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28.janvier.201928.1.2019 // Les Crises

Pourquoi la Chine s’est faufilée sur la face cachée de la lune. Par Patrick Lawrence

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Source : Consortium News, Patrick Lawrence, 09-01-2019

9 janvier 2019

Les médias d’État de Xi Jinping ont été étrangement silencieux au sujet de son atterrissage historique sur la lune, écrit Patrick Lawrence dans cette analyse des efforts des États-Unis pour maintenir leur primauté sur les technologies avancées.

Lorsque la Chine a posé une sonde spatiale sur la face cachée de la Lune la semaine dernière, c’était une première pour l’humanité. Le vaisseau spatial Chang’e 4 a atterri jeudi et a ensuite envoyé un rover pour explorer et photographier ce sol lunaire que nous, terriens, n’avions jamais vu auparavant. Cet exploit a eu lieu lors de l’alunissage des États-Unis en 1969. Mais alors que les scientifiques qui ont conçu la sonde Chang’e 4 en étaient à juste titre fiers, les médias contrôlés par l’État chinois ont enterré l’histoire sous les nouvelles les plus banales de la journée. Comme l’a dit un analyste du spatial, le silence était assourdissant.

Le New York Times l’a rapporté : « Comparée aux missions précédentes, la réaction aux événements de jeudi a, en revanche, semblé étonnamment modérée, tant dans les organes d’information publics du pays que sur les médias sociaux. Dans l’émission d’information télévisée la plus regardée de Chine, jeudi soir, en début de soirée , l’alunissage – déclaré comme étant un succès par les responsables du contrôle de la mission – n’a même pas été l’un des quatre grands titres. » (CGTN, la chaîne de télévision publique chinoise de langue anglaise orientée vers l’Occident, a cependant diffusé plus de 15 reportages sur l’alunissage entre le mercredi 2 janvier et le vendredi 4 janvier).

Pourquoi en serait-il ainsi ? Pourquoi la Chine hyper-ambitieuse de Xi Jinping serait-elle plutôt silencieuse après avoir démontré que ses capacités technologiques en rapide développement font de ce pays le leader mondial que son président pense être destiné à devenir ?

Carte topographique lunaire de la NASA de 2010, les altitudes les plus élevées au-dessus de 6000 mètres en rouge et les altitudes les plus basses en dessous de 6000 mètres en bleu. (NASA/Goddard)

Mike Pompeo a suggéré une réponse le jour même où le Chang’e 4 a atterri sur le sol lunaire. Le secrétaire d’État du président Donald Trump a choisi jeudi dernier d’avertir les Iraniens d’abandonner leurs plans de lancer trois satellites dans l’espace au cours des prochains mois. Pompeo a rejeté ces projets comme n’étant rien de plus qu’une couverture pour tester des missiles balistiques intercontinentaux capables de porter des ogives.

Ces événements ne sont pas sans liens.

Oui, l’administration Trump a commencé une guerre commerciale avec la Chine. Mais les querelles de Washington avec Pékin vont bien au-delà du commerce. Les États-Unis qui proposent de sanctionner l’Iran jusqu’à la fin des temps, interviennent de manière à limiter son influence en tant que puissance émergente au Moyen-Orient. Mais la politique dangereusement agressive de l’administration américaine à l’égard de Téhéran ne se limite pas à l’influence régionale de la République islamique.

Une question plus large

Il y a ici un sujet plus vaste qu’il ne faut pas négliger. Maintenir l’avance de l’Amérique dans le domaine des technologies de pointe est maintenant essentiel pour préserver la primauté des États-Unis. Et la Chine et l’Iran font partie de ces pays à revenu médian dont les progrès scientifiques et technologiques remettront à un moment donné en question cette avance.

En effet, Washington semble vouloir imposer un plafond de développement à tout pays résistant à son hégémonie mondiale. Et de toutes les politiques étrangères fâcheuses que les États-Unis mènent actuellement, celle-ci doit compter parmi les moins réfléchies. Tenter de limiter les aspirations d’un pays à gravir les échelons du développement est tout simplement une politique perdante. Personne comprenant l’histoire du monde depuis que l’ère de la décolonisation a commencé dans les années 1950 ne peut en tirer une autre conclusion.

Les tensions entre les États-Unis et la Chine n’ont cessé d’augmenter depuis que Pékin a annoncé son initiative Made in China 2025 il y a plusieurs années, et il est difficile d’imaginer que c’est une simple coïncidence. L’une des stratégies de base de Xi, Made in China 2025 désigne 10 industries de haute technologie – robotique, produits pharmaceutiques, réseaux de télécommunications de pointe, machines-outils avancées, etc. – dans lesquelles la Chine se propose de devenir un leader mondial. Ces dix industries sont actuellement dominées par les États-Unis et d’autres pays occidentaux.

Depuis le début du programme de Xi, Washington n’a cessé de s’efforcer d’en limiter les progrès. L’an dernier, le département d’État a lancé un programme visant à limiter le nombre d’étudiants chinois autorisés à étudier dans les universités américaines.

Dans deux cas très médiatisés, le ministère du Commerce a poursuivi des entreprises de haute technologie chinoises de premier plan, ZTE et, plus récemment, Huawei, les accusant toutes deux de violations des restrictions américaines aux exportations vers l’Iran et la Corée du Nord. La loi interdit maintenant au gouvernement fédéral d’acheter des produits de l’une ou l’autre entreprise.

Le ministère de la Justice est déchaîné

Le ministère de la Justice est également déchaîné. L’automne dernier, il a coup sur coup inculpé quatre entreprises chinoises, dont l’une était contrôlée par l’État, pour avoir volé des secrets commerciaux à des fabricants américains dans diverses industries. « L’espionnage économique chinois sur les États-Unis a augmenté, et il a augmenté rapidement », a affirmé Jeff Sessions, alors procureur général. « Assez, c’est assez. Nous n’allons plus le supporter ». Aucune des quatre affaires n’a encore été jugée.

Il n’est pas difficile de détecter une version du 21ème siècle du vieux « péril jaune » dans tout cela. L’an dernier, le Council on Foreign Relations a qualifié Made in China 2025 de « vraie menace existentielle pour le leadership technologique américain ». À long terme, cela pourrait s’avérer être le cas. La stratégie chinoise a beaucoup en commun avec la détermination par le Japon d’« industries stratégiques » – automobiles, construction navale et électronique, entre autres – des décennies de l’après-guerre, et nous savons comment ces batailles se sont terminées.

Arrivée d’un train électrique à grande vitesse dans une gare de Shanghai. (Wikimédia)

Les États-Unis n’ont pas plus de chances de freiner le développement de la Chine aujourd’hui qu’ils n’en ont eu pour celui du Japon dans les années 1970 et 1980. La réponse appropriée à l’émergence de la Chine en tant que concurrent technologique est de rechercher des opportunités dans les avancées de autre nation. L’alternative est de mener une guerre technologique où il y a peu de chances de gagner.

Nous attendons maintenant les résultats concrets de la trêve commerciale annoncée par Trump et Xi après leur rencontre à la session du G20 à Buenos Aires en novembre dernier. Avant le début des pourparlers cette semaine, il y avait déjà des indications que Pékin pourrait atténuer son initiative « Made in China 2025 » en permettant à des entreprises étrangères d’y participer.

La modestie chinoise en réserve

Dans ce contexte, la modestie de Pékin après l’alunissage de la semaine dernière semble être un autre effort pour en faire le moins possible au sujet du défi technologique de la Chine envers ses concurrents américains. Mais ce serait une erreur d’interpréter de tels développements comme des signes que la Chine est prête à abandonner ses aspirations. Il n’y a aucune chance qu’il en soit ainsi.

L’affaire de l’Iran est une piètre variante de ce que la presse spécialisée de Washington a monté contre la Chine. Pompéo, qui a formé un « Groupe d’action pour l’Iran » après le retrait de l’administration Trump de l’accord nucléaire de 2015 l’année dernière, patine sur une couche de glace très mince en accusant Téhéran de faux lancements de satellites qui ne seraient que des couvertures pour des essais de missiles balistiques. Il y a trois raisons :

N°1 : L’Iran envoie des satellites dans l’espace depuis 2005. Il n’y a rien de singulier dans ce qu’il envisage maintenant.

N° 2 : Même si les Iraniens testaient des missiles balistiques – et il n’y a aucune raison évidente de croire que c’est le cas – ce ne serait pas en violation de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies régissant ces essais. Téhéran a été aussi scrupuleuse dans l’application de la résolution 2231, approuvée à l’unanimité cinq jours après que l’accord nucléaire a été rendu définitif, comme elle l’a été avec l’accord lui-même.

Enfin, il y a la question de la dissuasion. Étant donné que Washington reconnaît maintenant – enfin – qu’Israël possède un arsenal nucléaire, l’Iran a un dossier simple pour maintenir des défenses adéquates en cas d’attaque d’un voisin hostile. Souviens-toi de ce que tous les anciens de la guerre froide nous disaient : La dissuasion était la clé même de la prévention d’une attaque soviétique contre les États-Unis. Ce raisonnement n’est-il plus valable lorsqu’il s’applique à un pays figurant sur la liste des ennemis de Washington ?

La Chine, l’Iran, et n’oublions pas la Russie : Aucun de ces trois pays ne veut une guerre avec les États-Unis, tous les trois s’opposent résolument à la quête d’hégémonie mondiale de Washington et ils grimpent tous rapidement les échelons du développement technologique. Le défi de l’Amérique est d’apprendre à vivre avec ces trois réalités. Aucune nation n’a jamais réussi à empêcher la roue de l’histoire de tourner.

Patrick Lawrence, correspondant à l’étranger depuis de nombreuses années, principalement pour l’International Herald Tribune, est chroniqueur, essayiste, auteur et conférencier. Son livre le plus récent est Time No Longer : Americans After the American Century (Yale) [L’époque est finie : les Américains après le siècle américain, NdT] . Suivez-le @thefloutist. Son site Web est www.patricklawrence.us. Soutenez son travail via www.patreon.com/thefloutist.

Source : Consortium News, Patrick Lawrence, 09-01-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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RGT // 28.01.2019 à 08h19

D’après-vous, qui sont les principaux responsables de la montée de la Chine (comme ils le furent pour la montée du Japon?).

La quête du profit court-termiste à outrance et la cupidité de certains n’est plus à prouver.
S’ils s’étaient contentés de de maintenir le taux de croissance de leurs profits à un niveau raisonnable et n’avaient pas offert les technologies de pointe sur un plateau à des pays qui ne pensaient pas plus loin que le bout de leur nez nous n’en serions pas là.

Ensuite, il ne faut surtout pas blâmer les Chinois de profiter de l’aubaine : ils ont été remarquablement méprisés pendant si longtemps qu’ils ne souhaitent qu’une seule chose : Prouver au monde entier qu’ils ne sont pas de simples sous-merdes et donner par la même occasion une bonne leçon à tous ceux qui les ont tant déconsidérés en les prenant comme de simples esclaves corvéables à merci.

Malheureusement, dans cette guerre qui s’apparente plus à une libération des chaînes d’esclavage qu’à une attaque prédatrice les “moins que rien” comme vous et moi payons les frais de ces erreurs passées malheureusement fort profitables à certains.

Je n’espère qu’une chose : Que les chinois aient la sagesse de ne pas aller trop loin et qu’ils se contentent seulement de “péter la gueule” de “nos” élites en nous laissant des moyens de subsistance décents.

Malheureusement, s’ils s’attaquent à nos “guides suprêmes” et à “nos” oligarques nous en prendrons plein la gueule car ces derniers ne se gêneront pas pour nous presser comme de vulgaires citrons afin de ralentir la chute inéluctable de leur puissance.

52 réactions et commentaires

  • Brian64 // 28.01.2019 à 06h57

    Il me semble que non seulement les USA, mais aussi les Européens, vont se faire balayer technologiquement. On a vu ce qui s’est passé avec le Japon, avec la Corée du Sud. Maintenant on va voir ce qui se passe avec un pays de 1,5 milliards d’habitants, doté de l’arme atomique.

    Les étudiants chinois sont en moyenne bien meilleurs en sciences que leurs camarades occidentaux. À quoi ressemble le lycée chinois : c’est rythme prepa pour tous.
    La drogue, que ce soit le cannabis ou autre, est très peu présente.
    Nous avons des efforts à faire pour rattraper le retard.

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    • WhereIsMyMind // 28.01.2019 à 08h53

      La grande difficulté de la Chine sera la gestion de son vieillissement très rapide qui va se produire d’ici peu. Ce sera un choc encore plus grand que celui du Japon (et heureusement, vu la surpopulation mondiale!). Ce défis sera combiné avec la transition économique lié au boom de l’immobilier qui fait tourner les industries de l’acier, du verre et du ciment.

      Maintenant, la question de la qualification des gens… je ne suis pas certain de comment percevoir ce point. Les stéréotypes ne veulent pas dire grand chose. Il faudrait voir la proportion de gens réellement hautement qualifiés. Une école n’en vaut pas un autre. Ils ont probablement des écoles de qualité, mais la majorité n’a probablement pas accès à ces écoles.

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    • DocteurGrodois // 28.01.2019 à 09h35

      Les étudiants chinois sont certainement plus disciplinés et ont de meilleures notes, mais sont-ils vraiment meilleurs?

      La pédagogie en Chine c’est le matraquage et le bachotage intensif, et au lycée l’unique horizon c’est de passer le gaokao, l’examen en forme de concours qui permet l’accès aux études supérieures. D’où l’ambiance prépa.
      Les suicides ne sont pas rares, et tous les ans les media vont montrer des scènes de groupes de révision sous perfusion d'”acides aminés” (http://edu.sina.com.cn/en/2012-05-07/112166365.shtml).

      Une fois l’examen passé, la grande majorité va pantoufler tandis que les meilleurs et les plus riches vont à l’étranger.

      Ce que ça donne sur le marché de l’emploi c’est d’avoir 50% de chances de tomber sur des gens nullissimes (dont beaucoup de menteurs), et surtout des gens dénués d’esprit d’initiative. C’est pourquoi les grandes boites et les grands projets vont chercher à recruter des Chinois formés à l’étranger.

      Donc personnellement, je suis pas super inquiet.

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      • Un_passant // 28.01.2019 à 11h32

        Effectivement, si les chinois sont surreprésentés dans les grandes universités (et pas seulement aux USA, les étudiants chinois sont encouragés à aller dans les universités occidentales, on observe le même phénomène, quoique atténué, en Europe), ce sont curieusement plutôt des indiens, donc on parle pourtant beaucoup moins, qui émergent petit à petit dans les états-majors.
        Alors est-ce finalement que les chinois ont de bonne notes mais manquent de “personnalité” ou est-ce qu’ils retournent en Chine? Si j’en juge par les “ponts d’or” offerts aux chercheurs en Chine (on parle tout de même de salaires doubles par rapport aux salaires américains), on ne saurait exclure cette dernière hypothèse.

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      • Madake // 29.01.2019 à 03h25

        Lorsque l’on parle d’etudiant, on néglige la démographie, et si certes on Se « rassurera » en qualifiant les enseignants comme moyens ou médiocres, souvenons nous que chez nous, le commentaire des correcteurs qui revient le plus tant à l’ENA qu’a Sciences Po est « Manque d’originalité » Et les étudiants chinois se comptent dans un vivier d’une population qui fait 20 fois la notre.
        On nous rebat les oreilles sur les coûts de nos services publics, qu’il serait vertueux de réduire.
        Réduisons donc les « coûts » de l’enseignement, et découvrons combien l’ignorance est moins coûteuse.

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      • Maximum // 31.01.2019 à 19h02

        Je reviens à l’instant d’une remise de diplôme, Master Science Economique, à Londres. 30 % des diplômés étaient Chinois, et croyez moi que cela fait beaucoup de monde. Ils appartiennent à la classe moyenne Chinoise, ils sont totalement bilingues voir trilingues et bien entendu épanouis comme jamais. Je ne suis pas inquiet mais réaliste, nous allons assister à une déferlante de cadre Chinois cultivés et compétents…

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    • BrianDu64 // 28.01.2019 à 10h59

      moi je suis quand même un peu inquiet parce que finalement on arrive pas à tenir la compétition en ce qui concerne un des secteurs de plus en plus étendus de la technologie. Un exemple : l’électronique, or c’est un secteur qui a encore de beaux jours devant lui, et duquel les européens sont quasiment abents.

      Quant au problème d’initiative, je pense pas que les chinois soient plus nuls que les japonais ou les coréens. Or on voit bien qu’on s’est fait dammer le pion sur de nombreux domaines par des entreprises jamonaises ou coréennes, et maintenant chinoises. Et ce malgré un manque certain d’initative au niveau individuel. Mais il semble que dans ces pays-là ce n’est pas l’inititative individuelle qui compte, mais autre chose. Et quoi que ce soit il me semble que ça marche.

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      • iMike // 28.01.2019 à 13h15

        Ces pays n’ont pas la chance d’être chapeautés par une “commission européenne” qui est prête au nom de l’on ne sait quel “principes”, à torpiller les entreprises les plus performantes dans leur secteur d’activités.
        Ils n’ont pas non plus la chance d’avoir de multiples “assoc” prêtes à tout pour couvrir le pays d’éoliennes, qui sans nul doute fournirons l’énergie nécessaire au fonctionnement d’aciéries ou d’usines de production de semi conducteurs.

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        • Dominique65 // 28.01.2019 à 18h48

          « Ils n’ont pas non plus la chance d’avoir de multiples “assoc” prêtes à tout pour couvrir le pays d’éoliennes, qui sans nul doute fournirons l’énergie nécessaire au fonctionnement d’aciéries ou d’usines de production de semi conducteurs. »
          Passage incompréhensible !
          D’une part les “assos” chez nous s’opposent plus qu’elle n’imposent les éoliennes, et d’autre part, comment est-ce que fournir de l’électricité aux usines peut être un handicap économique ?

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          • electricien // 28.01.2019 à 21h54

            a mon avis c’est de l’humour(noir), effectivement les éoliennes sont inutilisables pour fournir de l’électricité a un process qui ne supporte pas la coupure

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            • Dominique65 // 30.01.2019 à 10h31

              « les éoliennes sont inutilisables pour fournir de l’électricité a un process qui ne supporte pas la coupure »
              Toutes seules non, mais si on stocke, ça change tout.

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    • Cherchieur // 28.01.2019 à 11h23

      Bonjour,

      Travaillant dans un labo de recherche en tant qu’ingénieur et voyant toutes les nationalités défiler, je ne dirais pas que les chinois sont meilleurs. A vrai dire, comme beaucoup d’asiatiques, cela ne s’arrêtant pas à la Chine, ils sont plus travailleurs, plus assidus, plus intéressés peut-être. Il n’empêche qu’ils sont aussi moins autonomes, moins débrouillards, et ont du mal à réfléchir seuls. Ils sont également à mon sens plus introvertis et communiquent moins bien. C’est un syndrome bien francais que de dévaloriser son propre peuple, je pense qu’on ne s’en sort pas si mal.

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      • BrianDu64 // 28.01.2019 à 13h14

        ils sont moins débrouillards et moins autonomes, parce que c’est pas leur façon de travailler au pays. Je dois dire que si ça peut être déconcertant au début, cela peut être très efficace dans un travail de groupe. Je trouve que la conscience de faire partie d’un groupe et de travailler dans l’intérêt de ce groupe est bien plus forte chez les asiatiques que chez les européens par exemples.

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    • red2 // 28.01.2019 à 11h28

      Le problème est aussi de savoir quel est l’intérêt pour un étudiant francais de faire de difficiles études scientifiques aujourd’hui ? Notre systeme favorise tellement des bullshit-jobs dans le commerce, la com, l’apparence… et la mobilité si nécessaire aujourd’hui pour ne pas resté sur le carreau, quand vous avez passé 10 ans à être spécialiste dans une domaine techinque ultra poussé, c’est juste pas possible. Alors que vendre des chaussettes ou des voitures… donc faire des sciences en France aujourd’hui, il fait être un peu maso! Bouché dans le public, l’industrie qui fout le camp, les boites qui restent qui favorisent la finance sur la RetD (cf sanofi par exemple), l’exploitation (mais “sympa” hein!) dans des start-up…

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    • TintinEnChine // 28.01.2019 à 19h52

      Les etudiants Chinois sont loins d’etre les meilleurs. Bien sur, on peut toujours faire du cas par cas. Voici ce que j’ai pu constater pendant mes etudes a City University Hong Kong il y a 8 ans (Master of Science):
      -Les etudiants asiatiques et particulierement Chinois sont tres tres peu efficace. C’etait assez ridicule de les voir passer 12 heures dans leurs bouquins par jours, quand en 30 minutes j’etais capable de tous boucler et d’obtenir des meilleurs notes. (Je suis loin d’etre un genie pourtant)
      -Ils sont peu autonomes
      -Ils sont presque incapable d’innover et de penser par eux meme. Seule la methode presente par l’enseignant est celle qui est suivi. Aucune recherche sur Google pour trouver une facon plus rapide. Aucune proposition. Aucune remise en question.
      -Ils sont mediocre pour communiquer entre eux: “Avez vous compris ce que j’ai expliquer?” “oui Mr!”. En fait, ils n’ont rien compris.

      Certes, ils sont plus assidus – mais pour quels resultats?

      Ils ont cependant un avantage: ils sont nombreux. Il y a donc plus de chances de trouver un Einstein.

      PS: Ceci est base sur mon experience personnel et n’est en rien une verite averee.

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      • BrianDu64 // 29.01.2019 à 03h55

        Je suis sûr qu’on a critiqué les japonais de la même manière, à l’époque, parce que finalement les japonais sont pas très différents des chinois sur le plan du conformisme. Oui il y a peu d’initiatives individuelle, mais ça marche aussi avec leur manière de faire quand chaque individu se consacre au groupe.

        Et si à l’époque, dans les années 80, on pouvait être sceptique sur les chances de succès des japonais, du à leur manque d’initiative, on a quand même eu le temps de voir naître des grandes marques nippones de voiture, d’éléctronique qui sont arrivé au niveau voir ont surpassé leurs concurents européens ou américains. Donc évitons de faire la même erreur deux fois.

        Surtout que les résultats chinois sont déjà là : Huawei, Xiaomi, Lenovo, Baidu, Weixin, des sondes qui vont sur la Lune, des métros des trains grande vitesse, des ponts, des autoroutes, des tunnels, des gratte-ciel….

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    • Sara // 29.01.2019 à 05h10

      Concernant le niveau des étudiants chinois en Science, je vous arrête tout de suite. Les étudiants français en sciences n’ont absolument rien à leur envier ; l’enseignement chinois est réellement fondé sur la répétition et la copie, ce qui ne fonctionne pas dans la recherche.
      Certes, un étudiant français leur paraîtra souvent paresseux et fêtard, mais il n’en sera pas moins beaucoup plus efficace dans son travail, et comprend mieux “la démarche scientifique”. Les longues heures de mémorisation et d’apprentissage en bibliothèque ne sont pas les clefs en Science – même si ce travail reste nécessaire.
      A ajouter également que l’essentiel du travail des étudiants chinois se fait avant l’université, au lycée comme vous le mentionnez. Une fois obtenu un bon classement au gaokao, ils ne peuvent plus échouer et se contentent souvent de répéter ce qu’on leur dit, tandis que la vie intellectuelle d’un étudiant français ne fait souvent que commencer (malheureusement) à son entrée à l’université ou en école d’ingénieur.
      C’est, il est vrai, à la mode de cracher sur notre éducation et d’encenser le modèle chinois, mais tant que nos gouvernants et leurs idiots utiles bavant sur le classement de Shanghai n’auront pas tout détruit, les étudiants français resteront parmi les meilleurs dans de nombreuses disciplines, particulièrement scientifiques. Et tant que les Chinois poursuivront dans leur modèle hybride de magister dixit et de supérieur pseudo-élitiste et hors de prix, leur réussite restera limitée.

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      • Sara // 29.01.2019 à 05h15

        Quand à la drogue, laissez-moi rire. C’est le moindre des problèmes sur un campus chinois ! Avez-vous seulement vu la plupart des étudiants dans les universités les plus prestigieuses en Chine ? Ils mangent du KFC du matin au soir, dorment peu et mal, n’ont aucune vie personnelle et affective… Certes un étudiant français “se la met” le vendredi soir, mais il a en général un certain nombre de loisirs et de centres d’intérêts, et une ouverture d’esprit nécessaire dans la recherche.
        Et si vous voulez cherchez une addiction chinoise, regardez plutôt du côté des téléphones… Sans oubliez du côté des jeux vidéos pour les garçons, une grande partie de ces derniers étant en réelle situation d’échec dans les grandes universités ; mais bon, il faut connaître la Chine autrement que par les news…

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        • Un_passant // 29.01.2019 à 08h55

          Mouhai, faudrait pas oublier que quand on parle des chinois, on parle aussi des chinois qui étudient dans les université américaines ou européennes et qui ont en moyenne de meilleurs résultats scolaires que les autres populations, y compris les “blancs” et que les études récentes répètent toutes la même chose dans les pays occidentaux (c’est valable en France et très net aux USA) : les chinois de deuxième et de troisième génération ont de meilleurs résultats scolaires et un meilleur niveau de vie.
          La seule différence notable qui ressort pour expliquer les écarts : la discipline dans les études. D’ailleurs on parle de chinois mais ce comportement concerne aussi les autres populations asiatiques (japonais, coréens, vietnamiens). On ne réussit pas ses études sans travail, sans discipline.

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    • doul // 03.02.2019 à 04h48

      je vois pas comment on peut rattraper le retard démographique, sans parler de la philosophie de vie…si les rattraper c’est devenir comme eux, avec un passeport à points… il va nous falloir encore plus d’anti-dépresseurs, d’alcool et de cannabis.

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  • Ricard’eau // 28.01.2019 à 07h29

    C’est la technique du mauvais joueur/compétiteur.

    Lorsque celui ci voit que ces adversaires lui passent devant il essaye de lui mettre un croche-patte à la fois de redoubler d’efforts pour rester leader

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    • Daniel // 28.01.2019 à 10h41

      à ce propos , quand le 1er se fait dépasser par le second,
      cette conférence (représentant Chinois) parle de comment la Chine enviseage cette situation
      http://www.institutschiller.org/Le-futur-des-nations-europeennes-un-grand-dessein-economique-et-culturel-avec.html

      Ce moment se résume à cette problématique : Le défi de la Chine : gérer correctement les trois pièges
      La Chine est maintenant confrontée à plusieurs défis, notamment comment échapper au « Piège de Thucydide », au « Piège de Kindleberger » et à celui de la guerre froide.
      bonne lecture, c’est passionnant cette vision longue et profonde totalement différente de celle du type action-réaction.

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  • Galvan // 28.01.2019 à 07h52

    Je ne suis pas certain qu’ils soient bien meilleurs en sciences, mais je suis sûr qu’ils sont plus nombreux à s’y intéresser …

      +5

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    • Brian64 // 28.01.2019 à 08h13

      Ils sont meilleurs en sciences en tous cas au lycée, et à ce qui semble, en prépa

        +1

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  • MDacier // 28.01.2019 à 08h18

    La traduction de la 3e phrase de l’article est maladroite et semble venir en contradiction avec les 2 phrases précédentes :
    “Lorsque la Chine a posé une sonde spatiale sur la face cachée de la Lune la semaine dernière, c’était une première pour l’humanité. Le vaisseau spatial Chang’e 4 a atterri jeudi et a ensuite envoyé un rover pour explorer et photographier ce sol lunaire que nous, terriens, n’avions jamais vu auparavant. Cet exploit a eu lieu lors de l’alunissage des États-Unis en 1969. “

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    • Pierre Tavernier // 28.01.2019 à 08h44

      Oui, il faudrait plutôt traduire que “cet exploit remonte à l’alunissage…”
      Mais ce n’est pas très juste non plus. Si il s’agit de l’envoi d’un rover, celui des américains remonte à Appolo XV, et il s’agissait d’un rover piloté manuellement. Le premier rover sans pilote est soviétique, et est antérieur (Lunokhod -1970)
      Enfin la face cachée de la Lune, invisible depuis la Terre, a été photographiée et cartographiée depuis longtemps par des engins en orbite lunaire. Ce sont des photos et des expériences scientifiques depuis le sol lunaire de la face cachée qui sont une première.

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      • Francis // 01.02.2019 à 02h49

        Cette mission est une première par le fait que le rover sur la face cachée est en contact avec un satellite que les chinois ont envoyé en “arrière plan” de la Lune en mai 2018, ce satellite qui a été mis en orbite autour du point de Lagrange L2 du système Terre Lune sert de relais entre la Terre et le rover sur la face cachée.
        Schéma ici:
        https://ok.ru/space360/topic/68213569101839

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  • RGT // 28.01.2019 à 08h19

    D’après-vous, qui sont les principaux responsables de la montée de la Chine (comme ils le furent pour la montée du Japon?).

    La quête du profit court-termiste à outrance et la cupidité de certains n’est plus à prouver.
    S’ils s’étaient contentés de de maintenir le taux de croissance de leurs profits à un niveau raisonnable et n’avaient pas offert les technologies de pointe sur un plateau à des pays qui ne pensaient pas plus loin que le bout de leur nez nous n’en serions pas là.

    Ensuite, il ne faut surtout pas blâmer les Chinois de profiter de l’aubaine : ils ont été remarquablement méprisés pendant si longtemps qu’ils ne souhaitent qu’une seule chose : Prouver au monde entier qu’ils ne sont pas de simples sous-merdes et donner par la même occasion une bonne leçon à tous ceux qui les ont tant déconsidérés en les prenant comme de simples esclaves corvéables à merci.

    Malheureusement, dans cette guerre qui s’apparente plus à une libération des chaînes d’esclavage qu’à une attaque prédatrice les “moins que rien” comme vous et moi payons les frais de ces erreurs passées malheureusement fort profitables à certains.

    Je n’espère qu’une chose : Que les chinois aient la sagesse de ne pas aller trop loin et qu’ils se contentent seulement de “péter la gueule” de “nos” élites en nous laissant des moyens de subsistance décents.

    Malheureusement, s’ils s’attaquent à nos “guides suprêmes” et à “nos” oligarques nous en prendrons plein la gueule car ces derniers ne se gêneront pas pour nous presser comme de vulgaires citrons afin de ralentir la chute inéluctable de leur puissance.

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  • Narm // 28.01.2019 à 08h20

    vous ne l’avez peut être pas encore compris mais depuis des années se livre la bataille de l’espace

    des pays ont déja déposé des droit sur la lune, l’espace, et d’autres planète

    comme pour les grandes découvertes : premiers arrivés, premiers servis ! ! !

    les nouvelles colonies

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  • calal // 28.01.2019 à 08h26

    C’est bien tout cela. Quand les meutes exterieures se font plus pressantes, les dominants francais sont obliges de lacher du lest sur les domines pour s’assurer de leur fidelite (etre esclaves d’un maitre chinois ou d’un maitre francais c’est pareil pour l’esclave par contre le maitre francais joue sa place) …

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  • xavier37 // 28.01.2019 à 09h18

    Le problème des occidentaux est de tout gérer par la monnaie et la finance. Ils se sont piégés eux mêmes. Les élites qui possèdent l’argent ne veulent pas risquer un dollar sans la garantie des états qu’ils s’obstinent à appauvrir.
    La seule manière de progresser et de se fixer des objectifs ambitieux comme les USA l’on fait avec Apolllo en 1961. Aujourd’hui, quel président US ferait un tel pari qui ne serait pas déboulonné par son successeur ou par la pression des marchés?
    Quant à l’Europe, c’est encore pire, incapable qu’elle est de se mettre d’accord sur quoi que soit d’autre que de sauver les banques et l’Euro.
    Si l’occident continue sur ce chemin décadent, l’Asie (Chine, Russie,…) a déjà gagné la domination future.

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    • Manant // 28.01.2019 à 19h10

      Il faut quand même se poser la question : pourquoi Apollo n’a pas eu de suite ? A quoi a servi de mettre les pieds sur le sol lunaire ?. C’était de la frime ?

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      • Un_passant // 28.01.2019 à 19h34

        De la frime? Un peu, une manière de pousser l’URSS à la ruine via la course à l’espace. Mais aussi à cause de l’usure des combinaisons spatiales. Je crois que c’est l’un des astronautes, lors d’une interview qui a expliqué qu’ils n’auraient pas pu passer une journée de plus, les tenues n’auraient pas résisté. Pour des questions de poids, les tenues étaient revêtues d’une sorte de plastique, mais les roches lunaires et encore plus les poussières, sont terriblement abrasives du fait de l’absence d’érosion par la pluie. Imaginez le Sahara dont le sable “rond” serait remplacé par des échardes de verre pilé. La poussière lunaire, c’est un peu ça (chose qui est complètement oubliée par les visions romantiques de la lune).

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  • Kokoba // 28.01.2019 à 09h46

    La stratégie de la Chine est bien connue :
    Se développer à marche forcée tout en refusant absolument tout affrontement direct avec les USA.
    (pour la simple et bonne raison qu’ils savent parfaitement qu’ils ne peuvent pas gagner à l’heure actuelle).

    Lorsqu’ils seront au niveau (ce qui est prévu pour les années 30-40), la stratégie changera.

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    • Un_passant // 28.01.2019 à 11h41

      Effectivement, sur la question militaire notamment, un peu de prospective montre que la Chine ne sera pas prête avant une dizaine d’années, mais quand elle le sera… Cela dit, la Chine n’a pas vraiment besoin de montrer les dents, sinon de temps à autre “l’histoire de”. Elle tient de toute façon les USA par ses réserves de change en dollar (on peut d’ailleurs remarquer qu’elle se désengage tout doucement tout en stockant massivement des réserves en Or, révélant indirectement ses intentions à long terme).
      Et puis, elle sait très bien que le système financiariste occidental est assis sur une bulle économiquement volcanique (on peut d’ailleurs remarquer que tous les pays qui peuvent se le permettre augmentent leurs réserves d’Or).

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  • yann // 28.01.2019 à 09h51

    Une autre info qui fait pas beaucoup de bruits non plus, c’est celle de la “téléportation quantique”. En effet, les chinois sont en pointe dans cette technologie du futur des communications, voir l’article suivant:
    https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-teleportation-quantique-bat-nouveau-record-distance-1400-km-38796/

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  • nulnestpropheteensonpays // 28.01.2019 à 11h11

    et on va se faire balayer pour une simple raison , c’est que nos oligarques occidentaux au lieu de permettre que toute la population aient accès gratuitement a l’éducation de manière a tirer le meilleure de la nation . Ils n’ont eu de cesse de capter la masse monétaire a leur profit , pour le jour fatidique où les occidentaux ne seront plus que le tiers monde … CQFD

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    • Un_passant // 28.01.2019 à 12h59

      Les oligarques, c’est faire l’impasse sur tous les méfaits des idéologies égalitaristes dans l’éducation qui ont oublié au passage que discipline, ça veut dire “ordre” mais aussi “domaine de savoir”. Certains sont restés un peu trop obnubilés par la première définition au point d’en oublier la seconde. Et ça n’est clairement pas la faute des “riches” mais bien de quelques idéologues ‘bien pensants”.

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    • iMike // 28.01.2019 à 13h25

      A ma connaissance, en Asie, la population n’a pas d’accès gratuit à l’éducation. C’est tout le contraire!

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      • Un_passant // 28.01.2019 à 15h03

        Si si. L’éducation est gratuite (mais il peut exister des coûts induits indirects qui freinent l’accès à l’éducation pour les plus pauvres).

        Cependant, pour être exact sur les termes, le système hyper compétitif est favorable aux plus aisés dans la mesure où il pousse à faire appel à des cours privés/particuliers, en plus du système gratuit public. D’où un marché des cours de soutien en plein essor. Mais on parle bien de cours de soutien.

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  • Louis Robert // 28.01.2019 à 14h05

    « Tenter de limiter les aspirations d’un pays à gravir les échelons du développement est tout simplement une politique perdante… Aucune nation n’a jamais réussi à empêcher la roue de l’histoire de tourner. »

    ***

    Rares, très rares sont ceux qui, en Occident, mesurent l’envergure et la puissance uniques, irrésistibles de l’état-civilisation chinois, tout ce qui doit être vrai du peuple chinois pour rendre compte du chemin parcouru et de ses réalisations, sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

    Se croyant malin avec l’opium, même le grand Empire britannique, sans pareil, s’y est cassé les dents, puis est rentré sagement chez lui, pour s’y retrouver bientôt dans le piteux état qui est aujourd’hui le sien. Quel déclin fracassant, tout de même, que celui du Royaume, tandis que la Chine reprenait sa place parmi les nations, devenue le nouveau moteur de l’économie mondiale en moins de 30 ans…

    À son tour l’Empire d’Occident s’est alors mépris. Boudant la venue d’un nouveau monde, il a choisi d’interpréter la fin de son monde comme la fin de l’Histoire, que prématurément il osa même proclamer (Fukuyama).

    Or l’Histoire poursuit inexorablement son cours, affichant ce même sourire énigmatique qu’on lui connaît. Et ce nouveau monde de maintenant se déployer sous nos yeux, planétaire, voire déjà interplanétaire!

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  • Jean-Claude // 28.01.2019 à 17h10

    Pourquoi qu’on parle de “la Chine hyper-ambitieuse de Xi Jinping” et jamais de la France hyper-ambitieuse d’Emmanuel Macron, ou des USA hyper-ambitieux de Donald Trump ou même de la Grande-Bretagne hyper-ambitieuse de Theresa May ? est-ce qu’on parlait de la hyper-ambition des USA aux années 60, 70 ? en toute évidence non car à l’Occident tout était permis pour qu’il fasse mieux que l’URSS. Mais dès qu’une Chine avec les resources qui lui sont dues réalise un tel exploit aujourd’hui, une sous-jacente néanmoins visible jalousie teintée de dépit surgit dans tous les commentaires de ce magnifique côté du monde du politiquement correct. Bravo !

      +8

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  • Myrkur34 // 28.01.2019 à 17h38

    Sympa d’apprendre qu’il y a des montagnes de plus de 6000 m de haut sur la lune. Sinon es ce que les soviétiques ont pu maintenir leur niveau technologique grâce à l’espionnage à tous les niveaux? La réponse est non. Quand votre marmite bouillonne, appuyez vous bêtement sur le couvercle pour éviter que çà déborde? Avec de nouveau le monde multipolaire qui se met en place se sera batterie de cuisine coté marmites. Sinon un possible deal futur, nous embêtez pas trop en mer de Chine sinon on rachète le Venezuela au cuistot du coin.

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    • Un_passant // 28.01.2019 à 19h08

      Hum… la question des technologies russes est plus complexe que cela, les scientifiques de l’URSS avaient un excellent niveau, ce que même les américains reconnaissaient. L’espionnage à l’oeuvre était moins scientifique que stratégique (même si la nuance est parfois subtile).
      Ça n’est pas pour rien que les américains en ont été réduits à mettre en place la base 51 en plein désert du Nevada. Et ça n’est pas sans raisons non plus qu’ils débauchaient autant qu’ils le pouvaient les scientifiques russes. Il ne faut pas croire que l’URSS ou les USA étaient si fermés que cela, les symposiums scientifiques existaient et même étaient favorisés, c’était une excellente occasion de voir où en était l’adversaire, peut-être lui piquer des idées et qui sait débaucher (ou retourner) des agents.
      Les USA craignaient moins l’espionnage scientifique que de voir leur matériel militaire connu. Ce qui freinait l’URSS, c’était surtout la question financière. Il y a eu des fuites, tant du côté américain, que côté URSS pour maintenir l’équilibre pendant la guerre froide. La guerre froide est un trésor d’ambiguïtés dans plein de domaines.
      Les envies d’indépendance de la France ou d’Israël à l’égard du tonton américain donnaient d’ailleurs aux uns et autres de formidables opportunités.

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  • Crapaud Rouge // 28.01.2019 à 19h41

    Très mauvais titre. Il pose la question du pourquoi alunir sur la face cachée, et il répond sur la discrétion chinoise devant ce succès. Sentiment d’avoir été trompé. Horreur de ça.

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  • Albert Charles // 29.01.2019 à 01h11

    Je lis ceci: il n’est pas difficile de détecter une version du 21ème siècle du vieux « péril jaune » dans tout cela. C’est possible. Le racisme anti-jaune est une réalité. MAIS, les populations les plus inquiètes actuellement, à juste titre, de la politique impérialiste de conquête territoriale menée par la bureaucratie chinoise (auto-étiquetée socialiste), ce sont justement des populations …jaunes ! Les Philippins, les Indonésiens, les Vietnamiens ou les Malaisiens ont définitivement perdu, depuis les années 73-75 les îles qu’ils détenaient dans le Pacifique Sud, juste en face de leurs propres plages ! La Chine a envahi ces territoires, elle les poldérisent maintenant pour y construire des aéroports et y installer des missiles, et elle va demander, encore un fois, à l’ONU, le statut d’Archipel pour officialiser ses conquêtes territoriales. Les Jaunes voisins de la Chine lui dénient d’ailleurs le droit de nommer cette zone maritime ” Mer de Chine”. Imaginons un seul instant que la France décide de nommer la Méditerranée: “Mer de France” ! Il y a bel et bien un péril stalinien qui est incarnée aujourd’hui par l’État chinois: ce n’est pas un péril jaune, c’est un péril impérialiste de nature fasciste. Les Tibétains en savent quelque chose, et les Ouïgours aussi (Le pouvoir chinois a reconnu en détenir près d’un million dans des camps appelés pudiquement “camps de rééducation”).

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    • Kiwixar // 29.01.2019 à 04h36

      “Le pouvoir chinois a reconnu en détenir près d’un million dans des camps appelés pudiquement “camps de rééducation”.”

      Source?

        +1

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    • Kokoba // 29.01.2019 à 10h03

      Votre point de vue est biaisé.
      Sur la question de la mer de Chine, vous vous contentez de reprendre le storytelling occidental.

      La réalité est beaucoup plus nuancée.
      D’abord, il faut rappeler que la plupart des atolls de la mer de Chine n’appartenaient au départ pas vraiment à quelqu’un.
      En gros, ils n’avaient aucune valeur et n’interessaient personne.

      Puis quand des pays ont commencé à se les approprier (illégalement), c’est le Vietnam qui a commencé.
      La Chine n’a fait que suivre sur le principe “si vous voulez jouer à çà, moi aussi je peux jouer”.

      Enfin et surtout, cette stratégie d’installation de bases avancées n’est pas une stratégie de conquete mais une stratégie de défense contre les inévitables porte-avions Américains.

      Il n’y a pas de volonté impérialiste ou colonialiste de la part de la Chine mais une volonté de pouvoir se défendre contre toute ingérence Américaine.
      La question de Taiwan étant bien entendu l’horizon.

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      • Louis Robert // 31.01.2019 à 13h59

        Je plussoie.

        Dans « The Coming War on China », John Pilger montre excellemment à quoi la Chine fait face, grâce à l’abnégation légendaire de l’Empire pacifique du « full spectrum dominance »…

        http://johnpilger.com/videos/the-coming-war-on-china

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  • cediv // 30.01.2019 à 16h38

    Finalement, on en revient un peu toujours aux mêmes grandes vérités : l’une des bases de la volonté de puissance d’une nation, c’est sa démographie. Le coté positif pour la Chine, c’est qu’elle a beaucoup de bons étudiants, beaucoup de soldats, beaucoup de main d’oeuvre, beaucoup de consommateurs etc Le coté négatif, c’est que cette population est déséquilibrée (trop d’hommes), elle doit manger, se nourrir, se divertir, se chauffer, se déplacer etc Ce sont des lapalissades mais de vrais questions/enjeux pour le gvt chinois. Enfin, je me pose deux questions dont les réponses (que je n’ai pas) conditionneront le futur de la Chine : la mentalité chinoise est-elle impérialiste ? comment ce pays parviendra-t il à gérer ses minorités ?

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