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9.décembre.20209.12.2020 // Les Crises

Un document oublié de la CIA jette un éclairage critique sur la diplomatie américaine – par Glenn Greenwald

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Source : Glenn Greenwald
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

La première fois que j’ai écrit sur WikiLeaks, c’était au début de l’année 2010, alors que le groupe était encore largement inconnu. C’est un petit article du New York Times qui a attiré mon attention, qui commençait de cette façon :

À la liste des ennemis qui menacent la sécurité des États-Unis, le Pentagone a ajouté WikiLeaks.org, une minuscule source en ligne d’informations et de documents que les gouvernements et les entreprises du monde entier préféreraient garder secrets.

Le NYT a expliqué que le Pentagone avait préparé un plan secret pour 2008 dans lequel ils avaient comploté pour détruire WikiLeaks, notamment en lui divulguant délibérément de faux documents dans l’espoir que le groupe publierait les faux et effacerait à jamais leur crédibilité – un plan ignoble qui a ironiquement été divulgué à WikiLeaks, qui a rapidement publié le document sur son site web.

Tout groupe que l’État américain sécuritaire inclut dans sa « liste d’ennemis » en raison de la publication de ses secrets est un groupe qui va susciter mon intérêt, et probablement mon soutien.

En conséquence – des mois avant qu’ils ne fassent les gros titres internationaux avec la publication des journaux de guerre de l’Irak et de l’Afghanistan et les câbles diplomatiques du département d’État d’Hillary Clinton – j’ai immédiatement enquêté sur tout ce que je pouvais concernant la fondation et la mission du groupe.

J’ai interviewé son fondateur Julian Assange et j’ai exhorté les lecteurs à soutenir le groupe en devenir, concluant que « l’une des dernières voies pour découvrir les secrets du gouvernement et des autres élites sont les lanceurs d’alertes et les organisations qui leur permettent de le faire. WikiLeaks est l’un des groupes les plus efficaces au monde, et il n’est donc pas surprenant qu’il soit l’objet d’attaques aussi soutenues. »

La raison de ma conclusion était que WikiLeaks avait exposé des secrets incriminants des centres de pouvoir corrompus pendant des années. La technologie dont ils ont été les pionniers – permettant aux sources de leur divulguer des tonnes de documents sans que personne, y compris WikiLeaks, ne connaisse l’identité de la source – a constitué une innovation majeure en permettant une plus grande transparence pour les factions les plus puissantes du monde.

Mais c’est un document de WikiLeaks qui a particulièrement attiré mon attention au début : un « Mémorandum Cellule Rouge » de la CIA, classé secret, datant de 2010, nommé d’après l’unité très secrète créée par le directeur de la CIA Bush-Cheney, George Tenet, à la suite de l’attaque du 11 Septembre.

Ce qui a rendu ce document si fascinant, si révélateur, c’est la discussion de la CIA sur la manière de manipuler l’opinion publique pour s’assurer qu’elle reste au moins tolérante, voire favorable à la guerre sans fin et, plus précisément, le rôle vital que le président Obama a joué pour la CIA en conditionnant et en vendant les guerres américaines dans le monde entier.

Dans cette analyse classifiée, on en apprend beaucoup sur comment le « complexe militaro-industriel », également connu sous le nom de « Blob » ou « Deep State » raisonne, sur la façon dont l’Agence exploite les impulsions humanitaires pour assurer la poursuite de ses guerres et sur la véritable fonction du président américain en matière de politique étrangère.

Ce qui a motivé cette note de service est la crainte croissante de la CIA de voir la population d’Europe occidentale s’opposer rapidement à la guerre contre le terrorisme en général et contre la guerre en Afghanistan en particulier – comme le montre la chute du gouvernement néerlandais, en grande partie due à la colère de l’électorat contre l’implication en Afghanistan.

La CIA cherchait désespérément à trouver un moyen d’endiguer la vague de sentiment anti-guerre qui se développait dans toute cette région, notamment pour en protéger la France et l’Allemagne, en manipulant l’opinion publique.

L’Agence a conclu : son meilleur et unique atout pour y parvenir était le président Obama et sa popularité dans les villes d’Europe occidentale.

Document classifié de la CIA publié par WikiLeaks le 26 mars 2010

Le mémo de la CIA part du principe que les populations des pays de l’OTAN participant à la guerre en Afghanistan ne soutiennent pas cette guerre. Ce sur quoi ces gouvernements alliés et la CIA se sont appuyés – comme le souligne le titre ci-dessus – est ce que l’agence a appelé « l’apathie du public » : ce qui signifie que le « peu d’importance accordé à la guerre a permis aux dirigeants français et allemands de faire fi de l’opposition populaire et d’augmenter régulièrement leurs contributions en troupes à la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF). »

En d’autres termes, tant que l’opinion publique restait suffisamment inattentive, leurs dirigeants démocratiques étaient libres d’ignorer leurs souhaits et de continuer à se battre dans une guerre à laquelle les citoyens de ce pays s’opposaient.

Mais ce qui préoccupait le plus la CIA, c’était que l’aversion pour la guerre en Europe occidentale se transforme en une opposition active et concentrée – comme cela vient de se produire en Hollande – ce qui a entraîné le pire de tous les résultats : les gouvernements qui ont combattu avec les États-Unis en Afghanistan pendant près d’une décennie devaient en fait respecter les convictions de leurs citoyens qui étaient que la guerre n’en valait pas la peine, et se retirer, laissant les États-Unis assumer seuls le fardeau :

Quoi qu’il arrive, la seule chose que la CIA ne peut pas tolérer est que les dirigeants des pays alliés « écoutent les électeurs » (c’est pourquoi la CIA a longtemps préféré que ses pays « partenaires » soient dirigés par des tyrannies : pas besoin de s’accommoder d’une opinion publique gênante). Mais même dans les démocraties occidentales, tant que la population reste suffisamment inattentive, a raisonné la CIA, alors leurs sentiments anti-guerre peuvent être ignorés sans risque.

Le problème en 2010 était qu’il y avait une prise de conscience croissante en Europe occidentale de l’anathème que la guerre en Afghanistan représentait pour leurs valeurs, du gaspillage des ressources dépensées et du peu de rapport avec la qualité de leur propre vie. Ce problème d’opinion publique – ou, pourrait-on dire, la nuisance de la démocratie – était le point clé de la CIA, comme d’habitude.

Pour résoudre le problème du sentiment anti-guerre croissant en Europe occidentale, l’agence a imaginé deux solutions principales : 1) exploiter le sort des femmes afghanes pour tirer sur les cordes sensibles des Allemands et des Français et essayer de les persuader – en particulier les femmes européennes – que la guerre en Afghanistan était en réalité une sorte de projet humanitaire pour aider les gens, et non un effort géostratégique pour contrôler la région et ses ressources ; et 2) utiliser la popularité parmi les Européens du président Obama, aujourd’hui prix Nobel de la paix, pour donner à la guerre un visage joli, sophistiqué et cosmopolite à la place de la fanfaronnade texane évangélique endurcie que représentait George W. Bush.

Mais rien de tout cela n’aurait fonctionné, selon l’estimation de la CIA, sans un président qui pouvait effectivement utiliser sa popularité à l’étranger pour vendre la guerre non pas comme un acte barbare d’agression sans fin, mais comme un geste humanitaire qui – comme le président lui-même – était bienveillant, noble et gentil.

En raison de leur opinion positive sur Obama, a conclu l’agence, les Français et les Allemands seraient non seulement « réceptifs à l’affirmation directe [d’Obama] de leur importance pour la mission en Afghanistan » – ce serait le renforcement positif – mais seraient également « sensibles à [ses] expressions directes de déception à l’égard des alliés qui n’aident pas. »

En d’autres termes, Obama était comme un père gentil mais vertueux dont vous croyiez en la noblesse même lorsqu’il s’agissait de bombarder des villages et de tirer sur des cours d’école, et dont vous étiez désireux d’éviter la déception morale (vous ne remplissez pas vos devoirs d’allié). Les données des sondages ont donc montré que lorsqu’il a été rappelé aux Européens qu’Obama soutenait la guerre en Afghanistan, le soutien a augmenté de manière significative :

Il est difficile de surestimer le caractère révélateur de ce document. Quelques mois à peine avant que la CIA n’annonce la capacité unique d’Obama à vendre la guerre et à en assurer la poursuite, le Comité du prix Nobel de la paix a décerné à Obama sa plus haute distinction pour ce qu’il a appelé « ses efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples », ajoutant : « Pendant 108 ans, le Comité Nobel norvégien a cherché à stimuler précisément cette politique internationale et ces attitudes dont Obama est maintenant le principal porte-parole dans le monde. »

Pourtant, la CIA, comme elle le fait si souvent, connaissait la vérité cachée : la mission la plus importante d’Obama était de prétendre, de commercialiser et de prolonger les guerres, et non d’y mettre fin. Ils l’ont vu pour ce que les présidents américains sont vraiment : des instruments pour créer une marque et une image sur le rôle des États-Unis dans le monde qui peuvent être efficacement propagées à la fois auprès de la population américaine puis sur la scène mondiale, et plus précisément pour prétendre que les guerres barbares sans fin des États-Unis sont en réalité des projets humanitaires conçus de manière bienveillante pour aider les gens – le prétexte utilisé pour justifier chaque guerre par chaque pays dans l’histoire.

Beaucoup se sont demandé pourquoi la CIA était si farouchement opposée à la candidature de Donald Trump, puis à sa présidence. Bien qu’il ait remis en question bon nombre de leurs dogmes les plus prisés – des guerres de changement de régime comme en Syrie à la pérennité de l’OTAN après la chute de l’Union soviétique – et qu’il ait sévèrement critiqué leurs échecs en matière de renseignement (ce qui a incité Chuck Schumer à avertir, avant son investiture, qu’ils se vengeraient de lui pour cela), ce n’est pas comme si Trump était une sorte de président pacifiste. Il a tenu la promesse qu’il avait faite lors de sa campagne d’intensifier les campagnes de bombardement au nom de la lutte contre le terrorisme avec moins de contraintes qu’auparavant.

Mais l’une des raisons majeures du mépris affiché par les agents de sécurité de l’État pour Trump est son incapacité et sa réticence à enjoliver les actions barbares des États-Unis et à prétendre que les États-Unis sont autre chose qu’ils ne sont. Rappelez-vous la fureur et la rage provoquées en 2017 lorsque, en réponse à une question de Bill O’Reilly, de Fox News, sur l’usage de la violence par Poutine contre les journalistes et d’autres personnes, Trump a répondu : « Il y a beaucoup de tueurs. Vous pensez que notre pays est si innocent ? »

La rage suscitée par ce commentaire n’était évidemment pas motivée par des doutes quant à la véracité de la déclaration de M. Trump. Aucune personne sensible ne la reconnaîtrait comme autre chose que la vérité. La colère était due au fait que les présidents ne sont pas censés dire la vérité sur les États-Unis et sur ce qu’ils font dans le monde (tout comme les présidents sont censés prétendre qu’ils détestent les despotes même s’ils les soutiennent de toutes les manières possibles).

Comme le reflète le mémo de la CIA de 2010, les présidents utiles sont ceux qui, comme Obama, sont habiles à tromper le monde et à faire de la propagande pour que l’agression américaine soit considérée comme bénigne, de manière à permettre même aux dirigeants démocratiquement élus d’agir en contradiction avec l’opinion publique lorsque cela sert les intérêts des États-Unis.

Comme je l’ai écrit en 2017, lorsque la communauté de politique étrangère et la classe des experts ont feint la colère suite à l’acceptation par Trump du dictateur égyptien Abdel Fattah el-Sisi, comme si le soutien à la tyrannie était une violation des valeurs américaines plutôt qu’un élément de base de la politique américaine de l’après-guerre :

Ce que Trump obtient en ouvrant les portes de la Maison Blanche à Sisi n’est pas l’inauguration d’une nouvelle politique mais plutôt la clarification et l’éclairage d’une très ancienne. Cet effet Trump – démasquant dans toute sa laideur nue ce que les militants de Washington préfèrent garder caché – est visible dans de multiples autres domaines…

C’est la raison pour laquelle tant de personnes à Washington – qui n’ont jamais rencontré un dictateur pro-américain qu’elles n’étaient pas prêtes à armer et à financer – sont si bouleversées par tout cela. Sisi n’est pas quelqu’un que vous invitez à dîner chez vous ; c’est quelqu’un à qui vous envoyez de l’argent et des armes en secret après avoir prononcé vos jolis discours devant des drapeaux américains sur les Droits de l’Homme et la liberté. Ce que Trump viole, ce ne sont pas les principes ou l’éthique de Washington, mais les tactiques de propagande de Washington.

Ce n’est pas seulement Trump qui a rendu furieux les puissants acteurs américains en révélant au monde le vrai visage des États-Unis. C’est aussi Julian Assange qui l’a fait, en fondant une organisation qui a publié des documents comme celui-ci, qui ont révélé des vérités aussi essentielles.

Pour cette révélation, la CIA a attaqué Trump sans relâche, avant même son élection, et pour la même raison, Assange est incarcéré dans une prison britannique sous l’accusation d’espionnage par le ministère américain de la Justice. Peu de choses rendent les élites de la politique étrangère américaine plus furieuses que ceux qui, à leur insu ou non, montrent au monde le vrai visage de l’État sécuritaire américain.

Source : Glenn Greenwald, 23-11-2020
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

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Commentaire recommandé

Ovni de Mars // 08.12.2020 à 09h08

Que la CIA se rassure, elle dispose maintenant de Kamala Harris pour rendre humanitaires les futures guerres des USA

11 réactions et commentaires

  • Ovni de Mars // 08.12.2020 à 09h08

    Que la CIA se rassure, elle dispose maintenant de Kamala Harris pour rendre humanitaires les futures guerres des USA

      +52

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  • RGT // 08.12.2020 à 09h21

    Le « soft power » US permettant de faire approuver par les « dirigeants démocratiques » les guerres prédatrices US est toujours très efficace.

    Et comme de nombreux autres pays ont actuellement des troupes envoyées pour des « raisons humanitaires » afin de « lutter contre le terrorisme » sans s’en prendre bien sûr à leurs « amis » (saoudiens et autres pétromonarchies) qui auraient vraiment besoin de VRAIES « révolutions de couleur » les USA jouent sur du velours en menaçant de dévoiler ces actions si leurs « alliés » décident de ne plus les soutenir.

    D’où une grande omerta à l’encontre de ces guerres et opérations diverses, qu’elles aient lieu au moyen-orient ou ailleurs sur la planète.

    Et pendant ce temps bien sûr, les USA viennent en douce plomber leurs « alliés » pour leur arracher leur « bijoux de famille » afin de se les approprier.
    Et le pire, c’est qu’aucun « dirigeant démocratique » ne proteste alors qu’ils sont parfaitement au courant.

    Quel que soit la nation (hormis des îlots sans intérêt paumés au milieu de l’océan) l’objectif des « élites » est toujours de soumettre leurs voisins (plus ou moins éloignés) afin d’accroître leur puissance et bien sûr les revenus associés (pour eux et surtout pour leurs « mécènes »).

    Et la population ferme les yeux et regarde systématiquement ailleurs pour ne pas voir à quel point « ses » représentants sont ignobles.

    La faute incombe certes à tous ces profiteurs qui vivent grassement de ces forfaits, mais elle incombe surtout aux institutions « approuvées » par la population qui permettent ces dérives et l’absence totale de sanction contre ces « élites ».

      +25

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    • Rémi // 08.12.2020 à 13h18

      Non ce n’est pas vrai.
      « Et pendant ce temps bien sûr, les USA viennent en douce plomber leurs « alliés » pour leur arracher leur « bijoux de famille » afin de se les approprier. »
      Les USA favorisent l’appropriation des bijoux de familles de leurs allié au profit de la classe dirigeante US.
      S’il vous plait n’insultez pas la classe dirigeante US en l’accusant de faire des choses pour son peuple. C’est un cas de diffamation pure.

        +12

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  • john // 08.12.2020 à 10h37

    Ce qui est navrant est la persévérance des citoyens à voter pour des représentants soumis (et corrompus) aux intérêts USA, ce qui est inquiétant est l’insuffisance de clairvoyance des citoyens pour lesquels l’école est obligatoire (sommes-nous si bêtes ou bien l’école ne remplit pas ses obligations à former des citoyens éclairés ?), ce qui est révélateur est la prise de conscience des élites de l’importance à nourrir l’apathie des citoyens pour continuer leurs nuisances.

      +9

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    • Rémi // 08.12.2020 à 13h21

      Cher John,

      réecoutez Renault:
      Si l’école rendait les enfants intelligents le gouvernement décréterait que c’est dangereux pour les marmots.
      Franchement ce genre d’insultes envers les traditions versaillaises et Vychiste de notre brillante république est intolérable.
      La République francaise est la pour défendre les gens de biens. (Comprennez qui ont du bien)

        +17

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  • Nanker // 08.12.2020 à 11h14

    Obama une ordure? Quelle « surprise »…

    Le choeur des journalistes français : « Pas possible! Il est si beau! Et sa démarche savamment chaloupée! On craque! »

      +26

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    • Rémi // 08.12.2020 à 13h22

      Et maintenant le charme de Biden et de Kamala Harris.
      Vous avez aimé les premiére saisons, vous adorerez le cross over.

        +14

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  • Dominique65 // 08.12.2020 à 14h00

    Tu sous-entends sue la CIA a organisé les attentats de Paris ? C’est bien ça ?
    Tu y vas fort !

      +1

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  • METZGER // 08.12.2020 à 16h09

    Pourtant, toute la presse, d’un même élan a organisé un Trump bashing régulier qui s’est transformé en tsunami le dernier trimestre avant les élections. En France la télévision, toutes chaînes confondues, envoyait un reportage par jour pour monter en épingle les mauvais côté d’un Président qui a eu le mérite ou la faiblesse, c’est selon, de faire rentrer au bercail un maximum de marines. Nos médias sont-ils corrompus,ou juste serviles ?

      +10

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    • Alfred // 08.12.2020 à 18h28

      Pour avoir l’image globale on peut rassembler les petits morceaux du patchwork collectes un à un. Un de ces morceaux de choix est « médias achetés » (ou un truc du genre) de Udo Ulfkotte. On peut penser aussi à « qui mene la danse » (who paid the piper ) de saunders. Ça c’est pour d’où viennent les mots d’ordre. Vous pouvez compléter avec les petits soldats du journalisme bien plus banal mais éclairant sur le conformisme (par Ruffin avant qu’il ne monte fakir).
      L’image ainsi obtenue ajoutée à votre expérience personnelle sera sans doute définitivement sans appel pour les media traditionnels.
      J’en suis rendu comme beaucoup ici à une méfiance grandissante vis à vis de certains médias alternatifs.

        +5

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  • koui // 08.12.2020 à 22h05

    C’est bien cela que j’aimais chez Trump, sa manière inimitable de mettre les pieds dans le plat ouvertement pour faire la même politique que ses prédécesseurs faisaient dissimulés sous un rideau de mensonges. C’est vrai qu’il mentait aussi beaucoup mais il ne faisait aucun effort pour rendre crédible sa « vérité alternative ». L’Empire a sombré dans le grotesque et c’était très amusant. Maintenant, on revient à des mensonges en béton armé. Les élites US sont tellement irrationnelles qu’ils semblent incapables de forger des mensonges crédibles. Il faudra une propagande d’acier pour soutenir ce mortier. Heureusement pour eux, les peuples abrutis par Netflix ont du mal à regarder par les fissures.

      +12

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