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5.février.20215.2.2021 // Les Crises

Aux États-Unis, l’état de guerre est une seconde nature

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Source : Consortium News, Joe Lauria

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

William J. Astore nous dit que dans l’enfermement intellectuel collectif de l’Amérique, le militantisme pour la paix est une aberration, alors que l’acceptation d’un État de guerre est une seconde nature.

Vue aérienne du Pentagone. (Joe Lauria)

« Les POW [prisoners of war, prisonniers de guerre, NdT] n’ont jamais une belle journée » [ ce badge de boutonnière devrait aider à faire comprendre que les prisonniers de guerre n’ont jamais eu une bonne journée. Ils ont enduré des conditions terribles, et ces boutons devraient appeler aux gens ce qu’ils ont vécu, NdT]. Ce sentiment se trouve saisi sur le badge qu’un de mes amis portait pour notre photo de classe primaire en 1972. Que les prisonniers de guerre ne puissent jamais avoir une telle journée était confirmé par le visage triste sur le badge. Peu après, les POW Américains seront par ailleurs relâchés par leurs geôliers nord-vietnamiens alors que la guerre américaine au Vietnam prenait fin.

Ils sont rentrés l’année suivante sous un battage médiatique de bienvenue aux héros orchestré par l’administration du président Richard Nixon, mais le gouvernement n’a jamais vraiment retiré ses drapeaux de prisonniers de guerre ou de disparus en mission. Aujourd’hui, presque un demi-siècle plus tard, ils flottent toujours sur les installations fédérales, y compris au Capitole alors qu’il a été envahi et brièvement assiégé la semaine dernière par une horde manipulée par leur canard-boiteux de président, prétendument dans le but d’honorer les vétérans américains, qu’ils aient été prisonniers ou ne soient jamais rentrés parce qu’on n’a jamais retrouvé leurs corps.

Se rappeler des sacrifices de nos vétérans est juste et approprié ; c’est pour cela que nous avons institué le Memorial Day en mai et le Veterans Day en novembre. Et c’est en pensant à ces prisonniers de guerre et au lourd héritage des conflits de ce pays depuis la Seconde Guerre mondiale, que j’en suis arrivé à un constat. Dans les années qui ont suivi, nous Américains sommes tous, en un sens, devenus des prisonniers de guerre.

Nous faisons tous partie d’une culture qui continue d’estimer la guerre, d’embrasser le militarisme, et qui voue plus de la moitié de son budget fédéral aux guerres, à l’armement, et à la militarisation de la culture américaine. Nous vivons dans un pays qui est au premier rang mondial pour l’exportation de munitions meurtrières vers les points chauds les plus tragiques et les plus violents de la planète, ce qui a par exemple favorisé un génocide au Yémen, parmi d’autres conflits.

Il est vrai que, dans un pays qui ne connaît pas le service militaire, rares sont les américains qui arborent un uniforme de nos jours. Alors que commence l’année 2021, la plupart d’entre nous n’ont jamais été en possession d’une carte d’identité militaire sur laquelle figure la Convention de Genève relative au traitement approprié et légal des prisonniers de guerre, comme je l’ai fait quand j’ai porté un uniforme il y a longtemps.

Donc, quand je dis que tous les Américains sont effectivement des POWs, j’utilise bien évidemment cet acronyme non de manière formelle ou légale, mais bien dans le sens familier d’être captif d’un quelconque phénomène, d’être détenu par ce dernier, lui étant assujetti d’une façon qui restreint, voire élimine, la liberté de pensée et d’action, et de ce fait compromet la foi de ce pays en ses libertés individuelles sacrées.

En ce sens familier, il me semble que tous les Américains, d’une certaine manière, sont devenus des prisonniers de guerre, et je parle ici aussi de ces quelques « prisonniers » parmi nous qui se sont battus courageusement et sans relâche pour résister à ce phénomène.

Le dôme du Capitole des Etats-Unis, Washington

Posez-vous la question : en pleine pandémie meurtrière, alors que le nombre de morts en Amérique avoisine les 400 000 et continue son accélération, qu’est-ce qui réunit « nos » représentants au Congrès ? Quel est le seul projet qui puisse bénéficier d’un large et fervent soutien des deux partis, sans parler de l’unique possibilité de passer outre au véto présidentiel de Trump au cours de ces quatre dernières années ?

Il ne s’agit certainement pas de garantir des soins de santé pour tous ou de donner aux familles en difficulté des chèques de 2 000 dollars pour assurer qu’il y aura de la nourriture sur toutes les tables américaines ou que des millions d’entre nous ne seront pas expulsés de nos foyers en plein milieu d’une pandémie.

Non, ce qui réunit « nos » représentants, c’est le financement du complexe militaro-industriel à hauteur de 740,5 milliards de dollars pour l’année fiscale 2021 (bien que, chaque année, le montant réel des dépenses pour ce qui se fait passer pour de la « sécurité nationale » dépasse régulièrement les mille milliards de dollars). Pourtant, ce chiffre de 740,5 milliards de dollars est déjà en lui-même plus élevé que les dépenses militaires des 10 pays développés réunis qui suivent les États Unis sur la liste, dont la Russie et la Chine ainsi que la France, l’Allemagne ou encore le Royaumes-Uni, alliés des Etats-Unis.

Et ce n’est pas tout, le Congrès a ajouté un texte au dernier projet de loi de défense qui a véritablement bloqué véritablement le Président Trump dans ses efforts pour retirer toutes les troupes d’Afghanistan (et d’autres postées en Allemagne) avant qu’il ne quitte son poste le 20 Janvier. Bien que l’on puisse douter qu’il aurait atteint de tels objectifs de toute façon, étant donnée sa propension à l’indécision, le fait que le Congrès ait œuvré pour lui faire obstacle en dit long sur « nos » représentants et leur allégeance au complexe de guerre.

Cela dit, l’administration hésitante de Trump s’est au moins montrée déterminée pour une chose : vendre des armes sophistiquées à l’étranger. Elle s’est empressée d’exporter des bombes, des missiles et des chasseurs de combat de facture américaine au Moyen-Orient avant de confier au président Joe Biden et à son équipe de combattants de bureau le soin de garantir les efforts du gouvernement en faveur des marchands de mort américains.

En parlant de Biden, le fait qu’il ait sorti le Général Lloyd Austin III de sa retraite pour en faire son secrétaire à la défense envoie un signal fort, le plus fort possible, exprimant sa propre allégeance à la suprématie du militarisme et de la guerre dans la culture américaine. Après tout, en prenant sa retraite, le Général Austin s’est empressé de passer à la caisse en rejoignant le conseil d’administration de United Technologies, ce qui lui a permis de percevoir quelque 1.4 millions de dollars en « actions et autres compensations » avant que cette entreprise ne fusionne avec le géant de l’industrie de l’armement Raytheon, et qu’il ne finisse par siéger au conseil d’administration de ce conglomérat. (Il possède à peu près 500 000 dollars d’actions Raytheon, un supplément fort appréciable à sa retraite militaire annuelle à 6 chiffres.)

Quoi de mieux que de le choisir comme secrétaire à la défense afin de s’assurer que le « militaire » et l' »industriel » restent étroitement soudés dans ce fameux complexe ? Le secrétaire à la défense américain est, bien évidemment, censé être un civil, quelqu’un qui peut exercer une surveillance rigoureuse et indépendante sur le complexe de guerre toujours grandissant de l’Amérique, et pas un officier militaire et général à vie, profiteur de guerre évident par dessus le marché.

La guerre c’est la paix

Démonstration de la puissance aérienne et navale des États-Unis (U.S. Navy, Marine Américaine)

Comme l’a démontré le président de l’Institut Quincy, Andrew Bacevich, « de nombreux américains ont fait la paix avec un état de guerre sans fin ». Dans la culture de guerre américaine, les militants pour la paix comme Medea Benjamin et les associations comme les Vétérans pour la paix ne sont pas seulement considérés comme « radicaux » mais aussi comme véritablement aberrants. En même temps, l’acceptation incontestable du fait que ce pays soit aujourd’hui éternellement en guerre contre une bonne partie de la planète est considérée comme normale, voire respectable. En tout cas, ce n’est assurément pas quelque chose qu’il faut prendre en considération, en réalité ou en théorie.

Le résultat étant que les belliciste tels que l’ancien Conseiller à la Sécurité Nationale de Trump, John Bolton, sont considérés dans certains milieux comme des réalistes purs et durs. En voyant le monde comme un lieu hostile que les Américains doivent (mais ne peuvent pas, d’une façon ou d’une autre, presque 20 ans plus tard) dominer, cela signifie que leur tête est fermement vissée, pas comme ces penseurs verreux qui prônent la paix. Mais comme l’a dit un jour Dorothy Day, militante catholique pour la paix : « Nos problèmes viennent du fait que nous acceptons ce système répugnant et pourri. »

Que les Américains refusent surtout de voir la guerre permanente comme répugnante et pourrie, ou de réfléchir sérieusement au budget de la « défense » qui l’accompagne montre ici le triomphe d’une culture de guerre plus vaste. Alors que le complexe militaire hors de contrôle et ruineux de ce pays nous a valu une succession d’échecs retentissants à l’étranger (prenez juste en compte tous ces efforts désastreux pour gagner « les cœurs et les esprits » depuis le Vietnam jusqu’à l’Afghanistan en passant par l’Irak et j’en passe), il s’est avéré étonnamment efficace pour gagner – ou du moins apprivoiser – les cœurs et les esprits de la patrie.

Sinon, comment expliquer la façon dont ces budgets qui dépassent des milliers de milliards de dollars pour la « sécurité nationale » sont approuvés par le Congrès sans le moindre murmure de protestation ?

Au XXIe siècle, les Américains souffrent d’une forme de conditionnement culturel par lequel l’état de guerre est devenu la nouvelle norme. Comme l’a souligné un lecteur avisé de mon blog Bracing Views :

« Nous gardons en réserve notre désir de vivre sans guerre, et chaque fois que nous nous réveillons et que nous sortons dans la cour, cette perception est anéantie par les élites financières. »

Dans l’inconscient collectif des Américains, l’activisme pour la paix est une aberration, alors que l’acceptation de l’état de guerre est une seconde nature. Il ne faut pas s’étonner que le cabinet et l’administration proposés par Biden comptent autant de politiciens néoconservateurs ayant fait la paix avec la guerre, que ça soit en Irak et en Afghanistan, ou en Lybie et en Syrie (Antony Blinken comme Secrétaire d’Etat ; Jake Sullivan comme conseiller à la Sécurité nationale ; le général en retraite Lloyd Austin comme Secrétaire à la Défense ; et Avril Haines comme directrice du Renseignement national).

Le fait que Biden ait choisis des faucons place résolument leur destin dans les mains de la puissance militaire américaine. Et ils sont appelés à conseiller un nouveau président, ayant lui-même jadis soutenu la guerre en Irak et qui parle non pas de réduire les dépenses de « défense » mais de les augmenter.

29 Novembre 2011 : Le vice président Joe Biden avec l’ambassadeur américain en Irak James Jeffrey, et le commandant des Forces américaines en Irak, le général Lloyd J. Austin III, en Irak (équipe du sergent Caleb Barrieau/Wikimedia Commons)

Peut-être avez-vous remarqué, en effet, la façon dont chaque président depuis George W. Bush en 2001 est fier de se faire passer à un moment ou à un autre pour un président « de temps de guerre ». Peut-être avez-vous également remarqué que ce pays ne peut pas ou ne veut pas fermer Gitmo, le centre de détention [militaire] de la Baie de Guantanamo, Cuba, débordant de prisonniers de la Global War on Terror [campagne militaire internationale lancée par les Etat-Unis après le 11 Septembre, NdT] depuis fin 2001, des hommes qui resteront probablement enfermés « jusqu’à ce que la mort nous sépare ».

Peut-être est-ce la raison pour laquelle le gouvernement américain a « torturé des gens », comme le Président Barack Obama l’a formulé en 2014, et ont maltraité des prisonniers irakiens à Abu Ghraib en Irak. (Avril Haines, proposée au poste de directrice du Renseignement national par Biden, a autrefois aidé à dissimuler les preuves de tels abus et tortures.) Peut-être est-ce la raison pour laquelle chaque président en commençant par George W. Bush a impunément frappé des méchants du monde entier par le biais de drones assassins assistés par robots. ( Vous vous rappelez de l’assassinat par drone de Qasem Suleimaniu, major général iranien à l’Aéroport International de Bagdad par un certain Donald J. Trump ?)

Peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle les bombardements américains et ces guerres semblent ne jamais vouloir s’arrêter, même lorsqu’un président prend ses fonctions en ayant promis que tout ça cessera. Après tout, c’est une telle preuve de puissance que d’être un président « de temps de guerre ! ».

Dans son roman 1984, George Orwell l’exprime de façon relativement simple lorsqu’il invente le slogan « la guerre c’est la paix » pour sa société dystopique fictive. Randolph Bourne ne l’exprime pas moins simplement quand, pendant la première guerre mondiale, il énonce que « La santé de l’État c’est la guerre ».

Rosa Brooks, qui a travaillé au Pentagone, l’a confirmé sans ménagement en 2016 lorsqu’elle a intitulé son livre Comment tout est devenu guerre et le militaire est devenu tout. Aujourd’hui en Amérique, la guerre est devenue aide sociale, une forme de capitalisme catastrophe fait maison, au profit d’un petit nombre et aux dépens du plus grand nombre.

Répétez : Nous sommes maintenant tous des POW. (prisonniers de guerre)

Le jour où j’ai rencontré un véritable POW

Un ancien POW après sa libération et le Colonel de l’Air Force américaine Robinson Risner lors d’une conférence de presse en 1971. (Wikimedia Commons)

Au début des années 90, quand j’étais un jeune capitaine de l’armée de l’air américaine, j’ai servi comme officier de liaison pour le général de brigade Robinson Risner. Il n’est pas exagéré de dire que Risner était tenu en grande estime dans l’armée de l’Air.

Pilote de chasse chevronné et as de la guerre de Corée, il a été colonel et fait la une de Time magazine en 1965, alors que la guerre du Vietnam s’enflammait, après quoi son avion a été abattu et il est devenu POW. Il écrira plus tard Le passage de la nuit, récit déchirant des sept années qu’il a passées comme prisonnier au « Hanoï Hilton », surnom ironique que les POW américains donnaient à la prison Nord Vietnamienne de Hoa Lo.

Ce qui a permis à Risner de tenir bon en dépit de la torture et des années de captivité, c’est sa foi chrétienne et son patriotisme. Je me souviens comme si c’était hier du discours qu’il a fait à l’Air Force Academy au sujet de son expérience, et comment cette foi qui était la sienne l’avait soutenu.

Je n’ai jamais entendu une évocation aussi saisissante de l’esprit de devoir, d’honneur et de loyauté envers son pays nourri par la foi en une puissance supérieure. J’ai été fier qu’on me prenne en photo avec le Général Risner, alors que nous étions debout, à côté du trophée qui porte aujourd’hui son nom, et qui chaque année est attribué à l’étudiant major de sa promo de l’Ecole des armes de l’Air Force, le Top Gun de l’AF, si je puis dire.

Risner était courtois et fascinant, et la rencontre avec un prisonnier de guerre qui avait enduré et surmonté autant de choses m’a donné un sentiment d’humilité. Pourtant, à ce moment là (pour être honnête), je ne m’étais jamais intéressé à ce qu’il avait accompli en tant que pilote de chasse, menant des missions de bombardement pour l’Opération Rolling Thunder au Vietnam [campagne de bombardements intensifs au nord du Vietnam et au Laos, NdT]. Étant donné que le gouvernement américain avait choisi de ne pas déclarer officiellement la guerre au Vietnam du Nord, on aurait pu s’interroger sur la légalité même de ses missions.

Par manque d’une déclaration officielle, d’aucun pourrait soutenir que Risner et les POW américains comme lui n’ont pas bénéficié des protections légales de la Convention de Genève. Si on utilisait la terminologie américaine d’aujourd’hui, on aurait tout à fait pu considérer Risner comme un « ennemi combattant » et l’incarcérer à vie, comme les Américains en ce moment retiennent captifs à Guantanamo des POW ayant bien peu d’espoir d’être jamais libéré.

Pour l’Américain moyen captivé par la culture de guerre américaine, il est facile ici de soulever des objections. Bien sûr, les missions de bombardement de Risner étaient légales. Bien sûr, il méritait d’être reconnu comme POW et ainsi traité avec décence. Les Etats-Unis ne se lancent jamais dans la guerre sans une cause juste, en l’occurrence, il s’agissait d’endiguer un Etat communiste par tous les moyens sauf en ayant recours à l’arme nucléaire. Les Vietnamiens du nord, en revanche, ne voyaient pas les choses tout à fait de la même façon, peut-être parce que c’étaient eux qui étaient matraqués et écrasés par la puissance militaire américaine.

Là où je veux en venir, ce qu’il ne s’agit ni de faire l’éloge de Risner ni de le discréditer. Il est plutôt question ici d’enterrer la guerre et la culture qui la fait naître puis s’en nourrit. Plus les Américains encouragent la guerre (essentiellement en l’ignorant, et de ce fait donnant leur accord tacite), plus Washington la finance, plus les populations meurent à cause de « nos » guerres et de « notre » armement, et plus ce pays devient une nation de POW au sens large.

Retour sur le badge de mon camarade

Vous vous souvenez du badge de mon camarade, celui qui assurait que les POW ne connaissent jamais de belle journée ? En tant que nation de POW au sens large, cela devrait s’appliquer à nous tous. L’Amérique ne connaîtra plus jamais une seule belle journée tant qu’elle ne s’extirpera pas de la guerre sous toutes ses formes. Il n’y aura plus aucune belle journée tant que le Congrès financera les fabricants d’armes, et qu’il ne se mettra pas en quête de la paix et n’aidera pas les pauvres et les faibles.

Il n’y aura pas une seule belle journée tant que les Américains ne haïront pas la guerre avec cette même ferveur que celle qui les amène à agiter « patriotiquement » leurs drapeaux. Il n’y aura pas une seule belle journée tant que les présidents ne rendront pas grâce aux artisans de paix plutôt que de prier que Dieu protège les troupes.

Alors, la prochaine fois que vous verrez un drapeau POW/MIA [prisonniers de guerre/disparus en mission,NdT] devant un bâtiment fédéral, ne le balayez pas d’un revers de la main comme si c’était une relique du passé de l’Amérique. Pensez à son sens et à sa pertinence dans ces temps de guerre permanente et de dépenses militaires colossales.

Et puis, si vous l’osez, demandez-vous si vous aussi, vous n’êtes pas en quelque sorte un prisonnier de guerre – pas dans le sens légal strict qui s’applique aux militaires engagés en guerre déclarée, mais dans celui de ce pays que la guerre rend captif de tous ces morts, cette destruction et ce désespoir. Et puis demandez-vous, collectivement, que doit faire l’Amérique pour se libérer du camp de prisonniers dans laquelle elle s’est elle-même enfermée ?

De cette question découle le futur de la république américaine.

William Astore, Lieutenant colonel à la retraite (USAF, U.S. Air Force) et professeur d’Histoire, est un contributeur régulier de TomDispatch et attaché supérieur au Eisenhower Media Network (EMN), rassemblement de vétérans militaires essentiels et professionnels de la sécurité nationale. Son blog personnel est Bracing Views.

Source : Consortium News, William Astore, 04-01-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 05.02.2021 à 08h39

« Ce qui a permis à Risner de tenir bon en dépit de la torture et des années de captivité »

Là j’ai failli pleurer.

Pas sur le sort de ce criminel de guerre, de ce criminel contre l’humanité, non sur le sort des Vietnamiens victimes des destructions d’infrastructures comme les barrages, les usines de production d’électricité, victimes de l’agent orange (encore aujourd’hui), etc.

Comment n’a-t-il pas été massacré par ses victimes une fois au sol démontre que les Vietnamiens n’ont pas la même mentalité que les yankees. Alors les allégations de torture… propagande.

29 réactions et commentaires

  • Patrick // 05.02.2021 à 08h00

    Bon, ben c’est clair .. avec Sleepy Joe comme nouveau président et toute la bande de faucons qui revient au pouvoir , on est bon pour de nouvelles guerres et le reprise des bombardements un peu partout.
    Moi , je préférais Trump , au moins il foutait à peu près la paix au reste de la planète.

      +20

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    • LibEgaFra // 05.02.2021 à 08h28

       » on est bon pour de nouvelles guerres et le reprise des bombardements un peu partout. »

      Vous êtes sûr?

      https://fr.sputniknews.com/international/202102051045180932-biden-met-fin-au-soutien-americain-dans-la-guerre-au-yemen/

      Je présume que les Yéménites ne seront pas forcément d’accord avec vous.

      « Moi , je préférais Trump , au moins il foutait à peu près la paix au reste de la planète. »

      Désinformation. Il a fait plus bombarder que ses prédécesseurs. Et c’est un assassin (Soleimani).

        +9

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      • Patrick // 05.02.2021 à 08h32

        oui, deux ou trois trucs comme le simulacre de bombardements sur la Syrie , 59 missiles tirés en faisant attention de faire le moins de dégâts possibles 🙂
        mais si on compare avec Obama (ses guerres ,ses drones , ses bombardements .. son prix nobel de la paix .. ) , Trump n’est qu’un amateur.

          +20

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      • pie vert // 05.02.2021 à 13h36

        Bonjour,
        comme si les Perses et les Arabes avaient besoin des Américains pour se faire la guerre !
        Certes les impériaux américains sont toxiques pour la paix dans le monde, mais ils ne sont pas responsables de tous les conflits, c’est un peu plus complexe que cela.
        Si les Saoudiens ont perdu leur allié Américains, ils est évident qu’ils vont s’en chercher un autre pour soutenir leur projet anti-chiite : Chinois, Russe, Indien, Israélien voir Turque.

          +2

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        • Pong // 12.02.2021 à 09h45

          >comme si les Perses et les Arabes avaient besoin des Américains pour se faire la guerre !

          Toujours pareil avec ce genre d’affirmation. Ca ne marche que si on oublie l’histoire.

          Pourquoi la guerre Iran-Irak ? Pour trois raisons :
          1) L’antagonisme historique en effet bien réel entre sunnites et chiites.
          2) Un autocrate mégalomane est à la tête de l’Irak => Il veut.
          3) Cet autocrate a les moyens militaires de ses ambitions => Il peut.

          Il veut + il peut = il fait.

          Ok.

          D’abord, la première cause seule ne suffit pas à expliquer le conflit.
          Mais surtout, pkoi cet autocrate dispose-t-il de moyens militaires extravagants ? Parce que l’occident le soutient-il au-delà de toute décence diplomatique (au point de lui refiler quasiment gratuitement des avions de chasse pour servir ses projets d’agression de l’Iran – l’affaire des Super-Etendard – et de devenir ainsi cobelligérant).
          Pourquoi ce soutien ? Parce qu’il s’oppose à l’islamisme iranien.
          Pkoi l’islamisme iranien ? Parce que la tyrannie du shah d’Iran.
          Pkoi le shah d’Iran. Parce qu’on a renversé Mossadegh.
          Pourquoi le renversement de Mossadegh ? Parce que Mossadegh avait l’outrecuidance de penser aux intérêts de son peuple avant de servir les nôtres (nationalisations).

          Il y aurait tant à dire encore mais ça suffit à remettre un peu les choses en perspective.

          Cela s’est passé là-bas comme à peu près partout où les dominions ont tenté de s’affranchir.

            +0

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    • LibEgaFra // 05.02.2021 à 08h30

      « Moi , je préférais Trump , au moins il foutait à peu près la paix au reste de la planète. »

      C’est curieux, mais les nationalistes d’un petit pays du MO pensent comme vous.

        +3

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      • Patrick // 05.02.2021 à 08h33

        « les nationalistes d’un petit pays du MO pensent comme vous. »
        Ils pensent ce qu’ils veulent , ce n’est pas mon problème

          +7

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    • Logique // 05.02.2021 à 13h35

      Puis-je vous conseiller de lire ceci et d’examiner attentivement les graphiques du budget US de la défense ?

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_d%C3%A9fense_des_%C3%89tats-Unis

      Vous constaterez qu’Obama avait commencé à réduire ce budget et que Trump a suivi le chemin exactement inverse avec un budget qui va atteindre le milliard de dollars.

      Je note donc que votre préférence va à un président qui a augmenté le budget de l’armée US de manière importante.

        +2

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      • Patrick // 06.02.2021 à 19h19

        le budget « réel » n’a jamais été diminué.
        Même quand il est officiellement de 750 milliards , il y a au moins 1000 milliards de dépensés.
        Une tentative d’audit des comptes du Pentagone a lamentablement échoué , les auditeurs ont trouvé quelques milliers de milliards dépensés en plus sans comprendre d’où ils venaient ni où ils allaient.
        Ce qui compte ce n’est pas le budget c’est l’action sur le terrain, et Obama a fait assassiner beaucoup plus de monde.

          +2

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  • LibEgaFra // 05.02.2021 à 08h39

    « Ce qui a permis à Risner de tenir bon en dépit de la torture et des années de captivité »

    Là j’ai failli pleurer.

    Pas sur le sort de ce criminel de guerre, de ce criminel contre l’humanité, non sur le sort des Vietnamiens victimes des destructions d’infrastructures comme les barrages, les usines de production d’électricité, victimes de l’agent orange (encore aujourd’hui), etc.

    Comment n’a-t-il pas été massacré par ses victimes une fois au sol démontre que les Vietnamiens n’ont pas la même mentalité que les yankees. Alors les allégations de torture… propagande.

      +32

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    • Patrick // 05.02.2021 à 08h59

      je pense que effectivement , vu les conditions dans lesquelles cette guerre a été faite, tout militaire américain aurait du être jugé comme criminel de guerre ( et leurs dirigeants aussi ).

        +19

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      • Moussars // 05.02.2021 à 14h06

        Acceptez-vous cette proposition de correction ?
        « Et plus encore, leurs chefs et dirigeants.
        Rajoutons-y les actionnaires des sociétés faisant partie de l’état profond dénoncé dès Eisenhower ».

          +11

        Alerter
  • christian gedeon // 05.02.2021 à 10h24

    Regardez une carte du monde. Cochez les pays où il n’y a pas de guerre ouverte,larvée,etc.C’est fait? Si vous avez bien compté,vous avez aussi bien compris.la guerre,c’est redevenu une généralité,et la paix,l’exception.

      +9

    Alerter
  • RGT // 05.02.2021 à 12h05

    À mon avis, le problème principale se situe bien là : « l’esprit de devoir, d’honneur et de loyauté envers son pays ».

    Si ces hommes qui ont des convictions tout à fait honorables se contentaient simplement de réfléchir cinq minutes à ce qu’est « leur pays » ils baisseraient les armes et déserteraient à l’instant.

    Ils ne se battent JAMAIS pour défendre les intérêts de leurs proches mais se battent TOUJOURS pour défendre ceux de quelques ploutocrates qui considèrent les « vaillants soldats Honorables » comme de la chair à canon utile (et nécessaire) pour leur permettre d’augmenter leurs profits (ou d’éviter que les ploutocrates voisins ne viennent les dépouiller).

    Les populations, quelque soit l’issue du conflit, seront TOUJOURS les victimes de ces conflits et au final devront payer l’addition quelque soit le vainqueur.

    Et c’est ainsi depuis que l’humanité à « choisi » de laisser son destin entre les mains des « meilleurs » (aristos) sans avoir la possibilité pour les « gueux » de faire entendre leur voix.

    Tout le reste n’est que discours creux et propagande qui n’apportent que malheur et désastres aux « vaillants combattants de la Liberté » qui se font massacrer pour des causes qui leurs sont largement plus nuisibles que la perte de leur propre existence.

    La SEULE véritable armée qui serait réellement légitime serait composée de citoyens correctement entraînés et armés qui se contenteraient de défendre leurs proches contre toute invasion extérieure.

    Et bien sûr ces « citoyens soldats » ne devraient JAMAIS être sous les ordres de quiconque (même local, il deviendrait alors facilement un tyran) et devraient décider de manière collective des missions à accomplir.

    Le total opposé de ce qui se passe dans les régimes centralisés, qu’ils soient « démocratiques » ou pas.

      +5

    Alerter
  • Logique // 05.02.2021 à 13h08

    « Aux États-Unis, l’état de guerre est une seconde nature »

    Et l’état de paix est une seconde nature pour la Russie et la Chine:

    « So what Putin-Xi proposed, in fact, was a concerted effort to expand the basic foundations of the Russia-China strategic partnership to the whole Global South: the crucial choice ahead is between win-win and the Exceptionalist zero-sum game. »

    Ainsi ce que Poutine et X ont proposé était en fait un effort concerté pour étendre les fondations de base du partenariat stratégique Russie-Chine à l’ensemble du Sud: le choix crucial à faire est entre le jeu gagnant-gagnant et celui à somme nulle des exceptionalistes.

    « Xi stressed nothing substantial may be achieved if the inequality gap between North and South is not reduced. »

    Xi a souligné que rien de substantiel ne peut être achevé si le fossé d’inégalité entre le Nord et le Sud n’est pas réduit.

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  • Casimir Ioulianov // 05.02.2021 à 14h56

    Comme le disait l’ancêtre, l’impérialisme c’est le stade supérieur du capitalisme.
    Ha ben quand on a fait sa fortune en incitant les autres à vous acheter des trucs produits par des esclaves à crédit pour faire la guerre, c’est dur de revenir à la réalité d’un monde où pour croûter il faut taffer.

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  • Ando // 05.02.2021 à 15h50

    Il y a bien une petite nuance entre la ‘guerre’ et ‘l’extermination’. Les États-Unis ont naturellement connu des moments où ils menèrent de véritables guerres et l’affrontement contre le Japon entre 1941 et 1945 en est un exemple authentique, quoique la capitulation nippone de 1945 à plus à voir avec l’anéantissement du plus gros de l’arme de terre de ce pays par les armées de Joukov qu’avec Nagasaki ou Hiroshima, mais ce sont des exceptions. Les États-Unis s’engagent la plupart du temps dans des guerres quand le rapport de force leur est favorable au moins à 10 contre un. Ce qui n’est pas exactement le signe d’un tempérament guerrier. Camerone ou Stalingrad n’est pas leur tasse de thé, question de culture et donc de tradition. Le panache des zouaves qui montent à l’assaut idem. Les rares fois où ce pays s’est engagé dans des conflits mondiaux avec la perspective d’affronter des adversaires de taille montrent qu’il fit ce qu’il fallait pour intervenir à la fin de l’histoire, en 1918 en France ou en 1944 en Normandie alors que le sort final de la guerre etait déjà décidé. Après, il ne reste que des épisodes d’extermination (6,5 millions de morts vietnamiens contre 55.000 tués dans l’armée étasunienne, près de 2 millions de morts pour la guerre de Corée), et tous ceux qui ont suivi et qui ne ressemblaient pas vraiment à des ‘guerres’ mais plutôt à des assassinats collectifs.

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    • Fabrice // 05.02.2021 à 16h08

      Ceci dit c’est ce que propose Sun tzu dans l’art de la guerre, nous européens nous nous sommes lancés dans des guerres à l’issue incertaine et on voit le résultat de première région du monde nous allons finir par passer à côté de l’histoire présente et future pour un bon moment.

      La beauté et le panache des guerres incertaines c’est bien joli mais on ne s’en relève jamais indemne et on perd en crédibilité.

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    • Logique // 05.02.2021 à 18h40

      « Joukov au Japon ? Il n’a jamais été dans cette région. Les Russes se sont contentés d’anvahir les iles Aléoutiennes et ont déclaré la guerre au Japon après la capitulation de l’Allemagne. »

      Ce n’est pas très sympa de vouloir réécrire l’histoire. Les Soviétiques ont écrasé l’armée du Kwantung en Mandchourie occupée par le Japon. Ils ont récupéré le sud de Sakhaline. Et c’est la peur des « Rouges » qui a fait capituler Hiro Hito, pas les 2 bombes nucléaires. La déclaration de guerre au Japon selon les accords de Yalta était prévue 3 mois après la fin de la guerre en Europe, soit le 9 mai et le 9 août pour l’entrée en guerre contre le Japon.

      https://www.fascinant-japon.com/urss-japon-guerre-offensive/

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    • Logique // 05.02.2021 à 18h46

      « Pour la guerre de 14-18 tous les historiens soulignent l’apport décisif des USA dans ce conflit. »

      Et ils minimisent le rôle des grèves en Allemagne et de la situation pré-révolutionnaire. Comme en Russie auparavant, le peuple se révolte contre la guerre (mutinerie de Kiel). Et l’Allemagne va s’effondrer.

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  • Frédéric // 05.02.2021 à 19h23

    Malheureusement, en fait de talibans, les Etats-Unis sont gouvernés par des talibans protestants. Le colonel Risner a tenu bon dans les prisons vietnamiennes grâce à sa foi chrétienne et son patriotisme, c’est-à-dire que tuer les communistes et leurs enfants était bon exactement comme tuer les infidèles est bon pour un musulman fanatique. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge…

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  • Clauzip12 // 05.02.2021 à 21h45

    L’un ou l’autre, il sont programmés par et pour la guerre.
    La richesse des USA est en majeure part le résultat de l’annexion de territoires dont la Californie,le Texas,le nouveau Mexique.. .
    Ils ont intégré la certitude que la planete leur appartient et qu’ ‘ils en ont tiré les conséquences, une armée pour protéger leurs avoirs avec la protection par leur dieu.
    Cette conviction ne souffre aucune information sur la réalité des actions, de cette merveille,ainsi la tres grande majorité des citoyens naviguent mentalement dans l’euphorie militariste.
    Wiki lix outil d’ASSANGE et d’autres comparses a pu montrer et prouver les exactions de militaires étasuniens en Irakau prix de sa liberté de journaliste
    Mais des centaines de milliers de likes sont en attentes de diffusion.
    C’est la terreur que l’information mondiale (PAS NOTRE PRESSE MAINSTREAM)DIFFUSE TOUTES CES INFORMATIONS CONDIDENTIELLES.
    ASSANGES est incarcéré en Angleterre après 7 ans de protection dans l’ambassade de l’équateur a Londres.S’il était extradé aux USA il risquerait jusqu’à 170 ANS de prison.Quand on connait les conditions de vie dans ces établissements privés source de profits énormes, sa vie serait plus que compromise (je ne pense pas à Guantanamo )
    Nous devons retenir la puissance que désignait Eisanhower de l’empire militaro industriel et de la finance,prise de pouvoir sur l’état, source de profits continus qui guident les interventions extérieures.
    Tous les empires ont une fin!

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  • Christian Gedeon // 06.02.2021 à 03h57

    J’ai tout lu, tout. Il existe encore des convaincus persuadés que l’Allemagne a perdu la première et la seconde guerre mondiale. Je veux dire vraiment perdu. Ben vingt ans après 1918 l’Allemagne anschlussait l’Autriche, bouffait les Sudetes, marchait sur la Tchécoslovaquie et s’asseyait sur la Pologne avec le concours du géorgien parvenu. Avant de nous mettre la pâtée en 40 etc. Oui mais en 45 me direz vous? Ben rebelote! Et dès Kohl l’Allemagne était redevenue la première puissance industrielle, la première exportatrice et aujourd’hui les instances dites européennes sont aux mains des allemands et de leurs alliés nordiques. Vu et connu, mais je t’embrouille quand même . Dites les gars, faudrait se réveiller un peu maintenant.

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    • ouvrierpcf // 10.02.2021 à 19h27

      s’asseyait sur la Pologne avec le concours du géorgien parvenu. Avant de nous mettre la pâtée en 40 etc.

      le géorgien parvenu ? Staline donc ! au fait le prédicateur Gedeon a til noté que Staline n’a jamais été convié à une réunion diplomatique avant Yalta ?que que l’a France avait signé un Traité militaire avec la dite Pologne avant 1939 que c’est bien la France et la GB qui déclarèrent la guerre à L’Allemagne oui non ? que mes grands parents (polonais à l’époque) attendent toujours l’armée française pour les délivrer que c’est donc l’Armée rouge qui vaincu Hitler à Stalingrad le parvenu devient ainsi le seul vainqueur de Hitler en ces temps de guerre 1939 1942 Que les dettes de guerre de l’Allemagne furent annulées par les USA pour l’ensemble de l’Europe sauf pour le parvenu qui ne renonça jamais lui le tout en 1953 dès la mort du parvenu Gédéon sonne le clairon mais fait beaucoup de canards

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  • Alain // 07.02.2021 à 13h39

    Si c’est une nation de POW, elle est atteinte du syndrome de Stockholm en acceptant de facto tous les crimes de guerre de leurs élus et de leur bras armé et en devenant leurs complices.

    Et puis c’est oublier la revanche sur leurs défaites magnifiées par Hollywood avec les films comme les Rambo.

    Un peu rapide de se faire passer pour les victimes des bourreaux que l’on élit avec constance et que l’on célèbre à toutes occasions. Mais des célébrations qui n’empêchent nombre de vétérans d’être complètement oubliés et dans la misère et l’indifférence de ceux là mêmes qui les célèbrent

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