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28.mars.201928.3.2019 // Les Crises

Noam Chomsky : Ocasio-Cortez et d’autres nouveaux arrivants réveillent les foules. Par C.J. Polychroniou

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Source : Truthout, C.J. Polychroniou, 30-01-2019

Le linguiste et activiste politique Noam Chomsky est sur l’image prise durant une conférence de presse après avoir rendu visite à l’ancien président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, à la prison fédérale de Curitiba, Brésil, après son arrestation pour des accusations de corruption le 20 septembre 2018. HEULER ANDREY / AFP / GETTY IMAGES

C.J. Polychroniou de Truthout. Publié le 30 janvier 2019

Un rapide coup d’oeil sur le monde actuel révèle que, presque partout, les politiques – celle du shutdown du gouvernement fédéral aux États-Unis jusqu’à la lutte pour le pouvoir au Venezuela, ou encore celle de la crise du macronisme en France jusqu’au cauchemar du Brexit au Royaume-uni, en passant par la rivalité entre Israël et l’Iran – est noyée dans l’incertitude et l’agitation sont encalminées dans l’incertitude et l’agitation. Au même moment, l’oligarchie est en train de se substituer à la démocratie alors même que le fossé socio-économique entre les riches et les pauvres ne cesse de s’élargir. Qui donc désormais dirige le monde ? Les États-Unis sont dans un état de déclin relatif, mais ni la Russie ni la Chine n’ont la capacité de maîtriser l’ensemble des développements mondiaux. Comment les ultras-riches et les multinationales agissent dans cette équation ? Quel est le poids du facteur ultra riches/multinationales dans cette équation ? Dans cet interview exclusif, Noam Chomsky, linguiste et critique social mondialement reconnu, apporte une vision perspicace sur quelques-uns des développements les plus cruciaux du monde d’aujourd’hui.

C.J. Polychroniou: : Après 35 jours d’un blocage gouvernemental partiel, Trump a signé un projet de loi de financement de trois semaines mais sans obtenir le financement du mur frontalier. En mettant pour l’instant de côté la nature surréaliste de la vie politique états-unienne contemporaine, détectez-vous, derrière le conflit sur le financement du mur de Trump, une stratégie politique secrète contre les Démocrates ?

Noam Chomsky : Il y a une stratégie politique, mais je ne pense pas qu’elle soit secrète. Avec Trump, pratiquement tout est à la surface. Il y a eu des efforts constants des analystes politiques pour discerner des pensées géostratégiques ou sociopolitiques profondes derrière son comportement mais elles ne me semblent guère convaincantes. Ce qu’il fait semble s’expliquer simplement par l’hypothèse bien-fondée que sa doctrine est toute simple aussi : MOI !

Trump sait que son soutien le plus important est le pouvoir des ultra-riches et des multinationales et il sait qu’il doit défendre leurs intérêts, sinon il est fini. Cette mission a été largement assignée aux Ryans et McConnels, qui l’ont admirablement assumée. Les profits dépassent tous les records, les salaires corrigés de l’inflation augmentent à peine malgré la faiblesse du chômage, les réglementations qui auraient pu limiter l’avidité (et aider bien des gens) sont démantelées, et la seule réalisation législative – l’escroquerie à l’impôt – remplit de dollars les « bonnes » poches, et a créé un déficit susceptible de justifier la liquidation des avantages sociaux. Tout cela avance sans à coups et se retrouve partout dans le monde.

Trump doit tout de même garder une base électorale suffisante pour rester au pouvoir. Cela exige de se poser en défenseur du type ordinaire contre les « élites » haïes (en oubliant sans cesse les vrais « maîtres de l’humanité », terme emprunté à Adam Smith pour désigner les marchands et les industriels « principaux architectes » des lois). Cette action est soutenue par des gens comme Rush Limbaugh qui explique à ses dizaines de millions de « followers » qu’ils doivent se méfier « des quatre piliers de la tromperie : gouvernement, académie, science et média », qui « sont maintenant corrompus et n’existent que par leur capacité à mentir ». Et ainsi, lui peut conclure : « n’écoutez que MOI ».

En outre, Trump doit prendre la défense des masses contre des menaces terrifiantes, telles les hordes de « violeurs », « d’assassins », de « meurtriers » et de « terroristes islamiques » qui , dit-il, se mobilisent au sud du pays pour déferler par la frontière et massacrer les Américains blancs chrétiens et respectueux de la loi. Nous devons donc avoir un « beau mur » pour lequel ils vont payer. Trump l’a promis et revenir là dessus serait non seulement une trahison des masses terrifiées mais aussi une défaite que son ego ne pourrait pas supporter.

Ce jeu n’est pas vraiment nouveau. Le vénéré Ronald Reagan a enfilé son uniforme de cow-boy et a déclaré une urgence nationale pour protéger le pays contre l’armée nicaraguayenne qui devait nous anéantir tous en deux jours depuis Harlingen au Texas. Trump ne fait que prolonger cela, aidé par des notions aussi dépassées qu’infantiles telles que la « vérité » ou les « fausses réalités. Il emprunte ici les idées de Jared Kushner. Les admonestations que l’ancien secrétaire d’état Dean Acheson adressait aux politiciens pour qu’ils soient « plus clairs que la vérité » sont depuis longtemps démodées. Ils peuvent faire beaucoup mieux dans cette atmosphère de « faits alternatifs », pour ceux qui sont libérés des quatre piliers du mensonge.

Je ne pense pas qu’il existe une stratégie politique plus profonde.

Trump comprend qu’il a une assise électorale – composée des extrêmement riches et des entreprises – et qu’il doit servir leurs intérêts, sans quoi il n’a pas d’avenir.

Il faut admettre que cette activité de faux semblants est plutôt naturelle et peut-être même nécessaire. Comme les deux partis ont dérivé à droite pendant l’assaut néolibéral contre la population, les Démocrates ont abandonné la classe laborieuse et sont devenus ce que l’on a appelé « les Républicains modérés » (c’est en train de changer de manière prometteuse aujourd’hui) ; de leur côté les Républicains plongeaient si profondément dans les poches des super riches et des entreprises, qu’il leur devenait impossible de convaincre de nouveaux électeurs sur ces bases politiques là. Les délires de Trump répondent à ces exigences, ainsi qu’un éventail de mesures, telles la suppression des élections, et un appui accru sur les points les plus régressifs du système constitutionnel – ce qui aujourd’hui permet à une petite minorité de Chrétiens traditionalistes blancs, citoyens ruraux plutôt âgés, d’avoir le contrôle effectif du gouvernement. Cette tendance s’affirme sans cesse et pourrait bien aboutir à une crise politique majeure puisqu’elle est pratiquement indéracinable vue la structure du Sénat, telle qu’elle a été mise en place par les Pères Fondateurs pour convaincre les petits états de ratifier la constitution fédérale plutôt impopulaire. Ce sujet est un autre débat.

Pour répondre à l’appel d’Alexandria Ocasio-Cortez sur les mesures à prendre pour contrôler le changement climatique, le porte-parole Sarah Huckabee Sanders a fait la déclaration incroyable que le changement climatique devrait être laissé entre les mains de Dieu. Ne trouvez-vous pas cela profondément étrange et franchement dangereux que ce type de pensée prévale encore chez certains représentants publics des États-Unis au 21ème siècle ? Et quelle résonance ont, selon vous, de tels messages auprès du public américain aujourd’hui ?

L’opinion de Sanders n’est pas nouvelle. Elle est en bonne compagnie. L’ancien président du comité sénatorial de l’environnement et des travaux publics, James Inhofe, a condamné comme sacrilège tout effort pour traiter le réchauffement climatique : « Dieu est toujours là » a-t-il proclamé et « l’arrogance des gens qui pensent que nous, humains, sommes capables de modifier ce qu’Il fait au climat est outrageant à mes yeux ». Cela semble marcher au moins en Oklahoma où cet ancien sénateur à été élu depuis 1994. Il est certain que cela dépasse l’Oklahoma quand cela touche une société religieuse au point d’être fondamentaliste jusqu’au délire.

Oui, mystérieux et dangereux – tout comme le fait que la moitié des Républicains nient que le réchauffement climatique est en train de se produire, et pour le reste, à peine plus de la moitié pensent que l’homme en est responsable en partie. Mais il y a aussi de bonnes nouvelles. Le nouvel administrateur par intérim de l’EPA de Trump, l’ancien lobbyiste de l’industrie du charbon Andrew Wheeler, convient que le réchauffement climatique est probablement en train de se produire – un problème qu’il considère comme de un « huit ou neuf » sur une échelle de un à dix, a-t-il déclaré au Congrès lors de ses audiences de confirmation.

Washington intensifie son intervention, en imposant de nouvelles sanctions et en sélectionnant l’illustre Elliott Abrams pour rejoindre Bolton et Pompeo dans ce qui a été appelé « l’axe du mal de Trump ».

Le Venezuela semble être en proie à une guerre civile. Les États-Unis soutiennent Juan Guaidó en tant que président par intérim, forçant Nicolás Maduro à envisager d’expulser des diplomates américains, décision à laquelle il a finalement renoncé, tandis que les dirigeants chinois, russes et turcs s’en prennent à la position de Trump au Venezuela. Premièrement, quelle est votre évaluation de ce qui se passe au Venezuela et, deuxièmement, comment se fait-il qu’une grande partie de la gauche mondiale continue de soutenir Maduro alors qu’il est évident qu’il a été un désastre complet ?

Maduro a été un désastre, et le mieux que l’opposition ait à offrir est le président autoproclamé Juan Guaidó. On sait peu de choses sur lui, si ce n’est sa grande admiration pour le président brésilien néo-fasciste Jair Bolsonaro, que Guaidó a loué pour son engagement en faveur de la « démocratie [et] des droits humains », comme l’illustre par exemple sa critique de la dictature militaire du Brésil – car elle… n’a pas tué 30 000 personnes comme chez sa voisine l’Argentine, la pire dictature militaire qui a balayé l’Amérique du Sud des années 60.

Les racines de la catastrophe vénézuélienne remontent aux échecs de l’administration Chavez, y compris son incapacité à diversifier l’économie, qui dépend encore presque entièrement des exportations de pétrole. L’économiste de l’opposition vénézuélienne Francisco Rodríguez, ancien économiste en chef de Bank of America, note que le gouvernement n’a pas réussi à constituer des réserves pendant la période de prix élevés du pétrole et qu’il était à la merci des marchés financiers internationaux lorsque les prix ont fortement baissé en 2014 – et a été empêché de bénéficier de crédits par des sanctions américaines sévères, qui ont exacerbé les conséquences de ce que Rodríguez décrit comme la mauvaise gestion « atroce » de l’économie sous Maduro. Dans son article de Foreign Policy, Rodríguez fait remarquer que la politique consistant à priver l’économie vénézuélienne de ses recettes en devises risque de transformer la crise humanitaire actuelle du pays en une véritable catastrophe humanitaire. C’est sans doute le but, suivant le scénario de Nixon-Kissinger de « faire hurler l’économie » pour miner le régime Allende. (C’était la voie douce ; la voie dure, bientôt mise en œuvre, était une dictature militaire brutale.)

La dérive vers la guerre civile, avec ingérence extérieure, n’est que trop apparente. Il y a encore de la place pour des négociations entre les parties en conflit, mais elles diminuent chaque jour à mesure que la crise s’aggrave. Maduro rame et Washington intensifie son intervention, en imposant de nouvelles sanctions et en sélectionnant l’illustre Elliott Abrams pour rejoindre Bolton et Pompeo dans ce qui a été appelé « l’axe du mal de Trump ». Si les squelettes peuvent frissonner, c’est que beaucoup le font dans les pays d’Amérique centrale qu’Abrams a contribué à ravager pendant les guerres terroristes de Reagan.

Israël et l’Iran semblent se rapprocher de plus en plus d’une guerre à part entière. Pourquoi s’opposent-ils en Syrie ?

L’Iran s’est alliée à la Russie pour assurer la victoire d’Assad en Syrie, aux côtés du Hezbollah, allié libanais de l’Iran. Israël bombarde régulièrement la Syrie. Il y a quatre mois, les FDI ont fait état de plus de 200 frappes contre des cibles iraniennes depuis 2017, et elles ont augmenté depuis.

L’Iran n’est pas sous contrôle américain et est par conséquent un ennemi.

Israël, bien sûr, a une domination militaire écrasante au Moyen-Orient, même si l’on fait abstraction de son alliance étroite avec les États-Unis, qui financent largement ses armées avec les armes les plus avancées de l’arsenal américain et utilisent même Israël pour prépositionner leurs armements. Et, bien sûr, Israël est la seule puissance nucléaire de la région, raison pour laquelle Washington a régulièrement bloqué les efforts internationaux, menés par les États arabes et l’Iran, pour établir une zone exempte d’armes nucléaires (et de toute ADM) au Moyen-Orient. Cela mettrait fin à toute menace nucléaire supposée de l’Iran, mais c’est inacceptable parce que le premier État client des américains dans la région devrait ouvrir son arsenal nucléaire à l’inspection, et ceux qui considèrent que le droit américain a une certaine force devraient endiguer le flot du soutien militaire en faveur d’Israël.

L’Iran n’est pas sous contrôle américain et est donc un ennemi. En outre, les États-Unis et Israël ont conscience que l’Iran a un effet dissuasif sur leur libre recours à la force dans la région. Il en va de même pour le Hezbollah, dont les missiles fournis par l’Iran visent une grande partie d’Israël. Les États-Unis et Israël menacent d’attaquer l’Iran depuis des années (« toutes les options sont ouvertes ») en violation radicale de la Charte des Nations Unies (et de ce fait de la Constitution américaine), mais cela ne concerne pas les États sans foi ni loi au pouvoir écrasant. Et Trump a, bien sûr, aggravé la confrontation en se retirant de l’accord nucléaire iranien. Une invasion réelle de l’Iran serait trop coûteuse et dangereuse, mais les États-Unis et Israël pourraient envisager d’attaquer à distance après avoir neutralisé le Hezbollah (ce qui signifierait détruire une grande partie du Liban). Les conséquences seraient dévastatrices.

A Davos, les multimilliardaires ont exprimé leur mécontentement, voire leur crainte de la présence de démocrates radicaux au Congrès américain et de leur discours sur le « pillage fiscal des riches ». Une oligarchie financière mondiale a-t-elle remplacé la démocratie dans le monde capitaliste avancé d’aujourd’hui ?

Il est impossible de remplacer quelque chose qui n’a jamais vraiment existé, mais il est vrai que les démocraties partielles de l’Occident ont été minées davantage par la financiarisation de l’économie internationale pendant les années néolibérales. C’est en grande partie la raison de l’amertume, de la colère et du ressentiment, du mal nommé « populisme », qui secoue les fondations des démocraties occidentales, où les partis politiques centristes qui ont dirigé le système politique chancellent d’élection en élection.

Beaucoup d’analystes doivent rendre compte de la montée de ce « populisme » dans le monde capitaliste néolibéral sur la base des troubles psychiques – dans une version qui fait référence aux impulsions « profondes dans nos esprits et nos corps au-delà des faits : douleur physique, peur du futur, sens de notre propre mortalité ». Il n’est cependant pas vraiment nécessaire de faire appel à une épidémie d’irrationalité et d’« appels émotionnels » qui s’étend d’une certaine manière aux domaines soumis à l’assaut néolibéral de la génération passée, y compris la gigantesque expansion croissance énorme des institutions financières largement prédatrices, avec son impact délétère sur les systèmes démocratiques de gouvernance.

La crainte que la « multitude de voyous » menace la propriété des « hommes de la meilleure qualité » tel qu’ils se désignent eux-mêmes, remonte à la première révolution démocratique moderne en Angleterre au XVIIe siècle, et a été une préoccupation majeure des auteurs de la Constitution américaine dans son prolongement un siècle plus tard. Elle réapparaît constamment lorsqu’il y a une menace même mineure même une menace mineure pour un pouvoir immense, comme dans le fameux mémorandum Powell de 1971, qui avertissait que le monde touche pratiquement touchait à sa fin, en raison de la légère atteinte à la domination écrasante de la société par les affaires. L’influent manifeste, envoyé à la Chambre de commerce des États-Unis, a contribué à déclencher la dure contre-attaque dans les années qui ont suivi.

Il n’est pas surprenant que ces craintes émergent à Davos alors que quelques jeunes représentants démocrates réveillent à nouveau la meute scélérate.

Depuis de nombreuses années, une majorité considérable de la population américaine est en faveur d’une augmentation des impôts sur les riches, alors qu’ils diminuent régulièrement. Et aujourd’hui, quelques membres du Congrès récemment élus défendent ce que le public veut, notamment Alexandria Ocasio-Cortez, qui est même allée jusqu’à proposer des taux d’imposition à un niveau considéré comme optimal pour l’économie par les plus grands spécialistes (prix Nobel Peter Diamond, Emmanuel Saez, etc.). Scandaleux, en effet.

A quoi d’autre peut-on s’attendre alors que 26 personnes sont aujourd’hui aussi riches que la moitié de la population mondiale, selon le dernier rapport périodique d’Oxfam sur les inégalités ?

Pas étonnant que les « maîtres de l’humanité » tremblent.

Source : Truthout, C.J. Polychroniou, 30-01-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Patrick // 28.03.2019 à 08h29

Trump n’est que la conséquence de tout le b…l laissé par les Démocrates et les autres Républicains , tous unis pour se partager le pouvoir, il achève le travail de sape de la société américaine.
C’est la même chose pour tous ceux que l’on nomme les “populistes” , et c’est la même chose pour son pote Bolsonaro.
Ils ne sont que la conséquence normale de 40 ans de foutage de g.. , de désindustrialisation, d’appauvrissement des populations , de destruction du tissu social de montée de la délinquance , la conséquence de la lente désintégration de nos sociétés.

25 réactions et commentaires

  • calal // 28.03.2019 à 07h57

    Trump a demande a ses partisans de ne pas trop taper sur OCS pour ne pas la demolir avant 2020 parce qu’il la veut comme adversaire: il semble que ce soit deja trop tard,elle serait deja grillee ( ca serait une comedienne entrainee par des males blancs specialistes en com: toute ressemblance avec un jeune comedien de 39 ans ne serait que pure coincidence).

    Rapport blanchissant trump de collusion avec les russes, affaire smollet: les progressistes prennent de grosses claques aux us et les medias europeens le dissimulent par la mise en avant d’arbres pour cacher la foret.

    Avec le vote sur la censure d’internet par les deputes europeens et le risque que les informations alternatives ne circulent plus,les dominants occidentaux,sentant que l’amerique est perdue, se retrancheraient t il en europe?

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  • Richard Mauden // 28.03.2019 à 08h01

    Trump se surpasse. Pas étonnant que les « démocrates mafieux maîtres de l’humanité » tremblent.

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    • Patrick // 28.03.2019 à 08h29

      Trump n’est que la conséquence de tout le b…l laissé par les Démocrates et les autres Républicains , tous unis pour se partager le pouvoir, il achève le travail de sape de la société américaine.
      C’est la même chose pour tous ceux que l’on nomme les “populistes” , et c’est la même chose pour son pote Bolsonaro.
      Ils ne sont que la conséquence normale de 40 ans de foutage de g.. , de désindustrialisation, d’appauvrissement des populations , de destruction du tissu social de montée de la délinquance , la conséquence de la lente désintégration de nos sociétés.

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  • Patrick // 28.03.2019 à 08h08

    Etant farouchement athée , je suis tout à fait favorable au fait de laisser la nouvelle religion climatique entre les mains de Dieu … au moins tant que les religieux de tous poils s’occupent entre eux ils nous foutent la paix et nous pourrons nous occuper tranquillement des vraies crises qui nous arrivent dessus à court terme ( crises financière , économique et énergétique ).

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    • Kiwixar // 28.03.2019 à 10h44

      Athée? Vous n’avez pas la foi dans la religion de l’UE, qui nous protège, qui nous sauve, qui nous donne la paix, qui sauve notre âme des périls nationalistes, qui nous éloigne du Malin (russe)?

      Afficher votre apostasie est confusi*niste. Ce n’est pas explicitement autorisé par Bruxelles, donc c’est, de fait, interdit. Au bûcher, confusi*niste!

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    • AlexHache // 28.03.2019 à 10h52

      Nouvelle démonstration qu’être athée n’empêche pas d’être irrationnel.

        +4

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      • Patrick // 28.03.2019 à 12h35

        rien d’irrationnel , bien au contraire, voyons un peu l’échelle des risques :

        – chgt climatique …
        horizon – 2100 ?
        riques avérés ..ouais bof !!
        ( source : https://www.ipcc.ch/report/ar5/wg1/ le rapport scientifique , pas la presse )

        – crise financière / économique
        horizon – 2020 ? 5 à 10 ans maximum
        risques : effondrement complet de nos sociétés, tout le monde dans la rue

        – pb d’énergie , pic pétrolier , choix politiques idiots
        le pb d’énergie pouvant être entrainé par la crise dinancière ( plus de sous pour payer le pétrole, le gaz et le reste ) .
        horizon – 2030 , peut-être même avant
        risques : effondrement de la société

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        • Sandrine // 28.03.2019 à 19h05

          Comment croissez-vous vos sources d’infoMarion, @Patrick?
          Qui a le privilège d’etre une source d’autorité irréfutable pour vous? Votre raison? Mais vous devez bien l’alimenter par des connaissances factuelles. D’ou proviennent-elles?

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  • Kokoba // 28.03.2019 à 09h36

    “l’oligarchie est en train de se substituer à la démocratie”

    En fait, j’ai plutôt l’impression qu’on est déjà passé à l’étape suivante.
    L’aristocratie est en train de remplacer l’oligarchie.

    La différence, entre oligarchie et aristocratie, c’est que l’aristocratie détient le pouvoir et les privilèges de manière structurelle. La société est (ré-)organisée de manière à ce que ces privilèges persistent et soient transmis de génération en génération.

    Cela inclut par exemple, la transmission de patrimoine, les grandes écoles, l’endogamie parisienne, les réseaux de pouvoirs.

    J’ai trouvé sur Thinkerview cette interview très intéressante sur ce sujet :
    https://thinkerview.com/juan-branco-lillusion-de-la-democratie-en-france/
    Olivier qui publie régulièrement Thinkerview pourrait peut-être le publier.

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    • tepavac // 29.03.2019 à 06h00

      “Olivier qui publie régulièrement Thinkerview pourrait peut-être le publier.”

      Le 16 mars 2019,
      https://www.les-crises.fr/lillusion-de-la-democratie-en-france-juan-branco-par-thinkerview/

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    • reneegate // 29.03.2019 à 06h47

      après Arendt (70 ans déjà) puis Jacquard (10 ans déjà) “Nous sommes en train de sélectionner les gens les plus dangereux” , Juan Branco a écrit un pamphlet fondateur de l’éveil populaire. Il faut acheter “Crépuscule” , le lire, le diffuser pour se réunir et agir.

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    • Pierre C // 29.03.2019 à 10h46

      L’aristocratie n’est-elle pas un meilleur choix que l’oligarchie ? L’aristocratie transmet le pouvoir de manière héréditaire, mais les jeunes sont formés au pouvoir par l’élite dès leur plus jeune âge. L’aristocratie donne la monarchie, qui même si elle est par nature inégalitaire, permet une grande stabilité dans le temps. La France a été bien plus grande lors de la royauté que lors des quarante dernières années où la démocratie s’est faite acheter. Une aristocratie qui se soucie du bien commun semble préférable à une démocratie qui se soucie des intérêts privés.

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      • gracques // 30.03.2019 à 08h55

        Oui , mais en vrai…. on a essayé ….et on a fait 1789, puis 1830 , 1848 et 1870 , les anglais 1689 (en fait ils avaient commences avant , mais bon) les russes 1905 et 1917, les allemands et autrichiens 1918 etc………
        Votre truc c’est comme le communisme , ça ne marche pas dans la réalité !

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        • Pierre C // 01.04.2019 à 12h32

          J’en conclus donc que rien ne marche, vu qu’après les monarchies, les républiques ont été renversées par des empires puis des démocraties mises à bas par des totalitarismes etc…. 😉

          Raisonnement au fil de l’eau : comme il n’existe pas de bon système de gouvernance d’un pays, il faut soit ne pas gouverner le pays, soit ne pas avoir de pays
          – si nous ne gouvernons pas le pays, nous entrons donc en anarchie, et comme je ne suis pas anarchiste je n’y connais rien, je vais me renseigner.
          – si nous n’avons pas de pays mais des petites enclaves de territoire, nous remontons à des époques pré-nationalistes et pré-impériales. Comme je n’y connais pas grand-chose non plus, je vais me renseigner aussi.

          Mais ces deux voies me semblent meilleures que notre réalité actuelle car elles sont à échelle humaine. La France est trop grande pour un français, tous les états sont inhumains. Je crois qu’un philosophe parlait de Léviathan pour désigner l’Etat, je vais aussi me renseigner. Ca fait plein de nouvelles choses à lire !

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  • Myrkur34 // 28.03.2019 à 10h24

    Je trouve que Noam Chomsky résume bien tous les problèmes terriens et le point de non-retour qui se mixe avec le tonneau des danaïdes pour donner une fin bien blockbusterienne pour l’année X qui se rapproche de plus en plus.
    J’aime bien la corrélation entre Reagan et Trump. Sous Reagan c’était bien maquillé, rien de plus.
    On attend toujours de nos chers médias français des petites hagiographies sur les personnages secondaires.

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  • PF // 28.03.2019 à 12h50

    Hommage à la clairvoyance toujours aiguë de Chomsky qui fête ses 90 ans. Néanmoins est-on sûr que derrière les pantins gouvernementaux agités par les systèmes médiatico-étatiques, il n’y a pas des stratégies de fond élaborées par le services spéciaux, prêts à déverser la terreur en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient, aux frontières de la Chine, ou de l’Europe?

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  • ima // 28.03.2019 à 13h58

    Un peu à côté de la plaque l’activiste, non ?
    Les soutiens à Trump du middle west dévasté et d’ailleurs, pas connaitre, Chavez et Maduro mauvais gestionnaires, les blocages pour que le pays dispose de SON argent, pas connaitre, etc…
    En fait, c’est tout de la faute des autres et de Trump. remettez un bon démocrate et tout s’arrange, ben voyons !

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  • reneegate // 29.03.2019 à 06h25

    “Trump sait que son soutien le plus important est le pouvoir des ultra-riches et des multinationales et il sait qu’il doit défendre leurs intérêts, sinon il est fini”, et bien Macron c’est pareil. Et je dirais que Clinton et Hollande c’était déjà cela mais avec encore quelques contre pouvoirs. Le néo libéralisme (de droite ou de gauche) a accouché comme nous l’avons toujours pressenti d’un despotisme qui nous mènera au fascisme. Ensuite l’holocauste ne sera pour ces arrivistes, égoïstes, menteurs et profiteurs qu’une option regrettable mais nécessaire (les médias nous vendront d’autres armes de destruction massives). L’occident s’est laissé dévorer par la bête qui est : le marché.

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  • yack2 // 29.03.2019 à 07h28

    Je suis toujours surpris et déçu que des personnalité de gauche tire une fois de plus sur le Venezuela en disant que leur dirigeant ont été désastreux, pour les raisons suivantes:
    – il n’y a que 2 côtés à la barricade et le moindre tir dans la dos est dangereux, d’autant que sur cette barricade c’est plus que chaud
    -Sur la critique du non changement de modèle économique…
    -qui l’a fait en 20 ans? Avec une élite qui fait sécession, une base politique sociale composée d’illettrés et un blocus économique.Tu les trouves ou les ingénieurs, les techniciens, les ouvriers qualifiés? Tu fais quoi avec un coup d’état, lock out ,guarimbas et autres joyeusetés tous les ans ou presque? Tu trouves ou l’argent si ce n’est dans les ressources publiques puisque les capitalistes locaux virent tout à Miami?……Il y a des lectures de désastres qui me laissent plus que perplexe.

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    • RV // 29.03.2019 à 20h02

      un site qui publie toute l’année des reportages sur le Venezuela
      en gros tout ce que vous ne lirez jamais dans la presse
      https://venezuelainfos.wordpress.com/
      …/… Venezuela est un nom féminin : les femmes y sont à la base de l’organisation sociale. On les retrouve dans les communes, dans les mouvements sociaux et dans les Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production (CLAPs), structures d’organisation des secteurs populaires, formées dans le cadre de la révolution bolivarienne, pour gérer des politiques publiques destinées au “pouvoir populaire”, un des piliers de l’Etat. En ce mois des femmes, la journaliste de Brasil de Fato Fania Rodrigues (photo) a conversé avec des vénézuéliennes qui participent à diverses initiatives organisées dans le pays, pour mieux connaître le travail de base et les luttes qu’elles mènent. …/…

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  • Quinta Ferreira // 31.03.2019 à 11h05

    C est drôle alors, la vérité est un concept infantile ? Il faut écouter un individu pareil , une sommité soit disant dire ça !! [modéré]

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