Très intéressant article de Foreign Policy, traduit par Slate, sur cet épisode peu connu, 20 ans après la crise de 1962

On le sait désormais grâce à des documents de la CIA et du KGB notamment: l’hystérie de la Guerre froide a atteint son sommet entre le 7 et le 11 novembre 1983.

Selon un document déclassifié de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), intitulé «American Cryptology During the Cold War», la «période 1982-1984 fut la période la plus dangereuse de la confrontation américano-soviétique depuis la crise des missiles de Cuba». Ce document secret raconte que «l’hystérie de la Guerre froide a atteint son sommet» à l’automne 1983, au cours d’un exercice de tir de missiles nucléaires de l’Otan baptisé Able Archer 83 qui, selon un rapport de renseignement de la CIA, a vu «des unités aériennes soviétiques stationnées en Allemagne de l’Est et en Pologne placées en état d’alerte maximum ainsi que le déploiement de forces de frappe nucléaires».

Malgré les conséquences éventuelles qu’aurait pu avoir cette escalade nucléaire imprévue, l’histoire de l’incident Able Archer 83 est resté pour une large part inconnu du grand public. Cette pénurie de sources a même poussé certains critiques –non sans raison– à décrire la peur d’une escalade en 1983 comme «une chambre d’écho de recherches inadéquates et d’analyses erronées» un «processus d’auto-intoxication» fondé sur «des éléments disparates».

Afin de tenter de remplir cette chambre d’écho, les archives de la Sécurité nationale ont commencé à mettre en ligne, en trois parties, la plus importante collection de documents concernant cet incident disponibles sur Internet. Ces documents ont été obtenus grâce au Freedom of Information Act (FOIA, loi sur la liberté d’information) et sont issus de la CIA, de la NSA, du Département de la défense et du Département d’Etat, des archives américaines mais également d’anciens documents déclassifiés du Politburo et du KGB, d’entretiens avec d’anciens généraux soviétiques et d’autres documents issus d’anciens Etats communistes.

Les dossiers mis en ligne contiennent un document particulièrement éclairant: le rapport de la 7e division aérienne américaine à l’issue d’Able Archer 83.

Exercise Able Archer 83 After Action Report 1 December 1983 by JDStuster

Ce rapport est le premier document officiel à décrire dans le détail le scénario de l’exercice Able Archer 83, qui prévoyait un glissement progressif d’opérations conventionnelles vers des opérations nucléaires. Il révèle en fait que les sources secondaires dont se sont inspirés les récits contemporains d’Able Archer 83 se sont même trompés sur les dates exactes de l’exercice (du 7 au 11 novembre 1983).

Ce rapport contient également d’autres détails éclairants sur l’exercice Able Archer 83 qui suggèrent que certains de ses éléments étaient clairement plus provocateurs que les exercices précédents. De tels changements auraient ainsi été mal compris par les organismes de renseignement soviétiques, alors sur le qui-vive, car préoccupés par la «décapitation» des missiles «Pershing II» qui devaient être déployés en Europe etpoussèrent le Secrétaire général soviétique en place, Iouri Andropov à ordonner la plus importante opération de renseignement jamais effectuée en temps de paix: l’Opération RYAN. Leur mission? S’assurer de ne pas être en face d’une situation de Raketno-Yadernoye Napadenie, le nom de code d’une attaque nucléaire occidentale préventive, que les Soviétiques redoutaient tant.

Parmi les indices que quelque chose se préparait: le transfert, en silence radio complet, de 19.000 soldats américains vers l’Europe (cela s’était déjà produit lors de l’exercice conventionnel précédent et de plus grande ampleur, Autumn Forge 83), le déplacement du QG de l’Otan du «Quartier-Général Permanent vers le Quartier Général de Guerre Alternative», la mise en œuvre de nouvelles «procédure de mise à feu des armes nucléaires» dont des consultations avec des cellules à Washington et à Londres et «des questions politiques sensibles» posées par la désignation des nombreuses sorties de bombardiers B-52 comme autant de «frappes nucléaires».

Selon le scénario de l’exercice Able Archer 83, qui prévoyait une Troisième Guerre mondiale débutant en Europe centrale, le conflit entre les deux superpuissances était censé commencer avec, en toile de fond, «un changement à la tête de l’Union soviétique en février 1983», «une agitation grandissante en Europe de l’Est», et pour finir, l’invasion par le Pacte de Varsovie (baptisé «Pacte Orange» au cours de l’exercice) de la Yougoslavie après qu’elle aurait demandé l’aide économique et militaire de l’Occident.

Alors, le 3 novembre, les forces du Pacte Orange franchissaient la frontière finnoise, envahissaient la Norvège le lendemain et s’aventuraient en Allemagne de l’Est («les forces orange effectuent des attaques aériennes tout le long de la frontière allemande») puis s’attaquaient au Royaume-Uni («les attaques contre les aérodromes du Royaume-Uni interrompent les opérations des bombardiers et détruisent quelques appareils»).

Ne parvenant pas à empêcher la poussée des forces conventionnelles soviétiques, les forces bleues (l’Otan) «demandent l’emploi limité de têtes nucléaires contre des cibles fixes prédéterminées» au matin du 8 novembre. Mais «l’usage d’armes nucléaires par les Bleus ne mettant pas un terme à l’agression des forces orange», le Commandant suprême des forces en Europe (Saceur) opte pour une généralisation des attaques nucléaires. Le feu vert est donné le 11 novembre, date de la fin de l’exercice. A ce moment-là, on considère en effet qu’il n’y a plus rien à détruire.

La publication récente du rapport post-opération d’Able Archer 83 n’est pas sans ironie. Au moment même où l’Otan était en train d’effectuer un exercice mettant en scène un glissement d’un conflit conventionnel vers un conflit nucléaire, en Union soviétique, on plaçait les forces nucléaires en alerte maximale, craignant une frappe nucléaire préventive de l’Otan. La guerre nucléaire a bien failli avoir lieu. Tout cela à cause d’un exercice trop réaliste

Nate Jones

Traduit par Antoine Bourguilleau pour Slate

Nate Jones est le coordinateur du Freedom of Information Act au sein des archives de la Sécurité nationale. Pour consulter l’intégralité des documents, visitez www.nsarchive.org.La première partie traite du débat autour de l’importance –et pour certains de l’existence– d’une authentique peur de l’escalade en Union soviétique. La deuxième partie documente les exercices Automn Forge 83, Reforger 83 et Able Archer 83 à partir de documents de l’Otan et de l’US Air Force. La troisième partie analysera la compréhension mouvante de la communauté américaine du renseignement de cette question de la peur d’un conflit en 1983.

Foreign Policy

Vidéo : 1983 – AU BORD DE L’APOCALYPSE

En 1983, l’état-major de l’OTAN organise un exercice militaire à grande échelle, destiné à tester les procédures de communication. Surveillée de près par le régime soviétique, l’opération démarre le 2 novembre dans un contexte international extrêmement tendu. Auparavant, le président Reagan a relancé la course aux armements en installant les nouveaux missiles Pershing 3 en Europe. Malgré les mouvements pacifistes, il enfonce le clou de cette stratégie, portée par le fameux discours sur “l’empire du mal”, prononcé en mars 1983. Deux semaines plus tard, il lance le programme de la “guerre des étoiles”. Côté soviétique, Andropov a succédé à Brejnev. Cet espion de carrière, âgé et en mauvaise santé, ne veut surtout pas faire preuve de faiblesse à l’égard de l’Occident. La méfiance est à son paroxysme dans les deux camps. Jusqu’au moment où un satellite militaire russe détecte – par erreur – le lancement de plusieurs missiles…

1983 – AU BORD DE L’APOCALYPSE

Page Wikipedia sur Stanislav Petrov :

Stanislav Ievgrafovitch Petrov, né en 1939, est un officier en retraite de la Voyska PVO, la force de défense anti-aérienne de l’Armée soviétique.

Lors d’une alerte déclenchée par les satellites de surveillance soviétiques en septembre 1983, il aurait, comme il l’a rapporté, pris la décision d’informer sa hiérarchie qu’il pouvait s’agir d’une fausse alerte, et non d’un tir de missiles contre l’Union soviétique comme l’indiquait le système informatique d’alerte anti-missiles. Cette crise intervint à un moment d’extrême tension entre l’Union soviétique et les États-Unis, et aurait donc pu déclencher une riposte soviétique.

L’incident de septembre 1983

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, Stanislav Petrov était l’officier de garde sur la base d’alerte stratégique de Serpoukhov-15, située dans le village de Kourilovo, dans l’oblast de Kalouga1 à une centaine de kilomètres au sud de Moscou. Cette base était chargée de recueillir les informations des satellites soviétiques surveillant d’éventuels tirs de missiles nucléaires contre l’Union soviétique. À minuit quinze, heure de Moscou, le système informatique d’alerte anti-missiles Krokus du SPRN (Sistemi Predouprejdienia o Raketnom Napadienii, système d’alerte en cas d’attaque par missile)2 indiqua un, puis quatre nouveaux tirs de missiles balistiques intercontinentaux Minuteman III en provenance de la Malmstrom Air Force Base, aux États-Unis. Ces tirs avaient été détectés par le satellite de surveillance Cosmos 1382, de type Oko.

Petrov ne disposa que de quelques instants pour analyser la situation. Devant le faible nombre de missiles détectés, il indiqua à ses supérieurs qu’il s’agissait selon lui d’une fausse alerte. Son avis fut suivi et permit ainsi d’éviter une riposte soviétique qui aurait pu être le point de commencement d’un conflit nucléaire ouvert.

Par la suite, un diagnostic des systèmes soviétiques mit en cause le logiciel embarqué par les satellites, qui aurait fait une interprétation erronée de la réflexion des rayons du Soleil sur les nuages, confondue avec le dégagement d’énergie au décollage de missiles.

Petrov soutient que les enquêteurs qui analysèrent la fausse alerte cherchèrent à faire de lui un bouc émissaire du dysfonctionnement du système ; mais il semble que les conséquences sur sa carrière ne furent finalement ni positives ni négatives. Selon Peter Pry, un ancien analyste à la CIA, cette alerte survint dans un contexte extrêmement tendu dans les relations entre les États-Unis et l’Union soviétique, car Andropov était alors obsédé par la crainte d’une attaque surprise déclenchée par l’Occident, ayant en outre mis sur pied l’opération d’espionnage RYAN.

Pour des raisons de secrets militaire et politique, l’incident ne fut rendu public qu’en 1998.

Les suites

Stanislav Petrov quitta son poste peu après l’incident en raison du stress provoqué par cette alerte et de l’enquête qui la suivit. Le 21 mai 2004, puis le 19 janvier 2006, il fut distingué pour ses actions par l’Association of World Citizens.

Articles connexes

  • RYAN, opération du KGB visant à réunir des informations sur les intentions supposées de l’administration Reagan de lancer une attaque nucléaire contre l’Union soviétique.
  • Able Archer 83, exercice de simulation militaire de l’OTAN du 7 au 11 novembre 1983, qui amena une partie de l’état-major soviétique à craindre l’imminence d’une première frappe américaine.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

16 réponses à Able Archer 83 : l’exercice militaire qui a bien failli déclencher la Troisième Guerre mondiale

  1. perceval78 Le 14 août 2014 à 12h14
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    un peu connexe mais pas inintéressant, un article paru dans un journal US en 2005

    Titre : La guerre européenne qui aurait pu avoir lieu
    =
    http://www.utsandiego.com/uniontrib/20051225/news_lz1e25nuclear.html
    =
    Radek Sikorski, éventuel futur remplacant de Ashton ou Van Rompuy dévoila en 2005 quand il était ministre de la défense Polonais les plans d’attaques nucléaires Russes en europe.Il était temps disait il de mettre fin au Post Communisme qui pour préserver la paix sociale avait préféré mettre de coté les crimes du communisme.

    L’auteur de l’article propose de mettre en place une commission de réconciliation qui aurait pour but de tout mettre au clair.Cette commission devrait être composée de membres tels … BHL … Mais la première étape serait que le Congres US et le parlement européen mettent en place la susdite commission.


    • perceval78 Le 14 août 2014 à 12h22
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      le journal qui ecrit l’article appartient au Hudson Institute, cf un des derniers tweets
      Ce qu’on essaye de nous vendre c’est que la WW1 s’est déclenché parce que les alliances militaires n’étaient pas suffisemment forte. Du coup je me dis que si l’OTAN renforce ses alliances aujourd’hui, en particulier au sommet du 3 4 septembre, on aura pas de WW3 avec la Russie …

      Degageons , degageons nous vite fait de l’OTAN !!!

      Hudson Institute @HudsonInstitute · Aug 4
      Arthur Herman describes what really started WWI on @WSJLive Hint: It wasn’t Archduke Ferdinand: http://on.wsj.com/1o85sOL

      http://live.wsj.com/video/opinion-what-really-triggered-world-war-i/6550B3E3-46A0-4FC2-9076-A4AC49598812.html#!6550B3E3-46A0-4FC2-9076-A4AC49598812


      • Olivier M Le 14 août 2014 à 15h16
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        ????
        J’ai pas l’impression que l’Otan ait besoin qu’on en sorte pour être faiblissime.
        Son pivot est les USA, qui a part avoir une armée, n’ont plus de diplomatie – USA= clown effrayant dans le néo-monde “civilisé” ou ex tiers-monde -.
        J’ai plus l’impression que si les USA tentent de faire dégénérer les évènements, ils se feront “expulser” de ce néo monde civilisé (UE bas les pattes, vous êtes dejàa dans le nouve)


        • Olivier M Le 14 août 2014 à 15h18
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          Déjà dans le mouveaux tiers-monde…

          Les MaJ auto qui valident les commentaires, c’est pénible, pas le temps de se relire 🙁 Et sans modif possible, c’est grotesque


    • Crapaud Rouge Le 14 août 2014 à 21h04
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      dévoila en 2005 quand il était ministre de la défense Polonais les plans d’attaques nucléaires Russes en europe” : tu parles d’un scoop ! Et la guerre froide, vous en faites quoi ? Un scoop aussi ? Ces plans ne pouvaient être que la traduction pratique et concrète, (opérationnelle si vous voulez), de la stratégie dite de “dissuasion”. Un scoop aussi, pour vous ?


  2. jb Le 14 août 2014 à 13h28
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    extraordinaire documentaire! A faire circuler partout, y compris dans les ecoles!


  3. perceval78 Le 14 août 2014 à 15h27
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    Le feu vert est donné le 11 novembre …

    ils ont le sens de l’humour ses braves gens


  4. perceval78 Le 14 août 2014 à 15h40
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    Pas in-interessant de voir que le 4 novembre 4 jours avant le début des exercices
    les pays europeens faisaient semblant d’être fâché avec les US au sujet de l’invasion de la Grenade

    Comme quoi on peut pas leur faire confiance, tout ce qui apparait n’est qu’ esbrouffe pour pigeons .

    ‘European members of NATO believe that the Reagan administration sees NATO and Western defense as being directed ‘against’ the Soviet Union. Britain and the European members would see it slightly differently: that NATO exists so that we may live with the Soviet Union in security.”
    =
    http://www.csmonitor.com/1983/1104/110419.html
    =


    • majorem Le 14 août 2014 à 16h27
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      “Pas in-interessant de voir que le 4 novembre 4 jours avant le début des exercices
      les pays europeens faisaient semblant d’être fâché avec les US au sujet de l’invasion de la Grenade”
      Fâché ??? mais pas au point d’interdire à un pilote français d’intervenir en tant que combattant durant l’invasion de la Grenade ….

      http://www.nato.int/cps/en/SID-B532D5B1-401CCE5C/natolive/who_is_who_66226.htm


  5. Yann Le 14 août 2014 à 16h12
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    Pour info, la BBC a publié un article au trentième anniversaire de l’incident de septembre 1983, basé sur une interview de Petrov: http://www.bbc.com/news/world-europe-24280831


  6. Thomas Le 14 août 2014 à 17h37
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    Merci à vous de consacrer un article à cet épisode si dangereux pour notre survie en tant qu’humanité !


  7. Jean Le 14 août 2014 à 19h53
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    De toutes façons, si une “ERREUR” pendant un exercice de l’OTAN déclenchait une troisième guerre mondiale…
    On peut faire “confiance” à nos “élites” journalistiques de Le Monde et de Libération, ainsi qu’au ministère des affaires étrangères, à nos philosophes guerriers et à nos chercheurs du CNRS pour camoufler ça en :

    “C’EST LA FAUTE DE LA RUSSIE”


    • Wilmotte Karim Le 14 août 2014 à 22h57
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      Une fois mort, on s’en fout un peu de qui est responsable.


  8. Crapaud Rouge Le 14 août 2014 à 22h43
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    Curieusement, le documentaire vidéo montre a posteriori que les manifestants contre les Pershings avaient raison a priori ! Il montre aussi que les dirigeants de l’époque, (et des deux bords), étaient entraînés à aller toujours plus loin dans leurs “narratives” faisant de l’autre un ennemi démoniaque.


  9. lon Le 16 août 2014 à 23h22
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    Le docu d’Arte fait la part belle à l’Ouest ( pourrait-il en être autrement d’ailleurs ? ), décrivant un exercice presque gentillet de l’Otan , complètement “théorique”, mené benoîtement dans la relaxation, la bonne humeur et la perspective d’un bon repas au mess de l’Otan arrosé d’une bonne bière, quelque chose dans le genre quoi, pendant que les responsables soviétiques sont dépeints comme de grands paranoïaques, méfiants à outrance, peut-être même atteints de sénilité précoce vu leurs âges . On y apprend quand même que vu le nombre de leurs concitoyens laissés sur le carreau lors de la 2ème mondiale, les russes ont quelque raison de se sentir “menacés”. Mais bon le vieux Reagan a désamorcé toute l’affaire avec son charme old boy, et de taper sur l’épaule de Gorbi , nous vous menacer ?? meu nooonnnn
    2014 rien n’a changé .


  10. Michel Le 05 septembre 2014 à 06h55
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    Bonjour
    j’ai servi à Berlin en 86-87 dans l’armée française
    Aujourd’hui aprés avoir vu le vrai visage du capitalisme je regrette vraiment que le pacte de Varsovie et l’URSS n’existent plus.La multi-polarité est nécessaire dans un monde stable,mais pas seulement.La standardisation que nous subissons aujourd’hui est quelque chose qui nous fut bien caché durant toute la période où en europe l’Ouest préparait sagement l’ouverture du mur, avant cette époque le capitalisme n’aurait jamais osé ce qu’il se permet actuellement bafouant les droits fondamentaux des citoyens , remettant en cause ce que l’on prenait pour des acquis.Le comble c’est qu’à l’époque la manipulation consistait à nous faire croire que c’est ce qui arriverait en cas de triomphe du communisme….Comme quoi.A l’époque je croyais servir mon pays et ne me posais pas de question.Apprenant bien aprés que Solidarnosc était financé par la CIA, etc etc
    Le rideau de fer était un facteur de stabilité comparé à aujourd’hui , c’est mon point vue et il n’engage que moi.Avec internet fb etc j’ai pu me rendre compte du nombre d’habitants de l’ex rda qui regrettent , et à quel point leur existence d’avant.A quel point sans nous en apercevoir nous avons étaient manipulés à l’Ouest par une propagande bien plus efficace que celle des pays soviétiques.Pour le coté militaire j’avais comme mission les patrouilles dans le secteur français de Berlin, le long du mur coté Ouest bien sûr .Des exercices avec les américains et britanniques en secteur américain où se trouvait reconstitué des fragments de ville pour des formations au combat de localité.Et ailleurs des manoeuvres en RFA pour d’autres exercices,combat anti chars etc .


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