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12.juin.201812.6.2018 // Les Crises

Un anti-sémitisme violent sévit en Ukraine – et le gouvernement reste les bras croisés, par Lev Golinki

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Source : Forward, Lev Golinki, le 20 mai 2018.

Les ultra-nationalistes ukrainiens saluent en mars au centre de la ville

Une vague d’antisémitisme a déferlé sur l’Ukraine. Rien que dans les trois dernières semaines, un leader d’extrême-droite a appelé publiquement à nettoyer l’Ukraine des « zhidi » (insulte équivalente à youpin), un mémorial de l’Holocauste a été incendié à Ternopil, des centaines de personnes ont défilé à travers Lviv en l’honneur d’une unité SS en faisant des saluts nazis, des graffitis « Mort aux youpins » ont été peints dans deux villes, la tombe d’un rabbin célèbre a été vandalisée, un camp de Roms a été attaqué et brûlé à Kiev par des militants d’extrême-droite, et des centaines d’autres ont participé à un concert néo-nazi, exhibant des svastikas et faisant le salut nazi.

Ce déferlement de haine a attiré l’attention du Congrès Juif Mondial, qui a publié une courte vidéo condamnant la montée de l’antisémitisme.

Peu après, le président ukrainien Petro Poroshenko a publié un communiqué de presse affirmant sa détermination à combattre l’antisémitisme. En retour, Ronald Lauder, président du CJM (Congrès Juif Mondial), a remercié Poroshenko pour sa déclaration et s’est déclaré « satisfait ».

Mais nous devrions pas pousser tout de suite un soupir de soulagement. Malheureusement, l’enthousiasme du CJM à accepter les paroles de Poroshenko est prématuré. Durant les quatre dernières années de gouvernement de Poroshenko, l’Ukraine a connu une hausse constante de l’antisémitisme, notamment l’apologie des collaborateurs du régime nazi, le vandalisme de sites juifs et les menaces publiques envers les Juifs – et la fréquence des incidents antisémites semble s’accélérer.

D’ailleurs, le lendemain de la publication de sa promesse vide par Poroshenko, si chaleureusement accueillie par Lauder, le ministre des affaires étrangères ukrainien a catégoriquement nié la montée de l’antisémitisme en Ukraine. Comment Poroshenko pourrait-il combattre l’antisémitisme quand son propre Ministère des affaires étrangères (sur lequel il a théoriquement autorité) refuse de reconnaître le problème ?

Après que le WJC a salué l’engagement de Poroshenko à combattre l’antisémitisme et d’autres formes de haine, un maire ukrainien a été pris en train de prononcer un discours au vitriol sur les Juifs cherchant à tuer les Gentils ; le consul ukrainien à Hambourg a été suspendu suite à des accusations pour avoir écrit des messages antisémites sur Facebook, y compris imputant aux Juifs la Seconde Guerre mondiale ; la tombe de la fille d’un rabbin vénéré a été profanée pour la cinquième fois en deux ans ; des voyous d’extrême droite ont pris d’assaut la maison d’un copropriétaire d’une chaîne de télévision ; le gang néonazi C14 a réalisé un autre pogrom contre les Roms, incendiant un campement à Lviv ; et des ultranationalistes affiliés au bataillon néonazi Azov ont mis fin à un événement LGBT parrainé par Amnesty International et Human Rights Watch à Kiev tandis que que les autorités refusaient d’agir.

Porochenko est devenu président à la suite du soulèvement sanglant de Maidan de 2013-2014, au cours duquel des Ukrainiens ordinaires sont morts pour le droit de vivre dans une nation occidentale démocratique. Mais au mieux, le gouvernement de Poroshenko a ignoré le problème de l’antisémitisme en son sein ; au pire, il l’a activement encouragé.

Célébrer les massacres de Juifs

La marche du 28 avril à Lviv, au cours de laquelle un millier de personnes ont honoré le SS Galichina, une division ukrainienne de la Waffen-SS d’Hitler, n’était pas un événement isolé planifié par un groupe marginal. La marche était le point culminant d’une célébration d’une semaine de la SS Galichina promue par le conseil municipal de Lviv. Assez bizarrement, cela comprenait un concours incitant les adolescents à soumettre des dessins de fans sur les SS.

Comment une ville européenne en vient-elle à glorifier une unité SS dont les membres ont prêté un serment personnel de loyauté à Hitler ? Il est alors utile d’avoir une bonne dose de révisionnisme historique. L’année dernière, le directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale – un département officiel du gouvernement de Kiev – a déclaré que les combattants SS Galichina étaient en fait des « victimes de guerre ». Ceci, bien sûr, soulève la question : si les SS étaient des victimes, qu’ont fait les Juifs et d’autres ethnies pour avoir été massacrés ?

La SS Galichina est loin d’être le seul groupe paramilitaire issu de la Seconde Guerre mondiale approuvé par les autorités ukrainiennes modernes. En 2015, le Parlement ukrainien a adopté des lois proclamant l’Organisation des nationalistes ukrainiens, qui a collaboré avec les nazis et a été responsable de la liquidation de milliers de Juifs, et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, qui a procédé au nettoyage ethnique de 70 000 à 100 000 Polonais, ainsi que d’autres ethnies de son propre chef, comme héros de l’Ukraine.

Grâce aux lois de Kiev, ainsi qu’aux campagnes publiques menées par l’Institut de la mémoire nationale (dont le budget en 2018 est d’environ deux millions de dollars), ces bouchers sont aujourd’hui célébrés dans tout le pays.

Il n’est pas surprenant que cette glorification des antisémites par l’Etat s’accompagne souvent de manifestations antisémites. Le 1er janvier 2017, des milliers de personnes ont défilé à Kiev en l’honneur du leader de l’OUN, Stepan Bandera. Des slogans « Jews Out ! » ont résonné dans la foule, mais le lendemain, la police a nié avoir entendu quoi que ce soit d’antisémite. En juin dernier, Lviv a organisé un festival de trois jours en l’honneur du chef de l’UPA Roman Shukhevych, et une synagogue a été incendiée pendant les festivités. En novembre, Radio Free Europe a rapporté avoir vu des saluts nazis alors que 20 000 hommes brandissant des flambeaux défilaient en l’honneur de l’UPA , vandalisant les monuments commémoratifs de l’Holocauste et les sites religieux

Vandaliser les monuments commémoratifs de l’Holocauste et les sites religieux

Les vandales antisémites en Ukraine ne se soucient guère d’originalité. Le mémorial de l’Holocauste récemment incendié à Ternopil a été profané à quatre reprises au cours de l’année écoulée. Mais ce n’est qu’un seul mémorial : d’autres sites de l’Holocauste, centres juifs, cimetières, tombes et lieux de culte sont régulièrement vandalisés avec des croix gammées, des runes SS et des insultes.

Le vandalisme généralisé a atteint un point tel que le ministère israélien des Affaires étrangères a pris la mesure inhabituelle d’exiger publiquement que les autorités ukrainiennes commencent à enquêter sur ces agressions. Un appel similaire a été lancé par le directeur du Comité juif ukrainien dans un éditorial du New York Times, qui soulignait l’apathie du gouvernement concernant la protection des sites religieux et des sites de l’Holocauste.

Menacer publiquement les Juifs

L’incident du 2 mai à Odessa, lorsque Tetiana Soikina, responsable régionale de l’organisation ultranationaliste le Secteur Droit, a promis de se débarrasser des « youpins », survient au milieu d’une série d’appels similaires à la violence de la part de personnalités publiques. En mars 2017, la députée Nadiya Savchenko, autrefois célébrée par les médias occidentaux sous le nom de « Ukrainian Nelson Mandela », a explosé dans une tirade antisémite en direct à la télévision. « Pourquoi personne ne parle de ce que les gens disent… youpins d’aujourd’hui ? » a demandé un interlocuteur. « Bonne question », a répondu Savchenko. « Oui, notre gouvernement a du sang non ukrainien, pour ainsi dire. Que faut-il faire à ce sujet ? Nous devons penser et agir ».

À peine deux mois plus tard, un général des services de sécurité ukrainiens a publié des menaces manifestes, promettant d’exterminer les « zhidi », ce qui a incité la Ligue Anti-Diffamation (ADL) à exiger son éviction par Poroshenko (aucune mesure n’a été prise). Quelques mois plus tard, le responsable régional du parti d’extrême droite Svoboda s’est déchaîné dans un discours antisémite, après que des juifs locaux ont protesté contre le fait qu’une statue de Symon Petliura, un autre « héros » ukrainien responsable des pogroms de masse, ait été érigée. « Habituez-vous à nos règles ou soyez punis », a dit le chef Svoboda, encourageant ses compatriotes ukrainiens à « remettre les minorités à leur place ».

Malheureusement, les fonctionnaires et les dirigeants des partis qui ont fait de telles déclarations l’ont fait en toute impunité. Et, bien que Poroshenko ait promis une réaction « immédiate » des forces de l’ordre aux menaces publiques de Soikina, un porte-parole du ministère ukrainien de l’Intérieur a déclaré que l’appel de Soikina à nettoyer le pays des Juifs n’était pas « intrinsèquement discriminatoire ni un appel à la violence ». Il est fort probable que Soikina, comme les autres, ne subira aucune conséquence pour ses actes.

Persécution des Roms

L’histoire nous apprend que qui s’attaque aux Roms finit, tôt ou tard, pas s’attaquer aux Juifs.

Une courte vidéo des récents pogroms anti-Roms est glaçante : des voyous cagoulés pourchassent des femmes et des enfants terrifiés au milieu d’une capitale européenne, alors que la fumée noire du tabor (campement) rom en flammes remplit l’arrière-plan. Les femmes appellent une l’aide qui ne vient pas. En fait, lorsque la police, honteuse, a fini par ouvrir une enquête, elle a qualifiée l’affaire de « hooliganisme », ce qui montre l’indifférence choquante avec laquelle les Roms sont considérés.

Mais l’aspect le plus inquiétant ici est qu’il s’agit au moins du quatrième pogrom anti-Roms en Ukraine au cours des deux dernières années.

En septembre 2016, deux douzaines de Roms ont été contraints de fuir un village d’Odessa après que les habitants ont incendié leurs maisons. Le gouverneur d’alors d’Odessa a réagi en louant les actions des villageois, déclarant que le village avait été pendant longtemps un repaire « d’asociaux » et qu’il partageait pleinement les préoccupations de la foule. La seule chose que la police a faite, c’est de garantir un « couloir sûr » pour que les Roms puissent évacuer. En mai 2017, un Rom a été tué lors d’une attaque à Kharkov ; selon des témoins, les autorités locales ont été impliquées dans la fusillade. Le même mois, un groupe d’hommes a attaqué des familles roms dans une gare de Kiev.

Les récents pogroms anti-roms de Kiev se distinguent cependant par le fait qu’elles ont été revendiquées avec fierté par C14, un gang néo-nazi qui a gagné en influence au cours de l’année écoulée. Les actions de C14 ont conduit Amnesty International à publier une déclaration urgente avertissant que les radicaux « se sentent intouchables… les autorités, le plus souvent, n’agissent pas », et n’importe qui, y compris les Juifs, pourraient être les prochains sur la liste.

Les exemples ci-dessus ne représentent qu’une petite partie du caractère profondément inquiétant de l’antisémitisme et de l’incapacité ainsi que du refus de Poroshenko d’affirmer la primauté du droit. Ils n’incluent pas les attaques généralisées contre les communautés LGBT, ni la façon dont les groupes d’extrême droite perturbent les tribunaux au mépris des forces de l’ordre. Mais ils devraient être suffisants pour démontrer qu’il faudrait être d’une naïveté consternante pour accorder le moindre crédit aux promesses creuses de Poroshenko.

Les Juifs américains devraient absolument se réjouir du caractère démocrate de Poroshenko, mais seulement après que les organisations chargées de surveiller l’antisémitisme mondial auront confirmé que la situation en Ukraine s’améliore, et non le contraire. D’ici là, « la satisfaction » est la dernière chose que ceux qui s’intéressent à l’antisémitisme devraient ressentir à propos de l’Ukraine.

Lev Golinkin est l’auteur de A Backpack, a Bear, and Eight Crates of Vodka [Un sac à dos, un ours et huit caisses de vodka, NdT].

Source : Forward, Lev Golinki, le 20 mai 2018.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


Symboles et saluts nazis durant une marche des nationalistes ukrainiens, par Cnaan Liphshiz

Source : Jewish Telegraphic Agency, Cnaan Liphshiz, 29-04-2018

Une vue de certains des marcheurs à Lviv, en Ukraine, samedi. (Capture d’écran de YouTube)

Des centaines de personnes ont participé à une marche nationaliste dans la ville ukrainienne de Lviv, exhibant des symboles nazis en mémoire d’une unité de Waffen SS au sein de laquelle servirent de nombreux volontaires locaux.

Eduard Dolinsky, directeur du Comité Juif Ukrainien, a condamné la marche de samedi en l’honneur de la 14ème division de grenadiers de la SS, ou Division SS Galicie, la désignant comme « un événement scandaleux, qui ne devrait pas être autorisé en Ukraine, à la gloire des tueurs de Juifs et d’autres victimes ».

Andrew Srulevitch, le directeur des affaires européennes à la Ligue Anti-Diffamation [organisation qui se décrit comme un rassemblement d’activistes, experts et enseignants qui lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de haine, NdT] a écrit sur Tweeter dimanche que « les dirigeants ukrainiens doivent condamner de telles manifestations pendant lesquelles les extrémistes ukrainiens glorifient les divisions SS ukrainiennes (Division SS “Galicie”), en faisant le salut nazi au beau milieu d’une des plus grandes villes d’Ukraine ».

Cette manifestation a eu lieu à l’occasion du 75ème anniversaire de la création de la Division SS Galicie sous l’égide des nazis. Elle a été organisée par un ensemble d’organisations nationalistes fédérées sous le nom de Corps National de la région de Lviv, selon le site d’information Zaxid. En plus des symboles de la Waffen SS, plusieurs dizaines de participants brandissaient des pancartes portant l’insigne de la Division SS « Galicie ».

Cette manifestation faisait suite à une série d’actes de vandalisme contre des sites juifs.

Dans la ville de Ternopli à l’ouest de l’Ukraine, un peu plus de 100 km à l’est de Lviv, un monument commémorant l’Holocauste a été incendié jeudi. Il s’élève à l’endroit où des milliers de juifs ont été sauvagement assassinés par les nazis et la police locale. Les enregistrements des caméras de surveillance montrent un homme s’approchant rapidement, lançant un engin incendiaire sur le monument puis s’enfuyant tandis que l’incendie éclatait. Ce même monument a été attaqué à trois reprises depuis 2017.

Également la semaine dernière, dans la ville de Poltava, dans l’Est de l’Ukraine, une svastika et les mots “Heil Hitler” ont été peints à la bombe sur un monument à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Les vandales, qui n’ont pas été identifiés, ont aussi écrit « Mort aux youpins ».

Quelque 110 km au Nord-Est de Ternopil, à Ostroh, des pèlerins juifs ont constaté vendredi que la tombe du Rabbin Shmuel Eliezer Eideles, un érudit du 17e siècle, avait été vandalisée, selon Hamodia.

À Odessa, un énorme graffiti qui disait « Les Juifs à la mer » a été écrit sur la façade d’un hôtel, côté mer.

Ces incidents et la manifestation coïncident avec la publication, dans les médias ukrainiens, d’une lettre signée par 57 membres du Congrès américain condamnant la législation ukrainienne qui, selon eux, « glorifie des collaborateurs des Nazis ». Cette lettre est la réprimande publique la plus dure de l’antisémitisme de l’Ukraine, par des élus américains, depuis des années. Il y est aussi écrit que le monde voit « une ascension de cette idéologie haïssable ».

En Ukraine, la révolution en 2013 qui a mis fin au régime d’un allié-clé du Kremlin s’est accompagnée d’une vague nationaliste. Celle-ci coïncide avec ce que des chercheurs israéliens sur l’antisémitisme ont appelé, en janvier, une augmentation massive d’incidents antisémites liés à l’inaction du gouvernement.

La glorification des combattants qui se sont alliés avec les Nazis contre la domination russe a considérablement augmenté après 2013. En 2015, le Parlement ukrainien a voté une loi qui criminalise la négation « de l’héroïsme » de certains de ces alliés de l’Allemagne nazie, qui ont supervisé l’extermination quasi-totale des Juifs de la région.

Source : Jewish Telegraphic Agency, Cnaan Liphshiz, 29-04-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

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Commentaire recommandé

WASTERLAIN // 12.06.2018 à 07h39

On comprend mieux la véritable nature de la “révolution” du Maidan et pourquoi les gens du Dombass ne l’ont pas acceptée.
On comprends moins l’attitude de “la communauté internationale”, la déclaration finale du dernier G7 en est un bon exemple, et son aveuglement sur le véritable responsable de l’échec des accords de Minsk : l’Ukraine. Ou peut-être que l’on ne comprend trop bien que pour cette “communauté internationale” peut importe la véritable nature du gouvernement de Kiev pour autant que l’Ukraine contribue à ceinturer la Russie et qu’elle fournisse un bon prétexte à l’exclure e “la communauté international” !

38 réactions et commentaires

  • Alfred // 12.06.2018 à 07h10

    Merci pour ces informations largement ignorées. Je me rend compte en particulier que je pensais “savoir” mais que c’était vague et que j’étais (et reste) très loin de connaître. Ce qui se passe en Ukraine est proprement hallucinant. La prise de conscience de l’ampleur du phénomène plus que sa nature est insuffisante.

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  • WASTERLAIN // 12.06.2018 à 07h39

    On comprend mieux la véritable nature de la “révolution” du Maidan et pourquoi les gens du Dombass ne l’ont pas acceptée.
    On comprends moins l’attitude de “la communauté internationale”, la déclaration finale du dernier G7 en est un bon exemple, et son aveuglement sur le véritable responsable de l’échec des accords de Minsk : l’Ukraine. Ou peut-être que l’on ne comprend trop bien que pour cette “communauté internationale” peut importe la véritable nature du gouvernement de Kiev pour autant que l’Ukraine contribue à ceinturer la Russie et qu’elle fournisse un bon prétexte à l’exclure e “la communauté international” !

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    • Pepin Lecourt // 12.06.2018 à 09h01

      S’étonner de cette vague d’antisémitisme quand on a installé des putschistes nazis au pouvoir….comment dire !

      J’ai encore en mémoire ces images fugitives qui avaient échappé au journal de France 2, filmées à Kiev le jour de la chute du gouvernement de Yanoukovitch, plein de croix gammées taguées sur les édifices publics, mairie, parlement !
      On ne les a plus revues ensuite, probablement vite effacée sur ordre des mentors US faisant mauvaise impression pour les télés occidentales vantant une ” révolution démocratique ” à Kiev !

      C’est la diplomatie BHL, tout est bon pour contenir l’influence de la Russie, des nazis en Ukraine, aux islamistes au Proche-Orient.

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  • Fritz // 12.06.2018 à 07h42

    Mais vous n’y êtes pas, bande de poutinolâtres : ce n’est pas l’Ukraine qui est antisémite, c’est RT !

    « RT est généralement considéré par les médias et experts occidentaux comme un instrument de propagande au service du gouvernement russe et de sa politique étrangère, se livrant à la désinformation, proche de l’extrême droite sur Internet, complotiste et antisémite »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/RT_(chaîne_de_télévision)
    Sympa, comme article ! Et il est blindé par les chiens de garde de Wikipédia.

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    • Mr K. // 12.06.2018 à 11h34

      Wikipédia France participe activement à la désinformation générale, vu les exemples de verrouillages sur les sujets sensibles qui s’accumulent.
      Merci Fritz (et d’autres) de nous tenir régulièrement au courant.

      Dans les grands médias occidentaux l’interdiction d’antenne des voix différentes par rapport à la pravda officielle est telle que la télévision gouvernementale Russe RT (Russia Today) joue sur du velours.

      Pas besoin d’ordres du Kremlin, ni d’un commissaire politique.

      Il suffit juste pour RT de donner la parole ou des émissions à des personnalités parfaitement compétentes mais censurées dans leur pays pour que la supercherie occidentale soit dévoilée.

      Ceci explique par exemple la panique que crée RT dans les gouvernements en Grande Bretagne et aux USA alors que la chaine fait plutôt moins de 1% d’audience…

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    • Pastounak // 13.06.2018 à 01h03

      Je crois savoir à quoi vous faites référence.

      “Jewish Internet Defense Force” (Wikipedia)

      “Selon Ha’aretz, les méthodes du JIDF « incluent le référencement d’éditeurs de Wikipédia qu’il déclare anti-israéliens ainsi que des mesures contre des fiches vues comme incluant des rapports biaisés ou faux de l’histoire d’Israël et du conflit du Moyen-Orient ». Le groupe a tenté de faire disparaître de Google Earth les villages palestiniens listés comme ayant été détruits lors de la fondation d’Israël et a lancé une campagne s’opposant à la description de la Palestine en tant que pays.”

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  • Tchernine // 12.06.2018 à 08h34

    J’ai oublié de poster la première partie. Alors ça se présent comme ça.
    Arrêter de déconner, ce sont des clubs de fltness en vadrouille! Ils font les mouvements des bras et crient quelques mots pour la respiration. Les Ukrainiens, LES VRAIS, adorent ça! D’ailleurs je vous conseille de faire un saut à Lviv, une très belle ville, tout ce qu’il des plus européen et en même temps dépaysant. Si par exemple vous tendez un bras en s’étirant sur un balcon de votre charmant hôtel (il y en a plein à Lviv), les passants s’arrêtent et vous saluent comme sur cette photo, en criant à tue tête “Zig Hein”, c’est revigorant! je vous dis.
    Comme c’est bizarre! On n’entend pas ni CRIF ni LGBT japper quoi ce soit à ce propos! Etonnant, non? LGBT éventuellement chuchotera quelque chose puisque leur sponsor principal est le PDG de Goldman Sax. CRIF quand on ne pourra plus rester inaudible fera semblant de s’indigner et pondra deux mots sur sa page de fessseeee bouckeu. Ces organismes dépendent à 100% de leurs sponsors, justement ceux qui mènent la guerre au Donbas. Alors…

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    • Eric83 // 12.06.2018 à 13h12

      Manifestement, la lutte contre l’antisémitisme est à géométrie très très variable selon les pays, d’où le constat édifiant de l’instrumentalisation qui en faite, notamment dans les pays occidentaux.

      Ce qui interroge lourdement, c’est le silence assourdissant de la communauté juive en France sur ce qui se passe en Ukraine.

      D’ailleurs, j’attends avec impatience la condamnation du gouvernement Ukrainien par Monsieur Abitbol, Président de la confédération des juifs de France, qui s’est permis récemment de traiter Richard Labévière d’antisémite sur le plateau de RT et en plus de le menacer de porter plainte contre lui…pour avoir osé dire que le lobby juif pesait sur les décisions de la politique US.

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      • Lysbeth Levy // 14.06.2018 à 09h32

        Le spécialiste que suivent les médias est Anton Shekhovotsov qui traite les anti-maidan de “vrais” fascistes, journalistes, ou médias indépendants, c’est lui qui décide pour l’Occident qui l’est vraiment ou pas : http://anton-shekhovtsov.blogspot.com/2014/02/pro-russian-network-behind-anti.html une référence qui donne les bons et mauvais points quitte à faire dans la surenchère au “racisme et antisémitisme”. Ces VRP atlantistes, ont du culôt car plus le temps passe plus les faits sont avérés mais ces propagandistes ne doutent de rien. Ce sont eux qui sont chargé de la com “blanchiment des agents du Maidan” et du gouvernement ukrainien. Les grosses huiles comme Abitbol ne font que suivre ces “blanchisseurs”. Quand bien même la “presse juive ou israélite ” ferait état de vrais faits d’agressions et s’inquièterait a juste titre de l’évolution grave dans ce pays.

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  • Eric83 // 12.06.2018 à 08h40

    Nous attendons avec impatience le commentaire éclairé de BHL sur cette situation aussi sidérante qu’effrayante.

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  • Lysbeth Levy // 12.06.2018 à 08h46

    Allons enfin, la vraie nature du Maidan finit par éclater a la figure de ces marionnettistes occidentaux qui ont tout tenté de nous le cacher, niant le phénomène neo-nazis alors que “c’est inclus” dans le mouvement politique ayant pris le pouvoir avec les émigrés ou diaspora de l’Ouest ..Du Canada en particulier ou la ministre Chrystia Freeland (née Chomiak) est une descendante de l’OUN UPA par son père : http://johnhelmer.net/victim-or-aggressor-chrystia-freelands-family-record-for-nazi-war-profiteering-and-murder-of-the-cracow-jews/ BIen sur mout Decodex ou désintox le nient aussi ..Comme BHL ils “n’ont pas vu” de nazis sur la place ou dans le pays. Les Usa ont toujours fait “l’élevage” des pires criminels et leurs descendants ne valent pas mieux. Ils ont été “éduqués” en vue de servir l’Occident, donc avec les idées de leurs parents criminels. L’enquête sur la ministre canadienne C. Freeland est formelle, d’ou sa haine de la Russie elle parle de “propagande russe” à ce sujet Et pourtant Timesisrael est au courant : http://blogs.timesofisrael.com/chrystia-freeland-should-come-clean-with-the-truth/..

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    • Mr K. // 12.06.2018 à 11h59

      @ Lysbeth Levy
      Ce que vous écrivez est fondamental pour mieux saisir la trajectoire suivie par les USA après la deuxième guerre mondiale, et jusqu’à nos jours.
      L’exfiltration par l’OSS, avec Allen Dulles futur patron de la CIA à la manœuvre, de milliers de criminels nazis issus d’Allemagne et d’autres pays d’Europe a eu une grande influence dans les pays les recevant.
      Aussi bien aux USA que dans nombre de pays d’amérique latine et au Canada, donc.

      Rappelons qu’en 1953 avec l’intronisation d’Eisenhower à la présidence des USA John Foster Dulles devient secrétaire d’état (ministre des affaires étrangères) des USA et son frère Allen Dulles patron de la CIA (qu’il a quasiment co-fondée). Tous les deux ont fait leur carrière principale comme avocats à Wall Street pour le compte de grandes multinationales et fricoté avec l’Allemagne, puis les nazis.

      Dans la foulée vont avoir lieu les très sanglants coup d’états de la CIA en Iran (1953) et au Guatemala (1954).
      Pays où des multinationales anciennement(?) clientes des Dulles voient leur intérêts léonins menacés.

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  • Catalina // 12.06.2018 à 08h52

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=22&v=39pkAyGL640

    Xavier Moreau de retour du Donbass : Situation à la veille de la coupe du monde de football

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  • smaksing // 12.06.2018 à 09h21

    Première phrase: zhidi=yupin…
    Je doute sérieusement.
    Est ce que Zhidi ne désignerait pas plutôt les Yezidis (ouYazidis) et non les juifs.
    Le fond du problème reste le même j’en conviens, mais s’il y a une haine spécifiquement tournée vers ce peuple, il serait bon de la reconnaitre en tant que telle, et non de la fondre dans l’antisémitisme.

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    • Thalie // 12.06.2018 à 11h51

      Bonjour Smaksing. Non, zhid (prononcer jid), au singulier (jidi étant le pluriel) est bien l’équivalent de “youpin” en russe et ukrainien. Du latin “judaeus” -juif.

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      • smaksing // 12.06.2018 à 19h24

        J’ai bien fait d’écrire au conditionnel!
        Merci pour ces précisions.

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  • Sandrine // 12.06.2018 à 09h31

    Ce qui m’hallucine le plus, c’est qu’un meurtre crapuleux ayant peut-être un caractère antisémite a été suffisant pour déclencher une « marche blanche » à Paris, mais ce type d’évènement autrement plus caractérisés et inquiétant laisse les principaux « leader d’opinion » français parfaitement froids…

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  • Le Belge (ex-Le Wallon) // 12.06.2018 à 10h12

    Nos dirigeants “éclairés” diront qu’ils ne savaient pas. Leur silence est proprement indécent et signe leur complicité, même implicite.

     11

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  • Sandrine // 12.06.2018 à 10h44

    L’impérialisme du grand capital financier.

    Ne surtout pas tomber dans le panneau et incriminer « l’esprit » d’un peuple en particulier.

     2

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    • WASTERLAIN // 12.06.2018 à 11h15

      Moi ça m’a fait penser à un pays et non un peuple ! Mais il est vrai qu’il est quasi impossible de ne pas confondre (dans le sens réunir, mêler pour ne former qu’un tout) les deux !

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    • Paul // 12.06.2018 à 12h11

      Bonjour Sandrine.
      La toile est tendue…
      L’esprit est-il ;
      – sain ? ( dans mon cas, il est possible d’en douter )
      -Saint ? ( c’est pour moi du domaine ” surnaturel )
      – seing ? ( par principe, je ne signe n’importe quoi )
      – ceint ? ( je ne peut vivre emmuré )
      Pour chaque question seulement une réponse , oui ou non….
      cdlt.

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  • Villegagnons // 12.06.2018 à 11h06

    Mais cela ne se limite pas aux juifs et aux roms mais à toutes les minorités. L’Ukraine s’est aussi attaquée aux tatars diplomatiquement : http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Internationnal&id=88886
    En mai, le FSB a découvert ce groupuscule en Crimée :
    https://fr.sputniknews.com/russie/201805211036462635-groupe-extremiste-demantele-crimee-fsb/
    “En février dernier, les extrémistes avaient incendié avec des cocktails Molotov la maison du mufti de Crimée Emirali Ablaev” A VERIFIER.

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  • Le Rouméliote // 12.06.2018 à 11h38

    Pour un peu de profondeur historique, lire le livre de Catherine Gousseff, Échanger les peuples. Le déplacement des minorités aux confins polono-soviétiques (1944-1947), Fayard, 2015. L’auteure connaît bien ces régions et la bibliographie est essentiellement en polonais, ukrainien et russe. Le traitement est équilibré.

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  • wuwei // 12.06.2018 à 11h55

    Ah ben tiens BHL, Goupil, Cohn Bendit, Glucksman (Raphaël) et autres coprolithes médiatiques semblent soudainement avoir perdu leur sac à indignation ! Il faudrait les contacter d’urgence afin de leur demander leur avis. Mais sans doute que leur emploi du temps pris essentiellement par les génuflexions au capitalisme, les cirages de pompes à notre roitelet d’opérette, et les propos énamourés à l’U.E. les laisse trop harassés le soir venu.

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  • Mr K. // 12.06.2018 à 12h15

    L’auteur Lev Golinki a bien de la pudeur quand il ne nomme pas, à propos de la persécution des Roms, “Le gouverneur d’alors d’Odessa [qui] a réagi en louant les actions des villageois, déclarant que le village avait été pendant longtemps un repaire « d’asociaux » et qu’il partageait pleinement les préoccupations de la foule.”

    On comprend pourquoi puisqu’il s’agit du criminel de droit commun et de guerre (a déclenché la guerre de 2008), ancien président de Géorgie recherché par son pays, chouchou de l’occident en général et des USA en particulier, Mikheil Saakashvili.

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    • Mr K. // 12.06.2018 à 14h31

      Précision importante :
      Je ne crois pas que l’auteur veuille cacher sournoisement le fait que le gouverneur d’Odessa de l’époque dont il s’agit est Mikheil Saakashvili.

      L’essentiel pour Lev Golinki est sans doute de faire passer son message le mieux possible. Citer nommément le controversé Saakashvili, dont on retrouve le nom dans le lien que Lev Golinki donne lui-même dans son article, pouvant peut-être faire polémique inutilement.

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  • Villegagnons // 12.06.2018 à 12h21

    En parlant de profondeur historique sur les minorités en Ukraine, j’ai été surpris de trouver des temples grecs en Crimée. J’ignorais avant de visiter la Crimée, qu’il y avait eu une si grande colonisation grecque antique (on apprend en gros que ce sont des comptoirs isolés et on met des points sur la carte). Et j’ai appris ensuite que les Grecs de Crimée (Donbass) se revendiquaient de cette première vague de migration : http://www.angelidis.be/302078653
    Ce qui n’a aucun sens.
    https://journals.openedition.org/remi/379

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  • Thalie // 12.06.2018 à 12h39

    “le gouvernement reste les bras croisés”? “Ministère des affaires étrangères refuse de reconnaître le problème” ? Tout le corps diplomatique ukrainien est rongé par l’antisémitisme et la haine envers les russes, polonais, hongrois et autres “non-ukrainiens”. Mais puisque la russophobie est devenue une valeur européenne reconnue, tant que tu restes russophobe l’UE fermera les yeux sur tout le reste.
    Je vous invite à visionner ces deux vidéos. Il s’agit d’une enquête réalisée par Shariy, ils leur a fallu plusieurs mois afin d’infiltrer la liste d’amis de Marouzchinets, consul ukrainien à Hambourg, pour pouvoir visionner ses publications fermées au public, ses croix gammées, ses appels à se débarrasser des juifs, des russes, des polonais, des hongrois, des roms etc., afin de récupérer les “terres ukrainiennes”.
    Il écrit entre autre que, je cite,
    “Aryens – с’est le nom le plus ancien des ukrainiens. C’était les premiers laboureurs du monde. Ils ont apprivoisé le cheval, ils ont iInventé la roue et la charrue. Ils étaient les premiers au monde à cultiver le seigle, le blé, le millet.
    C’est leurs connaissances dans le domaine de la culture de plein champ et de l’artisanat qui ont été utilisées en Chine, en Inde, en Mésopotamie, en Palestine, en Egypte, en Italie du Nord, dans les Balkans, en Europe occidentale et en Scandinavie.
    Les tribus des Aryens (comprendre « ukrainiens ») étaient à la base de tous les peuples indo-européens.”
    Et c’est avec ça qu’on nourrit aujourd’hui les petits et les grands ukrainiens…. Ce texte est extrait du dictionnaire de la mythologie ukrainienne (!) paru en 1993, page 19, dernier paragraphe.
    https://youtu.be/68oIcfv5Xws .
    Dans la deuxième vidéo vous verrez les réactions de ses amis – tous diplomates – à ses publications. Et la cerise sur le gâteau – une “belle” photo d’anniversaire de Maroushinets avec le gâteau sous forme de livre portant l’inscription ” Mein Kampf” offert par ses amis diplomates en poste en Allemagne. https://youtu.be/-zKMBqU73mg
    Klimkine est resté silencieux pendant plusieurs jours, mais finalement Marouschinetsa a été viré (décision du 30 mai 2018 http://mfa.gov.ua/ua/press-center/comments/8926-shhodo-konsula-generalynogo-konsulystva-ukrajini-v-gamburzi-marushhincya-vasilya-ivanovicha)

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  • THMOS // 12.06.2018 à 13h20

    Il suffit d’étudier le cv de certains des nouveaux responsables du pouvoir issu d’un coup d’état à la chilienne ( Pourquoi changer des méthodes qui gagnent ? ) Toutes ces sanglantes manipulations américaines se font comme si internet n’existait pas, comme si les citoyens ne disposaient pas des preuves accablantes qui confortent nos gouvernants dans l’embarras des complices ce qui les contraint à censurer par la no-news et le fact checking d’état

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  • Louis Robert // 12.06.2018 à 14h22

    État voyou et Peste brune, jouissant de tout l’appui inconditionnel du Régime Impérial. Voilà le vrai visage du monde que NOUS avons créé et où NOUS vivons.

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  • villegagnons // 12.06.2018 à 17h44

    Mea culpa ! Dans le décret de réhabilitation des minorités en Crimée signé par Poutine en 21 avril 2014.
    On recense les minorités suivantes :
    – Les Tatars de Crimée : 12/13%
    – Les Arméniens : 10.000
    – Les Allemands : 1.000
    – Les Bulgares : 12.000
    – Les Grecs: 15.000
    Mais Il n’est jamais fait mention des juifs.
    http://geopolis.francetvinfo.fr/crimee-poutine-rehabilite-les-minorites-dont-les-tatars-34147

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  • Ando // 12.06.2018 à 17h52

    Les premiers manifestants du Maidan n’avaient rien à voir avec les groupes néo-nazis. Ils protestaient contre la corruption (elle a atteint depuis des sommets encore jamais vus dans l’histoire de ce pays) et réclamaient leur intégration à l’UE comme remède à tous les maux de la société ukrainienne. Le mouvement était spontané (le premier jour). Très rapidement sont arrivées des milices bien entrainées et organisées qui ont systématiquement recherché l’affrontement et la violence avec les forces de l’ordre. Ces milices nationalistes et néo nazies se sont formées en grande partie avec le soutien de la Pologne et de Washington. Le point important est que les milices nazies ont joué un rôle capital dans la prise et la conservation du pouvoir. Elles sont chargées des basses œuvres, et font ce que le SBU lui-même répugne à faire. D’où l’étonnante schizophrénie de ce régime à l’égard du phénomène nazi. La vérité oblige à dire que ce serait insulter ce pays que d’en faire un parangon de l’Allemagne nazie. Moins de 5% de l’opinion approuve ces mouvements. L’Ukraine est un pays attachant et civilisé (même pauvre et cela n’a rien à voir), au même titre que la Russie. Le crétinisme imbécile et obtus d’une petite minorité d’abrutis finis est très loin de résumer le paysage ukrainien. Il faudra bien dénazifier la vie politique et culturelle ukrainienne lorsque qu’un pouvoir normal s’installera à Kiev. Pays qui n’a pas ses contre-milices antifa à la russe qui n’hésitent pas à répliquer avec la même violence que celle des amis du Führer.

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    • WASTERLAIN // 12.06.2018 à 20h15

      “Le mouvement était spontané (le premier jour). Très rapidement sont arrivées des milices bien entrainées et organisées qui ont systématiquement recherché l’affrontement et la violence avec les forces de l’ordre.”
      Le premier jour alors et seulement le premier jour !
      Comment peut-on encore croire à ces sornettes depuis les multiples révolutions colorées de Soros et de la NED ! Cinq milliards (mais peut-être y-a-t-il 3 zéros de trop tant le montant me paraît énorme), c’est le montant reconnu par les USA pour organiser le “régime change” et ils auraient eu la chance, le hasard, inouïs de bénéficier pour leurs plans de manifestations spontanées. Malgré un mécontentement certain de la population, même le premier jour, difficile à avaler !

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    • UltraLucide // 15.06.2018 à 11h16

      Les Russes ont gardé un souvenir très vif de ce qu’est véritablement le nazisme, qui voulait, faut-il vous le rappeler, détruire le peuple russe. Cela signifiait mettre tous les russes soumis à leur violence en esclavage, refouler les autres au-delà de l’Oural, et voler l’intégralité de leur terre ancestrale au profit de futurs colons germaniques. Ils ont eu des millions de morts pour sauver leur existence en tant que peuple. Ils n’ont pas oublié, eux, ce qu’est véritablement le nazisme, et ils sont prêts à se battre autant qu’il le faudra contre la bête qui sévit aujourd’hui en Ukraine grâce aux neo-cons US et leurs alliés européens.
      Les français, eux, ont été incapables d’y résister et s’y sont soumis avec empressement. Quand on vous lit, Ando, on voit qu’il en reste visiblement quelque chose. C’est devenu inconscient chez les français. Comme la soumission à Merkel. Un réflexe.

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  • Bouddha Vert // 13.06.2018 à 00h06

    En fouillant un peu, une partie de l’explication dans cet article datant du 28 avril:
    http://www.cclj.be/actu/politique-societe/russie-ukraine-est-guerre-entre-juifs-en-tous-cas

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  • Ubersender // 13.06.2018 à 10h41

    Ah comme elle était belle la “révolution orange”, comme ils étaient loués par toutes les chaînes françaises les “opprimés de Maïdan” ; jusqu’aux Femen qui urinaient publiquement en plein Paris sur un portrait de l’ex-président Ianoukovitch… On voit le résultat aujourd’hui : ce qui se passe tant à Lviv qu’à Kiev, berceaux de l’Ukraine “ethnolinguistique” pro-occidentale, est plus qu’inquiétant. Rien de tout cela bien sûr en Ukraine “pro-slave” du Donbass. Mais qu’importe : les Etats-Unis et leurs alliés européens, après avoir soutenu les islamistes contre les nationalismes arabes socialisants, n’hésitent pas à prendre le risque du fascisme contre la Russie de Poutine.

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  • ledrahu // 13.06.2018 à 11h34

    C’est bien pratique pour Moscou cette fièvre antisémite en Ukraine n’est ce pas ?

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  • UltraLucide // 14.06.2018 à 20h53

    Le parti Svoboda, participant au pouvoir à Kiev par la volonté des USA se nommait, avant les évènements de Maïdan, Parti National Socialiste Ukrainien. Son drapeau était le glyphe nazi wolfsängel, ex-insigne de la division Das Reich, celle qui a assassiné la population d’Oradour-sur-Glane. Ses dirigeants sont restés les mêmes et notamment Oleg Tyannibok, qui a fréquemment rencontré cordialement mr Fabius quand celui-ci était ministre des affaires étrangères de France. Le sénat et Mr Larcher sont en train de recevoir en France l’autre membre fondateur de ce parti. Par ailleurs, les portraits brandis par les manifestants de la Place Maïdan étaient ceux de Stefan Bandera, milicien pro-nazi et fondateur de l’OUM, mouvement ayant pris part avec les nazis a des milliers de meurtres de commnunistes, juifs, roms et russes entre 1942 et 1944. Dans l’Ouest de l’Ukraine, on commémore depuis 70 ans ces exploits avec cérémonies en uniformes SS. Mais quand on dit tout ça, on est un fasciste pro-Poutine.

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