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16.septembre.201916.9.2019 // Les Crises

Méditerranée poubelle ! Que faire ? Par Richard Labévière

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 19-08-2019

En Orient-ations de cette semaine, Guillaume Berlat nous rappelle opportunément le 75ème anniversaire du Débarquement de Provence et de ses héros d’Afrique : bonne opportunité pour se pencher à nouveau sur le mare nostrum et ses évolutions récentes. Mauvaise nouvelle : la Méditerranée menace de mourir et de se transformer en cloaque.

Entre les 28 minutes quotidiennes de bobologie et des soirées Thema, souvent très désorientées idéologiquement, Arte fait parfois des efforts. Ainsi, dernièrement, la chaîne franco-allemande a rediffusé un documentaire exceptionnel : « La Méditerranée va-t-elle passer l’été ? ». Paquebots de croisière de plus en plus monstrueux, nourris au fuel lourd ; trafic incessant de cargos chargés de produits dangereux ; tourisme de masse ; marinas luxueuses ; bétonnage à tout-va ; industries polluantes… La Méditerranée ne cesse d’attiser les appétits de pays en recherche de nouveaux profits. Elle renferme 10 % de la biodiversité marine mondiale. Mais – semi-fermée – elle ne renouvelle ses eaux que tous les cent ans.

Le réalisateur Alexis Marant livre ainsi un travail de deux ans : « Le rapport ‘MedTrends’ du WWF sur la Croissance bleue, paru en janvier 2016 et le doublement de la capacité du canal de Suez ont motivé notre enquête. Le business des croisières est récent, mais le nombre des passagers a été multiplié par quatre ces vingt dernières années. Les 29 pays du bassin méditerranéen n’ont pas tous les mêmes enjeux ni le même stade de développement. On a vu une mobilisation autour du thon rouge, mais aucune instance ne supervise l’ensemble du bassin. De même, il n’existe pas de vraies routes maritimes, de rails montants ou descendants. Dans le chapelet d’îles et de rochers de la mer Égée, cargos et paquebots naviguent comme bon leur semble ».

L’organisation maritime internationale (OMI) a, pourtant instauré un « Statut de zone maritime particulièrement vulnérable », dont on dénombre une vingtaine dans le monde, obligeant les États à prendre différentes mesures de protection. Au cours d’une interviouwe particulièrement surréaliste, le ministre grec des Affaires maritimes – Panagiotis Kouroumplis – avoue tout ignorer d’un tel statut, préférant nous livrer l’habituelle langue de bois : « tout va bien… ne vous inquiétez pas, nous veillons au grain ! ».

MONTENEGRO : LA MAFIA POLLUE !

L’enquête nous mène d’abord au Monténégro, où une espèce de Don Corleone local transforme le pays en nouveau Monte-Carlo. Milo Dukanovic – c’est son nom – a été successivement Premier ministre (1991-1998), président de la République (1998-2002), puis de nouveau Premier ministre (2003-2006, 2008-2010 et 2012-2016). Il est le dirigeant européen demeuré le plus longtemps au pouvoir après le président de la république de Biélorussie Alexandre Loukachenko, et le dernier homme d’État issu de la période des guerres balkaniques. Avec un cynisme sidérant, il explique qu’il vend son pays à de « puissants investisseurs » pour « favoriser des emplois » qui n’ont jamais été créés !

Dans les années 1990, il a été accusé de liens mafieux avec des trafiquants de tabac. En mai 2010, il est reconnu par le journal britannique The Independent, comme le 20ème dirigeant le plus riche au monde, sa fortune étant estimée à 10 milliards de livres (environ 11,5 milliards d’euros). Selon une enquête et un rapport interne compilé en 1997 par la Guardia di Finanza (les douanes et la police des financières italiennes), le Monténégro est le cœur de la contrebande de cigarettes en Europe, divisé en hiérarchie entre les différents familles criminelles de la mafia sicilienne, la Camorra et la Sacra Corona Unita. Le rapport affirme que la contrebande de tabac en Europe a provoqué environ 700 millions de dollars par année en pertes pour les gouvernements et les négociants légitimes.

Divers rapports impliquent Đukanović dans les affaires avec les différents boss de la Mafia napolitaine Camorra, tel Ciro Mazzarella qui a été arrêté en 1993 à Lugano. Depuis, les services italiens ont découvert que d’autres groupes mafieux comme ceux de Francesco Prudentino, Gerardo Cuomo, Filippo Messina sont étroitement liés à Đukanović et à son parti politique. En 1996 en Italie, la police de lutte anti-mafia a enregistré une conversation téléphonique entre Cuomo et Santo Vantaggiato, un fugitif recherché par la police italienne qui serait caché au Monténégro. Les deux hommes ont débattu de l’élection au Monténégro et Cuomo a assuré qu’il était proche de hauts responsables politiques du Monténégro. Il a indiqué que si ses « amis » étaient réélus, il serait « beaucoup plus fort ». Vantaggiato a été assassiné au Monténégro deux ans plus tard dans une guerre entre mafias rivales.

En juillet 2003, le bureau du procureur de Naples a nommément cité Đukanović comme rouage essentiel dans le commerce illicite de tabac et l’accuse d’avoir utilisé le Monténégro comme point de transit pour des millions de cigarettes de contrebande à travers la mer Adriatique vers Italie puis de revente à la mafia italienne pour la distribution dans toute l’Union européenne.

LIBAN : ORDURES ET REMBLAIS SUR MER

Les flux d’argents contrôlés par Dukanovic ont principalement servi à exproprier les pêcheurs de leurs villages pour bétonner les côtes au profit d’une jet set étrangère friquée. Le reportage met bien en relief la logique de réseaux mafieux qui n’hésitent pas à couvrir les pires des pollutions détruisant l’environnement, non seulement dans les Balkans mais aussi au Liban où plusieurs personnalités politiques de premier plan sont aussi impliquées.

Depuis près d’un an, les ordures ménagères ne sont plus ramassées et correctement traitées au Pays du Cèdre. L’ancien Premier ministre Fouad Siniora, membre du Courant du Futur et proche de la famille d’un autre ex-Premier ministre libanais – Rafiq Hariri – est directement impliqué dans le scandale de la société Sukleen. Le système de prébendes de Sukleen, qui jusqu’à maintenant assurait la gestion des ordures, n’a pas été reconduit, faute d’accord entre les principaux bénéficiaires. Les suintements des déchets atteignent les nappes phréatiques et boire l’eau du robinet est devenu dangereux. Nombre de gosses ont dû être hospitalisés pour des maux jusqu’alors inconnus.

Les ordures sont massivement stockées dans des décharges côtières repoussées vers le large. Les terres ainsi gagnées sur la mer servent à constituer de grandes zones pour construire des tours à l’usage, presqu’exclusif de la clientèle des pays du Golfe. Des entrepreneurs immobiliers, comme la société Solidere – propriété de la famille Hariri – sont à la manœuvre. Chargée de soi-disant reconstruire la ville après la guerre civile (1975 – 1990), « cette société a, plus détruit Beyrouth que les quinze années du conflit fratricide », répète souvent le politologue Georges Corm.

Aujourd’hui, comme au Monténégro, le bétonnage des côtes libanaises se poursuit allègrement sans contrôle de l’Etat. Le bilan du président-général Michel Aoun, qui avait promis de « faire de la politique autrement » – est désastreux. Ce dernier est maintenant obsédé par sa succession qu’il veut réserver à son gendre : l’affairiste Bassil Gibran, actuel ministre des Affaires étrangères et chef du parti présidentiel, le Courant patriotique libre. Communautarisme, clientélisme et cooptation polluent structurellement !

Quant aux côtes israéliennes – le documentaire d’Arte n’ose pas aborder la question -, le système est d’une simplicité biblique. Toutes les nappes phréatiques palestiniennes ont été détournées par des sociétés ayant leur siège à Tel-Aviv. Egouts et eaux usées des localités israéliennes sont systématiquement déversés dans la bande de Gaza (territoire palestinien) et finissent, bien-sûr à la mer !

UNE TUNISIE CHIMIQUEMENT CRIMINELLE

Autre étape tout aussi attristante dans le golfe de Gabès en Tunisie. Les fonds marins ont déjà été anéantis par une usine de phosphate, à quelque 80 kilomètres des sites paradisiaques de Djerba la douce… L’air est également chargé de particules qui envoient régulièrement des dizaines d’enfants à l’hôpital. Chaque année, un canal à ciel ouvert déverse des centaines de tonnes de produits chimiques hautement toxiques.

L’Espagne, qui a bétonné ses côtés de Barcelone à Cadix n’est pas en reste. La France non plus : depuis près de 40 ans, le site industriel de Gardanne rejette légalement des « boues rouges » dans les calanques marseillaises, résidus toxiques de sa production d’alumines. Au 1er janvier 2016 ces déversements ont cessé mais subsistent sous une forme encore polluante, ce que dénoncent les associations de protection de l’environnement qui réclament l’arrêt définitif et immédiat des rejets polluants, de nouveau autorisés par la préfecture – à la demande de l’ancien Premier ministre Manuel Valls – pour 6 ans.

Les 21 pays riverains – au Nord : l’Espagne, la France, Monaco, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, la Grèce, la Turquie, Malte et Chypre ; au Sud : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, Israël, l’Autorité Palestinienne, le Liban et la Syrie – sont conjointement responsables de cette situation. Au fil du temps, l’importation d’espèces invasives et l’impact du trafic sur les cétacés, les baleines, les requins, les dauphins, se sont révélés violents, dans un espace qui condense le tiers du commerce international. Emblème de la Méditerranée, la sardine a perdu 30 % de sa taille et de son poids. À cela s’ajoute la découverte de champs de pétrole marin dans la partie orientale mais aussi occidentale de la Méditerranée.

Selon une étude de suivi (de 1994 à 2017) sur les déchets marins méditerranéens menée par l’Ifremer, leur quantité en Méditerranée a augmenté suffisamment pour que mare nostrum soit désormais la mer la plus polluée d’Europe. Alors qu’elle représente seulement 1% des eaux marines à l’échelle du globe, la Méditerranée compte en revanche 7% de tous les micro-plastiques (fragments de moins de 5 mm), qui ont atteint des niveaux record de concentration : 1,25 million de fragments par km², soit près de quatre fois plus que dans le « continent » de déchets plastique du Pacifique Nord, indique un rapport du WWF.

Au niveau des macro-déchets, un article scientifique publié dans Marine Pollution Bulletin montre que leur quantité a récemment augmenté sur le fond de la Méditerranée. « Dans les années 90, leur densité fluctuait autour de 100 déchets par km2 », constate Olivia Gérigny, chercheuse océanographe au Centre Ifremer de Toulon, auteur de l’étude ; « depuis 2012, cette densité se situe plutôt autour de 200 déchets par km2, avec un maximum de près de 300 atteint en 2015. Le plastique représente plus de 60 % de ces déchets ».

Cette augmentation globale s’explique par une augmentation de la production de plastique sur cette même période, mais aussi par un recensement plus systématique.

LE FASCISME CONTEMPORAIN, C’EST LA CONSOMMATION !

Chaque année dans le monde, 8 millions de tonnes de plastiques sont déversés dans les océans, dont 200 000 tonnes en Méditerranée. Ces déchets proviennent à 80 % des zones continentales où ils sont transportés par les cours d’eau ou les intempéries. D’autres sont jetés directement en mer ou sur les plages. Principale cause : une production et une consommation excessives, fer de lance de notre sacro-sainte recherche de croissance économique. Les sources sont multiples : la navigation commerciale ou de plaisance, la pêche, l’aquaculture, les décharges, les zones industrielles ou urbaines.

Samedi dernier, sur France-Culture, deux spécialistes de Pasolini s’offusquent que l’écrivain ait pu qualifier notre actuelle frénésie consommatrice de « fascisme », estimant le terme inapproprié et anachronique… devant être strictement réservé à la période historique concernée. Les belles âmes sont choquées par la révolte de Pasolini. L’industrialisation du Mezzogiorno et l’exode rural – autoroute et télévision – détruisent plus sûrement la diversité culturelle du peuple italien que ne l’avaient jamais imaginé le fascisme et ses délires futuristes. Telle est la thèse scandaleuse de Pasolini : « cette acculturation, cette homogénéisation que le fascisme n’a jamais réussi à obtenir, le pouvoir d’aujourd’hui, celui de la société de consommation, réussit à l’obtenir parfaitement, en enlevant de la réalité aux diverses manières d’être humain que l’Italie a produites historiquement ».

En 1975, neuf mois avant sa disparition, il écrit dans le Corriere della Sera son fameux article sur la disparition des lucioles. Il souligne1 qu’« à cause de la pollution de l’eau, les lucioles ont commencé à disparaître en Italie. Cette disparition est le symbole, d’après lui, de la disparition du petit peuple italien. La société traditionnelle a été nivelé par l’industrialisation : « les ‘valeurs’ sont falsifiées, celles du vieil univers agricole et paléo-capitaliste d’un seul coup ne comptent plus (…) La consommation consiste en effet en un pur et simple cataclysme anthropologique, et je vis existentiellement de cataclysme ». Sacré Pasolini !

Alors face à un tel cataclysme, que faire ? Dans la filiation de Pasolini, Jean Duvignaud avec L’Anomie et Jean Baudrillard avec Le Miroir de la production et Le Système des objets, ont tenté de poursuivre cette réflexion de fond aussitôt abandonnée par la « gauche gouvernementale ». Convertie aux délices du marché, cette dernière a préféré jouer le courtermisme électoral et les compromissions internationales d’un atlantisme affairiste géré par Washington.

Lorsqu’on assiste – impuissant – à l’adoption de sanctions injustes contre l’Iran, le Venezuela, Cuba et bien d’autres, on ne peut pas ne pas se demander pourquoi le Conseil de sécurité des Nations unies ne prend pas quelques résolutions bien frappées contre les pollueurs identifiés de la Méditerranée ? Les pays riverains du mare nostrum sont absolument incapables d’adopter des solutions communes et d’en assurer le suivi. La solution n’est donc pas en aval mais en amont : pour endiguer le seul plastique, le WWF appelle les gouvernements, les entreprises et les citoyens à adopter une série d’actions visant à réduire la pollution plastique, parmi lesquelles : la signature d’un accord international juridiquement contraignant pour mettre fin au déversement du plastique dans les océans, soutenu par des objectifs nationaux ambitieux afin d’atteindre 100% de plastique recyclable et réutilisable d’ici 2030 et la collecte de 100% des déchets ; des interdictions nationales pour tous les plastiques à usages uniques et les ajouts de micro-plastique dans les produits d’ici 2025 ; un appel aux entreprises pour qu’elles investissent dans l’innovation et l’éco-conception, pour une utilisation plus durable et efficace du plastique.

Le 28 mai 2018, la Commission européenne a présenté une proposition de Directive visant à réduire la quantité de déchets dans nos océans. La proposition pointe notamment les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche perdus ou abandonnés. Un premier pas, mais qui reste très insuffisant au regard de l’inertie politique (les Directives, quand elles sont enfin adoptées, mettent des années à être déclinées au niveau des pays membres de l’UE) et de leur portée géographique limitée seulement à une partie de l’Europe alors que la mer Méditerranée est bordée par de nombreux pays africains et asiatiques.

Même s’il touche à sa fin, l’été est propice aux relectures salutaires. Dans La Tentation de l’Occident (1926), André Malraux saute par-dessus son temps en notant : « L’Europe ne sera jamais qu’une féérie mécanique ».

Bonne lecture, bonne reprise à ceux qui rouvrent le magasin. A la semaine prochaine.

Richard Labévière
19 août 2019

1 Le Figaro, 17 et 18 août 2019.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 19-08-2019

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Commentaire recommandé

RGT // 16.09.2019 à 08h19

S’il n’y avait QUE la Méditerranée, ce serait dramatique certes, mais limité.

En fait, connaissez-vous UN SEUL endroit de cette planète qui ne soit pas souillé par l’activité humaine, aux dépens de TOUS les êtres vivants et pour le profits de quelques humains seulement, qui ne payeront JAMAIS pour réparer les désastres qu’ils ont commis bien sûr car leurs profits leur permettront de faire du “mécénat” auprès des “décideurs” pour profiter de lois de complaisance qui leur permettent de ne pas avoir à assumer leurs responsabilités.

Même l’Antarctique est pollué alors qu’en dehors de quelques scientifiques (respectueux de la nature – quels cons 😉 ) il n’y a aucune activité humaine là bas.

En tête de liste, des causes les plus nuisibles, le capitalisme qui réussit le tour de force de pouvoir s’exonérer de toute responsabilité après avoir accumulé les profits : Il suffit simplement de liquider l’entreprise et ses propriétaires seront blanchis de toute accusation.

Les pauvres, dans cette liquidation ils auront perdu des sommes COLOSSALES qui ne correspondent qu’à quelques pourcents des profits engrangés.

En attendant, les dégâts seront “socialisés” par tous les couillons qui comme vous et moi n’ont pas les moyens LÉGAUX de se soustraire à l’impôt.

Certains ont tout compris, et d’autres restent persuadés qu’on vit dans un système “parfait”.
Et quelque soit l’orientation politique du gouvernement concerné d’ailleurs, les “marxistes” ayant aussi démontré la synergie de leurs “élites” avec celle des pays “libres”.

Finalement, c’est partout la même merde au “pays des merveilles”.

41 réactions et commentaires

  • Matt // 16.09.2019 à 07h49

    Lien vers le documentaire d’ARTE :
    https://www.youtube.com/watch?v=GhIaz6Mfcek

      +4

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  • RGT // 16.09.2019 à 08h19

    S’il n’y avait QUE la Méditerranée, ce serait dramatique certes, mais limité.

    En fait, connaissez-vous UN SEUL endroit de cette planète qui ne soit pas souillé par l’activité humaine, aux dépens de TOUS les êtres vivants et pour le profits de quelques humains seulement, qui ne payeront JAMAIS pour réparer les désastres qu’ils ont commis bien sûr car leurs profits leur permettront de faire du “mécénat” auprès des “décideurs” pour profiter de lois de complaisance qui leur permettent de ne pas avoir à assumer leurs responsabilités.

    Même l’Antarctique est pollué alors qu’en dehors de quelques scientifiques (respectueux de la nature – quels cons 😉 ) il n’y a aucune activité humaine là bas.

    En tête de liste, des causes les plus nuisibles, le capitalisme qui réussit le tour de force de pouvoir s’exonérer de toute responsabilité après avoir accumulé les profits : Il suffit simplement de liquider l’entreprise et ses propriétaires seront blanchis de toute accusation.

    Les pauvres, dans cette liquidation ils auront perdu des sommes COLOSSALES qui ne correspondent qu’à quelques pourcents des profits engrangés.

    En attendant, les dégâts seront “socialisés” par tous les couillons qui comme vous et moi n’ont pas les moyens LÉGAUX de se soustraire à l’impôt.

    Certains ont tout compris, et d’autres restent persuadés qu’on vit dans un système “parfait”.
    Et quelque soit l’orientation politique du gouvernement concerné d’ailleurs, les “marxistes” ayant aussi démontré la synergie de leurs “élites” avec celle des pays “libres”.

    Finalement, c’est partout la même merde au “pays des merveilles”.

      +29

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  • Papagateau // 16.09.2019 à 09h10

    Toxique, polluants, contamination….
    Ces 3 mots tournent en boucle sur toute la méditerranée et sur toutes les causes, donnant l’impression d’un problème immense.
    Cependant, ces 3 mots sont trop flous pour réellement cerner le préjudice: Quelles conséquences ces contaminations ont elles sur la vie des gens ?
    Par ce que le sel de salage des routes en hiver est aussi un polluant : Les plantes terrestres ne l’aiment pas.
    Que dire alors de la méditerranée? Est-elle polluée par le sel de mer, ou pas?
    Et le pêcheur qui nettoie les boyaux de son poisson a l’eau de mer ?
    Je réagis en particulier à la mention des “boues rouges” qui sont un résidu de minerai… donc de la poudre de roches … terrestres (a priori ferreuses, car rouge).
    Bref, de l’esbroufe.

      +6

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    • douarn // 16.09.2019 à 10h43

      Bonjour Papagateau
      “Toxique, polluants, contamination… // … poudre de roches … terrestres (a priori ferreuses, car rouge) … //… esbroufe”
      Pardonnez moi mais lorsque l’on parle de pollution, il faut considérer 3 paramètres :
      – le produit (plus ou moins toxique)
      – les flux (les apports et les dispersions naturelles vont avoir un impact sur la variation de stock de produit)
      – la quantité de produit accumulée sur une zone géographique donnée

      Un apport de “poudre de roches rouge” supérieur à l’export par dispersion marine se traduira par une accumulation locale pouvant étouffer toute vie. En cela c’est une pollution.
      Pareil pour les plastiques, considérés comme des déchets inertes, mais dont l’accumulation dans les estomacs des oiseaux ou des tortues marines les font littéralement crever.

        +18

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    • Matt // 16.09.2019 à 10h45

      Faire de l’ironie est une posture de détachement qui permet d’atténuer la douleur mais pas de faire le deuil. On reste dans le déni (https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuil#%C3%89tapes).

      Dans le même ordre d’idée, adopter une posture de contradiction pour la contradiction a un défaut majeur, celui paradoxalement de ne plus être capable de distinguer ce qui est information et ce qui est propagande. C’est rester dans une zone de confort, dans sa bulle cognitive (conforter des opinions pré-établies plutôt que de stimuler un esprit critique).

      Il y a en effet une différence notable entre esprit de contradiction et esprit critique, dans le premier cas il suffit de discourir, dans le second il faut chercher des arguments raisonnés.

      Pour faire simple : avez-vous vu le documentaire dont il est question dans cet article ? Avez-vous même lu l’article jusqu’au bout ? Le flou que vous dénoncez se dissipe partiellement au fil des lignes.

      Si vous n’en apprenez pas assez suite au visionnage du documentaire, rien ne vous interdit de vous informer plus avant en faisant preuve de curiosité. C’est plus instructif que l’ironie 🙂

        +14

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    • lole // 16.09.2019 à 11h52

      @Papagateau
      Oui oui et le pétrole aussi c’est un résidu de matière organique… Donc finalement le plastique aussi si on va par la…
      Arsenic, Uranium etc…
      J espère que votre commentaire est a prendre au deuxième degré, mais finalement j’ai bien peur que non..
      C’est désespérant de vivre dans un tel déni… Mais finalement ceci explique sans doute cela…

        +9

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  • Sandrine // 16.09.2019 à 09h21

    L’émission de France culture sur Pasolini à laquelle il est fait référence :
    https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/pasolini-face-au-monde-moderne-0

    Bon, moi je n’ai pas eu l’impression que les intervenants s’y offusquaient de la thèse de Pasolini sur le fascisme consumériste. J’ai compris au contraire qu’ils étaient tout à fait d’accord avec cette thèse mais que pour éviter les problèmes ils ont pris toutes les précautions méthodologiques d’usage dès qu’il s’agit du fascisme et de sa définition.

      +6

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    • Jean D // 16.09.2019 à 13h40

      Le mésusage et à toutes les sauces du mot fascisme est pénible et il n’est pas étonnant que les penseurs / philosophes discutent l’emploi de ce terme (“mal nommer les choses est ajouter du malheur au monde”). Ils sont dans leur rôle.

      Un terme qui conviendrait mieux pour décrire nos sociétés serait peut-être celui du totalitarisme, avec un contrôle total
      • des esprits (parmi les ignorants que nous sommes, combien se prennent pour des économistes ? combien prétendent avoir compris les “Lois” de l’économie, sans même en interroger le sens ?)
      • et des corps (façonnage des goûts, dictature des comportements …)

        +4

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      • Sandrine // 16.09.2019 à 14h24

        Le terme totalitarisme est aussi ambigu et beaucoup critiqué. De plus qualifier de totalitaire des sociétés fondées sur l’idée de concurrence individuelle marquée par un recul historique de la légitimité des états parait contre-intuitif.
        D’un autre coté, Pasolini utilise le terme fascisme précisément parce que le fascisme se voulait « totalitaire » ; il s’agissait d’unifier tous les Italiens par l’état, un état défini par sa souveraineté sans partage dans tous les domaine de l’existence, notamment le domaine culturel.

          +2

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      • Jaffar le sournois // 16.09.2019 à 14h33

        Selon Karl Jaspers (philosophe allemand décédé en 1961), « le totalitarisme n’est ni le communisme, ni le fascisme, ni le national-socialisme ; ces régimes ne sont que des formes qu’il a déjà prises. Plus universel que chacun d’eux, il est la menace que la « civilisation » de masse fait peser sur l’humanité. C’est un phénomène propre à notre époque et sans rapport avec la politique proprement dite, celle-ci reposant sur les principes d’une existence nationale fondée sur le droit et sur l’histoire. (…) Le totalitarisme n’est lié à aucune idéologie, car il les utilise toutes ; il les confond toutes et les embrigade dans l’appareil de son pouvoir.»

        Personnellement, en tant que phénomène social, je définirais le totalitarisme comme étant la volonté d’une société donnée d’accroître sans cesse son emprise sur les individus qui la composent par le biais de l’influence qu’elle réussit à exercer sur leurs comportements et leurs consciences. Il s’agit donc de la volonté de gérer la « Totalité » de la vie sociale, et ce processus repose sur deux principes fondamentaux : le développement d’un système de propagande le plus efficace possible et l’accroissement illimité de la surveillance de masse.

          +12

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        • RGT // 16.09.2019 à 17h52

          Vous commettez une grave erreur dans votre analyse pourtant si juste quand vous écrivez :
          “je définirais le totalitarisme comme étant la volonté d’une société donnée d’accroître sans cesse son emprise sur les individus qui la composent…”.

          Je pencherai plutôt pour :
          je définirais le totalitarisme comme étant la volonté de l’élite d’une société donnée d’accroître sans cesse son emprise sur les individus qui la composent…

          Une société dans son ensemble n’a PAS de projet particulier si ce n’est de vivre ensemble le plus équitablement que possible et avec le moins de conflits possibles.

          Ce n’est qu’une très faible partie de cette société (les 1%, les “élites” autoproclamées) qui sont totalement obnubilés par leur contrôle sur les autres afin de favoriser uniquement leurs propres intérêts et qui pour atteindre cet objectif inventent des conflits artificiels pour que la population s’entre-déchire pour des sujets futiles et qu’ils puissent ne pas avoir de comptes à rendre au reste de la population.

          Ils sont par nature totalitaires car il s’agit pour eux du seul moyen largement éprouvé qui leur permette de continuer leurs magouilles en toute impunité.

          Il y a le “totalitarisme dur” (façon fascistes, nazis, marxisme-léninisme, pinochisme etc…) et le “totalitarisme mou” qui est appliqué à la population de la “communauté internationale” basé sur l’embrigadement soft au consumérisme, à la déresponsabilisation des crimes de masse (s’ils sont commis par les “z’élites”) et à l’obligation pour les citoyens de se fondre dans le moule sous peine d’ostracisation (ou plus si affinités).

            +4

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          • Subotai // 16.09.2019 à 22h04

            Je dirais même plus 🙂
            Le Totalitarisme c’est la volonté “politique” d’organiser la vie sociale jusqu’aux plus petits détails possibles suivant l’idéologie du “Régime” au pouvoir.*
            Elle utilise les moyens légaux du Régime qui sont la Loi et l’exercice de la coercition régalienne, càd la Justice et la Police.
            La propagande est le moyen de faire adhérer au modèle de la manière la plus douce possible.

            * les parenthèses pour faire comprendre que ça fonctionne à tous les niveaux et pas seulement au niveau des États. Un système familial peut parfaitement être totalitaire. 🙂

              +1

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          • Jaffar le sournois // 17.09.2019 à 00h24

            @RGT
            Bien entendu, le totalitarisme est un phénomène social complexe qui, il me semble, a été très peu étudié à un niveau scientifique. A tel point qu’aujourd’hui encore, Hannah Arendt reste l’une des grandes figures des penseurs du totalitarisme à travers ses analyses des systèmes nazis et communistes, publiées dans les années 50. Le seul problème, c’est que ses travaux ne concernent que des systèmes sociaux spécifiques sans s’interroger sur la nature générale du phénomène totalitaire (qui est évidemment aussi à l’oeuvre dans les sociétés “démocratiques”, ainsi que l’avait parfaitement compris Aldous Huxley, par exemple).
            Un grand penseur des dynamiques idéologiques totalitaires a réalisé des travaux passionnants sur le sujet dans les années 70-80 (Alexandre Zinoviev), mais il est pratiquement inconnu du monde “savant”.
            Cela étant, il me semble que c’est une erreur de rejeter la responsabilité des dynamiques totalitaires sur les élites, qui à bien des égards, ne sont que des serviteurs – grassement rémunérés – d’un mécanisme social dont ils ne perçoivent pas nécessairement toute la perversité.
            Personnellement, je pense que l’uniformisation des comportements et des consciences procède pour une bonne part d’une sorte de désir inconscient émanant des masses elle-mêmes. Et dans ces circonstances, les communiquants (journalistes d’opinion, enseignants, politiciens, experts de toutes sortes, etc.) ne font que conforter les masses dans leur désir d’absolu : progressisme, abolition des contraintes, liberté sexuelle, consumérisme narcissique, émancipation absolutiste, etc.

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          • Jaffar le sournois // 17.09.2019 à 00h34

            Aldous Huxley désigne ce phénomène sous le terme des “gigantesques forces impersonnelles à l’oeuvre au sein de nos sociétés”. D’ailleurs, Huxley fait partie des rares penseurs du XXe siècle a avoir compris intuitivement la réalité sous-jacente des dynamiques totalitaires des sociétés modernes, notamment dans son essai sociologique paru en 1958 : “Retour au meilleur des mondes”.

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      • Jean D // 16.09.2019 à 14h45

        @Sandrine

        Le fascisme pour peu qu’on prête attention / crédit à l’étymologie et à l’histoire est une invention italienne faite de nationalisme, culte du chef, expansionnisme, antiparlementarisme et Etat dictatorial.

        Comme l’explique très bien Jaffar le totalitarisme n’a pas tous ces stigmates historiques et il est rampant au fil des siècles (religions, communisme, fascisme, néo-libéralisme …).

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        • Jaffar le sournois // 16.09.2019 à 16h13

          Effectivement, “le totalitarisme est rampant au fil des siècles” mais c’est seulement dans la première moitié du XIXe siècle qu’il est devenu un phénomène dominant avec l’avènement des sociétés (ou civilisations ?) de masse. Car jusqu’à cette époque, les faibles capacités techniques ne permettaient pas son expansion et ses ambitions à devenir dominant à l’échelle de sociétés entières, voire à l’échelle globale.
          Personnellement, je pose le principe que nos sociétés modernes tendent naturellement au totalitarisme, celui-ci évoluant vers l’absolutisme (dans le sens de l’avènement du meilleur des mondes, par exemple) s’il n’existe pas de forces sociales suffisamment puissantes pour le contrer.
          Et à cet égard, la mise en place du crédit social en Chine devrait être considérée comme une catastrophe planétaire.

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          • Sandrine // 16.09.2019 à 17h01

            Je m’interroge un peu sur le terme de « « civilisation » de masse »… Est-ce qu’il ne s’agit pas d’une manière détournée de dire « démocratie »…
            Je ne connais pas bien la philosophie de Jaspers, mais ça ne m’étonnerais pas trop qu’il y ait un peu de ça en arrière-plan. En tout cas, chez H. Arendt, qui a été son élève, la défiance vis-à-vis de ce qu’elle appelle constamment la « populace » (« mob » en anglais) est constante. Totalitarisme apparaît souvent chez des auteurs ayant une vision aristocratique de la société et qui sont très effrayés par la perspective de « nivellement par le bas » et d’effacement des distinctions sociales . C’est en cela qu’il est un peu tendancieux.

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          • RGT // 16.09.2019 à 18h11

            “c’est seulement dans la première moitié du XIXe siècle qu’il est devenu un phénomène dominant”…

            Ah bon ?

            Les spartiates étaient des baba-cools, Jules César et ses successeurs des bisounours et la renaissance (date d’émergence des monarchies ultra-centralisées) la fête de la musique ?

            Regardez simplement l’histoire humaine depuis les débuts de la “civilisation”, elle n’est remplie que d’histoires d’autocrates de “droit divin” qui allaient piller leurs voisins pour ensuite les assouvir et les contraindre à satisfaire leurs désirs les plus pervers.

            Mon constat est simple : Quand quelques hommes se réunissent il y a toujours un “chef”, un “guide” qui prend vite le contrôle afin qu’ils puissent aller “péter la gueule” de leurs voisins afin d’augmenter le “cheptel” du gardien de troupeau.

            Les amérindiens avaient bien compris les risques démocratiques que pouvaient entraîner l’arrivée au pouvoir d’un “chef”.
            C’est bien pour ça qu’ils élisaient le plus vaillant des leurs à ce titre uniquement honorifique SANS AUCUN POUVOIR DÉCISIONNEL et que la fonction principale de l’élu était de servir de chair à canon en allant au devant de ses troupes aller se faire massacrer en cas de conflit de voisinage.

            Et je les soupçonne d’ailleurs d’arrêter leur querelle une fois débarrassés des “chefs” encombrants en attendant d’avoir un nouveau “prétendant” dont ils voulaient se débarrasser pour “réveiller le conflit”.

            J’aimerais bien que Macron dans un costume flamboyant aille se bastonner contre Trump ou Poutine, nous en serions débarrassés à jamais.

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            • petitjean // 16.09.2019 à 19h16

              “Les amérindiens avaient bien compris les risques démocratiques..”
              si vous me permettez, puisque vous parlez de “risques démocratiques” , faut-il rappeler que ces Amérindiens pratiquaient à grande échelle les sacrifices humains encore au 15ème siècle…….

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          • rafades // 16.09.2019 à 18h17

            Excusez moi, qu’est-ce que le crédit social en Chine ? (cela m’intéresse)

            (et j’agréé à votre propos sur le totalitarisme “progressif” dans nos sociétés dites “progressives”)

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            • Jaffar le sournois // 16.09.2019 à 23h40

              Bonjour Rafades, le “crédit social” chinois est une politique qui consiste à attribuer des notes positives ou négatives aux citoyens ainsi qu’aux entreprises en fonction de leur comportement.
              Ces notes sont attribuées par le biais d’un traitement à très grande échelle des données fournies par les outils numériques du quotidien (achats par carte bleue en magasin et sur internet, commentaires internet, habitudes de consommation, comportement social observé par les caméras de surveillance, etc.), bref, le traitement généralisé des données du Big data.
              En terme d’efficacité coercitive, un tel système relègue aux oubliettes de l’histoire les pratiques de surveillance et d’orientation des masses de la période marxiste.

              https://www.youtube.com/watch?v=XflMhukDH-s

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        • Jean D // 16.09.2019 à 16h48

          “les faibles capacités techniques”
          Cela me paraît assez relatif, la technique ne me paraît pas déterminante.

          Je pense en particulier à la domination de la religion catholique durant le moyen-âge, alors que le clergé disposait du monopole de la lecture et de l’écriture. Les effets sont bien documentés

          La première croisade par exemple a “soulevé” des foules fanatisées de personnes persuadées de sauver le Christ à Jérusalem : les notions d’espace et de temps ont ainsi été complètement brouillées dans les esprits.

          Mais on s’éloigne du sujet… quoique… En cas d’effondrement ne nos modes de vie, ces outils de manipulation des foules peuvent connaître un “revival”. Avec ou sans hight-tech.

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          • RGT // 16.09.2019 à 18h34

            La domination de la religion catholique au moyen-âge est un mythe qui a été abondamment utilisé par les “philosophes des lumières”.

            En fait, cette domination a réellement commencé à l’époque de la pré-renaissance puis a atteint son apothéose durant ladite “renaissance”.
            Contrairement à ce qui a été affirmé, il n’y avait PAS d’inquisition au moyen-âge et les procès en sorcellerie étaient instruits par des tribunaux CIVILS.

            C’est bien la centralisation étatique qui a mené à ces dérives…
            Les “monarques de Droit divin” souhaitaient en effet asseoir leur autorité sur TOUTE la population (prêtres compris) pendant que les papes “défendaient leur bifteck” en tentant de limiter le pouvoir toujours plus envahissant de ces monarques qui ne pensaient qu’a asservir TOUTE la population vivant sur leur territoire.

            Aujourd’hui, l’Église n’a plus aucune influence dans les “nations civilisées” mais les “élites” au sein de l’état continuent de tout vouloir régenter, et sont d’ailleurs en totale communion avec les “divins fonctionnaires humanistes” de l’UE.

            Plus le temps passe, plus les “élites” imposent à la population des “lois divines républicaines” qui ne servent que leurs propres intérêts.

            Si ça ne vous suffit pas, recherchez vraiment les coutumes et les mœurs du moyen-âge.
            vous constaterez que la population vivait largement plus libre et que les femmes bénéficiaient d’un statut largement plus équitable que jusqu’à la première moitié du XXè siècle.

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            • Subotai // 16.09.2019 à 22h09

              “”Les “monarques de Droit divin” souhaitaient en effet asseoir leur autorité sur TOUTE la population (prêtres compris) pendant que les papes “défendaient leur bifteck” en tentant de limiter le pouvoir toujours plus envahissant de ces monarques qui ne pensaient qu’a asservir TOUTE la population vivant sur leur territoire.””
              ****************
              Heu..RGT, c’est plutôt l’inverse. 🙂
              Les Droits divins apparaissant plutôt pour dire au Pape, c’est ton Patron qui ME désigne, pas TOI 🙂

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            • Matt // 16.09.2019 à 23h00

              @RGT

              C’est tout de même dommage que nos meilleurs historiens (Le Goff, Duby, Leroy-Ladurie, …) se soient décarcassés pour nous faire comprendre (et aimer) le Moyen Age pour aboutir à ça : “il n’y avait PAS d’inquisition au moyen-âge”

              … je me suis arrêté là. Pas la peine de poursuivre la lecture de votre commentaire 🙁

              Pour ce qui est du totalitarismre chrétien, il a été – comme tous les totalitarismes – déjoué. Mais l’intention de contrôler le corps et les esprits était belle et bien à l’oeuvre.

              Le monopole du savoir par les clercs (lecture + écriture) prouve à mon sens qu’il n’est pas besoin de modernité pour mettre en place le totalitarisme.

              Aujourd’hui on est peut-être (c’est une hypothèse) dans une situation qui tend au totalitarisme non pas du fait de la monopolisation du savoir par un petit groupe mais bien à l’inverse en raison de sa dissémination.

              Les homo-economicus que nous sommes devenus se sentent habilités de parler d’économie (à tout bout de champ) … sans même savoir ce qu’est un PIB. Personne ne l’a vu, pas plus que diable ou bon dieu jadis.

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            • Jaffar le sournois // 17.09.2019 à 01h17

              Par définition, le totalitarisme est un phénomène totalisant qui nécessite l’implication et l’adhésion du plus grand nombre possible des personnes qui composent une société donnée, en vue de créer la cohésion sociale la plus efficace possible.
              De ce point de vue, le catholicisme était un processus totalisant (ou totalitaire) reposant sur une puissante idéologie spiritualiste, mais contrairement à ce que l’on croit trop souvent, en terme d’uniformisation des comportements et des consciences, son pouvoir de pénétration était loin d’être aussi efficace que celui des idéologies matérialistes qui lui ont succédé : technicisme, matérialisme consumériste, hédonisme, universalisme démocratique, etc.
              Il n’y a qu’à observer les “hérésies” qui ont secoué le catholicisme au fil des siècles pour s’en rendre compte : Catharisme et valdéisme à la fin du XIIe siècle, schisme protestant au début du XVIe, pour aboutir à une remise en question radicale de ses dogmes par les philosophes des Lumières.

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          • Jaffar le sournois // 17.09.2019 à 01h18

            Après la Révolution française et tout au long du XIXe siècle, la propagation des contenus idéologiques à un niveau massif a été rendue possible par la sensible augmentation du nombre de journaux , corrélée à de gros efforts pour alphabétiser les masses. Car si le fait de savoir lire, écrire et compter a quelque avantage en matière de développement personnel et de liberté, cela permet aussi au plus grand nombre d’ingurgiter de la propagande journalistique, de quelque nature qu’elle soit – nationaliste, libérale, socialiste, religieuse, etc.
            Ainsi, comme l’avait très justement appréhendé Monsieur de Tocqueville en 1840 : «On n’a jamais vu dans les siècles passés de souverain si absolu et si puissant qui ait entrepris d’administrer par lui-même, et sans le secours de pouvoirs secondaires, toutes les parties d’un grand empire ; il n’y en a point qui ait tenté d’assujettir indistinctement tous ses sujets aux détails d’une règle uniforme, ni qui soit descendu à côté de chacun d’eux pour le régenter et le conduire »

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            • Sandrine // 17.09.2019 à 06h02

              Bref, selon vous, une force obscure (le diable?) est irrésistiblement à l’œuvre pour précipiter les masses inconscientes que nous sommes vers la déshumanisation la plus totale.
              Et quelle est l’alternative, selon vous? La parousie? On détruit tout et on recommence depuis le début en se méfiant comme de la peste de toute idée un tant soit peu démocratique pour ne plus jamais susciter de « masses »?

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  • Le Belge // 16.09.2019 à 09h23

    Très bel état des lieux au sujet de la Méditerranée (laquelle est le berceau de la civilisation). Je serais bien curieux de voir un tel inventaire au sujet de la Manche et de la Mer du Nord. Pour ce qui concerne le trafic maritime, il n’y a qu’à se rendre au Cap Blanc-Nez pour voir que la Manche est une autoroute maritime plus que fréquentée et avec toutes les activités qu’il y a autour de la Manche et de la Mer du Nord (y compris à l’intérieur des terres), sans compter, en plus, le traitement des eaux usées. Quid de la Manche et de la Mer du Nord (je rappelle que 7 états sont riverains de ce bassin maritime) ?

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  • Myrkur34 // 16.09.2019 à 10h00

    Dernière fois que je suis allé à la plage du coté de Villeneuve-les Maguelone, je me suis “amusé” à récolter les micro-déchets autour de mon emplacement de bronzette, 6 trouvés en 2 mn alors que la plage est propre à première vue, en arrivant à vélo.

    Sinon on peut rapporter par exemple la désolation de l’usine de phosphates en Tunisie avec les 27% de participation aux élections en Tunisie.

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    • Ardéchoix // 16.09.2019 à 11h16

      @Myrkur34 Il y a deux pollutions, celle que l’on voit et l’invisible. Exemple la plage de l’Espiguette jusqu’à Carnon où les teneurs en radionucléides naturels sont par contre anormalement élevées : de l’ordre de 5 fois à 50 fois les niveaux attendus dans la région.
      http://www.criirad.org/actualites/communiques/camargues.html
      Un voileux Ardéchoix à Carnon 🙂

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  • monsipoli // 16.09.2019 à 12h13

    « Méditerranée poubelle ! Que faire ? »… Étendons le constat à la planète, la question reste la même.

    Faire pour changer la situation réclame en premier une prise de conscience, ensuite une réelle volonté d’inverser le cours des choses et enfin une détermination radicale dans la mise en œuvre des moyens pour y parvenir. Ces trois conditions étant en opposition directe avec les intérêts privés qui ont justement conduit à la situation actuelle, elles ne seront jamais décidées par les décideurs apparents (les politiques) soumis à leurs discrets commanditaires (les puissances financières).

    Le capitalisme est incompatible avec la sauvegarde et la survie de l’humanité. Il ne fleurit que sur les catastrophes. Il n’a aucune vision d’ensemble et à long terme. Son adn, sa nature profonde, se réduit à l’accumulation la plus rapide et la plus large possible, et toute notion de solidarité et/ou de fraternité bloquerait son fonctionnement. Les dégâts collatéraux sont pour lui des externalités dont il feint de regretter les « dommages inévitables », dit-il, pour les contrebalancer de suite avec les « pseudo-avantages » – il faudra me dire lesquels – que le plus grand nombre, nous, citoyens de ce monde, en tirerait.

    Le capitalisme est la mort promise. Son éradication est la condition première à tout projet salutaire.

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  • Jaffar le sournois // 16.09.2019 à 14h25

    “Pour endiguer le seul plastique, le WWF appelle les gouvernements, les entreprises et les citoyens à adopter une série d’actions visant à réduire la pollution plastique, parmi lesquelles : la signature d’un accord international juridiquement contraignant pour mettre fin au déversement du plastique dans les océans, soutenu par des objectifs nationaux ambitieux afin d’atteindre 100% de plastique recyclable et réutilisable d’ici 2030 et la collecte de 100% des déchets ; des interdictions nationales pour tous les plastiques à usages uniques et les ajouts de micro-plastique dans les produits d’ici 2025…”
    En ce qui concerne la pollution due au plastique, il faut savoir que même dans les pays les plus industrialisés, les bouteilles en plastique n’arrivent à être recyclées qu’à hauteur de 20 à 25% dans le meilleur des cas; ce qui signifie que chaque bouteille “recyclée” est refabriquée avec un apport de 75 à 80% de plastique neuf.
    Dans ces conditions, autant dire que le recyclages des dites bouteilles relève clairement de l’enfumage.
    Néanmoins, jusqu’au début des années 80, la “Coca Cola company” (pour ne citer qu’elle) embouteillait ses produits dans des bouteilles consignées en verre qu’elle récupérait et nettoyait après chaque utilisation.
    Aujourd’hui, sous la pression de divers lobbies (dont ceux de Coca Cola), l’UE semble incapable de remettre en place le système de la consigne (en l’étendant à la plupart des récipients en verre standardisés) et on ne voit guère de volontés nationales allant dans ce sens.

      +3

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    • Jaffar le sournois // 16.09.2019 à 14h26

      Conclusion : on ne cesse de mettre en avant les origines anthropiques du changement climatique tout en étant incapable d’avancer pas à pas en prenant des mesures simples et efficaces pour limiter nos dépenses d’énergie et nos impacts environnementaux. Manque de volonté politique et déni de réalité semblent faire bon ménage.

        +4

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      • Myrkur34 // 16.09.2019 à 17h45

        Et oui on n’est pas capable de revenir en arrière sur une seule mesure de consommation bête et méchante à part du green washing sur plusieurs années malgré les milliers d’articles lus et relus.
        Maintenant c’est les trottinettes avec batteries balancées par centaines dans les fleuves et rivières par tous nos killers bas du plafond. Cela devient fatigant, cette obstination dans la bêtise crasse.

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    • Sandrine // 16.09.2019 à 14h57

      En Union soviétique, jadis, chaque bouteille usagée et rapportée à la consigne donnait lieu à rémunération, ce qui motivait fortement les réflexes de recyclages. Les enfants notamment se faisaient de l’argent de poche en rapportant des bouteilles vides que les adultes trop occupés leur cédaient bien volontiers. Aujourd’hui, la Russie a abandonné ce système qui était pourtant bien rodée auprès de la population et elle fait partie de ces pays qui achètent à d’autres leurs déchets – plastiques notamment – pour procéder à leur recyclage… ce qui me laisse penser que les appels catastrophés à nettoyer les océans de tous leurs déchets plastiques ne sont pas totalement dénués d’arrière-pensées financières.

        +1

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      • Josy // 16.09.2019 à 17h58

        En France dans les années 1960 les consignes existaient et le plastique n’était pas aussi utilisé :pas besoin de se référer à l’union soviétique .Jeter et gaspiller est devenu un mode de vie..
        Mais que dire des spécialistes de Pasolini qui ne comprennent pas ce qu’il dit? Le texte sur la fin des lucioles dans les récits corsaire est un texte inoubliable qui condense la révolte et la tristesse devant un monde riche d’êtres vivants divers et nombreux,. La poésie meurt avec la disparition des cultures particulières, des insectes dérangeants mais peuplant l’air et le sol autour de nous.Les insectes qui sautent devant nos pieds ont disparu ,Les grillons se font rares ,mais les constructions et les vêtements sont les mêmes dans le monde entier :la culture particulière est recréée pour les touristes .Ces “spécialistes de Pasolini auraient dû choisir un autre support ::ils n’ont pas vibré avec le texte et n’ont pas vu ce qui s’éteint autour d’eux .La critique littéraire est comme les lucioles?Elle devient rare.

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    • petitjean // 16.09.2019 à 19h10

      les bas côtés de nos routes reçoivent d’innombrables déchets (a) et particulièrement des bouteilles en plastic et des boites en aluminium
      1-les communes ramassent rarement ces déchets
      2-une mesure toute simple permettrait de les réduire fortement : rétablir la consigne avec un prix significatif. A l’achat vous payez un plus de 20 à 50 centimes* et en rapportant ces vides vous récupérez cet argent
      3-qui s’y oppose ?
      (a) incivisme non sanctionné
      *les boites en aluminium se compte par millions au bord de nos routes !!…………………

        +1

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  • petitjean // 16.09.2019 à 18h59

    La Méditerranée serait-elle la plus grande latrine du monde ?
    Certes, l’activité humaine pollue, produit des déchets , mais aujourd’hui nous avons les technologies qui permettent de traiter correctement ces problèmes
    Mais l’analyse présentée ne nous dit pas tout, politiquement correct oblige :
    J’aimerais savoir ,entre la rive nord et la rive sud, qui pollue le plus
    et je ne sous-entends pas que les pays de la rive nord n’auraient rien à faire !…………………..

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    • baretous // 16.09.2019 à 21h06

      pas de ramassage des ordures rive sud…..

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    • Matt // 17.09.2019 à 01h09

      @petitjean

      “nous avons les technologies qui permettent de traiter correctement ces problèmes”
      Lesquelles ? Vous croyez réellement que c’est une question de progrès technologique ? Vous ne seriez pas cornucopien sur les bords (https://en.wikipedia.org/wiki/Cornucopian) ?

      “politiquement correct oblige : J’aimerais savoir ,entre la rive nord et la rive sud, qui pollue le plus”
      On nous cache tout on nous dit rien (https://www.youtube.com/watch?v=sLUGdXByu9Q)

      … enfin, surtout quand on ne cherche pas beaucoup 🙂
      https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2017-08/13_rapport_initiative_marine_m%C3%A9diterrran%C3%A9enne.pdf

      La Méditerranée c’est :
      • 30% du tourisme mondial
      • 25% du trafic maritime mondial
      • 30% du trafic pétrolier mondial
      • 1% d’espace protégé

      C’est quand même gonflé d’attendre que les pays pauvres règlent la facture. Et si on les aidait au lieu de les montrer du doigt ? Et si on changeait nos comportements histoire de montrer l’exemple ?

      Je vous l’accorde, on se soucie quand même de la faune, on laisse couler les migrants pour nourrir les quelques poissons qu’on n’a pas encore pêchés.

        +0

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