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21.octobre.201121.10.2011 // Les Crises

[Vidéo] Jacques Attali, la Crise et l’euro

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Aujourd’hui, je vous propose une récente intervention de Jacques Attali, donnant sa vision de la Crise – cela nous change de l’optimisme béat habituel :

Je vous recommande en particulier le court extrait suivant, où il nous expose avec une grande franchise la vision qui prévalait chez les décideurs lors de la mise en place de l’euro – ce que je trouve particulièrement intéressant, et montre qu’ils avaient fort bien analysé la suite des évènements…

 

“Les institutions, elles sont ce que les hommes en font. Si aujourd’hui, si il y a 3 ans, si certains, dont moi qui l’avait proposé, on avait lancé le processus conduisant aux eurobonds, sans même les utiliser, on les aurait aujourd’hui, on pourrait les utiliser. C’est une question de volonté politique. On l’a pas eu à ce moment là parce qu’on n’avait pas de vision. Or il était évident, et tous ceux qui ont participé à l’histoire le savent, quand on a fait les euros, on savait que les euros disparaîtraient dans les 10 ans si on n’avait pas un fédéralisme budgétaire. C’est-à-dire des eurobonds, mais aussi une taxation européenne, mais aussi un contrôle des déficits. On le savait. Parce que l’histoire le montre. Parce qu’il n’y aucune zone monétaire qui survit sans un gouvernement fédéral.

Bonne vision !

P.S. En bonus, le dernier Olivier Delamarche sur BFM – j’adore 🙂

14 réactions et commentaires

  • L’expat // 21.10.2011 à 05h53

    Attali President,
    Oui Jacques et pas tonton.
    Nous avons besoin d’un visionaire pour une vraie r_evolution !
    Je suis pret a rentrer en campagne pour vous, Monsieur.
    Salutations admiratives

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  • JPS1827 // 21.10.2011 à 06h25

    A peine hors sujet ici, le lien suivant sur l’Islande :
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-islande-sur-la-voie-d-un-100081
     

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    • seb1207 // 21.10.2011 à 06h56

      Si comme cela est dit dans l’article l’Islande est en train de “sortir la tête de l’eau”, cela prouve encore une fois de plus que nous allons dans la mauvaise direction et décision. Mais une question me viens à l’esprit est-il possible de faire la même choses en France , c’est à dire laisser les banques et investisseurs privée assumer leur engagements et donc faire faillite, ou cela n’est-il pas possible à cause de notre monnaie l’euro ?

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  • Alexis // 21.10.2011 à 07h39

    On pourrait en effet dire bravo pour la clairvoyance sur la nécessité du fédéralisme mais surtout se lamenter de la malhonnêteté de ces mêmes dirigeants : combien de fois a-t-il été dit explicitement dans la campagne référendaire de 1992 : “Vous allez accepter l’euro mais ça veut aussi dire à brève échéance des budgets européens, des impôts européens, bref le fédéralisme ” ?

    C’était sans doute plus facile d’expliquer que ce serait super pour les week-ends à Rome ou Madrid…..

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  • François78 // 21.10.2011 à 08h11

    Attali président ?

    Attali, le chantre de la démondialisation en complicité avec Pascal Lamy. 
     
    il faut lire et écouter son pladoyer sur tous les médias pour la mondialisation et même les délocalisations il y a dix ans : tout faux !

    Il nous a aussi amusé un moment avec la gouvernance mondiale, mais ce n’est pas porteur, car personne n’y croit  Exit la “vision”.
     
    Ce n’est qu’un opportuniste qui adapte son discours selon les évènements qu’il constate comme nous.

    Quant à la gouvernance Européennne et les divergences France-Allemagne (ou Europe du nord et du sud) laissez moi rire (jaune). le seul problème, c’est qui tient les cordons de la bourse, détient le chéquier et a la signature.  Personne et surtout pas Atttali ne décide à la place de l’Allemagne.
    Le fédéralisme, c’est dire que les uns (du nord) pourraient décider de payer pour les autres (du sud) : c’est fini, c’est trop tard, on verra çà aux calendes Grecques (et ça c’est en plus de l’actualité). 

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  • Choupinet // 21.10.2011 à 09h00

    [modéré]
    Il dit que le défaut de nos démocraties est de ne pas aller aussi vite que les marchés. Il faudrait qu’on accélère. Or, le temps démocratique c’est celui des peuples, des êtres humains. C’est ce temps là qui devrait mener, et non suivre les marchés.

    Ce sont les marchés qui sont devenus frénétiques, et s’affolent tous les jours plus avec les évolutions technologiques : la moitié des transactions européennes informatisées à la nanoseconde, et 70% aux USA. Même les traders ne savent plus se défendre face à ces canons à transaction ultra-rapides.
    Et ce sont les démocraties qui sont trop lentes ? ! ?

    C’est la première folie : nous ne sommes pas des marchés, nous sommes des humains, et les humains ont besoin de temps. Ce n’est pas le temps qui nous manque, c’est la volonté de le prendre. Arrêter cette escalade délirante des marchés, ce me semble de meilleur bon sens.

    Deuxième folie :
    A l’entendre, il faudrait donner le pouvoir économique à la banque centrale, qui serait capable de suivre. Mais qui est au service de qui ? La banque est à notre service, mais nous devrions nous y soumettre, “pour pouvoir répondre aux marchés”. Se soumettre à une situation maladive et la consolider plutôt que la soigner, ambiance “il n”y a pas d’alternative”.

    Toute la crise est là, dans cette génération de dirigeants pour qui il n’y a pas d’alternative. Le manque de vision dont parle Attali ne l’épargne pas, dirait-on. Il est perdu dans ses abstractions et devenu incapable de voir le non sens humain de ce qu’il propose. C’est la différence entre un technocrate et un homme d’Etat, le sens de la priorité humaine.
     
    D’où les manifestations dans le monde entier je crois (Grèce, NY, pays arabes, etc.) L’incompréhension entre élites et populations a dépassé un point de rupture. Les élites ne le comprennent pas car elles croient que ce sont les populations qui ne comprennent pas, car “il n’y a pas d’alternative”.

    Attali en est un exemple de plus. Qu’ils se placent d’un côté ou de l’autre des solutions à la crise, les dirigeants ont finalement le même cadre de pensée : le marché supplante l’humain.

    C’est là qu’est la crise, dans cet oubli de l’humain.
    Accélérer les gouvernements l’aggravera forcément les situations, car les humains ne peuvent vivre que dans le temps humain. Choisir une autre horloge, comme celle des marchés, ne peut que détruire les vies humaines. 

    Tant que cela n’aura pas été remis à sa place, aucune solutrion ne sera possible. C’est comme soigner un empoisonnement : d’abord cesser d’injecter du poison, ensuite soigner les dégats.

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  • Rodolphe // 21.10.2011 à 10h39

    Oliver Delamarce alias super bear, j’adore aussi !

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  • yoananda // 21.10.2011 à 13h35

    Oué ben je vous dis la même chose que j’ai dites a Attali sur son blog :

    Pernicieux.
    Votre solution pour résumer ?
    que les politiciens faillis des différents pays s’associent pour former un super gouvernement de politiciens faillis !
    wow !
    je vote pour sans hésiter devant tant de perspicacité.
    Que faire d’autre si ce n’est me plier aux arguments de cette intelligence supérieure.
    Sorry pour les sarcasme, mais sortir major de l’X pour en arriver la, c’est un peu la faillite de l’intelligence, au point que j’en viens a me demander s’il ne faut pas chercher ailleurs des solutions.
    Ou alors votre texte manque cruellement de pédagogie, perdu dans les hautes sphères.
    Comment peut-on croire que ceux qui nous ont inventés en France un système non fonctionnel (et idem dans les autres pays) vont tout d’un coup nous pondre quelque chose de si idéal et parfait que vous semblez croire ?
    Le mal est plus profond.
    (par exemple : http://www.pauljorion.com/blog/?p=29870)
    « L’Europe ne marche pas, il faut plus d’Europe ! »
    C’est pas une solution, c’est un slogan, une incantation, un dogme.
    Voila ou en est.
    Qu’est-ce qui nous garanti que l’Europe fédérale va résoudre des problème qu’on ne sait déjà pas résoudre a l’échelle nationale ? Rien. Au contraire même.
    L’Europe fera comme la France à plus grande échelle : produire de la dette, croitre, consommer encore plus, polluer, augmenter les privilèges électoraux et les inégalités, pour de toute manière rembourser la dette. Ca change quoi ? strictement rien. Juste une sorte de « tampon » entre les marchés et nous, qui va prélever sa dime.
    C’est juste un rêve de contrôle, de puissance, de pouvoir, de faire joujou avec des chiffres toujours plus gros.
    Toujours plus de concentration du pouvoir, toujours plus de technocrates perchés dans leur tour d’ivoire avec leurs statistiques toujours plus fausses.
    Donc, la solution c’est d’être l’esclave des marchés ou de l’Europe ! ben voila.
    C’est le programme « mondialste » de la fuite en avant. Le programme de l’UMPS.
    Il faut une mondialisation raisonnée et non pas dogmatique, une mondialisation combinée avec du protectionnisme, a l’échelle continentale et nationale, et même régionale.
    Il faut revoir le mécanisme de récompense du mérite et de partage de la difficulté.
    Si vraiment Mr Attali vous pensez que c’est ça qui rendra les gens plus heureux et les empêchera de descendre dans la rue, des Eurobond et une Europe fédérale, vous avez perdu pieds avec la réalité de ces gens la.
    Ou alors, vous vous fichez de leur sort.
    C’est l’un ou l’autre.
    Votre solution, c’est une solution de classe, une solution pour l’oligarchie (et a ce titre, c’est une très bonne solution). Pas pour le peuple.

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  • JPS1827 // 21.10.2011 à 18h47

    [modéré] je suis assez d’accord avec vous sur la mondialisation raisonnée.
    Je pense que pour éviter les critiques malveillantes et caricaturales vis-à-vis de la notion de démondialisation, il faudrait désormais exprimer que l’on n’est pas contre a priori, mais qu’on ne veut pas continuer à jouer avec des tricheurs (dont la Chine avec sa monnaie est l’exemple le plus important, mais il y en a d’autres).

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  • BA // 21.10.2011 à 19h47

    L’Union européenne au bord de la crise de nerfs.
     
    La crise de la dette met à rude épreuve la cohésion de l’Union européenne, avec non seulement des divisions croissantes entre pays latins et nordiques sur la marche à suivre, mais aussi un vif mécontentement des pays de l’UE non membres de l’Union monétaire, tenus pour quantité négligeable.
     
    Nerfs à fleur de peau et phrases assassines en bouche, les dirigeants de l’Union européenne sont au bord de la rupture et le double sommet convoqué à Bruxelles pour tenter de sauver l’euro s’annonce mouvementé, selon plusieurs diplomates.
     
    Deux clans s’affrontent : les “Latins” qui affichent les dettes les plus élevées et les “Nordiques”, riches et peu enclins à payer.
     
    Le premier réunit les Italiens et les Espagnols, rangés derrière la France.
     
    Le second unit les Pays-Bas et la Finlande, ralliés à la cause de l’Allemagne.
     
     
    http://www.boursorama.com/actualites/l-union-europeenne-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-0aed0c5d850666538a692bf9df4867cb

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  • Daudon // 22.10.2011 à 00h49

    D’abord Attali parle trop vite, et d’autre part il complique énormément les choses sans les expliquer. L’Euro est une bonne chose si l’on applique à l’Europe les conditions de Keynes : émission monétaire, égale à la production, fluctuation des devises des nations en fonction de leurs diffrences dans les valeurs des échanges . Rien ne remplacera le document “40 ans d’incurie monétaire”. Enfin, je vous répète que sans union ce que nous faisons ne sert à rien. Nous devrions, sachant ce que nous dit le livre “quand les multinationales gouvernent le monde” de Korten, faire comprendre que seule des actions d’autonomie familiale, reliées à des autonomies nationales, puis mondiales dans la diversité pour survivre et en repectant la faculté de la nature à se régénérer peut nous sauver du désastre. Qui d’entre-vous à donné ses coordonnées pour s’unir et oeuvrer en ce sens ? C’est la dernière fois que j’ininterviens, malgré le respect et l’admiration que j’ai pour Olivier. J. Daudon – tél :  04.92.67.05.48.

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  • BA // 22.10.2011 à 07h22

    Les pays de la zone euro planchent en parallèle sur un chantier beaucoup plus vaste : une participation nettement plus importante que prévu des banques dans le cadre du second plan d’aide à la Grèce, décidé dans son principe en juillet et portant sur des prêts publics de 109 milliards d’euros.
     
    Selon un rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, FMI et BCE) remis aux ministres, dont l’AFP a obtenu copie, il faudra que les banques acceptent une dépréciation (décote) de 60 % de leur créances si l’on veut que le montant de 109 milliards d’euros reste inchangé.
     
    Avec une décote à 50 %, le FMI et les Européens et le FMI devront augmenter leurs financements à 114 milliards d’euros, selon les calculs du rapport.
     
    Et selon une source diplomatique, les ministres des Finances ont de facto entériné les conclusions. “Au moins 50 % sont nécessaires” pour la décote, a-t-elle souligné. C’est sur cette base que se tiennent désormais les négociations avec les représentants du secteur bancaire, censées aboutir au plus tard lors d’un sommet décisif de la zone euro le 26 octobre.
     
    Reste à savoir si les banques accepteront volontairement de subir ces nouvelles pertes de grande ampleur. En juillet, leur “effort” avait été fixé à seulement 21 %.
     
    http://www.romandie.com/news/n/Les_banques_doivent_se_preparer_a_de_lourdes_pertes_sur_la_Grece221020110110.asp

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  • Michel1664 // 23.10.2011 à 19h55

    Attali dit que les “pères” de la zone Euro s’avaient pertinement que sans gouvernance économique centralisé l’€ était voué à disparaite. Je trouve qu’il va un peu vite en besogne ! Je m’interesse malheureusement que depuis trop récemment à l’économie pour connaitre la teneur des débats lors de la création de la monnaie unique mais d’après ce lien dispo sur le site du FMI : Robert Mundell et les Fondements Théoriques de l’Union Monétaire Européenne – By Alexandre Swoboda” (http://www.imf.org/external/np/vc/1999/121399f.htm), il semberait que celà ne soit pas si simple et je cite un paragraphe du texte :

    “Notre prix Nobel n’est donc ni incohérent ni schizophrène lors qu’il prône des les années soixante une union monétaire en Europe. C’est ainsi qu’il envisage dès 1965 une zone monétaire européenne qui viendrait s’ajouter aux zones dollar et sterling; en décembre1969 il présente une communication favorable à la création d’une monnaie européenne qui, retravaillée, deviendra son “Plan pour une monnaie européenne” qu’il lance en mars 1970 à la conférence de Madrid sur les zones monétaires optimales. Dans le conflit qui va opposer “économistes” et “monétaristes,” pendant toute l’histoire de l’unification monétaire européenne, du plan Werner au traité de Maastricht, Mundell va se ranger fermement dans le camp des “monétaristes.” En simplifiant, ces derniers estiment que la fixation des taux de change et l’adoption d’une monnaie unique assureront une convergence suffisante des économies candidates à l’union, notamment celle de leurs taux d’inflation et d’intérêt. L’essentiel est de renoncer de façon crédible à l’autonomie de la politique monétaire nationale et de mettre en place les institutions nécessaires à la gestion de la politique monétaire commune. Les “économistes” par contre estiment que l’adoption d’une monnaie unique doit être le couronnement d’un long processus de convergence des économies candidates; les “économistes,” dont les allemands seront les représentants les plus vocaux, vont donc poser les conditions les plus strictes possibles pour la création de la monnaie commune, comme l’illustrent les critères de Maastricht ou le Pacte de stabilité. Les “monétaristes,” à juste titre, verront dans ces exigences une manoeuvre dilatoire.”
       

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