qu’elles sont, je ne serais pas surpris si l’on nous réservait quelques petites surprises chez les Grecs.


  5. Feuille de Mars Le 21 mars 2015 à 02h08
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    Bravo ! Grande défaite pour l’UE ! Et si c’était le début de la fin ? ^^


    • alexg81 Le 21 mars 2015 à 09h44
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      Le début de la fin commencera lorsque un pays membre de l’UE annoncera qu’il entame la procédure de sortie telle qu’elle est définie dans les traités. Les autres suivront rapidement sous la pression populaire.


      • V_Parlier Le 23 mars 2015 à 08h53
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        J’aimerais que ca se passe ainsi! Ca eviterait bien des malheurs a venir (qui mettraient de toute facon fin a l’UE).


  6. brigitte Le 21 mars 2015 à 02h16
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    “Tout compte fait”
    c’est l’expression juste et adaptée …
    Ah les islandais ! Comment avaient-ils accueilli les premiers missionnaires venu les évangéliser au fait ?
    Puis l’église réussit à s’infiltrer via les chefs (les élites de l’époque désirant un plus grand contrôle pour un meilleur enrichissement). Le premier évêque du faire profil bas.
    Néanmoins l’infiltration fonctionna et :
    “La richesse croissante de l’Église profite à certains Islandais qui, désormais très puissants, contractent peu à peu et au mépris des lois, des alliances susceptibles d’agrandir leurs territoires.”
    lire tous les détail surhistoire de l’Isalnde wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Islande

    Les islandais sont peu enclins à la corruption : leur plaisir c’est le bain gelé dans les lacs suivit du sauna et de la bière avec les amis. Ils ne rêvent pas de richesses autres que celle-là. Et tous (hormis lors de la crise 2008 dont ils se sont remis) vivent bien. C’est que que m’avait expliqué un islandais, un chercheur.

    Ce sursaut de lucidité les honore. Le peuple islandais est souverain.
    Dette de l’Islande : un referendum.

    Lire “Sortir de la crise financière : le modèle islandais” : http://www.taurillon.org/Sortir-de-la-crise-financiere-le-modele-islandais,04476

    “En 2008, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a placé l’Islande sur la liste des pays terroristes afin de pouvoir saisir les avoirs des filiales britanniques de la Landsbanki, avant sa nationalisation” Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_bancaire_et_financi%C3%A8re_de_l%27automne_2008


  7. Roscanvel Le 21 mars 2015 à 06h21
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  8. Kiwixar Le 21 mars 2015 à 06h43
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    Quel est l’intérêt de faire partie de l’UE par rapport à être membre de l’EEE (Espace Economique Européen) qui permet d’avoir les avantages de l’UE (libre-circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes)… sans les inconvénients (la liste est très très longue)?

    Si l’intérêt pour la France c’est uniquement la PAC, il suffit de sortir de l’UE et de filer le pognon économisé (6.4 milliards de contribution nette en 2011) à nos fermiers directement.

    «C’est la logique européenne, commente Henri Sterdiniak, directeur du département économie de la mondialisation à l’OFCE. Quand on est un pays riche comme la France, on paye pour les pays en rattrapage».
    http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/21/01053-20140521ARTFIG00086-ce-que-coute-et-rapporte-l-europe-aux-francais.php

    (Le Luxembourg reçoit 3025 EUR par habitant, c’est bien d’être un pays en rattrapage et d’avoir des voisins couillons dont les dirigeants aiment l’évasion fiscale…)


    • LBSSO Le 21 mars 2015 à 08h43
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      Bonjour Kiwixar,

      pour illustrer votre remarque sur le Luxembourg (qui ne mérite pas les parenthèses 🙂 )

      Relations financières entre l’UE et le Luxembourg en 2012:
      •Total des dépenses de l’UE au Luxembourg: 1,53 milliard d’euros
      •Total des dépenses de l’UE en % du RNB luxembourgeois: 4,76 %
      •Contribution totale du Luxembourg au budget de l’UE: 264,7 millions d’euros
      •Contribution du Luxembourg au budget de l’UE en % de son RNB: 0,82 %

      http://europa.eu/about-eu/countries/member-countries/luxembourg/index_fr.htm

      On peut y lire également:

      “Saviez-vous que…
      le Luxembourg tire de nombreux avantages du budget de l’UE, notamment des programmes de soutien à l’agriculture, à la recherche et au développement régional? En outre, la présence sur son territoire d’institutions européennes lui apporte des retombées économiques considérables. À l’heure actuelle, 12 900 personnes au total travaillent pour les institutions de l’Union au Luxembourg.
      5,1 % de la richesse du pays résultent des dépenses de l’Union?”

      http://ec.europa.eu/budget/mycountry/LU/index_fr.cfm#cinfo


      • Kiwixar Le 21 mars 2015 à 09h43
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        Bon, ça explique l’intérêt pour le Luxembourg de faire partie de l’UE par rapport à être membre de l’EEE…. L’Allemagne gagne aussi avec l’euro adapté à son économie et à sa démographie… Mais…. quel est l’intérêt pour la France???? A partir de combien d’années de cocufiage en toute connaissance de cause devient-on TROP complaisant?


      • eskape Le 21 mars 2015 à 12h59
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        très intéressant, lbsso. suggestion pour OB: pourquoi pas un article qui détaille cette information (reçu /donné à l’ue) comparative à tous les pays de l’ue ?


        • LBSSO Le 21 mars 2015 à 15h21
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          Merci eskape, alors juste un autre pour la route !

          Autre paradis fiscal “subventionné” par l’UE: l’ Irlande

          Relations financières entre l’UE et l’Irlande en 2012:
          •Total des dépenses de l’UE en Irlande: 2,013 milliards d’euros
          •Total des dépenses de l’UE en % du RNB irlandais: 1,50 %
          •Contribution totale de l’Irlande au budget de l’UE: 1,236 milliard d’euros
          •Contribution de l’Irlande au budget de l’UE en % de son RNB: 0,92 %


    • JaySWD Le 21 mars 2015 à 17h19
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      @KIWIXAR:Une précision,en ce qui concerne la contribution française au budget PAC,nous sommes contributeurs NET.c.a.d que nous donnons plus que nous recevons…donc une PAC transformée en PAF nous couterait moins cher.


  9. yanis Le 21 mars 2015 à 07h48
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    L’ISLANDE , donne une leçon à tous les états de l’Europe ,à toute la classe politique d’Europe , mais aussi aux populations.
    Les islandais nous renvoient devant notre choix totalement erroné de l’austérité et de sauver les banques selon le dogme européiste de Bruxelles à l’inverse ils (islandais) les ont nationalisés et rejetés
    L’austérité , et refuser le remboursement par le peuple des pertes
    Causées , tout cela par référendum.
    Fait une nouvelle constitution en 2011 où les articles 63 et 65 sont significatifs de leur détermination,
    « la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65) – 10% des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement –, ainsi que la nomination du Premier Ministre par le Parlement . »
    Quand aux banquiers spéculateurs , contrairement à la France , où ils ont été complètement absous, en Islande ils ont été poursuivis et mis en prison.
    De plus se passer de l’UE , du FMI et de leurs solutions à la GRECQUE ,
    Est un exemple qui démontre l’inefficacité économique des politiques d’austérité ayant un coût très élevé ,socialement inacceptables ,.
    Les islandais nous ouvrent la voie et les yeux en nous disant
    Que l’intérêt général prime sur celui des marchés et que nous pouvons sortir de l’impasse qu’est l’UE sans aucuns regrets.


  10. Nonàl'obligationdevoter Le 21 mars 2015 à 08h38
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    Etre dans l’UE, et je vais aller directement au but, en partie, c’est faire payer à tous les peuples les infrastructures hôtels, aéroports, trains, autoroutes, etc….. servant aux Lobbies(plus nombreux que les eurodéputés, il me semble), bref, financer notre destruction pour “la liberté économique”;
    Liberté et économie, comme si cela pouvait aller ensemble.
    C’est faire payer aux peuples le luxe inoui étalé à Strasbourg mais aussi à Bruxelles.
    Un ostracisme débridé et insultant., alors qu’on impose l’austérité aux peuples.
    Combien coûtent aux peuples toutes ces dérives?
    le coût est une misère qui fait son lit.


  11. bruno Le 21 mars 2015 à 09h54
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    Bravo l’Islande et aux Islandais !!!
    la souveraineté et leur monnaie…y a que ça de vrai.


  12. Freddi Le 21 mars 2015 à 10h17
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    Je connais pas mal l’Islande et j’ai récemment echangé sur ce sujet avec des amis islandais.

    Ils sont effectivement globalement contre l’adhésion à l’UE MAIS il faut savoir que l’industrie de la pêche est actuellement privatisée par 2 ou 3 grandes entreprises.

    Il est en effet aujourd’hui difficile de vivre en tant quepetit marin pêcheur indépendant

    Ces grandes entreprises ont donc fait pression au gouvernement actuel pour bloquer l’adhésion.

    Conclusion: c’est moins une opposition de l’islandais moyen qu’un refus des grosses entreprises capitalistes de pêcherie qui ont tout bloquer.

    C’est moins politiquement sexy!


    • Citoyen Le 21 mars 2015 à 11h04
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      C’est exact.
      La méthode islandaise – nettement moins sentimentale, émotionnelle – en réalité est une stratégie prévisible.
      1. Effondrement des banques- problème pour fonds des citoyens de pays membres de l’UE. (Royaume Uni, Pays-Bas, Luxembourg et Belgique) (fonds de “citoyens” – autre réflexion – probablement acquis en noir.. il est inimaginable, irréalisable que Lambda salarié devienne millionnaire honnêtement alors que depuis 40ans règne un régime austéritaire partout)

      Stratégie : demandez adhésion à l’UE pour mieux négocier

      2.La pêche. Depuis sa demande d’adhésion, l’Islande a continué à pêcher en mode “pirate” (ce dont se plaignaient les Ministres des pays membres de l’UE) en ne respectant pas ses signatures et accords avec l’UE.

      3.Le taux de pauvreté infantile est et reste très élevé en Islande.

      4. Pur opportunisme donc.

      Une stratégie comme une autre.

      Bref, ne sombrons pas dans le sentimentalisme (un instrument de propagande) et l’émotion que nous dénonçons par ailleurs,
      Le biais cognitif est à l’oeuvre par le biais de confirmation (ceux qui ne supportent plus l’UE oligarque et du Directoire – très nombreux en UE – ont tendance à chercher la confirmation de leur exaspération chez les autres et à les rêver pareil).

      Ne nous racontons pas d’histoires. Il n’y s’agit que d’intérêts.


  13. coinfinger Le 21 mars 2015 à 10h35
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    Z’étaient pas si soucieux de leur sort l’Europe quand il fut question de leur interdire la baleine !
    D’autant qu’on leur à fait porter le chapeau pour un massacre perpertré principalement par des sociétés étrangéres .
    Avec l’Euro , ce serait bonjour , les tx bas pour l’état donc la corruption générale des politiques pour des projets immo et touristiques douteux mais juteux en commissions . Et évincement financier des autoctones , dans leur propre pays . Une privatisation d’espaces sauvages communs pour la vanité de bobos à gros budget .


  14. cording Le 21 mars 2015 à 10h36
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    L’Islande a bien raison de ne pas vouloir monter dans un bateau qui coule.


  15. LA ROQUE Le 21 mars 2015 à 10h47
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    “C’est la première fois qu’un pays se retire à un stade aussi avancé du processus d’adhésion. Mais les Islandais ne sont pas les seuls à claquer la porte au nez des Européens : lors de référendums en 1972 et 1994, les Norvégiens avaient par deux fois rejeté l’adhésion à l’Union européenne”

    Bravo aux Islandais, le comportement du peuple lors de la crise a été exemplaire. L’Islande est un petit pays mais un grand peuple.Maintenant ils récoltent les fruits de leurs courage:
    En 2014 prés de 3% de croissance, un chômage de 5%, et une balance excédentaire !

    Et la Norvège : croissance de 2.2 % et un taux de chômage de 3.5%.

    Lorsque l ‘on a une monnaie qui correspond à son économie et la souveraineté cela aide beaucoup.


    • Citoyen Le 21 mars 2015 à 11h55
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      Et du pétrole…
      Et une situation géographique opportune
      Et un Secrétaire Général de l’OTAN … norvégien (tout aussi va-t-en-guerre que le précédent, fonction oblige).

      Etc…


      • LA ROQUE Le 21 mars 2015 à 13h20
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        Chaque pays a ses spécificités, force est de constater que malgré la puissance économique de la France notre pays se délite un peu plus chaque jours…
        .


  16. christian gedeon Le 21 mars 2015 à 11h23
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    gag…çà m’a bien fait rire…l’Europe des ultalibéraux est morte…mais elle ne le sait pas encore…elle est comme un poulet sans tête. mais gare à la réaction de gens qui se sentent de plus en plus acculés…on parle là de dizaines de milliards de profits par an!Et le grisbi rend fou…la prochaine folie est déjà en marche…


  17. Arc Angelsk Le 21 mars 2015 à 12h50
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    Pour le coup le réferendum sur la non adhésion à l’UE a eu lieu en Islande, il s’agit du choix des gouvernants qui parmi leurs lignes centrales avaient mis en avant la suppression des accords d’entrée ds l’UE. Le double standard prend une allure de mauvaise foi flagrante !!


  18. Michel LONCIN Le 21 mars 2015 à 13h07
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    Un petit pays comme l’Islande capable de … se passer de l’UE … !!! “INCOMPREHENSIBLE” !!! “SCANDALEUX” !!! “CRIME LESE EUROPE” !!! Du moins dans la perspective des eurocrates et des “eurolâtres” !!! Par pour nous, citoyen du peuple, qui SAVONS ce que c’est que l’UE de Bruxelles : un MENSONGE … une DICTATURE … une TYRANNIE !!!
    Qu’attend donc la France pour claquer les portes … ? La CHUTE de l’Etat “UMPS” !!! Et c’est pas demain la veille !!!


  19. Fraël Le 21 mars 2015 à 15h10
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    Amusons-nous :
    aujourd’hui, deux pays on réussi à sortir de la crise (le resteront-ils cependant), pourtant, ils ont empruntés des voix différentes, et l’Histoire est une grande farceuse : il n’y a qu’une lettre de différence, des lettres côte à côte dans l’alphabet.

    Islande et Irlande, j’aime l’ironie de l’Histoire.


    • LBSSO Le 21 mars 2015 à 16h01
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      Bonjour Fraël

      ” Irlande Islande ” a pour anagramme:

      ” désaliénai (ndlr ) ” 😉


  20. 1Direct Le 21 mars 2015 à 17h42
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    Pour résumé, depuis un moment déjà, seul les pays économiquement faibles (voire malades) et/ou qui espèrent/savent, promesses garanties faites, qu’ils vont en tirer assez rapidement profits se portent candidats et entrent dans l’U.E.
    Ce n’est pas du n’importe quoi.
    Déjà en 1961, en adhérent à l’U.E., la Grande Bretagne ne voyait qu’un moyen de faciliter le développement de ses marchés vers le continent.
    Depuis 1973 (Entrée de l’Irlande; 1981: Grèce; 1986: Espagne, Portugal), tous les pays admis avaient un besoin impératif d’argent soit pour se redresser soit pour se moderniser et espérer rejoindre le peloton des premiers entrants. La seule motivation de ces nouveaux adhérents n’ont été et ne sont que cela et en aucune façon faire parti d’un ensemble; juste en tirer profit.
    Tout comme l’Allemagne d’ailleurs qui elle avait et continue d’avoir une vision économique, politique et stratégique à long terme pour ses propres intérêts (Même si la population en a aussi subi les conséquences).
    Pour la France? Hors mis les aspects “philosophiques” on peut se pauser la question de son intérêt à moyen et long terme à avoir adhéré à l’U.E.. La PAC n’étant à mon avis, qu’un argument politique pour le peuple car depuis un bon moment déjà nous aurions pu l’autofinancer (voir: http://www.les-crises.fr/images/0820-dettes/0830-contributions-ue/11-solde-net-pays.jpg ) .

    Depuis 1995, date d’entrée de Autriche, Suède, Finlande, aucun nouveau entrant durant 9 et 12 ans.
    Mais alors pourquoi continuer à prendre en remorque ces pays?
    Pourquoi surcharger la mule? (Et niveau “mule”, dans tous les sens proverbiaux, l’U.E. en connait un rayon)

    Regardez juste la liste des derniers entrants de l’U.E.:
    2004 et 2007: Chypre; République tchèque; Estonie; Hongrie; Lettonie; Lituanie; Malte; Pologne; Slovaquie; Slovénie; Bulgarie; Roumanie.
    2013: Croatie

    Tous des pays de l’Est … Coïncidence bizarre non?
    Tous sous ex-domination Russe … comme l’ex RDA de Mme Merkel. Ah?
    Tous avec des niveaux de vies et de salaires très très bas. Ah bon?
    Tout cela dans l’intérêt premier de qui?
    De l’Allemagne, rien que de l’Allemagne bien sûr !
    L’Allemagne y voit midi à sa porte en ayant sous coupe, de facto, une influence géo-politique beaucoup plus importante en déplaçant le centre de gravité de l’U.E. vers l’Est.
    L’Allemagne y voit aussi des ressources humaines et naturelles à bas très cout. C’est déjà ce qu’elle fait avec les pays de l’est entrés dans déjà l’U.E
    Ensuite lorsqu’elle aura fait son tour de passe-passe elle pourra se passer de l’U.E et surtout de la servitude de la France encore trop importante à ses yeux.

    Ce n’est pas un reproche c’est un constat.
    L’Allemagne travaille d’abord pour l’Allemagne. Logique, non?

    En France certains prendraient pour une insulte (xénophobe etc. …) que de dire que NOS Présidents, NOS gouvernants travaillent pour la France et que pour ses intérêts. WAOUH !! L’insulte suprême !!

    Alors que nos Messieurs de tous bords tentent de nous expliquer clairement ou sont nos intérêts de payer pour, à terme (question de temps), l’intérêt principal d’un pays, et l’appauvrissement géo-politique et économique du notre.

    Alors oui il est facile de comprendre que les Islandais et d’autres n’est pas envie d’être des poires.
    Et qu’à court terme des pays comme la G.B. se retirent car ils n’y ont plus d’intérêt.
    Logique, normal … mais pas pour la France pas pour nos Dirigeants de trous bords


    • Vallois Le 21 mars 2015 à 21h50
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      Christopher Soames, ancien vice-président britannique de la Commission européenne : « Dans une organisation internationale, il faut toujours mettre un Français, car ils sont les seuls à ne pas défendre les intérêts de leur pays.


      • 1Direct Le 22 mars 2015 à 13h42
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        Merci Vallois,
        Je ne connaissais ce Baron anglais.
        Ah ces anglais, leurs humours !
        Ayant vécu chez eux je sais qu’ils sont spéciaux et ont leurs façon de dire des (leurs) vérités.
        Toujours entre grincement de dents, ironies et sourire. Mais rarement avec éclat … de rire (humour anglais ou vacherie? 😉 )
        Bref. Sur ce propos, hélas, nous nous rejoignons. Lui comme moi, comme nous, c’est un (triste) constat.
        Reste à savoir pourquoi les dirigeants français ont cette attitude. Quelles peuvent bien être leurs motivations pour un tel manque de défense de notre nation.
        Je crains la réponse. Peut être ne vaut il mieux ne pas savoir car nous serions certainement encore plus déçu.


      • 1Direct Le 22 mars 2015 à 14h44
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        Oups … J’allais oublié.
        Nos dirigeant défendent nos intérêts … nos intérêts culturels.
        Si, si.
        Ils ont même utilisé leur unique véto pour cela.
        Oui, pour eux la culture est l’Alpha et l’Oméga de la France.
        C’est important certes, mais est-ce assez pour mettre à la poubelle les 99% de nos autres intérêts.
        Alors sous “l’impulsion” des lobbies de la culture, des lobbies proches, très proches, avec des arguments très “persuasifs” (cherchez), nos dirigeants sous influence défendent nos intérêts contre vents et marées.
        Même si nécessaire, c’est assez limité comme perspective, non?

        Déjà sous d’autres couleurs ces lobbyistes ont fait passer HADOPI et aussi la durée des droits d’auteurs à toute la vie de l’auteur et 70 ans après son décès.
        (Une seule chanson ou un seul livre a succès et HOP une rente à vie pour l’auteur et quasiment pour son/ses héritiers. C’est pas beau ça)


  21. Alae Le 21 mars 2015 à 18h29
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    Je ne comprends pas l’unanimité de cette cohorte de “journalistes” autoproclamés sur les “progrès” mirifiques et tourneboulants de l’Europe, qui n’existent que dans les fantasmes de la BCE.
    Cela ne peut pas être le pognon qu’il gagnent, quand même. Ces moulineurs de dépêches AFP sont très loin d’être tous attablés à l’auge des banquiers de l’UE, si ?

    Mais enfin, ils les trouvent où, à Charenton ?


    • theuric Le 22 mars 2015 à 00h44
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      Très bonne question qui pose celle d’une idéologie qui progressivement est devenue un dogme indépassable.
      Un tel dogme n’a pas besoin, pour celui qui l’adopte, de se vérifier par l’observation empirique qui permettrait de savoir si ça marche ou pas, il a juste besoin d’être défendu en reconduisant continuellement les mêmes actions qui devraient résoudre les problèmes que pose ce même dogme.
      Comme un serpent se mordant la queue en formant un cercle, ce qui est appelé un cercle vicieux.
      Donc, un tel dogme demande qu’un certain nombre d’actions soient entreprises, au bout d’un moment, ces actions génèrent des effets pervers, c’est, par exemple, la crise de 2008.
      Comme il n’est pas possible de remettre en question ce dogme, les seules solutions qu’il soit possible d’adopter pour sortir de la crise consiste à accroitre de plus belles les mêmes actions que précédemment, ce qui, nécessairement, accroit la crise, ce qui pousse à surenchérir dans toujours les mêmes actions,… etc…, etc…, etc…, jusqu’au moment où le niveau de déséquilibre devient tel que tout s’effondre.
      Ce type de cercle vicieux se nomme également une fuite en avant.
      Tout au long de l’histoire, les exemples en sont nombreux.
      Il y a donc une sorte d’aveuglement dû essentiellement à l’adoption du dogme de l’époque, qui empêche les personnes qui en sont atteintes de comprendre que leur décisions sont contraire aux intérêts de tous, même aux leurs propres, là se situe la folie de tels mécanismes mentaux qui font parti des biais cognitifs.
      Quelqu’un comme Monsieur Valls est sûrement sincère et aussi intelligent (sauf si c’est un profiteur, mais je n’y crois guère), mais si vous lui expliquez que ses décisions sont déraisonnables avec toutes les preuves à l’appui, il vous rira au nez, parce qu’il ne pourra pas vous comprendre, cela lui sera totalement impossible.
      En fait, il s’agit là, pour lui, pour eux, de survie mentale et sociale, c’est pourquoi il leur est impossible d’agir différemment:
      -survie mentale: ce dogme est tellement centrale pour leur compréhension du monde qu’il leur est impossible de même supposer qu’ils puissent être dans l’erreur, toute leur structure mentale est bâtie sur et par lui, et toute approche d’une remise en question, même légère, de ce dogme va générer une telle douleur, une telle angoisse existentielle que cela peut générer jusqu’à de la violence, même tournée sur soi, c’est la raison de la folie guerrière redoublée des nazis, allant jusqu’au suicide de certains, par exemple, en 1945;
      Survie sociale: ceci est doublée d’une pression collective provenant du groupe ayant ce même dogme, générant son renforcement par entrainement, par un effet de synergie, plaçant le sujet dans l’impossibilité d’envisager une autre approche idéologique, cela renforçant, bien entendu, la vision du monde unilatérale de ce sujet.
      Quitter le groupe serait pour lui se retrouver dans la plus totale des solitudes, puisqu’il ne se sentirait plus reconnu comme faisant parti de cette société, mais, surtout, il en serait de même, voire serait pire, si il remettait en question ce dogme puisqu’il se retrouverait en solitude au sein de ce même groupe.
      Ils fonctionnent tous, en effet, dans une boucle de rétroaction mentale/sociale renforçant continuellement en eux leur dogmatisme.
      Ceux qui, en une semblance de paradoxe, adopterait le contraire de ce dogme en disant qu’ils luttent contre parce qu’ils comprennent ses effets pervers, continueraient, en réalité, de le conserver en ne faisant qu’inverser son aspect positif en un aspect négatif, mais mentalement, voire socialement, le processus mental de ce dogmatisme reste le même et lutter contre son ancien groupe c’est toujours, d’une certaine façon, une manière de rester dans ce groupe.
      C’est pourquoi, dans des commentaires précédents, je disais que les pays composant l’Union-Européenne sont tout autant coincés institutionnellement qu’idéologiquement.
      Le cas de l’Allemagne est intéressant puisque ce pays, son gouvernement, son état, est tout autant contraint par ce dogme que nous pouvons l’être nous-même, mais, également, sait tirer le meilleurs de la situation pour son propre avantage, la preuve en est de la fin de non recevoir que le nouveau gouvernement grec à reçu du gouvernement Merkel, gouvernement grec lui-même tout autant contraint par les mêmes considérations dogmatiques.
      Alors, comment nous en sortir?
      Nous ne pouvons qu’attendre que le système s’effondre par lui-même, ce qu’il fera, plutôt tôt que tard.
      Mais en raison même de l’existence de ce dogmatisme puissant ayant entièrement structuré le mental de l’ensemble des élites européennes, je crains que lorsque cet effondrement deviendra effectif, un état de stupeur et d’hystérie les rendent, pour de très nombreux d’entre eux, dans l’impossibilité d’agir avec intelligence, si ils agissent.
      Il pourrait même survenir chez certains quelque chose de très proche d’un stress post-traumatique, pouvant mener à des états hallucinatoire ou pire.


      • theuric Le 22 mars 2015 à 00h58
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        Ceci décrivant tout autant le journaliste, l’homme politique, le banquier et toute autre personne qui de près ou de loin s’est, inconsciemment, dédié à ce seul dogme, quelle que soit son intelligence et sa position sociale, les moyens technologiques actuels permettant à chacun de se sentir appartenir à un groupe sans en avoir de lien étroit (télé, internet…).
        De plus, toute action contraire à l’éthique du sujet mais restant dans la logique de ce dogme génèrera une forme ou une autre de déni, de la dénégation de faits avérés jusqu’à la justification plus ou moins oiseuse.
        C’est pourquoi nous voyons tous ces journalistes dire les pires des insanités sans la moindre culpabilité, il défendent tous leur dogme.


      • Alae Le 22 mars 2015 à 12h35
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        Merci, theuric, pour cette très intéressante analyse.


  22. arndebian Le 22 mars 2015 à 10h08
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    Je rappel que les islandais se sont fait traités comme des terroristes par perfide Albion lorqu’ils ont usés de leur souveraineté dans leurs intérets, et ceux pour des raisons financières:

    http://cadtm.org/Islande-NON-et-encore-NON

    Entre le vol, le chantage, les pressions et toutes les autres moyens “amicals” des technocrates EU, est-ce étonant ?


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