Au Venezuela, la stratégie de la tension du président Maduro

Les funérailles de Kluiver Roa, à San Cristobal le 25 février, un jeune homme tué la veille lors d'une manifestation antigouvernementale.
Les funérailles de Kluiver Roa, à San Cristobal le 25 février, un jeune homme tué la veille lors d’une manifestation antigouvernementale.

L’arrestation musclée du maire de Caracas, Antonio Ledezma, le 19 février, est la pointe visible d’une escalade répressive au Venezuela. Il a rejoint dans la sinistre prison militaire de Ramo Verde une autre figure de l’opposition, Leopoldo Lopez, incarcéré depuis un an. Outre les élus déjà emprisonnés, la moitié des maires de l’opposition font l’objet de procès. Après la destitution sommaire de Maria Corina Machado, en mars 2014, d’autres députés sont dans le collimateur du capitaine Diosdado Cabello, président de l’Assemblée nationale. Selon l’organisation non gouvernementale Forum pénal vénézuélien, on enregistre trois détentions d’opposants par jour, en moyenne, depuis le début de l’année.

Depuis la disparition du lieutenant-colonel Hugo Chavez (1999-2013), l’ancien président, le poids des officiers de la réserve ou d’active impliqués dans les putschs chavistes de 1992 n’a cessé d’augmenter dans le gouvernement et dans les entreprises publiques, au détriment des civils, comme Rafael Ramirez, ex-patron de l’industrie pétrolière. Les militaires ne sont plus présents dans les rues uniquement les jours d’élections, mais en permanence. Par exemple, pour éviter les expressions de mécontentement dans les queues devant les supermarchés aux étals dégarnis.

« L’ennemi de l’intérieur »

En janvier, les forces armées ont été autorisées, par décret, à tirer sur des manifestants dans la rue. En 2014, la vague de protestations avait provoqué 43 morts. Le renseignement militaire a été reformé pour en faire un corps de « commissaires politiques » censé veiller sur l’allégeance au chavisme à tous les niveaux, mais aussi une arme contre les opposants civils, selon l’ONG Contrôle citoyen. Le Venezuela a remis en vigueur la vieille « doctrine de sécurité nationale » des dictatures militaires et de la guerre froide, tournée contre « l’ennemi de l’intérieur ».

La crainte d’une explosion sociale tétanise le gouvernement. Ainsi, l’augmentation du prix de l’essence (quasi gratuite), plusieurs fois annoncée, est sans cesse reportée, par peur des réactions. L’immobilisme en matière économique, alors qu’il y a le feu à la maison, contraste avec la fébrilité de la propagande, dénonçant des putschs et des attentats à répétition, comme si elle désignait des boucs émissaires. Pourtant, aucune diversion n’est de nature à distraire les Vénézuéliens de leurs soucis quotidiens : pénuries de denrées de première nécessité et de médicaments, envolée des prix (68,5 % d’inflation), insécurité mortifère.

Transition pacifique

Le raidissement de la machine répressive a une visée préventive, à double détente : contre l’éventuelle contestation de la rue et contre la victoire annoncée de l’opposition aux élections législatives prévues à la fin 2015. Selon l’institut Datanalisis, le plus cité par le gouvernement lui-même, les chavistes sont tombés à 17,3 % des intentions de vote, contre 45,9 % pour les opposants.

Le dirigeant d’Action démocratique (AD) ­ – le parti social-démocrate –, Henry Ramos Allup, a rappelé l’évidence : « Les coups d’Etat sont faits par ceux qui disposent des armes, des balles, des bataillons, c’est-à-dire les forces armées, entièrement contrôlées par l’actuel gouvernement ; nous, les civils, nous ne faisons pas de coups d’Etat. »

« l’Etat de droit n’existe plus au Venezuela depuis un bon bout de temps, car ce gouvernement viole systématiquement la Constitution et la séparation des pouvoirs », a ajouté l’opposant social-démocrate. D’où la légitimité d’envisager une « transition », pour restaurer les institutions et remettre sur les rails une économie ruinée par la gabegie et la corruption.

La possibilité d’une transition se présente justement avec les législatives. Une nouvelle majorité d’opposition devrait composer et négocier avec les autres pouvoirs, étroitement contrôlés par les chavistes. Une telle cohabitation déboucherait sur une présidentielle anticipée en 2016, après une démission du président Nicolas Maduro ou le référendum révocatoire prévu à mi-mandat par la Constitution. Cette transition pacifique présuppose le rétablissement d’un dialogue entre le gouvernement Maduro et les opposants, avec la médiation des diplomaties du Vatican et d’Amérique du Sud. Les pourparlers lancés en avril 2014 n’avaient pas fait long feu faute de résultats.

Un putsch pour en finir ?

Toutefois, la stratégie de la tension permanente choisie par Nicolas Maduro et son âme damnée Diosdado Cabello ne préjuge pas d’une issue optimiste de la crise vénézuélienne. Aux législatives de 2010, l’opposition s’était retrouvée minoritaire à l’Assemblée, malgré un nombre de voix supérieur. Le « pouvoir électoral » (érigé en quatrième pouvoir de la République), entièrement soumis au chavisme, pourrait procéder à un nouveau redécoupage des circonscriptions ou à une modification des règles du jeu. Une suspension du scrutin n’est pas à exclure. Jesus Torrealba, porte-parole de la Table d’unité démocratique (MUD), la coalition électorale de l’opposition, estime que « le secteur le plus irresponsable et criminel du pouvoir mise sur un putsch, pour en finir avec ses adversaires ».

L’attitude des principales chancelleries latino-américaines est un second motif d’inquiétude. « Le silence et l’impuissance des autres Sud-Américains deviennent pathétiques », déplore le Brésilien Alfredo Valladao, professeur à Sciences Po Paris. A croire que les uns et les autres attendent que le Venezuela soit ajouté au nouvel agenda bilatéral des Etats-Unis et de Cuba. Après tout, deux jours avant l’arrestation du maire de Caracas, le président Maduro avait cru bon de se déplacer à La Havane, pour un tête-à-tête avec son principal allié.

Source : Paulo A. Paranagua, pour Le Monde, le 26 février 2015.


Venezuela : A Caracas, l’opposition bâillonnée par Nicolas Maduro

Le président Nicolás Maduro multiplie les tentatives d’intimidation envers ses opposants politiques.

Un opposant politique de plus au président Nicolás Maduro vient d’être incarcéré. Le maire de Caracas, Antonio Ledezma, a été placé en détention provisoire vendredi, au lendemain d’une arrestation musclée dans ses bureaux par plusieurs dizaines d’hommes armés et cagoulés. Vétéran de l’opposition vénézuélienne, l’homme de 59 ans va rejoindre d’autres célèbres ­opposants, comme ­Leopoldo López, derrière les barreaux ­depuis un an et toujours en attente de jugement. “Antonio Ledezma devra répondre de tous les délits commis contre la paix, la sécurité et la Constitution”, a déclaré jeudi soir le président Nicolás Maduro à la télévision. Le ministère public l’accuse d’avoir commis des délits de “conspiration”.

Selon le chef de l’État vénézuélien, la publication le 11 février d’un “plan national pour la transition”, signé entre autres par Ledezma, allait marquer le point de départ d’une tentative de coup d’État organisé depuis les États-Unis. Ce que Washington a démenti. Nicolás Maduro accuse le maire de Caracas d’utiliser son mandat pour provoquer des violences au Venezuela.

Un opposant surnommé “le vampire”

Ce texte présente en fait une série de propositions politiques et économiques, comme la lutte contre l’insécurité, la restitution de la décentralisation, l’amélioration des réseaux de distribution alimentaire ou l’élimination du contrôle des prix. Mais il évoque aussi l’organisation d’élections présidentielles “libres et transparentes”. “Pourquoi organiser un tel scrutin si le président Maduro doit remplir ses fonctions jusqu’en 2019? Sera-t-il arrêté, assassiné ou expulsé du pays?”, demande le journaliste Luigino Bracci. Antonio Ledezma est surnommé “le vampire” par ses détracteurs. Le maire de Caracas est soupçonné d’avoir ordonné aux forces de l’ordre de tirer sur des milliers de Vénézuéliens qui manifestaient contre la vie chère lors du soulèvement populaire du Caracazo de février 1989, entraînant la mort de plusieurs centaines de personnes.

L’arrestation du maire de Caracas a suscité la préoccupation dans plusieurs capitales latino-américaines. Le secrétaire général de l’Organisation des États américains a souligné “la nécessité d’éclaircir les dénonciations sur les tentatives de rupture de l’ordre démocratique”. Une commission de l’Union des nations sud-américaines va, de son côté, tenir une réunion extraordinaire au Venezuela.

Source : Angèle Savino, pour Le Journal du Dimanche, le 22 février 2015


Venezuela : Maduro redoute l’invasion impériale et reprime

Nicolas Maduro annonçant le 19 février 2015 à Caracas l'arrestation de Antonio Ledezma
Nicolas Maduro annonçant le 19 février 2015 à Caracas l’arrestation de Antonio Ledezma

Le maire de Caracas a été arrêté jeudi pour «conspiration».

«Ça y est, la dictature montre son vrai visage», assure avec aplomb une militante venue vendredi apporter son soutien dans la rue à Antonio Ledezma, arrêté la veille par le gouvernement révolutionnaire vénézuélien pour «conspiration». Le président, Nicolás Maduro, accuse le maire de Caracas de vouloir activer un coup d’Etat en prônant le départ immédiat du gouvernement. Les autorités lui reprochent d’avoir signé un texte intitulé «Accord national pour la transition», publié le 11 février, soit un an exactement après le début des troubles qui avaient fait 43 morts. «Il est évident, écrit ce texte, que le régime ne résoudra pas la crise et que le gouvernement de Maduro est déjà entré dans une phase terminale». Ses trois signataires, Antonio Ledezma, l’ex-députée María Corina Machado et le leader de droite Leopoldo López, sont partisans d’une ligne dure visant à «chauffer la rue». Lopez est, d’ailleurs, incarcéré depuis un an, en attente d’un procès pour «incitation à la violence». Les leaders de l’opposition modérée se sont bien gardés, de leur côté, d’apposer leur nom en bas du fameux document.

Quatre militaires de haut rang ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi la publication du manifeste, alors qu’ils projetaient, selon le gouvernement, de«bombarder le palais présidentiel». «Ce n’est qu’à travers la justice que nous pourrons faire échouer ces tentatives de coups d’Etat et offrir une paix permanente», a déclaré Nicolás Maduro après l’arrestation de Ledezma, en appelant ses militants à «se préparer à affronter n’importe quel scénario au Venezuela, produit de l’agression impériale contre notre pays.».

Les Etats-Unis, qui réclament depuis quelques mois la libération des «prisonniers politiques» au Venezuela, ont décrété des sanctions contre 53 hauts fonctionnaires de ce pays. Cette «décision unilatérale a depuis été critiquée par presque toutes les institutions latino-américaines, qui dénoncent une «ingérence de Washington au Venezuela.

Antonio Ledezma, déjà mis en cause en novembre dans une autre affaire de soi-disant coup d’Etat mené, cette fois, par des paramilitaires colombiens, est désormais retenu par les services de renseignements. «Le gouvernement ne sait pas comment faire face à la crise, il ne croit qu’en la violence»,estime Jesús Torrealba, le chef de la coalition d’opposition. «Que le gouvernement tombe le masque et déclare l’état d’exception», a surenchéri le président du parti Copei, Roberto Enríquez. Mais la rhétorique de l’opposition, extrêmement divisée, mobilise peu. Quelques dizaines seulement de personnes se sont déplacées vendredi en solidarité avec le maire de Caracas, à peine plus que le nombre de caméras nationales et internationales.

Source : Simon Pellet-Recht, pour Libération, le 20 février 2015.


Venezuela : quand Nicolas Maduro accuse tout le monde d’intentions putchistes et de tentatives d’assassinats


Leopoldo Lopez, Daniel Ceballos, Antonio Ledezma, Maria Corina Machado, Julio Borges

Il a été péniblement élu après le décès d’Hugo Chavez, dont il se revendique l’héritier. Mais loin de l’image de «l’homme providentiel» prônée par son mentor, Nicolas Maduro se débat avec une cote de popularité sinistrée et un pays lessivé économiquement, deux ans après son élection.

L’effondrement économique du Venezuela, qui dispose pourtant des plus grandes réserves pétrolières mondiales, est surement dû, pour partie, au fait que le prix du pétrole a nettement baissé. Mais les détracteurs du président Maduro ne peuvent s’empêcher de dire que c’est organisé, que l’appareil de production du pays a été cassé volontairement. La population n’ayant d’autres choix que de se tourner vers l’Etat. Un Etat, tout puissant et seul apte à la satisfaire.

Le Venezuela ressemble aux pays de l’Est des années 80, où stationner dans les files d’attente était quasiment devenu une profession. Il est désormais formellement interdit (et dangereux) de photographier ou filmer ces files d’attente. L’inflation avoisine les 70% en 2014.

Les pénuries frappent tous les produits de première nécessité. Ainsi, la dernière pénurie en date affecte les préservatifs, ce qui peut faire sourire, mais quand on sait que le Venezuela occupe la troisième place sur le podium sud-américain des taux de contamination par le virus du sida et se trouve très confronté aux grossesses d’adolescentes, le sourire s’efface. «Sans préservatifs, on ne peut rien faire», déplore Jhonatan Rodriguez, directeur général d’une ONG luttant contre le sida, dans Bloomberg Business. D’où ces vingt petits pourcents d’opinions favorables au président dans une population excédée.

Des opposants en ligne de mire

Une situation, qui donne de nombreux arguments à l’opposition vénézuélienne, qu’elle soit modérée ou de droite radicale. Et Maduro, les détracteurs il n’aime pas ça. Leopoldo Lopez, fondateur du parti Voluntad Popular, en a fait l’amère expérience. Mis «provisoirement» en prison, il y croupit depuis un an.

Suite à des manifestations estudiantines ayant très mal tourné (on déplore de 43 morts), Daniel Ceballos, le maire de San Cristobal, la ville où elles se sont déroulées en février et mai 2014, a rejoint derrière les barreaux Leopoldo Lopez un mois plus tard.

Dans les mêmes manifestations de San Cristobal se trouvait aussi Maria Corina Machado. Elle est accusée et inculpée de conspiration en vue d’assassiner le chef de l‘Etat. Elle a beau dénoncer une mascarade visant à la réduire au silence et à détourner l’attention des Vénézuéliens des difficultés économiques, elle n’encourt pas moins de 16 ans de prison selon le parquet. «Il est très difficile d’imaginer que les charges contre Maria Corina Machado pour sa supposée participation à un plan pour assassiner le président ne soient autre chose qu’une mascarade», estime José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch (HRW).

Le maire de Caracas n’y échappe pas

Autre opposant notoire, le maire de la capitale Caracas, Antonio Ledezma. Il s’était déjà battu contre l’accession au pouvoir d’Hugo Chavez et continue contre Nicolas Maduro. Ce dernier n’a donc de cesse que d’en venir à bout et de le faire taire. Dans un premier temps, quand Antonio Ledezma a été élu à tête de la mairie de Caracas, Maduro a créé une nouvelle fonction : «chef du gouvernement de Caracas», parallèle à celle de maire. Le bugdet alloué à la ville s’était alors retrouvé dans les prérogatives de gestion du détenteur de ce nouveau poste. L’édile s’est donc vu à la tête d’une coquille vide, mais surtout dans l’incapacité financière de payer les 15.000 employés municipaux. Nicolas Maduro espérait ainsi monter les gens contre ce sempiternel vainqueur d’élections. Peine perdue, Ledezma a surmonté l’épreuve.

Plus récemment, il vient de publier une lettre qu’il a cosignée avec Leopoldo Lopez (du fond de sa prison) et Maria Corina Machado toujours sous la menace d’une lourde condamnation. Cette lettre ouverte mentionnait la nécessité d’un plan national de transition démocratique à la tête du pays.

Las, Antonio Ledezma a été arrêté le 19 février dans ses bureaux. Deux procureurs lui ont signifié le lendemain qu’il était poursuivi pour «son implication présumée dans des faits complotistes pour organiser et exécuter des actions violentes contre le gouvernement». Le président Maduro est intervenu le soir même à la télévision et a déclaré que M.Ledezma «doit être inculpé par la justice vénézuélienne pour qu’il réponde de tous les délits commis contre la paix dans le pays, la sécurité, la Constitution», se référant à une tentative présumée de coup d’Etat qu’il avait dénoncée le 13 février 2015. Bien que placé en détention provisoire, Antonio Ledezma a décidé de faire appel.

La répression tempère les réactions

Dans ce contexte d’arrestations tous azimuts, les réactions sont plus que mesurées. Néanmoins, Jesus Torrealba, le secrétaire général de la coalition d’opposition La Table de l’unité démocratique (MUD) déclare que «ces derniers jours où l’on parle tant de coups d’Etat, nous assistons à un coup de la part de l’Etat». Quant au leader de l’opposition, Henrique Capriles, deux fois candidat à l’élection présidentielle, il se demande si «Maduro croit qu’en nous mettant tous en prison il va récupérer 50 points de popularité ou gagner les élections ?». Des manifestations de quelques centaines d’étudiants ont lieu, protestant contre les arrestations, les pénuries et demandant plus de libertés.


vidéo AFP mise en ligne le 12 février 2015

Mais la série continue, et cette fois c’est l’élu d’opposition Julio Borges qui est accusé par des députés de la majorité socialiste à l’Assemblée nationale du Venezuela d’avoir pris part à un complot contre le président Nicolas Maduro. «Nous considérons qu’il y a suffisamment d’éléments pour lever l’immunité(parlementaire du député) et que ce monsieur aille occuper une cellule», a déclaré le député du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV, majoritaire) Dario Vivas. M.Borges, membre du parti Primero Justicia, comme l’ancien candidat à la présidence Henrique Capriles, a été accusé au début du mois de février par le président de l’Assemblée et numéro deux du pouvoir «chaviste», Diosdado Cabello, d’avoir pris part à un complot présumé contre M.Maduro.

Depuis son élection en 2013, Nicolas Maduro dénonce et «déjoue» une quantité invraisemblable de complots à son encontre, quant il ne s’agit pas de tentatives d’assassinats, avec ou sans la complicité supposée des Etats-Unis. Au point que le 26 février John Kerry a dénoncé «le comportement monstrueux» du régime vénézuélien, la «répression du peuple, les arrestations et les fausses accusations contre nous qui émanent du Venezuela». La multiplication des arrestations depuis un an inquiète au plus haut point aux plans tant national, qu’international et la question du respect de la démocratie commence à devenir cruciale.

Source : Frédérique Harrus, pour Géopolitis (France TV Info), le 27 février 2015.


Venezuela : le roi est nu

D’autocratique le régime de la révolution bolivarienne au Venezuela est en train de sombrer dans la dictature. Le 19 février le gouvernement a fait arrêter le maire de Caracas, Antonio Ledezma. Il a ensuite levé l’immunité parlementaire d’un dirigeant de l’opposition, Julio Borges, pour le chasser de l’Assemblée nationale. Leopoldo Lopez, un autre opposant au régime de Nicolás Maduro qui a succédé en 2013 à Hugo Chávez, est en prison depuis un an. Près de la moitié des maires sont menacés de poursuites en justice avec comme accusation le plus souvent retenue : complot pour renverser le gouvernement avec parfois conspiration avec les Etats-Unis.

« Mais, affirme “The Economist”, c’est le président Maduro qui est en train de faire un coup d’Etat contre les derniers vestiges de la démocratie. » « Un auto-coup d’Etat ». Chávez, qui a dirigé le Venezuela de 1999 jusqu’à sa mort en mars 2013, a toujours été réélu grâce à une politique sociale largement financée par les revenus du pétrole. Ce qui lui a permis aussi d’étouffer peu à peu la vie politique. Aujourd’hui, Maduro n’a ni son charisme ni les recettes nécessaires en raison de l’effondrement des cours du pétrole. Sa cote de popularité est au plus bas. S’il y avait des élections parlementaires libres cette année, l’opposition l’emporterait et pourrait ainsi envisager un référendum en 2016 pour le destituer.

En tout cas, en termes de répression, Nicolás Maduro dépasse son maître Chávez qui avait laissé des rivaux le contester dans des élections plus ou moins libres. « The Economist » estime ainsi que l’opposition a besoin d’être aidée. Pendant trop longtemps l’Amérique latine n’a rien fait pour empêcher que les règles démocratiques ne soient piétinées au Venezuela.

Source : Jacques Hubert-Rodier, pour Les Echos

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69 réponses à [Venezuela 1/2] Le mainstream n’aime pas Maduro…

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 12 mars 2015 à 04h52

“référendum révocatoire prévu à mi-mandat par la Constitution”

Tiens, en voilà une idée qu’elle est bonne. Cela permettrait de se débarasser rapidement d’élus ayant promis des choses (“la France forte”, “mon ennemi c’est la finance”) puis ayant effectué quelque chose de proche (“la France morte”, “mon ennemi, ce sont les finances des Français”), et avant qu’ils puissent détruire complètement le pays (vente de l’or de la France, 700 milliards de dette supplémentaire, retour dans l’Otan, loi Macron, Tafta, guerre avec l’Iran, la Russie).

  1. Kiwixar Le 12 mars 2015 à 04h52
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    “référendum révocatoire prévu à mi-mandat par la Constitution”

    Tiens, en voilà une idée qu’elle est bonne. Cela permettrait de se débarasser rapidement d’élus ayant promis des choses (“la France forte”, “mon ennemi c’est la finance”) puis ayant effectué quelque chose de proche (“la France morte”, “mon ennemi, ce sont les finances des Français”), et avant qu’ils puissent détruire complètement le pays (vente de l’or de la France, 700 milliards de dette supplémentaire, retour dans l’Otan, loi Macron, Tafta, guerre avec l’Iran, la Russie).


    • Michel Le 12 mars 2015 à 10h22
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      Déjà que lors de son 1er mandat un président ne pense qu’à sa réélection et ne fait rien pour la France alors imaginez une élection tous les 2 ans 1/2. Les politiques seraient immobiles, nous aurions droit à encore plus de com’ et de sondages …
      Mieux vaut des mesures type mandat de 6 ans non renouvelable ou assouplir les règles de motion de censure par exemple.


      • cording Le 12 mars 2015 à 19h57
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        Retour au septennat! Contre les tares prévisibles et réalisées du quinquennat.


      • Feuille de Mars Le 13 mars 2015 à 16h13
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        Au contraire, ce serait parfait ! Ils seraient en campagne électorale permanente et nous foutraient peut-être la paix.


      • le Prolo du Biolo Le 13 mars 2015 à 21h46
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        D’abord ce n’est pas une élection tous les 2,5 ans.
        Si le président a respecté ses engagements, une demande de destitution ne recueillera pas de majorité.

        Et puis vaut-il mieux une espèce de monarque qui une fois élu est inamovible, même s’il pratique une politique contraire à celle pour laquelle il a été élu ?

        Marrant comme les grenouilles ont encore et toujours besoin d’un roi pour exister, et n’imaginent même pas pouvoir influer elles-mêmes et régulièrement sur la politique qui est menée par les “élus” …


    • Deres Le 12 mars 2015 à 16h07
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      Cela faisait partie des innombrables choses que Flamby Ier avait évoqué, mais ça, c’était avant d’être élu ……


  2. Subotai Le 12 mars 2015 à 06h11
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    On n’a pas beaucoup parlé de la dernière tentative de coup d’état fomenté par les USA, prévue pour le 15 février, elle a été déjouée avec un coup de filet le 12 sur les protagonistes, donc le maire de Caracas…
    Ce n’est pas la première fois qu’ils essaient des Maidan sur Caracas…


    • anne jordan Le 12 mars 2015 à 14h50
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      ben si !
      article précédent de ” Les Crises ” !


      • Subotai Le 12 mars 2015 à 17h01
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        “Beaucoup”
        J”ai pas l’impression que Les Crises soit “mainstream”. Olivier, tu nous aurais menti 🙂


  3. Vallois Le 12 mars 2015 à 07h51
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    Le niveau d’analyse des journalistes mainstream est médiocre et démagogique. A l’image de la junk food, la junk pensée est pauvre en éléments nutritifs, rends malade et accroc par sa teneur en sucre et matière grasse.

    Du niveau de l’homme politique moyen qui vit par et pour son parti.


    • Kiwixar Le 12 mars 2015 à 08h30
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      Ce n’est pas de la mal-information, c’est de la désinformation. C’est-à-dire, l’utilisation d’un certain talent (pervers) et d’une certaine intelligence (fourbe) pour induire le lecteur en erreur, en distordant les faits, en les sélectionnant, en en faisant une présentation orientée, en taisant certains faits.

      Le darwinisme des journalopes français, c’est que les plus pervers et les plus fourbes parviennent en haut de la pyramide des merdias, à décider de ce qui se publie, et comment. Certains sont recrutés par qui-vous-savez pour aller agir à la “bordure” (Merdiapart, L’Obs, Canard) de la manière la plus sournoise, faisant semblant d’être ponctuellement non-alignés, pour, sur le long terme, tordre l’esprit critique des gens de gauche, pour en faire des américanophile otanisés, contents de l’UERSS et ses prouesses, et toujours prêts à voter à droite (UMPS).


      • Vallois Le 12 mars 2015 à 11h37
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        Pour ceux qui n’ont pas de principes moraux et d’empathie, ce serait un chemin tout naturel. Cela se marierait plutôt bien avec la vision moniste que les libéraux ont de l’homme égoiste et sa tendance à maximiser tous les profits. etc.

        Des hommes absents à leurs propres humanités et qui détournent les valeurs humaines d’empathie, de solidarité, etc. à leurs propres profits et donc pervertissent les mots et leurs significations.


      • Gaïa Le 12 mars 2015 à 12h28
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        L’art du non-alignement très aligné. La modération des fusils de leur côté et la violation des droits de l’homme de l’autre, ceux qui essayent de se protéger de leur violence. C’est connu d’avance.


      • lelis Le 12 mars 2015 à 20h30
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        En fait, nous savons tous que l’immense majorité des Vénézuéliens adorent Maduro. En ce qui vous concerne, qui savez énormément de choses, pouvez-vous nous dire quel est le pourcentage exact ? Je me rappelle avoir lu plus de 80% quelque part, mais je ne sais plus où.

        Merci d’avance pour votre réponse éclairée, ainsi que pour votre lutte parfaitement juste contre la presse occidentale, que nous savons tous entièrement pourrie.


  4. Vallois Le 12 mars 2015 à 08h01
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    Quelqu’un sait-il pourquoi la fleur de lys capétienne sur le cercueil pris en photo ?


    • Kalon Le 12 mars 2015 à 08h15
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      EN l’occurrence, il ne s’agt pas d’une référence capétienne, mais du symbole internationale du scoutisme, celui de l’OMMS (Organisation mondiale du mouvement scout). Symbole choisi par Baden Powel pour indiquer le Nord des boussoles, c’est à dire pour garder la bonne route. Apparemment le défunt devait être scout…


      • lelis Le 12 mars 2015 à 20h33
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        On connait les liens inaltérables du scoutisme avec le catholicisme radical et l’extrême-droite.


        • Kalon Le 12 mars 2015 à 23h15
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          Le scoutisme a une origine protestante et non catholique, il est présent sur tous les continents avec toutes les religions et avec ses représentations non confessionnelles, ce depuis le début. Il a en outre été, dès 1933 interdit par le régime nazi. Votre remarque franco-centrée vaut surtout à l’envers: on connait les liens inaltérables de l’extrême droite avec un certain scoutisme, qui par ailleurs ne fait pas parti de l’OMMS.


    • LBSSO Le 12 mars 2015 à 08h36
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      Bonjour Vallois,

      la victime était scout.La fleur de lys est un de ses symboles.

      “Le mouvement scout possède deux symboles internationaux : la fleur de lys utilisée par les organisations membres de l’Organisation mondiale du mouvement scout et le trèfle par les membres de l’Association mondiale des Guides et Éclaireuses. Ces badges font partie de l’uniforme officiel des scouts. ”
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Scoutisme

      A vérifier


  5. Timothée Le 12 mars 2015 à 08h08
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    Les USA sont en guerre ouverte avec le Venezuela. Maduro est obligé de se défendre ou de capituler, au choix.


    • Chris Le 12 mars 2015 à 14h31
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      Quelqu’un se souvient-il de la presse pré-putsch chilienne ? Ces articles me rappellent les signes avant-coureurs de l’assassinat d’Allende.


      • Timothée Le 12 mars 2015 à 22h52
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        Bien vu !
        On peut s’attendre à tout, en effet, sauf que le noyautage de l’armée par la droite n’est pas au point au Venezuela, je crois.


    • récidive Le 12 mars 2015 à 22h05
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      11 avril 2002, vers le milieu, les putschistes sûrs d’ avoir gagné… https://www.youtube.com/watch?v=2Q7pMgCVC8Y


  6. Joanna Le 12 mars 2015 à 08h24
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    Dans la foulée du commentaire de Kiwixar :

    Il y a certainement quelque chose à imaginer en France pour éviter d’avoir continuellement des présidents élus sur des promesses qu’ils s’empressent d’oublier ensuite.
    Un « trône » avec siège éjectable (pour les âmes sensibles je précise que c’est une image) par exemple au bout de 5 manquements manifestes aux engagements ? Pour éviter de relancer un processus couteux de nouvelle élection celui arrivé 2ème deviendrait président ?

    Certains proposent un mandat unique de 7 ans, quelques avantages par rapport au mandat de 5 ans renouvelable une fois, mais ça ne résout pas tout car si l’élu est lamentable on en prend pour 7 ans.

    Les 2 autres mesures importantes à adopter seraient pour moi le référendum populaire (type Suisse) et les élections au scrutin proportionnel comme en vigueur dans bien des pays européens.
    Le vote « à la proportionnelle » est le plus démocratique et il ramènerait vers les urnes ceux qui finissent par ne plus aller voter, tous ceux qui ont une préférence pour des partis autres que ceux qui monopolisent outrageusement le pouvoir avec le système actuel.

    Et comme il ne faut pas compter sur les élus actuels qui bénéficient du système pour décider d’en changer on imagine qu’il sera nécessaire de procéder autrement …

    Je trouve qu’il y en a vraiment assez de la mainmise sur la France par 2 partis.
    Songez seulement qu’avec une représentation à la proportionnelle au parlement bien des lois votées depuis 2 ans ne l’auraient pas été. Comment pouvons-nous supporter ça ?


    • lvzor Le 12 mars 2015 à 08h59
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      “autres mesures importantes à adopter seraient pour moi le référendum populaire…”

      Où donc ai-je déjà entendu cette proposition??? (avec la séparation des banques d’affaire et des banques de dépôt et quelques autres…)

      http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/21/referendum-initiative-populaire-vote-inappliquable_n_4315311.html

      (…en même temps ça n’engage pas à grand chose, vu qu’on n’est pas obligé de tenir compte du résultat)


      • Joanna Le 12 mars 2015 à 09h58
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        Oui et l’article du HP précise bien que “ce dispositif s’apparente ainsi d’avantage à une arme destinée à l’opposition plutôt qu’à un outil de démocratie participative. C’est pourquoi le dispositif a été renommé par les parlementaires “référendum d’initiative partagée”.

        Un outil qui n’a rien à voir avec les voies référendaires “populaires” qui existent ailleurs.”

        Et ce dispositif concocté par le gouvernement n’est donc bien réellement en rien un outil de démocratie participative. C’ est donc à la fois une tromperie et une trahison de plus par rapport aux promesses.


        • anne jordan Le 12 mars 2015 à 15h15
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          en revanche ceci :

          ” Article 3″ sur le RIC :

          Editorial
          L’association Article 3 a pour objectif d’obtenir la modification de la Constitution française afin d’instituer le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en toutes matières dans son article 3.
          .

          Plus on parlera d’article 3, plus nous avancerons vers le succès. Nous aurons plaisir à échanger avec vous. N’hésitez pas à vous exprimer, par mail, sur le forum ou sur la page Facebook. Et souvenez-vous que le pouvoir appartient à tout le monde dans notre association, vos suggestions et propositions seront reçues avec le plus vif intérêt. Nous appliquons les principes que nous promouvons, y compris le RIC interne : vos proposition seront écoutées et mises en œuvre démocratiqueme

          contact@article3.fr
          http://forum.article3.fr
          https://www.facebook.com/articletrois
          https://twitter.com/articletrois

          bon , ça c’était pour l’info – ou la propagande , si vous préférez.
          Mon opinion , ( si elle a un quelconque intérêt ! ) :
          je n’y crois pas !
          démobilisation à tous les étages , pire que jamais !

          – – –


      • récidive Le 12 mars 2015 à 23h51
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        Une autre serait la reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé.

        A ce propos, lire l’histoire contée par les CVBC (groupe de Concitoyens Voulant Bousculer la Constitution) des recours engagés suite à la publication au JO de la République.
        http://www.parti-du-vote-blanc.fr/fable-blanche-les-cvbc-et-le-cetat/


    • Albéric Le 12 mars 2015 à 09h55
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      Quels que soient les modes de scrutins et leurs résultats, un système électoral où l’élu n’a pas à rendre compte de ses décisions, notamment par rapport à ses promesses de campagne, n’a absolument aucune valeur, et certainement pas “démocratique”. Vous pouvez toujours demander son avis au peuple tant que vous n’êtes pas tenu de le respecter (“mon ennemi c’est la finance” lol).

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Euthynai


      • Joanna Le 12 mars 2015 à 10h21
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        Je suis d’accord.
        Partout, ou presque, les salariés sont tenus par des objectifs, leurs résultats sont évalués et le salarié est sanctionné si les résultats sont mauvais.

        Celui qui (en principe car le réel pouvoir est ailleurs …) préside aux destinées de la France n’a pas vraiment de compte à rendre. S’il fait les pires conneries il trouvera toujours à se justifier ou le moyen d’accuser le premier bouc émissaire venu. Quasiment “intouchable” !
        Les derniers l’ont bien compris, ils en ont usé et abusé.
        Et il faudrait laisser ça perdurer ?


        • Vallois Le 12 mars 2015 à 11h40
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          Y a t’il une différence entre monarque de droit divin ou de suffrage universel (biaisé, manipulé et sans quorum)?
          Sauf dans les termes, on revient toujours à la légitimité du concept sur le réel.


    • Subotai Le 12 mars 2015 à 17h08
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      Avant de parler de tout ça. Il faudrait commencer par arrêter de voter pour les mêmes alors qu’on sait qui ils sont. Le vote c’est ça.
      Les veaux cependant revotent chaque fois comme on les a incité…
      Vous verrez pour la prochaine…


  7. Grégoire Le 12 mars 2015 à 09h10
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    Curieux tout de même… je ne lis plus la preesstitué, je n’ai pas la télé et n’écoute pas la radio pourquoi retrouver toute cette propagande ici ? Il serait bien que dans nos “démocraties” les traitres aux intérêts du plus grand nombre soient arrétés juger et condamner par une tribunal populaire. Il y a des oppositions honnêtes et légitimes et celles qui sont carrément de la trahison… quand ils ne servent que les intérêts d’un autre Etat… [Modéré]


  8. FabriceM Le 12 mars 2015 à 09h13
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    Dommage, il manque la version alternative de l’explication des pénuries graves de produits de base au vénézuela.

    Un complot de la CIA et/ou des mafias locales, forcément sans aucun rapport avec la politique de contrôle des prix des amis bolivariens.


    • anne jordan Le 12 mars 2015 à 15h24
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      elle est là :
      [Nouvel article] [Venezuela 2/2] Les médias alternatifs contredisent le mainstream (comme d’habitude…)


      • FabriceM Le 12 mars 2015 à 15h50
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        Il n’y a pas d’explication. On parle de “pénurie organisée” pour “fatiguer la population”, sans détails, sans preuves, sans analyse. Un copier coller de ce qui aurait pu être écrit par les bolchéviques dans les années 20.


          • FabriceM Le 12 mars 2015 à 17h20
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            Ca pourrait être un super article. Si l’auteur avait compris qu’il n’y a qu’au Venezuela que des petits criminels peuvent faire autant de profit simplement en traversant une frontière.

            Le contrôle des prix et la subvention des marchandises importées est une absurdité qui transforme n’importe quelle économie en cauchemar soviétoïde, car il conduit inévitablement à des abus, et donc à du contrôle pour réprimer les abus, à la corruption des contrôleurs, au contrôle des contrôleurs, à l’infini. Nul besoin d’un ennemi étranger pour souffrir d’un tel système. L’ennemi de ce système, c’est la nature humaine.


            • lelis Le 12 mars 2015 à 20h36
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              Mmmmm… Ca sent l’atlantiste caché, là.


            • FabriceM Le 12 mars 2015 à 23h32
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              On sait qu’on a une pensée originale et indépendante quand on est à ce point exaspéré d’être placé dans des cases qui ne vous correspondent pas.

              Ca aussi, c’est la nature humaine .. on essaie toujours de rapprocher l’inconnu de ce qu’on connait, et plus on vieillit, pire c’est apparemment.


            • Abusive duck Le 13 mars 2015 à 09h05
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              Je suis assez d’accord pour les contrôleurs. Par contre, je suis pas expert du Venezuela, mais rien ne dit à priori que c’est ce que souhaite le gouvernement, peut-être qu’il ne fait que réagir. Si on peine à le comprendre, il suffit de constater que le Venezuela malgré ses aspirations de démocratie populaire doit résister dans le même temps à une guerre *permanente*. C’est un fait que tout le monde semble ignorer.

              Attaques médiatiques, spéculatives, déstabilisations politique, complots du secteur privé, sabotages, radicalisation violente de l’opposition, appels au meurtre, pressions internationales, intimidations, tentatives de putschs, etc … Essayez d’imaginer 2 secondes ce qu’il se passerait aux États-Unis dans le même contexte, les organes d’état interviendrait tout de suite et on aurait peu de peine à dénoncer les dérives autoritaires du gouvernement.

              Si on est agressé, on est pas vraiment libre, il faut se défendre. Et si ce dirigisme si souvent reproché (et finalement assez limité compte tenu de la situation) n’était que la conséquence, entre autres, du harcèlement continuel du Venezuela et de tous les pays d’Amérique latine par la plus grande puissance militaire du monde ?


  9. Léa Le 12 mars 2015 à 11h10
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    Pour se détendre un peu :

    https://www.youtube.com/watch?v=hbloPajA_g4


  10. Günter Schlüter Le 12 mars 2015 à 12h10
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    Ce qui m’étonne toujours.
    Les gouvernements de ces pays qui sont indirectement ou directement menacés par les différentes officines à la solde de nos “plus nobles défenseurs de nos valeurs démocratiques de l’Occident libre” soient si permissifs.
    Ma première mesure serait d’expulser tous les représentants diplomatiques de ce bloc oh combien démocratique, et d’entrenir des relations diplomatiques avec leur pays seulement par l’intermédiaire de l’ambassade du pays au Vatican ou à Moscou par exemple.
    Seconde mesure obliger toutes les ONG de justifier les sources de leur financement et de fournir des indications précises sur les flux financiers dans le pays et les formations proposées.
    Troisième mesure poursuivre pour haute trahison sans faiblesse aucune tous les grands propriétaires, grosses fortunes et politiques qui fricotent avec les représentants des pays les “plus nobles défenseurs de nos valeurs démocratiques de l’Occident libre”
    Je pense qu’avec ce genre de mesure, les révolutions colorées auraient bien plus de problèmes à voir leur réalisation, le monde resterait plus sûr.
    Et pour conclure, j’investirais un peu de moyens pour soutenir les groupes d’opposition (les vrais) dans les pays qui se prétendent être les plus nobles défenseurs de nos valeurs démocratiques de l’Occident libre”.
    Attention ce message peut contenir des traces d’ironie, de sarcasme ou de cynisme. Qui en trouve est autorisé à les conserver. À consommer avec modération.
    Bonne journée! Einen angenehmen Tag noch!


  11. Sébastien Le 12 mars 2015 à 13h48
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    A aucun moment évidemment il ne vient à l’esprit d’un seul journaliste de préciser que le Vénézuela recèle les plus grandes réserves de pétrole connues au monde….
    Le style copier-coller de tous les articles relèvent du roman-feuilleton. Tout y est affirmé sans la moindre source, preuve, enquête. Et ne parlons pas d’aller voir sur place.
    D’ailleurs, vous remplacez “Vénézuela” par “Ukraine”, “Syrie”…Vous obtenez la même fiction.
    Ca devient tellement lassant d’être le Bien incarné donnant des leçons de démocrassouille aux ploucs du Tiers-Monde assis sur toutes les richesses de la planète.
    Enfin, visiblement pas pour les merdias.


    • FabriceM Le 12 mars 2015 à 13h57
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      Les hydrocarbures vénézuelien, ce sont en fait des bitumes issus de la décomposition biologique de pétrole remonté naturellement vers la surface. C’est non seulement un produit de piètre qualité, dont l’exploitation est par ailleurs très couteuse, en plus d’être destructrice de l’environnement, puisqu’il faudrait raser des forêts entières pour accéder à la ressource.

      Bref, les réserves vénézueliennes sont théoriques et spéculatives, jusqu’à preuve du contraire. Il y a des cibles bien plus intéressantes pour les gros poissons cherchant à accaparer des réserves, notamment en Afrique.


      • Sébastien Le 12 mars 2015 à 14h23
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        Je pourrais ajouter le fait que ces pays résistent aussi aux multinationales qui cherchent à en prendre indirectement le contrôle: Coca-Cola notamment. Recherchez le documentaire (pour une fois intéressant) de France 2 diffusé l’année dernière. Edifiant et terrifiant.
        Polluant ou difficile à extraîre, peu importe, le pétrole est une drogue pour l’Empire.


        • FabriceM Le 12 mars 2015 à 14h51
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          “Polluant ou difficile à extraîre, peu importe, le pétrole est une drogue pour l’Empire.”

          Le pétrole est en premier lieu une drogue pour vous et moi, qui pratiquons de fait un mode de vie qui en consomme énormément. Sans pétrole, aucun plastique, aucune voiture, aucun avion, presque plus de médicaments, etc ..

          L’économie est dépendante du pétrole, oui. Mais l’impact géopolitique de cette dépendance n’est pas aussi important qu’on le croit. Comme l’a dit olivier dans une récente interview le retour sur investissement d’une guerre qui aurait l’accaparement pour objectif principal est ridiculement faible. Les guerres rapportent surtout à l’industrie de l’armement et à ceux qui financent les achats d’armement, tout en permettant aux armées de justifier leur existence.

          Bref, la guerre a surtout pour but de permettre à des gens qui ont du pouvoir de garder leur pouvoir.


  12. Krystyna Hawrot Le 12 mars 2015 à 14h49
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    Comme d’habitude, toujours les comparaisons avec les pays de l’Est par des journaleux qui sont trop jeunes pour avoir vu de leur propres yeux et se renseignent sur wikipedia.

    Non, il n’y avait pas de file d’attente partout dans les pays de l’Est! Vous pouvez le demander aux Allemands de l’Est, et aux Tchèques et aux Bulgares qui avaient une bonne production et un bon approvisionnement.
    Les files d’attente c’est en ¨Pologne du 31 août 1980 (date de la création de Solidarnosc), jusqu’au à peu prêt 13 décembre 1982, date de la levée de l’état de siège.
    Pendant cette période, et pour certains produits (meubles bricolage), on allait s’approvisionner en RDA et en Tchécoslovaquie.


  13. anne jordan Le 12 mars 2015 à 15h37
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    “Le pétrole est en premier lieu une drogue pour vous et moi, qui pratiquons de fait un mode de vie qui en consomme énormément. Sans pétrole, aucun plastique, aucune voiture, aucun avion, presque plus de médicaments, etc ..”

    Fabrice M , vous avez raison de signaler la mauvaise qualité du pétrole Vénézuelien , qui devrait poser de graves problèmes aux BOLIVARIENS ,en principe respectueux de la PACHA MAMA…
    Mais je ne souscris pas du tout au § cité plus haut . NOUS pouvons vivre sans pétrole , je le vis tous les jours


    • FabriceM Le 12 mars 2015 à 15h55
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      ” je le vis tous les jours”

      Alors vous vivez dans l’illusion, ou le déni. Il est impossible de se connecter à internet sans utiliser un appareillage qui a nécessité du pétrole pour sa production. Tout comme l’organisation sociale qui permet à l’ordinateur, à internet, à tout ce qui vous entoure d’exister, ne peut pas s’en passer (ni facilement, ni rapidement, en tout cas) et en consomme tous les jours.


      • anne jordan Le 12 mars 2015 à 16h10
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        ok , pour l’ordi , mais c’est tout !
        ( les composants )
        énergies alternatives , z’avez entendu parler ???


        • FabriceM Le 12 mars 2015 à 17h35
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          Oui, je connais. Et il est à peu près certain que nous serons tous mort avant que des tracteurs au gazogène ou des chevaux soient réutilisés pour les grandes culture.

          En attendant, vous aurez consommé du pétrole sans le savoir, comme vous consommer de l’eau, des minerais, du travail, chaque fois que vous achetez quelque chose, en commençant par le moindre kilo de farine.


        • Kiwixar Le 13 mars 2015 à 00h49
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          “ok , pour l’ordi , mais c’est tout !”

          On sous-estime toujours l’énorme quantité de pétrole nécessaire pour se nourrir, que ce soit au niveau des engrais, des machines agricoles, du transport, de la réfrigération. Quand je dis que les politiciens depuis 40 ans “luttent contre le chômage” et dans les 40 prochaines années “lutteront contre la faim”, je ne plaisante pas. La baisse de la quantité d’énergie disponible par personne va être une hécatombe au niveau de l’emploi, mais aussi au niveau alimentaire. Ou l’inverse, on aura résolu le problème de l’emploi parce qu’on sera tous employés à chercher notre nourriture.

          FabriceM met le doigt là où ça fait mal : on sera tous morts avant que les tracteurs au gazogène ou les chevaux soient réutilisés pour les grandes cultures. Alors quelques uns pourront se réfugier dans leur BAD (ou leur ranch en NZ), mais autour, ça sera Mad Max…

          Ou alors, pourquoi pas, nous avons des politiciens compétents qui ont déjà commencé il y a 10 ans à utiliser l’énergie pas chère pour nous fabriquer une phase de transition qui sera douce (ironie)…


          • FabriceM Le 13 mars 2015 à 01h34
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            Comme je suis un gros chiant, je vais devoir vous contredire, bien que vous me citiez positivement.

            L’agriculture sera un des derniers secteurs touchés par la baisse des volumes de pétrole disponibles. Bien sur la diminution des ressources disponibles s’accompagnera d’un accroissement des prix des produits agricoles, et donc de la destruction de consommations moins directement utiles.

            Mais les seules choses qui peuvent déclencher des famines durant ce siècle, ce sont des guerres, des guerres civiles, et des interventions économiques stupides de la part des Etats. Et d’ici là, on aura eu le temps de s’adapter, éventuellement par la démographie.

            Je te conseille de lire Vaclav Smil. C’est un universitaire américain, il a étudié à fond ces questions, et il montre assez clairement que la transition est gérable, même pour une société aussi gloutonne que les USA, simplement en gardant le meilleur de la modernité et en abandonnant le superflus.


            • Kiwixar Le 13 mars 2015 à 06h34
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              Pas de problème, je préfère 1000 fois échanger avec quelqu’un qui connaît ou qui a étudié le sujet (et les données), qu’avec quelqu’un qui ne fait que répéter ce qu’il entend dans les medias mainstream, où les types pensent que c’est Schliemann qui a découvert la règle de 3.

              Je ne suis pas inquiet par la baisse de la production de pétrole, je suis inquiet de l’augmentation des prix (les prix se font à la marge), qui créent très rapidement une montée de prix alimentaires, des troubles sociaux chez les pays producteurs, donc une montée des prix du pétrole. La transition peut être gérable aux US, tout dépendra de leur armée, c’est-à-dire, est-ce qu’ils seont en mesure d’aller se servir, en laissant d’autres pays (style la Chine ou l’UE) sans pétrole.

              Le problème c’est d’abandonner “le superflu” dans notre mode de vie, et est-ce que le commuting (banlieue-boulot) est superflu, en particulier dans les pays (US, Australie, etc) dont les villes (étendues) se sont développés à l’ère du pétrole? Si on considère que déjà des banlieusards n’ont pas d’intérêt économique à travailler à partir d’un certain prix du litre d’essence, que fait-on d’eux, comment les nourrir si ils restent à la maison? N’a-t-on pas déjà une grande partie de la population mondiale dans la misère, c’est-à-dire vivant déjà sans aucun superflu?

              On en revient en fait à la rapidité de l’adaptation nécessaire à 150 ans de pétrole quasi-gratuit. Si c’est suffisamment lent, on s’adapte. Mais si c’est difficile, la démographie ne pourra pas suivre de manière naturelle (natalité/mortalité) et certains pays habitués au pillage et au confort (l’Occident) voudront aller se servir au Venezuela ou au Moyen-Orient (on le voit déjà), tout en souhaitant la diminution rapide de la population… chez les voisins ou les “gooks”.


            • Kiwixar Le 13 mars 2015 à 06h39
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              + Et tant mieux si Vaclav Smil a raison et que ça va être gérable.

              Mais quel est le Plan B si il s’est trompé, qu’il a surestimé les données des pétroliers qui peuvent avoir un intérêt financier à surestimer leurs réserves, qu’il a sous-estimé l’impact des changements climatiques, l’impact des troubles sociaux?


            • FabriceM Le 13 mars 2015 à 09h13
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              Kiwixar : C’est normal d’être inquiet. Mais au moins sur ce sujet, on discerne à peu près les portes de sortie, les bons choix. (Encore qu’il y ait beaucoup de boulot pour déboulonner la mythologie des “énergies nouvelles”.)

              Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que des trillions de capitaux partent en fumée à la prochaine crise financière. Sans capitaux, là, oui, c’est beaucoup (beaucoup, beaucoup) plus difficile de faire tourner le système, et de s’adapter.

              C’est la conjonction de difficultés (avec le problème supplémentaire des transitions démographiques) qui vraiment problématique, et pas tellement le problème de l’huile qui, en lui-même, est relativement gérable.


          • anne jordan Le 13 mars 2015 à 16h01
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            Bon , ok , pour la farine ! ( vous finirez par m’avoir à l’usure !!! )
            m


            • anne jordan Le 13 mars 2015 à 16h07
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              Bon , ok , pour la farine ! ( vous finirez par m’avoir à l’usure !!! ) et l’huile ,
              mais pour TOUT le reste ( viande, légumes et fruits , miel , à la place de sucre , nous sommes auto suffisants ( à 5 personnes )
              Alors , svp , un peu de modestie , messieurs , d’autant que moi , je ne fais la leçon à personne.. ” la mythologie des énergies nouvelles ” !!!
              sacrée mythologie qui permet de ne pas dépendre d’EDF ( ni d’Areva ) à des centaines de personnes , sans bruit et sans sectarisme , et avec peu de moyens ( autoconstruction d’éoliennes – sans batteries , cogénération , méthanisation familiale , panneaux thermiques etc.. )


            • FabriceM Le 14 mars 2015 à 00h25
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              Pardonnez la raideur de mon discours, mais mes analyses en plus de celles de gens plus intelligents et informés que moi, pointent toutes dans la même direction. Oui, la présentation que font les écolos des “énergies nouvelles” à tout du mythe.

              Tout comme j’insiste sur le fait que vous dépendez indirectement du pétrole, parce que toute la société qui vous entoure, elle, en consomme, ce qui influe énormément sur la quantité et la qualité des biens et services que vous pouvez acquérir, et sur la possibilité de généraliser votre mode de vie.

              Sans énergies fossiles, pas de parpaings, pas d’acier en en quantité industrielles, pas de matériaux synthétiques, pas de médicaments.

              La méthanisation, le solaire thermique, la petite éolienne maison pour relever de l’eau ce sont des techniques d’avenir, et il faut pousser les gens à les adopter, sans aucun doute. Mais il faut se rendre compte des ordres de grandeur et se rendre à l’évidence que se passer des énergies fossiles, ça prendra au mieux (au minimum) un demi-siècle, et que les énergies “nouvelles” ne pourront que très difficilement et très partiellement remplacer les énergies fossiles.

              Au point qu’une transition énergétique ordonnée, est virtuellement impossible sans s’appuyer lourdement sur l’électronucléaire. J’aurais des tonnes de choses à dire pour dédiaboliser le nucléaire, mais ce pavé est déjà trop long. 😉


            • gilles Le 14 mars 2015 à 00h53
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              Si comme certains statisticiens le suggèrent, il semblerait qu’avec l’augmentation de centrales en fonctionnement, nous assisterons aussi à une augmentation des incidents, puis des accidents. Le problème, c’est que mis à part le nombre important de victimes (peut-être un problème négligeable pour vous), un espace géographique plus ou moins important est rendu inapte à la vie.
              J’espère pour vous et vos proches, que vous n’habitez pas dans une zone à risque.


  14. -Marc- Le 12 mars 2015 à 16h13
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    Il faut vraiment toute la laideur du fascisme mondialiste pour me rendre presque sympathique un gouvernement d’extrême-gauche…


  15. albert Le 12 mars 2015 à 16h28
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    Le mainstream n’aime pas Maduro…

    aimer ou pas le Maduro… aimer ou pas poutine…

    Il me semble interessant de regarder les succès et les limites de ce régime socialiste, admiré par beaucoup en france.
    On admire le coté éffronté et un peu anti impérialiste, mais on ne veut pas voir les échecs ou les limites de ce système.
    Chavez et maduro ne sont pas responsables de tous les problemes de leur pays et il me semble bon de rappeller que ce pays socialiste n’est pas le paradis de la liberté, ni de la bonne gestion économique, loin, très loin de là.

    J’ai vu plus d’article favorable à Chavez que d’article qui montraient les dérives du systeme Chavez. Peut-être pas dans le “mainstream”, mais la propagande pro-socialiste est bien accessible.


    • Vallois Le 12 mars 2015 à 17h28
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      Mais il n’y a rien qui justifie de devoir toujours prendre parti , pour ou contre une opinion, une personne et chercher des arguments qui leurs conviennent parfois.
      Cela n’a rien à voir avec la recherche, mais plutôt l’esprit de parti qui pollue nos consciences.


  16. LBSSO Le 12 mars 2015 à 20h34
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    Merci pour la qualité des positions contradictoires et argumentées de certains commentaires échangés. Ca fait du bien…


  17. Ray Le 13 mars 2015 à 08h59
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    @ – Toutes (s) ,bonjour……
    Pour une information en direct du Venezuela .

    http://www.telesurtv.net/el-canal/senal-en-vivo#


  18. anne jordan Le 13 mars 2015 à 21h58
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    après avoir vu :
    http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/internet-la-pollution-cachee,42065506.php

    je me rends !
    Fabrice M a raison ! trop c’est trop ( de conso d’énergie pour des clics )
    et comme je suis cohérente , de ce prochain clic , je me désabonne de ” Les Crises ” ( et de beaucoup d’autres sites et blogs .
    Adios , companeros dont j’ai apprécié le ton , la vigueur et la liberté !
    portez vous bien .


    • FabriceM Le 14 mars 2015 à 09h33
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      J’avais pondu un grand message .. dont l’envoi a foiré.

      Bref, pour l’essentiel, ça voulait dire : S’il vous plait, restez, ne culpabilisez pas de simplement … vivre. Voilà tout.


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