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6.février.20216.2.2021 // Les Crises

Manque de vaccins : le Ministre-président de Bavière incrimine Bruxelles

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Source : Politico, Joshua Posaner et Hans Von Der Burchard

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le plan de vaccination de l’UE était « inadéquat », selon le dirigeant bavarois.

Markus Söder s’adresse aux médias. Photo Pool par Rainer Keuenhof via Getty Images

Selon Markus Söder, le dirigeant de l’Union chrétienne-démocrate allemande (CDU), la Commission européenne a fait échouer le processus d’achat de doses de vaccin suffisantes et d’approbation de leur utilisation dans tout le territoire.

« Il est évident que la procédure européenne d’achat était inadéquate », a déclaré Söder, qui dirige l’État de Bavière, dans une interview accordée au Bild. « Il est difficile d’expliquer qu’un très bon vaccin soit développé en Allemagne mais qu’on vaccine plus rapidement ailleurs. »

Ses commentaires soulignent le tollé suscité par la lenteur constatée du système d’approbation des vaccins de l’UE, ce qui signifie que la formule BioNTech/Pfizer mise au point en Allemagne a été utilisée ailleurs pendant des semaines avant de recevoir le feu vert chez nous.

« La Commission européenne a probablement planifié de manière trop bureaucratique : trop peu de bons produits ont été commandés et les débats sur les prix ont duré trop longtemps », a déclaré Söder à propos des retards.

La Commission a entrepris de défendre son bilan, en soulignant plutôt l’énorme demande mondiale pour un vaccin. « Le goulot d’étranglement actuel n’est pas le volume des commandes, mais la pénurie mondiale de capacité de production », a déclaré à l’AFP la commissaire à la santé, Stella Kyriakides.

Uğur Şahin, le PDG de BioNTech, a déclaré que son entreprise s’efforçait de renforcer la production mais qu’il n’était « pas aussi rapide et simple » de travailler en Europe qu’ailleurs.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré qu’il espérait que des dizaines de millions de vaccinations seraient effectuées au cours des premiers mois de l’année.

« Le facteur temps est crucial », a déclaré Söder, qui pourrait être candidat au poste de chancelier lors des élections nationales prévues en septembre prochain. « Si Israël, les États-Unis ou le Royaume-Uni sont loin devant nous en matière de vaccination, ils en tireront également des avantages économiques. La question de savoir comment nous sortirons économiquement du corona est étroitement liée à la rapidité avec laquelle nous vaccinerons. »

Source : Politico, Joshua Posaner et Hans Von Der Burchard, 03-01-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


L’Allemagne et l’Europe manqueront de vaccins

Source : Der Spiegel, Markus Becker, Veronika Hackenbroch, Martin Knobbe, Christoph Schult, Thomas Schulz

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

L’UE et Berlin ont insisté sur le fait que le vaccin sera disponible en quantité suffisante, mais les retards dans la signature des contrats d’achat signifient que la livraison sera retardée, et que les quantités seront insuffisantes. L’UE a même rejeté une option qui aurait permis l’achat de centaines de millions de doses supplémentaires.

Le ministre allemand de la santé, Jens Spahn : L’optimisme ne correspond pas à la réalité.

Telles sont les images de l’espoir : des infirmières se font vacciner. Des palettes de vaccins conditionnées à bord de vols spéciaux. Les maires exultant devant « le début de la fin de la pandémie ». Un président qui prépare le pays à des temps meilleurs. Ces images proviennent des États-Unis.

En Allemagne, par contre, vous voyez des rues commerçantes désolées, des restaurants fermés et un gouvernement qui prépare sa population à de longues et sinistres journées.

Le contraste est évident. D’une part, il y a l’administration prétendument incompétente de Trump, qui fournira des vaccins à 20 millions d’Américains rien que dans les deux prochaines semaines. D’ici la fin mars, il est prévu qu’environ 100 millions d’Américains auront reçu les deux injections de vaccins dont ils ont besoin.

D’autre part, il y a les Européens soi-disant bien préparés, qui continuent à devoir attendre un vaccin qui a été développé en Allemagne. Et qui ne savent toujours pas exactement quelle quantité de vaccin ils recevront dans les prochains mois.

Au départ, a annoncé le ministre allemand de la santé, il n’y aura probablement que 400 000 doses de vaccin pour l’Allemagne, et 11 à 13 millions de doses supplémentaires suivront d’ici mars – une fraction de la quantité que reçoivent les Américains.

C’est une situation politiquement dangereuse qui a maintenant été reconnue par le gouvernement allemand. Des négociations sont en cours avec les fabricants pour obtenir davantage de doses. La chancelière allemande Angela Merkel s’est même entretenue avec les fondateurs de BioNTech, Özlem Türeci et Uğur Șahin, dans un reportage en direct, dont une partie a été diffusée au public. Le message ne pouvait pas être plus clair : la vaccination est désormais l’affaire de la chancelière.

Mais cette prise de conscience est arrivée trop tard. Pendant des mois, il a été clair que d’autres pays disposeraient de plus de doses de vaccin, commenceraient à vacciner plus tôt et, par conséquent, seraient en mesure de prendre des mesures plus efficaces contre la pandémie.

Mais à Berlin et au siège de l’Union européenne à Bruxelles, trop peu d’actions ont été entreprises depuis trop longtemps, et elles ont souvent été justifiées par des arguments fallacieux : en Europe, les médicaments sont testés mieux et plus précisément qu’ailleurs dans le monde, et les vaccins sont disponibles en abondance grâce à une bonne planification. Le ministre de la santé Jens Spahn a annoncé que la masse critique d’environ 60 % de la population allemande pouvait être vaccinée.

Trop peu, trop tard

Mais, jusqu’à présent du moins, son optimisme n’a pas été à la hauteur de la réalité.

Et l’approbation tardive du principe actif du vaccin BioNTech et Pfizer par l’Agence européenne des médicaments (EMA) semble être le moindre des problèmes. Le plus gros problème est que si la situation reste inchangée, il n’y aura pas assez de vaccin disponible pour maîtriser la pandémie en Allemagne avant l’automne prochain. L’UE semble en avoir acheté trop peu, trop tard et parfois auprès des mauvais fournisseurs. Et il semble qu’elle ait refusé des centaines de millions de doses de vaccin qui font aujourd’hui défaut.

Des conséquences dramatiques se dessinent pour le gouvernement allemand : faute de pouvoir vacciner à grande échelle, le pays ne sera pas en mesure d’arrêter le virus. Cela signifie que l’automne et l’hiver 2021 pourraient être similaires à cette année, avec des taux d’infection élevés, des restrictions de contact et des mesures de confinement. Le seul remède serait une augmentation massive du nombre de vaccins agréés.

Mais Berlin a pris un engagement sans compromis en faveur de la solidarité européenne sur la question de la vaccination. Et cela signifie que ce ne sont pas seulement les États membres influents et économiquement forts qui auront accès à la vaccination, mais aussi des pays plus petits comme la Roumanie et la Slovénie. Si l’Allemagne devait acheter seule des doses de vaccin en quantité insuffisante, elle menacerait gravement la cohésion d’une Europe déjà fragile.

Dans le même temps, cependant, le gouvernement fédéral allemand a l’obligation de faire tout son possible pour protéger sa population.

Les scientifiques estiment que 60 à 70 % de la population allemande devrait être vaccinée afin d’arrêter le virus. Il faudrait pour cela 100 à 120 millions de doses car, à une exception près, tous les vaccins actuellement disponibles doivent être administrés en deux doses avant d’obtenir l’immunité.

L’UE a commandé un total de 1,3 milliard de doses auprès de six fabricants différents. L’Allemagne a droit à 18,6 % de ces doses dans le cadre d’un mécanisme de distribution calculé en fonction de sa part dans la population de l’UE. Cela représente environ 250 millions de doses. Mais ce chiffre est trompeur.

Actuellement, les seules livraisons certaines sont celles du consortium germano-américain BioNTech/Pfizer et de la société de biotechnologie américaine Moderna.

BioNTech sera en mesure de fournir environ 45 millions de doses à l’Allemagne au cours du premier semestre, selon les estimations actuelles. Moderna pourrait fournir environ 15 millions de doses. Au total, cela représente 60 millions de doses, ce qui est largement insuffisant.

Mais quand ?

Les livraisons supplémentaires doivent provenir de quatre autres producteurs avec lesquels l’UE a conclu des contrats. Mais on ne sait pas encore très bien quand ils seront en mesure d’assurer les livraisons. Quoi qu’il arrive, aucune quantité significative n’est attendue avant l’été.

Bien entendu, tous ces événements étaient imprévisibles. Les États-Unis, par exemple, pensaient que Sanofi serait plus rapide dans la livraison de son vaccin. De plus, l’approvisionnement en vaccins en Europe a été chaotique dès le départ.

Au printemps, l’Allemagne a lancé un modeste accord sur les vaccins avec la France, l’Italie et les Pays-Bas. Dans un premier temps, ils ont conclu un marché avec AstraZeneca pour 400 millions de doses. Cette initiative était avant tout un moyen de pression, car il ne se passait pas grand chose à Bruxelles. « De nombreux pays dans le monde ont déjà obtenu des vaccins, mais pas encore l’Europe », avait alors averti le ministre de la santé, Spahn.

À la mi-juin, la Commission européenne a ensuite présenté une stratégie en matière de vaccins afin de « garantir un accès juste et équitable pour tous dans l’UE ». Des approvisionnements suffisants pour les États membres devaient être assurés en fournissant des garanties d’achat aux fabricants.

Les soins de santé font en fait partie des compétences réservées aux États membres de l’UE. Mais l’approvisionnement en vaccins devait servir de symbole de solidarité, contrairement aux États-Unis, où Donald Trump propageait sa position « America First » et favorisait une concurrence mondiale impitoyable pour les vaccins convoités.

Entre août et octobre, l’UE a conclu le premier de ses contrats : avec les géants pharmaceutiques Sanofi, Johnson & Johnson et AstraZeneca. Mais même à l’époque, il était manifeste que les sociétés possédant les candidats vaccins les plus prometteurs ne recevraient pas de contrats fermes. BioNTech et Moderna avaient déjà obtenu des résultats prometteurs de leurs études en juillet et ils entraient dans la dernière ligne droite.

Sans commentaire

Dans les coulisses, cela a été la source de colère et d’irritation dans les cercles gouvernementaux à Berlin. L’irritation s’est considérablement accrue en novembre, lorsque les sociétés ont publié des données indiquant que leurs candidats vaccins étaient tous efficaces à 95 %.

Les fabricants ont clairement indiqué à plusieurs reprises qu’ils avaient l’intention de distribuer le vaccin selon deux critères : les effectifs de la population et la date de signature du contrat.

En juillet dernier, les États-Unis ont obtenu 600 millions de doses du vaccin BioNTech et 500 millions de doses de Moderna. Le Japon, le Canada, Hong Kong et d’autres pays ont signé des contrats en été et en automne. L’UE n’a fait que réserver des doses. Elle n’a pas passé de commandes concrètes avant la mi-novembre. Et même alors, elle a commandé beaucoup moins que ce qu’elle aurait pu faire.

Un futur centre de vaccination à Husum, aux Pays-Bas : une infime partie de ce que reçoivent les Américains
Photo : Shutterstock

L’UE n’a obtenu que 200 millions de doses de BioNTech, avec une option pour 100 millions de doses supplémentaires qui seraient fabriquées ultérieurement. Selon des sources ayant connaissance des négociations, BioNTech disposait d’une capacité supplémentaire et aurait offert cette possibilité à l’UE : jusqu’à 500 millions de doses au cours du premier cycle.

Mais la Commission européenne aurait rejeté l’offre. La commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides, n’a pas voulu commenter la raison exacte de ce rejet. « Nous ne faisons pas de commentaires sur le déroulement des négociations », a déclaré un porte-parole de la Commission.

Pourquoi n’a-t-on obtenu que 300 millions de doses d’un vaccin qui avait déjà démontré à l’époque une efficacité de 95 % lors d’essais cliniques ? Un vaccin qui avait été salué comme sensationnel et qui était déjà en voie d’approbation par les autorités ? Le ministre allemand de la santé, Spahn, a fait pression pour que d’autres doses soient achetées, mais il n’a pas réussi à obtenir gain de cause en raison de l’opposition de plusieurs pays membres de l’UE – en partie, apparemment, parce que l’UE n’avait commandé que 300 millions de doses à la société française Sanofi. « C’est pourquoi il n’était pas question d’en acheter davantage à une société allemande », explique un initié connaissant bien les négociations. La Commission européenne a nié cette version des faits, affirmant qu’il n’était pas vrai que Paris ait pris des mesures importantes pour protéger Sanofi.

Toutefois, des rapports similaires ont été établis lors des négociations avec le fabricant américain Moderna. Des études ont également montré que son produit avait une efficacité de 95 %. Mais l’UE n’a commandé que 80 millions de doses. Elle a une option pour 80 autres millions, mais elles ne seraient pas fabriquées avant une date plus lointaine. « Nous aurions pu en fournir davantage », déclare Stéphane Bancel, PDG de Moderna, en précisant que cela aurait pu aller jusqu’à 300 millions de doses. Mais l’UE n’en voulait pas plus.

Et maintenant, cette décision semble même pire.

Une tempête d’indignation

Actuellement, le développement du vaccin britanno-suédois ne se déroule pas très bien non plus. Les experts n’étaient même pas satisfaits de la conception de l’étude de la société. AstraZeneca a simplement combiné les données de deux études en une seule analyse.

Un sous-groupe d’environ 2 700 sujets a révélé une efficacité d’environ 90 %, similaire à celle des vaccins de BioNTech et de Moderna. Mais parmi les autres sujets testés, l’efficacité n’était que de 62 %. Le fait qu’AstraZeneca ait combiné ces résultats disparates en une efficacité moyenne de 70 % a déclenché une tempête d’indignation. D’autant plus que la société n’a pas fourni d’explication valable à cet écart. D’autres études sont à venir.

Mais même si le vaccin finit par être approuvé, il n’aura probablement qu’une efficacité de 60 à 70 %. « Que ferez-vous de ces vaccins à 70 % lorsque vous en aurez deux qui ont une efficacité de 95 % ? À qui allez-vous administrer un tel vaccin ? » Anthony Fauci, le principal expert américain en matière de vaccins, s’est récemment posé la question.

Les autres candidats encore en développement pourraient se retrouver avec des résultats similaires. Personne ne peut dire pour l’instant s’ils pourront atteindre une efficacité similaire à celle des vaccins BioNTech et Moderna.

Alors, que fait-on maintenant ?

L’UE a l’intention d’exercer son option sur les 80 millions de doses supplémentaires de Moderna et les 100 millions de doses de BioNTech. On ignore quand elles pourront être livrées, mais il est très probable qu’elles le seront au cours du second semestre. Et ces livraisons ne seront toujours pas suffisantes pour couvrir les besoins à l’échelle européenne.

Plus qu’assez

La Commission européenne, pour sa part, ne voit pas là un problème et fait plutôt l’éloge de sa propre gestion. « Le dossier des vaccins de l’UE est la preuve de ce que nous pouvons réaliser lorsque nous travaillons ensemble en tant qu’Union européenne de la santé puissante », a déclaré la commissaire à la santé, Stella Kyriakides.

Elle indique que la Commission a sélectionné les candidats vaccins les plus prometteurs et les plus avancés, qui sont également basés sur différentes technologies. « Pour la garantie d’avoir un portefeuille aussi diversifié que possible, dit Mme Kyriakides. Au total, nous avons acheté plus qu’assez de doses pour tout le monde en Europe », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au Parlement européen mercredi, sans aucune autocritique.

Selon des sources à Bruxelles, il n’aurait pas été possible d’obtenir beaucoup plus en termes d’approvisionnement en vaccins dans ces circonstances. Les petites entreprises, en particulier, auraient du mal à mener des négociations simultanées avec différents gouvernements dans le monde. Des sources bruxelloises affirment également que les négociations avec Pfizer, partenaire de BioNTech, en particulier, ont été difficiles.

À Berlin, l’autosatisfaction à Bruxelles est de plus en plus critiquée. « L’Allemagne pourrait également acheter des vaccins supplémentaires de manière bilatérale, directement auprès des entreprises, et je pense que nous devrions le faire », a déclaré le coordinateur de la politique de santé du SPD, Lauterbach.

Le gouvernement allemand lui-même semble également avoir reconnu qu’il est trop risqué de laisser l’achat de vaccins à la seule UE. Si, en fait, il y a trop peu de doses disponibles dans les mois à venir pour contenir efficacement la pandémie, les politiciens auront du mal à expliquer pourquoi ils n’ont pas pris cette question de vie ou de mort en main.

« L’Allemagne pourrait également acheter des vaccins supplémentaires de manière bilatérale, directement auprès des entreprises, et je pense que nous devrions le faire. »

Karl Lauterbach

En coulisses, des travaux sont déjà en cours pour commander des doses supplémentaires à BioNTech et Moderna. Les livraisons supplémentaires devraient d’abord arriver au cours du second semestre, mais cela permettrait d’assurer l’approvisionnement si aucun des autres vaccins n’est convaincant.

Il y a quelques mois, le gouvernement fédéral s’est efforcé d’organiser un effort national d’approvisionnement auprès de tous les fabricants de vaccins, en plus du programme de l’UE. En septembre, BioNTech, CureVac et la société IDT Biologika, basée à Dessau, ont reçu un total de 750 millions d’euros de financement sur un budget spécial du ministère de la recherche. En contrepartie, il a été convenu que des millions de doses seraient obtenues exclusivement pour être utilisées en Allemagne. Dans le cas de BioNTech, ce chiffre est d’environ 30 millions.

Le temps presse

Mais il y a un hic : Les livraisons à l’UE sont prioritaires. Et un contrat est également nécessaire pour ce contingent spécial, mais il n’a pas encore été signé, selon des sources de l’entreprise. Jusqu’à présent, il n’y a eu que des déclarations d’intention. Les contrats ne pourront être conclus qu’une fois que les doses destinées à l’UE auront été livrées.

Que ce soit l’UE ou le gouvernement allemand qui négocie : le temps presse. Les capacités de BioNTech et de Moderna sont en grande partie occupées jusqu’à une bonne partie de l’été. BioNTech travaille à plein régime pour achever une nouvelle usine à Marburg, en Allemagne, dès ce printemps, bien plus rapidement que prévu. C’était également le sujet de la partie non publique de la discussion de la chancelière Merkel avec les fondateurs de BioNTech. Cela permettrait de produire des doses supplémentaires, principalement pour l’UE et l’Allemagne. Mais d’ici là, de nouvelles commandes seront ajoutées en fin de liste.

D’autres pays font également pression pour obtenir davantage de doses de vaccins de BioNTech et Pfizer, notamment les États-Unis. Dès le début du mois de décembre, le gouvernement américain a cherché à obtenir 100 millions de doses supplémentaires pour le premier semestre de l’année…

Pfizer a d’abord décliné, affirmant que ses capacités sont épuisées jusqu’à l’été. Mais maintenant, ils négocient, finalement. « La société pourrait fournir une grande partie de ces doses au cours du troisième trimestre 2021, mais le gouvernement américain fait pression pour qu’elles soient fournies au cours du deuxième trimestre », a récemment déclaré Albert Bourla, PDG de Pfizer. Ce dernier a très clairement indiqué au gouvernement américain dans quelles conditions cela serait possible : si le gouvernement américain ordonne par décret aux fournisseurs américains externes de fournir de préférence à Pfizer les matières premières nécessaires au vaccin – plutôt qu’à d’autres.

Cela montre ce qui nous attend dans les mois à venir : une course mondiale à la vaccination qui ne sera en aucun cas équitable. Ceux qui perdront se verront refuser, du moins dans un premier temps, une sortie de la pandémie.

Source : Der Spiegel, Markus Becker, Veronika Hackenbroch, Martin Knobbe, Christoph Schult, Thomas Schulz, 18-12-2020

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Furet // 06.02.2021 à 09h34

Ce qui m’étonne, c’est que, en Europe, tout se passe comme s’il n’existait que des vaccins anglo-saxons. Les contributions vaccinales chinoise, russe, cubaine ou indienne sont systématiquement ignorées (et dans certains cas, ridiculisées). Bel exemple de vassalité active.

25 réactions et commentaires

  • Yann // 06.02.2021 à 07h25

    Jancovici : « Pour suivre la trajectoire de réduction des émissions de CO2, il faut l’équivalent d’un Covid par an »

    Ca m’a l’air bien parti.

      +28

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  • LibEgaFra // 06.02.2021 à 07h33

     » L’UE a même rejeté une option qui aurait permis l’achat de centaines de millions de doses supplémentaires. »

    Ou quand la souveraineté de l’ « union » entraine un abandon des souverainetés nationales et une désorganisation des soins (privatisations à tout va et donc aussi de la médecine). Ce n’est plus la concurrence libre et non faussée (cf. Sputnik 5), c’est tout pour les multinationales et au diable ceux qui ne sont « rien ».

    En France le monarque a déjà fait allégeance à cette « souveraineté » de l’union.

      +36

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    • sergeat // 06.02.2021 à 08h21

      « Le monarque a fait allégeance à cette souveraineté de l’UE » bien vu,mais je pense qu’il a plus le role d’un préfet du « land » France qui prend ses ordres à Bruxelles sous l’autorité de son chef Merkel,car un Monarque ne met pas son peuple sous tutelle étrangère et ne dilapide pas son industrie stratégique pour renforcer des puissances étrangères (notre recherche,le scandaleux Europe de la défense qui est un transfert de nos expertises à l’Allemagne….EDF transfert du très rentable aux financiers tout en ruinant volontairement EDF…..)

        +35

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      • moshedayan // 06.02.2021 à 09h54

        Bien vu votre commentaire, mais vous n’êtes pas les seuls à souffrir du carcan de l’UE, deux partis slovaques -dont les communistes kss -pays slovaque communiste- réclament le libre-choix du vaccin , ce qui signifie l’accès axux vaccins russe et chinois ou le futur anglo-franco-autrichien, avec une préférence pour le russe dans une partie de la population (qui a connu et connaît bien le niveau de qualification de la médécine soviéto-russe). La démarche hongroise n’est pas loin dans les esprits ici. Mais pour le reste… je m’étonnerai toujours de l’angle qu’a pris ce site… lequel a au fond dès le départ mis au second plan la recherche de traitements qui seront autant efficaces -la Russie et d’autres n’y ont pas renoncé et comme il est dit ici « des études qui mettront bien en difficultés des affirmations » , personnellement j’y ajoute dont celles défendues par votre responsable de site…

          +21

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        • Kiwixar // 06.02.2021 à 10h55

          La prévention (exemple quinine contre malaria), c’est du pessimisme. Les traitements (exemple antibios contre les infections), c’est « has been ». Les vaccins (chinois ou Spoutnik V), c’est « pas assez cher ».

          Comme on est tous riches à se péter la panse, ce qu’il nous faut, c’est de la thérapie génique à 20eur la dose, à renouveller tous les 3 mois pendant 20 ans, jusqu’à ce qu’on trouve euh un traitement (hérétique!) qui existe déjà en 2021 mais faut pas le chuchoter trop fort, sinon baisse du PIB et de la bourse.

            +30

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          • Rv // 07.02.2021 à 01h24

            Sans oublier les tests PCR à 54 €
            On est passé de la politique des aides sociales qui nous coûtaient « un pognon de dingue » à une politique sanitaire du quoiqu’il en coûte.
            Le flux d’argent public doit donc être réorienté , mais çà on le savait déjà.
            Sanofi touche des aides pour la recherche, licencie ses chercheurs et gâte ses actionnaires.
            Notons par ailleurs que notre système de vaccination est géré par Mckinsey avec paraît il comme consultant un fils de Laurent Fabius

              +11

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        • sergeat // 06.02.2021 à 13h45

          A ma connaissance la Hongrie a commandé le vaccin russe,de plus il parait que Poutine avait demandé à Macron que Pasteur aide à la fabrication de leur vaccin au mois d’octobre(refus),mais le chef Merkel semble s’y intéresser d’où le changement de vision de notre préfet.
          D’après mes cousins réfugiés ukrainiens en Slovaquie et Tchéquie,l’Ukraine qui est dans un bord.l sans nom rejette aussi le vaccin non capitaliste occidental.

            +14

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          • leravidemilo // 06.02.2021 à 22h44

            Vous êtes bien injuste @ kiwixar, 20 euros la dose c’est ce qu’on pensé Ursula, Angela et manuel en regardant la fiole. Maintenant que Pfizer leur a bien expliqué que dans la fiole il y avait 6 doses et non point cinq, ils savent bien que c’est pas 20 euros la dose, mais bien seulement 16,,6666 euros.
            Ah mais!

              +2

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  • TZYACK // 06.02.2021 à 08h27

    Le principe de précaution doit prévaloir avec les nouveaux vaccins dont on ne connaît pas encore les effets secondaires à moyen terme. Ainsi, le « Wait ans see » est certainement une tactique européenne qui permet de voir ce qui peut se passer ensuite dans les pays pressés d’être toujours les premiers en tout !

      +5

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    • Jean-François91 // 06.02.2021 à 15h53

      Etes vous en train de parler de Pfizer et Moderna ?

        +1

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      • Hal // 06.02.2021 à 17h49

        comme le disait l’intervenant de l’interview du jour sur thinkerview, le moderna serait efficace a 60%
        trop peu pour se jetter dessus sans savoir les effets

          +2

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    • leravidemilo // 06.02.2021 à 23h05

      Le « wait and see de l »u ».E ?? C’est bien plutôt un « wait and crash » auquel nous avons à faire.
      Quant à votre principe de précaution, là où il a fait cruellement (et durablement) défaut, c’est bien au départ dans l’entrée dans l »u ».E! Y avait même pas marqué dessus la boite les précautions et avertissements d’usage, et notamment l’absence de délivrance de tout billet A.R…

      Et d’ailleurs, comment se fait il que la dite « u ».E qui n’a pas de «  »compétences » » en matière de santé s’occupe de ça avec l’opacité habituelle et le foirage bien prévisible. La démocratie ça passe notamment par le respect des règles édictées, à défaut d’avoir jamais été approuvées, votées par des peuples souverains. Les règles imposées par elle même l »u ».E s’y assoient dessus.
      Les cyniques ne manqueront pas de rappeler, avec raison, que cela n’a pas grande importance puisque l »u ».E a eu l’occasion et le temps de bien nous démontrer, en quelques décennies, qu’elle était incompétente et gravement inopérante en tout et pour tout.
      Sortons des traités et mauvais traitements associés. Et le plus tôt sera le mieux!

        +4

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  • nanann // 06.02.2021 à 08h37

    Si on avait pu croire encore que la CE proposait et que les Etats disposaient, on serait étonné de ce qui nous est décrit .Mais non c’ est encore un aveu de la perte de souveraineté des Etats. Quand on y ajoute que la France, bon élève de l’ Europe, a laissé filer un vaccin conçu en France dans le laboratoire Valnéva de Saint-Herblain, 44, et que le Royaume-Uni vient d’ acheter 60 millions de doses ( finalement autant que de Français), il y a de quoi être secoué. En tous les cas de plus en plus convaincu que seul un Frexit pourra nous sortir de l’ ornière .

      +34

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  • Furet // 06.02.2021 à 09h34

    Ce qui m’étonne, c’est que, en Europe, tout se passe comme s’il n’existait que des vaccins anglo-saxons. Les contributions vaccinales chinoise, russe, cubaine ou indienne sont systématiquement ignorées (et dans certains cas, ridiculisées). Bel exemple de vassalité active.

      +49

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    • leravidemilo // 07.02.2021 à 01h17

      Oui da, nos media main stream on bien brodés, plus souvent qu’à leur tour, sur le « vaccin de Poutine » ou encore sur « Poutine et son vaccin ». J’sais pas vous, mais moi j’ai toujours entendu sur ces mêmes canaux le vaccin Pfizer Bio tech hein, jamais « le vaccin de Trump premier »; c’était bien pourtant sous son règne, non?
      Mais bon, le ridicule ne tue pas, en tous cas nos grands media français

        +5

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    • Brigitte // 07.02.2021 à 07h36

      ça vous étonne, Furet? Mais l’UE est une colonie américaine et Bruxelles en est le principal comptoir. Il n’y a que les euro-unionistes qui peuvent encore s’étonner de l’incurie de l’UE, dans tous les domaines, mais ils sont tellement attachés à leur matrice qu’ils trouveront encore des excuses pour ne pas s’en détacher…
      Nous sommes en plein vaccin-gate. Ce qui est intéressant ce n’est pas l’UE mais la France. Dommage que cet article ne lui soit pas consacré plutôt qu’à l’Allemagne…c’est un signe?
      J’attends un article sur la France, sur Sanofi, sur l’Institut Pasteur, pourtant présent en Chine….

      La propagande européiste ne fléchit pas pour autant. Voici un exemple, parmi d’autres, qui prétend montrer que le Brexit est un monstre engendré par la finance débridée, qui a organisé le référendum une fois le peuple cuit à point dans le jus. ET quel peuple, la populace, qui a un QI à deux chiffres bien sur. L’autre, le peuple éduqué et libre, ne peut pas se laisser bêtement influencer par la finance….
      L’UE est un rempart contre la finance débridée, plus personne n’en doute n’est-ce pas, surtout en ce moment!
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/quand-la-finance-acheve-le-neoliberalisme

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  • pseudo // 06.02.2021 à 10h08

    où tu sens qu’il y a quand même un sacré décalage culturel entre les allemands et les français. Cette polémique importée d’outre rhin n’a aucun sens ici. La moitié de la population ira se faire vacciner en traînant des pieds, au mieux. Alors du retard dans la livraison, on ne peut que s’en satisfaire, car on ose que trop imaginer notre gouvernement vendu au quatre vents, sauf le notre, instaurer un programme de vaccination obligatoire accompagné de son petit carnet vert ou bleu de circulation, ou de non circulation, dans l’espace de voie publique.
    Ce qui, disons le franchement, revient à cracher sur chacun de nos monuments aux morts de la dernière.

    De toutes façons de ce côté ci du fleuve nous avons d’autres chats à fouetter. Sanofi nous rase gratis tous les trois mois, réglé comme la pousse des cheveux cette affaire. Non content d’être devenu incompétent et cupide, tout juste capable de faire du flaconnage pour d’autres, ils blessent notre sensibilité à l’estime chauvin pour la nation, mais par dessus tout, ils dépècent avec l’aval de ce gouvernement un puits de connaissance vitale et nécessaire pour affronter l’avenir très immédiat des prochaines décennies.

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    • pseudo // 06.02.2021 à 10h09

      Je notes tout de même que c’est essentiellement un mouvement opportuniste de carriériste électorale qui s’inquiètent pour les prochains tirages gagnants. Ils veulent vacciner tout le monde dans l’optique d’éclaircir les horizons électoraux, mais pas de régler son compte à ce virus. A croire que désormais qu’ils ont affronter une première pandémie, et sachant comment faire, ils n’en souhaiteraient pas une deuxième pour se donner la bonne figure de ceux qui se disent capable.

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    • Gracques // 06.02.2021 à 10h47

      Wouai , en fait tout ca peut se resumer a « Deutschland uber alles » ….. en citant les autres pays d’europe comme interland.
      De la politique interieure allemande.

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  • Avunimes // 06.02.2021 à 13h14

    Il est question dans la critique émise « de garder l’avantage economique » et en aucun cas de santé. Cette course au vaccin pour des raisons strictement économique discrédite le vaccin en lui même ainsi que leurs promoteurs.

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  • SanKuKaï // 06.02.2021 à 20h12

    Ça rappelle la pénurie de masques l’année dernière. Après le battage médiatique pour rassurer les gens on attend avec impatience les communications du gouvernement disant que le vaccin ne sert à rien. 😉

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  • red2 // 06.02.2021 à 23h36

    La Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée, Taïwan, le Vietnam, Cuba, la Thaïlande, l’Islande, Singapour… La liste des pays qui gèrent cette épidémie proprement » est longue! Et a France dans tout ça ? C’est la merde depuis bientôt 1 an… Chers dirigeants, pensez SVP à ne pas tout miser sur ces vaccins, et a améliorer votre gestion pathétique de l’épidémie! Confinement avec plan de sortie, tester-tracer-isoler… puis objectifs zéro-covid et levée des restrictions. En expliquant bien à la population l’intérêt de participer à ce défi, c’est quand la Covid aura reculé et sera sous contrôle que nous pourront lever les restrictions pas avant! Donc jouer le jeu de la protection collective profitera à la fin à tous.

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  • Rv // 07.02.2021 à 01h10

     » Si Israël, les États-Unis ou le Royaume-Uni sont loin devant nous en matière de vaccination, ils en tireront également des avantages économiques »
    Les ruisseaux vont au rivières, ces trois pays les plus influents sont donc ceux qui ont,non pas seulement financés lesdits vaccins, mais aussi activés leurs réseaux pour faire homologuer leurs vaccins.
    Cette crise qui nous impose des masques en fait tomber d’autres.
    Ces premiers vaccinés sont les premiers de cordée.

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    • Brigitte // 07.02.2021 à 07h59

      Les premiers de cordée dans le monde occidental. Vous semblez oublier les vaccins chinois et russe. Car en fait, ce n’est pas si compliqué que cela de faire un vaccin, quand on ne cherche pas à innover, les protocoles existent, exemple, Valneva et son virus inactivé. Quand la létalité est faible, il n’y a aucune raison de se priver de cette bonne vieille recette qui marche.
      Seulement voilà, la course au brevet et à l’innovation est la plus forte. Il semble qu’en Occident, protéger les vies ne soit pas la priorité mais un prétexte à la compétition industrielle, les USA en tête, une fois de plus.

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  • RGT // 07.02.2021 à 12h05

    Dans le cas de la santé (mais pas que) la Kommission a bon dos.

    Certes, elle est bien loin d’être un « enfant de cœur » mais n’oublions surtout pas que ce sont bel et bien les politicards qui ont facilité le démantèlement de l’outil industriel occidental en favorisant les délocalisations sauvages qui ont permis à certaines personnes « d’optimiser les coûts de fabrication » (les profits à court terme).

    Exemple : La fermeture de la dernière usine de paracétamol en €urope (située à Roussillon – Isère) en 2008.
    Depuis, tout le paracétamol vendu en Europe provient essentiellement de Chine…

    Et tout à l’avenant.
    Les politiques de santé devraient être axées sur la santé de la population ainsi que sur la sécurité d’approvisionnement des médicaments.

    Avec la concentration actuelle de la fabrication MONDIALE en Chine ou dans d’autres pays « low cost » (mais fort profits pour les importateurs) les populations sont ainsi prises en otages par le bon vouloir des états qui hébergent les usines de production ET AUSSI par les « importateurs » qui profitent de l’aubaine pour créer des « pénuries » permettant bien sûr de faire grimper les prix.

    Si les usines fabricant ces médicaments étaient situées dans les pays qui les « consomment » les états pourraient facilement mettre leur nez dans les « affaires » des fabricants et leur tordre le bras pour qu’ils modèrent leurs instincts prédateurs.

    Concernant la « disponibilité » du vaccin en Allemagne, la cause principale est surtout liée au fait que les USA ont fait pression pour que ce pays soit le principal bénéficiaire des vaccins « brevet US » afin emmagasiner des profits indécents.

    Pendant ce temps, la Russie permet à tous les pays qui le souhaitent de fabriquer le vaccin Sputnik V dans les pays qui en ont besoin, ce qui leur permet de s’approvisionner localement (et de créer des emplois locaux) sans passer par la « liberté de commerce » et les traders internationaux.

    Mais comme le disent nos grands médias indépendants, il s’agit ENCORE d’une fourberie de Poutine uniquement destinée à faire de la Russie le maître du monde afin de mettre la planète en esclavage.

      +8

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