Michael McFaul a été l’ambassadeur des États-Unis en Russie de janvier 2012 à février 2014.

Son analyse – totalement biaisée et d’une malhonnêteté intellectuelle hallucinante, que je vous laisserais apprécier – est donc très utile, d’autant qu’il développe largement ses vues dans cet article de Politico du 4 aout. C’est ce discours qui berce les oreilles d’Obama…

Vladimir Poutine est omniprésent dans les médias occidentaux ces jours-ci – nous toisant du regard depuis les couvertures de magazines, psychanalysé à longueur de journée à la télévision, caricaturé en tyran brutal dans les dessins des journaux. La plupart des portraits qui sont faits du dirigeant russe lui prêtent des intentions sinistres. Cependant, de nombreux commentaires sous-entendent que Poutine enregistrerait aussi des succès. Comme le dit le magazine Time, « chaque nouvelle crise le rend plus fort ». À en croire les commentateurs, Poutine est peut-être un méchant, ainsi en va-t-il de l’histoire, mais il est habile, coriace, fin stratège et intelligent, déjouant les manœuvres d’une pathétique alliance occidentale qui cherche à contrer le maître judoka du Kremlin.

Je ne suis pas d’accord. Poutine rêve de se voir comparé à Pierre le Grand ou à la Grande Catherine. Mais si l’on se réfère aux objectifs qu’il s’est lui-même fixés, ses résultats ne sont pas si impressionnants. Il a certes atteint certains de ses objectifs qui visaient à redonner à la Russie le rang prééminent sur la scène internationale, mais il a échoué sur ceux qui lui tiennent le plus à cœur . Et l’avenir paraît encore plus sombre.

Lorsque j’étais encore ambassadeur des États-Unis en Russie au début de l’année, il y avait un consensus parmi les diplomates, les officiels russes et les observateurs concernant les priorités de Poutine. À cette époque, la liste était : (1) renforcer l’Union Économique Eurasiatique qu’il essayait de former avec les États post-soviétiques aux frontières de la Russie ; (2) contenir la puissance américaine dans le monde, en particulier nos prétendues politiques de renversement de régimes au Moyen-Orient et en Eurasie ; (3) cultiver l’image des États-Unis comme ennemi, permettant ainsi de renforcer les soutiens populaires à Poutine et d’affaiblir les critiques à l’intérieur du pays ; (4) contrer l’expansion des systèmes de défense antimissiles américains ; (5) développer le commerce et l’investissement ; et (6) rétablir le rôle de la Russie comme puissance majeure respectée par le système international. Un objectif antérieur important – stopper l’expansion de l’Otan – ne figurait pas dans cette liste car, pour beaucoup parmi nous, cet objectif était déjà atteint.

Pour être clair, cette liste (ou programme) d’objectifs) ne serait pas la mienne pour faire de la Russie une grande puissance. Comme certains en Russie (bien qu’ils soient, j’en ai peur, une minorité décroissante), je crois que la voie de la grandeur passe par une Russie plus démocratique, plus orientée vers l’économie de marché et respectueuse du jeu des règles internationales. Mais durant les presque quinze années qu’il a passé au pouvoir, Poutine a montré qu’il avait une vision différente du chemin vers la gloire, n’incluant pas une gouvernance démocratique, se méfiant de la propriété privée et, de plus en plus, ignorant ou contournant les règles et les normes internationales qu’un temps, lui-même, il avait soutenues. Mais ne jugeons pas Poutine selon mes critères. Évaluons sa réussite en nous référant à son propre programme clairement défini.

Comment Poutine s’en sort-il ? Pas si bien que ça.

Indubitablement, il a remporté quelques victoires ces dernières années. Premièrement, il a aidé Bashar El Assad, le plus proche allié de la Russie au Moyen-Orient, à garder le pouvoir en Syrie, en bloquant l’action du Conseil de sécurité et en fournissant des armes et de l’argent au beau milieu d’une guerre civile brutale. C’est un fait tragique. Deuxièmement, il a réussi à convaincre la plupart des Russes que les États-Unis sont l’ennemi de la Russie – et il l’a fait bien avant cette dernière crise ukrainienne et la campagne de propagande anti-occidentale massive des médias russes, menée à cette occasion. En 2010, environ deux tiers des Russes avaient une opinion positive des États-Unis Aujourd’hui, le même pourcentage en a une opinion négative. La propagande fonctionne. L’efficacité de cette campagne a aidé Poutine à affaiblir l’opposition démocratique russe, car il sont dépeints comme des marionnettes des États-Unis. Troisièmement, il a commencé à rétablir la stature internationale de la Russie, du moins jusqu’à la crise ukrainienne. Son positionnement de la Russie comme contrepoids conservateur à l’Occident libéral et décadent a trouvé un écho dans l’esprit de beaucoup à travers le monde, tout comme ses positions en faveur de la défense de la souveraineté et contre le prétendu interventionnisme américain. Il a réussi, d’une certaine manière, à séduire à la fois les conservateurs sur le plan social [social conservatives] ainsi que les militants de gauche anti-impérialistes. Et les jeux Olympiques de Sotchi ont créé un engouement pour la Russie que je n’avais jamais observé auparavant.

Cependant, la liste de ses échecs récents est encore plus impressionnante. Le plus dommageable est son échec à obtenir l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Économique Eurasienne – et en fait, sa réponse musclée à cet échec est l’étincelle responsable de la crise actuelle. Avec plus de quarante millions de consommateurs, l’Ukraine était la clé du succès économique de l’Union, ce que n’étaient ni la modeste Biélorussie ni le Kazakhstan exportateur de pétrole. Au départ, il semblait que Poutine allait réussir à convaincre l’Ukraine de choisir son Union Eurasienne plutôt que l’Union Européenne. Le plan d’aide de 15 milliards de dollars à l’Ukraine semblait avoir aidé à convaincre le président ukrainien Victor Yanoukovich de repousser la signature de l’accord avec l’Union Européenne (EU). J’étais ambassadeur des États-Unis à Moscou à cette époque et je me rappelle à quel point certains de mes interlocuteurs russes se montraient arrogants concernant cette victoire sur l’Union Européenne, et partant, sur nous. (Ceux qui au sein du gouvernement russe étaient responsables du paiement des 15 milliards de dollars n’étaient pas aussi enthousiastes.) Mais alors, comme nous le savons tous, les Ukrainiens ont réagi. Leurs manifestations sur la place Maidan ont stoppé net toute future avancée vers l’union proposée par Poutine. Un coup de maître de la part de Poutine ? Je n’en suis pas si sûr.

Ayant échoué à atteindre son objectif le plus cher – la participation de l’Ukraine à l’Union Eurasienne – Poutine a poursuivi ce qu’il considérait comme étant sa meilleure solution de rechange, à savoir un gouvernement à Kiev favorable à la Russie aussi longtemps que possible. En février de cette année, des officiels européens, américains et russes ont travaillé ensemble à la conclusion d’un pacte entre le gouvernement Ianoukovitch et l’opposition ukrainienne qui aurait prolongé le mandat du président ukrainien et repoussé les élections. Une nouvelle fois cependant, les Ukrainiens rassemblés sur la place Maidan ont dit non, et l’allié de Moscou, Ianoukovitch, s’est enfui. Le second choix de Poutine (et, pour être honnête, l’option soutenue également par le gouvernement américain à l’époque) n’a pas marché.

Répliquant à ce deuxième échec, Poutine a contre-attaqué en annexant la péninsule ukrainienne de Crimée. Avant cette année, je ne me souviens pas avoir entendu Poutine consacrer un discours majeur à défendre les Russes « opprimés » en Crimée ou à critiquer la cession de la Crimée, par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, à ses camarades en Ukraine en 1956 (NdT : 1954 en fait). Mais le soudain intérêt de Poutine pour ces prétendues injustices du passé l’a aidé à justifier et mener rapidement à bien son occupation de la Crimée.

Ce succès, cependant, a eu un coût élevé vis-à-vis de l’objectif principal de sa politique étrangère : en annexant la Crimée, Poutine a rendu certain le fait que l’Ukraine ne rejoindrait jamais l’Union Économique Eurasienne. En réalité, l’intervention de Poutine a plus fait pour consolider la nation ukrainienne que tout autre événement des deux décennies écoulées depuis son indépendance. Même des régions considérées « pro-russes » comme Dniepropetrovsk, Odessa ou Kharkov embrassent à présent leur identité ukrainienne plus fermement que jamais. De plus, le pouvoir ukrainien, y compris le président nouvellement élu Petro Porochenko, semble être finalement déterminé à conduire de vastes réformes économiques avec, en particulier, des mesures anticorruption, qui, en cas de succès, rendraient l’Ukraine plus indépendante de la Russie. Dans le sillage des erreurs récentes de Poutine, il est difficile d’imaginer comment l’Ukraine pourrait un jour se détourner de son orientation pro-européenne pour revenir à une position plus favorable à la Russie. La Russie a perdu l’Ukraine à tout jamais. Est-ce une bonne chose pour la Russie ? Certainement pas.

Poutine a également rendu nerveux ses partenaires actuels (Biélorussie et Kazakhstan) du projet d’Union Eurasiatique. Si Poutine se sent le droit de défendre les populations d’origine russe de l’est de l’Ukraine, ressentira-t-il un jour la même obligation d’agir pour défendre les populations russes de ces pays ? En outre, il a favorisé l’accélération du processus de signature de l’accord avec l’Union Européenne non seulement par l’Ukraine, mais aussi par les anciennes républiques soviétiques inquiètes de Géorgie et de Moldavie. Génie de la « Realpolitik » ? Je ne crois pas.

Après avoir annexé la Crimée, Poutine a laissé entendre qu’il allait jouer le même jeu en Ukraine orientale. Il a rappelé au monde que ce territoire, qu’il appelle désormais « Novorossia » (Nouvelle Russie), faisait autrefois partie de l’Empire russe, et a critiqué les bolcheviques qui ont bradé cette terre. Ses médias se sont mis à appeler cela le « Printemps russe », prétendant au cours d’une violente campagne qu’il s’agissait en fait d’un écho du Printemps arabe, dans lequel la Russie était la libératrice des personnes d’origine russe opprimées en Ukraine orientale ; sur Twitter et sur le réseau social russe VKontakte, des dizaines de milliers de personnes ont été mobilisées pour réclamer l’indépendance de Novorossia. Mais tout cela est pour ainsi dire du passé. Les rebelles d’Ukraine orientale n’ont pas réussi à convaincre la majorité de rejoindre leur cause séparatiste dans ces régions. Et l’armée ukrainienne a fini par riposter, et a repris de nombreuses villes et de nombreux villages qui avaient été conquis par les insurgés dans un premier temps. Aujourd’hui, Poutine ne mentionne jamais la Novorossia. Il s’est rendu compte que « libérer » cette région n’était plus possible. Stratège de génie ? Je n’en suis pas si sûr.

Poutine s’en tient donc maintenant à un objectif minimal en Ukraine orientale – une situation que l’on peut définir comme en constant bouleversement avec une souveraineté contestée, qui rendrait cette région similaire aux autres zones de « conflits gelés » jamais officiellement résolus en Géorgie, Moldavie et Azerbaïdjan, délaissées après le démantèlement de l’Union soviétique. Si la rébellion (pro-russe) s’enlise pendant des années, voire des dizaines d’années, alors le nouveau régime à Kiev aura moins de chance de se renforcer et l’Occident d’étendre l’influence de l’Union Européenne et de l’Otan en Ukraine, du moins d’après ce qui semble être la logique russe.

Pour être clair, je ne comprends pas en quoi un voisin faible, pauvre et instable serait dans l’intérêt national de n’importe quel pays – mais Poutine ne m’a pas demandé de définir l’intérêt national russe. Et en plus Poutine ne parvient même pas à réaliser cet objectif minimal. Alors que ses intermédiaires commençaient à perdre du terrain il y a quelques semaines, il leur a expédié des armes plus dangereuses. Nous connaissons tous les conséquences tragiques de cette décision – la destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines. Tandis que les insurgés continuent à perdre, Poutine a mis la barre encore plus haut en bombardant des cibles ukrainiennes à partir du territoire russe, et donc en risquant de transformer une guerre civile en conflit entre États. Mais ses alliés perdent encore face à l’armée ukrainienne et son ensemble disparate de milices alliées et de forces volontaires. Poutine le Grand ? Pas vraiment.

Il lui reste une option : l’invasion. Cependant, malgré les mauvaises notes que j’attribue à Poutine en tant que grand stratège, je continue de croire qu’il est trop intelligent pour envoyer des troupes russes en Ukraine. Il comprend sûrement que les soldats russes subiraient des pertes lors de la première bataille, puis, en tant que force d’occupation, endureraient des attaques incessantes de type guérilla. L’amère expérience de l’occupation soviétique en Afghanistan demeure trop fraîche et incite l’armée russe à rester très prudente. Mais s’il décide effectivement d’y aller, les conséquences négatives à long terme pour l’armée, l’économie et la position internationale russe seraient énormes. Il ne lui reste aucune option acceptable en Ukraine.

L’échec de la guerre par procuration dans l’est de l’ukraine a également produit de nombreux dégâts collatéraux sur ses autres objectifs de politique étrangère. Si le débat concernant l’expansion de l’OTAN était passé au second plan avant l’avancée de Poutine en Ukraine, il est maintenant revenu au premier plan et au centre des préoccupations. De la même façon, le renforcement de la capacité de l’OTAN à défendre ses membres à l’est de l’Europe est redevenu une priorité pour la première fois depuis de nombreuses années. Les dirigeants russes ont toujours redouté l’installation de soldats américains en Pologne ou en Estonie, ce qui pourrait bien se produire maintenant. De plus, les actions de Poutine en Ukraine ont garanti que le projet de défense antimissile en Europe serait non seulement mené à bien, mais qu’il pourrait même s’étendre. Après dix ans de discussions non suivies d’action, Poutine a provoqué le développement par l’Europe d’une politique de réduction de la dépendance au gaz et au pétrole russe. Le résultat des actions de Poutine en Ukraine est que les États-Unis sont maintenant susceptibles de devenir un exportateur d’énergie, en concurrence avec la Russie pour les parts de marché. Certains qualifient les politiques de Poutine de pragmatiques et intelligentes. Je ne suis pas d’accord.

Avant les actions de Poutine en Ukraine, presque tous les officiels de haut rang du gouvernement russe avec lesquels j’avais pu parler insistaient sur le besoin désespéré pour la Russie d’attirer des investissements, considérés alors comme le seul moyen viable de stimuler la croissance. Depuis les actions de Poutine en Ukraine, à peu près 75 milliards de dollars ont quitté le pays, alors que des dizaines de milliards supplémentaires d’argent du contribuable ont été utilisés pour défendre le rouble et financer une dette plus coûteuse. Les sanctions économiques sévères, et le spectre de nouvelles sanctions à venir, imposées par les États-Unis et l’Europe, ont déjà suscité l’incertitude parmi les investisseurs russes et étrangers, ainsi que la prudence parmi les consommateurs russes. De plus, l’intégration de la Crimée au sein de la Russie va coûter des dizaines de milliards de dollars. Ces conséquences économiques sont-elles dans l’intérêt de la Russie ? Je ne le pense pas.

De nouvelles sanctions américaines sur l’exportation de technologies dans le domaine énergétique pourraient être particulièrement dommageables au programme de Poutine. Lorsque j’étais au gouvernement américain, j’ai entendu plus d’une fois Poutine expliquer aux représentants américains que le partenariat de plusieurs milliards de dollars entre Rosneft et ExxonMobil, afin d’exploiter les gisements énergétiques dans les régions arctiques, était l’accomplissement le plus important des relations États-Unis–Russie de ces vingt dernières années. Beaucoup se demandent aujourd’hui si ce projet ambitieux pourra se poursuivre selon les échéances initalement prévues. Un brillant stratège défendant les intérêts nationaux russes ? Je me demande ce qu’Igor Setchine, à la tête de Rosneft, et qui est maintenant sur la liste des sanctions américaines, en pense.

Et bien sûr le sujet est beaucoup plus vaste que ce point précis, même s’il est important. Poutine a mis en mouvement des tendances néo-autarciques, anti-modernisation qui, si elles devaient se prolonger, feraient reculer le développement économique russe pour les décennies à venir. Poutine a essayé de justifier ces contraintes de plus en plus fortes sur le commerce et les investissements, ainsi que le rôle plus important de l’État dans l’économie comme une opportunité qui permettra à la Russie d’être moins dépendante de l’économie mondiale. (Il a même sous-entendu qu’internet serait un outil dangereux au service de la CIA, conçu pour saper la souveraineté russe.) Mais ce n’est pas vraiment une bonne recette pour la prospérité : historiquement, se tourner vers l’intérieur et augmenter le rôle de l’État dans l’économie n’a pas souvent été une bonne stratégie de croissance économique. Vous rappelez-vous de l’effondrement de l’Union soviétique ? Il est difficile de voir ainsi Poutine en visionnaire, allant à l’encontre de décennies, voire de siècles d’expérience. Je me sentirais nerveux si j’étais un entrepreneur vivant actuellement en Russie. En fait, beaucoup le sont. C’est pour cela qu’ils quittent la Russie.

Les sondages internationaux montrent que l’image de la Russie dans le monde a subi de sérieux dommages depuis l’intervention russe en Ukraine. Poutine a définitivement perdu son ambition d’être le champion mondial de la souveraineté nationale. Et le crash du vol 17 de la Malaysia Airways a détruit en un jour des années investies à améliorer la réputation de la Russie à l’étranger, y compris les 50 milliards de dollars dépensés pour les jeux Olympiques de Sotchi, qui étaient destinés à présenter une nouvelle Russie moderne au monde. La Russie est certes crainte à nouveau, mais elle n’est pas respectée. Une telle image de voyou dissuadera l’investissement étranger pour les décennies à venir et diminuera les chances de Poutine de signer des contrats ou de forger des alliances avec d’autres chefs d’État. Armer les rebelles d’Ukraine orientale avec des missiles sol-air a-t-il servi l’intérêt national russe ? Pour l’instant, il est difficile de voir comment.

OB : très très intéressant ça. Primo, vous noterez que “popularité en chute dans le monde occidental” devient “popularité internationale” – en effet, je ne pense pas du tout que sa popularité ait beaucoup baissé en Chine, Inde, Amérique du Sud, ou Afrique… Secundo, nos dirigeants qui ne vivent que pour les sondages (avec le succès qu’on connait) semblent trouver bizarre que Poutine mène une politique qui le rend populaire chez lui et pas aux États-Unis (eux-mêmes faisant le contraire…).

Pendant que Poutine ternissait l’image de la Russie à l’étranger, il est vrai qu’il renforçait sa propre image dans le pays. C’est un fait. Mais pour combien de temps ? La cote de popularité de Poutine se maintient au-dessus de 80 % aujourd’hui, mais souvenez-vous que le président George W. Bush bénéficiait du soutien de 90 % des Américains pour engager la guerre en Afghanistan et encore de 70 % d’opinions favorables pour envahir l’Irak. Il avait cette cote de popularité alors qu’il ne contrôlait ni le Congrès ni les principales chaînes de télévision, ce que Poutine fait aujourd’hui. Déjà, dans le sillage de la tragédie de la Malaysia Airlines, les intellectuels russes ont mis en doute la sagesse de sa trajectoire. L’ancien ministre des Finances de Poutine, Alexei Kudrin, a averti des dangereuses conséquences économiques de la nouvelle diplomatie aventureuse russe, sentiment partagé en privé par le monde des affaires. Ce débat ne peut que se renforcer, surtout avec des succès militaires limités en Ukraine et une croissance économique qui stagne en Russie.

L’Occident, mené par les États-Unis, devrait contribuer à renforcer ce débat – en continuant à confronter la politique agressive de Poutine. Cela ne signifie pas que nous réussirons toujours.

L’histoire des 70 dernières années est remplie d’exemples de l’impuissance des États-Unis et de nos alliés à empêcher les agressions des dirigeants du Kremlin envers leurs voisins, que ce soit l’Ukraine aujourd’hui, la Géorgie en 2008, la Tchécoslovaquie en 1968 et la Hongrie en 1956. Mais cela ne veut pas dire que nous devrions nous tenir à l’écart. Même si nous avons souvent échoué à arrêter les agressions du Kremlin, nous avons quand même réussi quelquefois à rendre ces actes belliqueux coûteux pour la Russie. La réponse d’Obama aujourd’hui ressemble plus à la réponse de Ronald Reagan à la répression soviétique contre le mouvement de protestation Solidarité en Pologne en 1981 qu’aux réponses plus timorées à d’autres interventions du Kremlin. Il devrait donc poursuivre dans cette direction. C’était la dernière fois que Washington imposait de sérieuses sanctions contre Moscou. Reagan et son équipe réagirent ainsi non pas parce que l’on pensait que ces sanctions allaient changer l’attitude russe (ou polonaise), mais parce qu’ils pensaient qu’une mauvaise attitude devait être punie. Reagan n’a pas fait changer immédiatement Brejnev d’avis, mais il a permis de faire de ce conflit une question de principe et non pas de simple calcul d’intérêt, dont l’écho résonne aujourd’hui dans la manière dont nous devrions aujourd’hui exprimer notre indignation face à la désintégration des frontières d’un voisin par Poutine, alors qu’il avait légalement promis de les sécuriser.

Je le reconnais. Quand j’ai quitté la Russie en tant qu’ambassadeur des États-Unis au début de l’année, j’étais impressionné par les réussites de Poutine. Il dirigeait la coalition anti-américaine dans le monde, un rôle qu’il avait tenu avec bonheur au sommet du G20 de Saint-Pétersbourg en septembre de l’année dernière. Il avait « gagné » en Syrie, savourait la publicité internationale positive que lui valait l’asile qu’il avait accordé au lanceur d’alerte Edward Snowden, et bien sûr il y avait eu ce show spectaculaire aux Jeux olympiques de Sotchi.

Mais il a gâché tous ces succès par ses actions en Ukraine. Il est difficile de voir maintenant comment il pourrait finir dans les livres d’histoire aux côtés de Pierre le Grand ou de Catherine II – à moins, bien sûr, qu’il n’ordonne qu’ils soient écrits ainsi !

Michael Mc Faul est l’ancien ambassadeur des États-Unis en Russie

Source : Politico. Traduction collective par les lecteurs du blog www.les-crises.fr

112 réponses à Poutine le (pas si) grand, par l’ambassadeur US Michael McFaul

  1. rémy Le 11 août 2014 à 12h38
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    en tant qu’ ex-ambassadeur américain il ne peut faire que de la désinformation ,

    mais l’on peut inverser ses arguments en les appliquants à obama , notamment sur

    l’UKRAINE.


    • Daniel Le 11 août 2014 à 14h22
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      Tout à fait d’accord. Depuis le 26 février de cette année Michael McFaul avait quitté son poste d’ambassadeur US en Russie (où il était depuis 2011) parce que, selon une rumeur parue en sourdine dans la presse russe, Poutine avait demandé à Obama de le remplacer. Et pour quelles raisons?… Maidan ?… Snowden ?… Yaroshenko ?…

      http://en.itar-tass.com/world/717663

      Le poste a resté vacant jusqu’au 30 juillet quand John F. Tefft, l’ancien ambassadeur US en Ukraine, en a pris la relève.

      Doté d’une personnalité plutôt chatoyante, Michael McFaul, dépité, n’hésite pas à donner d’interviews où ils montre critique (voire très ironique) à l’égard de Poutine et de la Russie :

      http://www.mediaite.com/online/fmr-ambassador-to-russia-battles-the-russian-foreign-ministry-on-twitter/
      http://www.newyorker.com/magazine/2014/08/11/watching-eclipse

      Même sur Tweeter :
      http://rt.com/news/164112-jen-psaki-fired-rt/

      Devenu “persona non grata” à Poutine, McFaul passe désormais son temps à le diaboliser.


      • PA.Québec Le 11 août 2014 à 18h49
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        McFaul a avoué sur Uncommon Knowledge que Poutine ne l’aimait pas du tout. J’avais été atterré il y a quelques mois quand j’avais visionné cet entretien.

        http://www.hoover.org/research/michael-mcfaul-vladimir-putin-and-russia


        • Daniel Le 11 août 2014 à 22h13
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          Bien plus intéressant que les propos de McFaul j’ai trouvé le commentaire de slavophile. Merci pour le lien.

          Contrairement à notre Fabius national, McFaul possède une formation de diplomate alliée à un baccalauréat en études slaves, il a même fait des études de russe à l’uni de Saint-Petersbourg en 86.

          Quelqu’un qui se définit comme “un spécialiste en démocratie, mouvements contre dictatures, et révolutions” (pas du tout arrogants ces diplomates américains, n’est-ce pas ?), alors on peut bien imaginer que Poutine se doutait qu’il préparait peut-être une “révolution orange” en Russie. Les rumeurs parues dans la presse russe étaient donc bien fondées.


    • Jo Le 11 août 2014 à 14h34
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      C’est tout à fait exact. Cette lecture donne la nausée. Comment des politiques peuvent-ils être alliés avec de tels menteurs ! Et surtout être autant dominés !!!!!! On reconnait bien là la griffe illuminati : “le mensonge avant tout” !
      Avec quelques détails différents, on croirait réentendre les discours contre Kadhafi, Sadam Hussein…
      Il est évident que l’avant-dernier paragraphe explique clairement le mal américain qui les fait rager jusqu’à engager le monde dans leurs guerre : “Il dirigeait la coalition anti-américaine dans le monde, un rôle qu’il avait tenu avec bonheur au sommet du G20 de Saint-Pétersbourg en septembre de l’année dernière. Il avait « gagné » en Syrie, savourait la publicité internationale positive que lui valait l’asile qu’il avait accordé au lanceur d’alerte Edward Snowden, et bien sûr il y avait eu ce show spectaculaire aux Jeux olympiques de Sotchi.”

      “Washington menace le monde”
      http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/08/washington-threatens-world-paul-craig-roberts/


    • Jo Le 11 août 2014 à 14h40
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      Dur, dur !

      “Le dernier succès militaire majeur mené par les Etats-Unis, le débarquement en Normandie” !!!
      http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/08/west-wrong-path-gabor-steingart-publisher-handelsblatt/


      • PA.Québec Le 11 août 2014 à 19h17
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        Et pourtant les États-Unis ont de plus en plus de bases militaires dans de plus en plus de pays.


      • Kiwixar Le 11 août 2014 à 22h12
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        Le but n’est pas de gagner, le but est de dépenser.
        Deux bénéficiaires : l’industrie militaire, et les banques.
        C’est donc un succès… sur lequel les millions de miséreux zuniens devraient s’interroger. Des zilliards dispos pour la guerre, et quasi-rien pour la santé, les retraites ou même les vétérans qui ont aider à dépenser?


      • Wilmotte Karim Le 12 août 2014 à 07h38
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        Vous oubliez le Vietnam.
        Ce pays a été détruit… et c’était l’objectif.

        Il y a une différence entre l’objectif affiché et l’objectif réel.
        Ne pas rencontrer l’objectif affiché, tant pis. Tant que l’objectif réel est atteint…


  2. pikpuss Le 11 août 2014 à 12h40
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    Voir la conférence du 25 Mai dernier de Pierre Hillard qui explique bien les enjeux qui vont bien au-delà de l’Ukraine… Cet embassadeur est un fiefé menteur qui cache bien les intentions des gens pour lesquels il travaille.


  3. beserker Le 11 août 2014 à 12h41
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    Même pas eu le courage de dépasser les deux premiers paragraphes…
    Encore un autre psychopathe!


    • Louis Le 11 août 2014 à 14h40
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      La même. J’avais l’impression de lire le type en face de OB sur BFM.

      “Nous monsieur nous croyons en la démocratie …”

      Pitié … pitié.


  4. arnold99 Le 11 août 2014 à 12h42
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    Son successeur semble être pire.

    Un lien sur une vidéo faite sur le sort de SLAVIANSK

    http://www.youtube.com/watch?v=akDu6bQKOaw&feature=youtu.be

    Cela n’augure rien de bon pour la suite


  5. Surya Le 11 août 2014 à 12h43
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    Avec un tel niveau d’ “analyse”; pas étonnant que les américains fassent n’importe quoi en fait.


  6. Julien Le 11 août 2014 à 12h44
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    Pour info
    The telegraph parle des nazis d ukraine ce matin et titre : “Ukraine crisis: the neo-Nazi brigade fighting pro-Russian separatists”

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.html


  7. Persanfoi Le 11 août 2014 à 12h45
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    On a le même à la maison: avez-vous lu l’intervention de B. Rayski sur Atlantico?! Il n’est pas ambassadeur. Mais on sent qu’il aurait voulu! N’oublions pas d’acheter son livre qui ne manquera pas de nous informer sur l’état du monde…


  8. Norton Le 11 août 2014 à 12h51
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    Cet ex-ambassadeur,fidèle à la propagande américaine,tisse le mensonge sur une trame de mauvaise foi et d’affirmations non-prouvées.
    Ce texte est une caricature de toute la propagande de Washington,à bout d’arguments quand aux attaque sur la personne de Poutine.
    Il démontre clairement que ce qui gêne le plus l’expansionnisme atlantique,c’est le patriotisme et la souveraineté des peuples.


  9. Kiwixar Le 11 août 2014 à 12h58
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    Effectivement, totalement biaisé et d’une malhonnêteté intellectuelle hallucinante. Ce serait trop laborieux de le démonter point par point.

    En 16 ans, le niveau de vie des Russes s’est largement amélioré, pendant que la dette était ramenée à quoi, 12% du PIB? N’est-ce pas une bonne part de ce qu’on demande à un dirigeant?

    Les US en 16 ans : classe moyenne décimée, 50 millions de personnes aux food stamps, la majeure partie des baby-boomers qui part à la retraite sans épargne, une dette fédérale qui se compte en zilliards… et au lieu de s’occuper de leurs problèmes et de leurs pauvres et de leurs emplois délocalisés, ils continuent à créer le chaos partout dans le monde. La guerre partout, tout le temps.

    Et la jalousie, abjecte, à fleur de peau, drapée dans leur suffisance et dans des petits commentaires mesquins auxquels ils ne croient plus.


    • Bigtof Le 11 août 2014 à 19h21
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      Malheureusement, j’ai l’impression qu’il y croit ! N’oublions pas qu’en terme d’exceptionnalité, beaucoup d’étatsuniens sont des fanatiques, persuadés qu’ils sont de leur superiorité, et de défendre le Bien !
      Ils ne peuvent donc comprendre, et encore moins admettre, que d’autres, dans le monde puissent avoir des avis divergents.
      Des fanatiques.


      • sécotine Le 11 août 2014 à 19h53
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        mais les américains sont en train de se faire “manger tous crus” par les Frères Musulmans (nommés à des postes clés à la Maison Blanche et au Home Security Department pas besoin d’en bommer au Département de la Justice, Erik Holder suffit)
        Donc avec des américains qui pensent être supérieurs et avec des musulmans qui disent l’être on va avoir un beau feu d’artifice.


  10. NeverMore Le 11 août 2014 à 13h01
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    Le texte de Mac Faul exhude la haine, et semble résulter d’une intense jalousie.

    Obama aussi est mortellement jaloux.


  11. Jean Le 11 août 2014 à 13h24
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    Pour ce qui est de la situation économique intérieure il ne faut pas sous estimer l’effet positif des sanctions. 1. La Russie met en place un nouveau système de paiement de type Visa-Mastercard autonome. 2. Le ralentissement des investissements étrangers signifie : une moindre emprise extérieure sur l’industrie russe et une baisse corrélative de transferts des rentes. 3. L’incertitude qui pèse sur les capitaux russes à l’extérieur implique que ceux-ci seront à terme rapatriés et stimuleront l’économie nationale plutôt que l’évasion fiscale et les systèmes spéculatifs à Londres ou New-York. 4. Les sanctions sur les importations tendront également à stimuler la production intérieure par effet de substitution en même temps qu’une réorientation et une diversification des approvisionnements.
    Lorsque McFaul écrit en paraphrasant Poutine : “ces contraintes de plus en plus fortes sur le commerce et les investissements, ainsi que le rôle plus important de l’État dans l’économie comme une opportunité qui permettra à la Russie d’être moins dépendante de l’économie mondiale” ; il sait qu’il n’est pas loin de la vérité…

    Non seulement ici l’Etat reprend son rôle de régulateur stratégique du système économique, mais le Kremlin reprend des atouts en mains pour réduire le pouvoir de l’oligarchie et développer un nouveau modèle socio-économique profitable aux plus démunis (ce que les USA ne pourront jamais faire et qui sape socialement la légitimité des autorités de Washington).

    Cette crise ukrainienne ne présente pas seulement des effets négatifs mais aussi de véritables opportunités stratégiques. Ainsi l’abandon d’une “Union Eurasienne” sur le modèle de “Union Européenne” n’est pas une mauvaise chose en soit. Ce concept “d’union” était la pierre d’achoppement du discours sur la souveraineté du Kremlin qui voyant cette perspective de “bloc” s’éloigner peut désormais adapter une nouvelle stratégie internationale multipolaire basée sur le bilatéralisme et la réciprocité qui fera de chaque pays -sans discrimination- un interlocuteur potentiel et décisif pour la Russie. Dans cette optique il semble révélateur -aussi bien que “bizarre”- que l’ambassadeur ne mentionne pas les avancées du groupe BRICS ? Il semble que personne n’ait osé lui en parler ou qu’il se garde bien de mettre en valeur ce fait, potentiellement dévastateur pour le dollarUS et l’hégémonie financière et commerciale état-unienne.

    C’est une nouvelle partie qui s’engage, sur un nouveau théâtre d’opération plus vaste que le territoire contestée de Nouvelle-Russie et sur lequel les USA (comme force impérialiste) recule chaque instant en crédibilité et en influence…


    • Patrick Andre Le 11 août 2014 à 14h40
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      Bonjour Jean,
      Je trouve vraiment votre commentaire très pertinent et réfléchi .
      Pour ce qui est de la situation économique intérieure de l’UE ,peut-on aussi estimer un effet retour positif des sanctions.?(j,en doute..)
      Bien a vous


    • erde Le 11 août 2014 à 14h45
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      Poutine offrira à qui le veut un morceau de terre avec exemption d’impôts et constructible dès le 1er juillet
      Poutine offrira à qui le veut un morceau de terre avec exemption d’impôts et constructible dès le 1er juillet

      | ACTUALITÉ | Scoop.it
      From http://www.wikistrike.com – June 5, 11:04 AM

      “En 2013, I. V. Lebedev, Ya. E. Nilov, A. N. Svintsov et S. M. Katasonov, les députés de la Duma D’état (Parti Démocrate libéral de la Russie), ont présentée un Projet de loi No 269542-6 Sur les Domaines Familiaux dans le gouvernement d’état de la Fédération de Russie.

      Le projet de loi No 269545-6 d’Amendements aux Lois Individuelles de la Fédération de Russie en lien avec l’Adoption de la Loi Fédérale sur les domaines familiaux a été présentée dans la Duma D’état de la Fédération de Russie en même temps comme le projet de la loi Fédérale sur les Domaines Familiaux.

      Conformément au projet de loi en question, on accordera des terres :

      À chaque citoyen ou famille de le La Fédération de Russie qui veut;

      Une terre de non moins d’un hectare ;
      Ce gratuitement;
      pour utilisation à vie avec le droit de transfert par legs (comme propriété héréditaire pour vie ou comme propriété privée, à l’option du citoyen lui-même ou elle-même);
      sans le droit de vente, de louer, etc (seulement le transfert par le legs après la mort ou le transfert à un parent proche pendant sa durée de vie );
      avec une exemption de trois types d’impôts — foncière, sur les bâtiments et sur les produits du dit domaine;
      avec le droit de construire une habitation sur un domaine sur des terres à vocation agricole, dans des régions peuplé et dans des zones forestières ;
      sans possibilité de confiscation ou d’expropriation des domaines pour des exigences gouvernementales ou municipales;
      avec le droit de s’unir avec d’autres domaines familiaux dans des écovillages et autre rassemblements de domaines familiaux;
      avec la possibilité de recevoir l’appui de l’état conformément aux lois fédérales actuelles.

      La date prévue d’entrée en vigueur est au 1/7/2014

      Pendant que les USA sombrent dans le néant , Poutine lui continue à travailler et donner à son Pays l’autonomie alimentaire ainsi que le “buen vivir” aux Russes.

      Voilà une loi qui ne risque pas d’être proposée et encore moins promulguée en UE et aux USA


      • Ludo_T Le 11 août 2014 à 15h49
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        Je vais être malpoli : “Putain !” ça donne envie de partir et commencer une autre vie dans ce pays/gouvernement qui respecte ses citoyens.

        Bon, pour moi, c’est trop tard, j’suis trop vieux ! Mais franchement, c’est le rêve américain version Russe, les grandes étendues, la terre… Vous savez cette image des carrioles cherchant la bonne terre pour s’installer.

        Vont être encore plus fous les Zuniens !


      • Kiwixar Le 11 août 2014 à 22h17
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        Le Nouveau Monde, sauf qu’il n’y a pas d’Indiens à génocider ou d’Africains esclaves pour faire le boulot.


    • JMT97400 Le 11 août 2014 à 15h42
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      Poutine a plusieurs autres possibilités à ce qu’il proposait à l’Ukraine: son idée d’Union Eurasienne c’est pour renforcer le poids de la Russie dans les BRICS et dans l’OCS.
      a) la Russie, le plus vaste état du monde, faiblement peuplé, peut parfaitement rapatrier sur son sol tous les russes des pays baltes et d’Ukraine et se servir des 15 milliards de dollars qu’elle voulait prêter à fonds perdus à l’Ukraine et des pertes sur le prix de vente de son gaz à cet effet
      b) la Russie peut, elle-aussi, pratiquer une “amnistie fiscale” pour ceux qui auraient le mal du pays et qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux expatriés et en danger
      c) la Russie peut jouer à fond du partenariat esquissé avec certains pays d’Amérique du Sud et les parrainer pour que la banque des BRICS refinance leur dette publique et qu’ils puissent dire merde au FMI et à la clique pro-US
      d) la Russie peut accueillir des immigrants européens, prioritairement les plus maltraités, Grecs et Bulgares (qui sont orthodoxes) mais aussi pourquoi pas portugais et espagnols… en attendant d’autres au fur et à mesure que l’Europe du sud va s’enfoncer dans la crise (c’est reparti pour l’Italie à nouveaux en récession avec une dette qui frôle les 140% du PIB, la gueule à Renzi!)

      Tout celà est banal et permanent

      Or il a tout près un partenaire autrement plus intéressant que l’Ukraine:
      a) qui pratique le même genre de pouvoir
      b) qui dirige un pays de 80 millions d’habitants,en croissance, la 16è puissance mondiale qui doit supporter depuis 50ans les rebuffades européennes (et notamment françaises)
      c) avec qui Moscou qui se considère comme la 3ème Rome a toujours eu des liens multiséculaires
      d) avec qui la Russie doit désormais partager les relations avec les ex-républiques soviétiques musulmanes d’asie centrale
      e) un pays qui s’est fâché avec Israël, et que l’OTAN ne considère que quand elle en a besoin
      f) un pays qui a terriblement besoin de pétrole et de gaz à des prix stables contractualisés
      g) un pays largement ouvert sur la méditerranée, qui contrôle les détroits de la Mer Noire
      h) un pays frontalier avec la Grèce et la Bulgarie…mais aussi avec l’Arménie
      bon si vous avez pas encore trouvé… c’est bien sûr la Turquie qui vient d’élire son futur sultan qui serait bien inspiré de profiter que Poutine a besoin d’un coup de pouce pour nouer avec la Russie un vrai partenariat
      Turquie et Russie sont les deux seuls états stricto sensu à cheval sur les deux continents Europe et Asie et devraient être le coeur de l’Union eurasiatique (qui serait donc l’ex URSS moins les Pays baltes moins l’Ukraine moins la Moldavie plus la Turquie)
      Ce bloc de 300 millions d’hab reconstituerait une sorte de nouveau “heartland” (fuck les UK/US et leur toutou germanique, je ne parle même plus du caniche scootériste:-)
      Est-ce que la Grèce va accepter longtemps de se faire insulter et affamer par les Allemands si la Turquie s’allie avec la Russie et si on lui tend les bras (les chinois y sont déjà avec leur chéquier 🙂 ?
      Quid du reste des Balkans ensuite? comment Belgrade, Sarajevo et Tirana pourrait-ils continuer à se regarder en chiens de faïence si Moscou et Istanbul ont fait alliance et si le gaz à bas prix coule à flots (via South Stream -Bulgarie-Kosovo)?
      Quid de l’Italie qui n’a pas comme les Ibères le recours de l’Amérique du Sud?
      UE+ €uro=Kaputt?

      D’un autre côté le territoire russe confine à la Chine, au Japon et à la Corée, les usines de la planète, avides de matières premières
      Pierre le Grand avait voulu amarrer la Russie à l’Europe qui était l’avenir du monde de l’époque. Le futur proche du monde, c’est l’Asie. Nous avons réussi l’exploit de jeter la Russie dans ses bras!


      • Patrick Andre Le 11 août 2014 à 16h41
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        Hitparade-fonds-Vladimir-cause-souci…

        A mon avis ,ils ont oublie de prendre en considération votre commentaire ….sur la situation économique intérieure de la Russie,par contre , pour ce qui est de la situation économique intérieure de l’UE….Rien

        http://moneystore.be/2014/hit/hitparade-fonds-vladimir-cause-souci


      • L'enfant grec Le 11 août 2014 à 18h20
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        La Turquie parce que islamisée (même si , partiellement , ethniquement caucasoïde (=blanche) , l’autre partie étant mongoloïde (jaune) , regardez Erdogan , on dirait un grec distingué) , s’est toujours positionnée en ennemie de Byzance . Et non en “enfant” de Byzance , comme a osé le dire cette ordure de Chirac .1453 , ça vous dit quelque chose ? Et le chalmp des merles , 1380 et quelques , en Serbie , hein ? Et Vienne , q’ils ont failli prendre ? Et tous les malheureux prisonniers qu’ils ont empalés ! hein ! Il y a eu , au XVIII° et XIX° siècle de nombreuses guerres entre la Russie et la puissance ottomane . Notamment pour l’accès à la Mer Noire et le contrôle des détroits . La puissance actuelle de la Russie fait que , actuellement , la Turquie se tient tranquille . Toute entente de la Russie avec la Turquie doit être subordonnée à la totale liberté religieuse en Turquie (chose impensable en milieu musulman ) . La révolution d’Atatürk , qui disait que Mahomet était un chamelier analphabète et sa doctrine une chose imbécile , est , pour l’heure , stoppée .Par Erdogan . Il ne suffit pas d’avoir des yeux bleus ou verts , et d’être en complet veston avec un port aristocratique , pour être un personnage civilisé .Regardez Izebegovitch , l’ancien “président” de Bosnie . Un fondamentaliste . En conquérant l’Asie mineure , grecque et chrétienne orthodoxe , les turcs l’ont assimilée (on réduit les hommes en esclavage et on massacre les inutiles , on baise les femmes pour faire de nombreux petits musulmans) . Donc , d’abord la reprise de la révolution laïque d’Atatürk , la libération de Chypre nord , la mise au pas de tous les groupes islamistes ou nationalistes , la restitution de la Thrace orientale à la Grèce , la vraie reconnaissance du génocide arménien et les réparations qui vont avec , et alors , ensuite , on verra .


    • Alae Le 11 août 2014 à 17h07
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      Oui, Jean.
      Je vous cite “Non seulement ici l’Etat reprend son rôle de régulateur stratégique du système économique, mais le Kremlin reprend des atouts en mains pour réduire le pouvoir de l’oligarchie et développer un nouveau modèle socio-économique profitable aux plus démunis (ce que les USA ne pourront jamais faire et qui sape socialement la légitimité des autorités de Washington).”

      Pour ajouter de l’eau à votre moulin, un nouvel article – excellent, comme toujours – de dedefensa explique aussi, comme vous le faites, la nouvelle orientation forcée des Russes vers un étatisme “à la de Gaulle” potentiellement structurant et positif pour le pays.
      http://www.dedefensa.org/article-la_strat_gie_par_la_r_sistance_11_08_2014.html


  12. gil Le 11 août 2014 à 13h32
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    Un petit jeu de détournement

    Barak Obama est omniprésent dans les médias occidentaux ces jours-ci- nous faisant les yeux doux sur les couvertures de magazine, faisant grâce de secourir par quelques frappes aériennes sur les fous de dieux d’Irak, auréolé de saint pour soutenir les chrétiens d’orient. La plupart de ses portraits sont faits en lui prêtant des gages de bienséances en vertu des droits de l’homme. Cependant de nombreux commentaires sous-entendent qu’Obama aurait de grandes difficultés financières et pourrait déposer le bilan des Etats-Unis. Comme le dit le magazine Time “Chaque nouvelle crise le rend plus fort”. A en croire les commentateurs Obama est peut être le sain, ainsi en va l’histoire, mais il est faible, corruptible, et manipulé, appuyant les manoeuvres de la pathétique visée expansion iste de l’Otan.

    Je ne suis pas d’accord. Obama rêve d’être l’être suprême, l’aigle bicéphale. Mais si l’on se feère aux obectifs qu’il s’esst lui-même fixés, ses résultas ne sont pas si impressionnants. Il a certes atteint certains de ses objectifs qui visaient à redonner un bien être social aux américains, mais il a échoué sur ce qui le tenait le plus à coeur. Et l’avenir paraît encore plus sombre.

    Lorsque j’étais encore occidental en début d’année, il y’avait consensus parmi mes compatriotes, les officiels des médias, les observateurs civils et citoyen concernant les priorités de Mr Obama. A cette époque, la liste était : 1) renverser les dictatures des états 2) d’apporter la démocratie auprès des peuples 3) cultiver une image du respect des cultures civiques et religieuses 4) Contrer l’expansion des ventes d’armes 5) développer le commerce et l’investissement 6) rétablir l’autorité du peuple par la démocratie et l’encouragement économique par l’exploitation autonome de leur ressources naturelles. Un objectif antérieur important – contrer l’expansion du Jihad – ne figurait pas dans cette liste car, pour beaucoup parmi nous, cet objectif était atteint.

    Comme certains en Occident, je crois que la voie de la grandeur passé des Etats-Unis s’oriente vers une économie de dettes et d’une version agressive du jeux des règles internationales. Mais durant les presque 10 ans qu’il a passé au pouvoir, Obama a montré qu’il avait une vision différente du chemin vers la gloire, excluant la gouvernance démocratique, se méfiant de la paupérisation du peuple et de plus en plus, ignorant et contournant les grègles et les normes internationales de l’ONU qu’un temps, lui-même, avait soutenu. Mais ne jugeons pas Barack Obama selon mes critères. Evaluons sa réussite en nous référant à son programme clairement défini.


    • JMT97400 Le 11 août 2014 à 15h44
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      les presque 10ans d’Obama? grâce au ciel il ne sera qu’à 6 ans en janvier 2015 🙂
      JMT


    • sécotine Le 11 août 2014 à 20h09
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      Lisez “Dreams of my Father” et vous saurez ce qu’Obama souhaite faire des USA et de l’Occident.
      Obama paupérise le peuple, il gouverne par décret passant outre le congrès, l’Obama-care est und ésatre complet et sa politique immigrationiste vient de lui exploser à la figure avec près de 50 000 mineurs non accompagnés entrés sur le territoire depuis le début de l’année.
      On nous a vendu Obama comme étant le messie sauveur du monde, il s’avère en être le fossoyeur
      Mais aux USA comme en France la presse est tout acquise à la gauche et même si un récent sondage présentait Obama comme le pire président que les USA aient jamais eu (pire même que Carter) et qu’un peu moins de 40 % lui faisaient confiance on se garde bien d’être trop critique.
      Bon, j’en connais un qui serait particulièrement heureux d’un pareil sondage.


    • Andrea Le 12 août 2014 à 21h21
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      Bon post, mais là je ne suis pas d’accord:

      Il a certes atteint certains de ses objectifs qui visaient à redonner un bien être social aux américains

      Ses deux législations majeures, le Obama care, et FATCA (ca c’est tout une autre histoire) sont des échecs complets.

      La loi sur la santé n’a fait qu accorder plus de revenus aux compagnies d’assurance, et a laissé encore plus de gens dans la dèche, dans le sens qu’ils se saignent pour payer une assurance privée (ce qui est maintenant obligatoire, ou alors amendes à payer) sans couverture adéquate, dans le sens que cos. ont des conditions draconiennes et font tout pour ne pas payer….

      Les franchises vont jusqu’à des milliers de dollars, les co-pays (participations) sont très élevés, et les gens sont coincés dans des circuits officilellemnent reglés, ou il n’y a pas de médécin dans leur quartier, ville, etc. qui les accepte. Bcp de contrats signés n’ont pa été honorés, cause cafouillages, changements de compagnie, de reglèments, etc. Et le pire peut-etre est que Obamacare oblige des petites entreprises à contribuer pour leurs employés, sauf s’ils sont à temps partiel (30 heures ou autour), donc licenciements, et que des contrats temporaires.

      Tout cela est d’une complexité extème, je ne touche qu’une couche très superficielle et partisane.

      Le Affordable Care Act (Obama care) fait plus que 2,000 pages. J’en ai lu environ 500 pages, donc suis quasi experte, non pas pour me mettre en avant, mais j’ai une vague idée. En général, aux US, ce type de texte n’est pas lu par le Congrès, tout se joue sur des alliances entre personnes / lobbys / etc.. Ensuite, l’application, c’est un mystère, une gabégie, etc. laissant toute la place ouverte aux pires dérives. Donc, des multiples amendenments, cas spécaux, etc., en général maintenant reglés par les cos. d’assurance.

      Pq tout ca? Pcq une avancée dans ce domaine est traditionellement ‘démocrate.’ Hillary Clinton (en tant qu’épouse) a tenté l’affaire mais a échoué. Donc Obama était attendu, et avait promis. En 2007-8-9, et les employeurs et les personnes privées ont largués leur contrats, cause pauvreté, chute de l’emploi, du pouvoir d’achat, de dettes qui augmentent, ils ne pouvaient plus payer. Et alors les cos. d’assurance ont ripostés.

      Obama est une créature des grandes compagnies, Wall Street, et il fait TOUT pour privatiser l’education, même avant son premier mandat.

      Voir les traités de libre échange à venir…


  13. Tdeum Le 11 août 2014 à 13h35
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    Tenez Olivier, vous vous sentirez peut être un peu moins seul !
    http://www.huffingtonpost.fr/andrei-sorescu/russie-les-raisons-de-la-_b_5661545.html
    Le niveau de certains commentaires prête à pleurer, y’a pas à dire, le bourrage de crâne ça marche !


    • tepavac Le 12 août 2014 à 01h45
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      ouais! eh bien c’est dit, ça commence. c’est la faute de l’europe. de l’europe, pas des chefs de l’otan, mais de l’europe.

      mais surtout, ce qui m’éxaspère dans tous les commentaires Institutionels, et repris par les rigolos dans les blogs, c’est: “l’ukraine veut” entrer dans l’europe, veut rentrer dans l’europe, veut rentrer dans l’europe…pour échapper à l’impérialisme russe, pour échapper à la corruption, pour etre libre, pour avoir une démocratie…

      bah j’ai quand même voulu savoir dans ma région si mes voisins aspiraient à recevoir des ukrainiens?
      j’en ai pas trouvé un seul, on m’a juste dit que personne jusque là ne leur avait demandé leur avis, mais peut-etre que c’était les régions voisines qui auraient manifesté le désir d’avoir pour partenaire des ukrainiens? mais que de toute façon, ils n’étaient pas pour l’europe non plus, alors..

      bon, parce si je dois me prendre des sanctions éconnomiques; chomage, économie bloquée dans une banque en faillite, pénurie de toutes ou pire une target nuclaire sur le coin de mon lopin de terre, je veux au moins que cela soit à cause de ma propre décision, mais pas à cause de mon voisin. D’ailleurs, plus je me renseigne, plus je constate que voisin s’éloigne de ma région, en fait j’ai réussi à le trouver ce voisin qui aspirait à libérer l’ukrainien et à le loger chez moi, c’est le voisin continental, celui juste à coté, apres l’atlantique…

      La démocratie, c’est d’abord un pacte entre des personnes d’une même communauté.
      La démocratie, c’est d’abord un pacte entre plusieurs communautés dont les habitants réciproques ont approuvé l’acte d’attachement commun.
      Un pacte est une loi sacré qui détermine les droits et obligations contrctuelles de chaque partie prenante à l’action.

      Je rappelle donc le pacte sacré qui nous lie içi
      http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l'homme_et_du_citoyen_de_1789#mediaviewer/Fichier:Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell%27uomo.jpg

      entre autre
      -art; III
      le principe de toute souveraineté réside éssentiellement dans la nation, nul corps, nul individu ne peut éxercer d’autorité qui n’en émane expréssément.

      je signale pour ceux qui ne lisent jamais les petits trucs toujours écrits à la fin et en bas, que le préambule, qui à valeur constitutionelle, et ses dix-sept lois, est adréssé ” aux représentants du peuple François”

      ce pacte accompli par la lutte, le sang et la volonté est adréssé à tous les pouvoirs d’éxécution.
      Il indique clairement les lois qui doivent gouverner l’esprit des législateurs, des éxécutants et des élus.

      Parce que je suis lié par ce pacte à mes concitoyens, je partage et les éfforts et les avantages de notre communauté. Or il est dit dans ce journal, mais pas seulement, que la grave crise qui se présente à nous, résulterait de la décision prises par mes pairs. Pourtant autour de moi nul ne s’est jamais prononcé sur la question. Je veux donc savoir si c’est bien la majorité de mes concitoyens qui ont pris cette décission, auquel cas je suis lié par la loi et obeirais.

      Il apparait aussi, par le témoignage direct et enregistré publiquement des élus concerné, que certains représentants du peuple, se seraient affranchis de la responsabilité des charges de la nation en déléguant les pouvoirs que nous leurs avions confié à des parties tiers, voir à des puissances étrangères et dont la société ne peut demader à rendre compte.
      Ceux-çi, se désignant secrêtement entre eux, s’approuvant des lois qui leur permettent, soit-disant, de parler en notre nom et de prendre des décisions en notre nom.

      J’écris donc ces quelques mots pour demander l’opinion de mes semblables !
      En vous remerciant par avancede vos témoignages.
      Bien cordialement


  14. Kiwixar Le 11 août 2014 à 13h35
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    Le Kyrgystan qui confirme qu’ils prévoient de rejoindre l’Union (douanière) Eurasienne d’ici la fin de l’année :

    http://en.itar-tass.com/economy/744399

    Vu que l’UERSS considère que la Géorgie est en Europe, la France pourrait peut-être postuler pour rejoindre cette union eurasienne, qui est seulement douanière (pas de Politburo ni d’eurocrates)….


  15. citoyen du monde Le 11 août 2014 à 13h36
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    La haine qui transpire de ce texte indique que la haute sphère qui nous méprise se rapproche psychologiquement des nazis. La guerre risque d’être la seule issue de la crise, à moins que les USA s’effondrent économiquement et socialement. Les caniches européens abandonneront la scène vite fait.


    • LutterPourLaPaix Le 11 août 2014 à 17h06
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      Cela fait un moment que j’essaie aussi de dire que les vrais nazis sont les dirigeants non élus de l’UE et la clique au pouvoir aux US. Comment expliquer autrement le comportement de personnes qui se croient “exceptionnelles” ou faisant partie d’un peuple élu ? L’utilisation d’un régime nazi en Ukraine n’est pas non plus liée au hasard et rappelle la façon dont Hitler a été utilisé pour faire la guerre à la Russie…Les crimes de guerre et le génocide en Ukraine sont autant de preuves que le terme “nazi” n’est pas trop fort ou erroné en ce qui concerne “la communauté internationale”.


    • L'enfant grec Le 11 août 2014 à 18h25
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      D’où l’impéreiuse nécessité de boycotter tous les produits etasuniens possibles , et plus génralement anglo-saxons .Exempel , je en prends plus ni norton ni Mac caffee comme antivirus , amsi Kasperrsky , qui est excellent , en plus . Dès qu’on pourr aavoir Glonass , abandonner le GPS pour Glonass . Etc. Naturellement , pas de sodas , c… ni de p…* , et autres merdes acides et sucrées . Pas de “musique” américiane .Fini les “chevrolet” avec laccent yankee , ça fiat bien) . Et aussi , la lutte permanenete contre els anglicismes , qu’ils soient purement sémantiques (le coach , piour l’entraîneur) ou syntaxiques (il est 2 heures passées de 7 minutes . P

      *je me méfie , ces salopards pourraient nous attaquer


  16. Crapaud Rouge Le 11 août 2014 à 13h38
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    C’est très intéressant de savoir ce qu’il pense, mais on ne peut rien en dire tellement c’était attendu. Le passage le plus rigolo est sans doute celui-ci : “Poutine a montré qu’il avait une vision différente du chemin vers la gloire, n’incluant pas une gouvernance démocratique, se méfiant de la propriété privée et, de plus en plus, ignorant ou contournant les règles et les normes internationales qu’un temps, lui-même, il avait soutenues.” On ne peut que s’esclaffer.


  17. sandrine Le 11 août 2014 à 13h50
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    Ce n’est finalement qu’une synthèse de toute la propagande que l’on nous sert depuis le début.

    Aucune analyse n’est faite.

    Il m’a bien fait marré quand il parle de l’enlisement de la Russie en Afganisthan. C’est vrai la poêle qui se fout du chaudron.


  18. perceval78 Le 11 août 2014 à 13h52
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    Ce que disait Mc Faul avant de partir en Russie
    =
    https://www.youtube.com/watch?v=8KXKPQuWsbY
    =
    Quand Mc Faul organisait des manisfestations en Russie
    =
    https://www.youtube.com/watch?v=betuLOclfHY
    =
    Ce qu’il en dit il a deux mois
    =
    https://www.youtube.com/watch?v=bqiYHVESPIM
    =


  19. perceval78 Le 11 août 2014 à 14h00
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    C’est étonnant de voir cette propagation de la mauvaise foi dans tous les magazines systemes
    Poutine est fou
    http://www.slate.fr/story/84769/vladimir-poutine-fou
    =
    Poutine Napoleon Hitler
    http://www.slate.fr/monde/86105/poutine-ukraine-histoire-strategie
    =
    Poutine est post fasciste
    http://www.slate.fr/monde/86831/poutine-post-fasciste-pas-post-communiste
    =


  20. Macarel Le 11 août 2014 à 14h07
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    • TC Le 11 août 2014 à 14h36
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      De toute évidence, la propagande occidentale ayant donné inconsciemment une image trop virile de Poutine en le diabolisant (on peut dire qu’il est perçu malgré tout comme le chef de “l’opposition mondiale”), on commence à vouloir corriger le tir dans les médias en tentant de l’émasculer. C’était en effet, lui faire trop d’honneur que de lui donner une paire de couilles !


    • perceval78 Le 11 août 2014 à 14h49
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      oui c’est vraiment étonnant cette facon de faire des attaques sur le physique “petits muscles” c’est indigne de gens qui sont à des postes aussi élévés
      =
      https://www.youtube.com/watch?v=SpIjblpnNtU
      =
      En parlant de muscles je ne savais pas que D.Seagall était d’origine Russe
      =
      https://www.youtube.com/watch?v=eRnXo-ZbL1A
      =
      Je crois que les Russes se moquent un peu des ricains aussi, le deuxième contact de est Arnold @Schwarzenegger
      =
      https://twitter.com/KremlinRussia_E/following
      =


      • perceval78 Le 11 août 2014 à 15h06
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        la bbc nous rassure en nous affirmant que c’est les medias russe et ukrainiens qui jouent sur l’emotion
        =
        http://www.bbc.com/news/world-europe-28706461
        =


      • jacqueline Le 11 août 2014 à 20h43
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        En parlant de muscles je ne savais pas que D.Seagall était d’origine Russe

        Je ne connaissais pas, hier j’ai vu qu’il avait donné un concert en Crimée pour le Donbass.

        Polyvalent le gars !


  21. David D Le 11 août 2014 à 14h13
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    On voit tout de suite que le Mc Faul a envie d’en découdre comme un coq chantant dans une basse-cour ou un gosse qui explique pourquoi il est le plus fort sur une cour de récréation Mc Faul doit avoir un ego surdimensionné, mais son papier est bien maladroit pour avoir une telle prétention
    Je pense que Poutine digère son très gros coup, celui de la Crimée
    Au contraire des occidentaux, je suis triste qu’il ne soit pas intervenu du tout en Ukraine
    Mais, il n’est pas intervenu, il a joué le jeu de considérer que malgré une présence russe demandant soit l’autonomie soit l’intégration à la Russie l’Ukraine offrait le cas d’une guerre civile dans un pays voisin, qu’il n’avait pas toute légitimité à débouler là-dedans Je pense que cela va montrer à long terme l’échec total de l’Ukraine et de l’Amérique, ça ne peut que très mal évoluer désormais
    Evidemment, j’ai de la peine pour les civils de l’est de l’Ukraine qui sont morts et pour tout ce peuple qui n’aura pas pu avoir son autonomie, triste aussi pour le peuple ukrainien (car il y a des humains aussi chez eux) qui subissent le pouvoir des oligarques et sont enrôlés de force par les nazillons pour combattre leurs frères slaves
    A part la Crimée, réussite totale de Poutine, on ne saura jamais en quoi la Russie est intervenue en Ukraine pour la déstabiliser, alors qu’on sait que les Etats-Unis et l’Europe y sont intervenus
    L’avion abattu, il n’a terni l’image de Poutine que par l’orchestration d’une propagande médiatique Imaginons une guerre civile entre les occitans et les chtis, on n’accusera pas les suisses francophones ou les catalans d’exactions de la part soit des occitans, soit des chtis
    Il y avait deux suspects : Kiev ou les séparatistes, Mc Faul se permet d’en sortir un troisième, mais là c’est de la diffamation
    En plus, il y a fort à parier que l’avion a été abattu par les ukrainiens, après un putsch, des massacres de civils à Odessa et dans une guerre de nettoyage ethnique, avec des gens se réclamant directement du nazisme
    Je serais Mc Faul, je n’écrirais sûrement pas un papier pour dire “regardez comme je suis intelligent dans le camp de l’intelligence” Les conséquences de tout cela, on va bien voir maintenant si vous ferez du bruit autour


  22. Kouglov Le 11 août 2014 à 14h16
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    La bête est blessée et cherche à sauver sa carcasse.
    Dans un premier temps la référence qui avait été prise c’est celle du mal absolu, la comparaison avec Adolf Hitler. Qui a oublié les paroles de Hillary Poulidor Clinton ou du Prince Ectoplasme Charles? Car a part les traumatisés de l’arrivée du Front Populaire en 36 et les lecteurs du Point cela n’avait eu aucun effet de peur et l’invasion des Sudètes n’ayant pas eu lieu le ridicule des paroles devenait encore plus grand.
    Alors dans un deuxième temps les seconds couteaux entrent en scène pour abaisser l’adversaire, être ambassadeur US en Ukraine n’est certainement pas le poste le plus glorieux et cela peut aviver de vives rancunes personnelles, car à part le rôle d’assistante du magicien qui écarte les bras pendant les tours ce personnage falot n’a pas fait grand chose. Il a plus tenu la chandelle à Soros, Mac Cain et la CIA que participé au montage des Maidan 1, Maidan 2 et ne parlons même pas du Maidan 3 totalement hors contrôle et du Maidan 4 en préparation par la blonde Ioulia, dont les US ne veulent absolument plus entendre parler.


    • Spipou Le 11 août 2014 à 16h23
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      Il était ambassadeur en Russie, pas en Ukraine.


  23. TC Le 11 août 2014 à 14h17
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    En attendant, les affaires continuent, elles. Poutine vient de déclarer qu’un partenariat avait été signé entre Rosneff et Exxon Mobil.

    http://www.romandie.com/news/Poutine-appelle-lOccident-au-bon-sens-en-lancant-un-projet_RP/506033.rom


  24. David D Le 11 août 2014 à 14h20
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    En fait, même si Poutine n’avait pas pris la Crimée, il aurait subi les mêmes sanctions
    L’avion abattu a précipité des sanctions contre la Russie, mais quand les accusations se sont calmées, qu’il a fallu reconnaître qu’on ne savait pas qui était responsable avec le changement du tout au tout que cela pouvait impliquer, on n’a pas vu les demandes de sanction se modérer, être suspendues, au contraire il s’en rajoutait
    Si les Etats-Unis n’ont pas une image de bandits après ça Le problème, c’est que ça va faire cas d’école, jurisprudence, dans les problèmes à venir et que de plus en plus ce genre d’abus sera retourné contre l’Europe et les américains Bravo, que vous êtes intelligents
    Je n’y crois pas trop au discours d’Hillard sur la gouvernance mondiale, le raisonnemment exhibe plus qu’il ne démontre, et il établit des continuités douteuses entre les personnes, alors que je suis convaincu que le Rhodes, tout en restant le cynique qu’il était, se dirait que ce qui est fait maintenant n’est pas intelligent du tout C’est ça du machiavélisme?


    • Dradog Le 11 août 2014 à 14h34
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      Bon et quel serait le but? les réserves de la Russie?… Comme si elle allait se laisser faire… Alors, quel est le but de tout ça? Détourner l’attention du déclin US et de l’occident? Pousser le capitalisme à son paroxysme? Où est l’Âme dans tout ça, et y en a t’il une?


      • David D Le 11 août 2014 à 18h11
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        Je réponds sommairement sur Hillard Le projet de Rhodes n’est pas à la base que ploutocratique, mais nationaliste, et Hillard relaie quelque peu cela mais en soulignant que du coup on va avoir des conflits entre monde anglophone et monde allemand
        Pour moi, la gouvernance mondiale qui serait en projet actuellement ne peut déjà pas être nationaliste, je ne ferai pas les raisonnements machiavéliques ici qui me permettent de dire que ce n’est pas cohérent avec ce qui est fait
        Je pense assez franchement que cette histoire de gouvernance mondiale est un attrape-nigauds qui donne un crédit d’intelligence aux ploutocrates, alors qu’ils ne sont pas intelligents du tout en géopolitique
        Je trouve que parler de rapacité ploutocratique est parfaitement suffisant et je ne vois pas trop en quoi un riche pourrait se mettre à rêver d’un gouvernement mondial supranational non dirigé par lui, ni dans l’intérêt de son monde, etc Il y a trop de trucs imbéciles dans ce machin-là
        Gouvernance mondiale, c’est juste le cache-misère d’un système ploutocratique de gredins où viennent cafouiller les politiques
        ça sent la connerie à plein nez
        Ensuite, dan la vidéo d’Hillard, je veux bien, mais il déclare que le fait d’encercler un pays ennemi : l’Allemagne en 40-45 ou l’URSS ça vient d’un concept de la gouvernance mondiale qu’on va baptiser la noix coincée dans la pince, un truc dans le genre, franchement c’est idiot On compare dans le temps des encerclements et on transforme cela en concepts subtils de la gouvernance mondiale, ça ne fait pas sérieux
        Evidemment, on voit que des gens de la CIA, etc, sont placés dans les ONG Là, c’est intéressant, mais Hillard ne fait qu’exhiber le truc, il n’explique rien
        Les antirusses font la même chose quand ils se contentent de dire : Poutine était au KGB Pour moi, j’attends plus d’un exposé géopolitique Je suis sur ma faim
        Oui, il y a un dirigisme mondial des multinationales qui se préparent avec le traité transatlantique, et consorts, mais je n’ai pas envie de m’accorder avec le discours d’Hillard, c’est tout Et j’ai envie plutôt qu’on constate la ploutocratie qui fait que deux fois nous ne sommes plus en démocratie en Europe, plutôt que de nous dire que nous nous faisons berner par un plan remarquablement conçu, parce que moi tout ce que je vois c’est de l’idiotie en barre, et que je n’ai pas envie d’offrir ma fascination aux cons


        • madake Le 12 août 2014 à 05h19
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          On peut utiliser des termes différents, mais on doit constater la convergence d’intérêts, tant pour les multinationales, que pour le gouvernement US à l’ouverture de traités de libre échange TAFTA/TTIP et TISA.
          Ce qui en est attendu, c’est d’apporter de l’oxygène, au moins aux finances US, niveler les salaires vers le bas, étendre les marchés, car les réglementations qui accompagneront ces traités, renforceront la domination et les intérêts des multinationales et seront donc positives pour le PIB US, au moins à très court terme,
          et feront sans doute office d’extrême onction pour les économies européennes.
          .
          Je pense que la situation économique et énergétique est suffisamment dégradée, pour que des raisonnements “MST” (Mon Successeur Traitera) soient des tentations irrésistibles pour les politiques, et une aubaine pour des dirigeants de grands groupes.

          Sans entrer dans un concept de machination globale, il serait d’une naïveté angélique, de supposer l’absence de collusion entre la ploutocratie privée et publique.
          Poussons le raisonnement au bout :
          si il n’y avait pas un minimum de cohérence, les résultats n’auraient pas une telle constance et une telle efficacité pour le bénéfice des multinationales.

          Tant l’ALENA, que l’Europe ont été bâtis en collaboration étroite avec les multinationales et les financiers présents en Amérique du Nord, avec la BRT Business Round Table, comme en Europe avec l’European Round Table (ERT).
          Je vous laisse faire vous même la comparaison des rapports et préconisations de l’ERT et le livre blanc de Delors, pour la construction Européenne.

          Allez-y, vous verrez c’est instructif.

          http://dondevamos.canalblog.com/archives/2007/10/02/6405778.html

          http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bilderberg-co-le-lobbying-de-l-29446

          http://blogs.mediapart.fr/blog/eric-scavennec/031112/la-competitivite-ou-la-loi-des-multinationales

          http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article36

          http://www.ert.eu/node/663

          Vous noterez au passage, la durée sur laquelle s’étalent les faits relatés dans les liens ci-dessus, et l’appui robuste de l’ERT au TAFAT/TTIP … et au TISA

          Evidemment, évqoquercette collusion fait grincer des dents à Bruxelles.

          Mais la vie a ceci de passionnant, c’est sa capacité à surprendre.
          Et ce qu’on découvre, lorsque l’on léve le coin du tapis européen, est bien assez croustillant et amer, pour vous inciter à l’humilité en matière de collusion.


      • tepavac Le 12 août 2014 à 02h24
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        il y a un député en france qui a fait 6000 kilometre à pied. 6000, juste pour rencontrer ses concitoyens et entendre ce qu’ils ont à dire. résultat, il est rentré éffaré à l’assemblé pour les informé de l’opinion général du peuple, menteurs, voleurs, escrocs, traitres et j’en passe.

        voilà de quoi ils ont tous peurs, et comme aux temps féodaux ils cherchent à anéantire cette énergie en armant les cerveaux le plus primitifs contre leurs propres concitoyens.
        ce n’est pas la russie qui est visée, c’est nous les peuples.


    • sandrine Le 11 août 2014 à 14h37
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      En fait quand on a commencé à se calmer sur le MH-17 et l’implication des Russes dans cette affaire, c’est à ce moment précis où les Américains ont sorti leur fameuse preuve sur le faite que les Russes envoyaient des missiles en direction de l’Ukraine.

      Ils ont compris que leur mensonge sur le MH-17 ne tiendrait pas longtemps donc ils en ont inventé un nouveau.

      Je me demande, si toutefois on nous annonçait que c’est l’armée Ukrainienne qui a abbatu l’avion, quelle posture ils prendraient pour maintenir coûte que coûte ces sanctions ?


      • tepavac Le 12 août 2014 à 03h04
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        ça déja été annoncé sandrine, par les malaisiens, par le chef de l’osce, par des militaires et puis la terre entiere à pu voir les photos de ce qui restait de cet avion et des traces laissées sur sa carcasse. la seule chose qu’on ignore c’est le type d’avion qui a “approché” le MH17,
        mig29, su25,mig30 ???
        tres problablement un mig29, car qu’est qu’un coucou irait trainer à 7000 m au dessus du Donbass, pour ensuite disparaitre à la vitesse ou il est apparu.
        donc tous les gouvernements le savent, nul ne nie qu’il y avait deux avions au contact du MH17. la seule chose qu’on nous dit, c’est que c’est des su25 et par dela, comme c’est des chasseurs au sol, ils ne volent pas haut, ni vite.
        c’est à nous qu’on ment éffrotément, pas au russes, et ça ça crain effectivement


        • madake Le 13 août 2014 à 09h58
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          Juste pour préciser que le SU25 a bien un plafond de 7000m, ce qui signifie seulement qu’il ne peut voler de façon soutenue à cette altitude.
          Pas qu’il soit incapable de monter à l’altitude de 9000 m ponctuellement pour un assaut.
          NB: il existe d”ailleurs une version de ce chasseur qui elle a un plafond à 10 000m,
          les missiles R60 ont un rayon d’action de 12km, et un plafond à 20km, cibler un liner entre 3 et 5 km est donc facile, même si ce missile serait sans doute juste pour abattre un avion de cette taille


  25. bluetonga Le 11 août 2014 à 14h30
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    Il y a quelque jours, j’avais voulu me joindre à la traduction de cet article et puis j’avoue avoir abandonné devant une telle accumulation de mauvaise foi et de circonvolutions jésuitiques pour démolir Poutine, à n’importe quel prix. Lire quelqu’un qui cherche à exprimer la vérité, quelque soit son point de vue, c’est de l’objectivité élémentaire et donc sain. Mais lire quelqu’un qui ment effrontément, et même, qui s’applique à exceller dans le mensonge, c’est un exercice auquel je ne désire plus personnellement consacrer du temps précieux.

    A cette occasion, je m’étais rendu sur le site de l’article, Politico, pour juger de la nature des réactions des lecteurs américains. Combien grande fut ma déception de constater qu’à de rares exceptions près, les commentaires entérinaient sans plus réfléchir le discours de McFaul. En gros le débat portait sur quelle faction du paysage politique américain idôlatrait Poutine, chaque intervenant se renvoyant la balle et l’opprobe qui allait avec. Ma seule consolation était la confirmation indirecte du discours de certaines figures politiques américaines (comme Pat Buchanan dont un article a été publié récemment sur les crises) plutôt favorable aux valeurs et aux positions défendues par Poutine.

    D’une manière générale, le public américain qui se donne la peine de lire et de commenter la politique internationale est beaucoup moins informé et nuancé que le public européen équivalent. La plupart des américains sont extrêmement ethnocentrés, et considèrent que l’Amérique dirige le monde, point-barre. Ils n’imaginent pas sérieusement pouvoir être menacés par d’autres, ou trouver ailleurs de meilleur modèle de société que le leur (même s’ils sont intrigués par certains européens ou asiatiques). Au fond, McFaul ne réagit pas autrement en dénigrant Poutine : quelque soit l’action ou le succès de Poutine, ce n’est que l’agitation d’un barbare face à la puissance de Rome.

    Pour terminer, je profite de l’occasion d’un article “diplomatique” pour donner un lien vers espritcors@ire, un site rassemblant les points de vue éclectiques d’anciens spécialistes français du renseignement, de politique internationale et des forces armées. On y trouve pas mal d’analyses intéressantes, souvent fournies par des gens avec une réelle expertise sur le sujet qu’ils traitent :

    http://www.espritcorsaire.com/?ID=414/Philippe_de%20Saint%20Robert/


    • languedoc 30 Le 11 août 2014 à 17h41
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      Ne pas oublier que ce sont les barbares qui ont fait chuter l’Empire romain.


  26. Kouglov Le 11 août 2014 à 14h47
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    Un parlementaire hongrois joint le geste à la parole et jette le drapeau européen par la fenêtre.
    Il faut se souvenir que lors de l’explosion du bloc de l’Est la Hongrie en a été a la pointe.
    http://www.youtube.com/watch?v=nCGrfXDttZo&list=UUdnB82ob_V7EXwwcCtB1vUg a


  27. Janna Le 11 août 2014 à 14h48
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    https://www.youtube.com/watch?v=cvntt-PxuBU

    Euromaidan 07-08-2014 2 min enregistrement à partir de webcam
    (Just pour rire)


    • Serge Palestine Le 12 août 2014 à 00h02
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      Cela avait un petit côté “Benny Hill”,comme quoi selon que l’on a tel ou tel cadrage,on peut faire dire beaucoup de choses aux images….mais le plan vu de haut décrédibilise ces nouveaux (?) maïdanistes,contrairement aux photos diffusées par les médias dominants sur cette même récente actualité de Kiev,qui sent un peu la bérézina idéologique,avec comme seule “avant-garde” ce pope uniate tragi-comique…


    • tepavac Le 12 août 2014 à 03h19
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      merci de cet entre-acte, ça rappelle les bourrés sur la précèdente vidéo


  28. Spipou Le 11 août 2014 à 14h53
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    Et bien là, je ne suis pas d’accord du tout. Ayant participé à la traduction de l’article, j’ai eu le temps de le lire attentivement et d’y réfléchir.

    Effectivement, il reprend quelques-uns des mensonges les plus courants, comme celui de l’aide militaire russe aux combattants du Donbass. Mais si on fait abstraction de ces passages, et qu’on se concentre sur son expérience lorsqu’il était à Moscou, il pointe un certain nombre d’erreurs de Poutine. Notamment des choses que Poutine n’a pas vu venir, et qui ont pesé sur la genèse de la crise.

    (Ce qui est quand même normal, car depuis que l’humanité existe, on n’a encore jamais vu quelqu’un qui soit infaillible !)

    Il insiste en particulier sur ces 15 milliards offerts à l’Ukraine, ce qui à mon avis, et ça ne date pas de la lecture de l’article, ont été une erreur grave. Ca a été vu (avec raison ?) comme une provocation par les contestataires de Ianoukovitch, qui à l’époque n’étaient pas encore les mouvements nazis, ainsi que par les gouvernements occidentaux. Provocation réelle ou pas – quoique j’incline à penser qu’à l’époque, Poutine aimait assez montrer ses muscles à l’occident – il aurait dû penser que ça ne pouvait être vu que comme ça ! Imprévoyance grave, donc, faisant pendant à l’imprévoyance de l’UE qui écartait d’un revers de main la Russie comme quantité négligeable dans ses relations avec l’Ukraine. (La petite note sur le manque d’enthousiasme de ceux qui étaient responsable du paiement de ces 15 milliards est intéressante aussi.)

    L’article donne aussi pas mal d’informations, notamment sur l’opinion des entrepreneurs russes… Enfin bref, même s’il y a à boire et à manger, je trouve qu’il y a des informations précieuses.

    Un petit mot au sujet de ce que j’appellerais les provocations de Poutine, et ce en dehors de l’article. Avant la crise ukrainienne, qu’il n’avait pas du tout venir, Poutine aimait bien se livrer à des provocations un peu adolescentes à destination de l’occident, pour montrer que la Russie était redevenue une puissance avec qui il fallait compter. Je pense notamment à la publicité faite autour de l’accueil de Snowden. A mon humble avis, si ça n’a pas été fait dans la discrétion, c’était volontaire.

    Je situerais le tournant après l’annexion/le retour de la Crimée à la Russie (choisissez le terme qui vous convient), quand Poutine a commis sa deuxième grave erreur, à savoir de faire entendre – et de faire voter par la Douma – que la Russie était prête à défendre militairement les russophones de l’est de l’Ukraine. Probablement pensait-il que cette menace verbale suffirait. Toujours est-il, si on suit la chronologie, que c’est à la suite de cela et du massacre d’Odessa que les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk ont organisé leurs referendums, croyant réellement pouvoir compter sur la puissance militaire russe.

    Puis, les évènements se sont enchaînés comme on le sait, la guerre a réellement éclaté, cette fois ce n’étaient plus un char d’assaut isolé qui se perdait dans un champ…

    C’est là que Poutine a commencé à essayer de calmer les choses… et que l’OTAN a fait le contraire. Actuellement, je dirais que Poutine a endossé le rôle du modérateur, et que l’occident a gardé de lui l’image du provocateur. Mais enfin, prétendre qu’il n’a fait aucune erreur depuis novembre 2013, ce serait franchement de la mauvaise foi, et de l’idolâtrie !

    Bon, je ne sais pas combien de noms d’oiseau mon commentaire va m’attirer, ni même s’il va rester, mais j’ai toujours autant de mal à supporter le manichéisme, et ceux qui disent (si, ils le disent, je l’ai vu plusieurs fois dans les commentaires) avoir tout compris ! Moi, j’essaie de comprendre ce qui se passe, j’en suis encore très loin, et je ne pense pas être le seul, y compris aux plus hauts niveaux des gouvernements – tous les gouvernements.


    • Spipou Le 11 août 2014 à 16h01
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      Ai-je dis que c’était de la haute finesse politique, Olivier ? Ne déforme pas mes propos !

      Ai-je dis “il est trop con, ce Poutine” ?

      Tu vois mes commentaires depuis assez longtemps pour savoir ce que je pense, globalement, de ce gâchis, d’autant plus que tu sais très bien, je l’ai assez dit, que j’ai des amis à Lougansk, qui sont maintenant réfugiés (dispersés) en Russie.

      Mais je persiste à penser qu’à l’époque, Poutine était encore dans une logique de confrontation avec l’occident, et que cette offre de 15 milliards sans contrepartie (financée comment ?), a été vue comme une provocation à Bruxelles d’abord, probablement à l’intérieur de l’Ukraine ensuite, du moins à l’ouest, et à Washington ensuite. Que ç’ait été réellement ou non une provocation, Poutine aurait dû prévoir cette réaction, et là, il a fait une erreur majeure. Qu’aurait-il dû faire je n’en sais rien (aurait-il dû, plus discrètement, proposer un accord avantageux sur le prix du gaz et la rémunération du gazoduc ?) et je n’aurais sans doute pas fait mieux que lui. Mais je ne suis pas chef d’état, surtout d’un état comme la Russie !

      Que maintenant il ait changé d’épaule et essaie d’éteindre le feu sur lequel on continue à verser de l’huile, ça prouve qu’il est intelligent, et capable de changer ses stratégies en fonction de l’évolution de la situation, je n’en disconviens pas.

      Que du côté occidental on se comporte depuis le début comme des débiles mentaux je n’en disconviens pas non plus.

      Mais dire que Poutine n’a fait aucune erreur, non, je ne suis pas d’accord ! Il en a fait, et des erreurs graves, et c’est ce que cet article, au-delà des mensonges qu’il reprend (l’avion de la Malaysian Airlines entre autres) développe. C’est en cela que je le trouve intéressant.


      • C Balogh Le 11 août 2014 à 17h37
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        Bonjour Spipou,
        Une ou deux choses qui me laissent pensive.
        “Mais je persiste à penser qu’à l’époque, Poutine était encore dans une logique de confrontation avec l’occident, et que cette offre de 15 milliards sans contrepartie (financée comment ?), a été vue comme une provocation à Bruxelles d’abord, probablement à l’intérieur de l’Ukraine ensuite, du moins à l’ouest, et à Washington ensuite. Que ç’ait été réellement ou non une provocation, Poutine aurait dû prévoir cette réaction, et là, il a fait une erreur majeure. Qu’aurait-il dû faire je n’en sais rien (aurait-il dû, plus discrètement, proposer un accord avantageux sur le prix du gaz et la rémunération du gazoduc ?) et je n’aurais sans doute pas fait mieux que lui. Mais je ne suis pas chef d’état, surtout d’un état comme la Russie !”

        Ben, soit j’ai rien compris soit j’ai rien compris?
        Erreur majeure?mais il me semble que lUkraine avait un prix préférentiel et qu’elle ne paie pas ses factures de gaz.
        Poutine aurait donc du continuer à la fournir gratuitement?pour ne provoquer personne?
        Autre chose, vous dîtes que Poutine a provoqué?ben, je sais que je suis bête mais il me semble que “c’est pas lui qui a commencé”(vu que c’est de ce niveau là)
        Mon point de vue est que Poutine a essayé de garder à ses frontières des alliés plutôt que l’OTAN, et comme l’Ukraine avait besoin d’argent….
        Il aurait du prévoir?devant des fous, pas facile….
        Il est suffisamment fin pour voir venir l’OTAN avec une Ukraine intégrée à l’UE; également pour voir comment la politique européenne est contaminée et décidée par les usa.
        Sincèrement, sans être le président d’un pays aussi grand que la Russie, j’aurais fait pareil et je pense que beaucoup auraient fait la même chose).

        (sans prétention)


        • Arno Le 12 août 2014 à 01h38
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          Tout à fait d’accord avec C Balogh.
          Comment prétendre qu’un cadeau de 15 milliards serait vu par des citoyens du pays destinataire comme une provocation ?
          Imaginons que Poutine refile 15 milliards à Hollande pour combler un déficit, celui ou celle qui prétendrait les refuser verrait sa carrière politique s’arrêter définitivement dans les 5 minutes qui suivent.


      • languedoc 30 Le 11 août 2014 à 18h09
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        l’Erreur initiale a été faite par l’UE qui a voulu faire tomber l’Ukraine dans le camp occidental, par le biais du partenariat oriental, en faisant semblant d’ignorer ce que ce pays représentait pour la Russie, historiquement et économiquement. La Russie à le droit comme n’importe quel pays au monde de défendre ces intérêts.


      • Alae Le 11 août 2014 à 18h21
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        Spipou, si Poutine a commis une erreur en offrant 15 milliards à l’Ukraine, c’était une erreur “de bonne foi”.
        N’oublions pas que, depuis des années, les USA fomentaient un soulèvement en Ukraine.
        “We’ve invested over 5 billion dollars to assist Ukraine in these and other goals that will ensure a secure, prosperous, and democratic Ukraine,” (Victoria Nuland, Assistant US Secretary of State for Europe and Eurasia said in December, 2013).
        Trad rapide : “Nous avons investi plus de cinq milliards de dollars pour assister l’Ukraine et lui assurer une Ukraine sûre, prospère et démocratique” (Victoria Nuland, Secrétaire d’Etat américaine, en date de décembre 2013).
        Autant dire que Poutine voyait arriver les missiles de l’Otan à sa porte, le but du bloc atlantiste ayant toujours été la déstabilisation et l’affaiblissement de la Russie via l’entrée de l’Ukraine dans l’UE/Otan. Il lui fallait bien agir. D’où son offre de 15 milliards qui semblait, à l’époque, offrir une sortie de crise à la fois pacifique et profitable à l’Ukraine.
        Ce n’était pas une erreur.


        • Spipou Le 11 août 2014 à 19h19
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          Ca serait bien si chacun lisait les commentaires des autres avant de répondre.

          J’ai dit que d’un côté les dirigeants s’étaient comportés comme des débiles mentaux, et que de l’autre le dirigeant avait fait des erreurs.

          J’ai dit aussi que je ne suis pas chef d’état, heureusement, et qu’à la place de Poutine je ne sais pas ce que j’aurais fait : j’aurais probablement fait pire, je n’en sais rien.

          Puisque Poutine n’ignorait rien de la Révolution Orange ni de qui l’avait soutenu, il savait à qui il avait affaire dans ce contexte. Face à Ianoukovitch qui essayait d’avoir le beurre européen et l’argent du beurre russe, Poutine a donné l’argent, assez ostensiblement. Je répète, je ne sais pas ce qu’il aurait dû faire ni pu faire, mais en l’occurrence, il a fait une erreur, sachant qui il avait en face. C’est quand même son geste qui a déclenché Maïdan ! Gouverner, c’est prévoir ! Mais je le répète aussi, nul n’est infaillible, ça se saurait, pourquoi voulez-vous à toute force que Poutine le soit ?

          Enfin, les considérations du style “c’est qui qu’a commencé ?”… On le sait bien, que c’est l’Europe qui a commencé en voulant imposer ses conditions ! Mais on n’est plus à l’école maternelle ! Si le président de la Commission Européenne a eu un comportement d’école maternelle, ce n’est pas pour autant que Poutine a eu la bonne réponse ; même si c’était d’un niveau un peu plus élevé, c’était quand même assez naïf.

          Je ne sait pas pourquoi il faut toujours avoir cette logique binaire où il y a d’un côté les gentils, parés de toutes les qualités (c’est pourquoi je parle d’idolâtrie), et de l’autre les méchants ? On en revient à la même attitude que notre presse qui voit en Poutine le diable et en les pays occidentaux les sauveurs de la liberté. Il me semble que la réalité est un peu plus complexe que ça, et que même à Poutine, ça arrive d’y trébucher.

          Si je vous dis que côté occident on ne trébuche même pas, on barbote dans le petit bain, ça vous va comme ça ?

          Le problème qui me préoccupe le plus, c’est qu’au Donbass les gens continuent à mourir, et ça, quoi que fassent la Russie ou/et les occidentaux, ça ne me paraît pas près de s’arrêter, parce que ça a des racines qui remontent à bien avant Poutine, bien avant l’URSS, jusqu’au XVIIème siècle, et qui n’ont rien à voir ni avec l’Europe ou les Etats-Unis (mais avec la Pologne, par contre, oui)…

          Mais en ce qui concerne cet article, je trouve réellement qu’il donne dit des choses intéressantes sur la situation et les mentalités en Russie avant la crise ukrainienne.


    • tepavac Le 12 août 2014 à 03h27
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      ouais, ils le sortent d’ou tout se fric, qui paye?
      et puis est-ce-que ces dollars à l’encre humide ont encore une valeur?
      salutations


    • Wilmotte Karim Le 12 août 2014 à 08h11
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      “Il insiste en particulier sur ces 15 milliards offerts à l’Ukraine, ce qui à mon avis, et ça ne date pas de la lecture de l’article, ont été une erreur grave. Ca a été vu (avec raison ?) comme une provocation par les contestataires de Ianoukovitch, qui à l’époque n’étaient pas encore les mouvements nazis, ainsi que par les gouvernements occidentaux.”

      Et les sondages ukrainiens lui donnaient… raisons.

      Bon, évidement, s’il faut respecter les procédures démocratiques…
      On va plutôt faire un coup d’état.


  29. perceval78 Le 11 août 2014 à 14h58
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    La phraséologie Petitesse Napoleon est aussi très en cours sur twitter

    Followed by Heritage Foundation
    Shoholanana ?@Shoholanana Aug 8
    Russians Mock Obama With Racist Laser Projection http://huff.to/1zW6hh2 via @HuffPostPol Putin is so predictable, such a small stupid man.

    François Heisbourg ?@FHeisbourg Apr 14
    Unerrating Vlad? @ArmsControlWonk: I like this idea of Putin as Louis Napoleon, farce that follows tragedy of Stalin pic.twitter.com/6QlckLIh8L

    Followed by Carnegie Endowment and 1 other
    Javier Solana ?@javiersolana May 24
    Never interrupt your enemy when he is making a mistake. – Napoleon. Thinking already on Putin? pic.twitter.com/bB4W1Gnuev


  30. Chaban Le 11 août 2014 à 15h01
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    S’il y a un article à traduire en ce moment, c’est celui-ci:
    http://www.opednews.com/articles/Malaysian-press-charges-Uk-by-Alex-Lantier-Government-Corruption_Malaysia-Airlines-Flight-17_Putin_Russia-140809-576.html

    Paul Craig Roberts vient de poster le lien sur son site.


    • bluetonga Le 11 août 2014 à 19h06
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      Effectivement, ça prend une tournure inattendue mais conforme à la teneur du papier de Robert Parry référencé et analysé sur de defensa :
      http://www.dedefensa.org/article-les_sources_voluent_mh17_tait-il_l_avion_de_poutine__09_08_2014.html

      Supposons que la thèse de la destruction par un avion ukrainien finisse par s’imposer, je me demande bien comment les occidentaux opéreraient un volte-face.

      En fait, c’est impossible. Je pense que c’est la raison pour laquelle Washington préfère le silence radio et Moscou ne pousse pas le dossier à charge. Insister, c’est jeter de l’huile sur le feu.


  31. Incognitototo Le 11 août 2014 à 15h02
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    C’est fou, comment ce genre de personnage semble totalement inconscient de ce qu’il dit… Évoquer (parmi d’autres “perles”) “les agressions des dirigeants du Kremlin envers leurs voisins” sans se rappeler que les USA agressent tout le Monde depuis plus de 50 ans, c’est carrément “stupéfiant”…

    J’hésite entre la volonté consciente d’asséner une disjonction cognitive et la dissociation schizophrénique paranoïaque… c’est peut-être même les deux…

    Quoi qu’il en soit, ça fait peur…


  32. gil Le 11 août 2014 à 15h05
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    Un petit jeu de détournement (suite)

    Indubitablement, Barack Obama a remporté quelques victoires ces dernières années. Premièrement il a aidé le nouveau gouvernement Irakien, un des plus proche alliés des états-unis au moyen orient à garder le pouvoir en fournissant des armes et de l’argent au beau milieu d’une guerre civile brutale. C’est un fait tragique. Deuxièmement, il a réussi à convaincre que la plupart des américains sont les ennemis des musulmans. Il l’a fait bien avant cette dernière crise ukrainienne et la campagne de propagande anti-russe massive des médias occidentaux menée à cette occasion. Cependant, aux Etats-unis, la probabilité de mourir avant 60 ans est de 11,6 % (contre 6,7 % en Suède) et 20 % des 16-65 ans ont des difficultés à lire un texte suivi (presque 3 fois plus qu’en Suède). Le chômage de longue durée y est faible, mais, avec le développement des « travailleurs pauvres », 17 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

    En 2009, alors que la crise s’aggravait, 28 millions de personnes recevaient des coupons alimentaires (food stamps), tandis que les programmes fédéraux alimentaires visant à nourrir les élèves après l’école voyaient leur fréquentation exploser. Une étude américaine publiée en novembre 2009 établit qu’un enfant sur deux entre l’âge de 1 et 20 ans, au cours des trente dernières années, a eu au moins une fois recours aux bons alimentaires et conclut : « les enfants américains présentent un risque élevé de vivre une période au cours de laquelle leurs familles sombrent dans la pauvreté comme le prouve leur usage des bons alimentaires. » Les auteurs de l’étude affirment que « les enfants américains sont ceux qui sont confrontés au plus haut niveau de pauvreté dans le monde occidental développé ». En 2014, 47 millions d’américains reçoivent des bons alimentaires d’aide alimentaire. D’un point de vue international, le PNUD place les États-Unis en 16e position pour l’indicateur de pauvreté IPH-2 sur les 18 pays les plus développés.

    La cote de popularité du président Barack Obama est en nette baisse, une majorité d’Américains désapprouvant sa politique en matière d’économie et de soins de santé ainsi que sa gestion de la crise en Ukraine, selon un nouveau sondage.Le taux d’approbation du locataire de la Maison-Blanche a chuté à 41% en avril contre 46% durant les trois premiers mois de l’année, selon une enquête du Washington Post-ABC News publiée lundi soir. Le taux de désapprobation est lui de 52%, contre 50% au début 2014. Lefigaro.fr .29/04/2014

    Le positionnement comme Leader du monde a trouver un écho dans l’esprit de beaucoup à travers le monde occidental, tout comme ses positions en faveur de la défense de la souveraineté démocratique et contre le prétendu interventionisme russe. Obama a réussi d’une certaine manière, à séduire à la fois les gens de gauche sur le plan social et les militants de droite sur le plan impérialistes économique. La nivelisation des masse médias et leurs chiens de garde ont créé le support pour l’engouement pour les états unis et leur représentant officiel Mr Obama.

    Cependant, la liste des ses échecs récents est encore plus impressionnante. Le plus dommageable est son échec à à obtenir l’adhésion d’une Ukraine unie dans une unité économique européenne, et en fait, sa réponse musclée à cet échec est l’étincelle responsable de la crise actuelle. Avec plus de quarante millions de consommateurs, l’ukraine est la clé du succès économique de l’Europe. En effet, bien que la crise financière de 2008 a affecté brutalement l’Ukraine en raison des vulnérabilités que la forte croissances des années passées avait occultées. Le pays est en demeuré très vulnérable à l’évolution des prix de gaz importé de Russie et d’Asie centrale et à la demande mondiale d’acier dont leur production est faible et leur techonologie dépassée.. L’accès à l’Ukraine perméttraient à la sphère occidentale de renforcer leur poids dans les négociations internationales et d’attibuer une spécialisation excessive économique pouvant l’exposer à des choics ou retournement de cycle. Mais si elle devient un territoire “perdant” elle bénéficierait de fond structurel qui aborbent actuellement environ 40% du budget communautaire. Cependant l’ukraine aurait une perte des ressources fiscales colletées au frontière 6.3%. Les principales doléances des investisseurs étrangers portent sur l’application aléatoire des textes législatifs, la fréquence des inspections assorties de pénalités, l’incertitude juridique résultant de conceptions parfois déroutantes de l’économie de marché ou encore la corruption, en particulier dans les administrations douanières et fiscales. La forte concentration géographique des entreprises est étroitement lié à l’industrie minière cruciale dans le bassin de Donetsk 20% des exportations ukrainiennes. Sachant que les quatre oblasts (Donetsk, Dniepropetrovsk, Kharkov, Louhansk) qui avaient envisagé de faire sécession en novembre 2004 lors de la «révolution orange».”Cette implication concentrée des activités culturellement et géographiquement proche de la Russie aurait des implications non seulement sociales mais aussi politiques. La valeur ajoutée d’une situation de libre-échange avec l’UE serait probablement faible.” http://www.etudes-europeennes.eu – UE_et_Ukraine_VF.pdf


  33. gil Le 11 août 2014 à 15h53
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    Un petit jeu de détournement (suite)

    Ayant échoué à atteindre son objectif le plus cher – la participation de l’Ukraine à l’Union Européenne – Obama a poursuivi ce qu’il considérait comme étant sa meilleure solution de rechange, à savoir un gouvernement à kiev favorable aux Etats Unies aussi longtemps que possible. En février de cette année, des officiels européens, américians et russes ont travaillé ensemble à la conclusion d’un pacte entre le gouvernement Ianoukovitch et l’opposition ukrainienne qui aurait prolongé le mandat du président ukrainien et repoussé les élections. Une nouvelle fois cependant, les Ukrainiens rassemblés sur la place Maidan ont dit non, et le président russe Ianoukovitch s’en est allé.

    Répliquant à ce deuxième échec, Obama a contre-attaqué en soutenant l’intégration du parti politique “Secteur Droit” dans le parlement ukrainien. Avant cette année, je ne me souviens pas avoir entendu Mr Obama consacrer un discours majeur à défendre un parti politique ultra nationaliste soutien de la WAfen SS dans le passé de la seconde guerre mondiale. Mais le soudain intérêt d’Obama pour ces prétendues injustice du passé l’a aidé à justifier et mener rapidement à bien son occupation du secteur industriel de l’ukraine, Donetsk et Louhansk.

    Ce succès, cependant a eu un coût élevé vis-à-vis de l’objectif principal de sa politique étrangère : en appuyant la guerre civile dans la région ouest de l’ukraine, Obama a rendu certain le fait que l’Urkaine ne rejoindrait jamais l’Union Européenne. En réalité, l’intervention américaine a plus fait pour consolider la nation ukrainienne dans les guerre civile et le génocide que tout autre événement des décennies écoulées depuis la seconde guerre mondiale. Même des régions considérées “pro-russes” comme Dniepropetrovsk, Odessa ou Kharkov embrassent à présent leurs identité ukrainienne comme un exil sans retour. De plus, le pouvoir ukrainien, y compris le président nouvellement élu Petro Porochenko, semble finalement déterminé à condure de vastes réformes démographiques dans la population russophone plus fermement que jamais, en particuler avec des mesures d’extermination qui en cas de succès rendraient l’Ukraine plus indépendante de la Russie. Dans le sillage des érreurs récente d’Obama, iles difficile d’imaginer comment l’Ukraine pourrait un jour se détourner de son orientation pro-européenne pour revenir à une position plus favorable à la Russie. Les russophones ont perdu l’Ukraine à tout jamais. Est-ce une bonne chose pour la Russie ? Certaienement pas.

    Obama a également rendu nerveux les partenaires Chinois et les pays émergeants du projet BRICS. Il a rappelé au monde que ce territoire qu’il appelle désormais “Novorossia”, composé autrefois de russophones peut etre une nouvelle terre brulée en Biélorussie, Kazakhstan et la Russie. Les médias d’Obama se sont mis à appelé cela la “guerre Itède”, prétendant au cours de ‘une violente campagne qu’il s’agissait en fait d’un écho de la guerre froide dans lequel la Russie est l’ogre Russe opprimant la nouvelle démocratie Ukrainienne. Sur Twitter et les réseau sociaux FaceBook, des dizaines de milliers de personnes ont été mobilisés pour réclamer le soutien au nouveau parlement Ukrainien. Mais tout cela est pour ainsi dire du passé. Le parlement du président Porochenko ont réussi à convaincre qu’une oligarchie en chasse une autre. Le coups d’états par la force fasciste des nouvelles démocraties soutenues par l’europe et le maître les Etats-Unis sont elles une copie des stratégies de génies des révolutions arabes du gouvernement américains ?


  34. jam Le 11 août 2014 à 15h58
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    A du suivre des cours d’analyste avec notre feu Georges Marchais,- tiens son bouquin à l’envers…
    . Cet ex-ambassadeur en Russie, n’aurait pas du arrêter son traitement homéopathique avec « rana bufo CH15 »


  35. citoyen du monde Le 11 août 2014 à 15h59
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    Poutine est un homme fiable. Il a fait des erreurs mais qui lui ont permis de murir dans le bon sens. Je parle en tant que musulman profondément croyant, qui a longtemps cultivé une hostilité vis a vis de Poutine à cause la Tchétchénie. Mais il a fallu hélas toute l’aventure afghane des américains, ensuite irakienne mais surtout libyenne et syrienne, pour comprendre et finir d’être convaincu que tous ses groupes islamistes sont tous sans exception à la solde des USA par Arabie Saoudite interposée. Toute la mouvance islamiste est actuellement infectée. Le pire est qu’ils sont dans un tourbillon de contradictions inextricable.

    Le soutient de la Russie à la Syrie, qui est légitime après l’entourloupe libyenne, à mis à jour cette connivence qui se propage à tout le monde arabe, Irak en premier. Le conflit syrien à aussi fait ressortir la nature de ces groupes qui ne sont qu’un ramassis de psychopathes au vrais sens du terme. Ils n’ont aucun programme ni but bien clair, sauf semer le chaos. Même l’actuel pseudo-Khalifa ex DAECH ou EIIL (Émirat islamique en Irak et au Levant) a dévoiler sa véritable nature en adoptant des Fatwas, sans aucune légitimité théologique, tout droit sorties d’un esprit réellement malade et manipulé. Leur sort est scellé.

    En bref les USA ont semés le chaos là ou ils sont passés. La Russie malgré la terreur qui a accompagné l’épisode tchétchène, ils ont stabilisée la situation et Grozny reconstruit actuellement n’a plus rien à voir avec celui de la guerre. On ne peut pas dire autant de l’Afghanistan, de l’Irak, la Libye, et on peut remonter au Nicaragua voir le Vietnam, les américains ont à chaque fois abandonnés leurs allié à leur propre sort une fois leur but atteint : virer le pouvoir en place.

    Pour conclure, ses quelques rappels n’ont pour objet que de révéler le lien entre la situation globale du moyen orient et l’Ukraine. Les USA cherchent à étendre leur hégémonie en éliminant tout concurrent potentiel, et cela remonte au moins à l’épisode Talibans qui sont entrés en Afghanistan depuis le Pakistan sur des chars américains. Poutine a reconstruit la Russie, son pays, malgré l’épisode Eltsine et malgré l’encerclement. Il a en réalité fait ses choix de façon pragmatique sans brutaliser la stabilité mondiale, en ménageant ses adversaires. On peu légitimement lui reconnaître qu’il agit froidement, et qu’il est au dessus du « royaume des imposteurs ». Les sanctions ne feront qu’accélérer la reconstruction, comme pour L’Iran, les embargos successifs l’ont en fait propulsé à un niveau de développement unique dans le monde musulman. Les sanctions anti-russes est un suicide pour l’occident, la dé-dollarisation est inévitable et aura l’effet d’un ouragan.


    • Ludo_T Le 11 août 2014 à 16h39
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      Bonjour Citoyen du Monde,

      Je trouve votre intervention très intéressante et certainement très juste. Pour autant, ne faudrait-il pas affirmer que le Wahhabisme de l’Arabie Saoudite est utilisé comme une arme de destruction massive ?
      Et en premier lieu : destruction des pays musulmans.
      De plus, il est intéressant d’entendre Imran Hosein qui affirme que les Rums (Russes) battront les Zuniens et s’alliera aux Musulmans à cette fin.
      https://www.youtube.com/watch?v=kx3Fjm7hgZ0

      Qu’en pensez-vous ?

      PS. Merci de ne pas censurer ce message, ce n’est pas du prosélytisme mais bien de l’information.


  36. Louis Robert Le 11 août 2014 à 16h19
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    À en croire Ésope et Jean de Lafontaine, qui désire connaître le héron et l’agneau perd son temps à interroger le loup.


  37. perceval78 Le 11 août 2014 à 16h36
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    Quand les ambassadeurs americains avaient peur que Mc Faul donne des infos sur le bouclier anti missiles aux russes
    https://www.youtube.com/watch?v=hmRX_HXEO8Q
    =
    L’audition de Mc Faul au sénat
    =
    http://www.c-span.org/video/?302030-1/ambassador-russia-nominee-hearing
    =
    Les US supportent les valeurs UNIVERSELLES pas les valeurs AMERICAINES
    http://www.realclearpolitics.com/video/2012/01/24/us_ambassador_to_russia_we_support_universal_values_not_american_values.html
    =
    Quand Lavrov clashait avec Mc Faul
    http://www.theguardian.com/world/2012/apr/05/russia-us-ambassador-relations
    =
    Quand l’opposition russe avait rdv a l’ambassade americaine
    http://landdestroyer.blogspot.fr/2012/05/unbelievable-russian-oppositions-confab.html
    =
    Mac Faul parle de Poutine au Peterson Institute
    http://www.c-span.org/video/?304867-1/russian-presidential-election
    =


  38. languedoc 30 Le 11 août 2014 à 16h38
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    Les américains n’ont que faire de la diplomatie, puisque leur politique n’est pas de convaincre mais d’imposer par la force, c’est la loi du plus fort. Semer la destruction et le chaos partout ou ils passent, pour s’emparer de ce qu’ils convoitent, est leur unique objectif. La diplomatie étant pour eux quantité négligeable, ils ne peuvent avoir que des diplomates médiocres, ou carrément nuls, comme kerry, Mc Faul et cie… Sous-jacent, dans cet article, il y a comme une sorte de jalousie rampante, comme si malgré sa nullité, Mc Faul ne pouvait faire autrement que de reconnaître qu’en face, les russes et Poutine sont plus intelligents et plus fins diplomates que lui et que ses compatriotes, et pour un imbécile c’est dur à avaler, d’ou ses mensonges ébouriffants, et sa mauvaise foi, grandiose.


  39. Serge Le 11 août 2014 à 16h40
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    Merci pour cet article .
    En effet ,c’est très intéressant car il est comme un aveu en miroir,des objectifs et de l’action des EU vis à vis de la Russie de Poutine .
    Il a raison de dire que la Russie a échoué (actuellement en tout cas) à faire adhérer l’Ukraine à l’union économique eurasienne .Objectif majeur pour Poutine .
    Mais ce qu’il ne dit pas ,et qu’il dit en filigrane ,c’est que c’est précisément le fruit de l’offensive US contre Poutine ,que c’était bien l’objectif majeur des EU que de faire échouer cela ,et non le fait de la volonté seule des Ukrainiens ou des erreurs de Poutine .
    40 millions de consommateurs,ça intéresse aussi les Euro-stasuniens .Etouffer la puissance renaissante de la Russie ,c’est bien aussi leur but .
    Les autres paragraphes qui suivent sont à l’avenant,il y déroule tout le contenu de la guerre larvée que son pays et son idéologie mène contre la Russie .
    Merci monsieur Mc Faul pour cette confession !


    • samuel Le 11 août 2014 à 17h52
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      “40 millions de consommateurs,ça intéresse aussi les Euro-stasuniens .Etouffer la puissance renaissante de la Russie ,c’est bien aussi leur but .”

      Le plan US se servir d’une junte à Kiev pour mieux faire un plus grand marché captif en Europe.

      Et comme il est tout content alors le président Obama à l’image.


  40. perceval78 Le 11 août 2014 à 16h53
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    Un peu bizarre quand même un ambassadeur US qui démissionne pour raisons famililales, sachant qu’il y avait déja des casseroles:

    Un agent de la CIA expulsé de Moscou en May 2013
    http://voiceofrussia.com/uk//2013_05_14/CIA-agent-detained-Moscow/
    =
    Un journaliste expulés de moscou en Janvier 2014
    http://www.theguardian.com/world/2014/jan/13/russia-expels-american-journalist-david-satter
    =
    L’ambassadeur démissionne pour raisons familiales Fevrier 2014
    http://www.nytimes.com/reuters/2014/02/04/world/europe/04reuters-russia-usa-mcfaul.html
    =
    http://diplopundit.net/tag/michael-mcfaul/


  41. Serge Le 11 août 2014 à 17h23
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    @Spipou
    La provocation fut d’abord le fait de l’UE d’avoir proposé à Ianoukovich un accord peu fiable et peu avantageux pour l’Ukraine ,mais qui vendait du rêve aux ukrainiens minés par la corruption et la misère ,et avait l’avantage de casser une dynamique de rapprochement vis à vis du marché eurasiatique ,ce juste avant Sotchi comme par hasard ..
    N’inversons pas les choses .
    Comme d’habitude,on reproche à Poutine d’avoir répondu aux coups d’une guerre qui ne dit pas son nom comme il le pouvait dans telle ou telle circonstance précise ,et non dans l’idéal abstrait ,éthéré d’un monde qui n’existe pas .


  42. Serge Le 11 août 2014 à 17h27
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    Quant à la situation militaire,elle n’est pas si brillante pour la junte de Kiev et leurs acolytes néo-nazes .Sans présager de son issue,les miliciens leur ont porté des coups sévères même s’ils sont moins nombreux et moins bien armés .


  43. gil Le 11 août 2014 à 17h46
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    Un petit jeu de détournement (suite et fin)

    Mr Obama s’en tient donc maintenant à un objectif minimal en Ukraine orientale, une situation que l’on peut définir comme un constant bouleversement avec une souveraineté contestable, qui rendrait cette région similaire aux autres zones de “conflits gelés” jamais officiellement résolus tels que la Serbie, la corée du nord, l’iran… Si la rébéllion fasciste s’enlise pendant des années, voire des dizianes d’années, alors le nouveau régime de Kiev aura toutes les chances d’étendre ses idées aux nationalistes de chaque nation composant l’Union Européenne, du moins ce qui me semble être la logique américaine.

    Nous connaissons tous les conséquences tragiques de cette décision, la destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines. Les populations civiles sont comme dans toutes les guerres modernes les principales pertes humaines d’un conflit. Tandis que les combats perdurent.Le président Porochenko a mis la barre encore plus haut en bombardant le territoire russe et donc en risquant de transformer une guerre civil en un conflit entre Etats. La famille Obama composée de ses milices sont au mérite du prix Nobel de la Paix. Alors que l’agenda de l’Otan prévoit huit exercices d’entraînement en Roumanie, Pologne, Hongrie, Slovaquie, Moldavie, et autres membres sur la période de Août à septembre.

    “L’Ukraine accueillera notamment les manœuvres Rapid Trident 2014 et Sea Breeze 2014 (Ukraine, Etats-Unis et autres membres de l’OTAN), Safe Sky 2014 et Public Order 2014 (Ukraine, Pologne), Light Avalanche 2014 (Ukraine, Slovaquie, Hongrie, Roumanie), Carpates 2014 (Ukraine, Pologne, Hongrie) et Sud 2014 (Ukraine, Moldavie, Roumanie).Tous les pays engagés dans les exercices sont membres de l’OTAN sauf la Moldavie, qui a signé le Plan d’action individuel pour le Partenariat (IPAP) avec l’Alliance, et l’Ukraine. L’OTAN a promis d’augmenter le potentiel de défense de Kiev lors de la récente réunion de la commission Ukraine-OTAN. Les parties ont décidé d’intensifier leur coopération et de lancer des réformes de l’armée. L’Alliance s’est déjà dit prête à déployer des groupes d’entraînement mobiles sur le sol ukrainien et étudie la possibilité de prêter des moyens techniques à Kiev.” http://www.eur.army.mil/RapidTrident/

    Il lui reste une option : l’invasion. Cependant, malgré les mauvaises notes que j’attribue à Obama en tant que grand stratège, je continue de croire qu’il est trop intelligent pour envoyer de façon visible les troupes de l’Otan à l’affrontement en Ukraine. Il comprends surement que ce type d’information dans les médias peut générer un doute sur la politique étrangère occidentale. De mémoire fraiche, l’attaque de civil provoque également des attaques incessantes de types guerilla, et de résistance quel soit afghane, ethnique, nationaliste… L’amère expérience de l’afaghanistan, de l’Irak demeure trop fraîche et incite l’armée de l’Otan à rester très prudente. Mais, s’il décide effectivement d’y aller, les conséquences négatives ) long terme pour l’armée, l’économie et la position internationale américaine seraient énormes. Il ne lui reste aucune option acceptable en Ukraine sauf le génocide de la partie orientale de l’Ukraine.

    L’échec de la guerre par procuration dans l’est de l’ukraine a également produit de nombreux dégâts collatéraux sur ses objectifs de politique étrangère. Si le débat concernant l’expansion de l’Otan était passé au second plan, s’il le fut, il est revenu maintenant au premier plan et au centre des préoccupations. De la même façon, le renforcement de la capacité de l’OTAN à défendre les pays Est de l’Europe est redevenu une priorité depuis de nombreuses années suite au démantellement du Pacte de Varsovie. Les actions d’extension sont les premières lignes de défense du parapluie anti-missiles. Elle assure également une force de frappe plus rapide des missiles en comparaison de la distance tir-cibles. S’il était donc conflit militaire, la Pologne, l’Estonie serait les principaux états concernés par les retombés des déchets.

    Après dix années de discussions non suivies d’action, Mr Obama propose un développement d’une politique de réduction de la dépendance au gaz et au pétrole russe de l’Europe. Certains qualifient les politiques d’Obama de pragmatiques et intelligentes. La région de Donetsk semble avoir un potentiel énorme de gaz de schiste dont la possession semblerait déjà être aux mains du fils du vice-président américain Joe Biden. Associé au gaz déjà extrait sur le continent américain, le gaz de schiste Polonais étant déclaré non rentable, l’amérique pourrait subvenir au dépense énergétique de l’Europe. Il est avéré qu’un gisement de gaz de schiste n’est rentable que si le premier gisement peut couvrir les frais du second gisement et ceci, dans l’exploitation la plus polluante. De plus, le nombre de tanker pour un approvisionnement de gaz de l’amérique à l’europe se révèle insuffisant pour assurer un débit constant. J’ai entendu plus d’une fois Obama expliqué les partenariats économiques de plusieurs milliers de dollars entre la russie et l’amérique ces vingts dernières années, ce qui était l’accomplissement le plus important des relations Etats Unis-Russie en terme d’innovation spatiale et de recherche énergétique. Obama est il ce brillant stratège défendant les intérêts nationaux américains ? Et je me demande ce qu’en pense tous les acteurs économiques de l’europe dont les liens commerciaux, de recherche et d’amitiés sont en manque de confiance ?

    Et bien sur le sujet est beaucoup plus vaste que ce point précis, même s’il est important. Oabam a mis en mouvement des tendances néo-narcissiques, anti-modernisation qui, si elles devaient se prolonger, feraient reculer le développement économique pour les décennies à venir. Obama a essayer de justifeir ces contraintes de plus en plus fortes sur le commerce et les investissements, ainsi que le rôle plus important de l’état dans l’économie comme une opportunité qui permettra de régenter le commerce mondiale par le dollar. (Obama a même sous-entendu qu’internet est un outil dangereux au service de la CIA-NSA conçu pour etayer la souveraineté américaine.) Mais ce n’est vraiment pas une bonne recette pour la propérité, historiquement se tourner vers soi en espionnant les autres et augmenter le rôle de l’Etat dans l’économie par une irresponsabilité croissante d’impression de dollars n’a pas été souvent une bonne stratégie de croissance économique. Vous rappelez vous de la crise économique de révolution française par l’émission d’assignat ? Il est difficile de voir Obama comme un visionnaire allant à l’encontre de décennies, voire de siècles.

    Les sondages internationaux montrent que l’image des Etats unis dans le monde a subi de sérieux dommages : Discrimination raciale, politique en amérique, néocolonialisme, guerre en Irak, intervention en Lybie… Obama a définitivement perdu l’ambition d’être le champion mondial de la souveraineté nationale. Le manque de preuve formelle sur la responsabilité du vol 17 de la Malaysian Airways, le soutien à un parlement fasciste, au génocide du peuple de l’est ukrainien, le mensonge pathologique du gouvernement américain, le vol à l’état pur économique par des banques voyous tous comme le gouvernement américain ne servent pas l’intérêt du gouvernement américain.

    Pendant qu’Obama renforçait son image à l’étranger et le ternissait dans son propre pays, saura t’il garder son aura internationale suffisamment longtemps pour soutenir sa politique ? Tant que les hommes politiques n’auront pas le courage de s’exprimer de façon honnête, sans nous lire un communiqué de presse, s’il le comprenne, tant que les journalistes ne compareront pas leurs sources, et diffuseront de façon honnête les informations sans parti pris. Tant que ces même journalistes attachés à leur réseaux sociaux relaieront tous unaniemement la même information, le sentiment défavorable des citoyens envers les hommes et femmes politiques augmentera.

    “L’Occident, mené par les États-Unis, devrait contribuer à renforcer ce débat – en continuant à confronter la politique agressive de Poutine.” Michael Mc Faul est l’ancien ambassadeur des États-Unis en Russie

    Il est un fait, l’ancien ambassadeur Michael Mc Faul des Etats-Unis le dit lui-même “L’occident, mené par les Etats-Unis…”

    L’histoire des 70 dernières années est remplies d’exemples de confrontation Est-Ouest. A ce jour toutes ces tensions ont eu des moments de détente. Cependant, l’irresponsabilité politique crée des génocides et ces crimes se doivent d’être punis afin que les coupables soit reconnu par les victimes. Il se doit d’être fait acte de justice.


  44. C Balogh Le 11 août 2014 à 18h05
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    Il est normal que les rebelles soient plus forts même s’ils sont moins nombreux:
    D’un côté vous avez une armée qui n’a pas envie de se battre contre ses frères(sauf quelques détraqués qui menacent les autres)
    de l’autre, des hommes qui défendent leurs familles, leurs terres et qui savent que ceux en face ont brûlé vifs leurs compatriotes et pratiqués d’innombrables sévices plus que monstrueux.


  45. C-M Brg Le 11 août 2014 à 19h54
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    V Poutine a annoncé que la Russie est prête a envoyer en Ukraine un convoi humanitaire .http://www.romandie.com/news/Convoi-humanitaire-russe-en-Ukraine-sans-escorte-militaire/506569.rom


    • bidule Le 12 août 2014 à 00h24
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      Si le convoi humanitaire entre en Ukraine, ce serait, je crois, un véritable tournant dans cette guerre. Même si ces hommes et ces femmes sont totalement désarmés, la frontière russe se déplacera avec tous les russes de ce convoi. Porochenko peut s’en prendre impunément à la population civile du Donbass, mais pilonner le personnel russe (ou allemand, ou suisse d’ailleurs, mais russe au tout premier chef) serait un suicide, militaire et politique.

      Il me semble, à lire peut-être entre les lignes, que José-Manuel Barroso, et toute la communauté occidentale, ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour retarder l’entrée d’une aide humanitaire. Vladimir Poutine et Serguéi Lavrov ont tous deux compris — ou plutôt fait semblant de comprendre : la voiture passait sous un tunnel, il y a eu du crachotement sur la ligne — que plus rien désormais ne s’y opposait. L’arrivée des russes (et de personnel étranger d’une façon générale) couperait l’herbe sous les pieds de la milice, et la dépossèderait de sa seule stratégie : la terreur par des bombardements massifs.

      Cette opportunité risque d’être très limitée dans le temps. Le convoi doit à tout prix entrer en Ukraine. Après-demain peut-être, il sera trop tard, la propagande aura repris de plus belle.

      Si ce convoi entre, je ne sais pas ce qu’il va trouver à Donetsk, Lugansk et ailleurs. Je ne crois pas un mot de ce que Kiev raconte ; les pertes, matérielles et humaines, sont certainement plus importantes que ce qu’elle annonce. On verra alors jusqu’à quel point Kiev a menti, et l’étendue du désastre. Peut-être même que nos vertueux journalistes iront voir par eux-mêmes ce qu’il s’y passe vraiment.

      Une présence humanitaire — mais surtout russe — est de nature à donner un coup d’arrêt à la campagne de bombardements massifs. Il n’y clairement pas de victoire militaire possible pour Kiev. La mise en retrait récente d’Andrei Paruby, en plaçant le responsable à l’abri des caméras et des micros, me semble le signe avant-coureur d’une défaite qu’il reste à annoncer. La Russie sera évidemment sanctionnée…

      Une fois les russes dans la place, il ne restera plus qu’à attendre l’hiver, l’absence des prêts du FMI… et à compter sur le soutien sans faille de l’Union Européenne.


    • gil Le 12 août 2014 à 13h25
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      Bonjour,

      Aux dernières nouvelles, le gouvernement ukrainien ne laissera pas passer le convoi. Fabius à l’air de dire aussi qu’il faut le bloquer. (actualité Ukraine dans google)


  46. Ludo_T Le 11 août 2014 à 20h02
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  47. Serge Le 11 août 2014 à 20h14
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    HS. Mais pas forcément .C’est piquant de voir comment les EU se donnent le beau rôle aujourd’hui en Irak ,en disant vouloir sauver les minorités chrétiennes ,Yasidis …Après y avoir semé le chaos ainsi que soutenir ceux qui l’ont mis en Syrie .
    Pas un mot dans les médias sur les conséquences de cette politique désastreuse de nos maîtres au proche -Orient ,pourtant pas si vielle que ça pourtant .
    Ah ,on me dit à l’oreille qu’il n’y a aucun lien 🙂


  48. elpiako Le 11 août 2014 à 20h33
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    Voici un article du Figaro qui contredit parfaitement la crétinerie et la béatitude atlantiste de cet ancien ambassadeur tellement sûr de lui-même …

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/30/31002-20140730ARTFIG00224-vladimir-fedorovski-les-sanctions-contre-poutine-renforcent-le-nationalisme-russe.php


  49. tchoo Le 11 août 2014 à 21h09
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    Je le reconnais. Quand j’ai quitté la Russie en tant qu’ambassadeur des États-Unis au début de l’année, j’étais impressionné par les réussites de Poutine. Il dirigeait la coalition anti-américaine dans le monde, un rôle qu’il avait tenu avec bonheur au sommet du G20 de Saint-Pétersbourg en septembre de l’année dernière. Il avait « gagné » en Syrie, savourait la publicité internationale positive que lui valait l’asile qu’il avait accordé au lanceur d’alerte Edward Snowden, et bien sûr il y avait eu ce show spectaculaire aux Jeux olympiques de Sotchi.

    quel aveu!
    il fallait donc punir l’effronté
    mais je suis un peu d’accord avec Spipou, Poutine a fait quelques erreurs,
    il fait montre, toutefois pour l’instant d’une grande maitrise devant tous les vat-en guerre occidentaux


  50. Chamfort Le 11 août 2014 à 22h19
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    Le déchaînement anti-Poutine atteint des sommets. Qu’il soit le fait d’un américain inculte et touché du doigt de la ploutocratie ne peut prêter qu’à sourire. Mais il semble aussi agir sur certains comme une sorte d’ébola de l’esprit, notamment en France où il réveille à l’évidence la bête immonde toujours présente de l’instinct irrépressible de la collaboration.

    Le summum est atteint notamment dans mainstream – “cdanslair -émission du 11/09 par exemple – où se distinguent tout particulièrement des Ancel ou des Rupnik, qui se vautrent en jubilant ouvertement dans la poutinophobie la plus primaire, non sans rappeler les intonations ignobles d’un Doriot ou d’un Déat.

    Que cherchent donc de tels individus ? Qu’attendent-ils ? Ne savent donc t-ils pas que le grand frère US est patriote et que, par conséquent, il méprise par principe les traîtres (qu’il appelle d’ailleurs “fils de pute”) même (et surtout) ceux à son service.

    Rien qu’une histoire de pommes va bientôt plonger la France dans le psychodrame. Que sera la suite ? Et on laisse encore de tels clowns s’ébrouer.



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