Source : Paul R. Pillar, Consortium News, 22-06-2017

Le président Trump a fait de « l’alliance » avec l’agitateur qu’est l’Arabie saoudite, une pièce centrale de sa politique étrangère chaotique. Mais les dernières manœuvres pour le pouvoir à Ryad pourraient provoquer des tensions inattendues, d’après Paul R. Pillar, ex-analyste à la CIA.

Un pays étranger peut être un partenaire problématique pour les États-Unis et ce pour deux raisons principales, qui s’appliquent toutes deux à l’Arabie saoudite. La première concerne la politique étrangère de ce partenaire, qui peut aller de peu judicieuse à totalement immorale, voire attirer les USA dans des conflits où ils ne sont pas ou ne devraient pas être impliqués.

Le président Trump serre la main du ministre de la Défense saoudien Mohammad ben Salmane (désormais héritier de la couronne), le 20 mai 2017 (Capture d’écran du site withehouse.gov).

La guerre calamiteuse menée par l’Arabie saoudite au Yémen est actuellement l’exemple le plus frappant de ce type de problème. Plus récemment, il y a eu l’offensive économique et diplomatique contre le Qatar. Offensive qui a fait vaciller les aspirations de l’administration Trump concernant la sécurité de la région et qui, cette semaine, a conduit le département d’État [équivalent du ministère des Affaires étrangères, NdT] à émettre des remontrances embarrassées.

Le second problème peut être une fragilité interne qui fait courir le risque au régime étranger de s’effondrer soudainement. Ceci impliquerait que non seulement le partenariat avec les USA s’effondrerait également mais qu’il y aurait également le risque potentiel que le partenariat privilégié des États-Unis avec l’ancien régime leur vaille l’animosité durable des nouveaux dirigeants et de la population mécontente après avoir soutenu le changement politique.

Pour trouver un exemple de cette dynamique, il suffit de regarder de l’autre côté du golfe Persique. L’association étroite des États-Unis avec le Shah d’Iran a alimenté de manière substantielle, après la révolution, l’anti-américanisme en Iran. Même après l’éviction du Shah, son admission sur le sol américain pour suivre un traitement médical a immédiatement déclenché la prise de l’ambassade américaine à Téhéran et la crise des otages, qui a duré plus d’un an.

L’association des États-Unis avec le régime des Saoud, si ancienne et considérée comme tellement acquise qu’elle est habituellement qualifiée « d’alliance », fait oublier à quel point ce régime est anachronique et combien une organisation aussi moyenâgeuse est fragile dans le contexte du XXIe siècle. Une famille royale élargie, qui a donné son nom au pays (imaginez si le Royaume-Uni s’appelait « Angleterre Windsor »), bénéficie de rentrées d’argent énormes mais non décomptées publiquement, émanant de la richesse pétrolière du pays. Cette richesse est depuis de nombreuses années un facteur essentiel pour acheter la complaisance et la soumission de la population, bien que de temps à autre, quelques faits émergent, comme l’origine saoudienne de la plupart des terroristes du 11 Septembre 2001, qui indiquent que tout n’est pas clair sous cette complaisance de surface.

Outre le fait de se reposer sur ce que l’argent du pétrole peut acheter, le régime a aussi énormément misé sur les sanctions religieuses pour asseoir sa légitimité. Cette dépendance repose en partie sur un accord avec les oulémas (docteurs en droit musulman) et le clergé, ce qui maintient dans le pays des règles anachroniques comme le fait que les femmes ne soient pas autorisées à conduire.

Le risque de succession

La grande taille de la famille royale signifie non seulement de gros détournements d’argent mais aussi un potentiel significatif de divisions internes. Le plus gros, et certainement le plus délicat des problèmes demeure la succession du chef. Le fondateur du Royaume des Saoud, Abdulaziz Ibn Saoud, a laissé un plan successoral étrange, le trône allant d’abord entre les mains d’un de ses aînés, puis passant ensuite de frère en frère (ou demi-frère), parmi les fils d’Abdulaziz.

Le président Donald Trump et la première dame Melanie Trump rencontrent le roi Salmane d’Arabie saoudite et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, le 21 mai 2017, pour participer à l’ouverture du Global Center for Combating Extremist Ideology (Photo officielle de la Maison-Blanche par Shealah Craighead.)

Comme il avait plus de trois dizaines de fils, cet arrangement pouvait durer longtemps. Mais tout le monde savait que le royaume finirait par manquer de fils, même dans le cas du fécond Abdulaziz, et que le trône devrait passer à la génération d’après. Les fils et les petits-fils d’Abdulaziz ont sûrement eu des différences d’opinions et des préférences sur celui qui, dans la génération suivante, devait récupérer le trône. L’instabilité latente peut conduire à des conflits ouverts si les membres insatisfaits de la famille régnante trouvent le moyen d’exploiter le mécontentement de la population.

Le roi Salman, âgé et dont visiblement les facultés déclinent, a opéré un changement singulièrement audacieux qui, combiné à ses manœuvres des deux années écoulées, a installé son fils préféré, Mohammed ben Salmane (MbS) comme son successeur au trône.

C’est la deuxième fois que Salman a mis sur la touche un prince héritier pour favoriser MbS dans la ligne successorale. La première victime a été le demi-frère de Salman, Murquin. La deuxième, son neveu Mohammed ben Nayef (MbN), a aussi perdu son poste de ministre de l’Intérieur.

Avec tout ce qu’a fait le roi Salman dans sa carrière, la plupart du temps comme gouverneur de Ryad, à quoi s’ajoute un rôle informel de chef de famille, il pouvait bénéficier de la force donnée par le fait d’être un des « sept Soudayri ». Il s’agit d’une alliance entre frères qui incluait le roi Fahd, le ministre de la Défense Sultan, et Nayef, le père de MbN et également son prédécesseur au ministère de l’Intérieur, tous trois aujourd’hui décédés. Mais sa dernière manœuvre, Salman l’a faite pour son propre compte, car MbN fait aussi partie de la branche Soudayri de la famille.

Mettre en scène l’unité

Le régime a mis en scène son unité, en annonçant que 31 des 34 membres du conseil d’allégeance, un organe familial supposé délibérer sur les questions successorales, ont approuvé le dernier changement. Une image a été publiée montrant MbS embrassant la main de MbN, lequel aurait juré d’être loyal au nouveau prince héritier. Les membres de la famille ont un intérêt commun à ne pas faire de vagues qui pourraient hypothéquer leurs énormes privilèges et leur richesse personnelle.

Le président Trump, hôte du roi saoudien Salman, pose pour des photos avec les porteurs de sabre de cérémonie à son arrivée au palais Murabba. Le 20 mai 2017 à Ryad, Arabie saoudite (photo officielle de la Maison-Blanche, par Shealah Craighead).

Mais beaucoup d’autres membres de la famille royale se demandent sûrement : avec tous les fils et les petits-fils d’Abdulaziz parmi lesquels on peut choisir, pourquoi Salman devrait-il faire tout seul, de son fils favori, son successeur désigné ?

Ce n’est pas comme si MbS, âgé de 31 ans, avait avant que son père ne le catapulte, une expérience qui le distinguait dans la foule de la famille royale. L’initiative la plus distinctive et la plus conséquente prise par MbS depuis qu’il a commencé à acquérir un pouvoir exceptionnel a été la guerre au Yémen, un désastre. L’agressivité et le bellicisme dont MbS a fait preuve vis-à-vis de l’Iran, et maintenant du Qatar, présentent tous les ingrédients d’aventures régionales supplémentaires et coûteuses.

MbS tient de beaux discours sur les réformes internes, avec son programme baptisé « Vision 2030 », mais il reste à voir s’il aura de meilleures idées que ses aînés et prédécesseurs pour concilier la modernité avec les exigences archaïques de l’establishment religieux, sur lequel repose la légitimité du régime Saoud. Il faudra aussi voir s’il offre des solutions efficaces pour sevrer une société où le pétrole est une sinécure et pour gérer le mécontentement créé par un tel choc. Le père de MbS pourrait l’avoir engagé dans des échecs suffisamment cuisants pour , une fois qu’il [le père] aura disparu, déchirer le tissu des intérêts partagés de la famille royale.

L’inconvénient pour les États-Unis n’est pas seulement d’avoir perdu, en la personne de MbN, une contrepartie respectée et expérimentée sur les questions de sécurité. Ce n’est pas non plus, la perspective, même très grave, d’être impliqués dans de nouvelles erreurs désastreuses comme le Yémen. C’est plutôt le fait que les jeux de pouvoir de Salman, pour le compte de sa famille nucléaire, n’ont rien fait pour réduire, et pourraient même avoir accru, le risque pour nous de nous réveiller un beau jour pour découvrir que l’Arabie saoudite n’est pas, dans la région du golfe Persique, le partenaire stable que nous pensions qu’il était. C’est aussi ce que nous pensions à propos du Shah d’Iran.

Paul R. Pillar, durant ses 28 années à la CIA, est devenu l’un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Paul R. Pillar, Consortium News, 22-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

19 réponses à Un chaos potentiel dans le Royaume, par Paul R. Pillar

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 13 août 2017 à 09h59

Un point absolument ahurissant des USA démontré par le chaos à Washington et par les précédents historiques (guerre de Corée, guerre du Vietnam) :
– le président US peut faire la guerre (y compris nucléaire) avec la Corée du Nord sans l’accord du Congrès
– le président US ne peut pas faire la paix avec la Russie sans l’accord du Congrès

La guerre facile, la paix impossible.

  1. Macarel Le 13 août 2017 à 09h22
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    • Macarel Le 13 août 2017 à 09h37
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      Pendant que Wall Street s’engraisse, Main street s’agresse dans les rues…

      Rien de mieux pour les riches, pour détourner la plèbe des vrais problèmes d’inégalité dans la société, que de laisser les plébéiens se battre entre eux.


  2. Kiwixar Le 13 août 2017 à 09h59
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    Un point absolument ahurissant des USA démontré par le chaos à Washington et par les précédents historiques (guerre de Corée, guerre du Vietnam) :
    – le président US peut faire la guerre (y compris nucléaire) avec la Corée du Nord sans l’accord du Congrès
    – le président US ne peut pas faire la paix avec la Russie sans l’accord du Congrès

    La guerre facile, la paix impossible.


    • Le modéré Le 13 août 2017 à 14h21
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      J’ai toujours plaidé pour une réforme radicale du systéme politique mondial. Je trouve aberrant qu’un individu ordinaire puisse orienter la destinée de tout un peuple rien qu’en exerçant pour quelques années la suprême fonction du chef de l’Etat. Il repartira tranquillement aprés l’expiration de son mandat . Et les dégâts causés? C’est aux administrations futures de les réparer ou de les aggraver


      • Subotai Le 14 août 2017 à 18h32
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        En v’là un truc!
        LE système politique mondial? C’est quoi ça..?
        M’enfin..?!
        Et votre fameux Droit des peuples à disposer d’eux même; donc de se donner les Dirigeants qu’ils veulent et les Régimes politiques qu’ils veulent..? Jusqu’au plus petit groupe social distinct.
        Il ne faudrait pas déjà commencer par chez nous..?
        Aucune interrogation sur la suppression des départements et des communes? Sur la diminution de nos représentants? sur notre Jupiter Imperator qui règne à l’Élysée..?


  3. Le modéré Le 13 août 2017 à 10h08
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    L’Arabie Saoudite nous avait habitué à sa sagesse ancestrale où les problémes devaient étre traités par les négociations; Avec l’arrivée du roi Salman les choses ont changé radicalement. Le Royaume agressait tous azimuts pour finir- chose impensable par le passé- de s’attaquer à un Emirat dont la population est proche de celle de Ryad.
    Ce revirement est incompréhensible pour un Royaume qui souffre “de disproportions entre volonté de faire et moyens de le faire” (voir lamrani.over-blog.com L’Arabie Saoudite face aux sanctions du Congrés) et qui nonobstant s’est engagé dans une croisade aux conséquences désastreuses encouragé par son parrain traditionnel au profit duquel il a alloué une somme pharaonique de 460 Milliards de dollars.
    Quant à la stabilité du pays, il restera stable. Dans les pires des cas, on s’attendra à une destitution mais pas à une révolution ,avec des changements de forme mais pas de fond.


    • Kiwixar Le 13 août 2017 à 10h31
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      « Ce revirement est incompréhensible »

      – Problème de pognon?
      – Problème de réserve pétrolière réelle, largement sur-estimée?
      J’en sais rien… mais je pense que la religion du pognon des dirigeants est un éclairage aussi valable que les explications hyper-compliquées chiisme sunnisme wahabisme et autres.


    • Subotai Le 14 août 2017 à 18h36
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      Mais non, pas incompréhensible. Juste la “fin du pétrole” et la perspective du retour au sable du désert, à tente et au dromadaire…
      Classique.


  4. Fritz Le 13 août 2017 à 10h46
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    Assez amusant, comme il est facile de retourner la première affirmation de l’auteur :
    « Les États-Unis peuvent être un partenaire problématique pour n’importe quel pays étranger et ce pour deux raisons principales, qui s’appliquent toutes les deux à la France. La première concerne la politique étrangère de ce partenaire, qui peut aller de peu judicieuse à totalement immorale, voire attirer la France dans des conflits où elle n’est pas ou ne devrait pas être impliquée. »

    Même la seconde proposition pourrait être retournée :
    « Le second problème peut être une fragilité interne qui fait courir le risque au régime américain de s’effondrer soudainement. Ceci impliquerait que non seulement l’OTAN s’effondrerait également, mais qu’il y aurait le risque potentiel que le partenariat privilégié de la France avec l’ancien régime américain lui vaille l’animosité durable des nouveaux dirigeants et de la population américaine. »

    Cela dit, je ne crois pas en l’éventualité d’une révolution populaire aux USA.


    • theuric Le 13 août 2017 à 21h04
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      Sait-on jamais?
      Et puis, un effondrement économique possible, voire probable ne serait pas à négliger, avec ce que cela entend de tensions de toutes sortes.
      Des infimes bribes qui nous parviennent de chez Tonton Sam, la situation de ce pays ne paraît pas reluisante, alors, que dirions-nous si nous savions où il en est vraiment.
      En tous cas, vos remarques sont pertinentes et pleines de bon sens.


  5. Mr K. Le 13 août 2017 à 11h12
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    Ah, les successions! Même dans les familles modestes cela peut déclencher bien des passions.

    A la mort du roi Salman cela peut tanguer sévèrement, avec le choix arbitraire de MbS et de plus sa politique agressive très discutable.

    Toujours à propos des successions, en droit international quand un pays change de régime, le nouveau pouvoir hérite légalement des avoirs du précédent.

    D’après Peter Dale Scott, en général très bien documenté, c’est le vol pur et simple des avoirs Iraniens à la Chase Manhattan Bank de David Rockfeller, qui a déclenché la crise des otages de l’ambassade américaine (dans “La Route vers le nouveau désordre mondial”, Éditions Demi Lune).

    Et non pas “Même après l’éviction du Shah, son admission sur le sol américain pour suivre un traitement médical a immédiatement déclenché la prise de l’ambassade américaine à Téhéran et la crise des otages, qui a duré plus d’un an.” qui paraît bien faible.


  6. cyril Le 13 août 2017 à 11h38
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    que se soit le prince mohammad ben ji ou le prince mohammad ben a ordure,qu’est ce que ça change?
    voila un pays ou l’esclavage des petites birmanes ou philippines est monnaie courante,qui pratique des égorgements publics pour des soupçons de sorcellerie,ou les mains sautent pour vol au même rythme que les bouchons de champagnes au palais royal ou la famille parasitaire qui le squatte organise des partouzes,sniff de la coc et se déchire au whisky,qui finance le terrorisme,qui pollue l’afrique et l’asie avec une vision démentielle de l’islam,propageant une idéologie morbide,misogyne et vénale par le truchement de mosquée avec prédicateur fous clés en main,qui corrompt tout ceux qui ne rêvent que de fortune pour leur bénéfice personnel,etc…….
    humainement,on ne peut que souhaiter l’effondrement d’un cloaque pareil.
    il faut s’imaginer avoir grandit la dedans,pas de cinéma,de musique,de bibliothèques,de librairies,internet totalement censuré,pas de dessin,etc……..


    • Charles-de Le 13 août 2017 à 15h24
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      Tant qu’on ne sait pas que quelque chose existe, on ne s’en sent pas privé.


    • Subotai Le 14 août 2017 à 18h20
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      Pourriez vous essayer d’imaginer qu’ils en on autant à notre service avec autant de justesse et de mauvaise foi..?
      Non..?


  7. Pad Le 13 août 2017 à 11h49
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    Comme on me l’a souvent répété et ça s’est vérifié personnellement :” En argent, il n’y a plus de Famille”.


  8. Ovni de Mars Le 13 août 2017 à 12h18
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    Les États-Unis d’Amérique et l’Arabie Saoudite ont en commun d’être des pays ouvertement agresseur : Irak, Afghanistan, Syrie, etc pour l’un, Yémen et Qatar pour l’autre. Il me semble que ce sont les derniers pays dont l’impérialisme repose surtout sur des principes du 20ème siècle qui deviennent un peu archaïques : agression militaire, déstabilisation par la rue, coup d’état, etc.

    On pourrait y ajouter Israël même si ça reste quand même local

    La Chine par exemple, est autant impérialiste mais avec des moyens différents

    Les États-Unis d’Amérique maintiennent encore leur savoir faire destructeur et n’ont pas pu ou voulu se réformer (on pourrait parler de rente militaire comme on parle de rente pétrolière). L’Arabie Saoudite est dans son orbite


  9. Arcousan09 Le 13 août 2017 à 19h05
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    Être le seul état détenteur du” bien” et le seul état pacifique et démocratique sur la planète terre mais ce doit être épuisant que d’avoir que des ennemis, esprits du “mal”, et d’être “obligé” de faire la guerre à tout ce qui bouge et pourquoi pas avec les manchots de Terre Adélie pour leur “insoumission”

    Les résultats sont sans commentaires: Libye, Afghanistan, Iraq, Syrie …. à qui le tour ???


  10. 5cents Le 14 août 2017 à 07h42
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    J’ai travaillé a Riyadh en 99 et déjà certains disaient que le pouvoir en place était a bout de souffle et qu’il fallait s’attendre a une prise de pouvoir par les religieux. Je constate que pres de 20 ans plus tard la famille royale est toujours en place.
    La polygamie aidant, les hommes qui en on les moyens ont 4 épouses a la fois et parfois des dizaines durant leur vie, la famille royale a dû bien s’agrandir depuis ce qui effectivement peut générer des luttes internes.


  11. Subotai Le 14 août 2017 à 18h18
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    Chaque fois que je lis un texte de ces “Analystes” US, me demande comment on peut être aussi juste et aussi à coté de la plaque…
    Est ce problème de traduction? Ou est ce que vraiment ils sont aussi “chirurgicalement” mauvais?

    Il ne sait pas que le principe du Droit de succession en Arabie est la “Séniorité” (le plus ancien de la lignée familiale) et aussi qu’en Droit islamique le souverain peut désigner n’importe quel membre de la famille comme héritier s’il l’estime nécessaire?
    Ça fait toujours grincer les dents des ambitieux mais c’est la Loi. Et c’est plein Droit que les fomenteurs de troubles se retrouvent en taule ou exécutés.
    On peut trouver ça “anachronique” (ah bon!?) mais c’est la Loi CHEZ EUX. Et ils ne l’ignorent pas.
    On pourrait aussi dire que c’est prétendre vouloir imposer son propre modèle social et politique aux autres peuples qui est “anachronique”.


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