Un moment d’Histoire intéressant. Je vous recommande de prendre avec recul le ton de l’auteur, très partial.

Source : Jonathan Walker, The National Archives, 28-04-2014

Le plan top secret de Churchill pour attaquer l’Empire soviétique était planifié pour le 1er juillet 1945. Les forces britanniques, américaines, polonaises et allemandes devaient tenter de libérer l’Allemagne de l’Est et la Pologne, et ramener Staline à la table des négociations. Si elles n’avaient pas réussi, les forces alliées auraient été aspirées dans une troisième guerre mondiale. A quel point la Grande-Bretagne s’est-elle approchée de l’Armageddon en 1945 ?

Jonathan Walker est l’auteur de « L’Impensable Opération : les plans Britanniques pour attaquer l’Empire soviétique en 1945 ». Il est membre de la Commission britannique pour l’histoire militaire. Il est également vice-président de la West Country Writers Association et a récemment pris sa retraite de son poste d’associé de recherche honoraire à l’Université de Birmingham. Il écrit, fait des émissions et des conférences portant essentiellement sur les différents aspects des guerres du 20ème siècle. Il se rend régulièrement sur les champs de bataille à travers le monde.

Bonjour à tous, mesdames et messieurs, je suis très heureux de vous voir.

Les événements en Ukraine ont vraiment mis en évidence tout le problème de l’Europe de l’Est, mais cet après-midi, nous allons examiner le plan extraordinaire de Churchill pour attaquer l’Empire soviétique le 1er juillet 1945 et tenter de récupérer, en première instance, l’Europe de l’Est et la Pologne.

Il est étonnant de penser que seulement deux mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde aurait pu faire face à une apocalypse et nous allons voir à quel point nous nous en sommes approchés.

L’histoire de ce plan étonnant commence vraiment avec ce document des archives nationales. Il s’agit d’un dossier appartenant à l’Équipe de planification conjointe, qui était en charge, pendant la Deuxième Guerre mondiale, d’élaborer toutes sortes de plans. La plupart de leurs dossiers ont été rendus publics en 1972, dans ce qui était alors le Bureau des documents publics ; ceci est un mémorandum de certains de leurs plans de guerre et vous verrez que nous avons là un numéro qui manque.

Maintenant, lorsque les chercheurs ont commencé à se pencher là-dessus, ils ont eu envie d’aller un peu plus loin parce qu’ils avaient entendu des rumeurs, il y avait un plan impensable ; qu’est-ce qui lui était arrivé ? Et évidemment, c’était probablement l’un de ceux du mémorandum initial.

Des demandes de renseignements ont été faites au bureau du Cabinet qui a fermement refusé de commenter ; ils ont dit qu’il n’y avait pas de plan. Puis tout à coup en 1998, le plan appelé opération « Impensable » est apparu soudainement dans le PRO [Bureau des documents publics] de l’époque, c’était la référence CAB 120/691. De toute évidence, à partir de ce moment-là, le bureau du Cabinet a pensé qu’avec la fin de guerre froide, la Russie ne serait pas trop contrariée de nos plans pour l’attaquer.

Maintenant, c’est ici que l’histoire de ce plan commence réellement ; certains d’entre vous en sont peut être déjà familiers. Churchill le connaissait comme son sale document (naughty document), comme il l’appelait. Il a été concocté à un moment où Churchill s’inquiétait que l’Armée rouge puisse arriver aux portes d’Athènes. Et il a eu une rencontre avec Staline, ils sont assis en face l’un de l’autre et Churchill a griffonné cette note avec des pourcentages d’influence dans tous les pays d’Europe et il l’a poussée à travers la table vers Staline, qui l’a cochée en haut.

Il est intéressant de noter que le seul pays sur lequel il n’y a pas eu un accord en pourcentage est la Pologne, parce que Churchill voulait la garder relativement libre et démocratique, par rapport à beaucoup d’autres pays.

Au moment où Churchill, Staline et Roosevelt, les trois Grands, s’étaient rencontrés à Yalta en février 1945, Staline avait déjà entourloupé la Pologne. Il avait le contrôle virtuel du pays, avait éliminé la résistance et il était en train de mettre en place un gouvernement provisoire, communiste et pro-soviétique.

Churchill est déterminé à ne pas lâcher sur des élections libres et équitables en Pologne, mais son problème est que Roosevelt, qui est clairement un homme malade, est déterminé à agir en honnête courtier : il n’a pas envie de contrarier Staline. Primo, parce que Roosevelt est anti-impérialiste et parce qu’il soupçonne que tout ce que Churchill trame ou suggère fait partie de son ambition de maintenir l’influence de l’Empire britannique ; et secundo, Roosevelt est très désireux de garder Staline à bord, car il veut l’aide soviétique pour en finir avec le Japon. Et rappelez-vous, à ce stade de la guerre, la guerre avec le Japon se poursuivra probablement jusqu’en 1946. Par conséquent, Churchill est écarté d’un coup de coude.

Maintenant que Yalta avait pris fin, la course se poursuivait entre les commandants américains et britanniques pour atteindre des objectifs stratégiques en Allemagne et ici nous voyons dans une jeep Churchill et Montgomery en direction du Rhin, et cela six semaines avant la fin de la Guerre.

Monty était en faveur d’une poussée directe vers Berlin, mais il fut contrecarré par Eisenhower, le commandant suprême allié, qui était déterminé à faire de la Ruhr industrielle la cible alliée principale, laissant Berlin aux Soviétiques. Et c’était cette présence massive et menaçante de deux millions et demi de soldats soviétiques autour de Berlin qui alarmait vraiment Churchill.

Au cours de cette période, Churchill envoie constamment des télégrammes à Roosevelt, l’avertissant de la menace de nouvelles avancées soviétiques. Le président des États-Unis, que nous avons vu ici dans un très mauvais état de santé, dit néanmoins sans ménagement à Churchill : « J’ai essayé de vous expliquer, Winston, que, pendant tout le temps où nous serons vos alliés et impliqués jusqu’à la victoire , vous ne devrez jamais vous imaginer que nous sommes là pour vous aider à vous accrocher à votre empire archaïque et médiéval ». Et l’autre problème pour les Alliés, dans l’équation entre l’Est et l’Ouest, c’est que Roosevelt décède le 12 avril et son successeur est un fermier joueur de poker du Missouri, Harry Truman.

Il a rejoint la partie à une étape critique sans avoir rencontré les principaux joueurs. Mais Churchill est d’abord ravi de l’accession de Truman parce qu’il a une position très dure envers Staline ; c’est-à-dire, avant que le Département d’État américain ne le persuade.

Un autre point d’achoppement potentiel entre l’Est et l’Ouest était la zone située en haut de l’Adriatique. Je ne sais pas si l’un d’entre vous a été dans cette région, on l’appelle Venezia Giulia et c’est juste en dessous des Alpes juliennes. Dans tous les documents que vous pouvez lire concernant cette zone, c’est là que, dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, les planificateurs pensent que la Troisième pourrait commencer.

Mais le problème, c’est que Tito et les partisans communistes yougoslaves arrivent de ce côté, les forces britanniques comme Alexandre, étant stoppées ici. Tito essaie de prendre Trieste et la crainte est que, s’il y a un affrontement dans cette zone, Staline ne pèse du côté de Tito, que les Américains soient obligés de soutenir les Britanniques et que ce soit le coup d’envoi général.

Les autres points chauds qui inquiètent les Alliés sont l’Autriche, là haut, où l’Armée rouge fait face aux forces alliées. Les unités des armées américaines et soviétiques se rencontrent finalement le 25 avril 1945 à Torgau, sur l’Elbe. Rappelez-vous que pendant la Seconde Guerre mondiale ou, comme les Soviétiques l’appellent, la Grande Guerre patriotique, ils ont perdu plus de 25 millions de citoyens et le pays a perdu un tiers de sa richesse nationale. Dans sa vision générale des choses, Staline croit que, en raison de ce sacrifice, il a le droit de prendre en récompense autant de territoires européens qu’il le peut en s’en tirant en toute impunité. Malgré les fausses scènes d’admiration mutuelle entre les forces américaines et soviétiques lorsqu’elles se rencontrent, il y a de grandes tensions sous-jacentes.

Au 8 mai, les forces occidentales avaient dépassé de 150 milles environ les délimitations fixées par accord à Yalta, avec la ligne de contact avec les Soviétiques. Donc, toute cette zone rose ici, c’est ce que les Alliés prennent en plus de ce qui était convenu, la ligne de Yalta était ici, mais en raison de la logistique, ils ont poussé jusqu’à cette ligne ici. Les Américains sont très désireux de céder la zone ; Churchill veut s’y accrocher comme monnaie d’échange.

Churchill câble à son ministre des Affaires étrangères, Anthony Eden : « Les Alliés ne doivent pas se retirer de leurs positions présentes tant que que nous n’avons pas satisfaction pour la Pologne et ne soyons assurés du caractère temporaire de l’occupation russe en Allemagne. Si ces problèmes ne sont pas réglés avant que les armées américaines ne se retirent d’Europe et que le monde occidental ne plie ses machines de guerre, il y a très peu de chances d’empêcher une troisième guerre mondiale ».

C’est écrit ici noir sur blanc.

L’autre inquiétude de Churchill comme la guerre se termine, ce sont les intentions soviétiques sur la péninsule du Danemark. Les forces britanniques arrivent ici et viennent de réussir à atteindre le point ici [près de Lemberg], juste12 heures avant que les Soviétiques n’arrivent et alors que les forces britanniques reçoivent des rapports erronés, c’est ce qui s’est produit, disant que, à Copenhague, les parachutistes soviétiques sont en train d’atterrir. Il y a donc dans l’air une peur très réelle que les Soviétiques poussent à travers le Danemark et peut-être jusqu’aux Pays-Bas.

À ce moment, Churchill reçoit beaucoup de rapports sur les viols et les destructions systématiques qui se déroulent autour de Berlin et dans les zones occupées par les soviétiques. Dans ses lettres qui montrent la très grande étendue de ses peurs, elles sont conservées à Churchill Collage, il discute régulièrement avec ses collègues politiques et ses commandants militaires, disant sa préoccupation que ce système de viols et de pillage se produise dans toute l’Europe de l’Est.

Une autre chose qui préoccupe les Alliés, c’est la façon dont les Soviétiques démontent les infrastructures des territoires qu’ils occupent. Cette usine en Allemagne, les dégâts n’ont pas été causés par les bombardements alliés, ce sont des ingénieurs soviétiques qui ont démonté et enlevé tout ce qui pouvait être utile et l’ont ramené en Union soviétique. Et cette politique spécifique touche beaucoup la Pologne.

Les préoccupations que nous venons de voir ont contraint Churchill, au début de mai 1945, à ordonner à ses chefs d’envisager une nouvelle guerre avec l’Union soviétique. Il est tout à fait clair que Staline a renié l’accord de Yalta, en particulier en ce qui concerne la tenue d’élections libres et non truquées en Pologne. Si l’Occident pouvait envahir l’Allemagne de l’Est et la Pologne et infliger à Staline une défaite écrasante, courte et décisive, Staline pourrait devoir repenser sa domination en Europe de l’Est.

Mais la Grande-Bretagne devait agir rapidement alors qu’elle en avait encore la force militaire. Les mois passant, la démobilisation risquait d’affaiblir cette force et les Américains, bien sûr, se préparaient à déplacer un grand nombre de troupes en Extrême-Orient.

Alors, les chefs et leurs planificateurs ont commencé immédiatement à travailler sur le plan top secret de l’opération « Impensable ». Et la date de début de l’opération devait être le 1er juillet 1945, deux mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les planificateurs britanniques anticipent que les Américains devront être impliqués, mais à ce stade, ils ne sont pas consultés.

Il est toutefois difficile de savoir, d’après la politique de Truman et du Département d’État, s’ils se seraient jamais impliqués ; ils continuaient à voir Churchill comme la mouche dans le potage de leurs transactions avec Staline. Un général américain, cependant, était prêt pour une nouvelle bagarre. Il n’a pas besoin d’être présenté, mais je pense qu’il montre la route vers Moscou ; il aurait été prêt à le faire.

Et voici le plan, à l’époque top secret, connu seulement de Churchill, de ses trois Chefs d’état-major et de leurs équipes de planification. L’idée est donc d’utiliser une force composée des forces britanniques, américaines, polonaises et allemandes pour attaquer et vaincre l’Armée rouge et, selon les termes des planificateurs : « Le but général ou politique est d’imposer à la Russie la volonté des États-Unis et de l’Empire britannique ».

De rudes paroles, vraiment.

Fait intéressant, les cartes et les plans n’ont jamais été versés dans le domaine public : soit ils ont été détruits, soit ils sont encore retenus. Voici une carte que j’ai construite à partir des mouvements très détaillés décrits dans le plan. L’idée était que ce serait une attaque en deux poussées : au nord, ici, sur une ligne de Stettin à Bydgoszcz, se courbant ici et longeant une partie de la côte de la mer Baltique. Il y aurait des attaques alliées ici, entrant par là dans Gdańsk ; on pensait que c’était une zone assez facile à prendre. La partie délicate serait le côté sud qui avancerait ici par Cottbus, à travers Poznan et se détacherait ici pour prendre Wrocław.

Le problème, c’est que le flanc sud, la Tchécoslovaquie, est plein à craquer de forces soviétiques et le danger est que, si les Alliés poussent trop profondément en Pologne, ils soient coupés par une avancée de l’Armée rouge dans le sud, depuis la Tchécoslovaquie.

Donc, l’idée est de vaincre l’Armée rouge dans cette zone-ci, et cela suppose de défaire leurs régiments de blindés, puis d’établir une ligne de Gdańsk jusqu’à Wrocław en bas ; avec l’espoir que Staline aurait alors pris un tel coup sur le nez qu’il serait revenu à la table de conférence et que nous aurions pu renégocier les frontières.

Maintenant, le problème était que, si nous n’avions pas vaincu l’Armée rouge sur le terrain de façon décisive mais avions été attirés plus loin, nous aurions connu le même sort que Hitler et avant lui, Napoléon : la prise en tenailles classique. Les planificateurs pensaient également qu’une fois que nous aurions attaqué l’Armée rouge, Staline aurait avancé jusqu’ici, pris la Norvège et serait descendu jusqu’à Trondheim. Il aurait également envahi la Grèce, pris la Turquie et descendu ici et pris l’Irak et l’Iran, pour leur pétrole.

En même temps, ils pensaient qu’une fois que les hostilités auraient commencé, Staline se serait immédiatement allié au Japon ; donc des problèmes sur tous les fronts. Et en dépit du fait que les Polonais avaient le plus à gagner de l’opération « Impensable », ils étaient à ce moment gardés dans l’ignorance du plan et il semble qu’il n’y ait aucune trace de l’Opération impensable dans les archives polonaises. Mais leur armée aurait été un élément important et ils auraient été une force considérable car, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils comptent environ 250 000 hommes et leur nombre augmente. Leurs rangs sont en effet continuellement renforcés par des prisonniers de guerre libérés et également par les Polonais incorporés dans la Wehrmacht allemande, ils reviennent se joindre à l’armée d’Anders parce que, bien qu’ils ne connaissent pas l’opération Impensable, ils croient vraiment qu’il y a une opportunité d’affronter l’Union Soviétique. Et si l’opération Impensable avait été lancée, le général Anders aurait été un homme dont les Alliés auraient eu absolument besoin.

À la fin de la guerre, il commande le Deuxième Corps [polonais NdT] dans le nord de l’Italie. Un adversaire implacable, à bien des égards, de Churchill ; parfois c’est de l’amour-haine et parfois c’est simplement de la haine. Anders a passé un certain temps dans les prisons soviétiques, alors il a tout appris sur la façon dont leur mentalité fonctionne et il dit toujours à Churchill comment Staline pense et fonctionne. Churchill, de son côté, a souvent des poussées d’exaspération et lui rétorque : « nous n’avons pas besoin de votre aide, vous pouvez reprendre vos divisions ; nous ferons sans ». Et bien sûr, si on en était venu à la guerre, nous en aurions eu absolument besoin. Et si l’armée d’Anders qui, comme je l’ai dit, grandissait encore et encore juste après la fin de la guerre, n’est pas démantelée avant 1947, c’est bien parce que, parmi les dirigeants polonais, il y a toujours l’espoir qu’ils soient en capacité de récupérer leur territoire.

Maintenant, en mai, alors que Churchill soupèse la menace soviétique, la situation devient très tendue à Berlin, où le maréchal Montgomery doit assurer la liaison avec ses homologues soviétiques que l’on voit ici, les maréchaux Rokossovsky et Zuhkov, avec bien sûr la porte de Brandebourg dans leur dos.

Le 14 mai, juste une semaine après le jour de la Victoire en Europe, Montgomery est revenu en avion à Londres voir Churchill et a été surpris lorsqu’on lui a ordonné de ne détruire aucune arme allemande, au cas où elles seraient nécessaires pour une guerre future avec l’Union soviétique. Donc, on a des stocks massifs d’équipements de la Wehrmacht gardés par les forces britanniques ; de l’artillerie et même des avions, tous maintenus en état de fonctionner, ainsi que beaucoup d’unités allemandes, juste au cas où elles seraient nécessaires.

Un autre problème inquiétait les planificateurs : c’était la démobilisation des troupes britanniques et de l’Empire. Au jour de la Victoire, il y avait environ cinq millions d’hommes et de femmes britanniques qui devaient être démobilisées et bien sûr, ils souhaitent partir et rentrer à la maison. Il y a toujours la crainte d’être envoyé en Extrême-Orient, mais la plupart des soldats trouvaient qu’ils avaient fini leur boulot et voulaient rentrer chez eux. Les planificateurs craignaient que si l’on tardait trop, il n’y ait des troubles.

Mais il est intéressant de noter qu’en mai et juin 1945, le taux ralentit ; c’est seulement trois mille hommes par jour qui sont démobilisés. Cela, je pense, est une indication du fait qu’en haut, les gens disent : « Attendez une minute, ne nous précipitons pas trop, au cas où nous aurions besoin de forces dans les prochains mois ». En pratique, les troupes qui avaient mené une dure guerre et s’étaient battues à travers tout le nord-ouest de l’Europe, une fois leur cible atteinte, se voient dire : « Bon, attendez un peu, dans quelques semaines, nous allons remettre ça », je ne peux pas croire que le moral aurait tenu.

Maintenant, si les Alliés étaient entraînés dans une guerre plus profonde en Europe, s’ils n’avaient pas détruit l’Armée rouge au tout début, mais avaient poussé au-delà de Varsovie, ils auraient rencontré des campagnes comme celle que nous voyons là. Je sais que c’est un peu comme la Grande-Bretagne maintenant, mais les terres au-delà de Varsovie sont très difficiles pour avancer ; il y a des marécages immenses, de grandes forêts et les régiments mécanisés auraient été stoppés dans leur avancée sur ce terrain.

Maintenant, la vraie faille de ce plan, c’est le nombre d’hommes. Parce que les planificateurs travaillent d’arrache-pied, ils calculent combien de divisions nous avons, les divisions d’active qui peuvent intervenir, celles d’infanterie et d’artillerie, et ils comparent avec les Soviétiques. Il s’avère que les Soviétiques dépassent nos divisions d’infanterie de 4 pour 1 et pour l’artillerie le rapport est de 2 pour 1 ; donc, un avantage énorme pour l’autre côté. Les Alliés pourraient rassembler 47 divisions tout au plus alors que les Soviétiques pourraient disposer de 170 divisions.

L’une des parties les plus controversées du plan était, peut-être, l’utilisation des troupes allemandes. Après le jour de la Victoire, 700 000 soldats de la Wehrmacht sont conservés dans des formations militaires à l’intérieur de la zone d’occupation. Évidemment désarmés, mais encore conservés dans leurs unités jusqu’à fin 1945 ; en fait, même le gouvernement de remplacement nazi, présidé par l’amiral Doenitz, reste en fonction pendant deux semaines après la fin de la guerre. Mais le problème, c’est comment les forces britanniques, américaines et polonaises auraient réagi à une opération aux côtés de leur ennemi récent, c’est difficile à imaginer.

Par chance, le plan n’envisageait pas d’utiliser les formations SS, mais puisque les planificateurs fixent le début des hostilités au 1er juillet 1945, c’est qu’ils ne croient pas qu’il soit possible de rééquiper et recycler la Wehrmacht pour travailler avec les forces britanniques et américaines avant le milieu de l’été. Donc s’ils envisagent que la guerre se déroule pendant l’été, c’est parce qu’à ce moment, les forces allemandes pourront être utilisées. Mais même si c’est le cas, on peut se dire qu’un soldat d’infanterie allemand qui a servi quelques années sur le front de l’Est ne voudrait certainement pas y retourner.

Qu’en est-il du rôle des forces aériennes britanniques et américaines ? Les Alliés auraient eu la supériorité sur la force aérienne de l’armée Rouge, mais la force de bombardement tactique alliée serait initialement entravée par le fait de devoir opérer à partir de bases en Angleterre. Il faudrait quelques mois pour déménager les bases en Allemagne, et à ce moment là, bien sûr, l’impulsion serait perdue.

L’autre grosse différence de ce théâtre d’opérations, est la grande distance à couvrir : bien plus importante bien sûr qu’avec l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Maintenant, les objectifs alliés seraient les concentrations de troupes de l’Armée rouge, les chemins de fer et les passages de rivières, ainsi que les voies de communication soviétiques bien plus longues. Mais l’armée de l’air alliée n’aurait pas le grand nombre de centres industriels qui étaient ses cibles favorites en Allemagne, et bien que la technique radar soviétique soit inférieure à celle de l’Ouest, les pertes subies par l’armée de l’air alliée dans l’opération Impensable seraient difficiles à remplacer. Rappelez-vous que nous avions perdu 55 000 équipages de bombardiers et que ce type d’expérience nous a coûté très cher.

En utilisant les ressources du nord-ouest de l’Europe et de la Méditerranée, les planificateurs estiment que nous pouvons rassembler 2 500 bombardiers. Contre eux, l’Armée de l’air rouge pourrait rassembler 3 000 bombardiers, dont un certain nombre seraient pilotés par des équipes féminines, connues sous le nom de Sorcières de la Nuit (Night Witches).

Il y avait environ un millier de femmes soviétiques employées comme pilotes de chasse ou de bombardiers et beaucoup avaient reçu de nombreuses décorations, mais beaucoup d’avions soviétiques étaient obsolètes ou endommagés ; les avions de chasse tactiques de la Force aérienne rouge étaient beaucoup plus impressionnants, car le moral de la Force aérienne rouge était très élevé, mais ils étaient vulnérables.

Ils devaient importer 50% de leur essence de haute qualité pour l’aviation, et si on refusait aux Soviétiques l’aluminium que l’Ouest leur avait fourni tout au long de la guerre, ils ne pouvaient pas remplacer leurs avions perdus. En chiffres, les avions Alliés étaient estimés à 6 500 et les chasseurs soviétiques à 12 000. Donc, pour les avions de chasse, les Soviétiques avaient une supériorité de 2 contre 1.

Les Alliés se trouveraient également confrontés à un problème derrière leurs propres lignes. Une grande partie de l’Europe occupée par les Alliés, l’Allemagne occupée, est désorganisée. Les réfugiés, par millions, avancent et refluent, et l’infrastructure est détruite. Il y a aussi la peur de l’allégeance des groupes de résistance en France, en Italie et dans les Pays-Bas et les planificateurs disent qu’il y a tant de communistes, par exemple ici, dans le maquis, ou dans la résistance italienne ou néerlandaise, que Staline émettrait des ordres pour qu’ils sabotent les opérations alliées.

Qu’en est-il de la force et du calibre de l’infanterie soviétique ? Le 1er juillet 1945, l’Armée rouge comptait probablement environ sept millions d’hommes, dont six millions sur le théâtre occidental ; en plus, il existait environ un demi-million de troupes de sécurité spéciales ou du NKVD [Narodnyy Komissariat Vnutrennikh Del].

Pour les Alliés, le côté positif est que les purges constantes de Staline ont éliminé beaucoup d’officiers capables et instruits. La discipline et la consommation d’alcool sont également un problème et le soldat moyen de l’Armée rouge était plutôt épuisé en 1945. Mais l’équipement soviétique s’était beaucoup amélioré pendant la guerre, et ils s’étaient également emparé de vastes quantités d’armes allemandes, en particulier d’un très grand nombre d’armes antichar. Ils étaient devenus des tacticiens, des ingénieurs et des agents de signalisation compétents, donc, en bref, c’était un adversaire redoutable.

Le 8 juin 1945, les chefs d’état-major présentent leurs conclusions finales sur l’opération Impensable à Churchill. Par chance, ils ont décidé qu’en raison de la très grande supériorité numérique de l’Armée rouge, une attaque alliée courte et forte en Pologne ne réussirait pas et que la guerre totale serait le seul résultat. Si les Alliés étaient attirés en Union soviétique proprement dite et que son hiver horrible s’installait, les États-Unis en auraient assez et la résolution occidentale s’effondrerait. En même temps que se passent ces planifications, les élections générales britanniques ont lieu. Bien que les élections aient lieu le 5 juillet, comme tous les votes exprimés par les troupes en Extrême-Orient doivent être comptés, les résultats ne seront annoncés que trois semaines plus tard. En attendant, Churchill est toujours rongé par la menace de Staline. Après que ses chefs d’état-major ont rejeté l’idée initiale d’attaquer l’Union soviétique, Churchill renverse la logique de l’opération Impensable et dit à ses chefs : « regardez, si nous ne pouvons pas les attaquer, qu’est ce qui se passera si l’Armée rouge pousse au-delà de Berlin, balaye la France et les Pays-Bas et essaye d’attaquer la Grande-Bretagne ? » Donc, il les fait travailler sur ce nouveau plan. Et alors qu’ils calculent les chances que la Grande-Bretagne soit envahie, Churchill se rend à la Conférence de Potsdam et il prend quelques heures pour visiter le bunker [Führerbunker]. Et ici, il est censé être… la légende de cette photo dit qu’il essaie la chaise d’Hitler pour voir si elle est à sa taille. Bien sûr, c’était une vieille chaise quelconque qu’ils ont trouvée là, je suis plus que sûr que ce n’était pas celle d’Hitler.

Il est intéressant de noter que lorsqu’il visite le bunker, quand on pense qu’il est dans le repaire de son pire ennemi, il n’est pas impressionné, il ne fait aucune déclaration importante. Il fait quelques pas dans le bunker, où l’air est très fétide, remonte et dit à quelqu’un : « Hitler doit être venu ici pour avoir de l’air et entendre les coups de feu qui se rapprochaient de plus en plus ». C’est tout ce qu’il dit, puis il s’en va sans commentaire.

De retour à la conférence, Churchill, Truman et Staline sourient pour la caméra, chacun d’eux avec, probablement, les doigts croisés derrière son dos. Malgré l’amitié forcée de Potsdam, Churchill est toujours très préoccupé. Après tout, l’emprise et le pouvoir de Staline repose sur la lutte révolutionnaire continue. La recherche perpétuelle d’ennemis du peuple doit être menée et son élan doit être maintenu et ils pensent vraiment que cela va le pousser plus loin.

Les planificateurs britanniques calculent que si l’Armée rouge occupe l’Europe occidentale, elle ne tenterait pas un débarquement par la mer, mais ce qu’ils feraient, ce serait d’utiliser la technologie des fusées allemandes et de dégager le chemin en bombardant. Parce qu’ils avaient capturé beaucoup de scientifiques des V2, ils avaient pris le premier site de test des V2 à Wizna en Pologne et ils pensaient, les planificateurs, qu’en quelques mois après la fin de la guerre, les Soviétiques auraient le pouvoir de lancer des salves de V2 contre nous depuis les Pays-Bas. Aussi, un renforcement immédiat des forces britanniques est ordonné.

Jusqu’à quel point Staline a-t-il eu vent de l’opération Impensable ? Bien sûr, il savait bien que les Britanniques stockaient des armes et des fournitures allemandes et il avait peut-être bien reçu des documents britanniques secrets relatifs à l’opération Impensable, probablement par Donald Maclean, plus tard démasqué bien sûr comme l’un des espions de Cambridge. Maclean était le premier secrétaire de l’ambassade britannique à Washington à ce moment-là et nous savons par les papiers de Venona qu’il a transmis à ses manipulateurs soviétiques, des télégrammes secrets entre Churchill et Truman et des télégrammes plus bas dans la chaîne de commandement.

Lors de la conférence de Potsdam, Churchill a été informé de la réussite des tests d’un dispositif atomique par les États-Unis. Selon son chef d’état-major, il s’est animé, déclarant que Staline ne tenait plus l’Occident à la gorge. Il a déclaré : « Si Staline insiste pour faire ceci ou cela, nous pouvons simplement effacer Moscou, Kharkov ou Kiev ».

La bombe atomique avait clairement ranimé l’espoir de Churchill en l’opération Impensable. Le problème était que c’était l’Amérique qui contrôlait la Bombe atomique, et non la Grande-Bretagne.

Le nouveau dispositif allait être utilisé sans délai, pour forcer la capitulation japonaise. Voici Little Boy sur son berceau, prêt à être chargé sur l’avion qui lâchera cette bombe sur Hiroshima.

A la surprise de tous, c’est le parti travailliste de Clément Attlee qui remporte une victoire écrasante aux élections générales britanniques. Pour une fois, Staline a été étonné. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi Churchill ne les avait pas truquées. Mais c’est Attlee qui a maintenant pris place aux côtés de Truman et de Staline, et bien que la politique étrangère britannique ne change pas radicalement sous le nouveau gouvernement travailliste, il serait très difficile de voir Attlee reprendre ce plan – bien que peut-être Bevin, ici à l’arrière, aurait pu être persuadé.

Ainsi, l’opération Impensable en était là, avec un nouveau gouvernement et une nouvelle administration, elle a été mise dans un tiroir du bas et oubliée. Voici le colonel Tibbets pilotant l’avion qui décolla le 6 août 1945 pour lancer la première bombe atomique sur le Japon. La bombe a explosé à six cents mètres au-dessus d’Hiroshima et a détruit la ville. Deux jours plus tard, comme convenu à Yalta, Staline déclare la guerre contre le Japon et envahit la Mandchourie pour s’emparer du plus qu’il peut avant la capitulation japonaise. Ce soir-là, une deuxième bombe atomique est lâchée sur Nagasaki et, dans la semaine, le Japon se rend. Mais l’ironie de cela est que, avec la bombe atomique, les États-Unis n’ont jamais eu besoin de l’aide de l’Union soviétique pour vaincre le Japon.

Si la bombe atomique avait été testée avec succès plusieurs mois avant juillet 1945, les États-Unis auraient eu moins de raisons de ménager Staline à Yalta et Potsdam.

Avec une pression déterminée de la part de la Grande-Bretagne et des États-Unis, il est tout à fait possible que Staline ait renoncé à sa domination totale en Europe de l’Est.

Et je vais finir avec cette diapo de militaires américains, hommes et femmes, célébrant la fin de la guerre. Ils rêvent de rentrer à la maison. La paix est tout pour eux et la dernière chose que ces militaires imaginent est un autre conflit avec l’Union soviétique. Mais, dans quelques mois, les chefs d’état-major des États-Unis s’alarmeront de l’ampleur réelle de l’expansion soviétique. Ils commenceront à travailler leurs propres plans pour une guerre avec l’Union soviétique et demanderont à leurs homologues britanniques des réunions sur la meilleure façon de faire face au défi. Ils élaboreront un plan appelé Opération Pincher qui est l’équivalent US de l’opération Impensable. Donc, en 1946, l’opération Impensable n’est plus l’idée plutôt fantasque qu’elle était un an auparavant : la guerre froide avait vraiment commencé.

Merci, mesdames et messieurs, j’espère que cette conférence vous a donné quelques nouveaux angles à considérer et j’espère que mon livre, L’opération Impensable : la Troisième Guerre mondiale [http://bookshop.nationalarchives.gov.uk/9780752487182/Operation-Unthinkable/], montrera que pendant que la Grande-Bretagne et l’Occident célébraient la fin de la guerre, il y avait des millions de personnes en Europe de l’Est qui s’apprêtaient subir 40 nouvelles années de domination. Merci d’être venus.

Transcrit par Matthew Vernon dans le cadre d’un projet de bénévolat, novembre 2014.

Source : Jonathan Walker, The National Archives, 28-04-2014

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Lire le document officiel ici.

80 réponses à L’opération « Impensable » : le plan de Churchill pour la Troisième Guerre mondiale, par Jonathan Walker

Commentaires recommandés

cardle Le 28 juin 2017 à 06h51

Je suis impressionné le talent de l’auteur, il parvient à nous imposer le fait que l’URSS est le mal absolu (violeurs, pilleurs, expansionniste) tout en nous disant que la Grande-Bretagne qui était prête a utiliser des anciens nazis pour la combattre est un pays démocratique et admirable, de même que les États-Unis qui atomisent deux villes japonaises de manière quasi gratuite (contrairement à ce que le laisse penser cette phrase magnifique : “Mais l’ironie de cela est que, avec la bombe atomique, les États-Unis n’ont jamais eu besoin de l’aide de l’Union soviétique pour vaincre le Japon.”) et détruisent sauvagement la ville de Dresde.

La conclusion résume parfaitement la pensée de l’auteur :
“Et je vais finir avec cette diapo de militaires américains […] célébrant la fin de la guerre […] La paix est tout pour eux et la dernière chose que ces militaires imaginent est un autre conflit avec l’Union soviétique.”
C’est beau l’Amérique, c’est la paix et l’amour, les soviétiques sont des vilains qui vont provoquer un nouveau conflit.

  1. Charles Michael Le 28 juin 2017 à 06h34
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    On sent comme un soupir de regret ..
    Quel dommage qu’un aussi beau plan n’est pas été mis à exécution !

    Deux petites modérations:
    – Roosevelt tjrs présenté comme anti-colonial, Niet son idée était de dépouiller les anciennes puissances coloniale; l’entrevue avec Ibn Seoud sur le destroyer US Quincy de retour de yalta le montre bien.
    – Staline avait une rancoeur certes contre les participants à l’attaque Barbarossa, mais outre des plans réel d’expansion du communisme dans ce qui deviendra le Comecom, il y avait deux principes: leur faire payer les dommages de guerre et créer un glacis entre les vainqueurs de l’Ouest et l’Empire Russe.

    Le Grand Jeu continue à ce jour, et c’est chaud.


  2. cardle Le 28 juin 2017 à 06h51
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    Je suis impressionné le talent de l’auteur, il parvient à nous imposer le fait que l’URSS est le mal absolu (violeurs, pilleurs, expansionniste) tout en nous disant que la Grande-Bretagne qui était prête a utiliser des anciens nazis pour la combattre est un pays démocratique et admirable, de même que les États-Unis qui atomisent deux villes japonaises de manière quasi gratuite (contrairement à ce que le laisse penser cette phrase magnifique : “Mais l’ironie de cela est que, avec la bombe atomique, les États-Unis n’ont jamais eu besoin de l’aide de l’Union soviétique pour vaincre le Japon.”) et détruisent sauvagement la ville de Dresde.

    La conclusion résume parfaitement la pensée de l’auteur :
    “Et je vais finir avec cette diapo de militaires américains […] célébrant la fin de la guerre […] La paix est tout pour eux et la dernière chose que ces militaires imaginent est un autre conflit avec l’Union soviétique.”
    C’est beau l’Amérique, c’est la paix et l’amour, les soviétiques sont des vilains qui vont provoquer un nouveau conflit.


    • Chris Le 28 juin 2017 à 13h46
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      Pour faire court, la création des “Aliens” d’Hollywood n’est qu’une projection des pulsions colonisatrices et de mort des Anglo-Saxons : l’inversion habituelle.
      La mondialisation est un de leurs instruments.

      Les humains névrosés sont des Aliens !


    • lesen Le 28 juin 2017 à 14h25
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      cardle Le 28 juin 2017 à 06h51
      « … l’auteur, il parvient à nous imposer le fait que l’URSS …»

      [Modéré]

      L’auteur ne vous impose rien du tout, il vous expose ce qu’étaient alors les conceptions de Churchill, libre à vous d’en penser ce que vous voulez.

      Par exemple il ne dit pas que l’URSS pillait, violait, etc, il dit que Churchill recevait beaucoup de rapports selon lesquels il y avait des viols, pillages, etc, que ceci a été un de ses éléments de décision. Il n’émet aucune opinion sur la validité de ces rapports ni ne vous impose d’y croire.

      De même sa conclusion, sur une photographie de militaires célébrant la fin de la guerre : il est parfaitement certains que dans toutes les armées, pour troufion de base (« hommes et femmes », dit le texte) la paix est tout pour [lui] , d’une façon absolument sincère.


      • Tao Le 29 juin 2017 à 18h56
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        Tout a fait, je teouve la diversité des articles de ce site ainsi que la richesse des commentaire particulièrement intéressants si ce n’est pour la horde de commentaires rébarbatifs de gens qui veulent régler leurs contes avec l’occident, en pretant des intentions aux auteurs qu’ils n’ont pas. Dans le cas présent, un document historique très intéressant, merci du partage. Et a moi, le fait qu’un tel plan ait existé ne me choque pas bien au contraire, ne pas elaborer ce type de plan aurait été irresponsable pour un chef d’etat. Staline n’etait pas un copain mais un des plus froids calculateurs du siècle. Et allié d’hitler avant d’etre trahi par lui.


  3. Fritz Le 28 juin 2017 à 07h04
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    Russie = menace
    Ouest anglophone = civilisation & libération.

    Alors qu’il s’ouvre par le titre “la menace russe contre la civilisation occidentale”, le document officiel prévoit entre autres “l’occupation de régions vitales de la Russie” (page 3).

    Sérieusement, qui menace qui ? 1812, 1918, 1941…


    • Charles Michael Le 28 juin 2017 à 07h18
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      Yes ,
      et ne pas oublier 1856 Guerre de Crimée,
      déjà !


      • lesen Le 28 juin 2017 à 15h43
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        Charles Michael Le 28 juin 2017 à 07h18
        « et ne pas oublier 1856 Guerre de Crimée »

        Rappelez-nous exactement l’origine de la guerre de Crimée ?

        Et parlez-nous un peu de 1783, annexion de la Crimée à l’empire russe par Catherine II.


    • Mazepa.Anathema Le 28 juin 2017 à 09h51
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      Il y a 1709 en plus, malheureusement le dernier historien en date qui se intéressé à la matière a vécu au XVIII siècle et son nom est Voltaire 😊 ” Charles XII “.😊😊


    • JCH Le 28 juin 2017 à 11h57
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      Oui, bon, si l’URSS de Staline n’est évidemment pas le mal absolu, Staline n’était pas vraiment un enfant de choeur philanthrope non plus et il était très intéressé à ce que la victoire sur l’Allemagne se double d’un extension de la sphère d’influence soviétique sur l’Europe de l’Est.
      Vu de Londres, je peux comprendre qu’à l’époque on ait eu quelques doutes sur la volonté de Staline de ne pas profiter pleinement de l’élan de l’Armée Rouge.
      N’oublions pas qu’au moment où ces documents sont émis (mai 45), les bombes atomiques ne sont pas tombées, et dans l’esprit britannique les bombardements sur l’Allemagne (dont celui de Dresde) ne sont qu’un juste retour pour les bombardements subis par l’Angleterre (40’000 morts tout de même), à une époque où la diffusion de l’information était infiniment plus limitée qu’aujourd’hui.

      Si on peut demander d’avantage de recul à l’auteur de l’article, il est plus difficile d’en réclamer de la part du ministère de la défense britannique en mai 45.


      • Fund_touch Le 28 juin 2017 à 20h55
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        “Oui, bon, si l’URSS de Staline n’est évidemment pas le mal absolu,”

        J’ose espérer que vous parlez d’un point de vue international, parce-qu’avec environ 18 millions de déportés sous son régime, hein…


        • Haricophile Le 28 juin 2017 à 22h46
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          C’est certain que les Ricains préfèrent sévir hors des frontières. Chacun ses tares.

          N’en reste pas moins que si on s’en tient à faire du pur comptage de morts à l’échelle du monde, les Ruskov sont largement à la ramasse derrière les Ricains. Réfléchissez un peu et comptez… comptez objectivement !


          • Fund_touch Le 29 juin 2017 à 00h17
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            Ah on était au niveau de la concurrence des morts ok, je n’avais pas compris.

            Le passage que j’ai quoté me donne vraiment la sensation que les actes de Staline sont minimisés.


    • KM Le 28 juin 2017 à 13h33
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      J’ai bien conscience que l’occident d’aujourd’hui n’est pas un parangon de vertu (tout au contraire), mais il faut éviter de faire des anachronismes.
      Si on se place en 1945, oui, il n’y a pas photo entre les deux systèmes.
      Ma compagne est née sous le régime soviétique et y a vécu son enfance (dans un des pays du glacis) et pour faire simple, tu pouvais critiquer, une fois, deux fois, mais à la troisième on ne te revoyait plus. Je ne parle évidemment pas de tenter de traverser une frontière…


    • lesen Le 28 juin 2017 à 15h37
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      Fritz Le 28 juin 2017 à 07h04
      « Sérieusement, qui menace qui ? 1812, 1918, 1941 »

      Vous n’avez pas l’air d’être au courant que la Russie a été un empire, elle aussi ?

      Sans remonter au XIIe siècle et pour s’en tenir au XIXe, que dîtes-vous de

      1801 annexion de la Géorgie
      1809 rattachement de la Finlande
      1812 annexion de la Modavie
      1831 répression du soulèvement polonais
      1848 aide à l’Autriche dans sa lutte contre le soulèvement hongrois
      1864 installation définitive au Caucase (guerres depuis 1805)
      1865 conquête de Tachkent
      1868 conquête de Samarcande
      1876 conquêtes de Khiva et Khokand et des régions de l’Amour et de l’Oussouri
      1881 prise de Gök-Tepe
      1897 poussée vers l’extrême orient et le Pacifique (Chine, Japon)
      1904-1905 guerre russo-japonaise


  4. Fritz Le 28 juin 2017 à 07h12
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    A l’actif de Churchill, vénéré comme un petit saint dans nos pays de liberté :

    – l’opération des Dardanelles en 1915 : plusieurs dizaines de milliers de morts
    – l’agression contre la Russie soviétique en 1918
    – l’admiration d’un sauveur de la démocratie, Benito Mussolini
    – le bombardement de la flotte française à Mers el-Kébir en 1940
    – le bombardement incendiaire des villes allemandes pour briser le moral de la population, “en particulier celui des ouvriers de l’industrie” (directive de 1942) : 600 000 morts
    – la famine au Bengale : plusieurs centaines de milliers de morts
    – le partage de l’Europe de l’Est en zones d’influences avec Staline (1944)
    – le discours de Fulton (5 mars 1946) où Churchill reproche à Staline ses zones d’influence en Europe de l’Est : le début de la guerre froide

    Un “livre noir de Winston Churchill” serait utile pour déniaiser certains, et pour enrichir notre vision de ce personnage haut en couleurs.


    • Raoul Le 28 juin 2017 à 10h50
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      Sans oublier son grand enthousiasme pour l’utilisation des gaz de combat contre les « tribus barbares » :

      http://www.courrierinternational.com/article/2013/09/13/quand-winston-churchill-approuvait-les-gaz-de-combat


      • Lysbeth Levy Le 28 juin 2017 à 11h26
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        Churchill est accusé d’avoir assassiné dans l’Empire britannique pas moins de 22 millions de personnes, des sites existent pour dénoncer “cet oubli” bien que se soit aussi celui de la famille royale d’Angleterre aussi depuis des lustres : https://crimesofbritain.com/2016/09/13/the-trial-of-winston-churchill/ Un type que tout le monde honore a sur la conscience des millions de morts mais on préfère parler indéfiniment des mêmes “crimes avérés” d(voir exagérés) des Turcs ou des Russes, des japonais ! Quand un Empire existe il profite de ces colonies en pillant ces ressources, sa faune et sa population d’origine les Aborigènes d’Australie ont quasiment disparus à cause de cet Empire..Bon la France n’a pas mieux fait souvent mais il ne faut pas se voiler la face avec les “grands hommes” que les médias et l’Histoire nous vantent…


    • Trawash Le 28 juin 2017 à 11h38
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      Il me semble que vous commettez ici un sophisme de la double faute et vous le faites d une façon si habile et subtile que j’en suis admiratif.
      Vous reprochez ici, et selon moi à juste titre, les crimes de Churchill. Rien à dire là-dessus.
      Mais vous semblez, avec votre allusion au livre noir du communisme et à ceux qui auraient besoin d être déniaisé ( ceux qui l ont lu ? ), vouloir minimiser les crimes du communisme.
      Ou bien je suis parano.


      • Lysbeth Levy Le 28 juin 2017 à 13h29
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        Excusez moi mais vous voulez parler du “livre a gage” de Stéphane Courtois qui s’est décrédibilisé avec ses autres livres “à gage” au service de l’école “révisionniste américaine” ? Sans aucun doute l’art de répéter “ad nauséum” des crimes allégués de “ces ennemis éternels” mais le révisionnisme n’ a qu’un temps et Mr Courtois était bien un “Ernest Nolte” prêt à ré écrire l’Histoire selon les vues de l’époque “reaganienne”. Mais arrêtons avec ce livre qui n’est qu’élucubrations et mensonges éhontés : https://maxismola.wordpress.com/2012/05/14/les-mensonges-du-livre-noir-du-communisme/ Ce même Reagan qui a honoré les “SS à Bitburg” ouvrant la voie à la ré-écriture de l’histoire à l’oeuvre de nos jours surtout à l’Est européen :http://www.resistances.be/ukraine.html C’est encore lui “Reagan” qui a signé le décret du “holodomor day” en 1986 alors qu’il n’y a pas de preuves en lisant le UkrWeekly de 1933 !
        Reagan savait ce qu’il faisait surtout en cachant les nazis SS et collaborateurs.criminels par ces prédécesseurs Dulles, Roosvelt, etc. Qui a fait plus de crimes ? Allez voir la longue liste made in Usa et on en reparlera Quand aux crimes de Churchill tout est vérifiable. Paranoia
        bien à vous..


        • Trawash Le 29 juin 2017 à 09h45
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          Ou avez vous lu que je remettais en cause les crimes de Churchill dénoncés par M. Fritz ? Au contraire.
          J admirais et encore sans en être certain, le sophisme utilisé par Fritz, celui de la double faute. Un point de rhétorique donc.
          Quant aux crimes du communisme, ils existent Indépendamment du livre de M. Courtois. En 2017, je peux dénoncer les crimes d une des deux idéologies totalitaires du 20ieme siècle, c est pas un scoop. Mais je sais aussi apprécier Poutine et être tout aussi viscéralement contre la politique internationale américaine, sans être obligatoirement anti capitaliste. Ca être possible ou bien je suis neuneu parce que je n ai pas la même opinion que vous ?
          C est fou ca, la double faute. Je vous rappelle que c est un argument qui a l apparence du vrai et de la logique mais qui est totalement fallacieux. Point n est besoin pour dénoncer les crimes de Churchill de minimiser ceux de Staline ( ou qui vous voulez ). Point n est besoin pour dénoncer les crimes du capitalisme de nier ceux du communisme. Ou vice versa.
          Bien à vous.


      • Chris Le 28 juin 2017 à 13h56
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        Le problème est qu’on parle PUBLIQUEMENT abondamment des crimes communistes, mais qu’on n’évoque jamais PUBLIQUEMENT ceux, tout aussi nombreux et sinistres du camp capitaliste assis sur les colonisations.
        Alors que les hommes décideurs de chaque camp ont exactement la même noirceur : pas un pour racheter l’autre !
        PUBLIQUEMENT : traités quotidiennement par les MSN.


        • gryzor Le 29 juin 2017 à 16h22
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          Quand j’évoque ce fait auprès de quidams lecteurs réguliers de MSN, certains d’entre eux m’objectent que c’est normal, les Etats-Unis c’est nos amis, alors que les russes, pas trop.
          Bref, la propagande fait son effet, et cet effet justifie jusque l’existence de ce double standard et de cette propagande.

          En poussant à peine le raisonnement, la guerre avec la Russie est ineluctable pour ces gens.

          Le pire est qu’ils sont de bonne foi.

          On arrive vraiment à un schisme dans l’opinion. En surschématisant, on a deux pensées possibles et incompatibles : ceux qui s’imprègnent de MSN, vs les lecteurs d’informations comme le présent blog. Plus le temps passe, moins nous pouvons nous comprendre.

          Jusqu’aux mêmes mots qui n’ont plus le même sens


      • pitipitipa Le 28 juin 2017 à 17h58
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        Peut être qu’en matière de relations internationales le “sophisme de la double faute” n’en est pas un.

        On a pris l’habitude d’attaquer ou de s’ingérer chez les autres au prétexte que ce qu’ils font n’est pas bien. Mais comme tout le monde fait des choses pas bien, personne n’a le droit d’attaquer ou s’ingérer chez les autres.


    • koba Le 28 juin 2017 à 11h49
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      Sans vouloir faire de l’uchronie, si Halifax avait été nommé PM au lieu de Churchill le “petit saint”, les Nazis auraient gagné la guerre, cher M. Fritz.
      Par ailleurs certains de vos points sont plutôt à mettre à son crédit :
      -le bombardement de la flotte française à Mers el-Kébir en 1940 => cela seul permet de montrer que la G ne renoncera jamais en dehors d’éviter de laisser cette flotte à la merci des Allemands
      -le partage de l’Europe de l’Est en zones d’influences avec Staline (1944) => c’est vrai qu’il aurait mieux valu ne pas se coordonner et commencer tout de suite la 3eme GM …

      le discours de Fulton (5 mars 1946) où Churchill reproche à Staline ses zones d’influence en Europe de l’Est : le début de la guerre froide => Il ne fait là qu’un constat

      l’opération des Dardanelles en 1915 : plusieurs dizaines de milliers de morts => une erreur de stratégie militaire sans doute, mais je ne vois pas en quoi cela engage un jugement moral sur le personnage


      • Fritz Le 28 juin 2017 à 13h23
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        @koba

        J’ai énuméré les côtés négatifs de Churchill, mais je n’ignore pas ses côtés positifs. Quels que soient ses torts, je préfère de loin M. Churchill Premier ministre de George VI à M. Halifax au même poste.

        Maintenant, je voudrais qu’on m’explique le besoin psychologique de bombarder la flotte française à Mers el-Kébir (montrer la résolution britannique en tuant 1300 marins français ?). Une proposition transmise par les Anglais à l’amiral Gensoul me semble acceptable, celle de convoyer la flotte française aux Antilles pour la mettre à l’abri des Allemands.

        Quant au discours de Fulton, il est d’une belle hypocrisie quand Churchill reproche à Staline d’appliquer le partage en zones d’influence proposé en 1944 par un certain… Churchill.


        • Chris Le 28 juin 2017 à 14h12
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          Un article approfondi sur le sujet de Daniele Ganser paru chez Voltaire, le 23 aout 2013, sous le numéro 179911


      • Karim Wilmotte Le 28 juin 2017 à 19h58
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        Et les zones d’influences britanniques?
        Ca lui posait un problème?

        L’URSS intervient en Hongrie en 56 et à Prague en 68.

        Mais qui donc intervient en Grèce après la guerre?


      • Barbier Le 28 juin 2017 à 20h01
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        L’armée française s’est quand peu même un peu sacrifiée à Dunkerque , ce qui a permis le rembarquement de 300 000 combattants anglais pour la plupart….Et la poursuite de la guerre par l’Angleterre…
        Donc le bombardement de la flotte française de Mers el Kébir le 3 juillet 1940 est une opération à courte vue car cela augmenta l’anglophobie en France et favorisa le partie de la collaboration et l’entrevue de Montoire.
        Malgré le patchwork des autorités françaises (litote), la flotte française de Toulon se saborda après le débarquement en algérie Française des alliés le 8 novembre 42 (opération Torch) et suite à l’envahissement de la zone libre par les allemands….


    • de passage Le 28 juin 2017 à 12h35
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      Sans parler du role qu’il a joué dans la guerre civile grecque, afin d’ éviter que les communistes grecs ne prennent le pouvoir. Là encore quelques dizaines de milliers de morts…


    • clauzip12 Le 28 juin 2017 à 16h09
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      Churchill c’est ressenti à toutes ses époques,est un pur produit de l’aristocratie anglaise.
      Il a fait une école militaire et est complétement indifférent aux hommes,bien qu’il ai fait qqs exercice devant les cameras pour donner l’illusion contraire.
      Alors qu’une guerre majeure se termine,il projette de continuer en utilisant les ennemis battus(les Allemands)et les armées certes victorieuses qui sortent d’un conflit de 5 ans mais usées et peu motivées,une allemagne desorganisée et détruite…
      Il n’a eu me semble t il qu’une peur,c’est perdre le statut millénaire de sa famille et consorts:grands propriétaires terriens et autres signes de pouvoir aristocratique .
      Il est heureux qu’il n’ai pas été suivi parceque l’issue était vraiemnet incertaine mais des millions de morts supplementaires était assurés.
      En fait, il ne défendait que ses interets tant au plan idéologique que materiels et jouait au poker.


      • Karim Wilmotte Le 28 juin 2017 à 20h03
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        L’issue était absolument certaine: victoire soviétique majeure et totale en Europe, en Afrique, en Asie. Peut-être pas en Amérique (et au prix d’un bain de sang contre le peuple américain, genre Staline²).

        A la fin de la guerre, tout le monde sait que l’URSS a sauvé la mise.
        Et les peuples veulent que ceux qui se sont gavés pendant la guerre perdent un peu de leur superbe et leur permettent de vivre un peu dignement. Les grèves géantes, les mutineries, le soulèvement de toutes les colonies…


      • Vlois Le 28 juin 2017 à 20h08
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        Je partage entièrement vos propos, ces gens-là sont le malheur du genre humain et ces principes des aristo de l’empire britannique sont toujours présents. Par exemple les SAS tirant sur les civils avec L’UCK au Kosovo (livre l’Europe est morte à Pristina)


    • Pietka Le 29 juin 2017 à 00h52
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  5. Fritz Le 28 juin 2017 à 07h31
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    “Imposer à la Russie la volonté des États-Unis et de l’Empire britannique” : continuité de la politique anglo-américaine, jusqu’au soutien au démocrate Eltsine dont les tanks tiraient sur le parlement russe en 1993, et aux divers “opposants à Vladimir Poutine” depuis l’an 2000.


  6. Malbrough Le 28 juin 2017 à 07h52
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    Mais W. Churchill s’est fait remarquer dès la fin de la guerre 14 en se battant contre les troupes bolcheviques au coté des Russes blancs .
    C’était un anticommuniste viscéral .
    Par ailleurs des généraux US comme Patton , occupant l’Allemagne , ne disait pas autre chose : il fallait atomiser la Russie pour “terminer le travail” .
    Heureusement lui aussi a été stoppé .


    • Pepin Lecourt Le 28 juin 2017 à 08h48
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      Des documents britanniques déclassifiés et étudiés par des historiens Britanniques montrent que les accords de Munich ont été un encouragement à Hitler d’attaquer la Russie, l’ennemi et la peur n°1 des Franco-Britannique à ce moment ce n’est pas l’Allemagne de Hitler mais le communisme et les alliés lorsqu’ils ont compris que les nazis ne pouvaient pas gagner contre les communistes ont tout fait pour retarder l’issue de la guerre afin d’épuiser au maximum les adversaires, surtout les communistes, malgré les demandes insistantes de Staline le débarquement allié a été retardé jusqu’à ce que, la victoire de l’Armée Rouge se précisant, il fallait occuper l’ouest de l’Europe pour ne pas le laisser à Staline.


  7. Max Le 28 juin 2017 à 08h28
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    Vivre dans la Russie d’aujourd’hui, attire de plus en plus de monde.
    Vivre dans l’URSS de Staline devait ressembler à l’enfer sur terre.
    Cela étant dit les USA ont eu de nombreux plans délirants de guerres, ils avaient même prévu dans les années 1920-1930 d’attaquer le Canada a l’arme chimique, code Name War Plan Red.
    Sur le sujet de l’article, ils ont eu raison de ne pas ‘s’engager militairement contre la Russie, ils ont pu compter sur la stupidité de Staline qui en annexant des morceaux de territoires étrangers (notamment en Ukraine/Pologne/East de l’Allemagne) a conduit a la situation d’aujourd’hui.
    Gorbatchev et Eltsine ont même donné des morceaux de sol russe à l’Ukraine.
    Aujourd’hui l’OTAN fait pareil dans la zone Ex-Yougoslavie mais dès le départ des troupes US. la Serbie récupérera le Monténégro et même le Kossovo.
    L’hypothèse d’une alliance entre la Russie et le Japon dont fait mention l’article…………….. Aucune chance.


    • Chris Le 28 juin 2017 à 14h26
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      “L’hypothèse d’une alliance entre la Russie et le Japon dont fait mention l’article…………….. Aucune chance”
      Je ne partage pas votre avis. La roue tourne et vite : l’équilibre mondial est en reconversion.
      Le voyage de Shinzo Abe à Moscou le 27 avril 2017 vous a probablement échappé…
      Avec le projet OBOR chinois et le déclin irréversible des USA, le Japon aura tout intérêt à coopérer au sein de l’OSCE, que vont rejoindre en 2018 l’Inde et le Pakistan. L’Iran observateur est en attente.

      L’OCS est une organisation eurasiatique de coopération militaire, politique et économique qui regroupe initialement six pays : Chine, Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Tadjikistan.


    • Karim Wilmotte Le 28 juin 2017 à 20h06
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      Après guerre, l’URSS n’a pas annexé de territoire Polonais, l’Allemagne de l’Est était sous occupation militaire mais n’a jamais été annexée, l’Ukraine étant soviétique… elle ne pouvait être annexée.

      Les gains territoriaux, qui relèvent principalement de la préparation de la guerre, ont lieu avant le déclenchement du conflit pour les Soviétiques.


      • Karim Wilmotte Le 02 juillet 2017 à 17h21
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        Exception, me semble-t-il, de Kaliningrad (pris sur le 3-em Reich, pour des raisons stratégiques).


  8. Duracuir Le 28 juin 2017 à 08h45
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    Attaquer l’URSS….
    Churchill que n’oublions pas, jusqu’à le IIe GM on surnommait le boucher des Dardanelles pour l’incompétence sanglante dont il avait fait preuve en cette pathétique affaire, aurait eu sont Galipoli II.
    L’URSS venait d’écraser la plus formidable machine militaro-industrielle de l’Histoire et Churchill, dont l’armée n’avait connu que la supériorité numérique écrasante des sables de Libye, puis la relative impuissance de Monte-Cassino et la supériorité matérielle écrasante du front de l’ouest, envisageait de se frotter à cette armée là.
    AUX FOUS!
    Heureusement, des gens sensés comme Montgomery ont du mettre le hola à ce pur délire.

    Il est à ce titre très interessant de voir comme la personne de Monty est traitée et diffamée en permanence par le cinema hollywoodien.

    On a beaucoup exagéré la “grandeur” de Churchill. En 42, il signait un pacte (dont les termes exacts sont aujourd’hui encore secrets) de dupe d’alliance perpétuelle avec les USA faisant de son pays un vassal. Les Anglais eux même l’ont viré comme un malpropre à la première élection après-guerre.


    • Sandrine Le 28 juin 2017 à 09h27
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      Par contre, il a fait confiance à De Gaulle contre l’avis des américains (même s’il a d’abord refusé d’armer les résistants français). Et puis il s’est opposé à l’idée d’une paix avec les allemands en 1940 contre l’avis de nombreux cercles dirigeants en GB qui étaient tentés par une alliance avec les Nazis.


      • Duracuir Le 28 juin 2017 à 11h47
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        Oui, mais ce n’est pas lui qui a déclaré la guerre aux Allemands. C’est son prédécesseur. Et la confiance qu’il a fait à de Gaulle est restée fort limitée et relative. 🙂


        • koba Le 28 juin 2017 à 11h53
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          “Oui, mais ce n’est pas lui qui a déclaré la guerre aux Allemands. C’est son prédécesseur. ”

          Vous lui reprochez de ne pas avoir déclaré la guerre à l’Allemagne alors qu’il n’était pas encore PM ?
          Comme le rappelle Sandrine, sans lui, la GB aurait signé la paix et les nazis auraient donc gagné la guerre…


          • Duracuir Le 28 juin 2017 à 17h32
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            Non, je ne lui reproche pas, mais je remets les choses à leurs places. Et je ne sais pas où vous êtes allé inventer que sans lui, la GB aurait signé la paix. Et je ne vois pas en quoi le fait que la GB signe une paix aurait permis à l’Allemagne de gagner la guerre.
            Que je sache, l’Angleterre n’était pas avec les Russes dans les trous de Bielorussie et d’Ukraine à résister pied à pied contre les Allemands de septembre à novembre 41, infligeant à cette armée, au prix de sacrifices monstrueux des blessures dont elle ne se relèvera pas et faisant échouer tous ses objectifs initiaux.
            L’URSS était totalement seule dans les mois dramatique de 41 et elle a arrêté les Allemands leur infligeant près d’un million de pertes.
            Elle était seule durant tout 42 si ce n’est qu’une seule petite armée allemande mobilisée en Afrique du Nord. En 43, seule, elle avait totalement inversé le sort des armes.


        • UnKnown Le 28 juin 2017 à 11h57
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          C’était déjà plus que ce que voulait bien donner Roosevelt…


      • Fritz Le 28 juin 2017 à 13h30
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        Son prédécesseur Neville Chamberlain, paradoxalement le dernier chef de gouvernement d’une Grande-Bretagne indépendante. On lui a reproché sa politique d’apaisement envers Hitler, mais ce n’est pas lui qui a signé ce pacte scandaleux de 1935, l’accord naval anglo-allemand.


    • UnKnown Le 28 juin 2017 à 11h53
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      Montgomery est d’abord critiqué par Hollywood parce qu’il n’est pas Américain, et qu’en plus il ne collait pas forcément avec le mythe du général US typique (grande gueule, dur à la douleur, soucieux de ses hommes et bati comme un buffle. En gros Patton). Monty était chétif (ou malingre physiquement,) et très “classique” dans son approche doctrinaire de la guerre, mais parfaitement maitrisée. Il souffrait par contre d’un excès de prudence. Et puis ce sont surtout ses demandes insistantes et malvenues de prendre sous son commandement certains détachements Américains qui ont fini par ternir sa réputation (de plus le bonhomme avait une très haute image de lui même, et souvent mal placée).


      • Duracuir Le 28 juin 2017 à 17h35
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        En attendant, en Normandie, il s’est tapé tout le sale boulot en concentrant le gros et le meilleur de ce dont disposaient les Allemands.


        • UnKnown Le 29 juin 2017 à 11h12
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          La théorie comme quoi les forces de Montgomery fixaient le gros des Panzer disponibles en Normandie à fait long feu… C’est l’intéressé lui même qui a “grossi” le trait sur ce détail de la campagne, afin d’essayer de se justifier quand il a fallut fermer la poche de Falaise en étant à la bourre par rapport à Bradley et Patton.


  9. Koui Le 28 juin 2017 à 11h03
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    Heureusement, les USA n’étaient pas encore dans cette logique d’affrontement puisqu’ils ont immédiatement démobilisé leur armée dés la capitulation du Japon, envoyant à la ferraille leur gigantesque force aérienne. Les anglais ont de leur côté renvoyé Churchill. Le monde aspirait à la Paix, à la reconstruction et au progrès social. Néanmoins, ce plan d’invasion témoigne que certaines forces souhaitaient l’affrontement avec le communisme et le ralliement des nazis. Ce n’était pas un fantasme de la propagande soviétique ou un rêve creux des derniers nazis, comme voudrai le faire croire une certaine idée révisionniste de l’histoire.


    • Duracuir Le 28 juin 2017 à 17h36
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      Chez les US, Patton en pinçait pour cette idée mais il est opportunément mort très tôt…


  10. UnKnown Le 28 juin 2017 à 11h35
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    Article intéressant, mais l’auteur semble ne pas trop tenir compte des opinions publiques de l’époque, qui en ont assez de la guerre. Il avait déjà fort à faire avec le flot gargantuesque de réfugiés de guerre (comme dit dans l’article) et la perspective d’un conflit avec l’URSS (“ce bon vieux Joe” comme le disait les américains) n’aurait sans doute pas enthousiasmé les foules, ni même l’ensemble du corps des généraux (l’exemple de Monty est évocateur). Certes il y avait bien des enragés, comme Churchill ou Patton, mais même eux étaient conscients du sang que cela allait demander. Dans l’esprit de ces “enragés”, la guerre avec l’URSS était inévitable, à cause de l’Internationale Ouvrière Socialiste (les USA d’aujourd’hui en ont d’ailleurs repris les principes de coercition camouflé avec leur ribambelle d’ONG, Associations politiques et cercle de réflexion subventionnés par la CIA & consœurs) et de la personnalité de Staline lui même, toujours prêt à rendre la pareille à ses adversaires, ou saisir les opportunités pour avancer son glacis (la libération de la Pologne est quand même évocateur du cynisme et de la dangerosité du personnage).


    • Duracuir Le 28 juin 2017 à 17h37
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      A commencé par l’opinion publique britannique qui l’a foutu dehors à la première élection.


  11. koba Le 28 juin 2017 à 11h55
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    C’est intéressant, mais je ne pense pas qu’il faille se formaliser sur l’existence de tel ou tel plan de bataille.
    Toutes les armée établissent des plans de bataille, sans que cela signifie qu’elles (ou leur gouvernement) aient l’intention de les engager.
    En tous les cas, cela ne signifie pas que Churchill ait eu l’intention de déclencher une 3eme GM.


    • UnKnown Le 28 juin 2017 à 12h03
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      Exactement, tout ça rentre dans du “Kriegsspiel” assez classique. L’URSS avait probablement elle aussi des plans similaires, sans avoir la volonté de les “appliquer”. Le but est juste d’avoir une “checklist” prête à être déroulée en cas d’évènement diplomatique majeur, qui servira de plan pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la réalité du terrain foute tout ça à la poubelle et demande une adaptation. Bien sûr, on peut voir l’orientation politique de Churchill et ses intentions, mais ça reste bel et bien de pures spéculations.


      • Lysbeth Levy Le 28 juin 2017 à 13h55
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        Non comment voulez vous qu’un pays détruit par les nazis aient donné l’idée a Staline ou de son peuple (dont la démographie a pâti de la perte de 28 millions de citoyens) puisse avoir cette idée ? A la fin de cette guerre quasi génocidaire la reconstruction et la paix étaient surement plus forte et réelle, par contre les Usa, dont le pays “n’a pâti de rien”, lui avait ces moyens et ces idées de destructions. Quand on sait qui a armé Hitler et Mussolini c”est assez de preuves.Et de toute façon les Usa ne se sont construit leur pays qu’avec l’idée un jour d’en découdre et pas que de l’Urss. On le vois de nos jours et la longue liste de pays agressés par eux en atteste.


      • Duracuir Le 28 juin 2017 à 17h39
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        Manque de pot, la fin de l’URSS a ouvert toutes les archives et vous savez quoi? L’URSS n’a jamais cultivé le moindre plan d’agression contre l’Europe de l’ouest. Il n’y avait que des plans défensifs.
        Ce qui se comprend quand on considère qu’ils avaient un pays à reconstruire après l’action barbare des Allemands et consorts.


  12. Emmental Le 28 juin 2017 à 13h16
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    « Mais l’ironie de cela est que, avec la bombe atomique, les États-Unis n’ont jamais eu besoin de l’aide de l’Union soviétique pour vaincre le Japon. »

    Affirmation bien trop peu étayée pour moi. Au contraire, la bombe a eu une influence mineure dans la capitulation japonaise (contrairement à l’entrée en guerre de l’URSS !)

    https://www.slate.fr/story/73421/bombe-atomique-staline-japon-capituler


  13. Lysbeth Levy Le 28 juin 2017 à 13h48
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    Il est clair que les Usa avaient aussi des plans pour attaquer préventivement l’Urss : http://www.comw.org/qdr/fulltext/00gentile.pdf
    Opération Dropshot en prime : https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Dropshot
    https://en.wikipedia.org/wiki/Plan_Totality dans l’article nos amis américains ont l’esprit fertile en ce qui concernent les bonnes guerres et autres bombardements pire que des écrivaillons d’Hollywood ! il est aussi parlé d’une Opération Pincher par le Pentagone …


  14. subnihilo Le 28 juin 2017 à 15h27
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    Ce plan est vraiment épouvantable.

    Faisons-en l’uchronie pour des pays comme la France, l’Italie ou la Grèce où les PC étaient particulièrement implantés et s’étaient brillamment illustrés dans la résistance face au nazisme et ce quelle que soit l’évolution favorable ou non sur le champ de bataille des forces anglo-saxonnes.
    Ces trois pays minimum auraient sombré rapidement dans une guerre civile meurtrière résultat du soulèvement communiste et à la clé, suite à l’intervention musclée des troupes anglaises et américaines à l’établissement de dictatures pour ces pays types Espagne et Portugal (malheureusement la Grèce n’y a pas échappé grâce justement aux menées machiavéliques de Churchill et des politiques anglaises qui ont suivi).
    Rendez-vous compte, suite à un gouvernement pétainiste de quatre ans et après une courte accalmie de un an, le pays aurait de nouveau sombré dans les affres de la guerre et se serait vu confisqué sa liberté pour une durée indéterminée. Le cauchemar.
    Et ensuite ? Quid de la construction de l’Europe, de la décolonisation déjà scabreuse avec un régime démocratique (alors je ne vous dis pas avec une dictature), etc….. Que l’URSS ait été vaincue ou “raisonnée”, on a quand même du mal à poursuivre cette uchronie.


  15. serge Le 28 juin 2017 à 15h38
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    Ma foi, indépendamment du fait que les US étaient encore pas mal impliqués dans le Pacifique et que les armées/populations de l’ouest certainement pas désireuses d’en remettre une couche, je trouve très bien qu’il ne se soit rien passé comme souhaité. Car l’armée rouge, telle que décrite dans l’article, était nettement supérieure en terme de troupes et armement et franchement pas loin du bout du continent (Brest pour faire court). Et vu l’état d’esprit des soldats soviétiques (avec le bon encadrement politique qui va bien) au sens grosse fâcherie contre les allemands (donc si on les prend comme supplétifs…), je crains que l’on se soit pris une veste.


  16. Alexis TK27 Le 28 juin 2017 à 15h57
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    Se rappeler pour le contexte :

    1) Que l’armée soviétique était en force en Europe centrale en 1946, ceci alors que les Etats-Unis avaient démobilisé l’essentiel de leurs armées d’Europe. Le résultat étant une supériorité militaire écrasante de l’URSS sur l’Ouest, qui aurait donné les plus grandes chances à une offensive soviétique de parvenir jusqu’à l’Atlantique

    2) Que Staline, allié dans les faits de Hitler de 1939 à 1941 suite au Pacte germano-soviétique du 23 août 1939, dont l’armée organisa un défilé de la victoire commun avec l’armée allemande de Hitler le 22 septembre de la même année à Brest-Litovsk pour célébrer leur invasion réussie de la Pologne, avait déjà pratiqué à cette date le retournement d’alliance. Et qu’il aurait été très probablement prêt à recommencer si l’occasion s’en était présenté.

    3) Que la principale raison pour laquelle l’URSS n’a pas envahi l’Europe de l’ouest en 1946 est donc l’arme atomique, que les Etats-Unis alors seuls à la posséder ne se privèrent pas d’utiliser dans un bluff, une opération d’ “intoxication” destinée à Staline. Voir https://en.wikipedia.org/wiki/Plan_Totality

    Opération qui a réussi. Heureusement.


    • pitipitipa Le 28 juin 2017 à 18h29
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      Le contexte c’est qu’une armée étrangère était quand même arrivée jusqu’à moscou et avait failli effacer la révolution bolchevique. Ils s’en étaient sortis grâce à l’aide matérielle américaine et aux bombardements alliés. Ils voyaient bien que les états-unis étaient parfaitement hyperpuissant et imprenable alors qu’eux les communistes étaient sur un continent gigantesque et indéfendable.

      C’est un peu le sens de l’histoire… la russie s’est installée sur un territoire un peu trop grand pour elle et depuis longtemps elle cherche à le préserver.


      • Karim Wilmotte Le 28 juin 2017 à 20h16
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        En 41, il n’y a quasiment pas d’aide, et uniquement anglaise.
        La contre-offensive de Smolensk, c’est dés le 20-22 juillet 41.
        La victoire devant Moscou, c’est dés début décembre (et les généraux allemands d’expliquer à Hitler que la victoire est désormais impossible).

        L’aide, comme vous dites, c’est 4% de la production soviétique.
        Les 3/4 arrivent après Stalingrad (soit, fin 42, début 43).


    • Lysbeth Levy Le 28 juin 2017 à 19h44
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      Il me semble au contraire que les Usa sont restés longtemps en Europe de l’Ouest et en France et même aujourd’hui ce sont eux qui nous commandent, alors sorry mais ils sont restés ! L’Urss ne voulait pas s’étendre à l’Ouest puisque le partage fut fait à Yalta vs vous rappelez ? Et que je sache la vraie raison des deux guerres est économique, l’idéologie n’étant que subséquente ou sous tendant la situation. La vraie raison de la haine contre ce pays déjà immense est le fait que l’Occident aurait bien voulu se partager “sa dépouille” : http://www.mondialisation.ca/de-la-russie-tsariste-a-la-revolution-de-1917-et-a-la-repudiation-des-dettes-partie-2/5595739
      http://www.mondialisation.ca/russie-la-repudiation-des-dettes-au-coeur-des-revolutions-de-1905-et-de-1917/5594610 Jusqu’à nos jours les grandes puissances déjà impliqués dans tant de conflits coloniaux voulait “enfoncer” le marché russe malheureusement pour eux devenu moins facile après la révolution de 1917 ! Le moteur des guerres


    • Karim Wilmotte Le 28 juin 2017 à 20h21
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      Si Staline était allié de fait d’Hitler, est-ce à dire que de 33 à 39, Paris et Londres étaient les alliés d’Hitler? Que ce qu’on reproche à Staline, c’est d’avoir sorti son pays de l’impasse que l’alliance (très naturelle celle-là) entre Paris, Londres et Berlin menaçait d’anéantissement (que ce soit le régime, ou les peuples)?

      La raison principale pour laquelle l’URSS n’a pas envahit l’occident, c’est parce qu’elle n’en a jamais eu l’ambition. Il n’y a AUCUNE source sérieuse qui montre une volonté soviétique de guerre contre l’occident. Et CERTAINEMENT pas après le massacre de plus de 4 millions de prisonniers de guerre soviétique, de près de 12 millions de civils et de 7 millions de soldats dans les combats.


      • Alexis TK27 Le 29 juin 2017 à 09h36
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        Vous demandez : “Si Staline était allié de fait d’Hitler, est-ce à dire que de 33 à 39, Paris et Londres étaient les alliés d’Hitler?”

        Tout à fait. J’ai juste un petit trou de mémoire, peut-être pourrez-vous m’aider.

        Est-ce à Maastricht ou à Anvers que les Allemands et les Français ont fait un défilé de la victoire commun en 1936 après leur conquête de la Belgique et des Pays-Bas ?

        De même que les Allemands et les Soviétiques ont fait défilé de la victoire commun le 22 septembre 1939 à Brest-Litovsk après leur conquête de la Pologne.


        • Wilmotte Karim Le 29 juin 2017 à 10h00
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          Non, c’est à Munich qu’ils ont défilé.
          Pas avec des troupes, certes (ça a du faire une belle jambe aux Tchechoslovaques).


  17. Alexis TK27 Le 28 juin 2017 à 16h04
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    Une dernière chose, le témoignage de Henry Fournier-Foch, le petit-fils du maréchal de France, Français qui parvint au grade le plus élevé dans l’Armée soviétique – lieutenant-colonel.

    Familier vers la fin de la guerre du général Joukov le commandant en chef de l’Armée soviétique, il rapporte dans ses mémoires l’incident suivant en date du 4 mai 1945
    http://www.camps-parachutistes.org/t5230-colonel-henry-fournier-foch#18272

    “Le QG de Joukov est à Karlshorst. Henry, en uniforme d’officier russe est à la recherche du maréchal, aussi on l’emmène au bord du lac Wannsee où les deux hommes se retrouvent. Accueil chaleureux de la part du grand chef.
    “Tovarich Kapitaine Foch, je suis à Berlin, oui à Berlin !…”. Et il ajoute : “Si ton grand-père y était venu en 1918, nous n’y serions ni toi ni moi….”.
    On lui présente les généraux Berzanine, Sokolowski et Malinine, pour les plus connus.
    Ayant exprimé au maréchal, la hâte de revoir la France au plus vite, celui-ci lui répond que la guerre n’est pas finie. Il lui annonce quelque chose de terrible : “Nous allons reprendre la lutte, pour rejeter Anglais et Américains à la mer”. Souriant, il ajoute : “Pas Brest-Litovsk, Brest, chez toi, tu viendras avec moi…”


    • J Le 28 juin 2017 à 18h19
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      Bonne blague. Joukov était connu comme boute-en-train un peu lourd. Si vraiment les Soviétique avaient eu de telles intentions, on ne l’aurait pas dit à un Français qu’on allait laisser regagner son pays au bout de quelques jours, après avoir vaguement tenté de le convaincre de rester.
      Sur cet article, en juillet 1945 le Japon n’était pas encore vaincu, on attendait de l’URSS qu’elle l’attaque au plus tard 3 mois après la capitulation allemande (accords secrets de Yalta) donc concrètement le 8 août suivant, et elle l’a fait.
      Bref, je trouve ça effectivement impensable, aberrant. Faut-il aussi savoir que tous les états-majors s’amusent à produire, à titre d’exercice, des plans pour toutes sortes d’éventualités plus ou moins sérieuses.


    • Scytales Le 28 juin 2017 à 19h16
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      Merci d’attirer notre attention vers le témoignage biographique du colonel Henry Fournier-Foch. La synthèse des mémoires de cette homme réalisée sur le forum dont l’extrait ci-dessus est repris comporte des informations tout simplement extraordinaires qui montrent à quel point la guerre est une tragédie dans laquelle l’horreur côtoient l’absurde.


  18. L'aieuil Le 28 juin 2017 à 18h03
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    Une très belle fan-fiction, mais certainement pas un article.

    Operation Unthinkable a été nommée ainsi (“impensable”) car il fallait un plan pour cette hypothétique confrontation (c’est le travail d’un État Major de faire des plans) et c’était parfaitement impensable que les anglais et américains face la guerre aux armées communistes en Europe.
    Tout simplement car quand les armées se font face… on a six armées américaines, une armée française et trois armées du Commonwealth.

    Face a QUARANTE-NEUF armées communistes, dont 25 armées soviétiques régulières et QUINZE surarmées, suréquipés et surentraînés.
    (5 armées de choc/5 armées de gardes/5 armées de TANKS avec plus de tanks que tout ce que les alliés occidentaux avaient juste dans ces 5 ci… les 44 autres en avait aussi hein et faut voir les monstres. Je vous renvoi au document historique de la parade de la victoire de septembre 45 à Berlin https://www.youtube.com/watch?v=a9RpGizmbWE allez à 7-8 minutes pour comprendre la différence entre chars soviétiques et chars américains).

    La seule chose que planifie ce document c’est Dunkerque 2.0 et comment essayer de maintenir l’accès libre aux ports stratégiques des Pays-Bas (soit disant pour amener des renforts, en vrai surtout pour rembarquer).
    Ce qui a TOUJOURS été leur doctrine et raison pour laquelle le GÉNÉRAL De Gaulle voulut à tout prix nos propres armes nucléaires…


    • Pierre Bacara Le 30 juin 2017 à 09h12
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      Le texte de M. Walker contient tellement d’erreurs et d’approximations qu’il faudrait un livre entier pour les énumérer et les réfuter. En ce qui concerne M. CHURCHILL en particulier, si son dessein était, avec son inénarrable “plan UNTHINKABLE”, de laisser à la postérité une flatteuse bouteille à la mer, alors il semble que le succès de cette dernière soit éclatant, à en juger par les petits qu’elle a faits sur la Toile : un joli poisson d’avril bien dans le stye du Vieux Lion.


  19. RGT Le 28 juin 2017 à 20h13
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    Tout ce que je vois dans ce document, c’est simplement la confirmation que de tous temps les dirigeants se foutent totalement des “gueux” et s’en servent pour faire avancer leur agenda personnel.

    Aucun dirigeant ne vaut mieux que les autres et ils ont TOUS les mains pleines de sang.

    Que ce soit Churchill, Staline, Hitler, Roosevelt et TOUS les dirigeants passés ou actuels, ils sont tous pareils et pour eux la vie des autres n’a aucune valeur.

    La seule différence, c’est s’ils ont été vainqueurs ou perdants, et l’écriture de l’histoire qui sera faite pour la postérité.

    Et si par bonheur une “blanche colombe” arrive à se hisser à la tête d’un état “pas croupion” il se fera littéralement exploser par tous les autres dirigeants qui sont quant à eux de véritables charognards.

    Le seul véritable langage que comprennent les dirigeants c’est quand un “concurrent” les attrape par les c*** [pardon modération] et leur promet de serrer plus fort s’ils frémissent ne serait-ce qu’une oreille.


  20. Victor LIBON Le 28 juin 2017 à 22h34
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    On le voit déjà dans “Mémoires de guerre” de Charles de Gaulle, malgré les susceptibilités ménagées par ce dernier: le cadre dans lequel se situent les “alliés” (excepté la France libre), est que l’Allemagne nazie écrasera l’URSS. Si on ne peut être certain qu’il le souhaitent, du moins ne font-ils rien pour l’éviter.

    On peut dès lors imaginer leur “étonnement” lorsque les forces russes poursuivent l’armée nazie jusqu’à Berlin!


    • J Le 28 juin 2017 à 23h29
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      L’URSS n’aurait jamais tenu sans les fournitures de camions, jeeps, métaux non ferreux, acier, caoutchouc, vivres, etc. etc. et même marginalement tanks passés par Mourmansk (donc par des convois avec de lourdes pertes du fait des u-boote) ou par l’Iran.


      • Karim Wilmotte Le 29 juin 2017 à 17h09
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        Comment ont-ils tenu en 41 et 42 sans ces ressources?


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