Les Crises Les Crises
8.avril.20208.4.2020 // Les Crises

Symptômes du Covid-19 : une étude montre trois types d’évolution de la maladie

Merci 301
J'envoie

Source : Le Parisien, Marc Payet

Une étude publiée dans The Lancet, réalisée sur les cinq premiers patients atteints par le coronavirus hospitalisés en France, constate qu’il existe trois tableaux cliniques différents d’évolution de la pathologie.

Une nouvelle étude, publiée dans la prestigieuse revue The Lancet Infectious Diseases, apporte des précisions sur trois différentes possibilités d’évolution des tableaux cliniques du nouveau coronavirus. Elle porte sur les cinq premiers cas de Covid-19 identifiés en France, et en Europe, entre le 24 et le 29 janvier, admis à l’hôpital Bichat à Paris et au CHU de Bordeaux (Gironde).

Elle a été réalisée par les équipes du service des maladies infectieuses et tropicales de ces deux hôpitaux, en collaboration avec les chercheurs d’Université de Paris, de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, des Hospices civils de Lyon, du CNRS – UMR 5308, Ecole normale supérieure de Lyon et de l’Université Claude-Bernard-Lyon.

Initialement détectés par l’Institut Pasteur, ces cas concernent trois hommes (âgés de 31 ans, 48 ans et 80 ans) et deux femmes (âgées de 30 ans et 46 ans), tous d’origine chinoise, qui avaient voyagé en France depuis la Chine vers la mi-janvier. « En dépit du nombre très limité de patients, les travaux menés, qui ont fait l’objet d’une publication le 27 mars 2020 au sein de la revue The Lancet Infectious Diseases, ont permis d’identifier trois types très différents de présentations cliniques », écrit l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) dans un communiqué.

Parfois une aggravation vers 10 jours

« Le premier type est une présentation clinique frustre, très peu symptomatique, avec évolution spontanée rapidement favorable malgré une forte présence de virus SARS-CoV-2 au niveau nasopharyngé dès le début de la maladie ».

« Le deuxième type de présentation comprend deux phases. Avec une phase initiale rassurante et une aggravation secondaire environ 10 jours après le début de la maladie, malgré une diminution de la charge virale au cours de cette période dans les échantillons nasopharyngés ».

« Le troisième type est une présentation grave d’emblée évoluant rapidement vers une défaillance multiviscérale avec une charge virale élevée persistante dans les voies respiratoires inférieures et supérieures et la détection de virus dans le plasma ».

Grave d’emblée chez le patient âgé

L’étude ajoute que ces trois différents tableaux cliniques sont apparus chez des profils de patients assez distincts : « la forme frustre chez les deux patientes, la forme bi-phasique chez les deux patients jeunes et la forme grave d’emblée chez le patient âgé ».

« Malgré le temps écoulé et les événements passés depuis la description de ces premiers cas, cette typologie des différentes présentations cliniques semble se confirmer au travers de l’expérience clinique de la phase épidémique. Elle paraît intéressante pour mieux comprendre l’histoire naturelle de la maladie COVID-19 et contribuer à la prise en charge thérapeutique adaptée à chaque situation », estime, dans un commentaire cité dans le communiqué, Le Pr Xavier Lescure, premier auteur de cette étude, adjoint du Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat, et dernier auteur de cette étude initiée sous l’égide du réseau REACTing.

Source : Le Parisien, Marc Payet

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Fabrice // 08.04.2020 à 08h01

Je crains que souligner une étude sur 5 patients et dénigrer d’autres sur 8 patients ne soit pas très pertinent non plus.

43 réactions et commentaires

  • Fabrice // 08.04.2020 à 08h01

    Je crains que souligner une étude sur 5 patients et dénigrer d’autres sur 8 patients ne soit pas très pertinent non plus.

      +81

    Alerter
    • Rots // 08.04.2020 à 09h02

      Pour le coup, on est ici dans de l’observation….
      Cette étude n’a pas pour but la démonstration.
      Elle est très intéressante car elle nous apprend quelque chose: que l’on encore beaucoup à apprendre.

      Faire preuve d’humilité, la base en science et encore plus en médecine.

        +18

      Alerter
    • VincentL // 08.04.2020 à 10h37

      Bonjour,

      Mon humble avis :
      C’est des tableaux cliniques.
      Il suffit de constater au moins une fois une évolution pour dire qu’elle est possible.

      C’est pas des stats, ils n’ont pas donné le pourcentage de tel ou tel tableau clinique versus un facteur à mettre en évidence.

        +7

      Alerter
    • Vincent // 08.04.2020 à 12h37

      Il y a des articles qu’on appelle « case report ». Qui se font souvent sur un seul patient. C’est le cas ici. L’objectif est de décrire ce que l’on voit pour donner des idées pour la communauté des chercheurs.
      Et il y a des études sur cohortes, qui ont vocation à fournir des chiffres fiables. Et pour lesquelles la taille de l’échantillon est fondamentale.

      Il ne faut pas mélanger.

        +7

      Alerter
      • Bigtof // 08.04.2020 à 22h14

        Oui, et j’imagine que ces case reports sont particulièrement importants pour des affections ou des pathologies rares afin ,en effet, de documenter ces cas pour d’autres.
        On ne peut pas dire en la circonstance que les cas soient rares !!

          +1

        Alerter
        • Zenobie // 09.04.2020 à 07h44

          Ils l’étaient au début… Ìl s’agit d’un virus inconnu.

            +0

          Alerter
  • jmathon // 08.04.2020 à 08h06

    Une question principale me semble se poser :

    Une « étude » sur cinq patients (en particulier au regard de la diversité des profils des patients) permet-elle vraiment de dégager une « typologie » ?

    Il conviendrait de lire l’article du Lancet pour voir si les « intentions » de l’étude y sont présentées.

    Plus généralement, les intentions des rédacteurs d’articles (qu’ils soient scientifiques ou non) gagneraient à être présentées dans l’article lui-même ne serait-ce que pour donner une idée au(x) lecteur(s) du point de vue duquel le(s) auteur(s) s’exprime(nt).

      +8

    Alerter
    • jmathon // 08.04.2020 à 08h20

      Je rajoute à mon commentaire (charité bien ordonnée…) l’intention qui a présidé à son écriture sous la forme d’une question qui me semble ouverte: est-il pertinent d’utiliser le « sensationnel » dans la forme utilisée, en particulier si un des objectifs est d’en dénoncer l’usage ?

      questions subsidiaires:
      Si le réponse est oui, conviendrait-il alors d’en préciser le but ?
      Le véritable but de l’usage du « sensationnel » pourrait-il être de masquer les intentions de l’auteur (même à lui-même) ?

        +10

      Alerter
  • Bisounours // 08.04.2020 à 08h09

    Intéressant donc. Une étude sur 5 cas suffit pour prendre en compte les résultats quand il s’agit de l’institut Pasteur mais non quand la provenance est marseillaise – les commentaires sont alors confinés sans possibilité de rectifier les erreurs du post.

      +36

    Alerter
    • Cabaret Voltaire // 08.04.2020 à 12h32

      Ce sont les premiers patients français d’origine chinoise. Ici, il ne parle pas de « cures ». Il parle de « l’évolution » de la maladie. Il est possible de suivre la propagation du virus grâce à des modifications de son code génétique. De nombreuses agences de santé séquencent le code génétique de la covid. Le projet s’appelle Nextstrain et il construit la façon dont le virus a été transmis à travers le monde et, en passant, à connaître l’arbre généalogique du virus. Nextstrain a enregistré 1 495 génomes du coronavirus COVID19, soit 1 495 variations de la maladie dans le monde. En Espagne, nous pouvons savoir comment cela est arrivé ici. Et l’on sait aussi qu’il était « caché » entre les gens, des mois avant « l’explosion ». Je vous recommande de lire le rapport de l’Institut des hautes études de Vienne du 19 mars qui a recueilli des conclusions effrayantes.

        +6

      Alerter
  • Ecce Homo // 08.04.2020 à 08h49

    Ça alors, on retrouve sur cette étude de 5 personnes, toutes chinoises, le Pr Lescure qui qualifiait l’étude de Raoult de « honte scientifique ».

      +28

    Alerter
    • Ban // 08.04.2020 à 13h10

      Vous ne comprenez pas la différence essentielle entre une étude d’observation, qui consiste simplement a décrire des évolutions possibles de la maladie, et une étude de test d’une médicamment qui vise a prouver l’efficacité de la substance par des tests statistiques?? La taille de l’échantillon est important quand on a recours a la statistique, alors qu’un travail descriptif ne nécéssite pas d’analyse statistique particuliere.
      Ils seraient bon que ceux qui ont décidé de croire Raoult contre vents et marrées s’arment un peu plus en termes d’esprit critique. Que vous vouliez croire coute que coute en l’efficacité miraculeuse de la chloroquine est une chose, mais évitez de faire des comparaisons qui n’ont strictement aucun sens pour servir votre position. Je dis ca pour vous car ce genre de confusions élémentaire ne sert pas votre cause, bien au contraire, ca donne juste l’impression que vous ne pipez absolument rien a l’objet de la discorde dans le cas Raoult.

        +7

      Alerter
      • Zenobie // 09.04.2020 à 07h48

        Ce type de réflexion (celle de Eccce Homo) montre bien à quel point 1) on a besoin de croyance. Une nouvelle religion est née = le raoultisme et 2) nombre de commentateurs n’ont aucune culture scientifique et confondent tout, ce qui les porte à croire (cf. le 1)…

          +4

        Alerter
    • Bigtof // 08.04.2020 à 13h45

      Je vais résumer l’étude exceptionnelle de qualité ci-dessus :
      Il a a 3 catégories :
      – Les pas malades
      – Les très malades tout de suite
      – Les pas très malades qui deviennent très malades plus tard.
      Il est certain que cette étude en a beaucoup appris au personnel hospitalier mondial qui lutte au quotidien !
      Nous les remercions.

        +10

      Alerter
      • pong // 08.04.2020 à 18h12

        Eh oui, mais ça pourrait être différent. Pour Ebola par exemple, il n’y a à ma connaissance qu’un seul tableau clinique donc ça n’enfonce pas des portes ouvertes. Ca ne prétend par dire quelque chose surprenant. Ca décrit, c’est tout, et c’est utile.

          +3

        Alerter
  • gotoul // 08.04.2020 à 08h59

    Sur ce sujet, m’étonnerait qu’il n’y ait pas d’études chinoises pertinentes basées sur des centaines de cas, éditées en Chine dans des revues, malheureusement beaucoup moins « prestigieuses » que The Lancet.

      +11

    Alerter
    • Fritz // 08.04.2020 à 17h43

      « Une nouvelle étude, publiée dans la prestigieuse revue The Lancet Infectious Diseases… »
      – Dis papa, c’est quoi une revue pres-ti-gieuse ?
      – C’est une revue anglophone contrôlée par des anglophones.
      – Alors les Chinois ils n’ont pas de revue prestigieuse ?
      – Tu as compris mon enfant.

        +8

      Alerter
  • Brigitte // 08.04.2020 à 09h06

    C’est une plaisanterie ? faire une étude épidémiologique sur 5 patients et la publier dans une revue « prestigieuse » laisse pour le moins perplexe.
    Je crois que nous raclons là les fonds de tiroir de la recherche médicale, motivée uniquement par le fameux serment « publier ou périr » . D’autant que c’est un peu une lapalissade. Dans à peu près toutes les maladies infectieuse, ces 3 cas de figures sont observés, selon l’état immunitaire du patient.

      +16

    Alerter
    • Surya // 08.04.2020 à 09h13

      c’est pas une étude épidémiologique, ça s’appelle une série de cas (case series)

        +5

      Alerter
      • Brigitte // 08.04.2020 à 11h21

        Oui c’est vrai mais le terme d’étude est vraiment abusif. Le dernier paragraphe de l’article fait un peu sourire (jaune) quand on découvre le nom des auteurs….

          +4

        Alerter
        • Ban // 08.04.2020 à 13h13

          Euh non, étude est un terme tres géneral en science, qui n’implique pas forcément de recours aux statistique. S’il vous plait évitez de ramener Raoult sur tous les sujets et de sur-interpréter chaque article, meme ceux qui n’ont absolument rien a voir avec cette polémique.

            +6

          Alerter
          • Séraphim // 09.04.2020 à 04h50

            Haha! Vous ne trouvez pas que c’est vous qui « ramenez » le nom interdit ? J’ai failli l’insuffisance respiratoire à rire ainsi! Ah, vous avez détectė l’in-ten-tion sans doute?
            Le nom à ramener ici, c’est Lescure. Tu t’appelles Lescure, tu aboies dans un micro et c’est du miel, tu publies dans The Lancet et c’est le Nobel. Bien sûr qu’un cas d’observation est souvent, si ce n’est suffisant, du moins déterminant (un seul martien suffit à prouver la vie extraterrestre). Le seul Joseph Meister a prouvé la justesse du procédé de Louis Pasteur etc.
            Comme, ici, un seul cas suffit, la re-publication d’un article banal d’une part, le lapsus de votre commentaire d’autre part, pour prouver le procès d’intention systématique

              +0

            Alerter
            • Ban // 09.04.2020 à 11h19

              Au temps pour moi, j’ai été induit en erreur par le terme « étude épidémiologique », ce qui est absolument incorrect dans ce cas, mais il est vrai que Brigitte n’a pas nomémment mentionné la polémique Raoult. Mea culpa donc!
              Cependant Monsieur Séraphim, soyez sérieux deux minutes: vous avez sans doute lu la majorité des commentaires antérieurs a celui de Brigitte sur ce fil. Vous savez donc pertinemment qu’il n’est pas tres juste de m’attribuer la responsabilité d’orienter la conversation vers la polémique Raoult, et vous avez sans doute tout a fait compris les raisons de mon prétendu « lapsus ». Difficile de parler de proces d’intention systématique dans de telles conditions, en revanche je peux tout a fait pointer du doigt votre colossale mauvaise foi.

                +2

              Alerter
    • Blabla // 08.04.2020 à 09h25

      The Lancet est une revue à double entrée :
      – à comité de relecture par des pairs pour la plupart des publications scientifiques
      – à jury éditorial dans certains cas : on l’a vu il y a plus de 20 ans pour un article validant l’homéopathie (utilisée par la famille royale d’Angleterre) malgré un protocole douteux.
      Le magazine a depuis publié d’autres études ramenant l’homéopathie à un effet placebo avec des protocoles plus fiables (j’ignore si les Windsor ont depuis changé de médecine)

      Je vous invite donc à vous méfier également de certaines revues scientifiques, prestigieuses ou pas, dont les intérêts économiques peuvent interférer avec la Science

        +12

      Alerter
  • Alfred // 08.04.2020 à 09h45

    Conclusion de l’étude: les femmes au travail (car très peu atteintes – premier groupe), les hommes au bistrot (pas trop sortir / peut être grave même pour les jeunes) et les vieux enfermés à double tour (troisième groupe-c’est toujours grave).
    Bravo! Il faut absolument arrêter les études genrees si on ne veut pas revenir 50 ans en arrière. 😉

      +12

    Alerter
  • Loxosceles // 08.04.2020 à 10h59

    5 patients et on va taper sur une étude qui en compte 20… Ah mais c’est le Lancet, ça ne change pas tout ? Tirer des généralités sur le fait qu’un patient parmi 5 a eu une aggravation au bout de 10 jours a largement participé à la peur chez les personnes atteintes d’une forme bénigne, comme c’est arrivé dans mon entourage. Peur qui affaiblit le système immunitaire, et conduit par ailleurs certaines personnes au suicide (plusieurs cas ont déjà été relevés). Pourtant cette aggravation semble vraiment rare. Mais ça c’est vraiment de la science, donc ça excuse tout.

      +9

    Alerter
    • Emile // 08.04.2020 à 12h17

      Quand on voit les témoignages des personnes ayant eu la forme « bénigne », ça ne fait quand même pas envie. Tatiana Ventose a publié une vidéo hier alors qu’elle sort doucement de 15 jours de cette forme « bénigne ». Essoufflée toutes les deux phrases, impossible de faire le moindre effort sans s’écrouler.
      Quand on voit dans quel état la forme « bénigne » met une personne jeune et sportive, on a du mal à imaginer la forme sévère. Franchement, je comprend que les gens ayant des problèmes de santé soient en panique.

        +4

      Alerter
      • Loxosceles // 08.04.2020 à 13h32

        Et donc il faut favoriser cette panique ? J’ai parlé plus haut des gens qui se suicident quand ils chopent la maladie à cause de ça et de la peur de transmettre la maladie. Toutes les formes, même bénignes, ne se valent pas… Certains ont juste le nez qui coule, certains ont de véritables difficultés respiratoires, d’autres sont entre les deux. Bref les réactions à la maladie vont d’un continuum allant de la mort à pas de symptômes du tout. Et je n’ai pas envie de l’attraper non plus, ayant quelques troubles chroniques et ayant passé un mauvais quart d’heure avec la grippe l’an dernier, mais je me refuse à propager la peur qui n’apporte rien à personne, à moins de considérer que les gens ne peuvent réagir qu’avec la trouille. Or on voit bien que l’immense majorité des gens respectent les consignes, trouille ou pas.

          +4

        Alerter
        • Séraphim // 09.04.2020 à 05h09

          Exact. Continuum. Et pas du tout 3 types. On reconnaît, même sur cette « étude », les obsédés de la classification. Vous font ce qu’ils savent faire, des tableaux excel, même s’il n’y a qu’une ligne et 3 colonnes, sont contents!

            +0

          Alerter
      • calal // 08.04.2020 à 13h48

        a priori, les organismes sont traditionnellement immuno deprime en europe du fait du manque de luminosite et de vitamines a la fin de la periode hivernale.
        Il faut se mefier de la qualite nutritionnelle des fruits et legumes que l’on achete. Il semble bien que l’on achete en fait que de l’eau distillee mis dans des fibres vegetales lorsque l’on mange la plupart des fruits et legumes disponibles dans les commerces en occident.
        Normalement,vous ne devriez pas pouvoir manger 3-4 fruits a la suite sans avoir un sentiment de satiete s’ils sont « nourrissants ».

          +3

        Alerter
  • Gilbert // 08.04.2020 à 11h50

    fiat lux ! merci Le Parisien ; pas d’autre commentaire!

      +3

    Alerter
    • Bigtof // 08.04.2020 à 14h00

      Si, quand même un ! Merci les-crises.fr pour cette info vitale donnée par les grands contempteurs de Raoult !
      Critiquer les études de l’IHU et mettre en avant, celle-ci, là, je dis chapeau !

        +12

      Alerter
  • Arcousan09 // 08.04.2020 à 17h48

    Encore un site qui ne possède aucune notoriété qui ose faire de l’expérimentation « sauvage »
    Autant d’audace face aux certitudes absolues de ce qui nous tient lieu de « gouvernement »

    « GUSTAVE ROUSSY
    C’est pourquoi nous lançons
    aujourd’hui l’étude clinique de phase II :
    ONCOVID
    Cette étude d’envergure nationale, puisqu’elle associe 10 hôpitaux de notre pays, promue par Gustave Roussy, va nous permettre de tester l’efficacité d’une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine sur une cohorte de 1 000 patients atteints d’un cancer et touchés par le Covid-19, mais aussi d’évaluer les effets indésirables potentiels. Si les résultats sont positifs, ce traitement spécifique permettra ainsi de sauver de nombreuses vies. »

    Mais que font les fameux experts !!!

      +0

    Alerter
    • Zenobie // 09.04.2020 à 08h13

      Voici la présentation de l’essai ONCOVID sur le site de l’IGR : « Promu par Gustave Roussy, cet essai a pour objectif de déterminer la prévalence et l’incidence sur trois mois du SARS-CoV-2 chez les patients atteints d’un cancer et d’évaluer le taux de mortalité de la maladie par Covid-19 chez les patients cancéreux ; plusieurs bras de traitement dont un basé sur la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine sont à l’étude. »
      https://www.gustaveroussy.fr/fr/la-recherche-de-gustave-roussy-mobilisee-contre-le-covid-19

      Le résumé est plutôt différent de ce que vous en dites: c’est d’abord une observation de patients atteints de cancer ET de Covid 19 et l’évaluation de PLUSIEURS traitements, dont HCQ + AZT.

        +0

      Alerter
  • Pegaz // 08.04.2020 à 18h24

    A ces 3 types d’évolution il se pourrait que la médecine aie besoin, non d’une thérapie unique mais de plusieurs ?

    A la lecture de cette publication, je m’étonne : 1) des dates entre les soins et sa publication. – 2) comment ont ils pu se procurer cet antiviral de laboratoire (Remdésivir) ? – 3) Ces soins et l’usage du RMD ont-ils fait l’objet de dérogations ?

    Etonné également à la liste complète des signataires et co-signataires, ainsi que celle des « Déclaration d’intérêts »

    Le 26 février, 5 des signataires de la publication du 27 mars, ont également publiés.
    https://link.springer.com/article/10.1007/s00134-020-05967-x

    J’ai noté qu’au Chap. « Treatment » l’appel à un usage compassionnel (expanded access) qui vise le Remdésivir « are under investigation and may be considered for compassionate use in severely ill patients [8] », renvoie à une autre publication pour justification. En prenant connaissance de cette dernière il apparaît qu’à « Déclarations éthiques » y est stipulé : A.C.S. a reçu un contrat de Gilead Sciences pour soutenir les études d’efficacité in vitro et in vivo rapportées ici. Ces auteurs […] etc…!
    https://www.nature.com/articles/s41467-019-13940-6

      +2

    Alerter
    • Bigtof // 08.04.2020 à 19h14

      Ben, si.
      1.500 $ le traitement par personne, c’est compassionnel…

        +2

      Alerter
  • antoniob // 08.04.2020 à 22h36

    euh? cet article de revue prestigieuse blablabla enfonce les portes ouvertes…

    Ici en Norvège cela fait un moment que des gens ayant été testé positifs et malades ont été interviouvés , et leurs expériences recoupent les deux premiers cas (le 3ème cas au cimetière…). De fait la plupart ont été dans un état plus ou moins atypique de grippe ou rhino-pharyngites, avec plus ou moins de fièvre, certains ont été mal puis bien puis très mal, avec besoin d’oxygénation puis guéris mais avec période de convalescence avec insuffisance respiratoire partielle, certains gravement atteints avec séquelles pulmonaires. Il est supposé que beaucoup plus de gens sont atteints par le virus mais sans autre forme de trouble qu’une grippe ou « crève ».
    J’ai moi-même eu quelques jours une sorte d’état grippal atypique jamais eu auparavant: sans toux ni sécrétions et avec deux jours de gêne sur la poitrine avec souffle partiel que j’interprète comme un symptôme bronchique, sensation d’inflammation du pharynx,puis retour progressif spontané à la normale. Jamais eu de « crève » ainsi.
    Or: en Norvège la consigne est d’appeller le service de santé pour RDV uniquement si on est en difficulté respiratoire, car services débordés. Les toubibs évaluent au téléphone mais ne reçoivent pas sinon. Donc, il y a une population ayant eu la maladie sous forme bégnine et rétablie (à 100%?). Pas auscultés pas testés. Autant de cas perdus pour la science.

      +3

    Alerter
    • antoniob // 09.04.2020 à 13h11

      pour donner une idée de ce à quoi aboutit l’absence de capacité pour des tests massifs et donc à la base, manque de capacité de prise en charge de la population par le corps médical, en clair se rendre chez le médecin qui évalue et/ou établit l’ordonnance nécessaire pour être redirigé vers les tests.
      Le ministère de la santé en Norvège a mis une page en ligne sur son site, où les gens peuvent s’enregistrer eux-mêmes en décrivant ce qu’ils pensent être leurs symptômes possibles qui les font douter s’ils ont ou non le corona:

      https://helsenorge.no/koronavirus/koronasmitte

      il est indiqué qu’ils ne seront pas contactés par les services médicaux, mais que cela aide l’Institut de la Santé à cartographier la population qui aurait pu être malade. ????
      Bref, de la statistique à la petite semaine, sans données vérifiables ni cadre rigoureux de collecte de données.
      Implicitement cela montre bien que les autorités et les gens, ont conscience que beaucoup font la maladie sous forme bégnine. Mais sans examens de tous ces cas, qui n’auront plus rien lorsque le gros de l’infection létale pour d’autres sera passé, c’est autant de données d’étude expérimentale de terrain qui disparaissent.

      Par défaut les norvégiens ne consultent pas en cas de petites maladies des voies respiratoires, car c’est censé passer en deux ou trois semaines de soi-même. Le côté positif est la quasi-absence de prescription d’antibios. La sous-médicamentation est invoquée comme facteur de mortalité plus basse (pas de multirésistance).

        +0

      Alerter
  • Phil1403 // 09.04.2020 à 03h47

    Sérieux, j’ai l’impression qu’on arrête pas de re inventer la poudre en ce moment… 😅
    Et que nos éminents spécialistes ne prennent pas vraiment connaissance des études réalisés en Chine.
    Par ailleurs, je vois très peu de comptes rendus de résultats scientifiques internationaux dans la presse et aucune qui proposent une mise en perspective des acquis récents.
    Enfin, pour ceux qui lisent l’anglais, je recommande une revue thaï
    https://www.thailandmedical.news/
    Elle a ses défauts, mais elle a quelques qualités majeures : réaliser une veille scientifique, ouverte aux travaux US et chinois, citer ses sources et proposer une réflexion structurée et cohérente, qui distingue faits et hypothèse, et explicite ses partis pris.

      +1

    Alerter
    • gracques // 10.04.2020 à 09h47

      Pourriez vous en faire la traduction pour les crises ?

        +0

      Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications