Source : Graham E. Fuller, Consortium News, 05-06-2017

La fureur contre le comportement du Président Trump et l’hystérie contre la Russie dissimulent l’érosion à long terme plus significative de l’influence mondiale des U.S.A., due aux guerres interminables au Moyen-Orient, fait remarquer l’ex-responsable de la CIA Graham E. Fuller.

Le style ignorant, rustre et grossier de la politique étrangère du Président Trump monopolise notre attention, suscite notre indignation. Mais le drame du chaos diplomatique qu’il sème durant ses voyages à l’étranger nous empêche également de reconnaître les problèmes plus graves de la politique états-unienne – des tendances négatives profondes qui datent d’avant Trump.

Le Président Donald J. Trump et la Première dame Melania Trump se sont rendus à Bruxelles, Belgique pour la quatrième étape de leur premier voyage à l’étranger. Le Président Trump a rencontré des chefs d’états du monde entier avant le sommet de l’OTAN à Bruxelles. (Photo de la Maison Blanche)

Se concentrer sur les dernières déclarations grossières de Trump encourage la croyance apaisante que les problèmes actuels sont tous de son fait. En d’autres termes, si nous n’avions pas Trump, les États-Unis se retrouveraient dans la position confortable de leader reconnu, respecté et indispensable du monde.

La triste vérité est que nous pouvons donner libre cours à notre colère autant que nous le souhaitons, le bon vieux temps ne reviendra pas. Ce serait vraiment un immense soulagement si nous pouvions attribuer le gâchis actuel de notre politique étrangère à l’incompétence d’un individu.

Le Président Obama posait le problème inverse : son style intelligent, charmant, sophistiqué et cultivé nous a induit à croire que tout devrait bien se passer sur le plan de la politique étrangère en ayant la bonne personne en charge. Mais en réalité, la nature gratifiante du style d’Obama cachait également sur de nombreux plans les problèmes cruciaux qu’il n’a pas réussi à traiter ou qu’il a traités de façon incorrecte.

Les scandales de Trump sont trop nombreux pour être tous traités : je voudrais ici me concentrer particulièrement sur le brouhaha récent au sujet de l’OTAN et sur la destruction présumée par Trump de « la fiabilité » de l’Amérique en tant que partenaire en Europe.

J’écris ceci également avec une inquiétude extrême devant la débauche sans précédent d’hystérie américaine – il n’y a pas d’autre mot – au sujet de Poutine et de la place de la Russie dans le monde.

La déclaration de l’expert soviétique en politique étrangère américaine, Georgi Arbatov à un diplomate américain à propos de l’effondrement de l’URSS revient me hanter : « Nous allons vous faire une chose terrible, nous allons vous priver de votre ennemi ». En effet les États-Unis se débattent depuis lors.

Trump a carrément demandé à l’UE d’assumer une plus grande part de la charge de l’entretien de l’OTAN. Et il n’a pas tort. En effet, l’UE devrait prendre beaucoup plus de responsabilités sur les questions de sécurité mondiale, pas tant financièrement qu’en déterminant, par elle-même pour une fois, ce qu’elle appréhende comme ses propres problèmes de sécurité et la manière de les gérer.

La vision de l’Europe

Dans le monde post-soviétique d’aujourd’hui, la réalité est que pour sa plus grande part, la culture politique européenne ne partage plus instinctivement les perspectives américaines sur les affaires mondiales. Les États-Unis sont de plus en plus mus par une approche essentiellement sécuritaire – et militaire – pour gérer les crises internationales. Cette tendance à la militarisation de la politique étrangère américaine augmente de manière fulgurante, en particulier depuis le 11 septembre. L’Amérique excelle dans la « perception de la menace », c’est ce qui garantit les affaires des cabinets stratégiques et des industries de l’armement américains.

Le président russe Vladimir Poutine s’adresse à l’Assemblée générale des Nations Unies le 28 septembre 2015. (Photo de l’ONU)

Allons un peu plus loin : malgré les nombreux cris d’orfraie à Washington, la Russie ne peut tout simplement pas être considérée comme « la plus grande menace pour la sécurité et le bien-être américains ». La plus grande menace, ce sont les guerres américaines ininterrompues et leurs conséquences.

Le choix par Washington de moyens en priorité militaires pour traiter les tendances radicales contemporaines dans les sociétés musulmanes a non seulement échoué à les résoudre, mais les a manifestement exacerbées. Contre les musulmans radicalisés, nous luttons sur plus de fronts que jamais.

Pourtant, ces multiples guerres américaines simultanées grèvent le budget, s’approprient le financement des infrastructures sociales, maintiennent une culture de la peur et stimulent la croissance de l’état sécuritaire. Et oui, cela empire sous Trump.

Il suffit de regarder les coûts. Les États-Unis souffrent de l’écart le plus massif entre les riches et les pauvres de tous les pays du monde développé. Cet écart produit non seulement des difficultés économiques, mais corrode l’unité sociale, stimule la colère, l’amertume, les divisions et nourrit les attitudes paranoïaques qui sont directement responsables, en tout premier lieu, de l’élection de Trump.

Il n’y a aucun signe que ne se relâche l’insatiable engouement américain pour des guerres ininterrompues, bien au contraire. De nouvelles crises apparaissent partout ; il n’y a pratiquement pas de zone du monde qui ne requière à un moment donné un « leadership américain urgent » pour préserver les « intérêts vitaux » américains.

Mais cette vision de ce qui constitue les « intérêts vitaux » de l’Occident n’est plus largement partagée en Europe. Et il est tout à fait extraordinaire qu’il n’y ait aucune discussion à aucun moment dans les campagnes électorales des États-Unis ou dans les médias mainstream pour contester le budget militaire.

Pour la majeure partie de l’Europe, la Russie n’est pas, de près ou de loin, le plus grand défi pour sa sécurité et son bien-être. Les flux massifs de réfugiés, l’immigration et les tensions intérieures qui en résultent, les coûts de l’intégration des réfugiés et même l’extrémisme musulman sont les véritables défis.

Pouvons-nous vraiment croire que les interventions militaires américaines dans le monde musulman au cours des dernières décennies – qui ont entraîné la mort d’au moins deux millions de musulmans – n’ont pas créé de solides bases pour les réactions violentes actuelles ?

Les priorités de l’UE

Au delà des problèmes de sécurité, l’UE fait également face au besoin urgent de réformer sa bureaucratie économique pour aborder de manière plus juste et équitable les problèmes économiques et sociaux de l’Europe. L’UE met ici sa plus haute priorité pour la préservation de sa tranquillité domestique, alors que les États-Unis ne le font pas.

Le président russe Vladimir Poutine avec la chancelière allemande Angela Merkel le 10 mai 2015 au Kremlin. (Photo du gouvernement russe)

Affamer les budgets sociaux et économiques de l’Europe pour soutenir des dépenses militaires plus importantes n’est pas productif. L’Europe le sait. La sécurité globale est mieux servie en préservant l’ordre social et économique de l’Europe plutôt qu’en dépensant de l’argent pour s’armer sur ordre des États-Unis contre une éventuelle menace militaire russe.

Considérons la menace militaire russe. Le budget militaire des États-Unis est à lui seul supérieur à la somme des huit budgets militaires suivants cumulés (comprenant ceux de la Russie et de la Chine). La Russie est un pays pauvre avec un budget militaire modeste. Bien sûr, les chiffres ne sont pas tout, et les think-tanks américains font des heures supplémentaires pour élaborer des scénarios créatifs sur la façon dont la Russie peut encore réellement vaincre les États-Unis dans un conflit européen, justifiant ainsi des budgets militaires américains toujours plus importants.

Mais que pensons-nous que la Russie va réellement faire ? Envahir l’Europe ? En réalité, la Russie ne menace sérieusement l’UE à aucun égard, comme l’admettent les observateurs européens les plus mesurés. Il est intéressant de voir combien de fois la Russie a effectivement envahi l’Occident. On peut dire deux fois en deux siècles – et les deux fois en réponse directe à des invasions européennes au cœur du territoire russe.

La première s’est produite sous les guerres napoléoniennes au début des années 1800. Napoléon, dans le cadre de ses campagnes pour conquérir la plus grande partie de l’Europe, a imprudemment envahi la Russie en 1812. Comme les Français ont été incapables de trouver un engagement militaire sérieux avec l’armée russe en retraite stratégique, même aux portes de Moscou, les Russes, aidés par le « Général Hiver », comme le dit Tolstoï, ont pourchassé Napoléon dans sa retraite à travers l’Europe centrale.

À ce moment-là, l’armée russe a rejoint la grande coalition européenne contre Napoléon en Europe. En effet, le désastre de Napoléon en Russie a été un tournant pour la guerre de l’Europe contre Napoléon. L’armée russe est ensuite promptement rentrée chez elle.

La deuxième invasion russe de l’Occident a eu lieu dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Ici, comme nous le savons, Hitler avait fatalement décidé d’envahir la Russie, où il a répandu la destruction, la famine et la mort. L’Union soviétique, au prix ahurissant de plus de 25 millions de morts russes au cours de cette longue guerre, a finalement reconduit Hitler en Allemagne.

Vaincre les nazis

La Russie a œuvré plus que tout autre pays à la destruction de la Wehrmacht d’Hitler. Et les alliés de l’Ouest ont apporté un soutien maximum à l’offensive de l’Armée rouge contre Hitler. Le problème était qu’après avoir reconduit les Allemands en Allemagne, les forces soviétiques ne sont pas retournées chez elles. Staline a occupé toute l’Europe de l’Est (et la Carélie) en la soumettant au rude contrôle des communistes russes et de leur idéologie, pendant plus de 40 ans.

Les troupes américaines et soviétiques se serrent symboliquement la main sur l’Elbe le 25 avril 1945, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

Ces événements représentent les deux circonstances extraordinaires d’invasion russe de l’Occident. Ces conditions ne se reproduiront pas facilement.

Bien sûr, la Russie a joué son rôle au cours des deux derniers siècles dans de nombreux petits engagements militaires à sa périphérie, dans le cadre des luttes interminables de la grande puissance européenne pour ses sphères d’influence. Mais il en est de même de toutes les batailles des grandes puissances occidentales à leur périphérie au cours des années, y compris pour les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Autriche, la Turquie et d’autres. Il n’est jamais confortable pour un petit État de vivre à proximité d’une grande puissance, où que ce soit.

L’Europe, du fait de sa proximité et de son expérience, connaît et comprend bien la Russie. Avant tout, l’Allemagne est la principale puissance qui assumera toujours la responsabilité première de la gestion des affaires russes en Europe ; la Russie et l’Allemagne après tout sont les deux grandes puissances d’Europe centrale et orientale. Ici, l’Allemagne reste compétente et sérieuse.

Depuis la chute de l’empire idéologique de l’Union Soviétique, de vastes segments de l’opinion publique allemande sont mal à l’aise avec les politiques américaines visant à pousser l’OTAN jusqu’aux portes mêmes de la Russie. De tels actes sont considérés comme une intrusion hautement provocatrice dans la sphère traditionnelle d’influence russe.

De fait, le précédent ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Frank Walter Steinmeier, s’est récemment prononcé contre ce qu’il a considéré comme des exercices de l’OTAN « provocateurs », près de la frontière russe, dans les pays baltes.

Pourtant, Washington semble programmée pour priver la Russie de sa sphère d’influence partout où elle le peut, tout en trouvant inacceptable qu’un quelconque pouvoir défie, où que ce soit, la sphère des intérêts américains. En effet, les États-Unis sont obsédés par la Russie depuis plus de deux siècles, en particulier sur le plan religieux, culturel et idéologique. (Voir la note de lecture du NYT d’un livre profondément perspicace The American Mission and the Evil Empire de David S. Foglesong.)

Maintenir à terre la Russie

Ainsi, Washington persiste dans sa propre vision stratégique selon laquelle il ne peut y avoir de jeu gagnant-gagnant avec la Russie. (Trump a réellement parlé d’essayer d’améliorer les relations, avec pour seul résultat de déchaîner sur lui la colère de tout l’establishment de sécurité des États-Unis. L’approche peu orthodoxe de Trump n’a pas aidé.)

Des jets survolent le siège de l’OTAN, où les membres de l’OTAN se sont réunis pour une réunion le 25 mai 2017 à Bruxelles. (Photo Officielle de la Maison Blanche par Shealah Craighead)

Le maintien d’un pouvoir américain écrasant et de portée stratégique mondiale, « une domination à spectre complet » en ’pentagonais’, est l’objectif stratégique américain. Mais ce n’est pas l’objectif européen ni la perception européenne d’un futur ordre mondial.

L’Europe est beaucoup plus disposée à traiter sérieusement, par exemple avec Cuba, l’Iran, la Palestine, la Chine et la Russie, entre autres. Et l’Europe a été gravement frappée par les guerres de changement de régime parrainées par les États-Unis au Moyen-Orient, comme en témoignent le terrorisme musulman et les réfugiés.

L’Europe est également bien consciente que le centre d’équilibre de l’influence mondiale s’éloigne progressivement des États-Unis (bien que certainement pas en termes militaires). Les Européens n’applaudissent pas ce changement en tant que tel, mais comprennent que la montée des autres puissances mondiales représente la réalité géopolitique future.

Ainsi, l’Europe, de son point de vue, est ironiquement dans une position beaucoup plus saine si elle assume maintenant la responsabilité principale de sa propre sécurité dans la gestion des relations politiques, économiques et sociales européennes avec la Russie.

Une fois terminée la guerre froide, l’OTAN est devenu essentiellement l’instrument principal de Washington pour exercer un contrôle dominant sur la politique de sécurité européenne. Cette situation correspond de moins en moins aux perceptions stratégiques européennes.

La grossièreté de Trump a donc finalement fourni le point de basculement vers une conception nouvelle, longtemps retardée, de l’UE concernant sa relation avec la Russie au sein des nouvelles réalités mondiales. Les responsables de l’OTAN, bien sûr, ne verront jamais les choses de cette manière. Mais cette réalité européenne ne sera probablement inversée par aucun président américain.

Et l’Europe est bien consciente que la politique de Poutine en Europe reflète directement les mesures politiques américaines contre lui. La Russie est la Russie ; le fantasme des néoconservateurs de « résoudre le problème » en se débarrassant de Poutine est dénué de toute compréhension géostratégique ou historique de la réalité. Dans le même ordre d’idées, l’Europe ne souhaite pas entrer dans une position de confrontation avec la Chine en Asie.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’occasions pour une sorte de présence militaire occidentale conjointe pour remédier éventuellement à des situations instables dans différentes parties du monde à l’avenir. Mais si l’Europe doit être enrôlée dans des opérations militaires ailleurs dans le monde, elle devra décider de manière indépendante où et comment, selon ce que dictent ses intérêts.

Le génie de l’Amérique a toujours résidé dans son soft power, une denrée qui semble malheureusement se faire de plus en plus rare.

Graham E. Fuller est un ancien haut-responsable de la CIA, auteur de nombreux ouvrages sur le monde musulman.

Source : Graham E. Fuller, Consortium News, 05-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

41 réponses à Trump et le déclin américain, par Graham E. Fuller

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 18 octobre 2017 à 07h01

C’est rassurant qu’un ancien haut responsable de la CIA ait une vision différente et plus claire de l’Europe.
Mais je suis tenté de compléter cette analyse en rappelant que la Russie est européenne et qu’elle en est la plus grande puissance.
Le clivage est-ouest de l’Europe est essentiellement lié à la vision impérialiste anglo-américaine qui n’accepte l’Europe que lorsqu’elle est sous sa domination économique, militaire et culturelle.
Les rapprochements est-ouest ont toujours été contrés par cet impérialisme qui ne peut admettre une vraie Europe dans laquelle il perdrait son “leadership”.
Ce qui peut expliquer, aussi, en partie, les guerres fratricides inter-européennes.
L’Europe profonde contrée par l’impérialisme anglo-américain qui soutient une fausse europe, celle de la division, dans le but de la dominer.

  1. DUGUESCLIN Le 18 octobre 2017 à 07h01
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    C’est rassurant qu’un ancien haut responsable de la CIA ait une vision différente et plus claire de l’Europe.
    Mais je suis tenté de compléter cette analyse en rappelant que la Russie est européenne et qu’elle en est la plus grande puissance.
    Le clivage est-ouest de l’Europe est essentiellement lié à la vision impérialiste anglo-américaine qui n’accepte l’Europe que lorsqu’elle est sous sa domination économique, militaire et culturelle.
    Les rapprochements est-ouest ont toujours été contrés par cet impérialisme qui ne peut admettre une vraie Europe dans laquelle il perdrait son “leadership”.
    Ce qui peut expliquer, aussi, en partie, les guerres fratricides inter-européennes.
    L’Europe profonde contrée par l’impérialisme anglo-américain qui soutient une fausse europe, celle de la division, dans le but de la dominer.


  2. max Le 18 octobre 2017 à 07h31
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    Lucide, si on excepte la phrase suivante qui est dite a la fin : Le génie de l’Amérique a toujours résidé dans son soft power, une denrée qui semble malheureusement se faire de plus en plus rare.
    En fait les USA ont principalement utilisé la violence depuis leur déclaration d’indépendance et même avant.
    Leur situation interne conduit certains conscients parmi eux a un constat logique, dommage (pour les USA) que ce Graham E Fuller ne soit pas écouté.


    • TuYolPol Le 18 octobre 2017 à 09h57
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      L’un n’empêche pas l’autre. Le soft power est le pilier qui permettait de stabiliser l’ensemble. C’était certainement l’élément essentiel qui leur a permis une relative tranquillité. Le prestige moral existait alors, malgré la réalité de l’emploi de la violence. Je veux dire, la part de la détestation par rapport à celle de l’admiration était supportable sinon favorable.

      C’est un vrai renversement : à présent il ne reste plus beaucoup de peuples pour lesquels les US aient un attrait moral légitime, il ne reste que la crainte et le mépris.

      À présent, effectivement, le pouvoir financier ne tient plus qu’au fil du pétrodollar, le pouvoir économique est plus qu’érodé, le pouvoir moral est sous perfusion de propagande panique, il ne reste plus que le pouvoir militaire qui fait tenir tout ça par la menace, mais c’est très insuffisant pour l’avenir et tout ce que fait l’empire empire.


      • Chris Le 18 octobre 2017 à 15h06
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        “le pouvoir moral est sous perfusion de propagande panique”
        Plutôt sous perfusion “Weinstein & consorts” ! LOL


  3. Adéchoix Le 18 octobre 2017 à 08h03
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    Au début il écrit “le bon vieux temps ne reviendra pas. ” bonne chance. Je crois qu’il faut remonter à l’époque des indiens et des chasseur cueilleurs pour ce qui est de l’Europe.


  4. Jean Le 18 octobre 2017 à 08h39
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    => ”la Russie ne peut tout simplement pas être considérée comme « la plus grande menace pour la sécurité et le bien-être américains ». La plus grande menace, ce sont les guerres américaines ininterrompues et leurs conséquences.”

    => ”Pouvons-nous vraiment croire que les interventions militaires américaines dans le monde musulman au cours des dernières décennies – qui ont entraîné la mort d’au moins deux millions de musulmans – n’ont pas créé de solides bases pour les réactions violentes actuelles ?”

    La politique américaine n est pas la conséquence mais la cause du chaos.


  5. Kopenhague Le 18 octobre 2017 à 09h08
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    je m’interroge sur le jeu que joue l’Allemagne dans ce “grand jeu”.
    La presse Allemande est semble t-il très anti Poutine également.
    Hors c’est elle qui domine l’Europe et oriente les positions européennes tant au niveau économique que vis à vis des relations avec l’extérieur.


    • LBSSO Le 18 octobre 2017 à 09h15
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      Beaucoup de points à retenir dans cet article.
      Un qui peut avoir un intérêt prochainement et rejoint votre interrogation .Extrait:

      “Mais si l’Europe doit être enrôlée dans des opérations militaires ailleurs dans le monde, elle devra décider de manière indépendante où et comment, selon ce que dictent ses intérêts.

      L’éventualité d’une “vraie” défense européenne ,sujet qui revient à la mode, (en admettant que sa constitution soit possible) aura-elle pour objectif de défendre les intérêts de ses habitants ou d’embarquer l’Europe bruxelloise dans une alliance avec les US plus poussée contre la Russie certes mais aussi directement contre la Chine ?

      Un jour viendra où l’Allemagne (partenaire de la Chine et allié des US) pris dans des contradictions stratégiques (c’est l’objectif de la diplomatie que de les assumer) devra prendre ses responsabilités(et nous aussi). Ce jour-là , l’équilibriste n’aura plus de filet.
      L’Allemagne n’est pas un simple valet complaisant des US comme je peux le lire parfois .Sinon pourquoi s’ ingéniaient -ils à l’affaiblir ?


      • Gordion Le 18 octobre 2017 à 11h58
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        La défense européenne est un ectoplasme. Et est morte et enterrée depuis le refus du Parlement allemand de ratifier le Traité de l’Elysée signé en 1963. L’un des éléments était la garantie française de placer l’Allemagne sous parapluie atomique français. Ce qui était inacceptable pour les Américains, car une défense européenne autonome face à L’URSS aurait fait apparaître les États-Unis comme force d’occupation étrangère non-européenne.
        Certes les pays européens ne soutenaient pas tous cette initiative, mais la fameuse construction européenne dont ils nous rabattent les oreilles continuellement n’a pas résisté longtemps face aux égoïsmes des politiques de l’époque et aux choix idéologique et conformiste, consistant à une soumission aux États-Unis et OTAN plutôt que de risquer une aventure avec la France..


        • LBSSO Le 18 octobre 2017 à 12h47
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          Oui et d’ailleurs on peut se demander si ,pour faire le lien avec l’autre billet, H Védrine n’a pas vu ,dans l’intervention dans ce pays , la possibilité,l’opportunité, d’une “européanisation de l’Otan”,d’où son soutien à cette opération.Terrible erreur (Audition de M. Hubert Védrine à la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat- Mardi 27 novembre 2012 ).
          https://otan.delegfrance.org/Audition-de-M-Hubert-Vedrine-a-la


          • LBSSO Le 18 octobre 2017 à 17h19
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            précision :”ce pays” ,”cette opération ” font référence à la Libye.


      • Mich Elm Le 18 octobre 2017 à 15h04
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        Allons allons, l’Allemagne est une colonie américaine depuis la fin de la Seconde guerre mondiale : aucun pays au monde sur lequel se trouvent des bases américaines ne peut être souverain.

        Le reste n’est que du remplissage, de la posture de la part des élus, cela afin de fournir aux médias vénérés par les charlies, les nouvelles qu’ils adorent lire et qui leur font croire qu’ils ” savent ” des choses…


    • some Le 18 octobre 2017 à 11h42
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      https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_f%C3%A9d%C3%A9ral_de_renseignement#Historique

      https://www.les-crises.fr/le-grand-echiquier-de-zbigniew-brzezinski/
      > La France et l’Allemagne sont deux acteurs géostratégiques clés qui, par « leur vision de l’Europe unie », (…) « projet ambitieux », (…) « s’efforcent de modifier le statu quo ». Ces acteurs sont l’objet « d’une attention toute particulière des Etats-Unis ». Cependant, on peut se poser la question de la « réelle volonté d’indépendance européenne » instiguée par ces deux pays.

      > « Le problème central pour l’Amérique est de bâtir une Europe fondée sur les relations franco-allemandes, viable, liée aux Etats-Unis et qui élargisse le système international de coopération démocratique dont dépend l’exercice de l’hégémonie globale de l’Amérique

      > Le rôle de l’Allemagne est celui du bon vassal, « bon citoyen de l’Europe, partisan déterminé des Etats-Unis » ; elle n’a jamais remis en cause « le rôle central des Etats-Unis dans la sécurité du continent ».


      • LBSSO Le 18 octobre 2017 à 13h04
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        Il est évident qu’il n’y a pas une volonté d’indépendance vis à vis des US.Mais est-ce subi ou voulu ? La partie est-elle déjà jouée ?Les circonstances historiques se répèteront-elles de la même manière ?
        J’ai déjà commenté plusieurs fois et ne souhaite pas recommencé (affaire Ukraine,Siemens,Volkswagen,écoutes, gaz, recherche germano-russe, Chambre de commerce allemande,etc.,etc.): les US font tout pour vassaliser l’Allemagne en s’appuyant sur une partie de son élite.Et d’ailleurs ils ont un dossier sur toute la classe politique allemande et son financement qu’ils ne sortent pas.Car pour l’emporter sur son rival , mieux vaut la menace que son exécution.Comme aux échecs.
        Servitude non volontaire.


    • francois Marquet Le 18 octobre 2017 à 12h37
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      Une partie de la presse allemande est aux ordres de la CIA, voir
      https://www.les-crises.fr/journaliste-allemand-presse-cia/
      Le rôle de l’Allemagne sera crucial dans les relations Europe-Russie, et ça inquiète les USA, dixit Georges Friedman
      https://www.youtube.com/watch?v=emCEfEYom4A


      • LBSSO Le 18 octobre 2017 à 17h28
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        je me permets d’ajouter que les USA s’inquiètent également car ils observent que les intérêts de l’Allemagne et les leurs divergent de plus en plus.
        Allez pour @Mich Elm et d’autres lecteurs/commentateurs , je mets cette source (que je ne partage pas mais peu importe)
        http://www.investigaction.net/fr/lallemagne-soppose-durement-aux-sanctions-americaines-contre-la-russie/
        Il est important de noter que cette tendance souterraine date bien d’avant D Trump qui n’a fait que l’exacerber.J’ignore si elle se confirmera et vers quoi elle peut aboutir mais elle est réelle.


  6. Patrick Andre Le 18 octobre 2017 à 09h42
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    La CIA est peuplée du même genre de personnes, mais sans aucune contrainte. L’officier de la CIA qui a créé le programme Phoenix, Nelson Brickham, m’a dit ceci à propos de ses collègues : « je décris le renseignement comme une manière socialement acceptable d’exprimer des tendances criminelles. Un homme qui a de fortes tendances criminelles, mais qui est trop lâche pour en être un, pourrait se retrouver dans un endroit comme la CIA s’il a un niveau suffisant de formation. » Brickham a décrit les officiers de la CIA comme des aspirants mercenaires « qui ont trouvé une façon socialement acceptable de faire ces choses et, je pourrais ajouter, d’être très bien payés pour cela ».
    http://reseauinternational.net/la-cia-70-ans-de-crime-organise/


  7. Morbihan Le 18 octobre 2017 à 10h35
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    Comment s’étonner que les USA utilisent la guerre pour assoir leur pouvoir économique et “culturel”?

    Cet état – auquel je dénie la notion de nation – âgé de 241 ans, aura été en guerre plus de 220 ans…

    Facile à vérifier sur Wikipédia, en recherchant “les guerres des états-Unis”.


  8. Julie Le 18 octobre 2017 à 11h02
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    Tsipras était à Washington hier; durant la conférence de presse diffusée sur CNN je ne crois pas les avoir entendu parler de l’EU une seule fois.
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/10/17/97001-20171017FILWWW00376-trump-recoit-tsipras-et-loue-les-efforts-de-la-grece.php


  9. theuric Le 18 octobre 2017 à 11h12
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    Les U.S.A. sont un empire qui, aujourd’hui, ne sont pas loin de leur disparition, ad minima en tant qu’empire.
    Son agressivité, tant économique que politique, désormais déconnectée de toute morale et raison, mène ce pays aux désastres.
    L’Union-Européenne, ainsi que l’O.T.A.N. ne peuvent survivre sans cette existence impériale puisque leur destin même en est inextricablement lié.
    Les structures institutionnelles, idéologique et politique, voire culturelles, de ces deux organisations ayant de socle historique et constitutif la domination impériale U.S..


    • theuric Le 18 octobre 2017 à 11h32
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      Or, la monté en puissance germanique au sein de l’U.E. pose une infinité de séries de problèmes, autant à la Russie qu’aux U.S.A..
      Personne n’a confiance dans l’hybris naturel de l’Allemagne qui peut, à un moment ou à un autre, partir dans tous les sens.
      De plus, la “construction européenne des eurorégion”, la finalité de l’U.E., a subit un clair coup d’arrêt lors du référendum catalan (quoi que nous en pensions).
      U.E., de plus, triplement verrouillé, institutionnellement, idéologiquement et politiquement, ce qui la fragilise au-delà de tout.
      Nos futures difficultés viendront de la double et concomitante disparition de l’empire et de l’U.E./O.T.A.N., ainsi que de la faillite universelle qui l’accompagnera.
      Notre difficulté présente vient de ne pas comprendre cela, de ne pas nous y préparer, ce qui représente ce qui me surprend le plus.
      Le reste n’étant que des détails.


      • EchoGmt7 Le 19 octobre 2017 à 03h06
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        Bonjour,
        Je suis en parfait accord avec vos commentaires. Hormis votre surprise sur notre incompréhension collective.
        Le verrouillage que vous évoquez est une prison, principalement conçue pour contenir l’Allemagne, et qui, comme toutes les prisons, est impossible à réformer de l’intérieur. Et à moins que l’écroulement des USA nous en ouvre les portes, nous aurons besoin d’appuis extérieurs pour nous libérer.
        Et si nous y parvenons, l’Allemagne sera encore à surveiller comme le lait sur le feu. Et arrive la question : qui pourra s’en charger, sans remettre toute l’Europe en cage?
        Je ne vois que la France, l’Angleterre et la Russie susceptibles d’être à la hauteur de la tâche. Une alliance de ces trois-là, tous européens, pourrait garantir notre sécurité, à commencer par celle des Allemands contre eux-mêmes.
        Rêve ou réalité future…? Je ne sais, mais j’y vois un des seuls moyens de contenter tout le monde. Et tant pis pour les USA. Ils auront mérité leur sort s’ils n’arrêtent pas bien vite de partir en vrille.


  10. fanfan Le 18 octobre 2017 à 11h36
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    FabriceBalanche : ‘A Truly Gordian Knot’ Awaits Trump
    “When it comes, the United States will enter a new phase of the conflict. The Syrian regime is back in full force in the east of the country, and the Iranian corridor from Iran and Iraq to Lebanon through Syria is now becoming a reality. The United States therefore faces a cruel dilemma and has the obligation to urgently define a post-IS strategy…
    Is it better to leave Syria as a winner or to enter in an uncertain confrontation with Iran and Russia ?
    https://www.thecipherbrief.com/article/middle-east/truly-gordian-knot-awaits-trump


    • Pierre Tavernier Le 18 octobre 2017 à 12h58
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      Merci pour le lien, fanfan.
      En rapport avec l’Iran, je rajoute cet article d’Alexander Mercouris :
      http://theduran.com/donald-trump-decertifies-iran-us-foreign-policy-becomes-irrational/
      Conclusion :
      “Truly in the lunatic asylum, which is what the once great American Republic has become, the inmates have taken over.”
      Vraiment, dans l’asile de fous qu’est devenu ce qui était autrefois la grande république américaine, les internés ont pris le pouvoir.


      • theuric Le 18 octobre 2017 à 13h43
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        Vous eûtes en cela de célèbres illustres.
        Pas très appréciés, allez savoir pourquoi.


      • Pierre Tavernier Le 18 octobre 2017 à 13h47
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        theuric,
        Je trouve vos trois derniers commentaires extrêmement infatués et méprisants. Quant à se faire l’éloge de l’ignorance, voilà qui ne dénote pas un grand discernement.
        Je ne vous salue pas et veuillez noter que je ne poursuivrai pas l’échange vous avez initié avec moi.


  11. SPO Le 18 octobre 2017 à 13h27
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    Au sujet, du pouvoir des USA sur ses vassaux européens.
    Revoir le documentaire édifiant de LCP d’hier soir: la guerre fantome, la vente d’Alstom a Général Électric.
    Enfin une vrai enquête journalistique…
    On y apprend que suite à la position de Dominique de Villepin a l’ONU sur la guerre en Irak, les USA avait suspendu toutes les pièces détachées militaires (heureusement cela représentait seulement 5 pour cent de l’armement français).
    Avec la détention de Alstom par Général Électric (USA), les USA peuvent bloquer toute fourniture de pièces de rechange nécessaire à nos 58 réacteurs nucléaires si la France va contre leurs intérêts, ce qu’ils ont déjà fait temporairement pour forcer EDF a renégocié leurs contrat de pièce détachés avec GE-alstom.
    MAIS SURTOUT, ce reportage décortique les étapes de l’appropriation d’alstom par GE avec l’intermédiaire de la justice américaine (procédure sur l’extraterritorialité dès lois américaines) et de politiques français (notamment un jupiterien) qui ont facilité cette main mise américaine et ont même modifié les contrats signés par Montebourg qui assuraient à minima une souveraineté et une indépendance partielle sur notre indépendance énergétique (nucléaire et même militaire/ sous marin et porte avion nucléaire.
    Dans ce documentaire, des personnes chargés du renseignement Français ne comprennent pas comment les politiques ont pu brader et mettre en jeu notre sécurité militaire et énergétique.


    • Alfred Le 18 octobre 2017 à 21h23
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      “des personnes chargés du renseignement Français ne comprennent pas comment les politiques ont pu brader et mettre en jeu notre sécurité militaire et énergétique.”
      Traduire: font semblant de ne pas comprendre.
      La trahison est avérée. Que font ces personnes à leur postes pour s’y opposer? Pourquoi Montebourg est il silencieux? Ou est la supposée “opposition”?


  12. Chris Le 18 octobre 2017 à 14h57
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    “Il n’y a aucun signe que ne se relâche l’insatiable engouement américain pour des guerres ininterrompues, bien au contraire. De nouvelles crises apparaissent partout ; il n’y a pratiquement pas de zone du monde qui ne requière à un moment donné un « leadership américain urgent » pour préserver les « intérêts vitaux » américains”
    Pour sûr, la CIA s’en occupe activement et l’état profond en vit grassement !

    “Le problème était qu’après avoir reconduit les Allemands en Allemagne, les forces soviétiques ne sont pas retournées chez elles. Staline a occupé toute l’Europe de l’Est (et la Carélie) en la soumettant au rude contrôle des communistes russes et de leur idéologie, pendant plus de 40 ans”
    Fuller n’a pas l’air de se rappeler des accords de Yalta où les vainqueurs dont les Soviétiques se partagèrent le monde en zone d’influence…


  13. samirsvet Le 18 octobre 2017 à 15h08
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    L’empire s’en gouffre de plus en plus, et une guerre civile est devant sa porte , l’écart se creuse de plus en plus entre les classes, le chômage, le sur-endettement, les crimes quotidiens, le désengagement peu à peu de ses anciens alliés ou plutôt vassaux, la perte de ses illusions au moyen orient etc… L’effondrement de l’empire est inévitable, quand à l’UE, il est appelé à suivre le même chemin , les peuples ne pourront plus supporter les néocons, ni la politique intérieure et extérieure de l’UE;


  14. christian gedeon Le 18 octobre 2017 à 16h45
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    Le déclin américain,hein? Pour être franc,j’aimerais bien être “décliné ” comme eux,moi. Comme on disait dans Astérix(aux jeux olympiques je crois),décadons,décadons,on pourra peut être rattrapper ces crétins de chez Apple,ces demeurés de chez Microsoft,ces imbéciles de chez Amazon,ces mécanos à la petite semaine de Lockheed et de Boeing…que des “déclinés ” ces gens là,hein?


    • Chris Le 19 octobre 2017 à 18h01
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      Toutes les entreprises que vous citez sont des transnationales, c’est-à-dire apatrides.
      Ne pas confondre les Etats-Unis et l’Empire.
      Que les USA, nation, s’effondre ne fait aucun doute : le niveau des services publics et infrastructures, chômage et paupérisation du pays rejoignent celui les pays en voie de développement.
      Par contre, l’Empire des oligarchies et des faux-monnayeurs qu’est l’industrie bancaire, lui survivront et tenteront par tous les moyens d’occuper, tel les coucous, de nouveaux nids.


      • christian gedeon Le 20 octobre 2017 à 15h29
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        Ah bon… je n’ai entendu ni Gates,ni Musk,ni Bezos parler d’apatridie à propos de leurs groupes…bien au contraire.


  15. Haricophile Le 18 octobre 2017 à 17h24
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    Je suis entièrement d’accord avec tous ces symptômes d’empire finissant et de ses guerres externes, et conflits civils qui (re)commencent petit à petit.

    Ce qui me fait peur c’est que cet empire finissant a de quoi non seulement éliminer la totalité de la population de la Corée sur un mouvement d’humeur des psychopathes instables qui dirigent les USA, mais aussi la totalité de la population humaine, par voie de conséquences aujourd’hui (peut-être dans un mois dit le WSWS…) ou demain.

    Cette circonstance est une première dans l’histoire de l’humanité. Et de toute manière l’écroulement de la société civile risque d’avoir des conséquences catastrophiques avec la boite de pandore chimie/extraction/nucléaire qu’on a ouvert et qu’il va être très longue à refermer même si tout se passe bien. D’ailleurs pour le nucléaire c’est jamais jusqu’à la fin de la Terre elle même.

    Il faut ajouter le changement climatique dont personne ne connaît les conséquences et surtout si on ne va pas arriver à un emballement avec un seuil de non-retour.


  16. max Le 18 octobre 2017 à 19h25
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    Pendant des siècles, deux vastes océans, le Pacifique et l’Atlantique ont protégé les USA.
    Aujourd’hui à l’ère des missiles balistiques c’est fini ou presque.
    Pour les USA, la prochaine guerre, ne sera pas comme les dernières guerres du golf contre l’Irak ou contre la Yougoslavie ou contre Afghanistan ou contre la Libye.
    Pyongyang a des missiles, avec des missiles même classiques il suffit de viser les centrales nucléaires civiles de ses voisins et des réacteurs nucléaires en Corée du Sud, il y en a 24, le Japon en a 54 de quoi polluer les deux pays, Tchernobyl puissance 100.
    Pour frapper la Corée du Nord, Trump doit être prêt, si nécessaire, à sacrifier Seoul et Tokyo.
    L es dirigeants israéliens doivent commencer à ressentir la même chose avec l’Iran qui se rapproche via l’Irak.
    Pour l’instant les USA sont donc encore tranquilles derrière leurs deux océans mais ca ne va pas durer et ils le savent.
    La Tentation est donc grande de frapper maintenant car il vaut mieux, pour certains, prendre le risque de sacrifier ses alliés que les villes des USA, espérons que le dialogue prevaudra.


    • Gordion Le 19 octobre 2017 à 05h23
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      N’avez-vous pas le sentiment que les rodomontades de Trump ne sont que les manifestations du deep state néo-con, qui a bien recadré Trump après ses propos iconoclastes sur le changement de stratégie vis-à-vis de la Russie ?

      C’est simplement impossible pour l’establishment libéral libertaire islamophile.

      Si Trump bombarde la Corée du Nord, les 35000 troupes américaines sur place seront vitrifiées immédiatement. Je ne suis pas sûr que Trump prenne ce risque. Gesticulations politiques donc, l’épouvantail nord-coréen est bien commode pour le “containment” de la Russie et de la Chine.

      Non ?


  17. Sébastien Le 18 octobre 2017 à 19h54
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    C’est tellement pratique de tout mettre sur le dos de Trump. Même si l’auteur fait mine de ne pas être dupe, il effleure à peine les responsabilités écrasantes de ses prédécesseurs, de Bush père à Bush fils, en passant par les “gentils démocrates-qui-le-font-jamais-exprès”.
    Pas si étrangement que çà, plusieurs, dont moi-même avions mis en garde dès avant les élections américaines que si Trump était élu, les “élites” américaines (dont Trump ne fait pas partie!) s’en serviraient de fusible. Et devinez quoi? C’est exactement ce qui se passe, avec la participation active du trublion en question.
    Tout était écrit d’avance pour qui sait lire. Chacun joue sa partition à la perfection.


  18. tchoo Le 18 octobre 2017 à 20h07
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    “Se concentrer sur les dernières déclarations grossières de Trump encourage la croyance apaisante que les problèmes actuels sont tous de son fait. En d’autres termes, si nous n’avions pas Trump, les États-Unis se retrouveraient dans la position confortable de leader reconnu, respecté et indispensable du monde.”

    Otez moi d’un doute, je croyais que c’était fait pour


  19. Nanker Le 20 octobre 2017 à 12h26
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    “L’un n’empêche pas l’autre. Le soft power est le pilier qui permettait de stabiliser l’ensemble”

    Le soft power n’existe pas. C’est encore un de ces bluffs dont seuls les Américains sont capables : enrober le Réel d’une couche de com et de paillettes pour cacher des réalités peu reluisantes, c’est ça le soft power.

    Obama en a usé et abusé (ah cette démarche chaloupée et ce sourire craquant qui faisaient se pâmer les journalistes français(es). Mais comme dans la fable d’Andersen le roi était cool et sexy mais il était nu. Traduction : malgré la coolitude d’Obama les USA sont dans une situation économique et géostratégique désastreuse… situation dont a hérité Trump. Il n’a même pas fini de faire l’inventaire du bilan de son prédécesseur…

    C’est sûr que 8 ans de ronds de jambes et de discours creux au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes ça laisse un vide à celui qui vous succède.


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