Les Crises Les Crises
10.juin.201810.6.2018 // Les Crises

Tel Aviv, le nouveau lieu de pèlerinage de l’opposition off shore syrienne. 2/2 Par René Naba

Merci 52
J'envoie

Source : Madaniya, René Naba, 06-06-2018

«Pleure maintenant comme une femme un royaume que tu n’as su défendre, ni en tant qu’homme, ni en tant que Roi». Apostrophe de la sultane Aicha à son fils Bouabdil, lors de la chute de Grenade.

Devant cette débandade, d’autres membres de l’opposition off shore syrienne, redoutant vraisemblablement un sursaut de leur conscience, ont préféré pratiquer la fuite en avant.

Tel Aviv, l’ancienne Tall Al Rabih, la colline du printemps de Palestine, paraît devoir être ainsi la destination préférée des paumés de l’opposition off shore syrienne, spéculateurs affairistes en quête d’honorabilité, opposants en quête de visibilité, tirs au flanc en quête de notorieté.

Une cohorte de microcéphales nullement soucieuse des effets de cette curée sur l’image du Monde arabe, de la trace qu’elle laissera à la postérité, de la place qu’elle occupera dans l’histoire, du jugement des générations futures à son égard, ont fait acte d’abdication devant leur bourreau.

1- Bassam Tibi ou les ravages d’une dérive sectaire.

Le dernier en date des «Bourgeois de Calais» n’est autre qu’un universitaire, Bassam Tibi, enseignant à la «Georg-August University of Gottingen», en Allemagne, qui se livra, sans vergogne, poings et pieds liés, à l’ennemi de son pays d’origine, en parfait supplétif des équipées atlantistes contre le Monde arabe.

Hôte de la «Jewish New Syndicate», Bassam Tibi se rendit en Israël, en février 2018, cautionnant ainsi par sa présence l’annexion de Jérusalem en même temps que les thèses les plus extrêmes de l‘establishment de l’État Hébreu: «La Syrie est devenue une colonie iranienne. Les Alaouites du clan Assad ont tué les sunnites qui ne considèrenent pas Israël comme une menace (…)

«Depuis l’invasion américaine de l’Irak, en 2003, l’Iran s’est déployée de sorte que le Moyen orient fait l’objet d’une compétition entre sunnites et chiites. Dans cette confrontation, les chiites sont les plus forts car l’Arabie saoudite n’est pas en mesure de faire face à la menace iranienne», a t-il déclaré dans son intervention au centre Begin Sadate de l’Université de Bar Ilan.

Un morceau d’anthologie que cette intervention, une parfaite illustration de la cécité politique résultante d’une dérive sectaire. Ce professeur de Relations Internationales semble avoir oublié que la phagocytose de la Palestine a pré existé au danger chiite:

-Que l’Iran s’est déployée en Irak par effet d’aubaine résultant de l’échec de la stratégie américaine dans ce pays, laquelle en décapitant le pouvoir bassiste a sapé dans le même temps les assises du pouvoir sunnite en Irak;

-Que la prétendue mainmise iranienne sur la Syrie découle principalement de la guerre par procuration menée par l’OTAN et ses alliés, les pétromonarchies arabes, les incubateurs du terrorisme islamique, contre son pays natal, l’ultime pays du champ de bataille, avec le Liban, à n’avoir pas pactisé avec Israël.

-Que la Syrie en paie lourdement le prix de ce fait et demeure, en dépit des innombrables pressions mulitformes, la plateforme de ravitaillement stratégique du Hezbollah libanais, le vainqueur de la guerre asymétrique contre l’État Hébreu. Selon le bout de la lorgnette, la vue varie.

Réputé pour ses travaux sur l’intégration des Musulmans en Europe, ce syrien d’origine, allemand de fraiche date, aurait dû se pénétrer des écrits de son collègue israélien Zeev Sternhell, spécialiste du fascisme, selon lequel «En Israël pouse un racisme proche du nazisme à ses débuts», avant d’entreprendre son voyage à Canossa.

Ci joint la tribune de Zeev Sternhell au journal Le Monde

Au vu de sa prestation israélienne, cet universitaire, jadis honorable, apparaît comme un parfait exemple de «l’Islam des Lumières» régulièrement célébré par Bernard Henry Levy dans les colonnes de sa «Règle de J», pour peu que l’impétrant se plie aux règles et au jeu du fer de lance de la stratégie médiatique israélienne sur le théâtre européen.

Le récit de la prosternation de Bassam TIBI devant ses nouveaux maitres israéliens sur ce lien pour le lectorat arabophone

2 – Ghassane Abboud: De l’humanitaire en guise de couverture à l’espionnage pro israélien

Millionnaire mutlicartes, propriétaire d’un groupe de presse «Orient Media», d’une compagnie de voitures de transports publics en Belgique et d’une fondation philantropique dévouée aux œuvres humanitaires en Syrie, Ghassane Abboud, c’est là son premier titre de gloire, se targue d’avoir assuré la couverture par sa chaîne l’intégralité de la première conférence de l’opposition off shore syrienne tenue à Paris en juillet 2011.

Cette conférence qui devait donner le coup d’envoi à la guerre de destruction de la Syrie, a été marquée par la participation des Frères Musulmans syriens, sous le parrainage de personnalités parmi les plus pro israéliens de l’échiquier politique français, notamment Laurent Fabius, non l’homme du scandale du sang contaminé, ni non plus le petit télégraphiste des Israéliens dans le dossier du nucléaire iranien, mais le thuriféraire de Jabhat An Nosra, ainsi que Bernard Kouchner, le transfuge socialiste du Sarkozysme, «un tiers mondiste, deux tiers mondain», et l’inévitable Bernard Henry Lévy, le «détecteur des salopards» d’un monde dont il occupe une place de choix.

Ci joint d’ailleurs le compte rendu de cette réunion dans la revue du philosophe du botulisme «La Règle du Jeu»

Du «mur bienveillant» au «bon voisinnage»

Sous couvert de philantrophie, l’homme d’affaires syrien a instrumentalisé sa chaîne de télévision «Orient News», précédemment connue comme la télévision «Al Mashreq TV», pour tisser des liens avec les Israéliens. S’inspirant de la politique inaugurée par Israël à destination des Syriens sinistrés par la guerre, sous le mot d’Ordre de «Mur Bienveillant», l’astucieux et opportuniste multicartes a lancé un programme «Bon voisinnage» sur sa chaîne, destiné à informer son auditoire sur l’assistance humanitaire et médicale fournie par les Israéliens aux Syriens victimes de la guerre.

Une occasion pour lui de se doter d’un important repertoire téléphonique, doublé d’un banque de données humaines et d’un relevé topograhique pour le compte des ennemis de son pays. Autant d’élements utiles à Israël pour sa pénétration de la société syrienne et sa manipulation dans la guerre psychologique contre la Syrie.

La coopération souterraine avec Israël avait commencé en juin 2013. Des réunions de coordination se tenaient régulièrement entre le faux humanitaire et des représentants politiques et sécuritaires israéliens, destinées à affiner les demandes de ses employeurs bénévoles. La dernière en date a eu lieu le 19 juillet 2017 à Madrid.

Tout baignait pour le philantrope espion au point que sa chaîne s’était hissée à un rôle prescripteur au sein d’une opinion syrienne désemparée par le cours de la guerre….jusqu’au jours où les ONG internationales nourries de fortes suspcisions à son égard refusèrent toute coopération avec l’homme et ses activités. L’affaire aurait pu en rester là, mais sans compter sur la guerre entre Qatar et ses voisins pétromonarchiques.

Drappé d’une dignité outragée, le Qatar, via son journal «Al Arabi Al jadid» dévoilera cette supercherie à la face du Monde, non pas tant par attachement à la cause arabe, mais pour de basses considérations.

Ghassane Abboud avait fait fait fortune à Doubai, principauté des Emirats Arabes Unis, où sa chaîne de télévision «Orient.News» disposait de son siège social. Et ce fait là relevait d’un crime impardonnable au regard du Qatar, objet d’un blocus de trois autres monarchies (Arabie saoudite, Bahreïn et Emirats Arabes Uni). Une occasion pour le Qatar de dénoncer les turpitudes d’un affairiste ayant fait allégeance aux Emirats, au-delà, les multiples facettes hideuses de des Emirats dans leur ensemble.

Comme quoi la guerre inter-monarchique peut indirectement servir la cause de la vérité, même indirectement, dont Ghassane Abboud n’aura été que la victime collatérale

Le récit de cette mystification sur ce lien pour le lecteur arabophone

3 – Bourhane Ghalioune, la leçon de sagesse tardive du grand brûlé politique de la guerre de Syrie

Premier cas de fêlure mentale parmi les supplétifs français de l’opposition off shore syrienne, Bourhane Ghalioune, grand brûlé politique de la guerre de Syrie, dans un éditorial remarqué paru dans «Al Arab al Jadid» tancera les «Judas de Syrie» en ces termes: «Ceux qui s’imaginent pouvoir tirer profit de leur collaboration avec Israël se bercent d’illusions. Israël s’en servira sans contrepartie».
Parole d’expert en ce que Bourhane Ghalioune aura été chronologiquement le premier à déraper.

Recrue de choix de l’administration française, propulsé à la tête de l’opposition off shore syrienne par Alain Juppé sur recommandation de l’universitaire arabisant Bruno Levallois, sa première proclamation, signe de ses profondes convictions démocratiques, a porté sur la première mesure symbolique qu’il prendrait au début de son mandat présidentiel, à savoir la rupture des relations stratégiques avec le Hezbollah et de la relation spéciale de la Syrie avec l’Iran.

Imprudent, l’homme tout heureux de sa célébrité médiatique nouvelle, a pris cet engagement, en l’absence de toute certitude sur l’issue de la guerre, sans la moindre garantie de son accession au pouvoir, sans la moindre consultation populaire.

Sa déclaration au Wall Street Journal a plongé dans une profonde consternation ses parrains français en ce qu’elle a révélé prématurément les objectifs sous-jacents de la campagne de Syrie.

Au palmarès de la honte figurent en outre: Kamal Labwani, Issam Zeitoun, Sirwan Kajjo, Mohamad Izzat Khattab, un délinquant financier, Mounzer Safadi, agent de liaison syro-druze d’Israël auprès des groupements djihadistes de Syrie, ainsi que Farid Ghadri et Radwane Zyadeh, pour les États-Unis, ainsi que HANI MATTar, un employé de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban, espion à la solde d’Israël.

Ah si tous ces cloportes pouvaient s’imaginer un instant le mépris qu’inspirent aux Israéliens leurs compatriotes originaires des pays arabes, les sépharades, juifs comme eux, mais arabes. Pour s’en convaincre il suffit de lire ce témoignage de première main, sur le lien ci joint:

4 – Les monarchies arabes comme précurseurs

De la dynastie wahhabite qui a bradé la Palestine en échange d’un trône, au Roi Hassan II du Maroc, qui a placé les dirigeants arabes sur écoute pour le compte des Israéliens, en contrepartie de la collaboration du Mossad à la capture du chef historique de l’opposition démocratique marocaine Mehdi Ben Barka, au Roi de Jordanie qui émargeait sur le budget de la CIA, à la cohorte des suplétifs arabes des équipées occidentales en terre arabe………cinq siècles après la chute de Grenade, l’écho de l’apostrophe de la sultane Aîcha à son fils vaincu Bouabdil résonne à nouveau dans la mémoire des peuples arabes en lutte.

Au sommet du Mont Palud, Boabdil, dernier roi musulman d’Espagne qui signa la reddition de Grenade, le 2 janvier 1492, se retourna une dernière fois pour contempler la ville qu’il perdit pour toujours et lâcha un soupir et une larme. C’est alors que la sultane Aïcha, sa mère, qui l’accompagnait dans son exil avec les grands qui composaient jadis sa cour, l’apostropha en ces termes: «Pleure maintenant comme une femme un royaume que tu n’as su défendre ni en tant qu’homme, ni en tant que Roi!».

L’expérience le prouve et l’histoire l’enseigne: Une alliance d’un faible à un fort tourne toujours à l’avantage du fort. Cela a été le cas de l’intrumentalisation de l’Islam sunnite par l’Otan contre l’Union soviétique, au plus fort de la guerre froide américano soviétique (1945-1980), cela est le cas des supplétifs syriens envers Israël.

Pour aller plus loin sur ce thème, ces deux liens :

La dynastie wahhabite et le bradage de la Palestine

Hassan du Maroc et Hussein de Jordanie, la CIA de l’un et le Mossad de l’autre

Ci joint la liste des principaux judas de Syrie, avec leurs exploits

A- des dirigeants de l’opposition off shore par Israel, un blanchissement de leurs turpitudes

B- L’espionnage pro israélien, un métier d’avenir

C – La normalisation par la théologie de l’Église maronite

Source : Madaniya, René Naba, 06-06-2018

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Julien // 10.06.2018 à 10h38

Est il autorisé encore aujourd’hui de penser qu’Israël est responsable de beaucoup de désordre que cela soit au moyen orient et en Occident ? De part sa politique de colonisation, de violence sans retenue et de domination de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Avons nous encore le droit de dire que ces gens nous gonflent sévèrement et que cela ne peut plus durer ?

17 réactions et commentaires

  • max // 10.06.2018 à 07h23

    Article fort bien construit qui, entre autre, rappel que les juifs arabes restent des arabes mais des arabes honteux et c’est particulièrement vrai en France.
    Sur la situation actuelle, l’article souligne justement qu’elle découle des interventions occidentales, qui ont fait des centaines de milliers et peut être même des millions de morts et qui était censé redécouper la région et Israël aurait du en profiter, ce qui n’a pas été le cas.
    Ce qui n’a pas été dit dans l’article.
    Le rôle de la Russie.
    Prétendant être en relation avec toutes les parties, la Russie pense pouvoir jouer un rôle d’intermédiaire.
    Qu’elle se souvienne de ce que les Israéliens ont fait à l’USS Liberty en juin 1967, elle (la Russie) n’est pas a l’abri d’une frappe de même nature sur ses bases en Syrie.
    https://www.counterpunch.org/2018/06/08/israels-attack-on-the-uss-liberty-a-half-century-later-still-no-justice/
    L’Iran a l’intention de s’installer durablement en Syrie, il n’est pas évident que la Russie puisse l’en dissuader, l’embargo des USA poussant l’Iran non pas dans les bras de la Russie mais de la Chine.
    Israël perd sa profondeur stratégique car on est plus à l’âge des obus de canons mais des missiles, des drones et des satellites.
    Après les derniers événements qui ont secoué l’Arabie Saoudite, l’établissement de relations normales avec les états du golf s’éloigne de nouveau.
    Les scénarios occidentaux de la région ayant échoué, combien de temps le lien USA/Israël tiendra ?

     10

    Alerter
  • WASTERLAIN // 10.06.2018 à 08h10

    J’aurais bien aimé lire la première partie, mais je ne la trouve pas sur la toile.

     0

    Alerter
  • WASTERLAIN // 10.06.2018 à 09h16

    C’est la débandade chez les terroristes modérés, certes, mais il s’agit maintenant de vaincre les commanditaires de ces fuyards et bien malin qui peut prédire l’issue de cette guerre, comme de toutes les guerres d’ailleurs, dont on sait quand on les commence, mais jamais quand ni comment on les finit ! Certains prédisent l’abandon de l’aide de la Russie qui ne défendrait que ses propres intérêts, rien n’est moins sûr, et que sans celle-ci, l’État syrien est dans l’incapacité de reconquérir la totalité de son territoire. Peut-être, mais peut-être pas ! C’est oublier un peu vite que 7 ans de guerre est un ‘’exercice militaire’’ qui a formé une armée, certes en majorité de conscrits, mais aguerrie et qui, avec l’aide du Hezbollah et des iraniens, peut maintenant lutter avec succès contre l’intervention limitée des USA et très certainement contre une intervention massive d’Israël, nous l’avons vu en 2006 au Liban où le Hezbollah seul a tenu en échec Tsahal. Nous verrons dans quelques semaines comment se développera la situation sur le terrain lors de l’offensive de Deraa qui ne devrait pas tarder. Mais…
    Mais… nous verrons aussi comment se passera la reconquête du gouvernorat d’Idlib où les rebelles modérés s’étripent sous le regard passif des turcs.
    Nous verrons également comment évoluera la situation entre Manbij et l’Euphrate où les kurdes sont actuellement en difficulté et pas si d’accord entre eux qu’on ne nous le rapporte.
    A voir aussi comment tournera la contestation arabe contre les kurdes, là aussi pas toujours d’accords entre eux, dans le triangle Kobané, Assaké, Racca, abukamal (en gros le territoire syrien sur la rive gauche de l’Euphrate), où l’armée syrienne peut compter sur l’aide de l’armée irakienne sur sa frontière.
    Enfin, LE test pour moi sera le comportement de l’armée US basée à Al Tanf. Les USA avaient décidé que l’armée syrienne ne reconquerrait pas Deir ez-Zor et quelques bombardements bien ciblés semblaient montrer leur détermination ; l’État syrien est pourtant maître d’Abou Kamal…
    Non, décidément non, à moins de savoir lire dans le marc de café, bien malin qui pourra dire quelles seront les progrès de l’armée syrienne sur le terrain dans quelques mois, la récente offensive de l’EI à Abou Kamal est là pour nous le rappeler !

     12

    Alerter
  • Julien // 10.06.2018 à 10h38

    Est il autorisé encore aujourd’hui de penser qu’Israël est responsable de beaucoup de désordre que cela soit au moyen orient et en Occident ? De part sa politique de colonisation, de violence sans retenue et de domination de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Avons nous encore le droit de dire que ces gens nous gonflent sévèrement et que cela ne peut plus durer ?

     31

    Alerter
    • RGT // 10.06.2018 à 17h09

      Désolé, c’est interdit.

      Si vous avez l’outrecuidance ne serait-ce que de penser différemment de nos entartés de service vous serez conspués et jeté aux orties.

      Et si vous commettez le CRIME de partager vos pensées vous subirez les pires condamnations prononcées par le tribunal d’Inquisition du Déconnex en personne.

       14

      Alerter
      • WASTERLAIN // 10.06.2018 à 19h06

        Comme quoi la censure actuelle en France – qui ne dit pas son nom – amène l’autocensure…

         10

        Alerter
    • Casimir Ioulianov // 12.06.2018 à 14h32

      C’est pas un droit : c’est un devoir.
      Les droit sont ceux qu’on se fait , pas ceux qu’ils nous laisse. N’en déplaisent à ceux qui croient que la loi gouverne tout et serait une “science” ultime.

       1

      Alerter
  • Christian Gedeon // 11.06.2018 à 02h27

    Bon…René Naba a raison,sur les faits qu’il cite. Tout ça se passe. Mais la Syrie est sous la protection de la Russie,et la Russie dit niet à une guerre iranienne par territoire syrien et libanais interposés avec Israel. M. Naba a t il remarque le réchauffement des affrontements avec l’EI? Notamment à Boukamal? La surveillance russe se serait elle relâchée a l’insu de son plein gre ? Les avions et hélicos russes seraient ils tombés en panne? Bizzare,non?

     1

    Alerter
    • rene naba // 11.06.2018 à 09h19

      J’ai sorti relevé votre absence de perspicacité. La série “débandade de l’opposition off shore” a été publié, deux semaines avant l’attaque de Boukamal. A propos de Boukamal, il ne s’agit d’ailleurs pas d’un “surge'” mais d’un râle. Les terroristes islamistes ont lancé une opération de diversion pour alléger la pression sur le front sud où se prépare le gros de la bataille. Si vous aviez jeté un oeil à la presse sérieuse, vous aurez appris avant de vous lancer tête baissée sur ce sujet pour faire une fois de plus la démonstration de votre ignorance que les terroristes islamistes ont été repoussés du secteur Ouest de Boukamal et la progression de l’armée syrienne se poursuit Plus important, j’ai surtout relevé aussi que les forces démocratiques kurdes, les supplétifs de la DGSE française, ont annoncé ce jour leur disposition à “négocier sans conditions sur tous les sujets avec le PRESIDENT Bachar Al Assad”. Sans doute plus futés que vous, ils ont senti le vent tourné BIzarre non que vtous ces élements aient échappé à votre perspicacité. Bizarre non?

       4

      Alerter
      • Christian Gedeon // 11.06.2018 à 10h44

        On a modere ma reponse…il semble que vous deviez avoir le dernier mot…c’es’t regrettable,surtout sur les Crises. Les FDS donc…c’est normal. Ils se sont péut etre enfin réveillés,et ont constaté que c’est l’état syrien qui est le mieux à même de les intégrer…et de les défendre. Mon propos ne concerne pas les FDS,mais l’inévitable départ des iraniens de Syrie. La greffe perse ne prendra pas sur un pays arabe,vous le savez et je le sais. Mais je vous trouve bien optimiste sur la victoire du président syrien…in fine,il fera ce que les russes lui diront de faire. Et les russes ne veulent pas d’une confrontation avec Israel…j’espère que cette fois ci le modérateur,souverain, fera passer le message.

         0

        Alerter
        • Christian Gedeon // 11.06.2018 à 11h13

          Je précise ma pensée concernant la victoire du gouvernément legal syrien…la Syrie dite utile à ete reprise aux factieux et à l’invasion étrangère presque en totalité,c’est un fait,nonobstant le fait que les destructions y ont atteint un niveau insoutenable. Mais cette Syrie utile est bordée par un limes qui va du nord au sud,le désert. Le désert est par définition presque incontrôlable. Ne sera contrôlée que quand Daech,mais pas que Daech sera radicalement éliminé,et ce n’est pas pour tout de suite. Dans le nord,il est évident que la region d’Idlib est une pétaudière à plusieurs étages. Plus ou moins contrôlée par les ottomans,qui ne sont pas près d’en partir non plus…ne parlons même pas d’Afrine et de sa région,devenus wilayat turque,clairement. Sur le Golan, ” l’opposition” s’adosse à Israel et fait contrepoids à la région occupée par le Hezbollah essentiellement . Et dans le sud est à Deraa, il y a ligne rouge,qui ne sera levée,M.Naba, que si les iraniens s’en vont,et vous le savez…vous parlez de victoire,je dis qu’elle est encore à venir,et que je crains que ses termes et conditions ne provoquent chez vous une grande déception…l’avenir dira qui de nous deux à raison.

           0

          Alerter
          • rene naba // 11.06.2018 à 12h28

            Vous extrapolez: Je n’ai jamais mentionné le mot de victoire.J’ai juste parlé de DEBANDADE de l’opposition off shore syrienne. C’est un fait irrémédiable. Deuxio; épargnez moi vos leçons de géopolitique.. j’ai été correspondant de guerre sur le terrain au Moyen orient pendant une quinzaine d’année, puis à l’échelle du Monde islamique pour connaitre non seulement la géographie de ces pays, mais aussi leurs histoires, leurs alliances et leurs arrières pensées. Pour ne rien vous cacher, les rebonds des terroristes islamistes sont attisés par les américains pour améliorer leur position de négociations face aux russes; Les iraniens ne partiront pas sans de sérieuses compensations internationales (Levée du Blocus économique de leur pays, recocnnaissance de leur influence de fait en Irak et au Liban

            *

             1

            Alerter
            • Christian Gedeon // 11.06.2018 à 13h06

              Mais je vous épargne tout ce que vous voulez,et je ne vous donne aucune lecon. Je dis simplement que nous ne sommes pas d’accord sur le fond,et que les iraniens quitteront la Syrie,avéc ou sans compensations(plutôt avéc,j’espère) . Et vous avez vous raison,je n’ai pas ete,moi, correspondant de guerre. J’y étais ,tout simplement, et j’y suis encore souvent.

               0

              Alerter
            • WASTERLAIN // 12.06.2018 à 08h01

              @ Gedeon
              Évidemment que les iraniens et le Hezbollah finiront par quitter la Syrie un jour. Faut pas avoir fait science po avec une spécialisation sur le Moyen-Orient pour comprendre que quand l’État syrien aura repris le contrôle de tout le pays ils partiront ou ne laisseront qu’un contingent symbolique (histoire de bien montrer qu’ils n’ont pas peur d’Israël). Et contrairement à ce que vous dites, c’est la position de la Russie qui vient de la confirmer pas plus tard qu’hier par la voix très autorisée de son ambassadeur au Liban Alexander Zasypkin :
              https://mamafrika.tv/blog/%f0%9f%87%b8%f0%9f%87%besyrie-la-russie-dit-non-a-israel-a-propos-de-sa-demande-du-retrait-de-syrie-de-liran-et-du-hezbollah/

               0

              Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications