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1.avril.20211.4.2021 // Les Crises

« Le face-à-face États-Unis/Chine nous oblige à comprendre la stratégie de notre adversaire » – par Georges Friedman

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Source :Histoire et Société, Danielle Bleitrach

George Friedman est un prévisionniste géopolitique et stratège de renommée internationale sur les affaires internationales et le fondateur et président de Geopolitical Futures. Il pose ici l’échiquier du poker-menteur auquel se livrent la Chine et les USA. Mais ne sommes nous pas devant ce qu’on nomme le piège de Thucydide : personne n’a intérêt à la guerre, les antagonistes ne la veulent pas, mais la situation est telle qu’elle devient inévitable c’est du moins ce que veut la logique de cet article dont l’auteur pense que tel un phénix les USA vont renaitre de leur cendres, mais en matière de renaissance la Chine a quatre millénaires d’expérience et les USA deux cent ans.

Outre le fait pour un marxiste que, comme le disait Staline en comparant l’assaut d’Hitler à celui de Napoléon: l’un ne pourra pas entrer dans Moscou parce qu’il est le représentant de la réaction, du passé alors que l’autre Napoléon portait celles du progrès révolutionnaire. Entre millénaires et révolution, le fait est que les États-Unis ont le plus grand mal à comprendre que pas plus que l’URSS, la Chine ne veut la guerre et que leur estimation paranoïaque et celle de leurs “alliés” est le principal danger. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Par George Friedman -Le 16 mars 2021 – Ouvert en PDF

L’un des problèmes les plus difficiles en matière de politique étrangère est d’élaborer une évaluation précise des intentions et des capacités d’un adversaire potentiel, qui sont souvent des réalités distinctes. J’en ai discuté récemment dans un article qui souligne à quel point les États-Unis ont mal interprété les intentions et les capacités de l’Union soviétique. Les Soviétiques s’étaient concentrés sur la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ce qui a nécessité des décennies de travail.

L’idée d’une guerre qui dévasterait l’Europe occidentale ne les incitait pas à inaugurer une guerre. Les États-Unis, quant à eux, étaient obsédés par le comptage de l’équipement, n’évaluant pas la capacité du système logistique soviétique à soutenir une offensive massive. Les États-Unis se sont concentrés sur les pires intentions et capacités. La réalité était bien différente.

Cela s’explique en partie par une autre erreur de calcul : la sous-estimation des capacités japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale. Washington savait que la guerre était probable et avait donc un plan conçu pour la contrer. Mais les planificateurs ont sous-estimé la mesure dans laquelle les Japonais mettaient en œuvre leurs plans de guerre et leur estimation du déclin de la flexibilité du combat naval américain. Ils ont également sous-estimé le commandement naval japonais et n’ont pas compris les actions que les porte-avions rendaient possibles. Ils comprenaient l’intention de se battre, mais pas de quelle bataille il s’agissait et le matériel nécessaire pour la mener à bien.

Pendant la guerre froide, les États-Unis étaient sur la défensive contre une attaque russe qui n’est jamais venue. De même, pendant la Seconde Guerre mondiale, Washington considérait le Japon comme totalement dépendant des matières premières du sud et assumant une poussée directe vers le sud. Il ne pouvait concevoir que le Japon lancerait une attaque indirecte. Dans les deux cas, les États-Unis ont ignoré la réalité. Les contraintes russes militaient contre la guerre offensive.

Les contraintes japonaises militaient en faveur des attaques directes. Les États-Unis avaient de vastes ressources et pouvaient survivre aux malentendus, mais la constance des erreurs de calcul dans d’autres guerres comme le Vietnam et l’Irak indique un problème central de planification militaire. Si jamais les États-Unis font face à la Chine, rien n’est plus important que de comprendre comment la Chine voit sa position stratégique, et précisément comment la position stratégique de la Chine l’obligera à agir.

La Chine a deux problèmes fondamentaux : maintenir l’unité et prévenir l’instabilité sociale. Les événements le long de la frontière avec le Tibet et au Xinjiang, et les événements moins graves en Mongolie intérieure doivent être contenus. Dans le même temps, le fossé économique entre la Chine côtière et occidentale qui a alimenté la révolution de Mao et n’a toujours pas été résolu doit être géré. Un élément de cette gestion est la croissance économique.

Les premières années ont été explosives puisque le développement a été mesuré à partir de la catastrophe économique de Mao. Depuis le milieu des années 2000 environ, la croissance a augmenté, mais elle a entraîné des tensions au sein de l’élite économique chinoise. L’objectif stratégique principal de la Chine est interne.

(cliquez pour agrandir)

La Chine a donc eu tendance à se concentrer vers l’intérieur, mais ce qui complique les choses, c’est que la consommation intérieure ne peut pas encore maintenir la croissance économique et que l’accès aux marchés mondiaux est un impératif stratégique. La Chine dépend de l’accès aux voies maritimes reliées à ses ports de l’Est. Les idées sur le transport terrestre vers l’Europe, l’initiative tant annoncée belt and road, n’ont pas encore mûri comme une alternative.

L’accès aux océans mondiaux reste le fondement de la stratégie de Pékin, tout comme l’accès du Japon aux matières premières était le sien. Les deux problèmes stratégiques ont des choses importantes en commun. La Chine doit renforcer sa puissance navale, ce qui, quelle que soit l’intention de Pékin, rend extrêmement anxieux d’autres puissances du Pacifique à l’instar des États-Unis.

L’élément le plus important est le vaste système d’alliance américain de pays formellement ou officieusement hostiles à la Chine : Japon, Corée du Sud, Taiwan, Philippines, Indonésie, Vietnam, Singapour, Australie et Inde. Il s’agit d’une alliance stratégique massive mais aussi d’une alliance économique très importante impliquant des partenaires commerciaux chinois clés.

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(cliquez pour agrandir)

Cela crée une longue période de points d’étranglement qui pourraient bloquer l’accès de la Chine aux océans et ainsi nuire au développement économique intérieur et potentiellement générer des troubles sociaux. Les États-Unis n’ont pas bloqué l’accès de la Chine et n’ont pas menacé de le faire. Mais la Chine doit tenir compte de ce qui est possible, et la capacité des États-Unis est une menace vitale pour la Chine. Du point de vue des États-Unis, se déplacer vers l’est à partir de la ligne Aleutian-Malacca donnerait à la Chine l’entrée dans le Pacifique, ce qui menacerait les intérêts fondamentaux des États-Unis. Les États-Unis ne peuvent pas abandonner l’alliance. La Chine ne peut accepter la menace.

La Chine ne peut pas se permettre d’affronter directement les forces américaines. Sa propre marine n’a pas été testée en temps de guerre et n’a exercé que dans des opérations de simulation. La Chine pourrait bien vaincre la flotte américaine, mais elle ne peut pas être certaine qu’elle le ferait, et la défaite serait catastrophique pour le régime. De plus, les États-Unis disposent de vastes ressources et capacités. En examinant la stratégie de combat des États-Unis dans le passé, la défaite initiale peut générer une contre-attaque massive. Donc, à moins que les États-Unis paraissent déterminés à bloquer les ports chinois, le risque de guerre est trop grand.

Mais la Chine doit aussi voir les États-Unis comme opposés à la guerre, et une manière de montrer les dents des Chinois pourrait suffire pour que les États-Unis refusent un conflit plus important et retirent leurs forces sur le blocus. Une stratégie chinoise secondaire pourrait donc être de démontrer un appétit pour le combat dans un domaine qui n’est pas critique pour les États-Unis et pourrait ne pas déclencher une réponse. L’idée a été émise à propos du fait que la Chine pourrait envahir Taïwan.

Ce serait militairement et politiquement imprudent. Les opérations amphibies sont complexes et sont gagnées ou perdues par de vastes efforts logistiques. Le renforcement et le réapprovisionnement seraient vulnérables aux missiles anti-navires, aux sous-marins et à la puissance aérienne des États-Unis. Il faut convaincre les Chinois que toute invasion serait probablement vaincue.

Néanmoins, la Chine doit démontrer sa volonté militaire et sa capacité sans risquer la défaite. En d’autres termes, elle doit attaquer une cible de peu de valeur et supposer que les États-Unis ne risqueraient pas le combat à un endroit où les forces chinoises se sont concentrées.

Mais cette stratégie a aussi deux problèmes. Premièrement, les États-Unis reconnaîtront le stratagème et pourraient choisir de s’engager pour dissuader un plus grand combat. Même si Washington voulait décliner, ses alliés pourraient soulever suffisamment d’enfer pour qu’ils soient obligés d’intervenir. Cela s’inscrit dans le deuxième problème : les membres de l’alliance sont également des puissances commerciales vitales.

L’un des paradoxes de la position chinoise est que ceux qui posent le plus grand risque stratégique sont également des éléments essentiels de l’économie chinoise. La saisie d’une île au large de Taïwan pourrait déclencher une réponse des États-Unis, mais elle convaincrait les membres de l’alliance du danger chinois et les forcerait, avec le soutien des États-Unis, à prendre des mesures économiques.

La Chine doit maintenir sa croissance économique pour maintenir la stabilité. Elle ne peut pas prendre des mesures qui rendraient cela difficile. Elle ne peut pas non plus tolérer la possibilité d’une action navale américaine qui paralyserait l’économie chinoise. La situation économique actuelle de la Chine est satisfaisante. Certes, une guerre ne l’améliorerait pas. Un risque d’action des États-Unis serait celui qui la paralyserait également.

La solution clé de la Chine est de chercher un accord avec les États-Unis sur les questions économiques en suspens, étant conscient du fait que les États-Unis n’ont aucun appétit pour la guerre et ne commenceront que sous la pression significative de la Chine. La Chine doit affaiblir l’alliance anti-Chine en lui faisant comprendre qu’elle n’a pas l’intention de faire la guerre et qu’elle alignera son économie sur d’autres. En d’autres termes, la Chine doit refuser le combat et faire la paix économique et politique – sans apparaître qu’elle le fait sous la contrainte.

La Chine est une grande puissance. Mais toutes les grandes puissances ont des faiblesses, de sorte que leurs concurrents doivent comprendre ces faiblesses. La peur et la prudence font que les pouvoirs se concentrent sur la force et négligent les faiblesses, et ce faisant tendent à amplifier la puissance d’un concurrent. Une analyse précise et impartiale est nécessaire pour éviter la surestimation et la sous-estimation et donc une mauvaise évaluation.

Notes

(1) Le Dr Friedman est également un auteur à succès du New York Times. Son dernier livre, THE STORM BEFORE THE CALM: America’s Discord, the Coming Crisis of the 2020s, and the Triumph Beyond, publié le 25 février 2020 décrit comment « les États-Unis atteignent périodiquement un point de crise dans lequel ils semblent en guerre contre eux-mêmes, mais après une longue période, ils se réinventent, sous une forme à la fois fidèle à leur fondation et radicalement différente de ce qu’elle avait été ». La décennie 2020-2030 est une telle période qui apportera des bouleversements dramatiques et la refonte du gouvernement américain, la politique étrangère, l’économie et la culture.

Son livre le plus populaire, The Next 100 Years, est toujours actuel par la prescience de ses prédictions. D’autres livres à succès incluent Flashpoints: The Emerging Crisis in Europe, The Next Decade, America’s Secret War, The Future of War et The Intelligence Edge. Ses livres ont été traduits dans plus de 20 langues.

M. Friedman a informé de nombreuses organisations militaires et gouvernementales aux États-Unis et à l’étranger et apparaît régulièrement comme un expert des affaires internationales, de la politique étrangère et du renseignement dans les grands médias. Pendant près de 20 ans avant de démissionner en mai 2015, M. Friedman a été pdg puis président de Stratfor, une entreprise qu’il a fondée en 1996. Friedman a obtenu son baccalauréat du City College de la City University of New York et est titulaire d’un doctorat en gouvernement de l’Université Cornell.

Source :Histoire et Société, Danielle Bleitrach – 20/03/2021

 

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LibEgaFra // 01.04.2021 à 08h10

« conscient du fait que les États-Unis n’ont aucun appétit pour la guerre et ne commenceront que sous la pression significative de la Chine. »

Vraiment? C’est nier toute l’histoire non seulement récente, mais aussi celle depuis la colonisation du continent nord-américain. L’auteur se disqualifie lui-même par cette contre-vérité.

46 réactions et commentaires

  • nulnestpropheteensonpays // 01.04.2021 à 07h30

    Toute cette énergie déployée pour la guerre de part et d’autre et ce partout dans le monde , et pourquoi? Et il se passerait quoi si la chine se désarmait et utilisait cet argent pour le bien être de son peuple ?On lui sauterait dessus et on la dépouillerait ? On la dépouillerait de ses terres rares pour avoir un I phone ? ou je ne sais quelle batterie pour voiture électrique ? C’est quoi le finalité de tous ça , que quelques uns engrangent des milliards et s’achètent un yacht ?Elle est là la question , pourquoi a quelle fin ? Y’a une couille dans le potage , cherchons la couille.

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    • Jean-Do // 01.04.2021 à 17h19

      La Chine l’a déjà fait et n’a pas oublié le résultat : 100 ans de « traités inégaux » et de misère sous le joug des occidentaux. La non-violence ne fonctionne qu’entre personnes qui se considèrent chacune humaines et égales. Le capitalisme ne considère même pas ses propres citoyens comme des êtres humains parce qu’ils sont noirs, bruns, jaunes, verts, rouges (biffez la mention inutile), alors ceux des autres pays… 😀

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  • LibEgaFra // 01.04.2021 à 07h43

     » L’idée a été émise à propos du fait que la Chine pourrait envahir Taïwan. »

    C’est ce dont rêvent les yankees, mais le problème c’est qu’ils n’ont rien compris à la Chine, notamment parce qu’eux sont dans l’immédiateté, voire l’urgence, alors que les Chinois ont des millénaires derrière et devant eux.

    Notons qu’une guerre conventionnelle tournerait à la déroute des yankees, car les navires US sont comme des « sitting ducks » face aux armes modernes. Et pour ne pas perdre la face, il ne resterait que l’option nucléaire et on sait que les USA visent les villes.

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  • calal // 01.04.2021 à 08h02

    « L’accès aux océans mondiaux reste le fondement de la stratégie de Pékin »
    et c’est pour cela que les birmans sont en train de s’en prendre plein la figure,car la birmanie voisine de la chine,permettrait a celle ci de contourner le goulot d’etranglement constitue par le detroit de malacca.

    Dans ce detroit passe 30% du commerce mondial maritime alors que par suez ne passerait que 12%. Les us et l’occident feraient chier la chine en birmanie,( its a bastard maybe,but its OUR bastard) la chine ferait elle comprendre aux occidentaux que suez peut etre tres facilement bloqué?

    Certains evoquent la pillule rouge chinoise pour expliquer de nombreux themes « complotistes ». On ne peut les balayer d’un revers de la main et quelque part c’est deja l’engrenage de thucydide…

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    • LibEgaFra // 01.04.2021 à 08h15

       » Les us et l’occident feraient chier la chine en birmanie, »

      Ils ont comme d’habitude (Afghanistan, Irak, Syrie, Xinjiang…) instrumentalisé les islamistes, mais cela a fait long feu quand les militaires se sont chargés des islamistes et n’ont pas fait dans le détail.

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    • calal // 01.04.2021 à 21h41

      « une junte militaire qui depuis plus de 65 années a supprimé probablement plus de 200.000 personnes »

      ben pourquoi on s’en preoccupe maintenant puisque ca dure depuis 65 ans? pour vite y mettre des casques bleus et une base americaine pour « proteger la population »?
      un peu comme saddam hussein, un dictateur tolere jusqu’au moment ou il ne l’est plus…

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      • Phil // 02.04.2021 à 13h40

        Vous avez des preuves que la chine pille la Birmanie?

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  • LibEgaFra // 01.04.2021 à 08h10

    « conscient du fait que les États-Unis n’ont aucun appétit pour la guerre et ne commenceront que sous la pression significative de la Chine. »

    Vraiment? C’est nier toute l’histoire non seulement récente, mais aussi celle depuis la colonisation du continent nord-américain. L’auteur se disqualifie lui-même par cette contre-vérité.

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    • Darras // 01.04.2021 à 08h50

      Mais non, ne vous emballez pas. Les USA n’ont aucun goût pour les guerres risquées. Aller exterminer des indiens sans défense, virer des Français à 10 contre 1, tout voler à des Mexicains à 20 contre 1( juste après les avoir détachés de l’Espagne), puis les États du Sud à 4 contre 1, l’Espagne à 50 contre 1, la 1ere GM loin et une fois qu’elle apparaît perdue pour les Allemands, la 2e une fois que les Allemands ont perdu la guerre devant Moscou en 41 et des Japonnais 10 fois inférieurs économiquement avec, pour les deux ennemis, Russes et Chinois qui offrent leurs dizaines de millions de mort pour harasser l’adversaire, ça oui. Ou comme depuis 48 où régulièrement on prend un petit pays qu’on jette contre le mur pour montrer qui est le patron. Tout ça oui.
      Mais la vraie guerre, celle où on jette les dés, ça non, les USA n’y ont aucun goût. Pas plus que les Chinois historiquement d’ailleurs.

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      • Darras // 01.04.2021 à 09h58

        Par contre, et chacun le sait, l’Histoire le prouve, si les USA où leurs alliés subissent une attaque majeure, qu’on leur coule un porte avion ou qu’on leur détruise une base stratégique avec des morts AMERICAINS, ou pire encore, qu’on attaque leur sol, alors ce sera la guerre, à mort.
        Et tout ceux qui ont parlé sur une prétendue mollesse ou faiblesse des USA ont payé cher, trés cher. France en 1798, UK en 1812 puis 1815, Sud en 1861, Japonnais et Allemands en 41, Coréens du nord en 48, Nord Vietnam en 68.
        Russes et Chinois le savent.

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        • LibEgaFra // 01.04.2021 à 10h33

          « Par contre, et chacun le sait, l’Histoire le prouve, si les USA où leurs alliés subissent une attaque majeure, qu’on leur coule un porte avion ou qu’on leur détruise une base stratégique avec des morts AMERICAINS, ou pire encore, qu’on attaque leur sol, alors ce sera la guerre, à mort. »

          Pas exactement, vous oubliez l’épisode de l’USS Liberty. Aucune réaction.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_de_l%27USS_Liberty

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          • Darras // 01.04.2021 à 12h47

            Oui, mais là c’était des copains. Israël peut bien couler 3 porte avions US qu’il n’y aura que de vagues remontrances.
            Je parle d’adversaires stratégiques.

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        • Jérôme // 03.04.2021 à 10h29

          1812 c’était une agression déclenchée par les USA et ils se sont pris une raclée. Washington a été brûlée.

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    • Mickey Sournois // 01.04.2021 à 09h46

      On peut parfaitement faire la guerre sans en avoir envie…

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      • Darras // 01.04.2021 à 10h26

        Oui, comme en 1914 par exemple où personne ne voulait y aller. Puis les enchaînements et mauvaises évaluations…
        Le drâme serait que les USA poussent leurs provocations trop loin. Ou que les Chinois entrent dans le même état d’esprit que les Japonnais avant 41.

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    • Auguste Vannier // 02.04.2021 à 09h50

      Pour reprendre une formule de Philippe Grasset un fin analyste du Bloc Occidental Atlantiste (dominé par les US)-site dedefensa.fr, les USA ont contribué activement au début du 20ème siècle au « déchaînement de la matière ». Les millions de tonnes de feu et d’acier déversés en 14-18, ont été les prémices aux bombardements massifs et grossiers de 39-45, ceux d’Asie (Corée, Vietnam, Cambodge, Laos), puis du Moyen Orient, du Kosovo. Entre temps ils ont inauguré sans autre raison stratégique que de signifier qu’ils étaient devenus les maîtres du feu, le « déchaînement potentiellement ultime » de la fission atomique, sur le Japon.
      La stratégie des USA, c’est « l’écrasement des problèmes » par le « déchaînement de la matière ». Les subtilités diplomatiques ne sont pas leur fort (à moins de considérer comme tels les assassinats ciblés par drone).
      Alors, ça craint pour toute l’espèce humaine!

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  • Darras // 01.04.2021 à 08h22

    Article trés de intéressant.
    Les USA, Comme Rome avant, est un constrictor qui ne s’arrête jamais de serrer. Ils n’arrêtent que quand l’autre a perdu.
    Ils n’ont pas forcément besoin de la guerre militaire pour ça. Guerres dans lesquels ils n’entrent que quand ils sont sûrs de la gagner grâce à un rapport de force disproportionné.
    Les USA ont trop à perdre d’une guerre armée et la Chine a absolument TOUT à perdre.
    Visiblement, ils ont décidé d’installer une sorte de blocus informel de la Chine en forçant les « alliés » à restreindre leur commerce avec elle.
    La Chine, c’est 15mds de PIB, l’Empire, c’est 55 mds… La production industrielle de la Chine reste trois fois inférieure à celle de l’Empire. l’Empire peut totalement se passer de la Chine, la Chine ne peut pas se passer de l’empire
    Pas besoin de guerre. On étrangle économiquement, on appauvrit, on entretien les ressentiments sociaux, régionaux, les ambitions séparatistes et on attend que la Chine éclate.
    Pour ça, les USA ont créé l’initiative des deux mers(Baltique, Mer Noire) qui peut bloquer à tout instant les marchandises en provenance de l’Est. Et en jetant les Russes dans les bras des Chinois, ils ont récupéré l’Inde qui bloquera l’axe Chine, Pakistan, Iran. Les routes de la soie ont du plomb dans l’aile.
    Je ne sais pas comment Chinois et Russes vont se sortir de là.

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    • Jean-Do // 01.04.2021 à 17h24

      Je pense que Darras nous donnait les chiffres de l’Empire comme « USA+ses vassaux directs » au moins en Asie et peut-être en Europe.

        +4

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    • Darras // 01.04.2021 à 21h31

      Je ne parle pas des seuls USA, je parle du PIB de l’Empire, USA plus UE plus five êtes plus Japon, Corée du Sud, Taiwan plus presque toute l’Amerique du sud, le Saoud et les Emirats et évidemment Israel. C’est la puissance de l’Empire qui compte, pas celle des seuls USA. Et mes chiffres sont à peu prés bon. l’Empire, c’est 55 mds de dollars de PIB. Et 65% de la production industrielle mondiale. Vous lisez trop vite.

        +2

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      • moshedayan // 02.04.2021 à 18h17

        Votre raisonnement M. Darras tient parfaitement la route… donc on en conclut que les Etats-Unis – l’Empire comme celui de Dark Vador en a pour mille ans encore… possible et triste…
        Au fond, nombre d’Occidentaux estiment que la Russie devra choisir et se contenter de miettes… possible encore…
        C’est peut-être pour tout cela et parce que vous avez raison que les miettes, elle les voit tout de même avec la Corée du Sud qui lui accorde par « humanité » et /ou les « affaires sont les affaires » une aide technique dans la production du vaccin sputnik V et autres…l’Inde en fait de même avec un accord pour 300 millions de doses -avec une prolongation éventuelle du contrat jusqu’à 600 millions… Autre miette possible, alors : discrètement les Etats-Unis vont laisser se terminer le chantier Nord-Stream… et encore à suivre le chantier South-Stream 2 – Turquie, Bulgarie, Serbie, Hongrie et Slovaquie -ou Slovénie je ne sais parce qu’il y a la serrure Croatie… Que de dossiers pour ces prochaines années … Les Coréens du Sud et les Japonais aiment aussi donner des miettes à la Russie – et tout cela avec l’accord tacite de Washingtion, ??? je ne suis pas dans les rapports secrets des Américains (je vois Kia -Hyundai motors, Komatsu, Toshiba….)

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        • moshedayan // 03.04.2021 à 13h44

          Vous dites vrai, mais mis à part Pfizer et Moderna (et pour Pfizer des bruits parlent aussi de l’Inde à l’avenir) , la production en volume de la base d’AstraZeneca vient principalement aussi de l’Inde après il y a les phases vérification, conditionnement surtout même s’il y a des usines en Angleterre et aux Pays-Bas, AstraZeneca compte sur l’Inde…surtout. la sous-traitance est liée aux volumes envisagés… Vrai aussi l’UE a dépêché son arsenal de pressions et d’hommes sur Bratislava pour faire démissionner le premier ministre slovaque Igor Matovits. Beaucoup de Slovaques ne sont pas dupes, ils regardent en Autriche et en Hongrie où là même on a vacciné avec du chinois et du russe… Ceux qui ont obéi à Bruxelles, dont la présidente… auront des comptes à rendre, si les vaccins n’arrivent pas assez vite -et on n’a pas tout à fait renoncé au sputnik V dans certaines régions…

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  • James Whitney // 01.04.2021 à 09h22

    « Mais la Chine doit aussi voir les États-Unis comme opposés à la guerre … »

    ??? Mais sans la guerre l’économie étasunienne effondrait. En ce moment, et depuis de longues années, les USA balancent des bombes, missiles et sanctions un peu partout, non ?

    L’auteur George Friedman gagne sa vie, probablement très bien rémunéré, en écrivant de telles conneries pour protéger les profits de certains.

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    • Darras // 01.04.2021 à 09h44

      Il ne faut pas confondre guerre avec aventure coloniale ou politique de la canonnière. La vraie guerre, celle qui réclame la totalité des ressources du pays, les oligarques US n’en veulent à aucun prix, encore traumatisés par les impôts jusqu’à 95% qui ont prévalu jusqu’à Reagan.
      Se gaver sans risque contre des pays sans défense en tirant sur la planche à billets oui. Financer par l’impôt une guerre risquée de plus pour le territoire, non, jamais. « Not on my watch » comme répliqua catégoriquement l’amiral à Bush qui voulait bombarder l’Iran.

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  • Olivier MONTULET // 01.04.2021 à 10h23

    Mais pourquoi considérer l’autre comme un adversaire et non comme un partenaire obligé légitime ?

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    • Darras // 01.04.2021 à 12h50

      Parce que depuis 3 siècles, les USA ont fait montre d’une telle rapacité et férocité scélérates avec leurs « partenaires obligés légitimes » qu’ils ne peuvent s’empêcher de prêter aux autres leurs propres turpitudes.

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    • Cévéyanh // 01.04.2021 à 22h04

      « Considérer l’autre comme adversaire » car des politiques aux Etats-Unis sont dans la confrontation et non dans l’entente.
      Ce serait peut-être dû à l’éducation par la violence. Il y a beaucoup de parents et d’écoles dans certains états où cela est permis (grosse fessée avec un genre de batte plat à l’école). Les enfants n’apprennent-ils pas alors par obéir par la violence ? Celui qui use de violence a le dernier mot et le pouvoir sur l’autre. Une fois adulte, il peut trouver normal de répéter ce genre de schéma.
      Dans ce cas, certaines personnes pourraient penser que si elles ne montrent pas la force aux autres pays, elles se trouveraient en état de faiblesse et devraient obéir aux injonctions de l’autre pays et croient aussi que les dirigeants de l’autre pays pensent de même. Ainsi les dirigeants des Etats-Unis ont peut-être peur de devoir plus tard obéir sans pouvoir faire autrement à la Chine ou à la Russie s’ils leur laissaient obtenir le statut-co aujourd’hui .

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      • Olivier MONTULET // 01.04.2021 à 22h59

        Considérer l’autre comme un partenaire même si obligé n’est en rien se soumettre. Au contraire ça permet de dialoguer et de faire évoluer les choses. La violence n’a jamais rien résolu et n’a jamais mené à la paix pas plus quoi qu’on en dise permis d’établir des conditions de paix. La force ne permet que la soumission et tout qui est soumis un jour se révolte.
        Les défenseurs des armes et des armées sont sans exception des psychopathes. Quelqu’un qui veut la paix est un diplomate et un pacifiste. Quelqu »un qui se dit diplomate alors qu’il ne lutte pas contre les armées à commencé par celles de son pays est tout sauf un diplomate.
        Ce que je dis n’est en rien une utopie irréaliste. Cela ne dépend que de la bonne volonté d’établir et de maintenir un paix durable.
        Ceux qui dénoncent des utopies (quelles qu’elles soient) sont de toute façon et en tout cas ceux qui veulent que rien ne change et y attachent leurs efforts.

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        • Cévéyanh // 02.04.2021 à 22h26

          Oui, la violence ne mène qu’à plus de violences, de colères, de révoltes, de frustrations et peut aussi de vengeances (de revanches ?). Les « émotions animales » négatives n’appellent qu’aux mêmes émotions. Ce qui fait partie de notre humanité que nous devrions essayer d’appaiser. Supprimer les armes n’est que supprimer la conséquence, alors que c’est la cause que nous devons supprimer : faire prendre conscience aux humains de ne pas tuer un autre humain pour une tel ou une autre cause (aider un pays, tuer la personne qui a tué une personne que l’on aime…). Les armes alors n’auront plus aucune utilité. Ce sera un long et difficile chemin au vue de l’histoire de l’humanité qui n’est donc pas une « utopie » irréaliste (en accord avec vous). En le traitant d »utopie » irréaliste, c’est aussi, pour certaines personnes, de le dénigrer et fermer cette possibilité.

          Un diplomate est une personne qui négocie au nom de son pays. Il n’est pas forcément pour la paix mais pour une meilleure négociation pour son pays.

          Je suis d’accord avec vous que le meilleur moyen c’est de s’entendre en « partenariat » et non en « adversaire ». Cela signifie de voir différemment les échanges : non en confrontation (pour obtenir le plus) mais en entente (pour obtenir ce que l’autre peut nous apporter).
          Pourquoi les Etats-Unis se sentiraient-ils « obligés » ? Et par quel pays ? Alors qu’ils peuvent et veulent imposer leur décision ?

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  • Anfer // 01.04.2021 à 10h51

    Ce que russes et chinois veulent, c’est être considérés comme des égaux par les États-Unis.

    Ce que les États-Unis leur refuse, en ne tenant pas compte de leurs intérêts déclarés.

    C’est pourquoi, contrairement à ce que beaucoup croient, la crise des missiles de Cuba en 1962 a été une victoire importante pour les soviétiques, car ils ont enfin obtenus ce qu’ils voulaient, un dialogue d’égal à égal.

    Les chinois ont besoin de cet équivalent pour obtenir enfin la fin du mepris et de la condescendance des dirigeants américains.

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    • Darras // 01.04.2021 à 12h52

      Dialogues d’égal à égal? Les soviétiques ont retiré leurs missiles de Cuba et les USA ont laissé les leurs en Turquie.
      Y en a de plus égaux que d’autres comme disait Orwell.

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      • Anfer // 01.04.2021 à 13h32

        Ça, c’est ce qu’on a vu en surface, mais les dirigeants américains ont fini par comprendre qu’ils devaient avoir une ligne directe avec les dirigeants soviétiques pour éviter de se retrouver dans une situation comparable.

        Ce qui veut dire, accepter de leurs parler d’égal à égal.

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      • Darras // 01.04.2021 à 22h34

        Kaliningrad est territoire Russe. La Turquie n’est pas dans les USA je crois.

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  • Fabrice // 01.04.2021 à 13h07

    Les Etats-Unis ont toujours été en état de guerre (https://www.les-crises.fr/aux-etats-unis-letat-de-guerre-est-une-seconde-nature/), pour préserver son unité intérieur elle a toujours porté son attention contre un ennemi auto-désigné que celui-ci le soit ou pas réellement.

    On le voit avec le covid un peuple qui est maintenu dans le cadre d’une menace est peu encline à contester les mesures qui attente à ses libertés, la surveillance généralisée, les régressions sociales, mesures non environnementales… on verra quel monde nous tombera dessus après cette crise.

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  • Casimir Ioulianov // 01.04.2021 à 13h31

    L’Auteur a beaucoup de mal avec la réalité quand il dit « La Chine a deux problèmes fondamentaux : maintenir l’unité et prévenir l’instabilité sociale.  » … bah non mon con , ça c’est ce qu’on appelle prêcher le mensonge pour en faire une vérité , la Chine a besoin d’énergie, de bouffe et de débouchés pour son industrie. Basta.
    Bon, là, Bidon a envoyé un Ambassadeur sur l’île ; ça fait jaser les Pékinois qui ont toujours dit qu’il n’y avait pas deux Chines. Le plus fun dans l’histoire c’est qu’à Taïwan, le KMT n’est plus vraiment séparatiste et que c’est essentiellement des partis libéraux et nationalistes d’inspiration occidentale (lire : payé par le NED) qui poussent au crime.
    Bref, ça va hurler à la guéguére dans les « médias » parce qu’un Alzheimer a envoyé un vieux faire du tourisme dans le mauvais pays, ça va servir de support à de la propagande guerrière de merde mais comme personne n’a vraiment intérêt à ce que les choses se tendent autours de la situation de Taïwan ; bah il va rien se passer… tant mieux parce que moi , j’adore l’Oolong des montages Bleues …

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  • Cotyle // 01.04.2021 à 14h42

    Mais ce n’est pas une analyse, c’est un point de vu orienté avec les lunettes des US ! Avec des bases militaires dans le monde entier, après avoir perdu toutes ses guerres ruineuses (en ne les gagnant pas), après l’échec du F35, du Max, des programmes de bateaux, après la ruine du gaz de schiste,… la grande Amérique n’a de grand que ses déficits et son dollar. La Chine n’a d’accent guerrier que si on l’attaque. Elle a une population résiliante, qui peut survivre à la misère… La population US n’a jamais connue de guerre sur son sol (avec un autre pays) : Un conflit armé avec la Chine aurait pour corollaire des attaques sur le sol US…. Prions pour que la folie guerrière s’arrête (sachant que les chinois ne baisseront pas le regard)…

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    • CARRE // 01.04.2021 à 16h56

      vous aimez les stats ….alors 40 % d’obèses, 70 % en surpoids, plus de la moitié des américains n’ont pas 400 dollars d’avance sur leur compte , les chinois n’ont pas de prix Nobel parce qu’ils ne sont pas admis dans la compétition. En ce qui concerne vos stats sur les publications scientifiques , elles ne sont pas à jour , l’an dernier , les chinois ont produit plus de brevets et publié plus que les américains . Pour les classement auxquels vous vous référez, ils sont faits par les occidentaux . Les universités asiatiques ( pas seulement chinoises, mais indiennes, singapouriennes ….) sortent des dizaines de millions d’ingénieurs
      on en reparlera dans une décennie

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      • kriss34 // 01.04.2021 à 19h09

        Vous êtes agressif mais vous avez raison. Il règne dans ce forum un manichéisme de mauvais aloi. Les horribles Etats uniens, les Russes héroïques, les Chinois non impérialistes- bon là je m’étouffe.

        Tous ces partis-pris, pardon, mais ça vous apporte quoi ?

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      • Phil // 02.04.2021 à 13h53

         Le jury Nobel est Suedois un biais est donc envisageable
        « Quatre des cinq comités Nobel sont chacun issus d’une institution suédoise et fonctionnent à Stockholm en Suède :
        pour le Prix Nobel de physique : l’Académie royale des sciences de Suède1
        pour celui de chimie : l’Académie royale des sciences de Suède2 ;
        pour celui de physiologie ou médecine : l’Institut Karolinska3 ;
        pour celui de littérature : l’Académie suédoise4. »
        La Chine depose plus de brevets et publie plus d’articles scientifiques que les USA
        Ce sont des faits

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    • Jean-Do // 01.04.2021 à 17h33

      Ce que vous dites est vrai mais la ruine est en vue quand le pays se divise de l’intérieur comme il est en train de le faire entre riches et pauvres. Quand le système éducatif s’écroule. Quand la religion devient plus intolérante. La violence et l’oppression ne sont pas de bons moteurs de la science.

      D’autant qu’en Chine, le nombre de brevets, d’ingénieurs, de chercheurs est en pleine expansion et a dépassé désormais ceux des occidentaux. Ne parlons pas de la médecine qui là au moins n’est pas réservé à une élite auto-proclamée et parasitaire.

      Je laisse de côté les « Nobel » qui sont trop souvent des lauriers que des occidentaux tressent à d’autres occidentaux même si c’est moins vrai en sciences « dures » qu’ailleurs.

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      • Koui // 01.04.2021 à 21h56

        Oui, les chinois ont beaucoup à faire chez eux avant de rêver d’Empire. Même la récupération de Taiwan n’est pas envisageable. Ils ont assez de problèmes avec Hong Kong pour ne pas en rêver. C’est juste une position de principe, Taiwan est à nous et nous avons le droit de le reprendre le jour où ce sera possible. Au niveau militaire, ils ont une grosse armée équipée de matériels obsolètes comme de mauvaises copies de chars soviétiques et une poignée de missiles nucléaires. C’est assez pour se défendre contre des provocations mais insuffisant pour se défendre contre une attaque américaine totale. C’est parce que ils ont peur qu’ils se renforcent. Et dans 20 ans ils seront tous vieux. Alors, oui, ils ne sont pas une menace.

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        • Maurice Sachs // 01.04.2021 à 22h43

          J’ai lu quelque part, ca ferait évidemment scandale ici que la Chine peut avoir l’ambition d’être un jour une grosse Thailande.

          De fait comme la Corée du Sud et le Japon ce pays est dans une impasse démographique, un héritage de l’enfant unique. Son vrai rival dans cette région c’est l’Inde et de plus elle est maintenant dans un climat de confrontation totale avec tous ses voisins. A terme on parle d’une réduction de la population de 400 millions et effectivement dès 2035, la Chine sera un pays de vieux.

          La marine serait décapitée en une semaine, non pas avec des porte-avions mais avec les sous-marins nucléaires d’attaque américain. Une opération amphibie vers Taiwan se terminerait par une boucherie.

          Taiwan est une forteresse, les militaires chinois le savent et c’est une poule aux oeufs d’or actuellement.

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    • RV // 02.04.2021 à 08h52

      « médecine de pointe », pour ceux qui peuvent payer.!

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      • Phil // 02.04.2021 à 13h59

        Et de toute façon il suffit de voir ce qui c’est passé en Chine et aux USA a propos du covid 19 pour relativiser cette « médecine de pointe »

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  • Ernesto // 01.04.2021 à 19h22

    Il faut toujours relativiser, « la médecine de pointe de classe mondiale » oui mais accessible seulement à ceux qui en ont les moyens. L’Amérique c’est aussi des dizaines de millions de citoyens dépourvus de couverture sociale et qui, pour se soigner, doivent compter sur le bénévolat de praticiens qui n’ont pas encore sombré dans les eaux glacées du calcul égoïste.

    On campe sur place la veille de la date des soins car seuls les premiers arrivés seront servis ou alors on tire au sort et les perdants repasseront plus tard. La population US n’a jamais connu la guerre sur son sol et son cortège de destructions, d’horreurs et de tragédies, la vieille Europe et l’ex URSS si ; cette dernière a payé le prix fort (27 millions de morts) pour éradiquer la barbarie nazie ; la porte-parole de Lavrov confiait récemment à une journaliste TV américaine que chaque famille du pays comptait au moins un disparu dû à la grande guerre patriotique.

    Une telle saignée mettra du temps pour s’apaiser dans les consciences et on comprend mieux pourquoi les russes feront tout pour éviter de revivre pareille situation en promouvant en particulier, une diplomatie autrement plus responsable et constructive que celle de Trump ou Biden.

    Mais il ne fait aucun doute non plus que s’ils étaient attaqués, l’ennemi connaîtrait très vite le prix du sang et des larmes. L’ours soviétique peut paraître bonasse à première vue mais attention quand même à son coup de patte si on le cherche !

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  • Ernesto // 01.04.2021 à 21h19

    La Chine a chaussé les bottes de sept lieues ; elle franchit les étapes du développement avec une célérité qu’aucun autre pays avant elle n’a connue. Pour l’instant, elle se contente d’un impérialisme économique (l’atelier du monde) qui lui suffit pour devenir la grande puissance en mesure de défier « le tigre de papier » américain.

    Les USA sont toujours l’hyperpuissance dominante mais ils savent qu’ils sont sur le déclin, que l’aspiration majoritaire des peuples est au règne de la paix , de la sécurité, de la coopération, de relations apaisées. La jeune garde des nouvelles élues au congrès (Alexandria Ocasio Cortez et ses copines) va faire bouger les choses dans le bon sens.

    Je ne suis pas sûr que la jeunesse américaine soit toujours prête à aller mourir à l’autre bout de la planète au nom d’une croisade anticommuniste alors même que la Chine s’est convertie depuis longtemps à l’économie de marché et au capitalisme hypercentralisé , idem pour la Russie.

    Je parie sur la jeunesse américaine pour ramener le pays à un comportement moins agressif, plus respectueux des différences qui font la richesse de ce monde.

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  • Auguste Vannier // 02.04.2021 à 10h36

    Dans ces commentaires on sent comme la présence de Young Leaders…America great allways!

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