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19.décembre.201819.12.2018 // Les Crises

Panique médiatique face aux gilets jaunes, par Pauline Perrenot

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Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 06-12-2018

C’est peu dire que la tonalité médiatique générale vis-à-vis des gilets jaunes, et celle des éditorialistes en particulier, a changé depuis la journée de mobilisation du samedi 24 novembre, et, plus encore, depuis celle de samedi 1er décembre. Dans un premier temps, les grands éditorialistes se sont interrogés avec condescendance, en donnant parfois l’impression d’observer les gilets jaunes comme de petites bêtes curieuses. Certains se sont mis en scène, en s’engageant ouvertement en faveur d’un mouvement qu’ils pensaient pouvoir résumer à la seule remise en cause d’une taxe sur le carburant [1]. Mais le discours médiatique dominant est désormais tout autre. Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, à la diversité et à l’ampleur de ses revendications, à sa popularité, face aux violences protéiformes de certaines manifestations et à la situation de crise politique dans laquelle elle est en train de plonger le gouvernement, les grands pontes du système médiatique resserrent les rangs. Depuis la manifestation du samedi 1er décembre, l’heure est au rappel à l’ordre.

Une chose est sûre : la journée de mobilisation du 1er décembre a fasciné les chaînes d’information en continu qui ont commenté de manière ininterrompue les « scènes de chaos dans Paris »… et beaucoup effrayé les éditorialistes [2]. Devant les menaces que représente le mouvement des gilets jaunes, les gardiens médiatiques de l’ordre social se mobilisent pour prescrire des mesures de « sortie de crise ». Un « journalisme de solutions » qui témoigne de la profonde panique qui gagne les médias dominants – et leurs porte-parole auto-proclamés…

Des journalistes en conseillers médiatiques du prince

À commencer par la presse écrite. Dans son éditorial du Figaro, Alexis Brézet voudrait se faire calife à la place du calife (03/12). Il fixe pour le gouvernement la « priorité des priorités », à savoir le « rétablissement de l’ordre républicain » après le « désastre national » en employant « y compris la proclamation de l’état d’urgence […] afin que cesse l’intolérable ». Puis il se fait prescripteur de mesures pour « apaiser cette révolte qui fait courir de graves risques à l’équilibre politique et social du pays » : « renouer – tout de suite – le dialogue, et, pour renouer le dialogue, il faudra bien, par quelque bout que l’on prenne la chose, concéder aux “gilets jaunes” un trophée symbolique. »

L’éditorialiste poursuit en révélant les deux inquiétudes majeures qui l’animent, et à travers lui, l’ensemble de la noblesse médiatique. La première, le blocage des futures réformes : « Plus le temps passe, plus le prix à payer pour rétablir le calme sera élevé. Et plus la capacité du gouvernement à mener demain la moindre (vraie) réforme sera entamée. » La seconde, la crainte que se matérialise dans les esprits une conscience de classe un peu trop appuyée : « [Dans] nos démocraties mijotent tous les ingrédients d’une nouvelle lutte des classes qui met à rude épreuve la cohésion des nations. […] C’est sans doute que le vieux clivage droite-gauche, à côté de tant de défauts, avait aussi quelques qualités : en récusant la froide logique des intérêts, il permettait au pays de s’affranchir en partie des affrontements de classe. » Une crainte qui explique la violence de ses confrères, dont Gaëtan de Capèle qui signait le 1er décembre un éditorial digne d’une production de chien de garde aguerri :

Combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter le psychodrame des « gilets jaunes » ? Tout a été dit sur les ressorts de cette jacquerie numérique. Aussi compréhensif soit-on pour ce qu’ils incarnent, les « gilets jaunes » sont engagés dans une surenchère qui conduit tout droit dans une impasse. Exactions inexcusables, revendications abracadabrantesques, mépris des institutions… tout cela déconsidère leur combat.

Tout comme les défigurent les éditoriaux du Figaro

Le Monde n’est pas en reste : Jérôme Fenoglio pointe « une impuissance de dix ans à réellement répondre aux conséquences de la crise de 2008 » et une « faillite des gouvernements successifs, [qui] a laissé prospérer la colère sur le plus puissant des ferments, le sentiment d’injustice, à la fois territorial, fiscal et social. » Un constat qui ne le conduit évidemment pas à remettre en cause ni la légitimité ni le fond des politiques libérales menées depuis (plus de) dix ans – et pour cause, le quotidien de référence s’en étant systématiquement fait le relais – mais à d’abord accuser « l’instabilité »des gilets jaunes qu’il peine à cerner, avant d’en appeler à… une réforme, pour poursuivre les réformes !

[Il y a une] instabilité permanente chez les protestataires, où les revendications s’accumulent et finissent par s’annihiler à force d’être contradictoires, où les porte-parole sont délégitimés à la seconde où ils apparaissent, où la discussion permanente ne permet ni de s’entendre entre soi ni d’écouter ce que pourraient proposer les gouvernants. C’est encore plus compliqué face à un pouvoir exécutif qui n’arrive pas à se libérer des multiples disruptions qu’il avait théorisées pour construire son nouveau monde. […] La page blanche sur laquelle devaient s’écrire les réformes est devenue une scène désertée que le parti présidentiel ne parvient pas à occuper. […] Le courage réformateur mis en avant se heurte à l’image de « président des riches » accolée en raison des premières décisions fiscales, notamment sur l’ISF. Il sera difficile d’en sortir sans amender en profondeur un mode de gouvernance […]. Cette réforme-là est la plus exigeante de toutes : elle commence par soi-même pour parvenir enfin à convaincre les autres.

Au Parisien, Stéphane Albouy en appelle quant à lui à Emmanuel Macron pour « trouver les mots et les réponses concrètes de nature à apaiser le pays. »(03/12). En bon conseiller en communication gouvernementale, il analyse ensuite cette démarche : « Il ne s’agirait pas ici d’un recul mais d’un geste indispensable pour que le reste du quinquennat ne soit pas hypothéqué et que des réformes aussi nécessaires que celles de l’assurance chômage ou des retraites puissent être un jour engagées par ce gouvernement. » Dès le lendemain, visiblement inquiet de l’inaction du gouvernement, un second éditorialiste, Nicolas Charbonneau, cherche d’autres interlocuteurs pour parvenir à ce que le quotidien appelle de ses vœux, « l’union nationale »(04/12) : « La sortie de crise viendra probablement d’hommes et de femmes responsables, de ceux qui écoutent, prennent des décisions et les assument. De ceux qui proposent et construisent, pas de ceux qui commentent. » Et à en croire sa une du 4 décembre, Le Parisien a une solution toute trouvée :

Choisir comme « réponses » à cette crise les « propositions » du patron du Medef, il fallait le faire ! Si nous n’osons penser que la rédaction du Parisien ignore les enjeux de classe qui se jouent dans le mouvement des gilets jaunes, on peut dire avec certitude qu’elle a, dans ce jeu-là… choisi son camp !

Il en va de même à France Info, où Olivier de Lagarde cherche une sortie de crise en parlementant avec… Pierre Gattaz :

Pierre Gattaz, comment expliquer finalement ce désespoir ? Quand on se met à casser, certes on est en colère mais on n’est pas seulement en colère contre l’augmentation de 6 centimes du gasoil ! […] La question, c’est de savoir tout de même si à partir d’aujourd’hui, les réformes vont être possibles ou est-ce que finalement le gouvernement va être complètement bloqué ? (« Les informés », 1er décembre)

Sur BFM-TV (03/12), le jeu est le même, et si Bruno Jeudy prône une « inflexion sociale », elle n’est encore une fois qu’instrumentale : « Faire une inflexion, mettre un genou à terre, accepter de reculer, l’expliquer et peut-être de relancer un quinquennat qui aujourd’hui effectivement est en train de… de… de se jouer dans les heures qui viennent. » Une position qui fait écho aux propos que le même Laurent Neumann tenait quelques jours plus tôt : « Le problème, c’est que si Emmanuel Macron cède aujourd’hui, il n’y a plus de réforme d’assurance-chômage, il n’y a plus de réforme de la fonction publique, il n’y a plus de réforme des retraites ! » [3].

La même ligne est prescrite en continu sur BFM-TV par Ruth Elkrief, communicante de la première heure du gouvernement macroniste, qui n’hésite pas à reprendre sévèrement le moindre faux pas d’une consœur qui paraîtrait desservir un peu trop le gouvernement :

– Anna Cabana : Alors moi ce que je retiens de la journée, c’est cette phrase d’un ami d’Emmanuel Macron qui dit : « Au fond les gilets jaunes, c’est irrationnel, mais il faut enfourcher la fureur des temps ». […]
– Ruth Elkrief : Pardonnez-moi Anna, non mais c’est exactement qu’Emmanuel Macron a un problème de communication avec les gilets jaunes. […] Si je peux traduire, ce que devrait dire le premier ministre demain[pour] se sortir d’une telle crise en ayant quand même… sans perdre trop la face, c’est : « il faut lâcher parce que comme ça on pourra continuer à réformer le pays, sinon on pourra pas continuer ». Donc c’est une façon de dire qu’en fait, on ne renonce pas à continuer à réformer le pays mais que, on ne pourrait pas si on ne lâchait pas, et donc ça sera la façon à partir de demain d’expliquer. […] Ça aurait pu être une crise beaucoup plus contenue et beaucoup plus minime si ça avait été négocié et géré tout de suite.

Le gouvernement remercie pour la traduction.

En quête désespérée de paix sociale depuis dimanche, les éditorialistes incarnent ainsi à l’extrême un de leurs rôles médiatiques traditionnels : celui de gardien de l’ordre social. Désormais prescripteur des mesures de « sortie de crise », ce « journalisme de solutions » est le signe d’une profonde panique : celle de voir remis en cause un ordre social, économique et politique que les médias dominants ont contribué à légitimer depuis des décennies, en soutenant quasi unanimement les vagues de réformes structurelles menées par les gouvernements successifs depuis les années 1980 [4] ; et celle de voir vilipendé le candidat incarnant cette fièvre « réformatrice » auquel ils auront fait beaucoup de publicité lors de la campagne présidentielle et dont ils relaient assidûment la communication et la « pédagogie » depuis [5]. Une telle déstabilisation douche ainsi une grande partie des espoirs médiatiquement soutenus, nés avec Emmanuel Macron, et provoque le désarroi : quid de la « faisabilité » des prochaines réformes dans un tel contexte de crise ? Quelle « personnalité » à sa place pour « maintenir le cap » dans un tel contexte de défiance vis-à-vis de la classe politique et après que les grands médias ont affiché des mois durant la promesse du « nouveau monde » ?

C’est à la lumière de ces différents éléments que l’on peut comprendre les réactions des éditorialistes des médias dominants, relativement homogènes, allant de l’indignation à la panique, en passant par des conseils et des méthodes pour « sortir de la crise ». L’heure est chez eux au calcul politicien et au mépris de classe : si certains d’entre eux réclament des « gestes forts » ou des mesures en faveur des gilets jaunes, ce n’est évidemment pas au nom d’une quelconque justice sociale, mais uniquement par charité symbolique qui, selon eux, fera taire la colère.

 

Des journalistes arbitres de la légitimité des revendications

Face à la menace du mouvement des gilets jaunes, les éditorialistes ne se contentent pas de se faire conseillers du prince et prescripteurs de solutions de sortie de crise ; ils s’attachent également à distinguer les revendications légitimes du mouvement… des autres, qu’il convient de démonter en règle.

Sur le plateau du JT de France 2 (01/12) aux côtés de Nathalie Saint-Cricq, Justine Weyl, journaliste au service économique de la rédaction, passe au crible la revendication de hausse du SMIC formulée par les gilets jaunes :

Sur l’augmentation du SMIC à 1300€ net par exemple, ça parait assez improbable [parce qu’] une telle augmentation de 10% coûterait des millions aux entreprises mais aussi à l’État […] Peu de chance donc que ce vœu soit exaucé. […] En revanche d’autres revendications sont plausibles et rejoignent même des objectifs du gouvernement.

Alexandra Bensaïd, également présente comme « experte » en économie, corrobore :

Qu’est-ce qui est réaliste, est-ce que augmenter le SMIC c’est réaliste ? C’est certain que pour les économistes ça améliore le pouvoir d’achat ; mais d’un autre côté augmenter le SMIC c’est un chiffon rouge pour les employeurs ; les plus éloignés de l’emploi auraient encore plus de risque de ne pas être recrutés ; or faire baisser le chômage, c’est à la fois une revendication des gilets jaunes et c’est aussi un but du gouvernement. […] L’impossibilité ce soir, c’est bien de répondre à l’ensemble des protestataires.

La journaliste donne ainsi son verdict d’impossibilité des hausses de salaire… en reprenant mot pour mot les arguments du patronat.

Même posture chez Jean-Claude Dassier, qui rivalise d’arrogance sur CNews (03/12) : « Tout n’est pas possible. C’est pas le pays des mille et une nuits ! Il n’y a pas d’argent dans ce pays autant que le souhaiteraient… on le souhaite tous d’avoir des augmentations ! »

Des propos si émouvants que nous proposons de lancer une campagne : une augmentation pour Jean-Claude Dassier !

Sur BFM-TV (03/12), Nathalie Lévy tente quant à elle de raisonner Jean-François Barnaba, gilet jaune, présent en plateau :

– Nathalie Lévy : Vous savez bien que la liste elle est trop longue pour que tout soit validé ! […] Alors… les trois [mesures] plus urgentes alors, dites-nous !
– Jean-Francois Barnaba : La baisse des taxes, la baisse [il insiste], […] l’augmentation des salaires et des pensions, la restauration des services publics, la démocratisation des institutions et […] la restauration de l’ISF. […]
– C’est pas de même nature, et tout ne sera pas possible. […] Tout sera pas possible en même temps, là, en l’espace d’une semaine, on pourra pas avoir la baisse des taxes, on pourra pas avoir l’augmentation des salaires, tout sera pas jouable, tout sera pas acceptable pour le gouvernement !

Enfin, sur le plateau de Pascal Praud sur CNews (03/12), les ténors du système médiatique qui discutent chaque jour entre amis prescrivent à leur tour ce qui est faisable… ou non :

– Pascal Praud : Par exemple, les APL. C’est vrai, Gérard Leclerc, quand on a dit « baisse de cinq euros », ça ne nous a pas paru, cinq euros, une somme à ce point énorme que les Français aillent dans la rue ! Mais au-delà des cinq euros, il y avait quelque chose de symbolique manifestement, c’est un fait personne ici n’est monté au créneau pour les cinq euros de manière aussi importante…
– Gérard Leclerc : […] C’est-à-dire… il faut mettre les choses à plat sur la fiscalité. Mais faut bien voir qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, tout et son contraire. Vous ne pouvez pas dire d’un côté « on baisse les impôts », les impôts et les taxes, et d’un autre côté « on maintient voire on développe un certain nombre… par exemple les dépenses euh les investissements publics, les dépenses publiques, les aides sociales etc. »

Ajoutons également le propos de Nicolas Doze sur BFM-TV le 5 décembre, qui se résume en une phrase :

Avec, à la clé, un argument sans faille :

Des journalistes organisateurs du « dialogue social »

Autre préoccupation des éditocrates : trouver des interlocuteurs pour leurs débats médiatiques, mais également pour le gouvernement. Car les grands médias, qui peinent à comprendre le mouvement des gilets jaunes, ont également des difficultés à identifier, sélectionner ou légitimer des porte-parole susceptibles de devenir de bons clients médiatiques [6]. Cela tient à plusieurs raisons : la pluralité des interlocuteurs qui jamais – ou rarement – ne se revendiquent comme « porte-parole » sur les plateaux ; ou encore la multiplication et la diversité des revendications mises en avant selon les gilets jaunes invités.

Tant est si bien qu’on assiste à une situation surprenante : certains éditorialistes en arrivent à regretter les « corps intermédiaires », en particulier les syndicats, qu’ils malmènent pourtant le reste du temps en période de mobilisations sociales !

La remise en cause des corps intermédiaires, systématiquement contournés depuis le début du quinquennat, est un handicap majeur, alors qu’ils seraient si cruciaux pour canaliser un conflit social de ce type. (Le Monde, 4/12) [7]

Et c’est bien là un problème majeur auquel sont confrontés les éditorialistes : le bouleversement des règles du fameux « dialogue social » institutionnalisé, dont le commentaire (interview à l’issue des réunions, description des rebondissements et des positions syndicales et gouvernementales, etc.) résumait traditionnellement la couverture qu’ils font des mobilisations sociales en tant que spectateurs et arbitres des négociations.

Désormais, les éditorialistes semblent se vivre non seulement plus comme arbitres, mais également acteurs du « dialogue social », remplaçant au pied levé les « partenaires sociaux » défaillants. Avec des propos qui témoignent, ces derniers jours, d’une véritable violence de classe qui se décuple.

Ainsi de Christophe Barbier sur BFM-TV (03/12) :

La première solution politique, c’est de dialoguer avec tout le monde et d’annoncer des choses concrètes. […] S’ils obtiennent quelque chose de concret, notamment symbolique, c’est-à-dire la suppression de la hausse des taxes prévue en janvier sur le carburant, eh bien ils annoncent le renoncement à une manifestation à Paris, samedi, pour éviter les violences. Qu’ils retournent dans les petites villes, dans les villages, sur les ronds-points, dans la proximité avec les gens comme le 17 novembre, et qu’ils arrêtent de fantasmer sur la prise de la Bastille, même si c’est l’Arc de triomphe.

Face à l’absence de négociation, Nathalie Saint-Cricq perd également patience sur le plateau du JT de France 2 (02/12) :

Édouard Philippe doit négocier avec des gens qui ne sont pas organisés. On l’a dit, toute cette semaine, ce soir, ils sont en train de téléphoner – je les ai eus tout à l’heure – aux huit gilets jaunes. On leur répond : « non, je peux pas venir ce jour là parce que je travaille, parce que j’ai les enfants jusqu’à 18h… » Donc négocier avec des gens qui n’ont pas envie de négocier c’est quelque chose d’assez compliqué [8].

Jean-Michel Aphatie n’est pas en reste dans la matinale d’Europe 1 (04/12) :

Nous n’avons aucun interlocuteur crédible pour représenter un mouvement qui génère une violence immense et qui menace la nation. […] C’est une forme d’irresponsabilité́ politique que nous n’avons jamais connue.

Dans l’émission Punchline (03/12), Jean-Claude Dassier sermonne les gilets jaunes :

Les gilets jaunes refusent même d’aller énoncer leurs revendications et négocier ou discuter ! […] Je pense qu’il est plus que temps pour ce mouvement, qui a sa légitimité, qui a ses raisons, de se structurer, y a pas de mouvement qui ait un avenir politique et social s’il ne se structure pas ! […] Je souhaite surtout que […] le contact ait lieu évidemment et que surtout il soit positif, qu’on enchaîne vite. Parce qu’il y a déjà eu beaucoup de temps de perdu, maintenant il faut accélérer. Encore une fois, la France peut pas supporter un week-end prochain comme celui que nous avons vécu.

Et on peut dire que l’éditorialiste ne perd pas de temps. En direct du plateau, il amorce lui-même une séance de négociation avec José Espinoza, pour le moins surréaliste, qui synthétise ce mépris de classe :

– José Espinoza : Donnez de l’argent sonnant et trébuchant et vous verrez que le mouvement… [Coupé]
– Jean-Claude Dassier : 200 euros et c’est fini ?!
– J.E : 200 euros pour le SMIC.
– J-C. D : Et c’est terminé ? Bon, on a là une négociation. 200 euros pour le SMIC, on va téléphoner à Matignon, on a la clé. On va bien trouver 200 euros…
– J.E : Il a bien trouvé 40 milliards pour le CICE.
– J-C. D : D’accord ! Pour combien de personnes à votre avis, à vue de nez ? 200 euros pour combien de personnes ?
– J. E : Oh eh bien pour l’ensemble des smicards, ils sont nombreux. Et il y a 40 milliards à récupérer du CICE […] alors qu’on le donne aux patrons sans contrepartie !

Si certains n’hésitent donc pas à conseiller le gouvernement voire à négocier pour lui, l’errance du Premier ministre et du président tend à faire paniquer les relais les plus dociles de la macronie ! Ainsi de Nathalie Saint-Cricq, qui semblait particulièrement perdue, comme un député qui n’aurait pas reçu ses éléments de langage, au lendemain de la journée de mobilisation de samedi 1er décembre :

[Emmanuel Macron] n’a pas pris la parole ce soir, probablement parce que… qu’est-ce que vous voulez qu’il dise ! Ils ont l’impression que […] même si c’était la baisse ou le moratoire sur la taxe du carburant, on lui dirait « ok c’est bien mais ça suffit pas, il faut l’ISF », et après on lui dirait « mais ça suffit pas, faut encore autre chose », donc il a effectivement compris que le fait de reculer, on insisterait surtout sur le recul et non pas sur les choses sur lesquelles il a reculé, donc c’est relativement complexe. […] Qu’est-ce qu’il peut faire ? […] Comme manifestement toute la dramaturgie est en train de se faire entre Macron versus le reste du monde, ou plus exactement le reste de la France, il a intérêt à remettre du corps intermédiaire.

Rassurons nos lecteurs : cette absence n’était probablement que passagère. La veille, la cheffe du service politique de France 2 était plus revendicative :

Non, il ne peut pas donner l’impression de plier […], il ne peut pas donner l’impression que les gilets jaunes ont obtenu gain de cause. […] Le problème pour Emmanuel Macron, c’est que s’il recule, il se dit que les prochaines réformes ce sera à chaque fois la même chose donc c’est ni dans son tempérament de reculer, et en plus il y a une deuxième crainte, c’est qu’il se dit que à chaque nouvelle réforme […] il y ait une nouvelle structure gilets jaunes qui, à chaque fois qu’il essaie de bouger, le fasse reculer ; soit il considère qu’au bout d’un an et demi de quinquennat il faut qu’il fonce avec les risques de casse, soit il recule ; on va voir assez rapidement s’il ne trouve pas une solution intermédiaire. (JT France 2, 1er décembre)

Et pour la trouver, il pourra s’inspirer des conseils de Nathalie Saint-Cricq.

 

***

La journée de mobilisation du 1er décembre a, semble-t-il, contribué à une panique médiatique croissante face au mouvement des gilets jaunes. Si les premières inquiétudes ont porté sur les conséquences des blocages sur l’économie, ce sont désormais les revendications (irréalistes) du mouvement et les scènes de violences (condamnables) lors des manifestations qui sont désormais dans le viseur médiatique. Et les éditorialistes se mobilisent : en prescrivant conseils et méthodes pour que le gouvernement « sorte de la crise » ; en faisant le tri entre bons et mauvais gilets jaunes selon que leurs revendications sont jugées « légitimes » ou « surréalistes », et leurs comportements, « pacifique » ou « extrémiste » ; ou encore en faisant mine d’organiser le « dialogue social » avec les gilets jaunes, pour mieux permettre de canaliser la colère populaire. À cet égard, ce journalisme d’élite parfaitement ignorant des préoccupations quotidiennes des gilets jaunes, joue parfaitement son rôle de gardien de l’ordre social.

Pauline Perrenot (avec Maxime Friot)

Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 06-12-2018

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Commentaire recommandé

Toff de Aix // 19.12.2018 à 06h51

La situation de la presse dans ce pays est plus qu’alarmante. Se dire et se penser “en démocratie “et voir une telle incurie médiatique quasi généralisée, c’est quand même sacrément dissonant..

Où sont les “intellectuels” et autres “éditorialistes” pour s’indigner devant la violence quasi militaire que subissent des hommes et des femmes, voire des lycéens, tous dans leur très grande majorité pacifiques ?

Depuis plus d’un mois que ce mouvement a commencé on compte plusieurs milliers d’arrestations préventives arbitraires, contraires a tous les principes du Droit et en directe contradiction avec l’article 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme “nul ne peut être détenu, emprisonné ou exilé arbitrairement”. Qui en parle dans “la presse “?

Déjà deux lycéens gravement blessés et défigurés par des tirs tendus de flashball a la tête -contraires au code de déontologie policier, et parfaitement illégaux. Également plusieurs mutilations, mains arrachées et autres joyeusetés grâce a ces grenades GLI F4, partout interdites d’usage sauf en France, pays des “droits de l’homme”.

Et je n’ose évoquer le cas de cette pauvre dame, Zineb, dont le seul tort a ete de vouloir fermer ses volets et qui a été victime de ce qui semble etre une bavure par tir direct de lacrymogene au visage. 80 ans, et morte de la viooence policière. Que penser de L’ABJECT castaner, qui justifie ceci devant le parlement en disant “qu’elle est morte des suites d’une operation, mais pas directement du tir”…. Qui en parle dans la presse?

La presse est censurée par le pouvoir (affaire de la pancarte anti roitelet retouchée par une petite main journalistique), et combien d’autres exemples… mais sincèrement… Qui en parle?

Les procès en comparution immédiate sont devenus la norme, des monceaux de gens “normaux et comme il faut, sans aucun antécédent judiciaire” sont condamnés sur du vent, on les empêche de manifester en les obligeant a pointer tous les jours au commissariat… Leurs droits élémentaires sont piétinés… Mais qui en parle?

Pour resumer l’etat d’urgence est institutionnalisé, la presse est aux ordres, la police emprisonne, mutile et gaze a tour de bras, la justice est expéditive… Sommes nous toujours en démocratie ?

Le jour où des sites comme celui-ci et quelques autres, permettant encore de s’informer et de trier le vrai du faux, seront menacés, je pense qu’il sera temps de plier mes guêtres et faire mes bagages pour mon bien aimé maquis. Oh, mais wait…

Que reste-t-il de mon pays, la soi disant “patrie des Droits de l’Homme “?

91 réactions et commentaires

  • Jean // 19.12.2018 à 06h26

    Je ne sais pas si le mouvement des Gilets Jaunes permettra d’enrayer l’entreprise de destruction du néolibéralisme mais il nous aura au moins offert le spectacle réjouissant de la déconfiture de tous ces manipulateurs d’opinions qui se pensaient omnipotents. Les optimistes diront que les choses ne seront plus jamais comme avant et que la naïveté du peuple face à leurs manigances appartient désormais définitivement au passé. Ce qui est certain c’est que personne, dans ce pays, ne pourra plus regarder BFMTV de la même façon.

      +77

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    • Alfred // 19.12.2018 à 07h22

      Attendez vous à apprendre que devant la baisse des audiences et des recettes BFM TV est à vendre. Il semblerait que le gouvernement vienne en aide aux propriétaires et la fasse racheter par la caisse des dépôts. Ce n’est pas une fakenews ce sera bientôt dans le gorafi (le seul journal qui reste crédible: c’est celui qui avait annoncé que Benalla avait un pistolet à eau, ce qui est bien le cas puisque le juge n’a pas bronché). De plus le contexte (l’historique de moralité du gouvernement comme de nombreux parlementaires) porte à croire c’est une information réaliste. Ce sera vrai ce soir (mais peut être que le gouvernement fera machine arrière dans la nuit). Ne riez pas car bientôt viendra la taxe sur les ricanements.

        +24

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    • Bordron Georges // 19.12.2018 à 08h20

      Les réactions du système médiatique sont effectivement très révélatrices. Mais tous ces journalistes jouent parfaitement la partition qu’il leur faut. Dans les discours qu’ils tiennent depuis des décennies, ce qui a changé c’est simplement qu’ils ne cherchent même plus à cacher leur orientation politique. Ils savent d’ailleurs très bien pourquoi. Il ne faut surtout pas sous-estimer le nombre de mouvements qui incitent la population à se laisser guider vers sa ruine, ni le nombre moutons qui les suivent; non seulement dans les partis mais aussi les loges, les églises, les clubs, les amicales (anglo-saxonnes), les associations, …

        +8

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      • Bordron Georges // 19.12.2018 à 08h54

        Révélation des collusions politiques qui durent depuis des dizaines d’années.
        Devinez qui Macron a choisi pour le représenter dimanche dernier à l’investiture de la présidente de Géorgie.
        Sarkozy!!!

          +20

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      • Chris // 19.12.2018 à 11h45

        Un poulailler caquetant et vacarmeux qui lâchent ses fientes en toute aisance, assuré d’être philosophe, artiste, économiste ou que sais-je encore, bref important, connaissant et irremplaçable.
        Mais qui a encore le courage d’écouter cette ménagerie qui ne peut survivre qu’en zoo parisien ? Moi pas. Le spectacle de leurs bouches en cul de poule et verbiages hystéro-pontifiants m’en détournent. Les singes du zoo de Vincennes sont bien plus distrayants… et pratiques : il suffit de fermer les cages et terminé.
        Ces gens n’existent que par notre attention : ignorez-les, leur monde est irréel !
        Sauf si vous voulez vous distraire. Amusez-vous à dénuder et décrypter leurs artifices oratoires et gestuels : plutôt désopilant !
        @Pierre 9459
        A propos du RIC, des réactions du côté suisse :
        https://www.lematin.ch/suisse/president-assemblee-offense-suisse/story/21617857

          +9

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        • Lilmoiss // 19.12.2018 à 23h38

          Pas très sympa pour les animaux cette comparaison, mais elle résume très bien le dégoût qu’inspire cette caste

            +4

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    • Pierre9459 // 19.12.2018 à 09h54

      Pour ma part, je ne regarde déjà pas BFM 🙂
      Ce qui est drôle à observer quand même, c’est qu’on parle du SMIC, de l’ISF, du CICE …
      Par contre…pas trop de bruit sur une revendication qui commence sérieusement à percer : le Référendum d’Initiative Citoyenne ….
      Ah oui, faut pas parler des choses qui fâchent …

        +6

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      • Owen // 19.12.2018 à 11h16

        Si, si, on en parle, les médias sont quand même bien obligés.
        Comme ici, dans l’émission “C à vous”. https://www.youtube.com/watch?v=_VdeJqO0rJk

        Mais avant, d’interroger Natacha Polony, Patrick Cohen prend un looooong temps pour expliquer ce qu’il faut penser du RIC (en commençant par comparer le RIC et le Ricard, ça vient très de loin…).
        Après, Natacha Polony doit réagir à la façon dont Cohen s’en moque, et expliquer ce que c’est. Et, de fait, elle n’a pas été très claire cette fois ci dans ses explications.

        Donc le médias vont en parler, mais en présentant le sujet noyé au fond d’un pot de colle. Et courage à l’invité qui doit désengluer. Ils ne vont pas céder comme ça…

          +8

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    • Tardieu // 20.12.2018 à 17h46

      “Jean” le spectateur de l’apocalypse, et il n’en a même pas conscience comme la plupart des gens qui rédigent des commentaires dans ce blog, c’est cela le plus inquiétant. Pitoyable !

        +0

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  • Toff de Aix // 19.12.2018 à 06h51

    La situation de la presse dans ce pays est plus qu’alarmante. Se dire et se penser “en démocratie “et voir une telle incurie médiatique quasi généralisée, c’est quand même sacrément dissonant..

    Où sont les “intellectuels” et autres “éditorialistes” pour s’indigner devant la violence quasi militaire que subissent des hommes et des femmes, voire des lycéens, tous dans leur très grande majorité pacifiques ?

    Depuis plus d’un mois que ce mouvement a commencé on compte plusieurs milliers d’arrestations préventives arbitraires, contraires a tous les principes du Droit et en directe contradiction avec l’article 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme “nul ne peut être détenu, emprisonné ou exilé arbitrairement”. Qui en parle dans “la presse “?

    Déjà deux lycéens gravement blessés et défigurés par des tirs tendus de flashball a la tête -contraires au code de déontologie policier, et parfaitement illégaux. Également plusieurs mutilations, mains arrachées et autres joyeusetés grâce a ces grenades GLI F4, partout interdites d’usage sauf en France, pays des “droits de l’homme”.

    Et je n’ose évoquer le cas de cette pauvre dame, Zineb, dont le seul tort a ete de vouloir fermer ses volets et qui a été victime de ce qui semble etre une bavure par tir direct de lacrymogene au visage. 80 ans, et morte de la viooence policière. Que penser de L’ABJECT castaner, qui justifie ceci devant le parlement en disant “qu’elle est morte des suites d’une operation, mais pas directement du tir”…. Qui en parle dans la presse?

    La presse est censurée par le pouvoir (affaire de la pancarte anti roitelet retouchée par une petite main journalistique), et combien d’autres exemples… mais sincèrement… Qui en parle?

    Les procès en comparution immédiate sont devenus la norme, des monceaux de gens “normaux et comme il faut, sans aucun antécédent judiciaire” sont condamnés sur du vent, on les empêche de manifester en les obligeant a pointer tous les jours au commissariat… Leurs droits élémentaires sont piétinés… Mais qui en parle?

    Pour resumer l’etat d’urgence est institutionnalisé, la presse est aux ordres, la police emprisonne, mutile et gaze a tour de bras, la justice est expéditive… Sommes nous toujours en démocratie ?

    Le jour où des sites comme celui-ci et quelques autres, permettant encore de s’informer et de trier le vrai du faux, seront menacés, je pense qu’il sera temps de plier mes guêtres et faire mes bagages pour mon bien aimé maquis. Oh, mais wait…

    Que reste-t-il de mon pays, la soi disant “patrie des Droits de l’Homme “?

      +105

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    • fanfan // 19.12.2018 à 09h33

      Acrimed – “S’ils (les éditocrates) ne manquent jamais d’interroger le caractère « raisonnable » des manifestants, il nous semble nécessaire de leur retourner la question : les éditocrates sont-ils raisonnables ?
      par Pauline Perrenot (avec Frédéric Lemaire et Bruno Dastillung), samedi 8 décembre 2018
      https://www.acrimed.org/Manifestation-des-gilets-jaunes-les-editocrates

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    • Suzanne // 19.12.2018 à 11h21

      Bravo, Toff, on ne pourrait mieux dire !
      J’ajoute quand même sur “où sont les intellectuels…” etc. qu’ils sont bien là !! Chouard, Lordon, Lancelin, Pinçon Charlot, Todd, ne mâchent pas leurs mots, ils sont même limites, je m’attends chaque jour à devoir leur apporter des oranges en prison vu la liberté de leur langage (Ruffin pareil). Comment les protéger?

        +21

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      • sinoué // 19.12.2018 à 14h37

        Et vous oubliez Michel Onfray!…

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      • Dune // 19.12.2018 à 23h03

        Lancelin intellectuelle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!????????????????
        Argh, les éditocrates battus par Suzanne !!!
        Lancelin , c’est entre autres la dame qui parle de “révolution anthropologique” à propos de la “théorie” délirante (et révélatrice de ce qu’est au fond le féminisme) présentée par le livre “Faiminisme” relai de la “chercheuse” Priscille Touraine elle même relai de la “grande anthropologue” Françoise Héritier.
        Que du beau linge, de l’intellectuelle de très haut niveau !

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        • Suzanne // 19.12.2018 à 23h48

          Merci de ne pas me comparer aux éditocrates, je vous prie, je ne l’ai pas mérité. Bon, vous avez peut-être raison, j’en sais rien et je m’en fiche un peu. Moi, j’ai bien aimé son entrevue thinkerview, je trouve que les passages là-bas montrent pas mal les personnages, et ce qu’ils pensent. OK, je resterai sur le trio Pinçon/Todd/Lordon, alors (ceux-là, je n’en démordrai pas 🙂 )

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        • Pierrot de Pont // 25.12.2018 à 07h04

          Mais c’est quoi ce délire gloubi goulblesque sur Aude Lancelin, sans autre démonstration qu’une énumération de références non explicitées se présentant en pseudo arguments d’autorité ? Aude Lancelin est, notamment dans les entretiens de haute tenue qu’elle donne sur la Média, une des rares fierté du journalisme dont cet article d’Acrimed donne un bon aperçu de l’état de délabrement dans lequel il s’est enfoncé depuis au moins deux décennies (cf. la couverture désastreuse du mouvement social de 1995).

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    • Chris // 19.12.2018 à 11h48

      Comme si cela ne suffisait pas…
      https://www.romandie.com/news/Gilets-jaunes-Vinci-enflamme-le-d-bat-sur-les-p-ages-devenus-symboliques_RP/980969.rom
      Trois gros acteurs, Vinci, Eiffage (APRR) et la Sanef se partagent le marché des autoroutes en France qui représente près de 10 milliards de chiffre d’affaires.

      17 déc. 2018 – La police demande un retour sur investissement…
      https://www.romandie.com/news/Gilets-jaunes-les-syndicats-de-policiers-r-clament-un-retour-sur-investissement_RP/980725.rom

      Selon bonne formule : diviser pour régner !

        +2

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    • geedorah // 19.12.2018 à 15h28

      non les journalistes ne sont pas censuré par le pouvoir, ils s’autocensurent et ne s’en portent pas plus mal, le redac chef, l’éditorialiste comme le journaliste de base pourrait chercher du taf ailleurs, voir créer leur média, il y a des ex.
      à les cotoyer, ils sont probablement sous le charme de ces gens (le pouvoir de l’éloquence, chose que peu de gueux possèdent et du “faste”) voir les envient
      ils méritent le même mépris que nos politiciens
      je pensais à nos chers éditorialistes en particulier…

        +3

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      • land plao // 19.12.2018 à 20h16

        Et encore vous êtes gentil, pour beaucoup on se demande même s’ils connaissent l’info qu’ils pourraient autocensurer ! Enfin bref, pour moi, rien à voir avec de l’admiration ou de la conviction, c’est de la simple soumission de confort, de l’arrivisme plan-plan pour fainéant sans scrupules. on voit ça dans plein d’autres domaines que le journalisme, c’est même plutôt fréquent en fait… la place est bonne, le patron richissime, alors surtout pas de vague et la vie sera belle.

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        • geedorah // 19.12.2018 à 20h38

          bah ce sont des gens qui s’accommodent de toute chose, des opportunistes et quoi d’autre? 🙂
          la journaliste du monde qui dit que les politiciens français sont les meilleurs au monde dans les chiens de garde c’est juste énorme
          bonne fête de fin d’année:)

            +2

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    • Jean // 19.12.2018 à 16h11

      @Toff de Aix

      Sur les violences policières, le témoignage d’un CRS qui se présente comme un lanceur d’alerte :

      https://www.youtube.com/watch?v=r60EbwsaysI

      Ce témoignage anonyme me parait crédible, à chacun d’en juger.

        +1

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      • Chris // 19.12.2018 à 18h06

        A propos de transition écologique dont nous bassine le Gvt taxateur et son poulailler :
        Les subventions EUR au charbon prendront fin en 2025
        https://www.lapresse.ca/environnement/politique-verte/201812/18/01-5208547-electricite-les-subventions-au-charbon-prendront-fin-en-2025-dans-lue.php
        Les négociateurs des États membres de l’Union européenne (UE) et du Parlement européen se sont accordés dans la nuit de mardi à mercredi sur la refonte du marché de l’électricité, qui préserve les tarifs réglementés et prévoit une fin des subventions pour le charbon en 2025, selon des communiqués des deux institutions.

        Le compromis trouvé dans la nuit devra encore recevoir l’aval officiel du Parlement et du Conseil… une dernière étape formelle. 4 mots qui remettent à sa juste place le rôle du Parlement européen croupion !

        En passant, j’ignorais que l’UE subventionnait encore le charbon !

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  • Yves TEROUINARD // 19.12.2018 à 07h15

    Y a le feu;
    Car c’est “pleins feux” …
    … Sur le “bois de Boulogne” du journalisme.
    Pour les péripatéticiennes du “système”, le temps des feux de l’enfer arrivent.
    Et, contrairement, à Jeanne d’Arc, il n’y aura pas de retour au Paradis.

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  • Fritz // 19.12.2018 à 07h31

    Acrimed au mieux de sa forme. Journalisme de prescription, journalisme de solution (ultralibérales et parisiennes). Barbier qui demande aux Gilets jaunes de renoncer à leur manifestation à Paris : « Qu’ils retournent dans les petites villes, dans les villages… », autrement dit : Que les manants retournent dans leurs chaumières, car cette fois la Bastille sera défendue, à coup de grenades et de flashball.

    Brézet appelle ça la « priorité des priorités » : le « rétablissement de l’ordre républicain », lui qui fixe en toute modestie la feuille de route du gouvernement. A propos, la charte de Munich aurait dû interdire aux journaleux l’abus des adjectifs. Bah, ils ne la connaissent même pas.

    Ce qui me réjouit : on avait déjà entendu ce discours médiatique pendant les grèves de novembre-décembre 1995, et Juppé avait reculé. Derrière cette morgue indécente et bavarde, on devine les gouttes de sueur froide qui coulent dans le dos des éditocrates.

      +24

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    • Catalina // 19.12.2018 à 08h48

      les gilets jaunes demandent aux crs s’ils doivent encadrer la manifestation des crs avec des flashball et des grenades lacrymo.
      ;o)

        +28

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      • Suzanne // 19.12.2018 à 11h22

        Ah ah, morte de rire… ça leur ferait les bottes.

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  • Larousse // 19.12.2018 à 07h31

    @Jean
    « la déconfiture de tous ces manipulateurs d’opinions»
    vous savez les journalistes ont repris depuis deux jours leurs bonnes vieilles habitudes et maintenant ils reprennent leur jeu des commentaires politiciens : Est-ce qu’Edouard Philippe va démissionner, être débarqué… bla, bla, bla … sans rien changer sur le fond, puisqu’ils n’ont qu’un souhait maintenir le système.
    La France est tombée dans une “démocratie de spectacles”.
    Il suffit d’écouter la “remarquable” Aurore Bergé qui appelle comme une acharnée à continuer les réformes libérales. Et les ploutocrates oligarques eux, sont toujours aussi déterminés à dissoudre la France dans l’UE. Le plan n’a pas changé !.

      +29

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    • Fritz // 19.12.2018 à 07h45

      Les éditocrates retournent à leurs petits jeux, en profitant de la trêve des confiseurs. Ces gens-là ne valent pas la corde qui servira à les pendre : un jour il faudra recourir à la violence. On demande un nouveau Lénine…

        +17

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      • Catalina // 19.12.2018 à 08h54

        si l’ue était logique, elle étendrait “l’austérité” aux trop nombreux députés et sénateurs français, parce que là entre “salaires” et ‘avantages”, il y a un pognon de dingue à faire comme économie, tout comme avec les vieux croutons du conseil des sages, ceux-là ne servent à rien, comme les autres, ça et les aides à la presse font une somme plus que considérable, et je dirais même plus, très considérable. Ensuite, l’ue devrait faire un audit et je suis sûre qu’elle trouverait des fortunes détournées par ces “représentants”, ah mais elle le fera pas puisqu’elle se sucre au passage…et fait partie de la mafia mondiale.

          +9

        Alerter
        • Alfred // 19.12.2018 à 10h40

          Avant même le ric les gj devraient demander que le président, le gouvernement, ses cabinets, les députés et leurs attachés voient leur rémunération réduite de 25 a 33% histoire de montrer l’exemple du serrage de ceinture. Sinon rien.

            +7

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          • Suzanne // 19.12.2018 à 11h18

            Complètement d’accord !! Réduction de 30% immédiate de tous les salaires du président, ministres, députés. Mais aussi démission de tous ces gens et remplacement. Qu’ils aillent voir ailleurs si le peuple y est.

              +6

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            • pauvre d’eux // 19.12.2018 à 15h05

              Si on commençait à faire sauter les 7600€ de défiscalisation des journalistes ?

                +7

              Alerter
        • olivier // 21.12.2018 à 12h46

          pffff , dégagez l’UE et déjà ce sera des milliards de retour dans les caisses de l’Etat. C’est dans les grandes écoles qu’il faut faire du dégagisme, ces usines à idiots libéraux et à journalistes conformistes. Un haut salaire n’est pas une aberration si l’on veut limiter la corruption par les lobbies (qu’il faut aussi interdire d’accès à l’Assemblée).

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    • Maxhno // 19.12.2018 à 08h36

      C’est sur q’on bouffe beaucoup de merde en ce moment mais au moins cela a le mérite de mettre au jour la folie de la galaxie macronienne, entre les anciens complètement déconnectés et les jeunes qui l’ont jamais étés c’est le néant absolue.
      “Le salaire des députés est nécessaire pour attiré les talents a l’assemblée”
      “Si on met le smic a 1300€ quel amertume pour tous ceux qui deviennent smicar”
      “avec le référendum c’est le retour de la peine de mort”
      “Le gilets-jaunes est tout le temps devant la télé ” (les journalistes consomme beaucoup de cokaine)

        +18

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  • justinos // 19.12.2018 à 07h50

    Ce qui est frappant, c’est que ces commentateurs ou analystes présumés ne se content pas de commenter et d’analyser, mais s’instituent les promoteurs des “réformes” dont on sait qu’elles vont dans l’intérêt exclusif du Capital, promotion qui n’est pas de leur métier. Et si cela se trouve, ces réformes ne leurs seraient même pas favorables à eux, aussi nantis soient-ils ! La “Réforme”, à laquelle on se réfère comme un mantra, c’est le Destin des Anciens qui nous surplombe et auquel on doit tout sacrifier. Pourquoi ? Mais parce qu’il faut réformer, toujours réformer, encore réformer. Pourquoi ? Mais parce qu’il faut réformer, toujours réformer, encore réformer, etc.

      +18

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    • Fritz // 19.12.2018 à 08h01

      En effet, ils n’ont que ce mot à la bouche, tout en se gardant de l’expliquer.

      Je propose cette traduction : réforme = projet du Medef

        +19

      Alerter
      • Tassin // 19.12.2018 à 09h56

        Il faudrait les reprendre en direct du style :
        – “Mais il faut continuer les réformes!”
        – “Vous voulez dire continuer de libéraliser?”

          +6

        Alerter
        • Chris // 19.12.2018 à 11h55

          Oui, évidemment !
          Les GOPE sont UN ordre de marche de la doxa néolibérale globalisante : tout doit y passer pour égaler la misère des déplorables US et d’ailleurs.

            +5

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    • Olivier1973 // 19.12.2018 à 09h02

      Et si on commençait par supprimer la niche fiscale des “journalistes”?

        +8

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      • LBSSO // 19.12.2018 à 15h48

        Une nouvelle assiette pour Noël

        “L’Assemblée nationale exclut les gros salaires de la niche fiscale des journalistes. Mardi 18 décembre, les députés ont voté la mise en place d’un encadrement de cette niche fiscale. Sans limite de revenus jusqu’à présent, l’abattement sera désormais plafonné à 6.000 euros nets mensuels. Au-delà, les professionnels des médias ne pourront plus bénéficier de cet avantage. Depuis 1934, tout journaliste pouvait retirer jusqu’à 7.650 euros de son assiette fiscale, lors du calcul de l’impôt sur le revenu.
        Les députés ont toutefois rejeté deux amendements qui demandaient la suppression pure et simple de cet abattement fiscal”.
        https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/les-deputes-limitent-la-niche-fiscale-des-journalistes-a0c82a96fdde921390590678a7ad1181

          +6

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  • Tchoo // 19.12.2018 à 07h50

    C’est jubilatoire de voir tous ces journaleux s’agiter dans leur bocal et nous donner leur panique en spectacle.
    L’image qu’ils donnent à tous, alors que beaucoup les croyaient encore aura fait énormément pour l’éveil des consciences de nos compatriotes.

      +12

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  • Jean // 19.12.2018 à 07h54

    Les chiens ont beau être de gardent le gouvernement est quand même aux abois.

    “En quelques heures, l’exécutif a choqué les Français à deux reprises. En effet, ayant annulé certaines mesures visant à atténuer les conséquences de la transition énergétique, le gouvernement les a rétablies un peu plus tard, s’attirant alors les foudres de la population connectée.”

    Source et suite de l’article : https://fr.sputniknews.com/france/201812191039355886-gouvernement-annulation-maintien-mesures-gilets-jaunes/

      +4

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  • Maxhno // 19.12.2018 à 07h54

    Il aura fallu 6 morts et 1000 blessés pour ce rendre compte que la V république avait basculer dans l’instrumentalisation mafieuse et qu’elle ne tenait que par sa capacité a divisé l’opinion publique, les médias comme les CRS ne sont la que pour disperser toute tentative de rassemblement populaire et il suffirait que l’un des deux doute pour que nos maîtres soit
    complètement désarmé.
    En 4 semaines nous avons pus observer grâce aux gilets jaunes le fonctionnement malsain de notre république, et de ces sbires, qui comme elle a l’habitude de le faire depuis 40 ans divise pour mieux régner, la posture identitaire a encore une fois bien fait son travail et le jaune de l’unité dangereuse reprend doucement la teinte brune de la pensée unique et stérile.

      +17

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    • olivier // 21.12.2018 à 12h49

      et de comprendre à quoi servent les syndicats assujettis à l’UE par les subventions….

        +0

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  • Ardéchoix // 19.12.2018 à 08h05

    Bruno Jeudy prône une « inflexion sociale » du gouvernement 《 Faire une inflexion, mettre un genou à terre, accepter de reculer, 》
    J’ai essayé, eh ben suis tombé, c’est prémonitoire ?

      +16

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  • Sharivan // 19.12.2018 à 08h11

    Quel spectacle surréaliste de les voir s’accrocher à leurs coupes de champagne quand leur monde s’écroule sous leurs yeux.
    Quelque part c’est un peu émouvant… un peu comme l’orchestre du Titanic ^^

      +12

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  • Caliban // 19.12.2018 à 08h21

    “Un pays pauvre est d’abord un pays qui n’a plus de riches”
    Non non, ce n’est pas de Michel Audiard.

    Comment voulez-vous qu’à la prochaine révolution on n’ait pas envie de pendre les politiques avec les tripes des derniers éditocrates ?

    Hein ? Non, c’est une citation approximative de Diderot 🙂

      +25

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    • Jean // 19.12.2018 à 08h28

      J’aurai plutôt dit : Un pays pauvre est d’abord un pays qui a trop de riches.

        +27

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    • Ardéchoix // 19.12.2018 à 08h52

      “Un pays riche est d’abord un pays qui n’a plus de pauvres” .

        +44

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  • Marie // 19.12.2018 à 08h39

    BFMTV est pour moi l’exact contraire de “l’info-qui-informe”, ie l’info appelant à la réflexion. L’alerte permanente sur la quelle la chaîne base son audience présente peu d’intérêt dans la mesure où elle a beaucoup de chances (risques ?) d’être démentie plus tard. Par contre (peu de rapport) la position nuancée d’Ariane Mnouchkine s’exprimant sur les GJ, en public, et en débat organisé par Télérama (10 décembre) est d’une toute autre dimension.

      +1

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    • Babar // 19.12.2018 à 09h19

      Oui BFM est très symbolique de l’info spectacle primant l’émotion, comme du reste ses collégues de l’info sur TNT en boucle. Il faut dire que son moteur est l’audimat car son vrai commerce est la pub. En permanence elle ajuste le temps de pub et le temps d’info (sic) car la “cible” zappe s’il y a trop de pub et par contre la chaine perd de l’argent s’il y a trop “d’info”…
      Durant ces semaines de “gilets jaunes” la chaine était désemparée, accusée par le gouvernement de faire le jeu des “émeutiers” en valorisant les actes violents spectaculaires mais consciente que c’était très vendeur… Elle (et CNews comme LCI) ont opté pour tempérer, de faire intervenir comme commentateurs des policiers, souvent syndicalistes! La police en boucle, cette fois c’est la colère des gilets jaunes et des injures ou pire envers les reporters sur place… Quelle dilemme!

        +3

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  • Kokoba // 19.12.2018 à 09h05

    Le masque est tombé depuis pas mal de temps déjà.
    Pourtant on entend encore assez peu parler de réforme médiatique.

    Lorsqu’on parle démocratie, on pense à la séparation des pouvoirs (exécutif/législatif/judiciaire) mais on oublie tout le temps le pouvoir médiatique. Pourtant, séparer le pouvoir médiatique du pouvoir politique et financier est devenu une urgence.

    Aucun parti politique par exemple n’a osé s’attaquer au sujet.
    Il faut dire que s’attaquer aux médias, c’est s’en faire des ennemis mortels. Et ils ont une puissance de feu considérable.
    D’un autre coté, LePen et Mélenchon sont déjà considérés comme des ennemis irréductibles donc ils n’auraient pas grand chose à perdre.

      +6

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  • Francois marquet // 19.12.2018 à 09h27

    « Il faut prendre l’argent où il est, c’est à dire chez les pauvres. Les pauvres n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres ». Je ne sais plus qui est l’auteur, mais ça semble la devise décomplexée de la macronie. Le retour de flamme, ce sont les gilets jaunes, mais aussi le durcissement de la répression et du contrôle social. Va-t-on bientôt ressembler au Brésil, avec favelas d’un côté et riches en voitures à vitres blindées, barreaux aux fenêtres de leur propriétés closes, gardés par des milices privées?
    Nos riches ne sont pas plus malins: sans partage, sans justice, pas de paix sociale.

      +12

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    • fanfan // 19.12.2018 à 09h50

      Alphonse Allais, Oeuvres posthumes, Le Sourire, 27 décembre 1902 :
      “Il faut prendre l’argent là où il se trouve: chez les pauvres. D’accord, ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux!”

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    • Narm // 19.12.2018 à 15h07

      le problème de prendre chez les riches, c’est qu’ils ont énormément d’actif virtuel
      regardez ceux qui ont acheté les société des télecoms
      des tonnes de dette….
      et ensuite, ils font comme le gouvernement, en vendant du vent aux “pauvres et classes moyennes”, ils ne font que limiter leur dette. ils n’ont pas compris que quand il n’y aura plus personne à biaiser, plus d’eau dans le système

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  • charles // 19.12.2018 à 09h32

    je me demandais comment ils réagiront quand le climat va bloquer le pays en réaction à l’infini connerie humaine.

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  • charles // 19.12.2018 à 09h47

    de toute façon qu’ils s’étouffent avec leurs dettes et leurs pognons.

    Nous on prend le RIC et on s’occupe du reste!

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    • Pierre9459 // 19.12.2018 à 10h05

      Justement, ils savent que c’est là qu’il ne faut surtout pas aller !
      Quand le système se sentira réellement en danger, ne vous faites aucune illusion car comme par le passé, il n’hésitera pas à TUER pour survivre. Là, ils en sont à 6 ou 8 morts en 1 mois….c’est peanuts pour eux (respect aux victimes).
      S’ils ont vraiment peur, ils taperont beaucoup, beaucoup plus fort, il faut bien que les peuples en prennent pleinement conscience.
      La question est donc la suivante : jusqu’où ces peuples du monde entier et celui de France en ce moment sont-ils prêts à aller pour conquérir leur liberté ?
      La (vraie) révolution n’est pas pour demain … et justement on approche de Noël ….donc foie gras, champagne, fiesta et tranquilles chacun au bercail…On râlera un peu de nouveau pour le principe au printemps !

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    • Theoltd // 19.12.2018 à 10h28

      Je suis toujours etonné de lire des gens qui doutent de toutes les infos données par nos medias, sauf celles concernant le climat. Comme si le mensonge, une fois installé, n’était pas généralisé. C’est un peu comme démontrer que les chiffres du chômage sont faux, tout en s’appuyant sur d’autre chiffres du chomage.

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  • obermeyer // 19.12.2018 à 10h35

    Réponse de JLM sur le dégagisme qui touche aussi des journalistes vers 1mn30 dans le grand jury :
    https://melenchon.fr/2018/12/16/video-les-gilets-jaunes-cest-le-peuple-en-mouvement/ . Plus loin il leur rappelle leurs avantages fiscaux , et s’insurge contre leur manière de présenter les choses .

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  • Actustragicus // 19.12.2018 à 10h37

    On dirait un mari plaqué par sa femme après l’avoir humiliée pendant vingt ans, et qui lui explique qu’on ne peut pas se conduire comme ça…

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  • christian gedeon // 19.12.2018 à 10h54

    Pas que médiatique…panique politique,panique syndicale,panique uesienne,panique bobosienne, panique financière? ben non,pas panique financière,en fait. Ces périodes agitées sont propices aux “bons coups ” financiers,qui du coup, passent inaperçus. Avis à mes amis des Crises…l’opération nacht und nebel est lancée. pendant que tous les yeux sont tournés vers les GJ,et les discussions qui vont suivre et occuper toute l’attention, il va s’en passer des choses. Quitte à choquer sur les Crises,les vrais riches,ceux qui sont riches riches,se battent les flancs de l’ISF,comme de l’IFI. Il y a bien longtemps qu’ils se sont arrangés avec çà,avec moults conseils fiscaux. Ceux qui restent assujettis sont ceux qui ont de “l’immobilier “,et croyez moi,pour beaucoup,à part la valorisation de leur immobilier qui a cru de façon exponentielle au cours des 20 dernières années,ils ne sont pas forcément riches. Exemple: le gars dont les grands parents ont acquis ,que sais je,un appartement dans le VI ème,de 150 m²,dans les années 1950,et qui en a hérité après avoir payé moults droits de succession,est assujetti à l’IFI…souvent,il a des revenus” normaux “. Ce n’est pas un “riche “…réfléchissez à çà. Faudrait il qu’il soit obligé de vendre son patrimoine familial sur lequel grands parents,parents et lui même ont payé moults impôts de propriété et de succession? C’est complètement con,non?

      +3

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    • Narm // 19.12.2018 à 15h18

      pour moi, les “droits de successions” , j’appelle ça une escroquerie car on te fait payer un truc que t’a déjà payé. un des rares trucs avec lequel j’étais d’accord avec Sarko

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  • theuric // 19.12.2018 à 11h12

    Et encore, les gilets jaunes ne remettent pas, pour l’instant, en cause l’existence de l’Union-Européenne et du fantasmatique réchauffement climatique anthropogénique mais cela viendra.
    Là, nous sommes entrés dans le premier stade, soit la fin de la peur.
    Le second consistera à saisir en plein là où notre réalité n’est que virtualité.
    Ensuite, ben ensuite, nos verrons bien.

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    • Theoltd // 19.12.2018 à 13h43

      Sur BFME, un gilet jaune a clairement dit qu’on se foutait de la G. du monde en annonçant la fin de l’humanité a cause du climat.
      De toutes façons, a force de pas se rechauffer, la théorie du réchauffement se refroidira par elle meme. Malheureusement, ca prendra du temps.

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      • Antoine l’ermite // 20.12.2018 à 00h59

        Et si on nous avait dit il y a 5 semaines où nous en serions aujourd’hui grace aux GJ, avouez qu’on aurait bien rigolé :
        _macron pratiquement à la porte,
        _ délitement en cours de tous les bras cassés du gvt,
        _ les médias qui évoquent le RIC,
        _ panique généralisée chez ces pourris de journalistes,
        _les flics qui veulent faire la peau de leur ministre,
        _et je ne parle pas du mouvement qui commence à bloquer les frontières, aidés des GJ étrangers.

        Je prédis donc que [modéré] réchauffement climatique va bientôt sortir .
        Dire qu’on a flingué la carrière de Claude ALLEGRE pour ça !!

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  • Un_passant // 19.12.2018 à 11h16

    J’ai cessé de lire lorsque j’ai vu parler de “réformes libérales”.
    Le problème de la France, c’est bien le manque de libéralisme, sur le modèle Suisse ou Suédois (plus je regarde la problématique, plus il m’apparaît net qu’il faudrait un mix de ces deux modèles).
    Le prisme déformant, le biais cognitif du CAC40 et du Medef (sans compter, je reste d’accord avec cet aspect de l’article, le comportement des journalistes et des politiciens) fait oublier que si l’économie français a tant de mal depuis quarante ans, c’est bien à cause du manque de libéralisme, de l’excès de réglementation et de paperasse qui pèse sur les TPE, PME et ETI, cumulé à la catastrophe des réformes de l’éducation nationale depuis la suppression du système des bac dans les années 80. Il fallait une réforme, mais certainement pas celle-là (ni celles qui ont suivi d’ailleurs).
    Ce sans parler des dérives de la dépense publique (aucun budget à l’équilibre depuis 1974, au profit de l’administratif et au détriment des autres postes, l’INSEE elle même l’a reconnu à demi mot en novembre 1917) et la fiscalité punitive.

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    • Un_passant // 20.12.2018 à 09h08

      Oooops je devrais me relire, novembre 2017, ça serait mieux XD

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  • Ando // 19.12.2018 à 11h47

    Acrimed, excellent site, plutôt rigoureux, salubre dans son esprit critique non dénué d’humour. Sur le fond de l’article on ne s’étonnera pas vraiment qu’une élite qui se veut hors sol, a l’instar de certaines salades et concombres de serre, se soit attachés des médias qui se veulent également hors sol, méprisant l’humus pourtant fertile qui les a fait naître. La crise politique est bien précédente a celle des GJ. Comment qualifier un système politique qui donne désormais la magistrature suprême a n’importe quel zigoto qui parvient a péniblement recueillir 15% des suffrages des inscrits sur les listes électorales? C’est un vrai problème, a l’origine de l’effondrement parfaitement prévisible de la macronie, mouvement lui aussi désormais hors sol, sans racines.

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  • christian gedeon // 19.12.2018 à 13h45

    J’ai tout lu sur les Crises ces deux dernières semaines et çà ne me donne guère d’espoir,hélas.Pratiquement pas de remise en cause de l’ue, du vrai “système “. Les gauchistes de service sur les Crises noient le poisson,comme il se doit.Ils ne valent pas mieux que la droite libérale…les mêmes enfoirés. Et je pèse mes mots pour rester correct. C’est juste dégueulasse. Comme avant elle les syndicats dits de gauche,formidables alliés du patronat délocalisateur,la nouvelle france de gauche lfi est l’alliée du patronat… çà se paiera un jour.

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    • olivier // 21.12.2018 à 12h57

      Il faut en effet se passer des ingérences étrangères , et l’UE est la première niveau nuisance.

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  • W // 19.12.2018 à 13h57

    très bonne idée : cibler les organes du pouvoir et des medias !

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  • Denis // 19.12.2018 à 14h35

    Bonjour,
    chacun passe son temps où il veut!
    Mais se plaindre des larbins qui causent dans le poste,
    c’est bien qu’on les écoute. Il suffit de les ignorer,et,
    par miracle,ils n’existent plus.
    Quoique il soit amusant de les voir s’enfoncer dans le lisier
    qui est leur fond de commerce. Au service de qui les paie,
    ça paraît normal: ils ne sont que des salariés, pas élus, pas milliardaires.
    Rien en fait, d’après le larbin en chef.
    Bref, on s’amuse.

    Le mouvement des Gilets Jaunes montre les limites de notre système,
    encore un effort, et on sera en démocratie.
    On peut rêver! Non?

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    • Leterrible // 19.12.2018 à 14h56

      @Denis écrit : ” Mais se plaindre des larbins qui causent dans le poste,…(…)… Au service de qui les paie,
      ça paraît normal: ils ne sont que des salariés, pas élus, pas milliardaires.”…

      Kââmêêmm , kââmêêmm.. la gamelle a du bon pour certains, les plus connus et influenceurs d’opinion..!!.. une minute quarante d’attention, avec, vers la fin, le constat froid de l’historienne…Pan..!
      https://www.twitter.com/arretsurimages/status/1073965341305389056
      (((Pour ceux qui croient l’avoir mal comprise, la fin, …on peut réécouter… ^_ ^…)))

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  • Narm // 19.12.2018 à 15h10

    NON, NON,
    2008= 29
    nous sommes bien ou bientôt en 39 et c’est là une solution

      +0

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  • Jean // 19.12.2018 à 15h15

    Gilets jaunes : BFM-TV et CNews préparent le « siège » de Paris

    https://www.acrimed.org/Gilets-jaunes-BFM-TV-et-CNews-preparent-le-siege

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  • Roger // 19.12.2018 à 16h20

    Le RIC, rien d’autre que le RIC, on veux tout. C’est notre pays, pas celui des élus, on ne veux pas de miettes ni de baguettes, on veux la boulangerie, c’est la notre, il n’y a pas à négocier. Pas de marchandage ni de compromis, on veux reprendre notre pays, il nous appartient, c’est le notre !!

      +6

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  • traroh // 19.12.2018 à 16h24

    Apparemment, l’éditorial est devenu la forme suprême de journalisme, alors qu’il s’agit juste d’une forme d’argument d’autorité : en quoi l’opinion de Laurent Joffrin ou de Christian Barbier a-t-elle plus de valeur que la mienne ?

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  • Frexit // 19.12.2018 à 16h56

    Les médias publics et privés ne fonctionnent qu’à l’audimat.
    Alors ne regardez plus, n’écoutez plus les médias publics, télévisuels comme audiovisuels. Ils ont promu de façon éhontée E. Macron lors des dernières élections présidentielles. Et refusent l’antenne à tous ceux qui s’opposent à la pensée unique officielle.
    Ne regardez plus, n’écoutez plus les médias qui appartiennent à une poignée de milliardaires. Ces médias ne sont là que pour défendre les intérêts de leurs propriétaires.
    Tous ces “journalistes” ne respectent pas leur charte : la charte de Munich.
    Que dirait-on si les médecins ne respectaient pas le serment d’Hippocrate?
    Dans chaque profession, il y a une déontologie.
    Alors, désintoxiquez-vous. Hé oui, je sais, c’est dur. Quand on a été habitué à une drogue, l’alcool, le tabac , l’héroïne, les médias officiels, c’est dur de s’en défaire. Le risque de rechute est grand. Mais c’est le prix à payer pour retrouver la santé mentale et physique.

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  • christian gedeon // 19.12.2018 à 19h07

    Rien à faire…le doigt et la lune,et çà continue encore et encore. le vrai combat,le seul qui vaille parce qu’il est libérateur,celui contre le totalitarisme Uesien,n’existe presque pas dans ce que je lis. je ne veux froisser personne,mais vous vous faites bien baiser avec le RIC et le SMIC…devenus nouveaux horizons indépassables de la contestation… vous vous faites avoir,et en grand! Quelle tristesse!

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    • SanKuKai // 19.12.2018 à 23h51

      Vous avez peut-être raison, mais on se fait avoir de toute façon, avec ou sans RIC. Alors autant se marrer un peu en regardant les circonvolutions de tous ces parlementaires/commentateurs qui se prétendent démocrates s’attaquer violemment á un outil on ne peut plus démocratique. Ça a déjá commencé et c’est très drôle. Arguments tels que complotisme, fascisme, extrême, déshonneur par association, homme de paille tout y est dans la chronique de Jean michel Apathi sur Europe 1

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      • Sybillin // 20.12.2018 à 08h29

        On al’impression d’être sur une scène de théâtre qui serait tragi-comique si la qualité de vie de beaucoup d’acteurs n’était en question.
        A quoi cela sert il de s’agiter lorsqu’on sait que près de 600 entreprises multinationales constituent à elles seules près de la moitié de PIB mondial et qu’elles veulent imposer leurs lois bien au delà des Etats! La presse est un instrument destiné à forger la servitude volontaire des masses, braves petits soldats qui se battent pour la réussite du système ! S’ils se mettent à grogner on leur lance un os pour les calmer mais cela n’empêche pas le système de se développer. Et l’état mondial totalitaire que l’on nous prépare avec l’intelligence artificielle mettra la révolte des gilets jaunes au rang de “caca nerveux”.
        Pour éviter de terminer avec une note pessimiste, Einstein disait que la plus grande source d’énergie était l’amour…un bien commun à cultiver…

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    • Gilles // 20.12.2018 à 00h42

      Marre de vos remarques!!!On a tous compris!!Vous radotez à longueur de billets!!

      pour sortir de l’UE, rien de tel que le RIC.
      Quant à la réévaluation du SMIC que, apparemment, vous n’appréciez pas ? Etes-vous concerné ?
      Ou défendez-vous ce recours à la prime d’activité qui ne se révélera plus tard n’avoir été qu’un jeu de bonneteau ?

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      • olivier // 21.12.2018 à 13h01

        Pour sortir de l’UE on a besoin d’un élu voulant sortir de l’UE, je ne vois personne ayant le courage de rassembler et d’expliquer cela, juste un nouveau probable Tsipras.

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  • Catalina // 19.12.2018 à 22h46

    Christian Gédéon,
    Et quelle tristesse de voir un homme comme vous qui apparemment n’a plus les capacités de reconnaitre au peuple de France, son courage, son essai de fraternité, qui jamais dans un commentaire n’a loué toutes ces personnes qui se les gèlent dans la rue, aux ronds-point, qui se font tabasser, éborgner, gravement blesser, et parmi eux, ceux qui de plus n’agissent uniquement que pour les autres, après tout, ils pourrainet se contenter.
    Quelle tristesse Christian de vous lire chaque jour sans qu’à aucun moment vous ne reconnaissiez qu’il y a un mois et plus, on aurait dit ce peuple endormi, prêt à tout accepter sans moufter et leur reconnaitre ce pas de géant d’une conscience populaire qui exige un ric ! Quelle tristesse, en effet.
    [modéré]

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  • Araok // 19.12.2018 à 22h56

    Une entourloupe. Ce qui est octroyé ou le sera aux gueux qui manifestent, y compris la police, vient ou viendra de leur poche. Soit sous forme d’impôts et taxes qu’ils paieront, soit sous la forme de baisse de cotisations sociales qui ne sont qu’un salaire différé, qu’ils n’auront plus à la retraite, au chômage ou en cas de maladie. Le MEDEF est le grand vainqueur. Il faut le clamer, gast !

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  • Galvan // 20.12.2018 à 07h52

    Il est assez jouissif de voir la bande de privilégiés politico-médiatiques passer progressivement en mode panique depuis le début du mouvement. Ils pensaient sans doute que cela se deroulerait comme d’habitude avec les relais gardiens du système (partis de ´gauche’, syndicats etc…) et que tout le monde allait rentrer gentiment à la niche sans rien obtenir.
    Et bien non, c’est un mouvement disruptif, ou même les policiers s’en mêlent (même s’ils n’endossent pas le gilet jaune)…
    L’oligarchie a peut-être gagné la première bataille de la lutte des classes, mais elle est en train de perdre la guerre des idées : les médias mainstream sont de moins en moins lus et écoutés et c’est très bien ainsi. Qu’ils crevent, pour que des médias alternatifs émergent.
    En complément, il serait bien que les GJ s’attaquent a la cause racine de tous nos malheurs : l’appartenance a l’UE, ce machin anti-démocratique qui supporte toutes les politiques néolibérales depuis 40 ans. Il faut dégager au plus vite de l’UE et de l’Euro !

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  • Deres // 21.12.2018 à 17h27

    Pour critiquer les gilets jaunes, il y avait du monde, mais pour critiquer les réponses et actions toutes pourries du premier ministre, de son gouvernement ou du président, là il n’y avait personne de bien entendu :
    – le premier ministre qui se vante à la télévision de son “courage politique” en envoyant balader le peuple
    – le président qui se barre à une sauterie à l’étranger pendant que cela chauffe en France (Trump lui a bien rendu la monnaie de sa pièce sur ce coup là).
    – le gouvernement qui met en place des mesures hypertechnocratique et complexes pour “compenser” ses taxes avec des montants ridicules (seulement 10% du montant en fait) le tout après avoir laissé les choses s’envenimer toutes seules
    – ne rien avoir appris du mouvement des bonnets rouges. Ils vivaient dans un autre pays ou quoi à l’époque !!!

    Bref, ils ont fait prendre du niveau d’incompétence maximum.
    Les dégâts sur le pays sont uniquement de leur faute.
    Et maintenant, le pire, c’est qu’ils lâchent des tombereaux d’argent, non pas sur les gilets jaunes, mais sur leurs soutiens afin de récupérer de l’influence (prime au policiers, SNCF, RATP, la Poste, EDF, syndicats, …). Si ce n’est pas de la division de la société, cela y ressemble beaucoup !

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  • Charles-de // 23.12.2018 à 00h00

    Macron a suivi les cours de théâtre (et bien d’autres) de Brigitte, mais elle n’avait manifestement pas envisagé un tel scénario. Le rôle n’est pas au point.

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