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Kamala Harris : Quelle Politique étrangère pour la nouvelle Vice-présidente ?

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Source : Council Foreign Relations, 21-08-2019
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

En août 2019, le CFR a invité Kamala Harris, alors candidate démocrate à l’élection présidentielle de 2020, à exprimer ses positions sur douze questions de politique étrangère. Un entretien très intéressant qui permet de mieux comprendre la vision géopolitique de la future vice-présidente des États-Unis, et qui ne laisse malheureusement entrevoir aucune évolution significative en matière de politique étrangère…

Kamala Harris 21 août 2019 Ethan Miller/Getty Images

La Politique étrangère de Kamala Harris

1. Comment, le cas échéant, le traitement réservé par la Chine aux Ouïgours et la situation à Hong Kong devraient-ils affecter la politique américaine globale vis-à-vis de la Chine ?

Le bilan désastreux de la Chine en matière de droits humains doit figurer en bonne place dans notre politique à l’égard de ce pays. Nous ne pouvons pas ignorer la détention massive par la Chine de plus d’un million de musulmans ouïgours dans des « camps de rééducation » dans la région du Xinjiang, pas plus que son recours généralisé à la surveillance à des fins de répression politique et religieuse. Nous ne pouvons pas ignorer le non-respect par Pékin des droits et de l’autonomie de la population de Hong Kong et l’usage excessif de la force par le gouvernement de Hong Kong contre des manifestants pacifiques. Le président Trump a toujours fermé les yeux sur ces exactions dans l’espoir de remporter une victoire dans sa guerre commerciale, tout cela en vain.

Sous mon administration, nous coopérerons avec la Chine concernant des questions mondiales comme le changement climatique, mais nous ne laisserons pas les violations des droits humains rester sans réponse. Les États-Unis doivent retrouver leur propre autorité morale et travailler avec les nations partageant les mêmes valeurs pour défendre avec fermeté les droits humains en Chine et dans le monde entier.

2. Reprendriez-vous votre place dans le PAGC ? (Plan d’action global conjoint, accord de Vienne sur le nucléaire iranien) de 2015 ? Le cas échéant, quelles modifications de l’accord existant exigeriez-vous avant d’accepter de réintégrer l’accord ?

Oui. Le retrait unilatéral du président Trump d’un accord qui permettait d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et dans des conditions possibles à vérifier – allant ainsi à l’encontre des avertissements de nos plus proches alliés, et sans aucun plan pour envisager la suite – était plus que téméraire. Depuis, nous n’avons pu que constater l’escalade, et ce, des deux côtés. Soit l’administration Trump aspire à une nouvelle guerre désastreuse au Moyen-Orient, soit elle a passé deux ans à faire des rodomontades sans aucun résultat.

En fonction de la situation actuelle, j’envisagerais de rejoindre le PAGC si et seulement si l’Iran revient également à une application des termes qui soit vérifiable. Dans le même temps, je chercherais à négocier avec l’Iran pour prolonger et compléter certaines des dispositions existantes de l’accord nucléaire, et je travaillerais avec nos partenaires pour contrer le comportement déstabilisateur de l’Iran dans la région, notamment en ce qui concerne son programme de missiles balistiques.

3. Seriez-vous prêt à signer un accord avec la Corée du Nord qui conduirait à un allègement partiel des sanctions en échange d’un éventuel démantèlement de son programme d’armes nucléaires sans aller jusqu’à une dénucléarisation totale ?

Permettez-moi de commencer par dire ceci : Je vous garantis que je n’échangerai pas de lettres d’amour avec Kim Jong-un. Le président Trump a accordé à Kim une victoire de relations publiques après l’autre, sans obtenir de réelles concessions, de sorte que le prochain président aura un sérieux travail à accomplir.

A terme, nous ne pouvons pas accepter que la Corée du Nord soit un État doté d’armes nucléaires. Mais il est clair qu’exiger directement la dénucléarisation complète est une garantie d’échec ; nous devons travailler en étroite collaboration avec nos alliés pour contenir et inverser les menaces à court terme posées par Pyongyang tout en travaillant à long terme à cet objectif.

Dans toute négociation avec la Corée du Nord, nous devons procéder avec un grand scepticisme compte tenu de nos expériences passées. J’envisagerais un allègement ciblé des sanctions pour améliorer la vie du peuple nord-coréen si le régime acceptait de prendre des mesures sérieuses et qui puissent être contrôlées pour réduire son programme nucléaire. Et cet allègement devrait être immédiatement réversible si le régime revenait sur ses engagements.

4. Quelles mesures prendriez-vous, le cas échéant, pour contrer l’agression russe contre l’Ukraine ?

Tant en Ukraine qu’en Géorgie, la Russie a eu recours à la force militaire pour s’emparer de territoires et saper les gouvernements démocratiquement élus. L’occupation illégale de la Crimée par la Russie est une grave violation des lois internationales qui guident le monde depuis la Seconde Guerre mondiale – tout comme l’est le soutien de la Russie aux opérations de combat dans l’est de l’Ukraine et ses cyber-attaques. Des milliers de personnes sont mortes à cause de l’agression de la Russie, parmi lesquels 298 civils tués lorsqu’un missile russe a abattu le vol 17 de la Malaysia Airlines en 2014.

En tant que présidente, je continuerais à soutenir l’Ukraine et à veiller à ce que les États-Unis soient sans équivoque dans leur affirmation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. J’accorderais également la priorité à la collaboration avec le gouvernement ukrainien pour renforcer son armée, sa société civile et lutter contre la corruption, tout en travaillant étroitement avec nos partenaires européens à une solution diplomatique. Et contrairement à l’occupant actuel de la Maison Blanche, je me dresserai constamment en opposition à Poutine pour défendre les valeurs démocratiques, les droits humains et l’État de droit international.

5. Vous engageriez-vous à retirer complètement les troupes américaines d’Afghanistan d’ici la fin de votre premier mandat ou exigeriez-vous que certaines conditions soient remplies avant de le faire ?

Comme je l’ai dit à maintes reprises, cette guerre en Afghanistan doit prendre fin. J’ai eu l’honneur de rendre visite à nos courageux soldats et aux professionnels de la sécurité nationale l’année dernière, et au cours de mon premier mandat, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour parvenir à une solution politique – si ce n’est déjà fait – qui nous permette de les ramener chez eux de manière responsable.

Personne ne peut prédire ce que fera le président Trump d’ici 2021, aussi dès que je prendrai mes fonctions, je réunirai nos responsables militaires, nos conseillers à la sécurité nationale et nos diplomates de haut niveau pour coordonner et mettre en œuvre ce plan de retrait. Je reconnais pleinement l’importance de la diplomatie et du développement pour le succès en Afghanistan, et je veux m’assurer que le pays est sur la voie de la stabilité, que nous protégeons les acquis des femmes afghanes et des autres personnes, et qu’il ne devienne plus jamais un refuge pour les terroristes.

6. Étant donné l’assassinat de Jamal Khashoggi et l’implication de l’Arabie saoudite dans la guerre civile au Yémen, quels changements apporteriez-vous, le cas échéant, à la politique américaine à l’égard de l’Arabie saoudite ?

Tout d’abord, nous devons mettre fin au soutien que les États-Unis apportent à la guerre désastreuse menée par les Saoudiens au Yémen, qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde. C’est exactement ce que j’ai voté au début de l’année. J’ai également voté pour bloquer la vente d’armes à l’Arabie Saoudite, elles ne font que contribuer à la poursuite de cette atrocité. Malheureusement, le président Trump a opposé son veto à ces deux mesures. Il s’est tenu aux côtés de Riyad, fermant même les yeux sur l’odieux assassinat du journaliste américain Jamal Khashoggi.

Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont toujours des domaines d’intérêt commun, tel que la lutte contre le terrorisme, où les Saoudiens ont été des partenaires solides. Et nous devrions continuer à œuvrer en coordination sur ce front. Mais nous devons réévaluer fondamentalement nos relations avec l’Arabie saoudite, en utilisant notre influence pour défendre les valeurs et les intérêts américains.

7. Êtes-vous en faveur d’une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien et, si oui, comment vous y prendriez-vous pour y parvenir ?

Israël est un allié essentiel, un ami et sa sécurité est une priorité absolue. Je suis entièrement favorable à la solution de deux États, parce que c’est le meilleur moyen de garantir l’existence d’un état d’Israël juif, démocratique et en sécurité. Les Palestiniens devraient avoir le droit de se gouverner eux-mêmes, dans leur propre État, dans la paix et la dignité, tout comme les Israéliens méritent une patrie sûre pour le peuple juif.

Si tous les Américains ont intérêt à une résolution pacifique du conflit israélo-arabe, il n’en reste pas moins que la paix ne peut être obtenue que si les parties elles-mêmes parviennent à un accord. Les États-Unis peuvent – et devraient – être un partenaire constructif dans ce processus. Malheureusement, alors que, dans le passé, les États-Unis ont été considérés comme un intermédiaire honnête ayant un réel désir de paix dans la région, les actions de Trump ont exacerbé les tensions dans la région, diminué la crédibilité et l’influence des États-Unis et miné les perspectives de paix. En tant que présidente, je commencerais par réaffirmer l’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité et de la prospérité d’Israël, tout en travaillant simultanément à la reconstruction des relations brisées entre les États-Unis et les Palestiniens. De tous nos partenaires internationaux, les États-Unis sont les mieux placés pour favoriser les négociations de paix, mais pour que cela ait une chance de réussir, nous devons commencer par renouer un dialogue honnête et respectueux avec les deux parties.

8. Quelles mesures supplémentaires, le cas échéant, les États-Unis devraient-ils prendre pour écarter Nicolás Maduro du pouvoir au Venezuela ?

Ne vous y trompez pas, Nicolás Maduro est un dictateur répressif et corrompu qui est responsable d’une crise humanitaire sans précédent. Le peuple vénézuélien mérite le soutien et la solidarité des États-Unis. Nous devrions commencer par étendre immédiatement le statut de protection temporaire aux Vénézuéliens qui ont fui la brutalité de Maduro, ce que le président Trump a refusé de faire.

Nous devrions également fournir aux organisations humanitaires internationales une aide supplémentaire destinée aux résidents et réfugiés vénézuéliens. Et nous devrions continuer de soutenir les efforts diplomatiques multilatéraux en vue d’une transition pacifique vers de nouvelles élections régulières, ce qui doit être le but ultime.

Finalement, nous devrions écarter l’intervention militaire américaine de la table des négociations. Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton voudrait nous faire croire que le choix par rapport au Venezuela est entre l’indifférence et l’invasion. C’est une fausse alternative, et je la rejette.

9. D’ici 2050, selon les projections des Nations unies, l’Afrique comptera 25 % de la population mondiale. Quelles sont les implications de ce changement démographique pour les États-Unis, et comment devrions-nous ajuster nos politiques pour les anticiper ?

Le continent africain est dynamique, divers et riche de potentiel, sa population est la plus jeune et sa croissance la plus rapide du monde. Il y a tant d’intérêts importants en jeu en Afrique, depuis le renforcement de la sécurité mondiale jusqu’à la promotion d’une prospérité partagée. Les États-Unis doivent agir dès maintenant et établir des partenariats diplomatiques et économiques solides avec ces nations sous peine de voir des pays illibéraux comme la Chine et la Russie combler les lacunes.

Malheureusement, le président Trump porte atteinte aux relations et aux opportunités des États-Unis dans cette région importante. Sa description des nations africaines comme des « pays de me*de» n’était pas seulement extrêmement insultante, c’était également une erreur très grave. Il a sapé la diplomatie américaine et miné les efforts visant à renforcer la sécurité, à prévenir les pandémies, à soutenir les institutions démocratiques et à accroître les investissements américains.

En tant que présidente, je m’attacherai à faire progresser en Afrique les relations que le président Trump a laissé dépérir – et je le ferai d’une manière qui soit conforme aux valeurs américaines. Nous devons défendre la démocratie, les droits humains, la liberté économique et le développement. Je re-dynamiserai la diplomatie américaine sur l’ensemble du continent, soutiendrai la croissance économique et approfondirai avec les partenaires africains les engagements en matière de sécurité.

10. Dans quelles circonstances, le cas échéant, seriez-vous favorable à l’adhésion des États-Unis à l’Accord global et progressif pour le partenariat trans-Pacifique (CPTPP), anciennement Partenariat trans-Pacifique ?

Comme je le dis depuis longtemps, je m’opposerai à tout accord commercial qui ne tiendrait pas compte des intérêts des travailleurs américains et qui ne rehausserait pas les normes environnementales, et malheureusement le TPP n’a réussi aucun de ces deux tests. J’ai également fait part à l’époque de mes inquiétudes quant au manque de transparence du processus.

Dans mon administration, les groupes tant des travailleurs que de la société civile auront toujours un siège à la table pour veiller à ce que les accords commerciaux atteignent ces objectifs importants. Et je pense que c’est exactement ce dont nous avons besoin – des accords commerciaux pro-travail, pro-environnement – parce qu’il est clair que l’approche protectionniste de Donald Trump a été un désastre. Sa guerre commerciale écrase les agriculteurs américains, tue les emplois américains et punit les consommateurs américains. Je travaillerais avec nos alliés en Europe et en Asie pour mettre la Chine face à ses pratiques commerciales inquiétantes, et non pour perpétuer la guerre tarifaire ratée de Trump, qui est payée par les Américains qui travaillent dur.

11. Comment décourageriez-vous la prolifération des centrales électriques au charbon dans les pays en développement ?

Tout d’abord, je ré-intègrerais l’accord de Paris, afin que le monde comprenne que l’Amérique est sérieuse quand elle dit vouloir relever le défi le plus complexe et le plus important de notre temps : le changement climatique. Si nous voulons réussir, alors les pays, les états et les villes doivent entrer dans la transition pour mettre fin aux sources de combustibles les plus sales de la planète. Les gouvernements du monde entier devraient fermer les centrales à charbon potentiellement dangereuses, et non en ouvrir de nouvelles, et cette nécessité devrait être au centre de chacune de nos relations bilatérales. En plus d’exercer des pressions diplomatiques, les États-Unis peuvent mieux encore aider leurs partenaires du monde entier à effectuer la transition énergétique nécessaire en leur prodiguant des conseils techniques, un soutien politique et un accès aux capitaux.

Nous devrions également jouer un rôle de premier plan en obligeant les institutions internationales à utiliser leur influence pour mettre fin aux subventions en direction des combustibles polluants. Et nous devrions investir massivement dans la recherche et le développement d’énergies propres et le stockage de pointe de l’énergie, et faire en sorte que les technologies de transformation déjà développées ici même aux États-Unis soient appliquées à l’échelle mondiale.

12. Quelle a été la plus grande réalisation des États-Unis en matière de politique étrangère depuis la Seconde Guerre mondiale ? Quelle en a été la plus grande erreur ?

La plus grande réalisation de la politique étrangère américaine a été la communauté d’après-guerre des institutions internationales, des lois et des nations démocratiques que nous avons contribué à construire. Pendant des générations, les présidents issus des deux partis ont mis en place un réseau de partenaires solides. Ces pays ont contribué à notre prospérité, ont travaillé avec nous en temps de guerre et de paix pour faire face à certaines des crises internationales les plus graves et pour relever un certain nombre de défis générationnels.

Notre plus grande erreur a été de mettre en péril tous ces progrès et réalisations en nous engageant dans des guerres inefficaces qui ont fait des victimes, déstabilisé les régions dans lesquelles elles ont été menées et sapé notre leadership au sein de la communauté internationale. Pour aggraver les choses, le président actuel semble décidé à nuire davantage encore à la crédibilité des États-Unis en faisant fi de la diplomatie, en se retirant des institutions et des accords internationaux, en repoussant nos alliés, en prenant le parti des dictatures au détriment des démocraties et en faisant preuve d’une incompétence absolue dans ses processus décisionnels.

Source : Council Foreign Relations, 21-08-2019
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 20.11.2020 à 07h05

« mais nous ne laisserons pas les violations des droits humains rester sans réponse. »

Raser les villes de Mossoul et Raqqa et faire des milliers de morts parmi la population civile ne sont pas des violations des « droits humains ». Les bombardements massifs ne sont pas une violation des « droits humains ». Les assassinats par drones ne sont pas des violations des « droits humains ».

https://thefreethoughtproject.com/america-drops-bomb-trump-obama-bush/

Pour les Ouïghours, c’est ici:

https://histoireetsociete.com/2020/05/10/la-marche-des-ouighours-par-andre-vltchek/

Développer des armes biologiques, c’est respecter les « droits humains »:

https://armswatch.com/

Bref, la paille et la poutre. Car quand il s’agit de leur intérêt national, il n’y a aucun « droit humain » qui tienne.

« Tant en Ukraine qu’en Géorgie, la Russie a eu recours à la force militaire pour s’emparer de territoires et saper les gouvernements démocratiquement élus. L’occupation illégale de la Crimée par la Russie est une grave violation des lois internationales qui guident le monde »

Le coup d’Etat en Ukraine? Circulez il n’y a rien à voir. Les occupations illégales du Golan, de la Cisjordanie, du nord de Chypre, de la Syrie (al Tanf), idem. La décision du peuple de Crimée, pffff, on ne va pas s’arrêter à un tel détail qui interdit de transformer Sébastopol en base yankee…

30 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 20.11.2020 à 07h05

    « mais nous ne laisserons pas les violations des droits humains rester sans réponse. »

    Raser les villes de Mossoul et Raqqa et faire des milliers de morts parmi la population civile ne sont pas des violations des « droits humains ». Les bombardements massifs ne sont pas une violation des « droits humains ». Les assassinats par drones ne sont pas des violations des « droits humains ».

    https://thefreethoughtproject.com/america-drops-bomb-trump-obama-bush/

    Pour les Ouïghours, c’est ici:

    https://histoireetsociete.com/2020/05/10/la-marche-des-ouighours-par-andre-vltchek/

    Développer des armes biologiques, c’est respecter les « droits humains »:

    https://armswatch.com/

    Bref, la paille et la poutre. Car quand il s’agit de leur intérêt national, il n’y a aucun « droit humain » qui tienne.

    « Tant en Ukraine qu’en Géorgie, la Russie a eu recours à la force militaire pour s’emparer de territoires et saper les gouvernements démocratiquement élus. L’occupation illégale de la Crimée par la Russie est une grave violation des lois internationales qui guident le monde »

    Le coup d’Etat en Ukraine? Circulez il n’y a rien à voir. Les occupations illégales du Golan, de la Cisjordanie, du nord de Chypre, de la Syrie (al Tanf), idem. La décision du peuple de Crimée, pffff, on ne va pas s’arrêter à un tel détail qui interdit de transformer Sébastopol en base yankee…

      +71

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    • Fernet Branca // 21.11.2020 à 03h36

      Oui mais le boulot n’est pas terminé entre la Méditerranée et l’Afghanistan, il y a encore l’Iran à détruire. Et depuis que Bibi attend…

        +2

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  • moshedayan // 20.11.2020 à 07h30

    Mes amis français m’ont appris une expression osée. le « foutage de gueule ».
    Cet article n’a aucun intérêt dès le départ -donc c’est un « foutage de gueule »… Il y a que de pauvres naïfs pour croire qu’un Démocrate américain est pour le dialogue avec d’autres nations qui ont d’autres conceptions du développement des sociétés…
    Et ces pauvres naïfs sont en Occident, en France il y a en beaucoup dans votre « gauche ». au centre à droite « en même temps » .. tous de bons soldats de l’OTAN qui attendaient l’élection de Biden comme un vassal attend son suzerain !!!!
    Et pire le scénario derrière Biden ce sera Kamala Harris qui mènera la danse…
    Bref,….. vive la Chine, vive la Russie et vive la Corée du Nord pour affaiblir et se débarrasser de cette « ploutocratie » engeance américaine et ouest-européenne… Vive le panslavisme !!!
    Lol à cette heure si matinale et froide sur nos belles montagnes slovaques !!!

      +46

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    • José // 20.11.2020 à 09h51

      Oui foutage de gueule, mais je serais plus nuancé ou partagé. Cet article, je l’ai abordé à reculons pour le survoler car j’ai peu d’intérêt pour ce déferlement d’infos made USA dont on nous abreuve chaque jour . Cet entretien peut ravir les naïfs d’abord et ceux qui ont choisi ce camps là, aussi ceux qui nous vantent le monde libre comme on disait dans le temps … Mais je l’ai trouvé édifiant et digne de diffusion tellement il montre l’invariant de la politique étasunienne quel que soit le personnage qui occupe la maison Blanche. Malgré tous les lauriers qu’on lui a dressé ici en France, on retrouve la politique d’intervention et d’agression que les USA mènent à travers les continents (gendarme du monde … Coups fourrés,coups tordus …). Cet entretien fixe les idées.

        +17

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    • Jean // 20.11.2020 à 15h26

      @moshedayan

      Soyez conscient que vos compatriotes slovaques, s’ils étaient soumis à la propagande comme le sont les occidentaux, deviendraient eux aussi des serviteurs inconséquents du Chaos. Mais il faut être optimiste parce que l’édifice se fissure et que tous les dominants finissent par regretter amèrement leur égoïsme ; soit lorsqu’ils comprennent qu’il faut être généreux, soit lorsqu’ils réalisent qu’ils ne leur restent plus rien.

        +0

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      • moshedayan // 21.11.2020 à 09h50

        Vous avez en très grande partie raison… nous avons nous aussi une ploutocratie très active qui reçoit ses subsides de L’UE et de l’OTAN, qui mène la danse, ne croyez pas que l’Occident n’a pas versé des milliards d’euros pour « éduquer » les ex-pays socialistes, loin de là…avec des ONG « à la Soros » « pour la Démocratie »…L’OTAN s’est empressé de virer tous les anciens de l’Armée slovaque et de la Sécurité qui avaient « collaboré » à l’ordre « moscovite »…pestiférés ils ont eu une pension, et on leur a fait comprendre qu’ils devaient « la fermer » maintenant… Ce n’est que la réalité économique actuelle qui a ouvert les yeux à beaucoup de mes compatriotes… sur tout ce qui était promis par le « beau capitalisme »… c’est ce qui explique pourquoi les communistes slovaques osent écrire en slogan  » en gros « Comment allez-vous mes enfants? 30 après le coup d’Etat? Ta vie est-elle meilleure? N’est-ce pas? » avec la photo de Gustav Husak http://kss.sk/ Une immense désillusion sur les « promesses de l’Occident »… permet une telle page d’accueil… Ah ces sales bolcheviks !!! A quand les interdit-on comme en Ukraine – la voix de l’Allemagne de l’UE s’y prépare au cas où… -pour l’instant c’est Arte qui fait régulièremement des rappels de vaccin anticommuniste….
        ps. je n’idéalise pas le passé… seul regret et espérance un « communisme » de coopératives et d’Etat comme un Yougoslavie

          +4

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        • Melitopol // 22.11.2020 à 09h29

          Yougoslavie ??? Je ne comprends pas……

            +0

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  • RGT // 20.11.2020 à 08h36

    Sans m’engager dans le marais (malsain) des conditions de l’élection actuelle (qui semble pleine de rebondissements entre les bobos qui crient victoire et les réacs qui se cramponnent à leurs sièges), je me contente de constater que les « paroles bienveillantes » de cette dame n’apportent rien de nouveau ans le débat politique US et que rien ne changera sous le prochain mandat, hormis les marionnettes qui viendront commenter les décisions des ploutocrates.
    Marionnettes qui seront, selon les goûts de chacun issues de Sesamy Street (Muppet show) ou des « guignols de l’info ».

    Pour résumer : Les USA continueront à tordre le bras des nations qui souhaitent s’équiper d’un parapluie nucléaire pour se protéger pendant que les USA continueront discrètement à renouveler le leur, ils feront les gros yeux à la Chine concernant les « droits de l’homme » mais se garderont bien de les appliquer dans leur propre territoire, ils continueront à nommer « dictateur sanguinaires » les dirigeants (légitimement élus) des pays qui ne suivent pas leurs désirs à la lettre tout en considérant comme de « grandes démocraties » leurs vassaux obéissants dont les « dirigeants » n’ont rien à envier à certains des « heures les plus sombres de notre histoire » et prendront une attitude fantoche de « dialogue social » avec des « représentants » de la « société civile » qu’ils pourront manipuler (ou contraindre) sans aucune limite pour faire perdurer le système politico-économique qui assure aux « élites » et à tous ceux qui grenouillent du côté du pouvoir un train de vie confortable.

    Un grand progrès !!!

      +31

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  • Patrick // 20.11.2020 à 08h51

    « et je le ferai d’une manière qui soit conforme aux valeurs américaines. »

    c’est à dire ? B52 , Drones , Regime change … ?
    Avec toute l’équipe Obama-Clinton en arrière plan , je crains juste que ce soit encore pire que maintenant.

      +26

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  • lecrabe // 20.11.2020 à 09h09

    Ouf, on va enfin retrouver l’empire menteur et assassin adoré de la classe médiatique qu’on connaissait depuis les années 50.

      +15

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    • LibEgaFra // 20.11.2020 à 10h41

      « on va enfin retrouver l’empire menteur et assassin »

      Ah, parce qu’on l’avait perdu? Ce n’est pas tout à fait le point de vue de Lavrov:

      « Nous avons récemment cité les statistiques portant sur la période du mandat de Donald Trump à Washington. Des sanctions ont été décrétées 46 fois contre la Russie – sectorielles, mais aussi contre des personnes physiques et morales de la Fédération de Russie. C’est un record absolu de sanctions antirusses en quatre ans. Pas la peine d’attendre la fin de la cadence. Du moins, l’administration Trump n’a pas semblé éprouver de difficultés pour décréter des sanctions sans aucune raison. Ce n’est pas notre problème. Nous sommes déjà habitués au fait que nous devions compter uniquement sur nous. »

      https://lecridespeuples.fr/2020/11/18/serguei-lavrov-aux-yeux-de-la-russie-loccident-est-deja-mort/

      Il suffit de comparer les deux textes pour constater de quel côté se trouvent l’intelligence et la sincérité. Un grand monsieur, S. Lavrov.

        +15

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      • lecrabe // 20.11.2020 à 13h08

        ça c’est parce que vous avez tronqué ma phrase et enlevé « adoré de la classe médiatique », ce qui a pourtant une importance non négligeable.

          +3

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  • Jaaz // 20.11.2020 à 11h28

    Je me suis arrêté à:
    -« L’arabie saoudite a été un partenaire solide dans la lutte contre contre le terrorisme. »
    – « ne vous y trompez pas, Madurro est un dictateur répressif et corrompu responsable de la pire crise humanitaire »
    Ok ok…

      +23

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    • step // 20.11.2020 à 12h33

      Moi aussi j’ai vrillé sur la solidité du partenaire saoudien. Oui tout change mais pas grand chose ne change. « Les vilains c’est les autres, surtout si ils sont pas d’accord ». En fonction de cela on balance des étiquettes « dictateur » à qui nous arrange et conséquence logique en leur déclarant la guerre on défend la démocratie.

      Peut être une éclaircie au Yemen ? Pourtant qu’est-ce qu’ils sont fiables ces saoudiens !

        +4

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    • Jean // 20.11.2020 à 15h55

      @Jaaz

      Il suffit de modifier peu de chose, dans un discours orwellien, pour que le mensonge se change en vérité :

      Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont toujours des domaines d’intérêt commun, tel que la recrudescence du terrorisme, où les Saoudiens ont été des partenaires solides.

        +3

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      • Jaaz // 20.11.2020 à 16h52

        Je cois que votre version tient en effet la route au regard de l’ancienneté de cette coopération qui a très vite été couronnée de succès, cf les « freedom figters » d’Afghanistan (dont on a su plus tard que la grande majorité n’était pas d’origine afghane, et payé par le traffic d’héro. Le modèle a été parfaitement transposé en Syrie…) 😉

          +2

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  • Dieselito // 20.11.2020 à 11h49

    Pour faire bref: C’est bien un retour au point de départ (des Démocrates)….
    une véritable Révolution que cette future politique étrangère.

      +1

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  • Savonarole // 20.11.2020 à 13h52

    Ho zut , l’élection avec laquelle on nous bassine les feuilles alors qu’on y peut rien depuis des mois ne va rien changer à la politique américaine … J’ai presque autant de mal à en être surpris qu’à en être déçu.
    Sérieusement ? Vous vous attendiez à quoi ? Qu’ils aillent en pèlerinage sur la tombe à Soleimani ?
    Vous inquiétez pas, ça sera pareil pour le reste : le salarié US va pas se réveiller avec la sécu, une retraite par répartition, des congés payés et un salaire au dessus du minimum vital, les oligarques ricains vont pas se mettre à payer des impôts, ni à arrêter de polluer demain et les gens avec les taux de mélanine inacceptables pour un redneck moyen vont continuer à tomber sous les balles des gangs de bleus et à remplir les prisons.
    Après tout, les ricains n’ont inventés que deux dictons : « Buisness as usual » & « In Gold we trust » … et ça se voit.

      +6

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  • un citoyen // 20.11.2020 à 15h01

    « J’accorderais également la priorité à la collaboration avec le gouvernement ukrainien pour renforcer son armée, sa société civile et lutter contre la corruption, tout en travaillant étroitement avec nos partenaires européens à une solution diplomatique »

    Les démocrates aidant à combattre la corruption en Ukraine : C’est sûr qu’ils n’étaient pas à un milliard près sous Obama… (cf dossier Burisma, Chokine, etc.)

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  • christian gedeon // 20.11.2020 à 17h51

    Quel baratin. Ce sera la guerre ici, l’alliance par là et vice versa. Faut il que je t’appelle le nombre de guerres initiées par Obama?

      +3

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  • Jean Aymard // 20.11.2020 à 22h10

    « la nouvelle Vice-présidente » Ça commence mal… Aux dernières nouvelles, elle n’a pas encore été élue, non ? Ou je me trompe ?

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    • Brosse a Dante // 20.11.2020 à 22h38

      Même pas besoin d‘aller plus loin : ce torchon n’est que du langage performatif afin de justifier un titre qui pour l’instant n’a aucun sens juridique. Il l’aura peut-être le 14 decembre mais pour l’instant c’est un dehonneur democrate. Quelle tristesse de constater ainsi le crépuscule de la raison.

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    • Linder // 21.11.2020 à 05h22

      Mais les propos qu’elle tient datent d’août 2019, quand elle était encore candidate à l’investiture démocrate. C’est l’introduction avant la RE – publication de ces propos qui est fautive. Quant aux propos proprement dit, c’est le blabla insipide d’un candidat qui n’a ni le temps ni le désir d’aller au fond des choses.

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      • Patoche // 21.11.2020 à 08h32

        « Le blabla insipide d’un candidat qui n’a ni le temps ni le désir d’aller au fond des choses. »
        Et encore moins le niveau.

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  • Dominique65 // 21.11.2020 à 23h11

    « En plus d’exercer des pressions diplomatiques, les États-Unis peuvent mieux encore aider leurs partenaires du monde entier »
    C’est dit : la démocratie étasunienne consiste à exercer des pressions.

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  • petitjean // 22.11.2020 à 12h58

    Un pur délire, c’est effrayant !
    les ingérences violentes des USA dans les affaires du monde ont fait des millions de victimes
    Au Moyen Orient, des centaines de milliers de morts et des millions de personnes jetées sur les routes de l’exode sont le bilan désastreux des interventions américaines

    et ces enragés veulent donner des « leçon de droit de l’Homme » au monde entier ??!!
    et je pense aussi à ces millions d’américains qui vivent dans une extrême misère et ne survivent que grâce aux bons alimentaires, les fameux « food stamp »………………….

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