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11.avril.202011.4.2020 // Les Crises

« On nous demande de risquer notre vie sans aucun respect » : face au Covid-19, des élèves-infirmières à 1,08 euro de l’heure

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Source : Marianne, Thomas Rabino

Partout en France, des étudiants en école d’infirmières sont appelés en renfort. Mais un salaire de misère et un statut flou alimentent leur colère.

Le 30 mars dernier, les étudiants des Instituts de formation des soins infirmiers du Groupement de coopération sanitaire du pays d’Aix (IFSI-GCSPA), qui comprennent quatre écoles dans la région Sud, recevaient un courrier électronique de leur encadrement. Son objet ? Un appel à la mobilisation pour faire face à l’épidémie de Covid-19 à la suite d’une demande de renfort formulée par l’Agence régionale de santé : « Les volontaires seraient les bienvenus d’autant plus si vous avez déjà fait un stage en réa », précisait le mail.

Dans la foulée, les candidatures affluaient. Voilà près de trois semaines que la situation se présente dans la moitié-Nord du pays : si dans les Hauts-de-France, le Conseil régional leur alloue une indemnité de 1.400 euros net, il s’agit là d’une exception, au grand dam de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI). Unique représentante de la filière, l’organisation appelle néanmoins à « répondre à l’appel de solidarité nationale », tout en rappelant que ses membres « ont des droits ». C’est sur ce point que le bât blesse.

Dans la région Sud comme ailleurs, les étudiantes sont en effet appelées officiellement à exercer les tâches d’aides-soignantes, mais aussi pratiquer des gestes infirmiers. Pour cela, les élèves de 2e et 3e année (proche de l’obtention de leur diplôme) sont respectivement payées 1,08 euro et 1,42 euro de l’heure, soit le barème prévu en période de stage. Pourtant, toutes ont validé à l’issue de leur première année d’étude un diplôme d’aide-soignante qui permet déjà d’effectuer des vacations pendant leurs temps de repos, et de toucher ainsi le salaire correspondant. La pandémie y met un terme et pose un cruel dilemme : soigner et renoncer à toute considération salariale, ou manifester son désaccord et être accusé de porter des revendications dans un contexte de crise.

« Je suis écartelée entre mes valeurs de soignants, qui me poussent à aider, et mon besoin d’être considérée pour mon travail »

« C’est encore à nous de faire contre mauvaise fortune bon cœur », regrette Isa, dont la position est très largement majoritaire dans sa promotion de l’IFSI d’Aix-en-Provence. « Je suis écartelée entre mes valeurs de soignant, qui me poussent à aider, et mon besoin d’être considérée pour mon travail », confesse Anaïs, que rejoint Cathy : « Je reste volontaire, mais je suis scandalisée. On va se retrouver dans des services Covid-19 à trimer 12 heures par jour en étant de la chair à canon ! », s’insurge-t-elle. « On est tous en galère d’argent, beaucoup d’entre nous bossent en parallèle des études comme aides-soignantes. Là, on nous demande d’arrêter et de risquer notre vie sans aucun respect ! », renchérit Sarah.

L’avis contraire se manifeste également : « Pour moi, parler d’argent maintenant, ça manque de décence, sauf pour les étudiants que la situation met en difficulté financière », estime Pierre Simon, délégué des étudiants de 3e année, lui aussi volontaire. Il ajoute : « L’heure n’est pas à la politique. Personne n’essaie de nous exploiter, il y a urgence ! » Si les hôpitaux de la région sont loin d’être saturés, personne ne doute que l’avenir changera la donne : « Nous irons sur le terrain, que ce soit par choix ou non !, s’exclame une élève de deuxième année. Le problème, c’est que nous sommes soignants au même titre que les autres, et on demande à être respectés. Alors oui, on parle d’argent ! Mais si on accepte 1,08 € de l’heure, alors quelle sera la suite pour nous demain ? Fermer nos gueules, ce serait accepter le système actuel. » Pour Cathy, « c’est dans les situations de crise qu’il faut faire entendre sa voix. » Un avis que partage Serge, qui a refusé de répondre à l’appel : « On veut nous faire pallier le manque du personnel dénoncé depuis des années ! »

MIEUX PAYÉES RÉQUISITIONNÉES QUE VOLONTAIRES…

C’est dans ce contexte agité que le ministère de la Santé a publié, le 29 mars, un arrêté « portant diverses dispositions relatives à l’indemnisation des professionnels de santé », notamment ceux « en cours de formation réquisitionnés dans le cadre de l’épidémie Covid-19 ». Dès lors, « l’indemnisation horaire brute des étudiants oscille entre 12€, 18€ et 24€ selon les horaires et les jours de travail », assure la Direction générale de la Santé. Problème : une part significative des étudiants est volontaire, donc non réquisitionnée. La nuance est de taille.

« Cette mobilisation se fait par une mise à disposition de stagiaires, encadrée par une convention tripartite entre l’étudiant, leur école et l’établissement de santé qui les accueille, prévient Sylvie Latouche, directrice des IFSI-GCSPA. Pour l’instant, il n’y a pas de rémunération, mais le Conseil régional a fait un geste, en l’occurrence une prime de 200 euros. » Renaud Muselier, président de la région Sud et lui-même médecin, explique à Marianne : « Je comprends ces étudiantes, mais la Région n’a pas les moyens de leur verser le salaire d’un professionnel diplômé. Malgré tout, j’ai estimé nécessaire de doubler leurs indemnités avec cette prime. » La Caisse primaire d’assurance maladie devrait-elle compléter ? C’est en tout cas l’avis de Geneviève Ragonneau de Gouberville, cadre formatrice à l’IFSI d’Aix.

SOUMIS À UN « CHANTAGE », VRAIMENT ?

Dans l’intervalle, les élèves infirmières ont, du point de vue de Sylvie Latouche, « l’occasion de montrer leur sens du devoir et de valider leur année en effectuant le stage qui a été annulé en raison de la situation ». Alors que beaucoup dénoncent un « chantage inacceptable », force est de constater que les contours de ce pseudo-stage, sans tuteur et effectué comme aide-soignant, ne répond pas aux critères habituels.

Certains ont donc décidé de se rétracter : « J’ai reçu un appel de l’encadrement de l’école me disant que je n’avais pas la “fibre” et que cette décision les amenait à reconsidérer notre aptitude à exercer ce métier. On nous met sous pression ! », dénonce Isa. Ce que Sylvie Latouche dément : « Évidemment, un refus n’entraîne aucune pénalité. » Or, si ces refus venaient à s’étendre, la réquisition finirait par s’imposer, entraînant alors l’application de l’arrêté ministériel et le versement d’une véritable rémunération. D’ici-là subsiste un paradoxe, qui revient à ne pas rétribuer le dévouement salué chaque soir par les Français.

Source : Marianne, Thomas Rabino

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anatole27 // 11.04.2020 à 08h33

On est temporairement dans un basculement , ou ceux qui n’étaient PAS CONSIDERES : les soignants, caissières et autres éboueurs deviennent les CONSIDERES , on pourrait peut être prévoir un IMPOT ( Temporaire) sur les ANCIENNEMENT CONSIDERES : footballeurs, financiers, grands patrons , traders … pour rétribuer les nouvellement CONSIDERES.

21 réactions et commentaires

  • Jeanne L // 11.04.2020 à 07h50

    Qui paye, qui va payer la crise?
    Question des économistes ?
    Question des gens au travail la boule au ventre ils semblent eux avoir la réponse: c’est eux !

    Ici c’est particulièrement scandaleux: les élèves infirmiers donc la relève, à l’offensive Nivelle comme leurs arrières arrières grands pères…
    Mais aussi les ouvriers : allez voir sur le #honte à vous.
    Allez voir sur le site Cgt-Stmicro-Crolles .
    Ecoutez, lisez benjamin Amar sur son lit d’hôpital au Kremlin Bicètre…

    La population est très mal protégée, les travailleurs encore plus mal, les soignant chair à virus…
    La valeur du travail attaquée pour les plus grands profits de ….?

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    • gotoul // 11.04.2020 à 10h15

      À Jeanne L Qui va payer l’après crise
      « Geoffroy Roux de Bezieux, président du Medef, estime qu’il faudra se poser la question « du temps de travail, des jours fériés et des congés payés » pour accompagner la reprise économique, une fois l’épidémie du virus Covid-19 terminée. »
      C’est parti mon kiki !

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      • red2 // 11.04.2020 à 11h04

        Il faudra syrtout se poser la question de Geoffroy Roux de Bezieux… il n’a honte de rien ce type ! 🤮

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      • V_Parlier // 12.04.2020 à 01h07

        N’oublions pas qu’il y a « du retard à rattraper »! Retard par rapport à qui me direz vous, étant donné que le monde entier s’est arrêté? Et bien par rapport à d’éventuels extraterrestres qui pourraient prendre de l’avance sur nous et devenir plus compétitifs pardi! Bon, on l’a deviné, l’hypothèse la plus probable est: Assurer des dividendes aux actionnaires. Mais on ne le dira pas comme ça bien sûr…

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    • LibEgaFra // 11.04.2020 à 11h03

      Et donc l’exploitation des plus faibles continue en temps de crise!

      La solution est très simple: confiscation de tous les dividendes pendant deux ans, ces dividendes qui ne sont que la plus-value extorquée à ceux qui ne sont rien parce qu’ils ne gagnent rien que le minimum pour survivre. Inverser les rôles pour une fois!

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  • anatole27 // 11.04.2020 à 08h33

    On est temporairement dans un basculement , ou ceux qui n’étaient PAS CONSIDERES : les soignants, caissières et autres éboueurs deviennent les CONSIDERES , on pourrait peut être prévoir un IMPOT ( Temporaire) sur les ANCIENNEMENT CONSIDERES : footballeurs, financiers, grands patrons , traders … pour rétribuer les nouvellement CONSIDERES.

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    • gotoul // 11.04.2020 à 13h08

      Il est arrivé la même chose, et plusieurs fois, aux mineurs. En général ça n’a duré guère plus longtemps que le besoin urgent qu’on avait d’eux.

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  • pseudo // 11.04.2020 à 09h00

    > soigner et renoncer à toute considération salariale, ou manifester son désaccord et être accusé de porter des revendications dans un contexte de crise.

    si l’économie est une guerre une silencieuse, sans mort apparent, mais une guerre à mort, ils ont manqué de suite dans les idées. Et leurs « dévouement » passe pour de la naïveté pour qui les dirigent car in fine, non content de ne pas pouvoir réaliser correctement leurs métiers, ils sauvent l’image d’une gouvernance en décadence.

    Fallait faire opposition, féroce et farouche, quitte à se mettre une partie de la population à dos, fallait accepter qu’on est en guerre avec les gouvernants plutôt que de continuer de faire le dos rond pour tenir une position demi molle du « on va faire ce qu’on peut pour sauver les français ».

    Évidemment, si il ne s’agissait que d’améliorer les conditions du personnel hospitalier, cela eu était mal perçu par la population, mais, vous auriez eu le culot de demander la démission du gouvernement d’ici à 3 mois, moi je vous aurais suivi, les yeux bandés.

    Ils vous font la guerre, vous le savez, répondez leur.

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  • Totote // 11.04.2020 à 10h25

    « Pour moi, parler d’argent maintenant, ça manque de décence, sauf pour les étudiants que la situation met en difficulté financière », estime Pierre Simon, délégué des étudiants de 3e année, lui aussi volontaire. Il ajoute : « L’heure n’est pas à la politique. Personne n’essaie de nous exploiter, il y a urgence !

    On voit la position confortable du privilégié qui entraperçoit à peine celle des autres.
    Eh oui, il faut tout de même payer son loyer et acheter de quoi manger même si « personne ne cherche à vous exploiter » ou qu’il n’est pas temps de faire de « la politique. »

    Donc sans doute que lui peut se passer de « parler d’argent » mais certains en ont besoin pour ne pas crever la gueule ouverte. C’est toujours ce même détail qui échappent à ceux qui en ont, de l’argent.
    Qu’ils ne peuvent se permettre de s’en désintéresser UNIQUEMENT PARCE QU’ILS N’EN MANQUENT PAS.

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    • eric // 12.04.2020 à 03h51

      Comme partout ceux qu’on voit à la télé ou ailleurs filer des conseils et suggérer que la vie n’est pas si dure que ça. Evidemment quand tu vis depuis toujours chez papa maman, friqués comme il faut, que tu es dans un grand appartement ou pavillon, avec ta chambre au calme pour étudier. Tes études payées par tes parents, tu peux venir l’ouvrir et dire que ce n’est pas le moment de parler de pognon.

      Ils ne sont pas exploités dit-il? Vu le tarif horaire que recoivent ces gens là, c’est CLAIREMENT de l’exploitation. Tout ces crétins, ces plein de fric s’aperçoivent que celui qui hier on considérait comme rien, l’éboueur qui n’est rien mais sans lui ce serait un dépotoir dans nos rues, voir l’Italie il y a quelques années quand il y avait la grève pendant des mois, l’infirmière, ou pire l’aide-soignante, mais elles servent pas à grand-chose, c’est facile, elles ont la vie belle. Et elles sont payées une misère au regard de leur boulot. Aide-soignant c’est 1400e par là, infirmière tu rajoutes 200-300e.

      On a un monde ou l’inutile est rétribué une fortune, genre sibieth ndaye qui ne sait pas mettre un masque sur son museau et qui gagne 10.000e mensuels.

      Si l’éboueur, l’infirmière et même le médecin qui n’est pas tant payé que ça au regard de ses études, de son nombre horaire de travail, les caissières, les livreurs, un simple coiffeur qui nous rend si beau, etc…. si tout ce monde exploité par des salaires de misère s’arrêtait, on serait très mal !!

      Mais je n’ai aucune illusion, vous verrez en 2022 des c*ns voteront macron, LR ou même marine.

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  • Basile // 11.04.2020 à 12h03

    autrefois, la bourgeoisie dansait toute la nuit pour les pauvres,
    aujourd’hui, la nouvelle, dites bobo, applaudit 1 minute par jour avant de retourner à ses occupations (ou sa télé)

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    • eric // 12.04.2020 à 03h54

      Ca ça me révolte. Tous les crétins qui applaudissent. Ils s’en foutent complètement en temps normal de ces gens là, ils peuvent même se faire gazer, rien à battre. Et là qu’on est dans la merde, ils se mettent 2min à leur balcon à applaudire pour les oublier juste derrière et retournent regarder The Voice, etc…. C’est lamentable.

      Et les ambulanciers s’y mettent. Faut dire que pour conduire une bagnole et un brancard, faut pas avoir besoin de plus de 2 de QI. Et ils s’amusent à klaxonner comme des bourrins chaque soir à Paris et grandes villes. Ils n’ont même pas compris eux aussi que les gens s’en fichent complètement d’eux et sont payés une misère. Ils seront complètement oubliés eux aussi une fois tout ça terminé et conserveront leur salaire de misère.

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  • Myrkur34 // 11.04.2020 à 13h19

    Avec toutes les échelles de rémunération existantes dans la fonction publique hospitalière, il doit bien en exister une où ces étudiants seront payés correctement. Par exemple salaire d’une infirmière de 1ère année avec une prime exceptionnelle pour le risque.
    Vu le déficit qu’on va se chopper cet année,1 milliard de plus ou de moins…..Et récupération de toutes les heures supplémentaires.
    J’espère que les gens s’en souviendront en avril 2022, et pas juste le traditionnel « pour l’instant tout va bien pour moi » et je vote Macron où l’un de ses coreligionnaires.

    Score d’Eva Joly en 2012, 2.31%, avec elle les écuries d’Augias auraient été nettoyées.

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    • V_Parlier // 12.04.2020 à 01h09

      Eva Joly comme « nettoyeuse », je rigole un peu quand même hein…

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    • eric // 12.04.2020 à 04h00

      Je suis d’accord sur tout SAUF la fin qui est sidérante de bêtises.

      Va te passer la tête sous l’eau froide. Eva Joly n’aurait strictement RIEN FAIT. Elle est à 100% pour l’Europe !!!!!! Tu confonds tout. Tu dis que les gens sont des cons et vont voter la même chose en 2020, ce à quoi je souscris, rien ne changera, on se fera encore b.. car le peuple mouton et lobotomisé va une fois de plus suivre les chants des sirènes, mais avoir une bonne analyse pour finir aussi bêtement, tu me sidères.

      ON NE PEUT PAS changer quoique ce soit si ON NE SORT PAS de l’UE. C’est aussi simple que ça. Frexit. Et le seul parti politique qui le propose, désolé c’est l’UPR.

      TOUS LES AUTRES veulent rester dans l’UE. Comme l’UE c’est à minima 80% des lois et directives qu’on est obligé d’appliquer, c’est l’austérité, l’UE c’est à cuase d’elle qui demande de toujours faire plus d’économies dans les hôpitaux que nous en sommes arrivés à ne plus avoir de lits nulle part, rester dans l’UE signifie une fois cette triste affaire terminée, ne rien changer.

      Tu ne peux pas changer ce que te demandes l’UE, tu es dans l’UE, il y a des régles que chaque pays DOIT suivre. C’est si dur à comprendre oui ou zut? Chaque année l’UE publie les GOPE qu’il faut suivre à la lettre sous peine de sanctions de plusieurs dizaines/centaines de millions. L’UE c’est comme quand tu habites un appartement. Il ya un syndic. On vote le ravalement? Toi tu aurais bien attendu 10 ans de plus. Tu ne peux pas dire non, il faut payer. Sinon tu t’achètes un pavillon. Pareil pour l’UE. Et Eva Jolu meme combat.

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  • Patapon // 11.04.2020 à 16h03

    J’aime bien l’illustration et l’idée Twitter dessin de presse – aux petites mains, la patrie reconnaissante. Le Panthéon n’a été consacré « Temple de l’Humanité » que de 1848 à 1851 par la Deuxième République : un symbole.

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  • Bohusch // 12.04.2020 à 11h36

    On paye des ados ENTRE 1,08 ET 1,42 € de l’heure pour mettre leur vie en danger. Scandale absolu, impossible de faire plus répugnant… Un régime (autoritaire plus qu’un peu, soit dit en passant) qui envoie ainsi au casse-pipe la jeunesse de son pays ne mérite plus qu’une chose : de tomber.

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  • Julien // 12.04.2020 à 14h48

    fake news. j’ai des étudiants infirmiers dans mon service et ils sont payés plus de 1000 euros par mois vu la situation exceptionnelle. donc revoyez vos infos.

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    • Moussars // 13.04.2020 à 22h16

      Votre service se trouve dans les Hauts de France sans doute. Un des rares endroits où on paye les élèves infirmières de 2ème et 3ème année comme une aide-soignante dont elles ont automatiquement le diplôme. Dans le reste du pays, la majorité est bien à 1,08 €.
      Une hirondelle ne fait pas le printemps monsieur le macroniste… ni les infos…

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  • Bientôt 78 ans // 13.04.2020 à 03h30

    La première chose à apprendre dans la vie, c’est à dire catégoriquement « NON! » au Pouvoir abusif. Cela va, évidemment, bien au-delà de refuser sans appel de se porter «volontaire » en appui dudit Pouvoir dans n’importe quelles circonstances.

    On a toujours le choix de faire autre chose de sa vie, de quitter, de partir, de migrer, voire de s’exiler, de se réfugier sous des cieux plus favorables. Il suffit d’en avoir le courage et d’affronter les conséquences de ses choix. On regrette rarement (on ne regrette jamais, je crois) d’avoir, par respect de soi, préservé intacte son intégrité morale.

    Une vie de servitude volontaire, c’est la mort, toujours prématurée.

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  • MDacier // 13.04.2020 à 20h59

    On en parle moins, mais c’est exactement la même chose pour les externes et les internes en médecine.

    Un externe est payé au lance pierre (environ 250 € par mois)
    Un garde d’interne (Bac +6 a Bac+10), ce n’est même pas rémunéré le SMIC horaire …

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