Dans son émission “Spécial investigation”, Canal + a diffusé en début de semaine une enquête : “Nucléaire, la politique du mensonge”. Reportage qui met l’accent sur la gravité de l’accident nucléaire survenu il y a 35 ans à Saint-Laurent-Nouan. Reportage dans lequel l’ancien président d’EDF Marcel Boiteux avoue le rejet de plutonium dans la Loire, en 1980 à Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher).

Aucun rapport n’indiquant le rejet de plutonium dans la Loire n’avait été présenté par le producteur d’électricité à la commission de surveillance départementale. […]

« Au mois de février, EDF a fourni de fausses informations à l’ASN sur un arrêt de la centrale de Fessenheim, reprend Denis Baupin. J’ai eu, il y a quinze jours, le président de l’ASN en audition à l’Assemblée nationale qui doit transmettre ce dossier à la justice. J’ai donc tendance à penser que les mauvaises habitudes ont la vie dure. »

(N.B. : Coupure son de 21:21 jusque 21:45 ; vers 44′ aussi)

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Le dessin évoqué (impressionnant, ça sent la gestion financière prudente et responsable tout ça) :


(Source : Reporterre ; Source originale complète : EDF, trouvé sur finances.gouv.fr et CCI MP)

121 réponses à Spécial investigation 2015 Nucléaire : la politique du mensonge ?

Commentaires recommandés

Spiridon Le 16 mai 2015 à 09h20

Pour ceux qui ont fait un peu de physique, soit jusqu’en 1ère, soit jusqu’au 16eme siècle : dans la nature rien ne se perd rien ne se crée. L’énergie dont les énergivores contemporains raffolent est soit proportionnelle au temps passė (centaines de milliers d’années non renouvelables pour le pétrole), soit au volume (centaines de milliers de tonnes pour le charbon), soit à la concentration énergétique (énergie nucléaire).
Toutes les centrales nucléaires du monde entier produisent, par an, 100000 tonnes de déchets radioactifs sérieux (moyens et forts). En tout. Et 400000 tonnes en incluant les faiblement radioactifs. Ce qui représente un terrain de basket, sur deux étages. Une seule et unique centrale à charbon de 1000 MWe, comme on en construit une par semaine en Chine, et comme on les remet en fonction en Allemagne, produit….400 000 tonnes de déchets/an. Dont une bonne partie est radioactive (radon etc..).
Au palmarès des déchets, le nucléaire est le moins-disant. Et de très loin! En proportion de sa densité.

  1. Jean Louis Le 16 mai 2015 à 02h12
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    Marcel Boiteux, président d’EDF au moment des faits et actuel président d’honneur déclare explicitement : « C’est quand même pas grand chose. C’est pas bien mais c’est pas grave. […] Si cela a été fait, c’est avec l’aval des pouvoirs publics, on n’aurait pas pu le faire autrement ».

    Ce n’est pas bien grave…..!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucl%C3%A9aire_de_Saint-Laurent-des-Eaux_de_1980


    • sg Le 16 mai 2015 à 03h25
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      Hallucinant.


    • Emmanuel Grenier Le 18 mai 2015 à 15h53
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      Au niveau de la désinformation, ce reportage est digne des reportages sur l’Ukraine. Déçu qu’Olivier Berruyer se soit fait berner, mais nobody’s perfect !

      Voir un bon démontage de ce “documentaire” ici :

      http://www.energie-crise.fr/spip.php?article178


      • anne jordan Le 18 mai 2015 à 23h41
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        ” un bon démontage ” ?
        à condition que l’on oublie les présupposés de ” energie- crises ” , PRO NUKES déclarés !

        lire le comm’ suivant , merci Xavier .


        • PH Le 19 mai 2015 à 14h55
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          Bonjour,

          Je suis le rédacteur de http://www.energie-crise.fr et auteur de pratiquement tous les articles de ce site. Je conteste totalement le commentaire qui a été fait.précédemment.
          Je n’ai aucun présupposé antinucléaire; mais je suis proucléaire parce que je suis honnête intellectuellement.

          Il est facile de critiquer par des procès d’intention , lorsqu’on ne peut débattre ni argumenter sur les faits.

          Aller dire à vos maîtres à penser les Sené, Basdevant, Brom, Laponche, Dessus que je suis prêt à débattre avec eux dans n’importe quelle école normale supérieure.


  2. Xavier Le 16 mai 2015 à 07h36
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    C’est toute la filière nucléaire qui est choyée afin qu’aucun ne parle :
    Des ingénieurs exclusivement X-Mines auxquels on répète inlassablement qu’ils sont les meilleurs aux syndicats achetés à grand coups de CE en passant par des salaires mirobolants et le recours à la sous traitance pour cacher et payer moins cher..,

    Cette filière concentre tant d’argent entre si peu de décisionnaires qui en fait décident des marges de ces entreprises (Areva et EDF) que mentir “un peu” devient rapidement obligatoire tant sinon la déconvenue et les coûts explosent.

    Le nucléaire est antinomique de la démocratie si l’on considère que la démocratie se base sur l’ouverture de l’information !

    Et tous ces grands ingénieurs se prenant tous pour des spécialistes auxquels personne ne serait digne d’apporter la contradiction alors qu’ils ne comprennent que très peu d’une chaîne englobant une foule de sujets.


    • kinimodo Le 16 mai 2015 à 13h51
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      Ces grands ingénieurs à qui il manque le simple bon sens
      Un exemple flagrant à la centrale du blayais qui avait fait parlé d’elle suite à la tempête de 1999 ou la catastrophe a été évitée de peu. Cette centrale construite sur un polder protégé par une simple digue a ses pompes de secours à la cote moins 8 et moins 10 m NGF !!!

      Je vous laisse regardé le schéma sur le lien suivant … c’est juste hallucinant et complètement inconscient d’avoir conçu cette centrale de cette façon.
      http://www.dissident-media.org/infonucleaire/blayais_manif.html

      Des aberrations de ce type sont malheureusement nombreuses sur ce dossier nucléaire et je penses que nous avons eu pour l’instant beaucoup de chance de ne pas avoir une catastrophe majeure sur notre parc de centrales


  3. Kiwixar Le 16 mai 2015 à 09h07
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    Le nucléaire est une abomination transgénérationnelle : pour un pouïeme de confort en plus pour nous et beaucoup plus de confort pour certains (pas beaucoup), les générations futures vivront avec les sieverts partout et des zones interdites en de nombreux endroits. L’homo sievertus, succédant à l’homo abominatus, et qui ne saura plus où donner de la tête (surtout s’il en a deux). L’homo abominatus aura détruit la planète en moins de 5 générations, comme un virus ou un cancer. L’anthropocène risque d’être courte.


  4. Spiridon Le 16 mai 2015 à 09h20
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    Pour ceux qui ont fait un peu de physique, soit jusqu’en 1ère, soit jusqu’au 16eme siècle : dans la nature rien ne se perd rien ne se crée. L’énergie dont les énergivores contemporains raffolent est soit proportionnelle au temps passė (centaines de milliers d’années non renouvelables pour le pétrole), soit au volume (centaines de milliers de tonnes pour le charbon), soit à la concentration énergétique (énergie nucléaire).
    Toutes les centrales nucléaires du monde entier produisent, par an, 100000 tonnes de déchets radioactifs sérieux (moyens et forts). En tout. Et 400000 tonnes en incluant les faiblement radioactifs. Ce qui représente un terrain de basket, sur deux étages. Une seule et unique centrale à charbon de 1000 MWe, comme on en construit une par semaine en Chine, et comme on les remet en fonction en Allemagne, produit….400 000 tonnes de déchets/an. Dont une bonne partie est radioactive (radon etc..).
    Au palmarès des déchets, le nucléaire est le moins-disant. Et de très loin! En proportion de sa densité.


    • Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 09h50
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      J’ai quand même l’impression que les zones irradiées comme Fukushima, c’est plus grand qu’un terrain de basket… Certes ce ne sont pas des déchets. Mais on est obligé de les traiter ainsi.

      Le plus grand risque représenté par les centrales nucléaires reste celui de l’attentat terroriste.

      Il est tout à fait possible pour un petit avion de tourisme bourré de semtex de venir s’écraser contre l’enceinte de confinement. Il ne suffira peut-être pas pour faire un trou suffisant. Mais un deuxième, un troisième…

      Qu’on ne me dise pas que les avions de chasse intercepteraient ces avions.
      Des aérodromes absolument pas ssécurisés sont à moins de 5mn de vol de certaines centrales. Et déjà, certaines peuvent être survolées en altitude sans remontrances.


      • Valérie Le 16 mai 2015 à 13h11
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        Savez-vous que les zones rendues inhabitables en Allemagne par l’exploitation des mines de lignite (à ciel ouvert) sont plus grandes que les zones inhabitables autour de Tchernobyl et Fukushima réunies ?


        • Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 13h33
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          Loin de moi l’idée de promouvoir la lignite ou le charbon. Mais, même ces saloperies seront digérées par l’écosystème dans 300 ans. Pour Fukushima ou Tchernobyl, il faudra rajouter quelques zéros…


          • Valérie Le 16 mai 2015 à 13h55
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            Non, c’est loin d’être aussi simple. Les mines à ciel ouvert d’Allemagne sont gigantesques (50-100 km2 chacune, soit la taille de ville comme Cologne ou Lyon) et font plus de 400m de profondeur.
            https://www.google.com/maps/d/viewer?msa=0&mid=zHpkinM3HIXg.kCjuMXVhfCxU
            A moyen-long terme, on les remplira d’eau, on ne les rebouchera pas…là aussi on parle de centaines voire milliers de km2 de terres perdues à jamais !
            On ne parle pas du radon extrait en même temps que le reste, c’est un fait scientifiquement prouvé qu’à proximité des centrales à lignite il y a des cancers à gogo…sans parler des maladies respiratoires (résidus de combustion). Quant aux déchets que cela génère, je vous renvois au message de Spiridon plus haut.

            Pour comparer à Fukushima et Tchernobyl, loin de moi l’idée de minimiser cela, mais la biodiversité et la nature en général (peut-être même nous aussi, d’ailleurs) vont surmonter l’affaire bcp plus rapidement que vous ne dites…


          • igolson berthe Le 16 mai 2015 à 15h53
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            j’ai le coeur serré en lisant ce blog

            bravo ! Un peu d’humour ! cela rasserene !


          • WhereIsMyMind Le 18 mai 2015 à 09h50
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            pas d’énergie facile…. le CO2 a des effets tout aussi effrayant que les risques des radiations.
            Et être contre les énergies fossiles et nucléaires, ça a pas l’air réaliste même en réduisant de 50% notre consommation….


    • Mifrl Le 16 mai 2015 à 10h07
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      C’est le vieil argument éculé du lobby nucléaire qui oublie simplement un petit détail : Pour des raisons de criticité (en langage clair : de réactions nucléaires incontrôlées) il est impossible de concentrer des déchets nucléaires dans le petit volume du terrain de basket , il est nécessaire de diviser les masses, de conditionner très lourdement , de disperser et le volume global devient infiniment plus grand que le terrain de basket (si vous concentrez tout le plutonium de la terre au même endroit, les problèmes de criticité arrivent au-delà de 5 Kg…)

      Par ailleurs, le plutonium ingéré par un humain génère un cancer au-delà de 16 millionnième de gramme, donc combien de cancers liés à l’accident dans les pays de la loire depuis 1980 ?


      • Mifrl Le 16 mai 2015 à 10h09
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        A oui , j’oubliais, 16 microgrammes de plutonium c’est la norme française, ailleurs c’est un microgramme mais on est plus solides que les autres c’est bien connu.


      • Spiridon Le 16 mai 2015 à 10h54
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        Vieil argument vert éculé! Le taux d’arsenic de l’OMS acceptė est de 10microgrammes/l. Il y a dans le monde 200 millions de personnes (Bangladesh, Chine, Taïwan etc..) qui sont exposés à des taux à risques allant jusqu’à 800 microgrammes. L’origine de cet arsenic: le charbon. Mais il y a aussi du Cadmium, qui reste 1000 ans dans les sols, du mercure et du chrome. Une centrale nucléaire utilise 27 tonnes de combustible/an dont 3% est à haute radioactivité=0.8tonnes et non pas 10. Et ce n’est pas du plutonium. Les 27 tonnes de déchets font 20 m3 en volume et 75 m3 après encapsulation et “dilution”comme dit cet ´expert’. Les 2 terrains de basket cités sont bien entendu, après traitement et encapsulation. Le plutonium représente 8 kg à peu près, soit deux briques. Si on retraite le combustible (cas français)les chiffres ci dessus sont à diviser par trois.
        Les 400000 tonnes de déchets charbon sont bien sûr dispersés dans la nature (air,rivière,champs).
        Après, chacun choisit son combat….
        Pour mémoire: selon l’ONU, le coût induit par l’emploi de pesticides en Afrique (empoisonnement) est supérieur à la totalité de l’aide annuelle santé.
        Pendant ce temps-la, y’en a qui brandissent ´Nucléaire ´; comme d’autres brandissent ´Charlie ´ pendant que la planète brûle de l’Ukraine au Yémen …


        • Chris Le 16 mai 2015 à 12h31
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          Nous devrions passer au combustible thorium, appelé “atome vert”, même s’il ne l’est pas vraiment, mais néanmoins présente des avantages énormes : abondant, durée de vie raccourcie à quelques siècles, combustible sécuritaire car fertile et non fissile.
          http://www.contrepoints.org/2014/01/18/153673-latome-vert-le-thorium-2
          la Chine démarre un ambitieux projet de LFTR (Réacteurs au Fluorure de Thorium Liquide), qui sera probablement une première mondiale.
          Un inconvénient qui semble rédhibitoire pour nos Gvts : le thorium ne peut pas être utilisé à des fins militaires !


          • kasper Le 16 mai 2015 à 14h44
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            “quelques siècles” c’est la durée de demi vie ? C’est mieux, mais ça reste long quand meme. Les générations prochaines devront quand même les stocker pendant plusieurs siècles, tout en y ajoutant les leurs.


            • Demoralisateur Le 17 mai 2015 à 02h22
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              La duree de vie dans la nature du pesticide le plus repandu en France est de 4800 ans…
              De quoi relativiser.


          • zozoter Le 16 mai 2015 à 17h01
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            Attention, il existe un minerai de thorium bien connu, le granit !!!

            La perspective d’éventrer la Bretagne pour extraire du minerai et là, je pense que çà va chier grave avec les Bretons o;-)


    • Phil Defair Le 16 mai 2015 à 10h15
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      Vous avez raison, l’énergie nucléaire produit peu de déchets, à comparer au charbon ou pétrole. A ceci près que:

      – Pour l’instant, on n’a pas trouvé d’autre moyen de s’en débarrasser que par l’enfouissement. Laissant aux générations futures, le soin de nettoyer nos “merdes”. Le terme est utilisé à dessein, car les techniques d’enfouissement sont très mal maîtrisées sur le long terme, impliquant fuites et déperditions, donc pollution durable.

      – L’extraction du minerai est prodigieusement polluante et dangereuse pour les ouvriers et les populations vivant à proximité des sites. Et, comme souvent, ces extractions se font dans des pays sous développés, je vous laisse imaginer l’attention portée par Areva sur les conséquences de ces exploitations minières. Greenpeace: http://bit.ly/bxBJQS

      – En cas de fuite ou de pépin quelconque, on ne sait pas quoi faire !!! Nous n’avons ni la technique pour enrayer un incident technique sur un réacteur, ni celle de gérer ses conséquences en chaîne. (3 miles Island, Tchernobyl, Fukushima)

      – En cas de pépin, on ne sait ni soigner la population, ni soigner la nature. Certes, les gros pépins sont rares, mais par contre, les conséquences s’étalent sur des années !

      – En matière de coûts, là encore on ne maîtrise rien. Une fois arrivées au terme de leur carrière, les centrales sont censées être démantelées. Sauf qu’on ne maîtrise pas le démantèlement. Et donc, on n’en maîtrise pas le coût. Au passage, on attend la surprise budgétaire que représenteront les premiers démantèlements sérieux de nos centrales à nous… Fessenheim ?

      – Par ailleurs, il semblerait qu’il nous reste 100 de réserve de minerai, à nombre de réacteur constant. Ca serait peut-être judicieux de réfléchir là aussi à un autre système, non ?

      Au registre des points positifs, le nucléaire n’émet pas de CO2 (hors extraction et transport du minerai) Voilà.


      • douarn Le 16 mai 2015 à 19h25
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        Au chapitre des émissions de CO2, j’ajouterai “et démantèlement des centrales”
        Mais les difficultés rencontrées lors du démantèlement de Brennilis semblent nous réserver quelques surprises en terme de rejet de CO2 et de gestion d’une quantité importante de matériaux plus ou moins radioactifs.

        Bref on ne pourra pas faire l’analyse du cycle de vie d’une centrale nucléaire tant que l’on aura pas reconformé le site de la centrale dans son état initial (champs cultivé, arbre, herbe et zozios).


      • madake Le 18 mai 2015 à 00h56
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        ” Pour l’instant, on n’a pas trouvé d’autre moyen de s’en débarrasser que par l’enfouissement”.
        Précisément, la filière aux sels fondus de thorium LFTR permet justement le recyclage des déchets de nos centrales actuelles ainsi que des têtes militaires.
        Ils offrent un rendement énergétique de plus de 99% du combustible, alors que dans les centrales actuelles, on remplace le combustible lorsqu’on a brûlé 0,5 à 0,7% du potentiel. Remarquons que malgré ce rendement très médiocre 200 fois moins bon que les sels fondus, on assure 75% de l’électricité française avec des centrales à eau pressurisée. Il serait temps de faire un nucléaire sur et d’arrêter d’investir notre avenir sur une techno inutilement dangereuse.
        NB : merci, si vous voulez me répondre de prendre au moins le temps de vous renseigner sur les LFTR, avant d’écrire n’importe quoi.
        Ne croyez pas que je sois inconscient des dangers de nos centrales et que ma seule ambition soit que mon sourire brille dans le noir.


        • catherine Balogh Le 18 mai 2015 à 08h04
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          Bonjour,
          Je milite contre le nucléaire depuis 1979.J’ai eu l’occasion de rencontrer un ingénieur, à cette époque.
          Déjà, il me disait que le nucléaire, c’était sûr mais devant mes arguments, il s’est trouvé sans réponse.
          Au vu de la puissance de destruction que possède le nucléaire, je pense que nous avons commis une grave erreur.Mettre en oeuvre une telle énergie sans la maîtriser, c’est dangereux.De plus cette énergie, sous forme d’armes, est utilisée comme menace de destruction massive, totale
          Le nucléaire, s’il vient à être victime d’un accident est absolument ingérable.
          Cependant, je reconnais que les nouveux matériaux sont plus fiables même s’ils restent vulnérables à une attaque.
          Le problème reste que nos centrales(nombreuses) sont vieilles et dangereuses ainsi que le problème des déchets qui -qu’elle que soit la manière dont on les crée-, perdure avec sa dangerosité mortelle.
          à Soulaines, malgré l’expertise négative de M Tazieff, qui a alerté sur l’instabilité du site(infiltrations d’eau parmi les déchets radio-actifs)les lobbies ont gagné et implanté un site……
          C’était en 79….
          C’est vous dire le pouvoir d’Areva
          ps:”faire un nucléaire sur”?
          Par essence cette énergie est bien trop puissante pour qu’elle soit sûre.
          Elle n’est pas à l’abri d’un tremblement de terre, d’innondations….


        • Phil Defair Le 18 mai 2015 à 09h30
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          Alors oui, le principe LFTR semble être, à priori, une sorte de panacée.

          Matière première abondante et “propre”. Pas ou très peu de déchets. Principe de fonctionnement du réacteur stable et donc, semble-t-il, autrement plus sécurisant qu’un réacteur nucléaire actuel. Technologie connue depuis les années 60.

          Enfer ! Le principe LFTR serait connu depuis les années 60 et serait plus sûr et productif qu’une centrale à uranium ? Mais alors… Pourquoi s’entête-t-on à construire des EPR ? Enfin… Quand je dis “s’entêter à construire”, je pense “s’entêter à ESSAYER de construire”, parce que pour l’instant, les 5 EPR mondiaux ne produisent pas grand-chose d’autre que de la dette et des noeuds dans les cheveux…

          C’est peut-être parce qu’on ne maîtrise pas du tout les effets corrosifs des sels qui font la spécificité du LFTR. Ce, que ce soit concernant son impact sur le vieillissement des matériaux , ou sur la nature, les sels rejetés étant chargés en Xénon 135…

          Quoiqu’il en soit, notre CNRS (entre autres) a relancé le développement de ce procédé depuis le début de ce siècle. Les USA, l’Inde la Chine sont sur le coup également. Seule l’Inde a récemment démarré la construction d’une centrale LFTR, mais mixte (uranium/thorium) semble-t-il, correspondant aux seuls essais grandeur nature jusqu’à présent réalisés.

          Donc attendons pour voir… Personnellement, je ne suis opposé à aucune technologie. La seule chose qui m’effraie, c’est ce sur quoi Catherine Balogh s’émeut: l’utilisation d’une technologie potentiellement dangereuse qu’on maîtrise péniblement, et dont on ne sait pas gérer les effets en cas d’accident.


    • Valérie Le 16 mai 2015 à 13h19
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      De façon plus générale, le nucléaire est une activité industrielle à peu près comme une autre, qui consomme des ressources, laisse une pollution irréversible derrière elle, etc. Vous parlez du charbon, assurément responsable d’une pollution locale et globale – réchauffement climatique bien plus importante que le nucléaire…mais il faudrait comparer à unité d’énergie produite (à l’échelle mondiale, le charbon produit bcp plus d’énergie que le nucléaire..env. 25% vs 5% à peu près).

      L’énergie étant la grandeur caractérisant le changement d’état d’un système, l’énergie propre n’existe pas ! Le jour où le photovoltaïque ou l’éolien feront 5% de l’énergie mondiale, ils n’auront rien de propre non plus (sollicitant des ressources énormes et à base d’une énergie peu concentrée : solaire et vent)…même raisonnement pour les barrages (cf les Trois-Gorges…)

      Au-delà de l’énergie, on peut parler aussi de l’industrie chimique (souvent à base de pétrole ou de gaz naturel), l’agriculture intensive, etc. etc.

      Pourquoi se focalise-t-on sur le nucléaire alors qu’aucune activité humaine à grande échelle n’est “propre” ou “durable”, relève plus de la sociologie qu’autre chose…


      • Phil Defair Le 16 mai 2015 à 14h33
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        Vous avez tout à fait raison, aucune technique de production d’énergie n’est propre. Même pas celles prétendument écologiques et renouvelables. Par contre, je n’en compte pas beaucoup qui aient un potentiel aussi destructeur que le nucléaire en cas de pépin. Et ça, je ne pense pas que ce soit de la sociologie.

        De plus, les fuites radioactives sont invisibles, inodores, indolores, et… tenues secrètes ! Si vous souhaitez aborder l’aspect sociologique du nucléaire, alors il faut parler de cette manie de la désinformation, ou du secret, dont les effets sont plus efficaces pour nourrir n’importe quel fantasme, que le soufflet pour attiser la braise d’un barbecue ! 😉


        • Gilles Le 17 mai 2015 à 01h00
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          Ben justement non.
          La pollution nucleaire est la plus facile a detecter et a mesurer.
          C est bien plus simple a mesurer qu une pollution chimique par exemple.
          Le dosage de radioactivite est une technique peu complexe et assez bon marche.


          • Carabistouille Le 17 mai 2015 à 09h36
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            c’est vrai que la pollution nucléaire est très visible, palpable, odorante pour que tout un chacun puisse la détecter. On est limite trollage là.


            • Emmanuel Grenier Le 18 mai 2015 à 15h58
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              Gilles a raison. Quand on parle de pollution, on parle généralement de polluants en faible proportion, pas ou peu détectables par les sens humains. Ce que dit Gilles, c’est que très tôt, on a su détecter des doses extraordinairement faibles de radioactivité, avec des appareils relativement simples. Alors que pour détecter les ppb ou ppt de la pollution chimique, on ne sait le faire que depuis une dizaine d’années avec des appareils extrêmement coûteux


    • Kiwixar Le 16 mai 2015 à 13h50
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      “dans la nature rien ne se perd rien ne se crée”

      D’après nos théories actuelles de la physique… je pense qu’il faut garder un minimum d’humilité : on ne connaît que 25% du contenu de l’univers, et on suppute pour les 75% restants (matière noire?). Quand on patauge avec les théories, on invente de la matière manquante, comme la planète hypothétique Vulcain pour expliquer les anomalies de trajectoire de Mercure (expliquées plus tard par la relativité générale).


      • pierrade Le 17 mai 2015 à 21h21
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        5% atomes, 25% matière noir, 70% énergie noir.


  5. ricard'eau Le 16 mai 2015 à 09h34
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    trés bon documentaire, a regarder absolument pour ceux qui n’ont pas encore regardé!


    • achriine Le 16 mai 2015 à 16h02
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      J’ai regardé ce reportage et il m’a mis mal à l’aise. Il est mené exclusivement comme un dossier à charge y compris en faisant parfois preuve de mauvaise foi. Un exemple parmi d’autres, celui du recyclage (42’00). Il est incontestable que ce terme ne signifie pas que le produit sera recyclé mais que l’on peut éventuellement le faire. D’ailleurs Rosatom annonce la mise en service pour 2020 d’un réacteur fonctionnant aux déchets nucléaires http://fr.sputniknews.com/sci_tech/20150407/1015549443.html . Qui sait si un jour nous ne manquerons pas de déchets ? 😉
      Ce journaliste est-il prêt à retourner au lavoir pour faire sa lessive, à se chauffer et cuisiner au bois, à s’éclairer à la bougie et à jeter sa télé (oui ça c’est facile) pour que le solaire et les éoliennes puissent suffire à notre consommation d’électricité.
      D’ailleurs à propos d’éolienne, on nous dit que le battement d’aile d’un papillon de l’autre côté du globe peut avoir des répercussions chez nous alors quid de ces énormes hélices. Répété des centaines voir des milliers de fois, le mouvement de rotation que les pales impriment au vent est-il sans effet sur notre climat ? Qui aujourd’hui peut nous le jurer ?
      En ces temps de manipulation je me méfie des ayatollahs de quelque cause que ce soit.


  6. Macarel Le 16 mai 2015 à 09h43
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    1 microgramme de plutonium inhalé suffit à déclencher un cancer…

    http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/dossiers/plaquette_non_industrie_Pu.pdf

    Nous en produisons en France 10 tonnes de plus chaque année.


    • Kiwixar Le 16 mai 2015 à 11h48
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      “1 microgramme de plutonium inhalé suffit à déclencher un cancer…”

      Vieil argument vert éculé! Il suffit de retenir sa respiration. Chaque année au Bangladesh, y a des types qui meurent de bien pire, style l’amiante du démantèlement de nos bateaux. On ne va pas non plus interdire les bateaux. Pour mémoire, selon l’ONU, la mort tue chaque année bien plus de gens qu’elle devrait. Un peu de bonne volonté, merde.


      • Macarel Le 16 mai 2015 à 15h09
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        Ca se voit que vous n’habitez pas à Tchernobyl ou Fukushima, vous prendriez les choses, moins à la légère.
        Je regrette : l’industrie nucléaire ne serait acceptable (et encore…car il y a le problème des déchets), que si elle était capable de garantir le ZERO accident.
        Or l’histoire récente nous a prouvé que NON !
        Donc il faut arrêter, et vite toute cette industrie !
        Je suis d’accord, qu’il faudrait arrêter aussi d’autres industries chimiques produisant des saloperies comme des dioxines par exemple.
        En fait, soit nous prenons un virage drastique vers une société plus frugale en énergie, soit nous crèverons d’avoir rendu notre environnement impropre à la vie.
        Mais, je n’ai pas d’illusion, comme les fumeurs invétérés nous continuerons à fumer nos 3 ou 4 paquets par jour, et même plus : c’est ça l’addiction à l’énergie facile.


        • achriline Le 16 mai 2015 à 16h35
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          D’accord, chiche … vous êtes prêt à retourner vivre dans des cavernes, vêtu d’une peau de bête et à chasser avec des arcs et des lances pour vous nourrir, vous chauffer et cuisiner au feu de bois que vous serez allé ramasser. C’est le sujet que les “anti-nucléaire” n’évoquent jamais, quelle quantité d’électricité “propre” peut-on fournir en France. Avez-vous déjà vu des chiffres à ce sujet ?
          Les verts et les socialistes (les vrais, ceux d’avant) ont ça en commun, ils ont de belles et grandes idées mais sont incapables de les mettre en oeuvre, ça reste au niveau conceptuel (ça doit être pour ça qu’ils sont si nombreux à l’éducation nationale 😉 ).
          En ce qui concerne Fukushima, peut-être que la solution était de construire à un endroit moins risqué mais ça devait certainement couter plus cher.
          Par extension que se passe-t-il dans la tête des gens quand ils construisent leurs centrales dans des endroits sujets à des secousses sismiques comme aux Etats-Unis ou au Japon par exemple.
          Plus que l’énergie nucléaire, c’est l’homme le vrai danger.


          • Papagateau Le 16 mai 2015 à 20h02
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            Pour Fukushima, c’était même pire : certains organes de sécurité (pompes, groupe électrogène autonome) avaient été déclarés en panne le jour du redémarrage avant l’accident. Mais on démarre tout de même !

            Alors quand on se regarde … Mais quand on se compare !


        • Papagateau Le 16 mai 2015 à 19h38
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          Tailler des silex n’a jamais produit ZÉRO accident : certains se sont frappés sur les doigts, d’autres se sont coupés. Sans compter les accidents de chasse avec des pointes en silex.

          Faudrait-il interdire le paléolithique au même titre que le nucléaire ?


        • Kiwixar Le 16 mai 2015 à 23h41
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          Je ne prends pas les choses à la légère, j’utilise l’ironie (“vieil argument vert éculé”) pour me moquer du point de vue de l’autre nucléairophile. J’estime que le nucléaire sur Terre est une abomination, d’autant qu’il est vraiment facile de capter le nucléaire solaire (photovoltaïque ou solaire thermique), surtout pour la France qui n’est pas située dans le cercle Arctique. Une centrale solaire thermique de 300km2 dans le Sahara pourrait fournir l’électricité pour toute la planète. Et le solaire thermique, ce n’est pas de la high-tech (miroirs + chaudière).


          • Bouddha vert Le 17 mai 2015 à 23h35
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            Bonsoir,

            Entièrement d’accord pour le thermique, en revanche, pour le PV il faut oublier, qui va balayer 4 fois par jour le sable sur les 300 km carrés de panneaux?
            Des robots?

            En Espagne, l’EROEI de leur PV est à 2,45!!
            http://www.institutmomentum.org/wp-content/uploads/2014/01/La-diminution-de-l’énergie-nette.pdf

            La solution c’est que nous ne disposerons plus d’autant qu’hier, alors:
            De quoi avons nous besoin?
            Combien reste t-il de tout?
            Quelles sont les échéances de disponibilité en fonction du taux de croissance de ces consommations?
            Quel modèle pour piloter le système avec des données qui ne tiennent plus compte des prix, mais avant tout des volumes?

            Attention, Malthus revient à grands pas.


  7. adrien Le 16 mai 2015 à 10h05
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    Parmi les mensonges d’État (que dénoncent les vilains complotistes ), celui ci rejoint le fameux nuage radio-actif de Tchernobyl en 1986 qui s’était arrêté à la frontière française.


  8. Nerouiev Le 16 mai 2015 à 10h58
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    Ici, pas de charbon, pas de pétrole, plus de gaz, peu d’hydraulique ; si on enlève le nucléaire il nous restera quoi ? Ah oui, les Mistrals.


    • Manaflar Le 16 mai 2015 à 11h28
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      Votre phrase est mal formulée, puisqu’elle met sur un pied d’égalité les ressources et les techniques de production d’énergie. En réalité, nous n’avons pas (plus) d’uranium non plus, et la France importe 100% des ressources nécessaires depuis 2001.

      Donc pétrole, gaz, matière fissible : même combat…


      • Papagateau Le 16 mai 2015 à 20h45
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        Sauf que si on veut stoker l’énergie à grande échelle, il n’y a que le nucléaire : quelques kilos contiennent autant d’énergie qu’un pétrolier entier.
        Nous aurions sous forme de produits recyclables pour 20 ans de production électrique.
        Les britanniques en avaient-ils autant sous toute la mer du nord ?


        • Kiwixar Le 16 mai 2015 à 23h46
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          Pourquoi voulez-vous stocker l’énergie, alors que le solaire est là tous les jours?
          Pour la nuit, on peut développer du stockage local (à la maison), mécanique, gravitaire (puits)… ces solutions basiques et locales coûteront bien moins cher à développer qu’ITER, et elles seront aussi bien moins dangereuses. Mais l’Etat (et ceux qui sont derrière) ne veut pas d’une production électrique locale, il veut que tout le monde reste connecté à ses mamelles, et paye la dîme.


          • Léa Le 17 mai 2015 à 13h26
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            Je crois que vous n’avez pas la notion de l’énergie sous ses différentes formes.. En hydraulique, avec 5 mètres de chute, pour produire quelques kWh la nuit il faut un sacré volume d’eau ( en double ; réservoir haut , réservoir bas). Si c’est un contrepoids en fer qu’on relève avec un treuil, bonjour les fondations.

            Vous avez oublié les volants à inertie qui ont quelques applications

            http://www.reporterre.net/Energie-le-retour-du-prodigieux

            Aucune de ces solutions n’est compatible avec une habitation urbaine et un budget familial.

            Une micro centrale hydraulique ça fait un bruit d’enfer. La pompe ça doit être pareil. S’il faut vivre et dormir avec un casque anti bruit !!!


            • catherine Balogh Le 18 mai 2015 à 08h20
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              Il reste à payer des ingénieurs pour régler la question.
              Je pense pour ma part qu’il existe sans doute beaucoup d’autres solutions pour avoir l’énergie dont on a besoin.Bien sûr, les gens doivent changer de comportement et prendre conscience de la valeur de l’énergie qu’ils dépensent afin de ne plus la gaspiller.
              Je rejoins totalement Kiwixar sur l’énergie solaire.


    • Phil Defair Le 16 mai 2015 à 11h41
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      Il nous reste nos TGV et nos Tramways… Bon. Depuis que Alstom a été vendue aux américains, il nous reste, heuuuu….

      Ah si ! Il nous reste un morceau d’Airbus. Mais comme nos amis les allemands militent depuis des années pour récupérer tout ou partie de ce qui se produit chez nous, va savoir combien de temps on va encore produire des morceaux d’avions…

      Donc voilà, vous avez raison, il nous reste les Mistrals. Les Mistrals et les Rafales ! Mais bon. Comme notre gouvernement a eu la bonne idée de soumettre la livraison des Mistrals à conditions, pas sûr qu’on continue à vendre du Rafale, du coup !

      On est mal, les gars. On est mal ! 😀


      • Macarel Le 16 mai 2015 à 15h01
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        Ben oui ! Il nous reste le Mistral dans la vallée du Rhône et les rafales de vent d’autant dans la vallée de la Garonne : il faut construire des éoliennes.


        • Macarel Le 16 mai 2015 à 15h10
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          Pardon, je voulais écrire de vent d’Autan…


  9. Macarel Le 16 mai 2015 à 11h04
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    Le choix du nucléaire, en France en particulier, c’est celui d’une technocratie, qui a toujours échappé à tout contrôle démocratique.
    C’est le règne des experts. Et tous ces experts ne seront plus là, lorsqu’il faudra “nettoyer la merde”.
    En plus la “merde radioactive”, ne se nettoie pas vraiment… Elle vous colle aux semelles pour des milliers d’années, voire des millions d’années.


    • Bouddha vert Le 17 mai 2015 à 23h46
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      Bonsoir,

      Historiquement le nucléaire est politique puisque la France a refusé de rentrer dans l’OTAN, vive Charlie!
      Le CO2 des centrales lui aussi détruit notre biotope et le taux de retours énergétique des ENR modifiera profondément nos sociétés, car nos sociétés ont été profondément modifiées depuis que toutes les énergies sont de plus en plus abondantes et variées et toujours disponibles.

      Excellent exercice mental que de lister les impacts d’une déplétion sur les énergies, doublé d’un approvisionnement intermittent, vertigineux…


  10. Rabin Le 16 mai 2015 à 11h14
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    Les particules fines font des milliers de morts, le charbon c’est pire.
    Le nucléaire est de loin l’énergie la moins dangereuse.

    Pour la bougie je n’ai pas trouvé d’étude sérieuse !


    • Carabistouille Le 16 mai 2015 à 14h01
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      Insupportable non-argument. Ce sont les particules fines qui sont entrain de pourrir lentement le Pacifique pour des milliers d’années?
      Une explosion de centrale au charbon risque-t-elle de remettre en cause le sort de l”humanité?
      Parce qu’on est pas passé loin à Fukushima. On est passé à deux doigt de la destruction totale de l”hémisphère nord. Et ce cancer continue chaque jour à se déverser dans l’eau, pour des dizaines d’années encore avec des conséquences millénaires. La pollution est déjà sur les cotés canadiennes.


      • Macarel Le 16 mai 2015 à 14h58
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        Ah ! sur le nucléaire, je crois que l’on est sur la même longueur d’onde.

        Effectivement, c’est la plus diabolique des façons de produire de l’énergie.

        Car après un accident nucléaire, il n’y a plus de possibilité d’une vie “normale”.

        Non le nucléaire, n’est pas une énergie “propre” au motif qu’il produit peu de CO2.

        Le nucléaire industriel c’est une abomination.


      • Crapaud Rouge Le 16 mai 2015 à 17h16
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        Sûr que le nucléaire est sûr, d’une certaine façon, un peu comme les accidents d’avions : ils sont très rares par rapport au nombre de km-voyageurs effectués. Mais le jour où ça pète… Touchons du bois pour que cela n’arrive pas à Fessenheim, située à “quinze kilomètres au nord-est de l’unité urbaine de Mulhouse“. (280.000 habitants)


    • Macarel Le 16 mai 2015 à 15h16
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      Le nucléaire est de loin l’énergie la moins dangereuse.

      C’est un peu comme lorsque l’on compare la dangerosité du transport aérien, par rapport au transport routier.

      Certes il y a moins de morts par accidents d’avions, mais lorsque un avion se crashe vous n’en réchappez pas. Le nucléaire, c’est pareil si une centrale explose dans votre secteur vous êtes très mal, et pour très longtemps. Et ce ne sont pas 100 ou 200 passagers qui sont concernés, mais des millions de gens, et d’êtres vivants.


  11. aguilar Le 16 mai 2015 à 11h42
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    J’invite tout ceux qui habite dans les départements ou coule la Loire à diffuser l’information et à questionner les maires et les conseillers municipaux pour dIligenter des études et connaître l’impact de ce rejet de plutonium. Je tiens à signaler que ni ouest France ni le courrier de l’ouest n’ont mentionné cet info, ce sont les 2 principaux quotidien pour les pays de la Loire, comme si le plutonium n’avait probablement pas atteind les pays de la Loire, les atomes sont très respectueux des frontières.
    C’est pour ça qu’il faut faire pression sur tout les pouvoirs locaux. ..


  12. Spiridon Le 16 mai 2015 à 12h06
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    Je n’aime pas cet amalgame: on nous ment comme on nous a menti. Quelques Becquerels dans la Loire sur le même plan que “Al Nosra fait du bon boulot” et ” l’Ukraine de Poroshenko, c’est la démocratie “. Et bien non. On nous a sûrement menti. Même de Gaulle mentait: ce n’est pas pour la grandeur de la culture révolutionnaire chinoise qu’il a reconnu la Chine de Mao, mais pour pousser des pions contre les US. Il ne pouvait pas le dire publiquement etc.. Ses déclarations contre l’Europe étaient plus franches car l’Europe était encore un projet seulement.
    Mais les mensonges d’autrefois n’avaient ni le vice ni les conséquences des mensonges et cachotteries d’aujourd’hui (TAFTA). Y compris dans l’énergie : qui sait que les éoliennes nécessitent plus de béton au kW que les centrales nucléaires. Et que ce béton est figé a jamais, comme les blockhaus allemands de l’Atlantique. Et que 20 ans plus tard, il faut recommencer….!


    • xc Le 16 mai 2015 à 13h17
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      Et que les aimants des éoliennes sont “dopés” aux “terres rares” (ou “lanthanides”) dont la production est tellement dégueu qu’elle ne se fait plus qu’en Chine.


  13. Chris Le 16 mai 2015 à 12h14
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    A quasiment la même époque, selon le témoignage privé d’une connaissance en mission de maintenance dans une centrale nucléaire suisse pour le compte d’EDF, les effluents radioactifs furent rejetés dans la rivière. Sauf que le système de surveillance des eaux détecta ce rejet qui en provoqua un second : EDF se fit taper sur les doigts ! Mais le mal était fait.
    Mon intuition me dit que cette pratique sévit toujours. Avez-vous noté que lors des publications d’analyses des eaux lors d'”incidents” dans les centrales, le niveau critique n’est jamais atteint.
    Quelle chance inouïe et permanente nous avons !…
    Les autorités fédérales suisses ont décidé d’élargir le niveau de protection (doses d’iode distribuées gratuitement à la population et financée par l’opérateur) de 30 à 50 kms.


  14. RGT Le 16 mai 2015 à 13h15
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    Le nucléaire est un problème grave et important mais il n’est PAS le principal problème de notre société industrielle, il n’en est qu’une simple composante et ne doit pas être considéré à part des autres activités humaines tout aussi dévastatrices.

    Le problème principal est simplement la cupidité et l’appât du gain qui “permet” à certains décideurs de ne pas prendre les mesures de précautions élémentaires afin d’optimiser leurs profits.

    Toute activité, dès qu’elle sort strictement d’une activité animale naturelle (sans outil, sans mécanisation qui permet de “déplacer des montagnes”, sans source d’énergie e surtout sans aller chercher dans le sous-sol des matériaux qui n’existent pas en surface) est préjudiciable à l’environnement et doit être stictement encadrée et réfléchie.

    Seul problème : Ces précautions (sécurité, absence de contamination, respect de l’environnement) coûtent très cher et PERSONNE n’est disposé à en payer le prix (par diminution des marges bénéficiares ou par augmentation des prix).

    Si vous voulez réellement préserver l’environnement il n’y a qu’une seule solution : Arrêter toute exploitation minière, arrêter les industries chimiques, métallurgiques, électroniques, arrêter l’utilisation des combustibles fossiles, etc… Donc retourner AVANT l’âge de bronze.

    Ne pensez surtout pas que la contamination, la pollution, la sur-exploitation sont des prénomènes causés par la révolution industrielle : Les romains avaient déjà souffert de ces fléaux qui avaient déjà causé des ravages bien longtemps avant l’invention des technologies modernes.

    A tous les “bien-pensants” je dis simplement : Accepteriez-vous de ne plus être au chaud dans vos beaux bâtiments à vous prélasser devant votre ordinateur ou votre téléviseur, sans téléphone mobile, sans véhicule automobile, sans éléctricité, etc…
    Accepteriez-vous d’habiter dans une maison en bois (périssable et don à entretenir en permanence), de cultiver la terre avec pour seule source d’énergie vos bras et éventuellement un animal de trait ?
    Accepteriez-vous de confectionner vous-même vos outils en bois et en pierre, de confectionner vos vêtements et filant et en tissant du chanvre ou de la laine ?
    Accepteriez-vous d’être exposé à de grandes famines et à de grandes épidémies, à l’humidité, au froid, etc. ?
    Accepteriez-vous que votre espérance de vie tombe à 30 ans?

    Tout de suite, même chez les plus acharnés des “écolos” j’entends une meute hurlante qui m’insulte copieusement en me traitant de fou.

    Alors il faut savoir : soit on a un certain “confort” artificiel (par opposition à “naturel”) soit on se comporte (au niveau de l’espèce entière) en prédateur destructeur de notre environnement.

    Nous sommes désormais piégés dans ce confort et une “vie facile” (par rapport à celle que nous aurions sans les apport technologiques qui proviennent du pillage et de la destruction de notre environnement naturel), soit nous revenons brutalement en arrière et ce sera l’hécatombe car sans énergies fossiles ni exploitation irraisonnée des ressources naturelles et minérales il ne sera plus possible de nourrir et d’entretenir une telle quantité d’humains.

    Au moyen-âge, il n’y avait que 500 millions d’humains sur la terre environ. Ce nombre correspondait à la quantité maximale d’humains pouvant être nourris à partir de moyens “naturels”.
    Le coup de frein de la fin des énergies fossiles risque fort d’être accompagné d’une réduction drastique de la population humaine, simplement par manque de ressources alimentaires et de moyens de transports.

    Les politiques le savent très bien mais ne prennent aucune décision pour ralentir le mouvement car ce serait immédiatement une implosion de l’industrie, un chômage de masse, des émeutes, des coups d’état et des guerres immédiates.
    Ils se contentent comme d’habitude de refiler la “patate chaude” à leurs successeurs en se contentant de protéger leurs arrières et de pouvoir survivre en cas de crash géant.
    Toutes leurs prises de décisions “courageuses” ne sont que poudre aux yeux afin de donner l’illusion.
    Pendant ce temps, les plus cupides continuent d’amasser des “tas d’or” comme Picsou en se foutant royalement de détruire l’environnement dans lequel vivront leurs propres enfants.

    Sans sombrer dans le “survivalisme” je suis assez pessimiste concernant l’avenir de mes enfants et encore plus concernant celui de mes petits-enfants (pas encore nés mais qui vont énormément souffrir).

    A moins qu’on ne trouve le “Saint Grââl” de l’énergie abondante, non polluante et pas chère nous partons directement dans le mur.
    Personnellement je ne crois pas au “saint Grââl”… Toute source d’énergie comporte une contrepartie que nous devons accepter et des effets indésirables qu’il faut minimiser au maximum en les prenant en compte AVANT d’exploiter cette source d’énergie.

    On peut aussi “délocaliser” les activités humaines dangeureuses “loin de chez nous” (installer les centrales nucléaires en Ukraine par exemple) pour “optimiser les coûts”, mais en cas de problème on se prendra au final tout dans la gueule car notre planète est un “univers clos” avec une circulation athmosphérique importante.
    On a retrouvé de nombreux polluants en plien centre de l’antarctique, la peste se propage de partout.

    Quand on pose la question “acceptez-vous de supprimer les activités polluantes, contaminantes et dangereuses” la réponse est toujours “OUI”, mais avec un ajout systématique : “Pour les autres”.
    Et comme les autres pensent exactement la même chose on se retrouve dans une impasse.

    Pour supprimer l’électricité nucléaire ET la pollution des centrales thermiques accepteriez-vous de baisser votre consommation électrique jusqu’à pratiquement zéro ???
    Plus de téléphone, plus d’appareils électro-ménagers, plus d’ordinateurs, plus d’éclairage, plus de télévision, pour résumer retour au XIXè siècle…
    Et ensuite, retour au XVè siècle, sans énérgies fossiles pour ne plus polluer l’athmosphère.
    Et dernière couche, retour au néolithique pour arrêter d’aller chercher des métaux hautement contaminants dans le sous-sol.

    L’autre solution consiste à mettre les installations polluantes et dangereuses sous tutelle civique avec des représentants de la société civile qui auraient le pouvoir de prendre les décisions nécessaires quel qu’en soit le prix.
    Représentants qui ne seraient pas corruptibles, et là ça devient franchement difficile car chaque homme à corruptible à condition d’y mettre le prix… Et s’il est réellement incorruptible il peut aussi avoir un “accident malheureux” ou une “crise cardiaque imprévisible”.


    • Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 15h12
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      RGT, je me souviens de l’argument “le nucléaire ou la bougie”. Vous semblez reprendre, peu ou prou, cet argumentaire.

      Or, des solutions existent. Le projet Desertec a été abandonné pour des raisons géopolitiques ( refus espagnol, troubles en Libye grâce à BHL..) mais reste tout à fait envisageable si le Sahara était en paix.

      https://www.lenergieenquestions.fr/desertec-nexploitera-pas-lenergie-solaire-du-sahara-pour-alimenter-leurope/

      La technologie OTEC dont la centrale NEMO en Martinique sera une représentante permettrait de produire de l’électricité propre dans toutes les zones tropicales proche de l’océan.

      http://m.sciencesetavenir.fr/article/20140715.OBS3738/energie-thermique-des-mers-l-europe-finance-le-pilote.html#player_load

      Et, en Grande Bretagne, une nouvelle technologie marémotrice va permettre la construction d’une centrale géante.

      http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2015/03/07/une-centrale-maremotrice-geante-a-l-etude-au-royaume-uni_4589289_3244.html

      Donc, posons nous la question des choix énergétiques sans prendre pour argent comptant l’alternative “nucléaire ou bougie”.


      • RGT Le 16 mai 2015 à 22h51
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        Bonjour Homère.

        Sans doute me suis-je mal exprimé et je vous prie de bien vouloir m’en excuser.

        Je ne tombe pas dans “le nucléaire ou la bougie”, je me contente simplement de signaler que le nucléaire n’est qu’un élément parmi tant d’autres des excès de notre mode de vie actuel.

        Certes, le nucléaire ne rejette pas de CO2 dans l’atmosphère (ce qui va bien dans le sens de limitation des rejets de gaz à effet de serre), certes les déchets sont beaucoup moins importants que ceux du charbon et les rejets atmosphériques de composés chimiques hautement toxiques d’une centrale “en bon état” sont nuls, mais les déchets doivent être traités avec une attention particulière et l’entretien de TOUS les dispositifs pouvant générer des radioisotopes doit être “plus que parfaite” car les êtres vivants ne supportent pas la la radioactivité qui entraîne des dégâts irrémédiables dans les tissus vivants (radioactivité ou métaux lourds dont la toxicité est nettement supérieure à la radioactivité).
        Il y a quelques années, des scientifiques avaient proposé d’expédier les déchets radioactifs dans le soleil (qui n’est rien d’autre qu’un énorme réacteur à fusion et qui n’a donc rien à foutre d’un tout petit peu de radioactivité supplémentaire qui serait totalement indétectable au niveau d’une étoile) ou d’enterrer ces déchets dans des failles océaniques à l’endroit où la croute océanique plonge dans le manteau terrestre afin que ces composés radioactifs soient dilués et stockés dans le manteau terrestre pendant des millions voire des milliards d’années.
        Ces propositions ont été rejetées mais elles semblaient pouvoir offrir une solution sûre pour nous débarrasser de ces déchets “bien encombrants”.

        Pour en revenir à mon message initial, j’indiquais simplement que les activités humaines “modernes” basées sur l’extraction de ressources “naturelles” (qui n’existent pas NATURELLEMENT à la surface de la terre) sont extrêmement préjudiciables à notre environnement et mettent en danger la survie de TOUTES les espèces de cette planète.
        En effet, chaque fois que l’homme extrait des ressources il le fait dans les profondeurs de la terre et exhume des composés chimiques extrêmement toxiques pour TOUS les êtres vivants, traite ensuite ces ressources en rejetant à la surface des déchets qui sont très souvent extrêmement toxiques qu’il se contente de stocker dans des terrils à l’air libre. Les composés toxiques s’échappent sous forme gazeuse (sous l’action de la lumière, particulièrement les UV qui “cassent” les molécules et les ions) et sous forme de pollution chimique qui se répand en surface et dans les nappes phréatiques sous l’action de la pluie.

        Ensuite, il y a tous les composés “non naturels” type métaux, chimie de synthèse, pollution des processus de traitement ou de fabrication etc… Et là ou attaque le gros morceau car notre mode de vie actuel a rendu ces produits artificiels (par opposition à ce que l’on trouve à l’état naturel dans notre environnement à la surface du sol) sont très nocifs pour notre environnement mais désormais nécessaires à notre survie dans un monde industrialisé.

        Imaginez un seul instant ce que serait la vie sans les médicaments, les transports, l’industrie des biens de consommation, l’agriculture intensive (même si c’est à mon avis une hérésie).
        Connaissez-vous beaucoup d’humains qui accepteraient de travailler la terre comme au moyen-âge avec des boeufs en pratiquant la permaculture pour un salaire de misère qui leur permettrait à peine de survivre ?
        Et accepteriez-vous de ne plus manger que des légumes de saison qui vous coûteraient l’essentiel de vos revenus ?
        Accepteriez-vous de ne plus utiliser d’électricité car le cuivre qui sert de conducteur électrique nécessite une grande quantité d’énergie pour être suffisament purifié pour cette utilisation (tout en rejetant des déchets gazeux et solides très hautement toxiques lors de son traitement) ?
        Accepteriez-vous de même de ne plus utiliser d’appareils électroniques car le traitement des silicates est extrêmement énergivore et très polluant ?
        Accepteriez-vous ne ne plus avoir d’aluminium pour les mêmes raisons (l’aluminium est ENCORE plus toxique et ENCORE plus polluant que le cuivre et le silicium) ?
        Accepteriez-vous de ne plus avoir de matières plastiques (fabriquées à partir de pétrole – l’acide polylactique fabriqué à partir de maïs est très cassant et se dégrade rapidement, il ne vaut rien en tant qu’alternative aux plastiques “pétroliers” et nécessite aussi beaucoup de maïs qui nécessite énormément d’eau !!!) ?

        Le jour où il n’y aura plus de combustibles fossiles facilement utilisables (si la planète n’est pas détruite par la pollution avant) nous nous retrouverons dans une panade totale et nombreux seront ceux qui ne pourront même plus subvenir à leurs besoins les plus essentiels (se nourrir), les épidémies galopantes se propageront dans toute la population car nous n’aurons plus de composés chimiques de synthèse pour nous soigner, etc, etc…

        L’avenir ne risque pas d’être radieux du tout… Et le nucléaire n’a pas grand-chose à voir avec tout ça, c’est notre mode de vie qu’il faudrait remettre en question en “réduisant la voilure” sans tarder et en cherchant en priorité des solutions pérennes pour minimiser nos besoins énergétiques (fin de l’obsolescence programmée, fin des transports, fin de la grande industrie, etc..).

        Le principal obstacle à cette baisse générale de train de vie pour se centrer sur l’essentiel (et plus si c’est possible) est bel et bien les profits engrangés par tous ceux qui profitent de l’emballement du système associé au désir de chacun de nous de profiter au maximum des “bienfaits du progrès”.

        On peut toujours utiliser des centrales nucléaires, mais elles serviraient à quoi si on ne peut plus distribuer l’électricité, si on ne peut plus transporter les déchets ni les traiter ?

        Nous vivons dans l’ère du jetable, du “vite”, du “tout de suite” basé sur des pulsions grandement instrumentalisées par notre propre comportement.

        Et si nous décidons de ne plus consommer de produits “artificiels” nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis car nous tuons notre propre raison d’exister et la source de nos moyens d’existence (ben oui, on vit dans un système dont nous sommes dépendants à 100%).

        La “sortie de la société de consommation” doit être prise par une décision hautement politique et à l’échelon planétaire.
        Croyez-vous que les USA ou la Chine soient prêts à jouer le jeu et à baisser leur consommation ?
        Et même chez nous, humains “hautement sensibilisés” aux risques écologiques, combien d’entre-nous seraient disposés à baisser leur empreinet écologique ?

        La meilleure preuve que nous ne le sommes pas, c’est que nous sommes devant une machine assez énergivore en train de consulter un blog situé sur un serveur basé sans doute très loin de notre habitation. Combien de kilowatts sont dépensés au total pour aller lire ces informatiosn très intéressantes et pour avoir ces échanges enrichissants ?

        Nous pensons tous que notre impact personnel est faible et que c’est aux autres de baisser leur consommation énérgétique et leur impact écologique car ils sont infiniment plus polluants que nous…

        J’ai un ami qui possède un énorme 4×4 et qui l’utilise quotidiennement pour faire les 6 km (en ville) qui séparent son habitation de notre lieu de travail.
        Quand je lui demande pourquoi il ne vient pas travailler comme moi en bicyclette pour moins polluer il me répond toujours qu’il ne fait que 12 km par jour alors que d’autres personnes parcourrent une distance beaucoup plus importante…
        Et quand je lui demande l’utilité d’un gros 4×4 “urbain” qui consomme au moins 30 litres / 100 en ville il me répond simplement que ce véhicule lui plait et qu’il a les moyens de payer le carburant…
        Il est malheureusement loin d’être le seul d’avoir cet avis et la “réduction de voilure” n’est pas du tout pour eux à l’ordre du jour car ce sont les autres qui doivent commencer à faire l’effort… Le jour où il n’y aura plus de pétrole il faudra bien qu’il se déplace en bicyclette car je le vois mal transformer son gros engin de 2T5 en voiture à pédales.

        La descente risque d’être très difficile pour lui, comme pour la majorité d’entre nous si nous ne commençons pas immédiatement à baisser notre consommation de dérivés technologiques énergivores.


        • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 09h55
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          Entièrement d’accord, RGT, sur le fait de ne pas favoriser la surconsommation d’énergie. C’est une nécessité.

          Je voulais simplement exprimer que dans les discours lus ici et là et y compris dans les commentaires de ce fil, on oppose Nucléaire vs Charbon ou Nucléaire vs Moyen Âge.

          Or, des solutions existent. On se focalise actuellement sur les éoliennes. C’est pas mal mais très insuffisant. La marémotrice permet beaucoup plus de rendement et n’est pas tributaire du vent.

          Et le projet Desertec, un jour ou l’autre sera réalisé. Les problèmes sont géopolitiques. Pas économiques.


          • RGT Le 17 mai 2015 à 14h31
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            Bonjour Homère.

            Vous préconisez l’utilisation de systèmes centralisés et gigantesques basés sur une technologie fortement énergivore et très gourmande en ressources non renouvelables.

            Ces immenses dispositifs (que ce soit Desertec, les usines marémotrices ou les éoliennes telles que nous les connaissons actuellement) ne sont surtout pas destinés à “démocratiser” la production d’énergie mais à justement la centraliser pour ensuite engranger des profits de plus en plus importants, et sans d’ailleurs se soucier de la moindre manière de leur impact écologique réel ni de leur rentabilité effective.

            Certes, lorsqu’il n’y aura plus de combustibles fossiles ces dispositifs seront très rentables, mais seulement pour leurs propriétaires comme le sont actuellement les centrales nucléaires et les dispositifs de distribution d’énergie (en voie de privatisation galopante d’ailleurs).

            et nombreux seront ceux qui ne pourront plus bénéficier d’une énergie suffisante à un prix “décent” car une fois en situation de position dominante les propriétaires de ces systèmes imposeront leurs prix et nous n’aurons plus beaucoup de solutions pour leur échapper (comme chaque fois qu’un groupe d’individus parvient à obtenir une situation dominante il en abuse).

            Je suis plutôt favorable à des solutions recyclables plus locales, qui seraient au niveau individuel, mais qui nécessiteraient de totalement repenser notre organisation sociale en désertant les concentrations urbaines qui n’offrent AUCUNE possibilité d’approvisionnement énergétique local pour permettre à toute la population de vivre décemment.

            Les solutions “écolos” et “baba-cool” existent pour une utilisation locale et permettraient d’optimiser les ressources naturelles renouvelables de manière respectueuse de l’environnement.
            Ces solutions sont entre autres pourle chauffage basées sur des méthanisateurs qui pourraient produire de manière naturelle un gaz de chauffage peu coûteux et totalement “bio”, et dont les déchets sont d’ailleurs d’excellents engrais totalement naturels.
            Ensuite il devrait être possible d’utiliser des éoliennes pour compresser ce gaz (la pression d’un méthanisateur est faible) et aussi pour stocker de l’énergie non pas sous forme chimique mais sous forme d’énergie potentielle en stockant le surplus d’énergie fournie lorsqu’elle est abondante et disponible (mais pas souvent très utile) dans des réservoirs en hauteur (en montagne c’est facile, EDF l’a d’ailleures fait avec le barrage de grandmaison).
            Concernant les éoliennes, pour une consommation personnelle il serait judicieux d’utiliser des éoliennes à axe vertical qui sont bien moins dangereuses pour la faune et qui offrent un rendement bien souvent supérieur aux éoliennes à hélices qui nécessitent un vent beaucoup plus important.

            Et il existe aussi de très nombreuses solutions pour produire de l’énergie, mais il faut par contre avoir la possibilité d’avoir un minimum d’espace autour de soi pour la mettre en oeuvre.

            Le solein fournit en moyenne une énergie de 100W/m2 sous nos lattitudes.
            Sachant qu’il est difficile d’en récupérer plus de 1%, soit 1W/m2, il faut donc à chaque humain 1000 m2 pour espérer récupérer 1KW d’energie. Ensuite il faut la stocker (le rendement de stockage chimique n’excède pas 50% dans les meilleures conditions, il est pratique mais très énergivore) on passe donc à 2000 m2 pour récupérer un seul petit kilowatt !!!

            On peut aussi récupérer en local l’énergie potentielle avec un moulin à eau, etc…

            La transformation de cette énergie souvent mécanique en énergie “facile à utiliser” entraîne aussi de grosses pertes mais surtout nécessite une technologie qui elle aussi est très énergivore : Les câbles électriques sont en cuivre (le meilleur conducteur électrique) ou dans un autre métal (bonjour l’angoisse en cas de pic de consommation ou de court-circuit) qui nécessite leur extraction et leur purification en générant une quantité de déchets toxiques très importante…
            Si la source d’électricité est très proche du site de consommation on a pas besoin d’une grande quantité de cuivre, mais si cette source est de l’autre côté de la méditerranée les besoins de ce métal deviennent énormes et la pollution et la consommation énergétique nécessaire à leur fabrication sera phénoménale.
            De même, si on place des panneaux photovoltaïques on consommera énormément d’énergie et on polluera énormément pour un bien maigre bilan énergétique…

            La seule solution viable et vraiment écologique sera la fabrication locale (et à titre personnel) de sa propre énergie, mais à partir de matériaux naturels 100% recyclables.
            Imaginez un seul instant une simple éolienne en bois… Ce serait certes “écolo” mais elle nécessiterait un entretien permanent et important pour remplacer les pièces d’usure et celles qui se dégradent au fil du temps…
            On est bien mal barrés.


        • Lesanglier Le 17 mai 2015 à 11h30
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          Votre analyse est absolument remarquable et son réalisme frise un cynisme de bon aloi . Votre discours est bien structuré, j’oserais même dire difficilement attaquable dans sa logique et donc totalement effrayant.
          Pour en rajouter une dernière couche je vous invite a vous rapprocher des dernières ” découvertes” en matiere spatiale: la certitude scientifique qu’il existe des MILLIERS de MILLIARDS de planètes rocheuses semblable a la notre dans l’univers…..
          Comment ce fait-esse non d’un petit bonhomme que nous n’ayons eu aucun signe de civilisation?
          Parmi toutes les possibilités de réponses il en est une qui me taraude… Peut être que JAMAIS une civilisation a su conjuguer développement technologique et pérennité … Bref des qu’on a les outils pour le faire on se fait péter la gueule d’une façon ou d’une autre…
          Bon week-end a tous!


        • Denis Le 17 mai 2015 à 21h47
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          Bonsoir,
          je vous ai lu avec plaisir.
          C’st presqu’une joie de lire le descriptif du fonctionnement de notre système. Presque cynique.

          Mais nous sommes en France et on a la chance d’avoir, non seulement de beaux esprits,si,si! Mais aussi le pinard de Gégé.
          Et grâce à eux et à lui, on oublie tout en trois verres.

          Juste un peu d’humour, avant la fiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnn!


    • Phil Defair Le 16 mai 2015 à 15h53
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      Bah… Il doit bien être possible d’aborder le thème de la production d’énergie sans verser dans le manichéisme, non ?

      Bien entendu que la technologie, quelle qu’elle soit, impacte durablement notre planète. Notre mode de vie, de manière générale, l’impacte. Mais il y a différentes façons d’envisager la chose, sans pour autant revenir à l’âge de pierre…

      – On s’en fout de l’impact, que ce soit sur la nature ou sur l’humain, pourvu que ça rapporte du pognon. De toutes façons, quand ça commencera à être craignos, on ne sera plus là. Nos descendants se démerderont. Cette option, on la connait bien, c’est celle que nous avons choisie. Le consommateur est laissé dans l’ignorance des process de production, et s’il mégote un peu, on le culpabilise de consommer autant (histoire de lui faire fermer la bouche)

      – On tient compte de tous les tenants et aboutissants du circuit de production, et on veille à ce que l’ensemble de la chaîne soit “propre”. Tant humainement qu’écologiquement (d’ailleurs, selon moi, écologie et humanisme sont indissociables) Ca s’appelle le contrôle à tous les niveaux. L’énergie nous coûtera un peu plus cher, ou peut-être que les producteurs se contenteront d’un peu moins de bénéfices, mais c’est tout à fait jouable.

      Alors oui, je suis d’accord avec vous, la seconde possibilité tient de l’utopie. Mais enfin, sans un minimum d’utopie, on n’avance pas. Non ?


      • Delphin Le 16 mai 2015 à 19h25
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        Louis Puiseux, ex économiste à la direction d’EDF, mort récemment :

        « Je n’ai rien contre la fission de l’atome. C’est bien une découverte majeure de l’espèce humaine à laquelle elle ne renoncera jamais. On s’en servira encore dans mille ans, bien sûr. Mais cessons de rouler les épaules, de confondre le progrès avec la puissance mesurée en mégatonnes et en mégawatts. Ce sont des rêves du XIXème siécle, proprement réactionnaires. La planète est bien trop peuplée pour qu’on puisse continuer à jouer les cow-boys […]

        On ne remplacera jamais par l’atome, le pétrole pillé par la domination impériale : le temps de l’expansion est clos. La France n’a rien perdu de l’ablation de son empire, bien au contraire, elle n’a pas davantage à perdre à remplacer ses fantasmes de nucléarisation du monde par une naissance à la véritable modernité, qui est ouverture au divers, à l’étranger, à l’inconscient, au corps, à la féminité, reconnaissance de notre appartenance animale(1), de nos racines sauvages et de notre constitution imaginaire.

        “Mettre l’espèce en péril pour défendre la nation”

        “La Babel nucléaire” de Louis Puiseux Ancien économiste à la direction d’EDF, Louis Puiseux a été directeur d’etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. “Le crépuscule des atomes” est écrit juste après Tchernobyl. L’auteur montre le particularisme français en matière de nucléaire, le fonctionnement d’une intelligentsia liée par la tradition du secret militaire et qui redoute de faire confiance à la population.

        En 1977, la publication de “La Babel nucléaire” avait montré les limites de la croissance énergétique à long terme. Louis Puiseux opposait déjà au nucléaire la vision de l’efficacité énergétique et de l’exploitation des énergies renouvelables. Il pose la question : “lequel a raison, celui qui met la nation en péril pour défendre son jardin, ou bien celui qui met l’espèce en péril pour défendre la nation ?” (page 184, La babel nucléaire).

        Nous avons bien appris à nous passer de nos colonies, nous apprendrons à nous contenter de deux ou trois cents “esclaves mécaniques” par tête. Cela nous obligera à devenir plus intelligents, plus mesurés, plus subtils. C’est de cette manière, et non par le développement de la puissance que les reptiles se sont différenciés des poissons pour émerger des mers primitives […], que les dessinateurs sur les parois des grottes ont survécu aux hommes de Néandertal […] et qu’à l’époque de la Renaissance, les petits marchands des Flandres ou d’Italie, citoyens de villes autonomes, ont damé le pion aux empires mastodontes d’Orient.

        Edgar Morin l’a joliment décrit : ce sont toujours des déviants d’une époque qui deviennent les modèles et les héros de l’époque suivante. Nous savons aujourd’hui qu’il n’y aura jamais de surgénérateurs disséminés à travers la planète comme des moulin à eau ou à vent. Ni dans cent ans, ni dans mille ans. Il y a belle lurette que la modernité s’est envolée vers d’autres crêtes, que les enfants rêvent d’autre chose. Alors rangeons au Panthéon, avec les fleurs et les couronnes qui leurs sont dues, les pionniers de la bombe, les propriétaires des becquerels, et les titans du plutonium. Vivement qu’on change d’époque. »

        Louis Puiseux, Le crépuscule des atomes, page 244.

        (copie Delphin, à partir du site ddmagazine.com)


        • Phil Defair Le 16 mai 2015 à 21h38
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          Delphin, merci pour cet extrait. Il me fait du bien !

          Même si ça m’a toujours fait sourire de voir des banquiers/industriels/politiques qui, arrivés à la fin de leur carrière, nous pondent de jolis bouquins nous démontrant les raisons pour lesquelles il nous faut absolument nous débarrasser de ce qu’ils se sont acharnés à construire tout au long de leur vie…

          Il y a des mystères, comme ça, que j’ai du mal à comprendre… 😀


          • Delphin Le 18 mai 2015 à 12h19
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            Louis Puiseux a quitté son confortable poste d’économiste à la direction d’EDF avant l’âge de 40 ans.

            Il ne fait donc pas partie de la catégorie que vous dénoncez avec raison.

            Delphin


    • Delphin Le 16 mai 2015 à 18h43
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      A RGT

      http://futura24.voila.net/energie/electri_nucle.htm : “En France, l’électricité nucléaire représente 17,7 % de la consommation finale d’énergie, puisque la part de l’électricité est de 23,0 % de l’énergie finale consommée.”

      Delphin


      • RGT Le 16 mai 2015 à 23h17
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        Bonsoir Delphin.

        Le nucléaire représente en effet une faible part de l’électricité produite.
        L’essentiel de l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles et notre mode de vie actuel est basé sur cette ressource épuisable.

        Les centrales nucléaires risquent de s’arrêter non pas pour des raisons proprement liées au nucléaire mais tout simplement parce qu’il y aura pénurie de combustibles fossiles qui nous permettent à faible coût d’obtenir de l’énergie “transportable et mobile” nécessaire à toute notre technologie.

        Comment faire tourner une centrale nucléaire sans pétrole ??? Je ne sais pas car il y a déjà dans les centrales des éléments sensibles (toute l’électronique par exemple) qui a absolument besoin du pétrole (circuits imprimés, encapsulage des composants etc…).
        De plus, comment transporter, trater et stocker les déchets si on a plus de pétrole pour le faire ?

        Bref, nous sommes vraiment mal barrés car toute notre civilisation est basée sur cette source d’énergie très pratique et peu coûteuse…

        D’où mon message : Il faufrait réellement commencer à penser l’après combustibles fossiles.

        Ne comptons pas sur nos “chers politiques si compétents et prévoyants” pour prendre une décision réellement adaptée : Ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied en déplaisant à toute la communauté, de leurs “généreux donateurs” à l’ensemble de la population qui aura à subir une décroissance qui n’est pas du tout dans l’air du temps.

        Surtout si d’autres pays ne font pas d’efforts et continuent allègrement à polluer et à balancer l’énergie par les fenêtres pour des raisons électoralistes.

        Après moi le déluge !!!

        Il serait temps de se rapprocher de Cuba. Ce pays a réussi à survivre sans trop de dommages à l’absence totale d’approcisionnement en pétrole depuis la chute de l’URSS.
        Il faut quand-même préciser que cette “dictature ignoble” avait des dirigeants qui ont su prendre les bonnes décisions et écouter des experts qui n’étaient pas énarques.

        Aujourd’hui, ce pays arrive à l’auto-suffisance alimentaire sans aucun produit issu de l’industrie pétrolière et sans pollution dévastatrice…

        Chapeau Castro !!!
        Quand viendra la chute des énergies fossiles de nombreux dirigeants se boufferont les … pour ne pas s’être rapprochés des cubains afin d’avoir leurs conseils éclairés.

        Pour l’instant, les dispositifs permettant de récupérer de l’énergie “renouvelable” sont grandement basés sur les énergies fossiles et leur fabrication est extrêmement polluante.


        • Delphin Le 20 mai 2015 à 17h14
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          Bonjour RGT,

          Citation RGT : “Le nucléaire représente en effet une faible part de l’électricité produite.”

          Le nucléaire ne représente pas une faible part de l’électricité produite en France, puisqu’il en représente environ 78%, nous le claironne-t-on assez sur tous les tons (ton ton).

          Il représente une faible part ( 18% donc ) de toute l’énergie qui parvient, finalement (énergie finale), à la porte de nos foyers et de nos entreprises.

          C’est ainsi que les statistiques internationalisées, qui colportent l’énergie nucléaire de la France en données primaires (en TEP, tonnes équivalent pétrole, un comble), sont trompeuses.

          Cordialement,

          Delphin


    • térébenthine Le 17 mai 2015 à 14h49
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      Excellent débat.merci messieurs!


  15. Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 13h46
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    Une petite chanson pour en rire pendant qu’il est temps:

    https://m.youtube.com/watch?v=a7dxnTNOwZE


  16. Nerouiev Le 16 mai 2015 à 13h48
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    EDF et consorts : Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, plutôt nions.


  17. Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 16h36
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    Me souvenant de mes cours avec le regretté Victor Rouquet la Garrigue, il me revient à l’esprit une de ses remarques pertinentes.
    La comparaison du coût du KWH d’origine nucléaire avec les autres énergies est faussée par une simple donnée: l’assurance.

    En effet, toutes les autres sources d’énergie doivent s’assurer contre les nuisances causées par un accident potentiel. Or, les compagnies d’assurance privées refusent d’assurer le risque nucléaire ( regardez bien les petites lignes de votre assurance habitation, vous verrez que si votre logement devient inhabitable suite à un accident nucléaire, ça ne les concerne pas…).

    Donc l’Etat est “son propre assureur”. Sauf que les sommes retenues sont ridicules.

    http://m.slate.fr/story/51679/assurance-centrales-nucleaires-cout-accident

    Si on devait appliquer à l’industrie nucléaire de provisionner des primes d’assurance proportionnelles aux risques (ce que font toutes les autres sources d’énergie), le coût du KWH serait très différent


  18. jpm2112 Le 16 mai 2015 à 16h47
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  19. kinimodo Le 16 mai 2015 à 18h14
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    Concernant les déchets nucléaires et la référence à l’équivalence d’une piscine olympique par Mme Lauvergeon ou du calcul de l’investigation des 183 piscines du reportage, j’ai bien peur qu’on soit très très loin du compte, avec le grand n’importe quoi des débuts où les futs de déchets finissaient au fond de l’océan et ce, dès 1949 pour se terminer en 1982…

    Carte de synthèse des poubelles marines page 113
    http://www.andra.fr/inventaire2012/03_pdf_inventaire/6-1-Immersion_de_dechets.pdf

    De 1,320 million de mètres cubes fin 2010, le volume global de ces déchets pourrait en effet atteindre 2,7 millions en 2030, selon les nouvelles prévisions. « En France, la production de déchets radioactifs représente l’équivalent de 2 kg par an et par habitant », souligne l’Andra dans son rapport.
    http://naturealerte.blogspot.fr/2013/04/15042013bombe-retardement-nucleaire.html

    Un très bon documentaire a été réalisé sur ce sujet par Arte (52 mn, 2013)
    http://www.youtube.com/watch?v=ebpLzFCw8ug


  20. Josephr Le 16 mai 2015 à 18h37
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    Bonjour
    Je viens de recevoir ma facture EDF et comme chaque année depuis 1978 en mai je fais le point de ma consommation de mai à mai (entre 12500 et 15500 KWH) . L’augmentation sur les 5 dernières année est de 33.16% et sur cette dernière saison 2014-2015 elle est de 6.15%
    Je n’ai pas été étonné par ce documentaire, j’ai travaillé dans la maintenance dans 3 secteurs d’activité, sidérurgie, bois et banque, je peux dire que celles-ci est négligée par les directions ce qui dans un cas à provoqué la fermeture d’une usine de production suite à la perte de contrôle de l’outil à l’insu de leur plein gré.


  21. Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 18h40
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    “lorsque des humains sont impactés”…

    L’eau potable bue dans l’agglomération angevine est pompée dans la Loire avant traitement aux Ponts de Cé.
    Je doute fort que cette station ait été fermée après le rejet dans la Loire en amont…

    Pas impactés ?


  22. Wilmotte Karim Le 16 mai 2015 à 20h00
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    En Belgique, on a découvert des microfissures sur les cuves du cœurs des centrales et qui peuvent atteindre 18 cm.

    Cela peut provoquer des problèmes d’accumulation d’hydrogène avec des risques évidents.
    Des mesures techniques sont proposées par Electrabel (L’EDF belge, groupe Suez) afin de supprimer les risques hydrogènes (en principe).

    On ne connait pas exactement l’origine de ces microfissures (probablement lors de la production*. Probablement). On n’est pas certain qu’elles ne progressent pas (sans doute).

    Enfin, comme le gouvernement (centre-droit/droite autoritaire**) a décidé de relancer et prolonger les centrales afin d’assurer la sécurité énergétique du pays (il existait d’autres pistes, par exemple via le renforcement des capacités d’importation venant des Pays-Bas)… il ne reste plus qu’a espérer que tout va bien se passer (et à virer ces gens le plus rapidement possible du gouvernement).

    http://www.rtl.be/info/belgique/societe/nucleaire-doel-1-et-tihange-2-pourraient-bien-ne-jamais-redemarrer–703687.aspx

    * Donc on ne l’avait pas vu? Pas compris les risques? Reste plus a espérer qu’il n’y en ait pas d’autres qu’on n’a jamais vu ou sous-estimés.

    ** Le leader du principal parti de gouvernement avait décidé d’interdire les propos “provocateurs” lors des manifestations… Bon, comme c’était manifestement illégal et qu’il n’a pas (déjà?) les moyens d’un régime ouvertement autoritaire, il a dû reculer :
    http://www.lesoir.be/861705/article/actualite/fil-info/fil-info-belgique/2015-04-26/bart-wever-autorise-slogans-provocateurs-anvers


    • Kiwixar Le 16 mai 2015 à 23h53
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      Pour le moment, la moyenne est d’un accident grave (Three Miles, Tchernobyl, Fukushima) tous les 26 ans. Mais depuis, les centrales ont vieilli, et la maintenance se fait de plus en plus rapidement par des gens de moins en moins qualifiés… Les risques en Europe sont vraiment très élevés, notamment en raison du vieillissement du métal des cuves (la seule partie qui ne peut pas être remplacée). Si la durée de vie prévue était de 30 ans, c’est pour cette raison… Aujourd’hui 100% des centrales françaises ont dépassé les 30 ans d’âge, donc ce n’est qu’une question de temps avant que la physique des métaux rattrape le croisement de doigts des technocrates. Bon courage les gars (ma centrale la plus proche est à 8500 km, Taïwan).


    • Wilmotte Karim Le 19 mai 2015 à 10h17
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      La ministre aurait caché une note juridique : elle a utilisé une notre d’un cabinet privé pour pomper ce qui l’intéressait et virer le reste en attribuant le travail à son cabinet.


  23. Marc Le 16 mai 2015 à 20h34
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    cameron ca restreindre la liberté d’expression en Grande-bretagne pour proteger la democratie :

    http://www.theguardian.com/uk-news/2015/may/13/counter-terrorism-bill-extremism-disruption-orders-david-cameron

    selon cameron, la société anglaise a ete trop longtemps trop tolerante


  24. Tatsuya Le 16 mai 2015 à 21h36
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    Il manque tous les déchets envoyés en Russie dans le décompte.

    lien retrouvé au hasard sur ce sujet: http://www.liberation.fr/terre/2009/10/12/nos-dechets-nucleaires-sont-caches-en-siberie_587213

    Quand on voit tous ces mensonges incroyables déjà au niveau de l’impact sur l’environnement, on peut se poser des questions sur les coûts de démantèlement pharaoniques qu’on nous présente comme “déjà financés par EDF”.


    • Chris Le 16 mai 2015 à 21h50
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      24 aout 2014 – A Tchernobyl, on prépare un nouveau Tchernobyl :
      Le cimetière des déchets nucléaires sera construit dans la zone de l’aliénation de Tchernobyl – sur le territoire où il y a 28 ans, l’accident dans la centrale nucléaire a supprimé toute la vie. Encore tout à fait récemment, les pouvoirs ukrainiens annonçaient la création dans cette région d’une réserve naturelle de biosphère. Mais, aspirant à rompre tous les liens avec Moscou, Kiev a décidé de construire à Tchernobyl un dépôt de déchets nucléaires. Naturellement, ce sont les Américains, à savoir la compagnie « Holtec International », qui se chargent de la réalisation de ce projet. Le combustible irradié de trois centrales nucléaires qui était auparavant expédié pour le traitement en Russie, sera accumulé maintenant en Ukraine. Au fond, Kiev remet le problème sur le dos des futures générations, marque le directeur du Centre des études politiques et sociales Vladimir Evseev.
      Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_08_28/A-Tchernobyl-on-prepare-un-nouveau-Tchernobyl-3343/


  25. Serge Le 16 mai 2015 à 21h39
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    Vous me faites marrer avec Fukushima .
    Personne ne se réjouit du grave endommagement de cette centrale,mais à ma connaissance ,celui-ci n’a causé aucun mort .
    Il est la conséquence d’un tsunami et non l’inverse .
    Et les victimes(18079) furent le fait d’un séisme de magnitude 9,dont 90% par le tsunami engendré par ce séisme .
    Au risque de vous choquer,je vais même plus loin : c’est grâce au développement du Japon auquel participe l’énergie nucléaire ,que le séisme lui-même ,pourtant très très élevé ,a causé si peu de victimes et dégâts (malgré une population dense au km carré).
    Car sans développement avancé ,pas de constructions suivant les règles du génie parasismique où les japonais sont passés maîtres .
    Par comparaison ,le séisme de 2010 en Haïti ,d’une magnitude très inférieure (7,0 à 7,3),a fait plus 300 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris.

    Pourquoi ? Parce que Haïti est un pays sous-développé qui n’a pas les moyens de s’offrir les préventions du Japon .
    Alors vous choisissez quoi ? D’être haïtien ou japonais ?
    Faut assumer !
    En réalité l’idéologie écologiste si promue dans les médias mainstream ,a pour but de nous appauvrir(ou d’accompagner notre appauvrissement) ,nous pays de la “vieille” Europe , en nous culpabilisant ,en s’appuyant sur le vieux fond tiers mondiste d’extrême gauche ,en nous empêchant d’être souverains par la “planétarisation” des problèmes .


    • Wilmotte Karim Le 16 mai 2015 à 21h51
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      Vous pouvez nous montrer précisément en quoi le nucléaire est indispensable à la modernité?


      • Serge Le 16 mai 2015 à 23h16
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        Réponse : Pour assurer un certain niveau de développement ,il faut de l’énergie .
        Dites moi ,en France ,par quoi pouvons nous remplacer cette source là ?
        Je crois que cette question a déjà été débattue par les intervenants plus haut .


        • Wilmotte Karim Le 17 mai 2015 à 15h42
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          Par une réduction de la consommation d’énergie sur certains segments afin de rediriger ces énergies là où elles sont nécessaire? (efficacité énergétique)
          Par un développement de la production des énergies dites “renouvelables” (dont biomasse, ce qui devrait être envisageable en France).

          Quand aux intervenant plus haut, ils n’ont absolument pas mis un terme au débat (en prime, c’est un argument d’autorité).


    • Homère d'Allore Le 16 mai 2015 à 22h03
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      Serge, pensez-vous réellement que nos centrales soient hors d’atteinte d’un attentat par voie aérienne comme celui que j’ai décrit plus haut ?

      Si vous avez un doute, alors méditez sur les conséquences…


      • Serge Le 16 mai 2015 à 23h32
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        Oui ,et le risque zéro n’existe pas comme on dit …D’ailleurs des terroristes pourraient aussi larguer des bombes sur des villes surpeuplées …ou bien avoir l’idée de s’emparer d’avions de ligne pour les lancer sur des gratte-ciels ? 🙂


        • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 10h21
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          Ce n’est pas un risque zéro… En effet, loin de là.

          Aucune protection anti-aerienne n’est installée autour de nos centrales.

          Si un pignouf comme moi est capable de le savoir, les sbires du Calife, dont nous sommes en train de tirer la barbe avec notre porte-avions, sont bien au courant.

          Et ses donneurs d’ordres du Golfe pourraient, de plus, être très satisfaits d’une remontée brutale des cours du pétrole qui ne manqueraient pas de se produire après un tel événement.

          Si ce blog est surveillé par les pouvoirs publics, j’espère au moins que le fonctionnaire chargé de faire son rapport sur les copains de Berruyer parlera de cette inquiétude.
          J’ai envoyé un courrier à mon député à ce sujet, mais, comme d’habitude, silence radio.


        • Wilmotte Karim Le 17 mai 2015 à 15h50
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          Quand on évalue un risque, on prend en compte deux paramètres :

          1- la probabilité que le risque se déclenche. Vous dites que c’est peu probable.
          Peu n’est pas “pas”

          2- la gravité que le risque peut atteindre. On a pu, difficilement, reprendre le contrôle de Fukushima. Que ce serait-il produit si cela n’était pas le cas?
          Quel est la gravité d’une centrale dont on perd le contrôle?

          0.1% * la destruction de la moitié de la France… est-ce que cela vaut le coup?


    • Phil Defair Le 16 mai 2015 à 22h20
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      C’est vrai Serge. C’est vrai. Mais en matière de radioactivité, ce ne sont pas les effets immédiats qui sont le plus à craindre, je crois. Les effets induits et sournois sur le long terme participent aussi à nourrir la méfiance à l’encontre du nucléaire. Et surtout, il faut garder à l’esprit que les effets radioactifs ne se limitent pas au strict périmètre du lieu de l’accident (oserais-je le terme d’incident, puisqu’il n’y aurait pas de décès humain ?) Tout le monde en profite ! 🙂

      Par ailleurs, mais juste pour le plaisir de jouer avec l’exemple choisi, malgré leur maîtrise du génie parasismique, elle a quand-même mangé dru, leur centrale, non ? Il s’en est tout de même fallu de peu, de très peu, pour que nos opinions à ce sujet deviennent encore plus catégoriques… D’ailleurs, je crois que le problème n’est toujours pas réglé. Au mois de février 2015, la centrale était toujours fuyarde. Quid de l’impact dans l’océan ?


      • Serge Le 16 mai 2015 à 23h26
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        “Par ailleurs, mais juste pour le plaisir de jouer avec l’exemple choisi, malgré leur maîtrise du génie parasismique, elle a quand-même mangé dru, leur centrale, non ? ”
        Heu …Il me semble que le séisme lui-même a entraîné l’arrêt automatique des réacteurs ,mais que c’est la vague gigantesque (dont la hauteur n’avait pas été prévue par les normes) ,qui a endommagé la centrale ,et notamment les groupes électrogènes de secours,provoquant une fusion au coeur de deux réacteurs .


        • Phil Defair Le 17 mai 2015 à 00h06
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          Ouep… On pourra toujours essayer de décortiquer les dégâts provoqués par telle ou telle phase du séisme, parce que bon. Qu’on le veuille ou non, s’il n’y avait pas eu séisme, tout prête à croire qu’il n’y aurait pas eu raz de marée… 😉

          Lorsque survient un incident aux causes naturelles, c’est souvent parce qu’on a une très fâcheuse tendance à sous estimer la nature. A la sous estimer, ou à prendre le risque de parier sur le fait que la secousse critique ne surviendra pas durant la période d’activité de la centrale. Il n’y a pas de petites économies…

          Le Figaro du 01 juin 2011 (Le Figaro, hein, pas d’une production écolo ou conspirationniste 😀 )

          “” Premier grief, la sous-estimation du risque de tsunami dans la région. Si la centrale était protégée par une digue, cette dernière n’était pas assez haute pour empêcher la vague créée par le séisme du 11 mars d’inonder une partie des installations. Cela a mené à la mise hors service des systèmes de refroidissement des réacteurs, provoquant une série d’explosions et une fusion partielle du combustible nucléaire.
          «Les concepteurs et les opérateurs de centrales nucléaires devraient évaluer correctement les dangers naturels pour protéger les installations, ainsi que mettre à jour périodiquement ces estimations et leurs méthodes d’évaluation», affirme l’AIEA. Dès 2008,l’agence AIEA avait averti le Japon que les normes antisismiques de ses centrales nucléaires étaient totalement périmées, et que ses réacteurs ne pouvaient pas résister à des séismes d’une magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. “”

          Le contrôle. Il n’y a que ça de vrai. Le marquage à la culotte des industriels, toutes branches confondues. C’est le seul moyen pour préserver les intérêts de l’être humain, et donc ceux de Dame Nature.


        • Tatsuya Le 17 mai 2015 à 05h56
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          Les cuves étaient déjà endommagées par le séisme uniquement, avant que le Tsunami n’arrive.
          Et ceci alors alors qu’il était au-dessous du niveau soit disant toléré.

          Un lien en anglais: http://www.fairewinds.org/fukushima-disaster-was-man-made-investigation-finds/#sthash.XQVJVXtQ.dpbs

          Il y a bien d’autres articles à ce propos sur ce site mais il faut fouiller.
          Et concernant les problèmes sur place on n’a pas fini d’en voir (étouffés).


    • kinimodo Le 16 mai 2015 à 22h31
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      La question n’est pas juste là, du nucléaire ou pas.
      Quand cette voie est choisie pour x raisons, on est en droit d’attendre des précautions maximums avec cette énergie qui ne donne pas droit à la moindre erreur. Le Japon avec la centrale de Fukushima et sa situation n’a pas intégré complètement les risques de Tsunami. Comme souvent pour des raisons de couts, à l’image de celle de Blayais en France, on les réduit en plaçant la centrale… et les pompes de refroidissement au plus près alors que d’autres choix étaient possibles pour plus de sécurité.


    • kasper Le 16 mai 2015 à 23h38
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      Vos etes mal renseigné : des ouvriers ont été irradiés de manière critique dans la centrale après l’explosion, et sont morts.

      De plus il est trop tôt pour compter les morts, attendons de voir comment s’en sortiront les riverains et les ouvriers qui continuent de nettoyer la région avec des protections dérisoires.


      • Serge Le 16 mai 2015 à 23h58
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        Pas entendu parler de çà .Où sont vos sources ?
        Bon en admettant .une vie c’est une vie ,ça ne se remplace pas .Mais au regard des victimes du tsunami …Les ouvriers ont toujours payé un lourd tribut ,car ce sont eux qui font le boulot .
        Mon père maçon est tombé de très haut ,deux fois de l’échafaudage (à l’époque ,la sécurité n’était pas la priorité) ,dont une fois sur la tête ,trépané gravement .Le nucléaire n’y est pour rien en soi .


        • Homère d'Allore Le 17 mai 2015 à 10h11
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          Serge, je vous conseille vivement de lire “la supplication” de Svetlana Alexievitch.

          Ce livre poignant fera évoluer votre avis sur ce sujet.

          http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/1966

          L’accident du travail de votre père était tragique mais il n’a pas influé sur le soma des générations suivantes. Là, c’est pour des milliers d’années.


    • Kiwixar Le 17 mai 2015 à 00h07
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      Japon / Haïti : un tremblement de terre comme à Haïti, ça fait beaucoup de morts, mais on les enterre et on rebâti le pays. Avec Fukushima, le Japon est passé à 2 doigts d’avoir le pays rendu INVIVABLE pour des milliers d’années, sans compter les millionsss de morts dans l’hémisphère nord si le Mox avait été vaporisé dans l’atmosphère. Le nucléaire, c’est une technologie capable de raser un pays entier et de polluer gravement TOUT l’hémisphère (nord). Ca fait plus de 1000 ans qu’on boit du bon vin de Bordeaux, et ça a failli être terminé DEFINITIVEMENT en 1999. Pourquoi s’emmerder avec cette abomination, alors que le soleil est là, et que des technologies simples (miroirs, chaudière) permettent d’en faire de l’électricité????


      • Léa Le 17 mai 2015 à 12h28
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        Mais tout simplement parce qu’aucune de ces énergies est capable de sortir quelques 5 000 MW sur quelques hectares , en continu : 24/7/365, sauf rechargement , maintenance.

        EDF record de puissance : 100 GW

        http://www.lepoint.fr/societe/record-de-consommation-electrique-en-france-07-02-2012-1428493_23.php

        Même si ces énergies deviennent moins chères que le nucléaire : on ne va pas couvrir la moitié de la France de panneaux solaires, pour alimenter l’autre moitié, et ce seulement pendant la journée.

        Pas sûre qu’on arrive aux 50 GW pendant quelques heures en hiver. Et imaginons les conséquences sur la population, l’agriculture, l’emploi ( on parle de réindustrialiser, de robotiser ), etc…

        Ce n’est pas la solution, même si on nous donnait les panneaux, ou les éoliennes, ou les hydroliennes..( sans même parler du stockage ni du pb de recyclage des batteries)

        Le four solaire, on a essayé dans les années 60, ça produit quelques MW pendant la journée avec un champ de miroirs orientables et ça sert de jouet au CNRS.


  26. Pierre Le 16 mai 2015 à 21h58
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    Bonjour, je n’y connais rien en nucléaire donc je reste prudent par rapport aux 2 camps qui s’opposent. Je sais seulement qu’il faut être par nature prudent. Effectivement, il s’ouvre des perspectives sur des combustibles “fissiles” nucléaires moins dangereux et surtout à durée de vie plus courte. Donc que les chercheurs se mettent au travail. Je constate aussi un fait avéré en France, c’est que le secteur nucléaire est vraiment “protégé” socialement. Si tous les employés de France et ouvriers étaient au niveau des salaires et avantages accordés à ce secteur, alors la France serait un pays heureux et très riche. Or, ce n’est pas le cas. Il y a donc bien un problème nucléaire en France, mais il n’est pas forcément là où on l’attend : lequel ? Le rapport coüt – efficacité – investissement. Si l’Etat se décidait à revoir ses bases de calcul dans ce domaine, on aurait alors quelques surprises, c’est évident. Pour l’instant, tout se passe correctement dans les centrales nucléaires françaises, mais la loi des probabilités me fait dire que je ne vois pas pourquoi les Français (parce qu’ils sont Français) seraient à 100 % à l’abri d’un incident grave, comme en furent victimes les Américains, les Soviétiques et les Japonais dernièrement. Ceci nous amène à en conclure qu’il est prudent d’envisager une reconversion vers des énergies plus propres et en parallèle un nucléaire avec un combustible à l’échelle humaine (soit 100 ans de cycle de vie nocive), tant que l’Homme n’a pas atteint cette maîtrise technologique, le Nucléaire reste une aventure (qui peut transformer l’Homme en apprenti-sorcier).


  27. Zarathousthra Le 16 mai 2015 à 22h14
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    Croyez-vous que dans un monde où les ressources se raréfient on va stopper comme ça le nucléaire? On arrêtera comme le pétrole, quand il n’y en aura plus à bruler. Même après ça (et même avant) on reprendra les recherches sur les surgénérateurs pour brûler le plutonium qu’on ira rechercher au fond des mines où on l’aura enfoui s’il le faut.


  28. theuric Le 16 mai 2015 à 23h51
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    Le problème que pose le nucléaire me semble être le même que celui des adjuvants des vaccins.
    L’institut Pasteur avait, depuis longtemps, mis au point un adjuvant sans effet secondaire au phosphate de calcium, or celui-ci fut acheté par Sanifi qui lui utilisait les sulfates d’aluminium qui, à tord ou à raison, furent dits générer de graves effet secondaires, Sanofi remisa, après cet achat, le phosphate de calcium dans les tiroirs.
    Dans la crainte de se rendre et de rendre leurs enfants malades, les familles s’éloignèrent de la vaccination, faisant courir, pour tous, un risque sanitaire immense, le premier responsable de ce gâchis furent ceux ayant délibérément abandonné l’emploi du phosphate de calcium.
    Il en est de même pour les centrales nucléaires.
    La filière choisie, celle de l’uranium enrichie, pose d’immenses problèmes et des dangers sans nom, Fukuchima n’en étant que l’un des exemples.
    En fait, d’après les spécialistes, c’était le pire des choix, mais il permettait d’acquérir des produits fissiles nécessaires à la fabrication de bombes atomique à peu de frais.
    Il en existent d’autres possibles, le meilleurs dans les cartons étant la filière liquide au thorium, le moins dangereux, si tant est que quoi que soit n’ait pas sa part de dangerosité.
    D’autres solutions sont également possibles d’utiliser l’énergie nucléaire avec moins de danger que ce qui se fait actuellement.
    Mais, comme il en est pour la vaccination, les multiples impasses et dangers dus à la filière existante, quel qu’en soit sa forme, ou pire, les centrales de type super-phénix ou iter, plus ou moins incontrôlable, plutôt plus que moins d’ailleurs, ces multiples dangers et impasses font, donc, que dorénavant le nucléaire est peu ou prou rejeté par les populations, tout comme il en est des vaccinations.
    Ces deux décisions, ayant à l’origine leurs raison d’être, économique pour le vaccin, pour cause de guerre froide et de bombe atomique pour les centrales au plutonium, montrent aujourd’hui des effets largement pervers qui furent souverainement écartées à l’époque, si tant est qu’elles furent envisagées.
    Nombreuses sont les considérations seulement d’ordre binaires, bon/mauvais, bien/mal, 0/1, blanc/noir, gentil/méchant, or, à y regarder de plus près, nous nous apercevons bien vite que cette bipolarité se révèle beaucoup plus complexe que cela en nous offrant, dans une observation plus rigoureuse, les solutions aux problèmes qu’elles avaient créé.
    Il en est ainsi des éoliennes qui, dans sa forme la plus classique, posent d’énormes problèmes écologiques en tuant chauve-souries et oiseaux passant derrière ces appareils.
    De nouvelles formes, déjà existantes, plus efficaces et moins bruyantes, bien que plus petites, devraient au plus vite remplacer ces engins anciens qui, de plus, ne se révèlent pas vraiment d’une grande efficacité.
    Il en est ainsi des vaccins et des centrales nucléaires.
    Comme le dit le dicton:
    “Un couteau n’est en soit ni bon, ni mauvais, mais le prendre par la lame est une absurdité!”
    J’y rajouterais que de se débarrasser des couteaux parce que ces outils peuvent tuer un homme serait tout autant absurde!


  29. Aguilar Le 16 mai 2015 à 23h58
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    Il est passé où le plutonium?
    moi je me baigne dans la Loire comme de nombreuses personnes. ..
    La Loire est pompée pour la consommation humaine, pour arroser les champs et des jardins…
    et donc il n’y aurait eu aucun impact?
    Il faut une enquête sérieuse pour que l’on sache
    J’ai un pote qui a bossé à la centrale de chinon, depuis c’est un fervent anti nucléaire, et il m’a raconté que des conneries il y en a eu bien plus que ce que l’on sait comme des stockages à l air libre par exemple…


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