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17.octobre.201917.10.2019 // Les Crises

Retour sur la panique à la Réserve fédérale en septembre 2019 et les solutions à la crise – Par Eric Toussaint

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Source : CADTM, Eric Toussaint, 11-10-2019

CC – bc.edu)

Pour rappel, à partir du 17 septembre 2019, la Réserve fédérale des États-Unis a injecté massivement des liquidités dans les banques car il y avait une situation tout à fait anormale sur le marché des repo [1]. Le marché des repo désigne le mécanisme par lequel les banques se financent pour une courte durée : elles mettent en pension (repo) des titres qu’elles possèdent et s’engagent à les racheter rapidement. Par exemple, elles déposent pour 24 heures en pension (c’est-à-dire en garantie ou en collatéral de l’emprunt qu’elles effectuent) des titres du trésor des États-Unis ou des obligations d’entreprises qui ont une note AAA. En échange de ces titres, elles obtiennent du cash à un taux d’intérêt proche ou égal au taux directeur fixé par la Fed qui est proche de 2 % (voir la vidéo de la chaîne financière CNBC).

Partie 1 : Retour sur la panique à la Réserve fédérale en septembre 2019

Qui leur fournit ce cash pour une courte durée ? Les prêteurs sont leurs homologues sur le marché interbancaire [2] ou d’autres institutions financières, par exemple des fonds d’investissements monétaires comme les Money Market Funds [3].

A partir du 16 septembre, une situation de crise s’est présentée : les banques pour se financer sur le marché repo ont été confrontées à des taux anormalement élevés, le marché interbancaire était quasiment asséché, d’où l’expression credit crunch, c’est-à-dire que les banques ne souhaitaient pas se prêter du cash les unes aux autres même pour 24 heures. Les autres prêteurs (par exemple, les Money Market Funds) ont profité de la situation pour exiger une rémunération très élevée. Alors que le taux normal est de l’ordre de 2 %, les prêteurs exigeaient jusqu’à 10 %.

En conséquence, les grandes banques ont frappé à la porte de la Fed et lui ont demandé de jouer le prêteur de remplacement et cela au taux qu’elles considèrent comme normal, c’est-à-dire autour de 2 %. La Fed a hésité un moment, puis est intervenue massivement dans un climat de fortes incertitudes, voire de panique [4], en injectant le 17 septembre 2019 pour plus de 50 milliards de dollars de liquidités [5]. La Fed s’est donc substituée aux marchés.

Il est frappant de constater que du côté des commentateurs financiers des grands médias privés ou publics, personne ne fait remarquer que les marchés qui sont censés s’autoréguler, en réalité ne fonctionnent pas comme ils le devraient. Les grands médias, d’ailleurs fortement liés au monde bancaire et aux grands fonds d’investissement, se taisent sur le fait, qu’une fois de plus, c’est l’autorité publique qui doit venir au secours des grandes banques et aider le marché à continuer à fonctionner. Après avoir injecté le 17 septembre, 53 milliards de dollars dans les banques en se substituant au marché interbancaire et aux autres prêteurs privés, la Fed a renouvelé chaque jour ses injections de liquidités les portant dès le second jour à un maximum quotidien de 75 milliards de dollars, puis elle est passée à un maximum de 100 milliards de dollars. A la date où cet article est écrit, la Fed poursuit quotidiennement ses interventions et elle a annoncé qu’elle continuerait à le faire chaque jour au moins jusqu’au 4 novembre (voir l’interview télévisée publiée par l’agence Bloomberg).

Bref, la crise se poursuit. Les marchés concernés ne sont pas revenus à la « normale ». Les explications visant à expliquer l’intervention de la Fed par des phénomènes purement ponctuels – comme la facture d’impôts à payer par les banques à cette date de l’année ou l’instabilité du prix du pétrole dû à la fermeture de deux raffineries saoudiennes – ne permettent pas d’expliquer une situation qui s’étend sur plus de 3 semaines. Nous verrons plus loin que l’autre explication avancée, c’est-à-dire le poids exagéré de la réglementation en matière de liquidités, n’est pas convaincante non plus et qu’elle sert les intérêts directs des grandes banques privées.


Situation paradoxale

Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises, les banques ne manquent pas de liquidités… En effet, la Fed a injecté massivement des liquidités dans le système bancaire des États-Unis depuis 2008.

Le problème n’est donc pas un manque structurel de liquidités mais l’usage que les banques font des liquidités dont elles disposent. En fait, pour le dire simplement, elles utilisent les liquidités mises à leur disposition pour acheter massivement des dettes. Elles achètent des titres publics garantis par les États et en particulier, dans le cas des banques US, des titres du Trésor des États-Unis. Elles achètent aussi massivement des titres émis par les grandes entreprises privées (banques, entreprises industrielles, secteur informatique, commercial, secteur extractif –minier, pétrolier…-…). Il s’agit de deux grandes catégories de titres : des titres sûrs d’entreprises cotées AAA comme Apple, c’est-à-dire peu rémunérateurs, d’une part, et des junk bonds d’autre part. On appelle junk bonds des obligations émises par des entreprises qui ont une mauvaise réputation, c’est-à-dire une notation basse (BBB, CCC…). Les junk bonds donnent des hauts rendements mais ils ne sont pas sûrs. Les banques achètent également des produits structurés qui peuvent être hautement toxiques.

Le comportement des banques répond à une logique capitaliste : faire un maximum de profits dans le temps le plus court. En conséquence leurs dirigeants cherchent à garder en réserve le moins de cash possible dans leur trésorerie car cet argent qui « dort dans le tiroir-caisse » (ce n’est qu’une image) de la banque ne produit pas de profit. Dès lors, les banques achètent un maximum de titres. C’est ce qui peut à leurs yeux produire le meilleur rendement à court terme. Elles achètent des titres sûrs (principalement des titres publics du Trésor des États-Unis) qu’elle peuvent placer en repo ou ailleurs comme collatéral afin d’obtenir du cash avec lequel elle achètent des junk bonds ou d’autres titres financiers (produits structurés, dérivés, swaps…) qui peuvent produire un assez gros rendement.

Alors que la Fed maintient un haut niveau d’injection de liquidités sur le marché bancaire (en achetant elle-même aux banques les titres que celles-ci ont acheté au Trésor états-unien ou aux entreprises privées), ces liquidités sont dirigées par les banques dans l’achat des titres divers et variés ou dans certains cas des actions. Bref cela tourne en rond, en un véritable cercle vicieux. Cela produit une bulle spéculative sur le marché obligataire (c’est-à-dire le marché des titres, le bond market), une autre bulle spéculative sur le marché boursier et une troisième dans l’immobilier. Les banques n’investissent pas dans l’économie réelle, elles prêtent très peu à des entreprises moyennes et petites pour des investissements dans la production. Cette action des banques privées soutenue et encouragée de fait par la politique de la Fed (c’est le cas aussi en Europe avec la politique de la BCE et de la Banque d’Angleterre, au Japon avec la politique de la Banque du Japon – BoJ, en Chine avec la politique de la banque centrale chinoise) aboutit à ce qu’on appelle depuis l’économiste J. M. Keynes le piège de la liquidité (voir mon article).


La Fed ignore-t-elle les signaux envoyés par les marchés ?

Certains disent que la Fed ignore les signes de marché. Premièrement, je pense qu’il est dangereux de reprendre une telle formule qui a un aspect magique et qui entretient le mythe selon lequel le jeu aveugle des forces du marchés contribue au bon fonctionnement de l’économie. Voir encadré : La religion des marchés

La religion des marchés

Presque tous les dirigeants politiques, qu’ils soient de la gauche traditionnelle ou de la droite, qu’ils soient du Sud ou du Nord, vouent un véritable culte aux marchés, auxmarchés financiers en particulier. Il faudrait plutôt dire qu’ils fabriquent une religion des marchés. Chaque jour, une messe est dite pour honorer le dieu Marché dans chaque foyer muni d’une télévision ou d’une connexion internet, au moment où l’on rend compte de l’évolution des cotations en Bourse et des attentes des marchés financiers. Le dieu Marché envoie des signaux par la voix du journaliste économique ou du chroniqueur financier. Ce n’est pas seulement vrai pour tous les pays les plus industrialisés, c’est vrai aujourd’hui pour la majeure partie de la planète. Que l’on soit à Shanghai ou à Dakar, à Rio de Janeiro ou à Johannesburg, à Bruxelles ou à Athènes, on recevra les “signaux envoyés par les marchés”. Pour amplifier, dans l’esprit des croyants, la puissance des dieux Marchés, des commentateurs annoncent périodiquement que ceux-ci ont envoyé des signaux aux gouvernements pour indiquer leur satisfaction ou leur mécontentement.

Les endroits où les dieux sont susceptibles de manifester leurs humeurs avec le plus de poids sont Wall Street à New York, la City à Londres, les Bourses de Paris, de Francfort ou de Tokyo. Pour mesurer leur contentement, on a inventé des instruments qui ont pour nom Dow Jones à New York, Nikkei à Tokyo, CAC40 en France… Pour s’assurer la bienveillance des dieux, les gouvernements sacrifient les systèmes de sécurité sociale sur l’autel de la Bourse. Ils privatisent, aussi. Ils veillent également à ce que le partage de la valeur ajoutée se fasse toujours plus en faveur du capital au détriment du travail.

Pourquoi a-t-on donné des atours religieux à de simples opérateurs ? Ils ne sont ni des inconnus, ni de purs esprits. Ils ont un nom, une adresse : ce sont les principaux dirigeants des deux cents grandes transnationales qui dominent l’économie mondiale avec l’aide duG7, la complaisance du G20 et des institutions telles que le FMI, revenu grâce à la crise sur le devant de la scène. Les investisseurs institutionnels (grandes banques, fonds de pensions, assurances, hedge funds…) qui dominent les marchés ont reçu des gouvernements des milliers de milliards de dollars sous forme de dons ou de prêts qui ont servi à les remettre en selle après la débâcle de 2007-2008.

Il faut lutter contre le fondamentalisme et le radicalisme des marchés financiers. Il faut les désarmer. Il faut rompre avec le système capitaliste sur lequel est construite la religion des marchés.

En réalité, je crois que la situation est plus complexe : la Fed sait parfaitement que la santé des banques est mauvaise et il est partiellement faux qu’elle ignore les signes envoyés par les marchés. Au contraire, on doit lui reprocher de se coucher devant les exigences des marchés et exiger des changements radicaux concernant la politique, les missions et la structure même de la banque centrale.

La Fed sait très bien que la richesse des dirigeants et des actionnaires des grandes banques privées s’est accrue alors qu’ils poursuivent et amplifient jour après jour des pratiques inacceptables. Des pratiques qui conduisent à une prochaine crise brutale. La Fed sait également que l’économie américaine va mal malgré les discours fanfarons de Trump et malgré un taux de chômage historiquement bas. Le taux de chômage est faussement rassurant et trompeur car les patrons soutenus par les gouvernements successifs ont forcé les travailleurs à accepter des contrats de plus en plus précaires et mal payés. De plus, des millions de sans-emplois ont renoncé à faire les démarches officielles pour être indemnisés et ils disparaissent ainsi des chiffres du chômage. La Fed sait très bien que la soi-disant bonne santé de l’économie américaine repose sur une montagne de dettes privées et publiques qui sert essentiellement à de la spéculation, ce qui conduira tôt ou tard à une nouvelle crise majeure. Ajoutons que la croissance de la production du secteur industriel aux États-Unis est fort basse en 2019, elle pourrait même devenir stagnante, voire carrément récessive en 2020 (voir cet article). Les exportations de produits manufacturés baissent.

La Fed sait que si elle augmentait les taux d’intérêt et si elle n’injectait pas constamment des liquidités, certaines grandes entreprises (y compris des banques) feraient faillite. La Fed sait que, si dans un souci de prévention des risques de crise bancaire, elle demandait aux banques d’augmenter leurs fonds propres et les liquidités qu’elles doivent garder en trésorerie, celles-ci procèderaient à une levée de boucliers, crieraient au feu et en appelleraient à Trump. En conséquence, la Fed se plie aux exigences des marchés sans enthousiasme mais docilement. Dans le cas présent, les exigences des marchés, ce sont clairement les exigences mises en avant par une quinzaine de grandes banques privées des États-Unis (dont 4 détiennent à elles seules pour 377 milliards de réserves liquides, il s’agit de JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup et Wells Fargo) et par de grands fonds d’investissement comme BlackRock par exemple.

Ce qui est sûr c’est que la situation du secteur financier privé aux États-Unis (et ailleurs dans le monde) est très inquiétante, sinon on ne verrait pas pourquoi la Fed devrait injecter des liquidités en permanence depuis le 17 septembre [6].

En même temps, afin de les combattre, il faut comprendre les exigences et les motivations des banques et de leurs alliés.

En ce qui concerne ce qui se passe aux États-Unis depuis la mi-septembre 2019, je suis persuadé que du côté des grandes banques, il s’agit d’exploiter la situation pour mettre la pression sur l’autorité de contrôle et sur la FED pour abaisser le pourcentage de liquidités exigé d’elles pour faire face aux risques systémiques bien réels. En effet depuis la crise de 2008, les autorités de contrôle exigent des banques systémiques qu’elles conservent en permanence dans leur trésorerie une quantité supplémentaire de liquidités (supplémentaire par rapport à la situation antérieure à 2008) afin de faire face à un accident.

Profitant du soutien dont elles bénéficient de la part de l’administration Trump, du laxisme de la Fed et des autorités de contrôle, elles veulent donc obtenir une baisse du pourcentage de liquidités qu’elles doivent conserver dans leur trésorerie. Elles veulent cela afin de pouvoir légalement utiliser ses liquidités pour acheter des titres financiers à risque et spéculer sur ceux-ci. Du coup, l’assèchement du marché interbancaire est en partie provoquée et/ou entretenue par cette stratégie. Poursuivant cet objectif, elles mènent campagne dans la presse pour faire croire au public que c’est cette exigence de liquidités (pour faire face à un possible accident du type de celui de septembre 2008) qui entraîne les difficultés de trouver des liquidités sur le marché interbancaire. Elles exercent donc un énorme lobby sur la Fed et l’autorité de contrôle pour que soit annulée l’exigence de surplus de liquidités.

Elles ont déjà réussi à obtenir de l’administration Trump qu’elle fasse le nécessaire pour annuler à partir de janvier 2020 une mesure connue sous le nom Volcker’s rule (règle Volker).

Cette règle Volcker a été introduite en 2013 pendant la présidence de Barack Obama dans le cadre de la loi Dodd-Franck qui a été adoptée dans le sillage de la crise financière de 2007-2008. Cette règle interdit aux banques de spéculer avec l’argent des déposants. Au-delà du risque lié à la volatilité des marchés financiers, le promoteur du texte, Paul Volcker, un ancien directeur de la Réserve fédérale, jugeait que l’activité de trading pour compte propre détournait les banques de leur métier de financement de l’économie.

Elles veulent aller plus loin et elles remettent en cause the liquidity coverage ratio(= ratio de liquidités à court terme ou LCR [7]) adopté aux États-Unis et dans le reste du monde après la crise de 2008.

En vertu de cette règle, les établissements financiers doivent détenir suffisamment d’actifs liquides pour couvrir les sorties nettes de trésorerie sur une période de 30 jours en situation de crise.

Elles remettent aussi en cause le pourcentage de liquidités qu’elles doivent conserver dans leur trésorerie en permanence (en anglais : intraday liquidity), ce qui complète et s’ajoute au liquidity coverage ratio . D’ailleurs le marché du repo est le lieu où les banques en début de journée vers 7h00 du matin vont chercher à combler leurs besoins de liquidités au jour le jour afin de remplir leurs obligations légales. Le lobby des grandes banques affirme que le montant exigé d’elles est trop élevé et que c’est cela qui a produit la crise ouverte le 17 septembre 2019. Le Financial Times a consacré un article à ce sujet avec comme titre suggestif : « La Fed analyse le rôle de la réglementation dans l’augmentation soudaine des taux » (« Fed analyses regulation’s role in sudden rates rise », publié le 2 octobre dans la version papier. Publié en ligne avec un autre titre le 1er octobre : « Fed wrestles with role of regulation in repo squeeze »). L’article abonde prudemment dans le sens de l’argument avancé par le lobby bancaire des États-Unis. D’ailleurs, le lobby bancaire européen intervient dans le même sens en ce qui concerne l’application du ratio de liquidités sur le vieux continent et en Grande Bretagne. Pour ce qui concerne l’Europe, j’y consacrerai prochainement un article spécifique en rapport avec le bilan de l’action de la BCE sous la direction de Mario Draghi (2011-2019).

Il est clair que ce n’est pas l’obligation faite aux banques de conserver en permanence des liquidités suffisantes pour faire face à une crise qui a provoqué le manque de liquidités sur le marché du repo aux États-Unis. La véritable cause, c’est la volonté des banques d’utiliser au maximum les liquidités dont elles disposent pour spéculer afin de faire un maximum de profits au bénéfice de leurs actionnaires et de leurs dirigeants.

Il est également important de compléter le tableau sur la situation des banques. Il est important de tirer la sonnette d’alarme sur les risques que font peser les « marchés financiers » sur la société et d’attirer l’attention sur la crise du marché du repo aux États-Unis. Il est aussi important de prendre conscience que la concentration bancaire a fortement augmenté aux États-Unis et que la concurrence entre les banques a fortement diminué car s’est mis en place un véritable oligopole, un cartel bancaire qui exerce une pression permanente sur les pouvoirs publics afin qu’ils mènent une politique qui favorise systématiquement le grand capital. Ce cartel bancaire est responsable de comportements totalement contraire aux intérêts de la majorité de la population : imposition de contrats hypothécaires abusifs comme la crise des subprime l’a révélé et les nombreux procès qui ont suivi, contrats abusifs en matière de dettes des étudiants (la dette étudiante aux États-Unis dépasse les 1500 milliards de dollars et concerne 44 millions de personnes), manipulation des taux d’intérêts (Libor), spéculations sur les matières premières, blanchiment d’argent des cartels de la drogue, investissements dans les activités qui aggravent la crise climatique… Voir la série d’articles que j’y ai consacré et que j’espère bien actualiser dans les mois qui viennent.

Il faut également dénoncer le montant des rémunérations des dirigeants des banques et le montant des dividendes versés aux actionnaires privés. Dénoncer le fait que malgré les nombreux délits et crimes commis par les banquiers aucun d’entre eux n’a été condamné à de la prison et aucune grande banque ne s’est vu retirer la licence bancaire. Prenons le cas de la banque Wells Fargo. Cette banque, la quatrième banque des États-Unis en termes de capitalisation boursière et de contrôle du marché bancaire, a pu poursuivre ses activités alors que la justice nord-américaine avait démontré que ses dirigeants avaient sciemment poussé leurs employés à créer de toutes pièces 1 300 000 comptes bancaires « fictifs » ou « fantômes » pour augmenter les profits de la banque grâce aux frais bancaires prélevés sur le dos des clients. La banque s’est contentée de payer une amende. Aucun de ses dirigeants n’a été condamné à de la prison [8].

Partie 2 : Les solutions à la crise

N’attendons pas la prochaine crise pour adopter des positions claires concernant les banques et pour entrer en action

Malgré les nombreux délits et crimes commis par les banquiers aucun d’entre eux n’a été condamné à de la prison et aucune grande banque ne s’est vu retirer la licence bancaire

Les facteurs qui peuvent provoquer une nouvelle crise financière brutale d’ampleur mondiale sont réunis tant aux États-Unis que dans d’autres grandes économies de la planète (voir http://www.cadtm.org/La-montagne-de-dettes-privees-des

). Mais il ne faut pas attendre qu’elle éclate pour agir. Et en plus de chercher à éviter les effets d’une nouvelle crise financière, il faut agir pour mettre fin aux pratiques quotidiennes des banques capitalistes. Il faut aussi changer radicalement le statut et la mission de la banque centrale.


Il faut des mesures immédiates

Il s’agit de donner pour mission nouvelle à la Banque centrale d’octroyer des prêts à taux zéro aux pouvoirs publics. À l’inverse de ce qui est pratiqué par la Fed (ou par la BCE du fait des traités européens), la banque centrale doit être en capacité de permettre un financement à taux zéro de l’État et de l’ensemble des acteurs publics nationaux et locaux (collectivités, hôpitaux, organisme de logement social, etc.) afin de mener des politiques socialement justes inscrites dans la lutte contre la crise écologique.

Il faut obtenir une nouvelle réglementation bancaire qui imposera [9] :

  • D’augmenter significativement la part des fonds propres des banques dans leur bilan en le portant à 20 %.
  • De prendre toutes les mesures utiles pour obliger les banques à assainir leur hors-bilan en leur imposant de dénouer toutes les opérations spéculatives et toutes les autres transactions à risques sans intérêt réel pour la collectivité.
  • D’interdire les relations de crédit entre banques de dépôt et banques d’affaires.
  • D’interdire la titrisation. Chacune des activités portera ainsi le risque qu’elle engendre, à travers des exigences réglementaires adaptées.
  • D’interdire le trading de haute fréquence.
  • D’interdire la spéculation.
  • D’interdire les marchés financiers de gré à gré.
  • D’interdire toutes relations des établissements bancaires avec le shadow banking et les paradis fiscaux et judiciaires.
  • D’interdire la socialisation des pertes.
  • De mettre fin au secret bancaire.
  • De poursuivre systématiquement les dirigeants responsables de délits et de crimes financiers et retirer la licence bancaire aux institutions qui ne respectent pas les interdictions et se rendent coupables de malversations.
  • D’instaurer une véritable responsabilité financière des grands actionnaires, notamment lors des faillites. Il s’agit de restaurer la responsabilité illimitée des grands actionnaires afin que la récupération du coût de leurs activités dangereuses puisse être effectuée sur l’ensemble de leur patrimoine.
  • D’augmenter l’imposition des banques pour les obliger à participer à l’effort d’impôt du pays.

Mais ce n’est pas suffisant.


Il faut des solutions plus radicales
[10]

Parce que les capitalistes ont démontré à quel point ils étaient capables de commettre des délits et de prendre des risques – dont ils refusent d’assumer les conséquences […] il faut socialiser le secteur bancaire

Parce que les capitalistes ont démontré à quel point ils étaient capables de commettre des délits et de prendre des risques – dont ils refusent d’assumer les conséquences –, dans le seul but d’augmenter leurs profits, parce que leurs activités entraînent périodiquement un coût extrêmement lourd pour la collectivité, parce que la société que nous voulons construire doit être guidée par la recherche du bien commun, de la justice sociale et de la reconstitution d’une relation équilibrée entre les humains et les autres composantes de la nature, il faut socialiser le secteur bancaire. Comme le propose Frédéric Lordon, il s’agit de réaliser « une déprivatisation intégrale du secteur bancaire » [11].


Soustraire les citoyens et les pouvoirs publics de l’emprise des marchés financiers

Socialiser le secteur bancaire signifie :

  • l’expropriation sans indemnité (ou avec comme seule indemnité l’euro ou le dollar symbolique) des grands actionnaires (les petits actionnaires seront indemnisés) ;
  • l’octroi au secteur public du monopole de l’activité bancaire à une exception près : l’existence d’un secteur bancaire coopératif de petite taille (soumis aux mêmes règles fondamentales que le secteur public) ;
  • la définition – avec participation citoyenne – d’une charte sur les objectifs à atteindre et sur les missions à poursuivre, qui mette le service public de l’épargne, du crédit et de l’investissement au service des priorités définies selon un processus de planification démocratique ;
  • la transparence des comptes qui doivent être présentés au public de manière compréhensible ;
  • la création d’un service public de l’épargne, du crédit et de l’investissement, doublement structuré, avec d’une part un réseau de petites implantations proches des citoyens, et d’autre part, des organismes spécialisés en charge des activités de gestion de fonds et de financement d’investissements non assurés par les ministères en charge de la santé publique, de l’éducation nationale, de l’énergie, des transports publics, des retraites, de la transition écologique, etc. Les ministères devront être dotés du budget nécessaire aux financements des investissements relevant de leurs attributions. Les organismes spécialisés interviendraient quant à eux dans des domaines et des activités excédant les compétences et les sphères d’action de ces ministères afin d’assurer le bouclage d’ensemble.

Imaginons ce que cela signifie concrètement : les banques privées auront disparu, c’est-à-dire qu’après leur expropriation (avec indemnisation des petits actionnaires), leur personnel aura été réaffecté au service public bancaire et des assurances, avec garantie de l’ancienneté, des salaires (jusqu’à un maximum autorisé afin de limiter fortement les très hauts salaires, et en augmentant les bas salaires pour réduire l’éventail salarial) et avec une amélioration des conditions de travail (abandon du benchmarking [12] et des pratiques de vente forcée). Un système de recrutement pour les nouvelles embauches sera mis en place en respectant les normes de recrutement d’un service public.


Des banques au service des citoyens

Il sera mis fin à une situation qui voit une concentration d’agences bancaires concurrentes dans les grandes agglomérations et une pénurie ou une absence de succursales dans les petites villes, les villages et les quartiers populaires. Un réseau dense d’agences locales sera développé afin d’augmenter fortement l’accessibilité aux services bancaires et d’assurance, avec du personnel compétent pour répondre aux besoins des utilisateurs en relation avec les missions de service public. Personne ne sera exclu de l’accès au service public bancaire qui doit être gratuit.

Les agences locales du service public géreront les comptes courants et recevront l’épargne des utilisateurs qui sera entièrement garantie. L’épargne sera gérée sans prendre de risque. Cette épargne sera affectée, sous contrôle citoyen, au financement de projets locaux et d’investissements de plus large portée axés sur l’amélioration des conditions de vie, la lutte contre le changement climatique, la sortie du nucléaire, le développement des circuits courts, le financement de l’aménagement du territoire respectant des normes sociales et environnementales rigoureuses, etc. Les épargnants pourront choisir le ou les projets qu’ils souhaiteront voir financer par leur épargne.

Les agences locales octroieront des crédits non risqués aux individus, aux ménages, aux PME et structures privées locales, aux associations, aux collectivités locales et aux établissements publics. Elles pourront affecter une partie de leurs ressources à des projets de plus large échelle que ceux menés au niveau local, naturellement dans le cadre d’une politique concertée.


Des banques au service de la collectivité

Le fait que les agences locales géreront des moyens financiers de taille raisonnable pour des usages locaux ou pour des projets plus larges qui seront présentés de manière précise (avec l’établissement d’un calendrier de programmation et d’outils de suivi permettant de contrôler clairement l’usage des fonds et la bonne mise en œuvre des projets) facilitera le contrôle des différents protagonistes.

Contrôle citoyen : contrôle par les travailleurs, les usagers, les élus locaux, les représentants des petites, moyennes et micro-entreprises, les artisans et autres travailleurs indépendants, les délégués du secteur associatif

Les projets locaux à financer seront définis de manière démocratique avec un maximum de participation citoyenne.

Les agences locales auront également en charge les contrats d’assurance pour les personnes physiques et les personnes morales.


Soutenir la transition vers une économie sociale, soutenable et écologique

Par ailleurs, les ministères en charge de la santé publique, de l’éducation nationale, de l’énergie, des transports publics, des retraites, de la transition écologique, etc. disposeront de moyens de financement provenant du budget de l’État.

Des agences transversales spécialisées interviendront dans des domaines et des activités excédant les compétences et les sphères d’action d’un seul ministère. Elles auront pour vocation d’assurer des missions spécifiques ou transversales définies avec participation citoyenne, comme le programme de sortie totale du nucléaire, y compris le traitement sécurisé des déchets nucléaires sur le long terme.

Le secteur bancaire socialisé permettra de reconstituer un circuit vertueux de financement des pouvoirs publics : ceux-ci pourront émettre des titres qui seront acquis par le service public sans passer par les diktats des marchés financiers.

Bien des aspects du projet restent à élaborer collectivement, nous sommes dans la phase préparatoire de la mise en place d’un système complètement nouveau. Cela demande un ambitieux travail collectif de mise en commun des idées et des propositions. Ce travail ne fait que commencer.


Contrôle citoyen à tous les niveaux

Contrôle citoyen : contrôle par les travailleurs, les usagers, les élus locaux, les représentants des petites, moyennes et micro-entreprises, les artisans et autres travailleurs indépendants, les délégués du secteur associatif.

À ce contrôle citoyen s’ajoute le contrôle par les autorités de surveillance bancaire.

Le mot ’socialisation’ est utilisé de préférence à celui de ’nationalisation’ ou ’étatisation’ pour indiquer clairement à quel point est essentiel le contrôle citoyen

Le mot « socialisation » est utilisé de préférence à celui de « nationalisation » ou « étatisation » pour indiquer clairement à quel point est essentiel le contrôle citoyen, avec un partage de décision entre les dirigeants, les représentants des salariés, des clients, d’associations, les élus locaux, que vient compléter le contrôle des représentants des instances bancaires publiques nationales et régionales. Il faut donc définir de manière démocratique l’exercice d’un contrôle citoyen actif. De même, il faut encourager l’exercice d’un contrôle des activités de la banque par les travailleurs du secteur bancaire et leur participation active à l’organisation du travail. Il faut que les directions des banques remettent annuellement un rapport public sur leur gestion transparent et compréhensible. Il faut privilégier un service de proximité et de qualité rompant avec les politiques d’externalisation menées actuellement. Il faut encourager le personnel des établissements financiers à assurer à la clientèle un authentique service de conseil et éradiquer les politiques commerciales agressives de vente forcée.

La socialisation du secteur bancaire et des assurances et son intégration aux services publics permettront :

  • de soustraire les citoyens et les pouvoirs publics de l’emprise des marchés financiers ;
  • de financer les projets des citoyens et des pouvoirs publics ;
  • de dédier l’activité bancaire au bien commun, avec entre autres missions celle de faciliter la transition d’une économie capitaliste, productiviste et nuisible à une économie sociale, soutenable et écologique.

Parce que nous considérons que la monnaie, l’épargne, le crédit, la sécurité des encaisses monétaires et la préservation de l’intégrité des systèmes de paiement relèvent de l’intérêt général, nous préconisons la création d’un service public bancaire par la socialisation de la totalité des entreprises du secteur bancaire et de l’assurance.

Parce que les banques sont aujourd’hui un outil essentiel du système capitaliste et d’un mode de production qui saccage la planète, génère un partage inégal des ressources, provoque des guerres, accroît la paupérisation, rogne chaque jour davantage les droits sociaux et attaque les institutions et les pratiques démocratiques, il est essentiel d’en prendre le contrôle et d’en faire des outils au service de la collectivité.

Parce que les banques sont aujourd’hui un outil essentiel du système capitaliste […] la socialisation du secteur bancaire doit être conçue comme un objectif politique à atteindre dans le cadre d’un processus porté par une dynamique citoyenne

La socialisation du secteur bancaire ne peut être envisagée comme un slogan ou une revendication qui se suffirait en elle-même et que les décideurs appliqueraient après en avoir saisi le bon sens. Elle doit être conçue comme un objectif politique à atteindre dans le cadre d’un processus porté par une dynamique citoyenne. Il faut non seulement que les mouvements sociaux organisés existants (dont les syndicats) en fassent une priorité de leur agenda et que les différents secteurs (collectivités locales, petites et moyennes entreprises, associations de consommateurs, etc.) se positionnent en ce sens, mais aussi – et surtout – que les employé.e.s de banque soient sensibilisé.e.s au rôle de leur métier et à l’intérêt qu’ils auraient à voir les banques socialisées ; que les usagers soient informés là où ils se trouvent (exemple : occupations d’agences bancaires partout le même jour) afin de participer directement à la définition de ce que doit être la banque.


La socialisation du secteur bancaire et le soutien populaire, conditions nécessaires à tout changement de modèle

Seules des mobilisations de très grande ampleur peuvent garantir que la socialisation du secteur bancaire soit réalisée en pratique car cette mesure touche au cœur le système capitaliste.

Si un gouvernement de gauche s’abstient de prendre une telle mesure, son action ne pourra pas provoquer véritablement le changement radical nécessaire pour rompre avec la logique du système capitaliste et enclencher un nouveau processus d’émancipation. La soustraction du secteur bancaire aux capitaux privés par la socialisation est le préalable incontournable à la mise en œuvre d’un programme économique en rupture avec le capitalisme et sa logique.

La socialisation est le préalable incontournable à la mise en œuvre d’un programme en rupture avec le capitalisme et sa logique

Aujourd’hui, la socialisation de l’intégralité du système bancaire et des assurances est bien une urgente nécessité économique, sociale, politique et démocratique.

La socialisation du secteur bancaire et des assurances est un point fondamental d’un projet bien plus vaste comportant d’autres mesures permettant d’enclencher une transition vers un modèle post-capitaliste et post-productiviste. Un tel programme devrait avoir une dimension internationale même si sa mise en œuvre ne venait à s’amorcer que dans un seul ou un petit nombre de pays. Il comprendrait notamment l’abandon des politiques d’austérité, la réorientation radicale des missions de la banque centrale, l’annulation des dettes publiques et privées illégitimes, la mise en place d’une réforme fiscale d’ensemble avec une forte imposition du capital, la réduction généralisée du temps de travail avec embauches compensatoires et maintien du salaire, la socialisation du secteur de l’énergie, de l’eau et de la santé, des mesures pour assurer l’égalité hommes-femmes, le développement des services publics et de la protection sociale ainsi que la mise en place d’une politique déterminée de lutte contre la crise écologique.


Notes

[1] Un repo est la contraction utilisée aux États-Unis pour l’expression « Sale and Repurchase Agreement », ou accord de rachat ou opération de pension, importants instruments financiers du marché monétaire. En français on parle de pension livrée ou pension de titres.

[2] Marché interbancaire : Marché réservé aux banques pour échanger entre elles des actifs financiers et emprunter/prêter à court terme.

[3] Les Money Market Funds (MMF) sont des sociétés financières des États-Unis et d’Europe, très peu ou pas du tout contrôlées ni réglementées car elles n’ont pas de licence bancaire. Ils font partie du shadow banking. En théorie, les MMF mènent une politique prudente mais la réalité est bien différente. L’administration Obama avait envisagé de les réglementer car, en cas de faillite d’un MMF, le risque de devoir utiliser des deniers publics pour les sauver est très élevé. Cela n’a été fait qu’à moitié.

[4] Dans la presse française, voir Le Figaro, « Pourquoi la Fed panique » https://www.lefigaro.fr/vox/economie/pourquoi-la-fed-panique-20190927 publié le 27 septembre 2019

[5] La Fed pour injecter des liquidités a racheté aux banques des bons du Trésor principalement.

[6] Voir l’article de Martine Orange, « La FED en soutien permanent d’un marché monétaire cassé », https://www.mediapart.fr/journal/international/091019/la-fed-en-soutien-permanent-d-un-marche-monetaire-casse?onglet=full publié le 9 octobre 2019 par Mediapart.

[7] Banque des Règlements Internationaux, Bâle III : Ratio de liquidité à court terme et outils de suivi du risque de liquidité, https://www.bis.org/publ/bcbs238_fr.pdf, publié en 2013

[8] Sur différentes affaires concernant Wells Fargo voir : Les Echos, « Wells Fargo pris dans un nouveau scandale », https://www.lesechos.fr/2017/11/wells-fargo-pris-dans-un-nouveau-scandale-186560 publié le 28 novembre 2017 ; Le Figaro, « Empêtrée dans les scandales, la banque américaine Wells Fargo perd son PDG », https://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-pdg-de-la-banque-wells-fargo-tim-sloan-annonce-son-depart-immediat-20190328 publié le 28 mars 2019

[9] Cet énoncé de mesures immédiates provient de Jeanne Chevalier, Patrick Saurin, Eric Toussaint, « Quelles sont les mesures qu’un gouvernement populaire devrait prendre envers les banques ? » http://www.cadtm.org/Quelles-sont-les-mesures-qu-un-gouvernement-populaire-devrait-prendre-envers, publié le 30 mai 2018

[10] La partie qui suit est reprise d’un texte rédigé par Eric Toussaint et Patrick Saurin : « Comment socialiser le secteur bancaire » http://www.cadtm.org/Comment-socialiser-le-secteur-bancaire publié le 18 juin 2018

[11] Frédéric Lordon, « L’effarante passivité de la « re-régulation financière » », in Changer d’économie, les économistes atterrés, Les liens qui libèrent, 2011, p. 242. Ajoutons que la socialisation de l’intégralité du secteur bancaire est préconisée par le syndicat Sud BPCE.

[12] Le benchmarking est un outil de surveillance des salariés dont les résultats, accessibles à tous en permanence, sont comparés en continu à travers un classement stigmatisant ceux considérés comme les moins performants. C’est une technique de management par le stress très répandue dans les grandes entreprises en vue de générer une émulation malsaine.

Source : CADTM, Eric Toussaint, 11-10-2019

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Commentaire recommandé

M.Smith // 17.10.2019 à 07h26

Les articles de l’auteur sont tous sains sinon tous saints. La santé de la raison face à la folie du Marché.

En lisant l’encart je me suis demandé si En Marche n’était pas en fait En Marché. Nos dirigeants ne bougent rien du tout, leur projet n’est que soumission à la loi inique du Marché.
L’argent existe ex-nihilo, mais jamais pour le bien commun. On le crée pour alimenter un système aberrant et creuser les inégalités. Il faut une révolution copernicienne, faire tourner la finance autour de l’économie et l’économie autour de l’homme et non plus l’inverse.

66 réactions et commentaires

  • M.Smith // 17.10.2019 à 07h26

    Les articles de l’auteur sont tous sains sinon tous saints. La santé de la raison face à la folie du Marché.

    En lisant l’encart je me suis demandé si En Marche n’était pas en fait En Marché. Nos dirigeants ne bougent rien du tout, leur projet n’est que soumission à la loi inique du Marché.
    L’argent existe ex-nihilo, mais jamais pour le bien commun. On le crée pour alimenter un système aberrant et creuser les inégalités. Il faut une révolution copernicienne, faire tourner la finance autour de l’économie et l’économie autour de l’homme et non plus l’inverse.

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    • Patrick // 17.10.2019 à 08h56

      il n’y a plus de marché dans le système actuel.
      Les banques centrales créent du pognon et rachètent tout ce qui passe pour maintenir ce système en vie alors qu’il est moribond.
      Les gouvernements se contentent de la situation parce qu’ils en profitent , ils peuvent continuer à faire des dettes pour se maintenir en place.
      Et tout le monde se dit :” encore 5 minutes , pourvu que ça tienne encore un peu “.
      Le drame est de ne pas avoir laisser le marché faire le ménage dans tout ça en 2009, de ne pas avoir laisser mourir les canards boiteux et les zombies, et de ne pas avoir juger les banquiers et les banques pour les fraudes diverses et variées

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      • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 17h20

        Comment attribuer une valeur aux ressources naturelles, dans un “marché” ?
        Actuellement, c’est zéro, c’est à celui qui se sert…

        A défaut de savoir répondre à ça, de toutes façons une “économie de marché” n’est pas viable. On en a la preuve aujourd’hui avec les catastrophes écologiques tous azimuts. Dommage que vous l’ignorez.

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    • D’Aubrac // 17.10.2019 à 11h47

      ” leur projet n’est que soumission à la loi inique du Marché.” Très bien vu et exprimé ! S’agissant de la “PMA pour toutes” la loi Buzyn va ouvrir un boulevard …au business de la procréation ! (Marché de 25 milliards de dollars aux USA…!)
      On lira avec intérêt :
      https://www.atlantico.fr/decryptage/3581153/inquietudes-sur-la-bioethique–ces-autres-dispositions-votees-par-l-assemblee-que-le-debat-sur-la-pma-a-masquees-olivia-sarton-aude-mirkovic

      extrait: ”La PMA pour les femmes pose des problèmes en elle-même, mais elle n’est en réalité que le prétexte pour faire sauter le «verrou thérapeutique» actuel et permettre le développement du business: ce marche se chiffre aux alentours des 25 milliards de dollars aux États Unis. C’est ce marché de l’humain, du sperme, des embryons, des grossesses dont nous parlons. Les conditions de vie génèrent de plus en plus d’infertilité mais la recherche pour soigner l’infertilité ne trouve pas de financement car le marché préfère proposer des PMA, cela rapporte beaucoup plus. Si les Français ne veulent pas de ce marché de la procréation humaine, il doivent le dire, le dire à leurs sénateurs maintenant puisque le texte va arriver au Sénat!”

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    • daniel // 23.10.2019 à 21h21

      “En lisant l’encart je me suis demandé si En Marche…”
      SI vous faites allusion à un parti politique, ses adhérents sont en Marche Arrière. Ils sont aussi en Marché, comme vous le suggérez. Nulle contradiction..
      C’est pourquoi une révolution copernicienne est strictement impossible, tant qu’ils sont là.

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  • Urko // 17.10.2019 à 08h03

    La fed constitue-t-elle une entité publique ? C’est loin de faire consensus… Historiquement, les banques centrales n’avaient pas vraiment cette nature de quasi pouvoir public. Tout cela renvoie d’ailleurs à cette épineuse question : à qui doit être confié le pouvoir d’émettre la monnaie, d’en fixer le coût comme d’en choisir le canal de diffusion ? Plein de gens ont des avis fort intéressants à ce passionnant sujet, mais chacun notera que qui et quels que soient les détenteurs de ce pouvoir exorbitant, ils ont toujours eu tendance à éprouver des difficultés à expliquer quelles motivations rationnelles fondaient leurs décisions, qu’il s’agisse de Louis XI, de Law ou de Alan Greenspan. Sans doute, le problème provient il de ce que la monnaie forme (aussi) une réserve de temps et qu’en réalité, aucun humain, même sage et savant, ne sait rien sur le temps. Jouer avec la monnaie revient à jouer avec quelque chose dont la nature nous échappe. Peut être que les banquiers centraux en savent davantage que nous ? Ils aiment à le dire en tout cas.

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    • Patrick // 17.10.2019 à 08h16

      oui, grand problème.
      Qui doit ou peut créer l’argent ? en fait la monnaie.
      Imprimer de la monnaie ne crée pas de richesses , juste la sensation momentanée de richesse. Mais en fait ça détruit juste la valeur de la monnaie.

      Donc, que ce soit une banque centrale ou un état , la tentation est grande d’imprimer toujours un peu plus ( mais pas de panique !! c’est juste provisoire .. tu parles ) et de finir avec une monnaie qui ne vaut plus rien. Le procédé existe depuis plus de 2000 ans , ça ne va pas changer maintenant surtout qu’il est encore plus facile de créer de la monnaie électroniquement que de frapper des pièces fourrées ou en alliage faisandé.

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      • Fred79 // 17.10.2019 à 16h52

        Qui doit imprimer la monnaie physique n’est plus la question existentielle, la monnaie physique (billets et pièces) étant une partie infinitésimale de la richesse monétaire créée aujourd’hui.
        La question principale est qui doit créer la monnaie physique, bien sûr, mais surtout virtuelle que sont les prêts et surtout dans quelles conditions?
        Que ce soit les banques centrales via l’autorisation des états ou les banques privées n’a que peu ou pas d’importance dans la mesure où ces banques seraient astreintes à ne pouvoir prêter que le montant maximum de leurs fonds propres, mais voila elles peuvent prêter aux états, aux entreprises, aux particuliers, bien plus que ce qu’elles ne possèdent (en 1988 (je n’ai pas trouver plus proche, mais cela c’est bien amplifié depuis) une banque pouvait prêter 100 millions d’euros pour 8 millions d’euros (sommes en euros converties du franc) de fonds propres pour être considérée comme solvable.
        Ce qui veut dire que les banques sur chaque 100 millions d’euros prêtés, créent 92 millions de monnaie de singe, mais encaissent sur X années les intérêts de ces prêts que nous remboursons avec du véritable argent, celui de notre travail.
        C’est ce que j’appelle de l’escroquerie légalisée, car sans l’approbation de nos “démocraties” corrompues ce système ne pourrait pas exister.
        Bien sûr, nous n’aurions pas pu accéder à notre niveau de civilisation et de bien-être actuel sans ce procédé, mais tout “progrès” a son prix à payer et aujourd’hui, ce sont nos enfants, nos petits enfants et plus qui vont le payer, car le système touche à sa fin.

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      • Marire // 17.10.2019 à 17h47

        Merci à Monsieur Toussaint pour cet article très bien documenté et pour la proposition de la socialisation du système bancaire. La question posée par Patrick pose le problème: qui doit et peut créer l’argent? Depuis la loi du 2 janvier 1973 ( Merci Monsieur Pompidou 1er président commis de Rothschild), c’est interdit à l’état français. Mais qui a les reins assez solides pour garantir une monnaie, mieux qu’un état? Qui est venu au secours des banques pendant la crise des subprimes, celle de 2008, celle de septembre 2019? Les états, seuls ils peuvent garantir une monnaie, parce qu’ils sont riches de vraies richesses. Les banques sont toujours poussées par des intérêts spéculatifs à court terme ( encore plus depuis que l’argent des retraites est placé dans des fonds de pension)
        Avoir retiré aux états la création monétaire sous prétexte qu’ils créaient de l’argent pour faire la guerre, nous a fait entrer dans une ère de l’argent au service de l’argent à la place de l’argent au service des hommes, l’ère de l’argent comme un but et non comme un moyen, ce qu’il devrait être. Le discrédit très répandu des états nations et la perte de leur pouvoir monétaire nous laissent nus face aux puissances d’argent.

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  • Patrick // 17.10.2019 à 08h09

    La socialisation serait certainement pire que tout, on a déjà eu l’exemple en France.
    Laissons plutôt faire le marché .. mais laissons vraiment faire :
    – en 2009 il fallait laisser les banques se débrouiller sans l’argent public
    – il fallait laisser les Grecs se débrouiller avec leurs créanciers ( donc faire défaut , les banquiers auraient pris leurs pertes )
    – empêchons les banques centrales de faire des âneries ( planche à billet , achat d’actions ou d’obligations … , taux négatifs .. )
    – et empêchons les états de faire des déficits chroniques

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    • Fabrice // 17.10.2019 à 08h34

      Un point évoqué par Charles Gave faisons en sorte que les dirigeants des banque soient responsables sur leurs biens ainsi que pénalement des décisions prises pendant leur direction cela calmerait le jeu et les inciteraient à faire leur travail soit contrôler ce qui se fait dans leur banque.

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      • Patrick // 17.10.2019 à 08h43

        tout à fait
        Pour une entreprise ( j’en ai deux ), j’ai choisi une petite banque privée. Donc, dans ce cas , les propriétaires de la banque sont légalement responsables sur l’ensemble de leurs biens. Alors ça coûte un peu plus cher en frais de gestion mais je suis peinard.

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    • Tofer // 17.10.2019 à 20h03

      Des exemples historiques de socialisations des banques ? Nationalisation oui je connais, mais socialisation ??? Je serais curieux de voir ce que ça a donné si ça a vraiment existé…
      En 2009 il fallait laisser les banques se debrouiller ? Mais oui bien sûr ! Faillite des banques, donc l’épargne qui s’envole… Et les moyens de paiement ?? C’est les banques aussi qui s’en chargent. Donc votre carte bancaire ?? Elle ne sert plus à rien. Il vous reste quoi ? Les biffetons que vous avez en poche. Vous n’allez pas aller loin avec ça. Adieu vos deux entreprises. Retour au jardin potager que vous vous ferez piller par des morts de faim.
      Donc non il ne fallait pas laisser les banques se débrouiller, puisque la preuve ! le marché ne s’autorégule pas.
      Ce qui est scandaleux, ce n’est pas d’avoir renfloué les banques, c’est de l’avoir fait sans en tirer de leçons, et sans contreparties. On vous redonne des jetons et continuez à jouer au casino les copains.
      Pas de régulations du secteur bancaire.
      Le must étant la fameuse loi sous le quinquennat de Hollande, rapportée par Karine Berger. Un pet de mulot.

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      Alerter
      • Patrick // 17.10.2019 à 23h00

        Les banques ont bénéficié de l’aléa moral ( je fais ce que je veux puisque l’état sera toujours là , donc pas de raison de s’en faire encore pire !! ).
        Donc la prochaine fois sera encore pire puisque rien n’a été réglé , bien au contraire, mais cette fois ce n’est pas sur qu’il y ait assez de pognon pour réparer les dégâts et ce sera vraiment le chaos.

        Le marché s’autorégule toujours par la destruction, il faut le laisser faire.
        On aurait parfaitement pu laisser mourir les banques , l’état pouvant créer une structure pour sauvegarder les dépôts des clients français, l’Islande a laissé mourir une grosse banque tout en préservant l’essentiel des dépôts.

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        Alerter
        • Tofer // 17.10.2019 à 23h26

          De quoi vous parlez ? Aléa moral ? La socialisation des banques, vous ne m’avez pas répondu ? Quand, où ?
          À ma connaissance, non la socialisation des banques n’a jamais existé.

          “l’état pouvant créer une structure pour sauvegarder les dépôts des clients français, l’Islande a laissé mourir une grosse banque tout en préservant l’essentiel des dépôts.”
          Vous ne vous en rendez certainement pas compte, mais en fait vous êtes d’accord avec moi. L’état doit intervenir à un moment donné. Ce qu’il a fait. Très mal mais il l’a fait (en laissant vivre ce qui aurait dû laisser crever, spéculation, marché et tout le tralala).

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          • Patrick // 18.10.2019 à 07h38

            Je ne comprend pas le terme socialisation !! ça ne veut rien dire , ça finit en nationalisation , donc le gouvernement finit toujours par faire joujou avec.
            L’état ne doit intervenir qu’en dernier ressort et encore , au minimum, juste pour protéger ses citoyens. Dans le cas présent , l’état a juste trahi les citoyens , comme d’habitude me direz-vous.

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  • Blast // 17.10.2019 à 08h30

    Merci pour cet article!
    De la belle ouvrage!

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  • Daniel // 17.10.2019 à 09h14

    très bon article : merci
    voici un panneau sur les villages citoyens auquel j’ai participé qui est exactement sur la même longueur d’onde :
    QUE LE RIC CROQUE LE KRACH !
    1 – Enquête judiciaire sur les financiers, les banksters en prison
    2 – Séparation bancaire, banque de dépôt // banque d’investissement
    3 – Nettoyage des dettes, élimination des dettes non reliées au physique
    4 – Crédit public productif, la monnaie va à l’investissement et aux gens.
    5 – Nouveau Bretton Woods, décolonisation et multilatéralisme
    Méthode utilisée par F.D.Roosevelt après le krach de 1929 et en partie par l’Islande après le krach de 2008

    en résumé : reprendre le contrôle de la monnaie et l’orienter vers des objectifs sociaux (New-Deal, 30 Glorieuses, Nouvelles Routes de la Soie).

      +8

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    • Patrick // 17.10.2019 à 09h22

      Enquête judiciaire ? la plupart des saletés faites par les banquiers ne sont pas punies pénalement , par contre une attaque au civil aurait pu permettre de faire payer pas mal de dommages et intérêts à la suite des manipulations sur les taux.

      Nettoyage des dettes ; on fait comment ? à part par un défaut de paiement ? Les gouvernements ne font pas des dettes “reliées au physique” mais la plupart du temps pour continuer à fonctionner. Commençons par nettoyer les gouvernements et les administrations , ça éliminera les déficits et donc les dettes.

      Arrêtons de rêver sur le New Deal ( et encore pire sur le Green New Deal ) , ça n’avait rien réglé , le New Deal avait juste fait perdurer la crise de 29 quelques années de plus en évitant le grand nettoyage nécessaire. La crise de 29 s’est vraiment terminé en 1945 dans les ruines de Berlin.

        +4

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      • Daniel // 17.10.2019 à 10h56

        Concernant l’annulation de la dette, des sites comme http://www.cadtm.org montre l’historique de l’annulation des dettes.
        en soi, pour la France et pour de nombreux pays, la dette provient des suites de la décision de devoir emprunter aux banques privées avec intérêts plutôt que de créer la monnaie à taux 0 : cela peut être considérer comme un coup d’Etat).
        dans ce cadre, l’Etat a la légitimité de supprimer toute la partie de la dette lié à cela : cela représente près des 3/4 de la dette
        https://blogs.mediapart.fr/andre-jacques-holbecq/blog/110411/larnaque-de-la-dette-publique

        je suis d’accord avec vous que le New Deal vert est une grosse arnaque financière, par contre, au vu de votre réponse, vous êtes bien d’accord avec les 30 Glorieuses et les Nouvelles Routes de la Soie qui se basent sur les mêmes principes que le New Deal : l’Etat contrôle l’émission monétaire et l’oriente vers des projets ayant pour but d’accroître l’activité (et la productivité)des gens. ce sont des projets d’infrastructures qui permettent d’améliorer les conditions de vie de gens et de sortir les gens de la pauvreté.

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        • Patrick // 17.10.2019 à 11h18

          Les 30 glorieuses : tout à reconstruire après la guerre , énergie abondante et bon marché , monnaie internationale stable.
          71 : Nixon annonce que le dollar n’est plus convertible et la FED commence à imprimer du dollar
          74 : les pays producteurs de pétrole ( probablement inquiets de voir le dollar perdre sa valeur ) décident de fermer les robinets et d’augmenter les prix
          79 : rebelote !!
          Fin des 30 glorieuses , pas seulement en France mais partout dans le monde.
          Les gouvernements auraient pu annoncer ” la fête est finie , on se serre la ceinture !! ” mais c’est pas bon électoralement .. heureusement il y a les déficits et les dettes !!

          Aucune loi n’a jamais obligé un gouvernement à faire des déficits

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          • Dominique Gagnot // 18.10.2019 à 01h28

            Si cette loi existe : la loi des plus forts qui placent leur fortune dans la dette de l’état. Les gouvernants ne sont que des marionnettes à leur service.

            Pompidou/Giscard ont lancé l’affaire avec l’emprunt d’état indexé sur l’or : 6,5 milliards empruntés, 90 milliards remboursés aux heureux prêteurs, sur 15 ans.

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_Giscard

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            • Patrick // 18.10.2019 à 07h42

              Cette emprunt était idiot ( son mode de calcul était idiot ), mais tous les citoyens pouvaient y souscrire donc à terme récupérer un peu de ce qu’ils ont donné en impôt.
              La loi n’exige pas de déficit , le déficit n’est que la conséquence de la lâcheté des politiques et de la volonté des citoyens qui en veulent toujours plus.

              La dette de l’état est aussi constituée par les assurances vie des citoyens moyens ( qui vont se faire plumer quand l’état fera faillite ) et 20% de la dette française est actuellement dans le bilan de la Banque de France qui a racheté des obligations à la demande de la BCE.

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  • TB // 17.10.2019 à 09h18

    Les banques centrales jouent à un jeu dont elles n’ont (en principe) pas la légitimité. Donc le “marché” est faussé, donc ça va mal finir…..
    Je souhaite donc bonne chance aux futurs chômeurs (moi avec…?)qui n’ont rien demandé et mes meilleures salutations aux futurs Banksters qui s’en sortiront très bien……

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  • obermeyer // 17.10.2019 à 09h28

    Beau programme ! Mais ce n’est pas le gouvernement macron qui s’en chargera . Dans l’ensemble ça ressemble beaucoup aux propositions de la FI lors des deux dernières campagnes présidentielles .

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  • charles // 17.10.2019 à 10h06

    j’ajoute que la période est propice à une socialisation des banques.
    Etant à leurs plus hauts c’est maintenant qu’on en profite le plus au regard les crises à venir, multiple et inextricable, où elles perdront de leurs valeurs.
    C’est aussi la période où il est le plus aisé de constater à quel point elles échouent à se réguler (tout cela relevant plus du comportement de l’addict que du comportement d’un être intelligent et responsable, selon moi)

    N’attendons pas qu’elles se refourguent à 1 euro..

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    • Patrick // 17.10.2019 à 10h19

      cours de bourse :
      Deutsche Bank en 2009 : 70€
      Deutsche Bank en 2019 : 7 € ( 90% de pertes )

      BNP Paribas en 2009 : 70 €
      BNP Paribas en 2019 : 47 €

      Crédit Agricole : 22€ / 11 €

      Pas vraiment à leurs plus haut , et les derniers stress tests sur les liquidités indiquent que les plus grosses ne tiendraient pas longtemps en cas de crise.
      Donc socialiser pour récupérer des pertes et des trucs horribles dans les bilans ( combien de dizaines de milliers de milliards de produits dérivés ?? ) , c’est peut-être pas bon.

      Par contre , vous feriez peut-être bien de ne pas laisser tout votre pognon dedans

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  • Rond // 17.10.2019 à 12h17

    J’attendais les commentaires avec une presque impatience sur cette arnaque plus que millénaire.
    Grosso-modo, les outils légaux pour rétablir la justice et le bon sens dans le système, financier boursier, économique, bancaire, politique, choisissez ce qui vous convient, n’existent pas vraiment et restent à inventer. Quelques complicités “extérieures” peut-être ?
    Les outils légaux qui existent, eux, sont foulés au pied joyeusement par une bande de pillards, ou contournés avec la légèreté de ceux qui n’ont rien à craindre. Quelques complicités “extérieures” peut-être ?
    A quoi bon déverser de la science sur ce qui devrait relever du pénal ?
    Là aussi la maison brûle et nous regardons la télé.
    Quant aux voleurs de pommes et autres GJ, gare à vous !

      +3

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    • Catalina // 18.10.2019 à 04h23

      Le Samedi 9 juin 2018 à Briant, Valérie Bugault , docteur en droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a permis au public de l’association Terre & Famille de comprendre comment nous avons été privés du pouvoir politique, confisqué en catimini, par les détenteurs du pouvoir financier. Valérie Bugault démontre que cette confiscation s’est réalisée par étapes successives. Selon notre conférencière, elle repose sur l’anonymat des capitaux cumulée à la rénovation du concept d’Etat imposée par la Révolution de 1789, ce qui a permis une séparation radicale du pouvoir et de la responsabilité. L’Etat devient donc une coquille juridique vide.”

      Valérie Bugault nous explique pourquoi les notions d’Etat, de pouvoir politique, de monnaie et d’entreprise sont intimement liées…

      https://www.medias-presse.info/letat-peut-il-resister-aux-banques-videos-de-lintervention-de-valerie-bugault/93282/

        +2

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  • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 12h38

    “La mission suprême des Banques centrales est aujourd’hui de soutenir le système capitaliste : elles injecteront toujours de la monnaie fraîche dans les seuls circuits financiers et spéculatifs, pour retarder son inéluctable effondrement…

    … le temps de mettre en place un autre système, dans lequel les hyper-fortunés conserveraient le pouvoir absolu, par l’intermédiaire d’États policiers. La « protection envers les actes terroristes » permettrait de le justifier.”

    Extrait de COMPRENDRE L’ARNAQUE CAPITALISTE, IMAGINER LE SYSTÈME D’APRÈS. PDF gratuit : http://bit.ly/capitalisme

      +4

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  • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 12h43

    LOI FONDAMENTALE DU CAPITALISME
    1. La Terre et les ressources premières sont, lorsque physiquement possible, propriété de personnes privées, transmise à leurs descendants.
    2. Chacun peut acheter des «droits d’usage» aux propriétaires, qui assurent une gestion généralement désastreuse de ces ressources pour maximiser leur profit.
    3. La rente issue des «droits d’usage» permet l’enrichissement des propriétaires.
    4. Dans ce cadre, l’entreprise est libre. Elle sera d’autant plus profitable que le marché sera captif et manipulé.
    ————————–
    http://bit.ly/capitalisme

      +4

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    • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 13h26

      LOI FONDAMENTALE POUR UNE HUMANITE DURABLE
      1. La Terre et les ressources premières sont des biens communs, propriété inaliénable de la collectivité qui a la responsabilité de les transmettre aux générations suivantes.
      2. Chacun peut acheter des «droits d’usage» de biens communs à la collectivité dans les limites d’une gestion raisonnée.
      3. La rente issue des «droits d’usage» permet à la collectivité de financer la remise en état de la biosphère.
      4. Dans ce cadre, l’entreprise est libre et sera d’autant plus profitable qu’elle répondra aux souhaits de la collectivité.

        +5

      Alerter
  • Vincent P. // 17.10.2019 à 13h11

    C’est beau tant d’idéalisme.
    Si j’étais dans les hautes sphères de la finance, je la jouerais autrement :
    Une crise devenue ingérable;
    Un beau conflit globalisé et sévère avec option dépopulation, à l’issue duquel on joue la carte “il faut un gouvernement mondial”, et puis je t’organise un petit “devoir de mémoire” à la sauce “plus jamais ça”, le tout sur fond de relance par la reconstruction.
    Avec un peu de talent, je te fais durer le tout disons : 50 à 70 ans.
    Pendant ce temps, la régulation ou socialisation des banques, on repassera:
    La fabrique fera consentir à d’autres lois coercitives bien plus prioritaires.

    Alors quoi ? Il ne s’en trouve pas un pour voir que ça a tellement bien fonctionné qu’il suffit de remettre le couvert ?
    Les optimistes font le jeu des progressistes, qui font le jeu des marionnettistes cyniques.
    Autant d’irresponsables obscènes et naïfs à l’heure où seul le soulèvement massif est une chance de nous sauver de leur plan mortel.
    Mais je n’oublie pas que les réseaux sociaux ont déjà achevé leur œuvre : nous cliver sur tous les sujets, réduire le nombre de ceux qui sauront s’unir, et surtout les voir et les identifier.

    Socialiser les banques ? Combien de licornes vous faudra-t-il avec ça ?

      +5

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    • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 13h22

      Le soulèvement massif est en effet un préalable incontournable. Mais puisqu’il est imprévisible, mieux vaut réfléchir à la suite des maintenant… En espérant que le vent tourne dans le bon sens. Que voulez vous faire d’autre ?

        +2

      Alerter
    • vert-de-taire // 17.10.2019 à 21h17

      Je proteste !
      j’exige des droits d’auteur !
      Bien vu, c’est le risque majeur, le non dicible, la ‘solution fatale’.
      Tout casser pour que rien ne change.
      L’ultra riche se croit à l’abri, il peut déclencher Armageddon, le sentiment de puissance rend dingue.
      Et puis ça marche, on l’a vu, on peut le croire.

      Et si la guerre trop dévastatrice, ça fera quoi, un peu plus d’horreurs ?
      Et alors ? Les morts ne diront rien, les vivants n’auront pas d’autre préoccupation que survivre.
      Et nous ultra riches dans nos bunkers attendront pénards que ça se s’arrange.
      Ils suffit que quelques puissants croient cela pour que cela puisse advenir.

        +2

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  • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 13h11

    Système que nous proposons :

    Il se scinde en deux parties : secteur public et secteur privé.
    Le secteur public détiendrait la propriété lucrative des ressources premières qui sont, pour rappel :
    • La biosphère en général, le sol, le sous-sol,
    • Les réseaux de communication : matériel, énergie, informationnel,
    • Les services de Santé, Éducation,
    • Les immeubles,
    • Les grandes entreprises,
    • Les médias qui fabriquent « l’opinion »,
    • Le Savoir
    • La monnaie.

    L’administration, sous le contrôle des citoyens, assurerait la gestion responsable de ces ressources. La Banque centrale en financerait les investissements (nouvelles infrastructures, équipements…). La rente résultant de la vente de droits d’usage au secteur privé servirait les dépenses de fonctionnement et d’entretien.
    ————————–
    http://bit.ly/capitalisme

      +2

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    • Tofer // 17.10.2019 à 19h24

      Alors je n’ai pas lu votre document dont vous faites promotion à longueur de commentaires (c’est pour vous taquinez, ne prenez pas la mouche).
      Déjà utiliser dropbox… comment dire… hum… vous avez essayer framadrive ? Parce que déjà ca ne me donne pas envie.
      Ensuite, qu’entendez-vous par “secteur public” ?
      Un exemple, je ne veux pas que les FAI soient publics, mais plutôt que d’aller vers une grosse boîte, je vais chez FDN (premier FAI historique, à l’époque, des geeks fournissant aux potes une connection internet quand le grand publique n’y avait pas encore accès). C’est une association, donc c’est privé. Mais c’est géré par tous les membres. Donc plutôt que privé, disons que c’est commun… aux adhérents.
      Il faut sortir du schéma public/privé.
      Et pour en revenir au sujet de l’article, c’est valable pour les banques. Les banques doivent être un bien commun, et non pas un bien publique ni privé.

        +3

      Alerter
      • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 21h24

        Merci de votre intérêt pour ce document. Je ne suis pas prix Nobel, ni chercheur au CNRS, ni écrivain. Je rencontre donc les pires difficultés pour propager ma “bonne” parole. Ah si seulement je m’appelais Picketty, 1 million d’exemplaires d’un bouquin qui ne fait que dans les idées rebattues, avec moultes chiffres il est vrai.
        Donc je pilonne partout ou je peux espérer être entendu, car ça fait quand même 30 ans que je raconte la même chose (je ne suis pas le seul, mais les autres sont à peu près tous morts). Le temps ne fait que confirmer ce que je “vois”. Merci au passage au site d’Olivier Berruyer qui attire un grand nombre de mes lecteurs.

        J’utilise Dropbox et Amazon, car ce sont des moyens simples d’utilisation pour les lecteurs. (pas besoin d’installer de logiciel spécifique pour lire un pdf). Il y en a peut être d’autres, mais ce n’est vraiment pas mon sujet. Après tout si le capitalisme produit des outils efficaces pour le combattre autant les utiliser.

        Secteur public : les entreprises qu’il serait dispendieux de multiplier pour établir une nécessaire concurrence privée. Le mieux est que vous lisiez le fameux document, pour comprendre les nuances. 😉 http://bit.ly/capitalisme.
        Le paramètre N° 1 à considérer est d’économiser ressources et énergie, et non ce que “ça coute”.

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        Alerter
  • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 13h14

    À la mise en place de ce système, la Banque centrale émettrait la monnaie destinée à l’indemnisation des anciens propriétaires des ressources socialisées. Le sac (symbolise le lieu ou les propriétaires mettent leur cash et titres de propriétés) recevrait cette monnaie, à laquelle s’ajouteraient ensuite les profits des entreprises privées travaillant pour le secteur public.

    Les profits du secteur privé résulteraient des services rendus au secteur public (à l’intérieur du secteur privé, le profit des uns proviendrait des dépenses des autres).

    Les besoins sociaux et écologiques sont énormes. La croissance économique soutenue par la Banque centrale serait donc, au moins dans les premiers temps, considérable. Le plein emploi, ô combien utile, serait une réalité.
    Remarquons que contrairement à ce que l’on dit, la « croissance » n’est pas nécessairement synonyme de catastrophes : cela dépend des vices et des vertus du système concerné !
    ————————–
    http://bit.ly/capitalisme

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    • Pinouille // 17.10.2019 à 14h59

      “À la mise en place de ce système, la Banque centrale émettrait la monnaie destinée à l’indemnisation des anciens propriétaires des ressources socialisées.”

      Ca commence bien. Vous remboursez vos dettes avec la planche à billets. N’est ce pas le processus que vous dénoncez?
      A en juger par des données un peu datées mais fiables (https://www.les-crises.fr/taille-secteurs-bancaires/) il faudrait créer 4 ans de PIB (arrondissons à 8 000 milliards d’€) de nouvelle monnaie pour s’acheter les actifs des banques françaises. Ca risque de générer une petite inflation.

        +3

      Alerter
      • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 16h09

        Cela est précisé dans le livre : seules les valeurs d’usage seraient indemnisées. Les valeurs purement spéculatives seraient nulles, et collectivisées, ce qui limite considérablement les indemnisations.
        (j’aurais donc du écrire “l’indemnisation de certains des anciens propriétaires des ressources socialisées”)

        Au démarrage, il n’y a pas de monnaie en circulation, il faut nécessairement faire marcher la planche à billets pour lancer le système.

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        • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 16h21

          Merci Pinouille, c’est ce genre de remarque qui me permet d’améliorer l’écriture du livre, et j’encourage tout le monde à le faire.

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          Alerter
          • Pinouille // 17.10.2019 à 17h35

            Je rends sincèrement hommage à votre tentative. Le geste n’est pas dénué d’une certaine beauté (et tout de même d’une certaine dose de prétention), mais je dois admettre que vous me semblez très loin de comprendre les implications réelles de vos propositions.
            Je pense que la complexité du système dans lequel nous vivons dépasse de très loin la capacité intellectuelle d’un unique individu (de surcroit peu expert en économie). N’est pas Marx qui veut. Et quand bien même, les théories de Marx ne fonctionnent pas.
            F Lordon a de son côté tenté de mobiliser l’intelligence collective pour faire émerger quelque chose. Pour l’instant, on ne peut pas vraiment dire que cela soit concluant…

            Mais comme je sais que je ne vous convaincrai pas, deuxième remarque: comment distinguer dans les actions d’une entreprise (ou d’ailleurs dans toute autre valeur) la valeur d’usage et la valeur spéculative? C’est selon moi impossible car cela revient à fixer arbitrairement la valeur d’une chose. Or si cette fixation ne relève pas d’un marché, on tombe dans les travers du communisme soviétique.

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            Alerter
            • vert-de-taire // 17.10.2019 à 21h29

              Sur la complexité du système.
              C’est complexe, c’est un système. Donc plein d’interactions conséquences des règles, entités, rétroactions ..
              L’idée de Toussaint et accessoirement de Gagnot, est changer les règles. Donc on a que faire de la complexité passée.
              Proposer d’autres règles (basées sur des principes premiers) permet de voir comment ça se met en place et de régler les pb quand ils arrivent au regards des principes que l’on s’est donné et qui peuvent évoluer.
              Je ne crois pas qu’on puisse se donner a priori un fonctionnement tout fait et optimum.
              On ne peut qu’agir a posteriori par consensus, solidarité, équité.

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              Alerter
            • Dominique Gagnot // 17.10.2019 à 21h37

              Pinouille,

              [modéré]
              Je suis conscient de ne pas m’appeler Marx, mais je suis aussi conscient d’avoir compris l’essentiel que 99% de nos concitoyens n’ont pas capté. Et ils ne sont pas près de lire Marx. (vous avez tout lu ?)

              Valeur spéculative : tout ce qui fait que leur valeur est inestimable de par leur rareté ou leur finitude intrinsèque :
              • La biosphère en général, le sol, le sous-sol,
              • Les réseaux de communication : matériel, énergie, informationnel,
              • Les services de Santé, Éducation,
              • Les immeubles,
              • Les grandes entreprises, (du moins celles qui produisent autre chose que du vent)
              • Les médias qui fabriquent « l’opinion »,
              • Le Savoir, moi (non je déconne)
              • La monnaie.

              Du fait que ces valeurs sont inestimables (d’ailleurs le marché les valorise entre zéro et l’infini !), elles doivent être propriété de la collectivité, et gérées dans l’intérêt commun.

              Entre parenthèses le marché valorise à combien la planète Terre ? Réponse : il s’en tape, ce qui est quand même ennuyeux.

              Valeur d’usage : la valeur que la marché donne à l’usage de ces ressources. Ex le loyer d’un appart.

              [modéré]

                +0

              Alerter
            • Pinouille // 18.10.2019 à 14h38

              “Valeur spéculative : tout ce qui fait que leur valeur est inestimable”
              Votre explication ne fait pas sens. Spéculation: Opération financière ou commerciale fondée sur les fluctuations du marché.
              Au sens propre, une valeur spéculative est fixée par un marché.
              Je vous recommande vivement la lecture du billet suivant pour comprendre l’intérêt d’un marché: https://institutdeslibertes.org/et-si-on-parlait-du-bonheur-national-brut/
              Considérer qu’un immeuble (par exemple) a une valeur inestimable (alors qu’on peut très bien l’estimer) vous amènera immanquablement à consacrer des sommes démesurées pour l’entretenir –> mauvaise allocation des ressources –> appauvrissement. Ce qui fait écho à mon allusion au communisme soviétique.

              “du moins celles qui produisent autre chose que du vent”
              C’est toujours le même problème: vous vous octroyez la capacité de juger de la valeur des choses à la place du reste du monde –> Re-écho au communisme soviétique.

              Estimer que la biosphère ou le sol a une valeur inestimable aboutit à quelle action quand j’écrase (par mégarde) une fourmi en marchant, ou quand je veux creuser un trou dans mon jardin?
              Cela ne tient pas debout.

              “Entre parenthèses le marché valorise à combien la planète Terre ? Réponse : il s’en tape, ce qui est quand même ennuyeux.”
              Un point pour vous. C’est pour cette raison que des économistes réfléchissent à la mise en œuvre d’une comptabilité à 3 volets: financier, social, environnemental. Ils ont toute mon attention.

                +0

              Alerter
            • Dominique Gagnot // 18.10.2019 à 22h38

              Pinouille,
              Vos remarques marquent le fossé qui sépare notre vision des choses. Pas facile de vous expliquer, mais je vais tenter.

              La valeur donnée par le « marché » pour un immeuble, par exemple, dépend d’un rapport de force financier déterminé par la logique du système en l’occurrence capitaliste, qui n’a rien d’absolu. Ce ne sont que des règles arbitraires fixées par la loi.

              Dans l’absolu la valeur d’un immeuble est inestimable, car il occupe une partie de l’espace terrestre, qu’il n’est pas possible d’agrandir avec la demande.

              Leur valeur dépend essentiellement de l’emplacement qu’ils occupent, emplacement offert par la nature et volé à la collectivité par le premier (en mesure de se défendre) qui a dit « ceci est à moi ».

              Les propriétaires successifs encaissant leurs illégitimes plus values essentiellement spéculatives.

              Dans l’absolu, le marché ne peut fixer de valeur que pour des biens ou services que l’on peut produire pratiquement sans limite.

              A qui appartient la planète Terre ? A l’humanité toutes générations confondues, qui donc ont la responsabilité de gérer ses ressources.
              L’espace, le sol, le foncier est une de ces ressources qui par conséquent « appartient » à l’humanité, et non à de soi disant proprios privés.

              On ne peut en être que propriétaire d’usage en contrepartie d’un loyer (fonction du marché cette fois ci) versé à la collectivité, ce qui n’est que justice.

                +0

              Alerter
            • Dominique Gagnot // 19.10.2019 à 05h29

              Pinouille,

              Lorsque je parle d’entreprises qui produisent autre chose que du vent, ou encore sont nocives, je n’exprime pas un point de vue personnel, mais un point de vue écologique, dans l’optique de préserver la planète..
              Par exemple, le secteur de la pub est hautement nocif de ce point de vue…
              (tout ceci est développé dans le livre, que je ne peux pas recopier ici) http://bit.ly/capitalisme

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              Alerter
  • Rémi // 17.10.2019 à 16h33

    Bon dieu,

    L#article est à la fois excellent sur les réalité dommageable du système financier et complétement à coté de la plaque sur les manières de régler le problème.
    1/ Disons le clairement: Le système financier mondial est une manière de ransonner les pauvres en faveur du 1% soit en dividendes, soit en bonus, soit en prèts au riches leur permettant d’acquérir des actifs rentables avec un fort efffet de levier. Il n’y renoncerons pas de bonne grâce.
    2/ Les ultra riches dominent le pouvoir politique. L’un d’entre eux est président des états-unis (Son adversaire était à leur botte via la fondation Clinton ou plus pervers les rumeurs que Billy aurait utilisé régulièrement Lolita airlines l’avion de Jef Epstein) En france ils ont désigné un inconnu et en ont fait un président, je ne connais pas le reste du monde suffisement, mais il y a fort à parier que c’est pareil. C’est donc les ultra riches qui commandent les armées mondiales.

      +3

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    • Rémi // 17.10.2019 à 16h33

      Alors que se passera t’il si l’on applique le programme détaillé ci dessus:
      -Les ultra riches du monde entiers ne serons pas contents.
      -Il vont dire à leur valets des gouvernement d’aller matter les idiots qui leur chient dans les bottes. Et que ca fasse mal
      -Les gouvernement vont convoquer la presse, dénoncer le vilain régime communiste qui vole les retraité de leur plan de pension en nationalisant les actifs (Ce sont juste les plus gros placeurs)
      -Vous aurez des manifestations massive pourr soutennir la guerre.
      -Vos enfants créverons dans les rues de nos villes sous les bombes de tous nos alliés de l’OTAN et probablement de l’armé du gouvernement francais “Légitime” (Vous savez celui qui s’engagera à rétablir l’ordre écnomique correct une fois remis au pouvoir)
      -Si vous n’êtes pas mort dans la phase précédente, que vous ne vous êtes pas rallié au gouvernement légitime au plus fort de la lutte trahissant vos amis vous finirez en camps et y mourrez. (Honnétement cet article pour son manque d’analyse des rapports de force devrait au moins vous valoir une bonne balle de LBD dans la figure à bout portant pour inciter les gens à fiare des bétise et manque de subtilité.)

        +2

      Alerter
      • Rémi // 17.10.2019 à 16h34

        Si vous ne me croyez pas regardez l’irak, le Venezuella, la Syrie, tous pays qui ont commis des péchés bien plus véniels. Ils sont écnomiquement à genoux.
        Il va être temps de comprendre que la lutte sociale est devennue un sport de combat, que les 0,1% ne feront aucun cadeau et que la France est en terme de population et de potentiel industriel un pays parfaitement maitrisable.
        Si votre programme se déployait aux USA alors peut-être y aurait-il une chance.
        Franchement ce qui est arrivé à Bernie Sanders liquidé par son propre parti montre qu’il ne faut pas trop espérer.

          +4

        Alerter
  • Denis Monod-Broca // 17.10.2019 à 19h55

    “Ils” savent que ça va mal de terminer. Alors pourquoi continuent-ils comme si de rien n’était ?
    Parce que, en pareil cas, tout le monde se dit “pourvu que ça dure”. Ici ce n’est pas une bulle qui va exploser, l’image n’est pas bonne pour des taux d’intérêt qui n’en finissent pas de baisser, c’est le cœur du réacteur qui va franchir toutes les barrières de confinement et s’enfoncer dans le sol… Personne n’est pressé de voir cela arriver, alors chacun se dit “pourvu que ça dure”.
    “Ils” savent que ça va arriver mais ne changent rien à rien. Comment le pourraient-ils ?

    La France pourrait, devrait, donner l’exemple mais quelle décision ! quel courage il nous faudrait !

      +3

    Alerter
    • vert-de-taire // 18.10.2019 à 08h38

      Les déclencheurs de catastrophe vrais ou désignés sont toujours condamnés. Donc personne n’ose prendre un tel risque. Il faut une subtilité difficile à inventer pour rester dans l’ombre.

      à ce sujet,
      J’ai longtemps cherché les vrais causes de la guerre de 14 comme tant de gens. On racontait tout, sans jamais trouver de bonnes raisons mais aussi les farfelues comme la méchanceté des humains et autres fables. Pour autant la plupart des théories étaient assez explicatives mais aucunes n’étaient satisfaisantes, on en arrivait à c’est pas de chance ! Une guerre mondiale, pas de chance !
      Depuis que j’ai entendu dire (expliquer) que ce fut une guerre du pétrole ; c’est lumineux.
      Peut-être trop ?

      Les ultra-riches, les élites au pouvoir n’ont pas de pitié pour la populace, les gueux. Qu’ils crèvent ne les touchent pas. C’est un coût parmi d’autres dans une opération rentable.

      En cautionnant les ultra-riches comme dominants, comme pouvoir soit-disant délégué, nous creusons nos tombes.
      Si les ultra-riches s’enrichissent plus vite que le reste du monde, si le jeu de casino ne servant que des spéculateurs oisifs nous dictent les choix sociaux, on est en ploutocratie, une dictature.
      L’argument de la complexité du Système est une tromperie pour crétinisés.
      Étant la masse, en théorie démocratique, nous devons exiger nos revendications de classe.
      Le reste n’est que propagande et captation de l’attention de cerveau disponible pour obtenir notre consentement.

        +1

      Alerter
  • Bongonoi // 18.10.2019 à 17h24

    J’ai pas encore lu l’article, mais j’ai repéré une mauvaise traduction et/ou une mauvaise définition.

    Le benchmarking n’est pas aussi méchant qu’indiqué en note [12]: la bonne définion est la suivante “C’est une technique marketing ou de gestion de la qualité qui consiste à étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d’organisation des autres entreprises afin de s’en inspirer et d’en tirer le meilleur.”(Wikipédia)

    Il est confondu avec le ranking forcé je pense.

      +0

    Alerter
  • MikeHilton // 19.10.2019 à 17h03

    En réalité la panique de septembre 2019 à la Réserve fédérale, à savoir la crise du repo , viendrait du durcissement des règles prudentielles, qui ont forcé les banques à détenir davantage de réserves et de l’augmentation spectaculaire des emprunts publics.
    Mais ce qui est étonnant, c’est que ZeroHedge y trouve une autre explication à en croire cette article : http://www.leguideboursier.com/actualite-boursiere/asset-crise-du-repo-de-septembre-les-emissions-obligataires-us-responsables-du-probleme-de-liquidites-selon-la-fed-de-dallas-2019101710060.php

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