En réponse à l’ambiance Corée de l’Ouest où la plupart des présidents d’Université ont utilisé les moyens de leurs Université pour appeler les élèves à voter Macron.

Or accepter ceci, c’est évidemment accepter qu’un jour un Président d’Université appelle à voter Le Pen…

Bravo à ces justes, qui ont su résister dans ce nouveau moment de flash totalitaire.

N.B. ceci n’est évidemment pas une tribune de propagande politique.

Source : L’Insatiable, le 5 mai 2017.

Aux étudiants et étudiantes du Groupe INSA,

Les insaliens ont reçu hier une Tribune écrite par les Directeurs et Directrice du Groupe INSA. Ce message, à but politique, a été relayé par la Direction de la Communication.

Dans cette Tribune cosignée, les valeurs que sont censés porter les INSA sont mises en perspective par rapport à la menace pesant sur nos institutions. Cette menace est représentée par le Front National, et incarnée par Marine Le Pen.

Se présenter en défenseur des valeurs de Gaston Berger : une récupération politique ?

Les valeurs de Diversité, Innovation, Respect, Humanisme sont ainsi présentées comme un bouclier au service de la République. Si ces quatre valeurs font parties du socle même de notre société, nos Directeurs et Directrices en sont-ils toujours les garants ? Les INSA ont beaucoup évolué depuis l’époque de Gaston Berger. Notre école a été créée suivant le modèle d’un ascenseur social pour les enfants d’agriculteurs et les classes les plus défavorisées. Aujourd’hui, la faillite de l’enseignement secondaire rend de plus en plus difficile l’accès de ces classes aux INSA devenus trop prestigieux. L’INSA Lyon s’est par ailleurs engagé dans l’IDEX, dont les valeurs pourraient être en contradiction avec celles défendues par Gaston Berger, et avec une transparence plus que contestable pour un projet de cette ampleur. Notre direction envisage enfin d’augmenter les frais de scolarité à 2000 voir 3000 € [Amphi-débat sur l’IDEX, à partir de 43min30]. Une telle somme pourrait fortement décourager les étudiants non-boursiers des classes moyennes, et affaiblirait probablement un modèle social déjà mis à mal. Aujourd’hui, les valeurs de Gaston Berger semblent donc essentiellement défendues par le modèle associatif, et non par la direction, démontrant une certaine hypocrisie à des fins de communication.

Un président d’université est-il légitime pour influencer un vote ?

D’après Les grands principes du système éducatif français, l’enseignement public doit rester politiquement et philosophiquement neutre, ce qui laisse planer quelques doutes quand au bien fondé de la tribune. Les INSA ne sont pas les seuls concernés par ces consignes de vote : à Paris, Poitiers, Angers ou Nanterre, les présidents d’université se sont aussi exprimés. Des étudiants se sont demandés si ceux-ci n’outrepassaient pas leurs droits. Certains ont même questionné la légalité de ce type d’action. En effet, si les enseignants-chercheurs ne sont pas soumis à un devoir de réserve, les autres fonctionnaires le sont [Le Figaro, 03/05/2017].

Une Tribune asymétrique et ne se prêtant pas au débat

Reçue seulement quatre jours avant le scrutin, cette Tribune laisse peu de temps pour prendre du recul, et peu de place au débat. Par ailleurs, si les présidents d’université peuvent transgresser Les grands principes du système éducatif français, le pouvons-nous en tant qu’étudiants ou associations ? Rappelons ainsi que Gérard Collomb a pu présenter le programme d’Emmanuel Macron en amphi Capelle quelques semaines avant le premier tour [Newsletter En Marche]. Il est en effet légitime de se demander si une telle action, ou une autre forme de militantisme politique, aurait pu être censurée si elle avait été conduite par d’autres acteurs plus éloignés des cercles de pouvoir.

Quel est le but de cette Tribune ? Est-elle efficace ?

“Voter Front National c’est mal. D’ailleurs, tu savais que c’était contre les valeurs de Gaston Berger ?” — Un défenseur du Front Républicain essayant de convaincre un électeur du FN à ne pas voter Marine Le Pen.

Au premier abord, le but de cette Tribune semble être de lutter contre le Front National. Si tel est le cas, la cible légitime serait l’électorat du FN. Au premier tour, 7 678 491 d’électeurs ont voté Marine Le Pen. Le FN est devenu à bien des égards l’un des premiers partis de France. Une perte des valeurs morales au sein de la population française peut-elle pour autant expliquer à elle seule la montée de ce parti ? Les causes sont peut-être plus structurelles. Est-ce l’électeur qui est responsable, ou sont-ce les institutions politiques ayant en grande partie créé cette situation ? Si l’électorat du FN vote essentiellement par défiance vis-à-vis des institutions, et non par adhésion aux valeurs morales que le parti représente, un tel discours est probablement la moins bonne des stratégies à utiliser.

Le discours moralisateur de la Tribune joue sur la peur du désastre. Ancré dans l’émotionnel, il ne fait pas jouer l’esprit critique pourtant défendu par le texte. Une lutte efficace contre l’extrême droite impliquerait tout d’abord de réaliser un diagnostic : pourquoi ces électeurs votent Marine Le Pen ? En comprenant leurs besoins, il serait ensuite possible de leur proposer des solutions, et un discours en adéquation avec la réalité qu’ils vivent.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de propositions de débats politiques avec des membres du personnel INSA ? Un vote à une élection présidentielle devrait être l’aboutissement d’une réflexion personnelle et non pas un réflexe désespéré lorsque la menace frappe à nos portes.

Alors pourquoi un tel discours ? La cible n’est peut-être pas l’électorat du Front National, mais plutôt la masse d’abstentionnistes et d’électeurs du vote blanc. Si tel est le cas, la Tribune pourrait bien influencer une part d’indécis. Pourtant, celle-ci laisse peu de place à la réflexion personnelle et à l’esprit critique.

Pour plus d’informations sur le sujet : l’article de L’Insatiable sur le Front Républicain, et De la prise d’otages par Frédéric Lordon (lire en particulier l’encadré rouge à la fin de “De la prise d’otages”).

Une mauvaise foi en regard de notre formation

Cette Tribune apparaît comme un réveil tardif. Oui, il y a un défaut de mobilisation politique dans le Groupe INSA. L’abstention chez les jeunes est forte — plus de 50% — et il y a deux raisons principales à cet état de fait :

  • notre confiance auprès des institutions politiques est en chute libre, et l’abstention est un moyen de montrer cette défiance ;
  • notre éducation politique est pratiquement inexistante, du Collège à l’Éducation Supérieure.

Un vrai appel à mobilisation aurait dû se faire dès le premier tour des élections présidentielles, le 23 avril dernier. La citoyenneté ne devrait pas être l’affaire de deux bulletins glissés tous les cinq ans, et encore moins d’un “réveil” lors d’un second tour. C’est une image décevante que de nous signifier un rejet d’un parti et non pas un appel à la réflexion, qui plus est aussi tardivement.

La montée d’un parti extrémiste, qui remettrait en cause les valeurs du Groupe INSA déjà affaiblies par des politiques internes, est-elle réellement une surprise ? Pas suffisamment pour justifier un courrier, quatre jours avant le deuxième tour des Présidentielles de notre pays. Ce n’est pas une prise de position attendue de la Direction des INSA, car les étudiants n’ont pas besoin de ces indications de vote pré-mâchées, prêtes-à-glisser.

C’est un message classique qui vise plus à intimider un choix politique, plutôt qu’à encourager une prise de conscience et un intérêt à la politique de notre pays.

En bref

Cette Tribune écrite par nos Directeurs et Directrice cache un message plus que malvenu entre deux tours d’une élection présidentielle. Au lieu d’encourager les étudiants ingénieurs à penser par eux-mêmes et à devenir des citoyens à part entière, ce qui est porté par les valeurs INSA, elle tend à prouver le contraire.

Il est évident que la formation INSA ne pourra pas tout apporter aux étudiants, mais est-ce là la notion d’ingénieur citoyen que la Direction souhaite transmettre ? On n’apprend pas à devenir citoyen en votant de la même façon que son ou sa Directeur.trice.

C’est pourquoi nous répondons à cette Tribune libre par une autre. Et notre message est simple :

Agissons en citoyens libres de penser et de choisir, nous ne sommes pas que des étudiants.

La Rédaction

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici, ; nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

25 réponses à [Corée de l’Ouest] Réponse d’étudiants à la tribune des directions INSA

Commentaires recommandés

Philvar Le 06 mai 2017 à 15h13

Dans un pays libre cela demanderait la destitution des directeurs.

  1. Alfred Le 06 mai 2017 à 15h06
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    Quel fierté que cette jeunesse brillante. Cette réponse m’apporte de la joie!


    • Chris Le 06 mai 2017 à 15h15
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      En effet, ces “petiots” sont des grands. Bravo… et merci. Un message qui redonne de l’espoir.


    • koikoi_koi Le 06 mai 2017 à 15h26
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      La jeunesse n’a jamais aimé que l’on pense à sa place.
      Cette réponse est très encourageante pour la suite.


    • VladimirK Le 06 mai 2017 à 21h28
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      Une jeunesse brillante qui ira faire carrière à l’étranger, faute d’attractivité de la France.

      Attractvité écrasée par le libéralisme sauvage de ses dirigeants et de leurs tuteurs


  2. Philvar Le 06 mai 2017 à 15h13
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    Dans un pays libre cela demanderait la destitution des directeurs.


    • Eric83 Le 06 mai 2017 à 17h06
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      Au vu de toutes les tribunes publiées ainsi que les invectives officielles ou masquées à voter contre MLP depuis le 23 avril à 20 h 01, cela en ferait du monde à destituer.

      Cela serait très sain d’ailleurs en générant un turn-over important au niveau des chômeurs.


  3. Fabien Le 06 mai 2017 à 15h15
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    Bravo à ces jeunes gens intelligents et courageux! Quand je lis cela, je suis un peu moins pessimiste sur l’avenir du pays!


  4. wuwei Le 06 mai 2017 à 15h25
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    Si chez certains (es) présidents (es) d’université la décence et la dignité semblent être des valeurs oubliées, très heureusement leurs étudiants n’en manquent pas.
    C’est une grande joie pour moi de constater que notre jeunesse pense par elle-même et qui plus est : très bien. C’est un magnifique doigt d’honneur qui se lève vers ceux qui en manquent beaucoup.


  5. Jay SWD Le 06 mai 2017 à 15h29
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    Ces gamins font plaisir! !
    Une petite suggestion en passant:Corée du Nord-Ouest semblerait encore plus précis..mais je pinaille !


  6. diaslaki Le 06 mai 2017 à 15h44
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    Ces jeunes sont dans le juste en renvoyant la direction dans les cordes.


  7. Pierre Davoust Le 06 mai 2017 à 15h47
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    Ça n’est pas très nouveau… Le président de l’université où j’enseignais appelait distinctement à voter Sarkozy… Il est vrai qu’il y avait un voyage en Chine à la clé et un poste de recteur comme porte clé !
    Quant à leur position en 1968, quand j’étais étudiant, si j’ai bonne mémoire, elle fut inaudible… Allez donc savoir pourquoi ?


  8. Louis Robert Le 06 mai 2017 à 15h48
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    Aux abois, le Pouvoir français ne pouvait trouver mieux que cette petite manoeuvre indigne, non seulement pour se discréditer lui-même, mais bien pour discréditer la candidature déjà fort controversée du candidat en marche, si magistralement mise en scène et contrôlée. Un pouvoir suprême élu par la tricherie, le chantage et l’intimidation ne mérite pas de l’être, surtout si ces manœuvres visent une jeunesse sur laquelle il a autorité.

    Défier catégoriquement et obstinément ce Pouvoir est la seule issue qui existe pour cette jeunesse, elle-même le seul avenir de cette nation, dès lors qu’elle vomit la perspective de devenir Jeunesse Macronienne, Macroniste, Macronique, Macroniaque, ou comme on préférera dire. Pour en avoir fait moi-même l’expérience en première ligne avant d’avoir 20 ans, “ça marche”… on ne s’en porte que mieux, et jamais, jamais on ne regrette de l’avoir fait, même au prix fort!

    Courage donc! Il y a encore la vie avant la mort.


  9. RGT Le 06 mai 2017 à 16h09
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    Peut-être retrouvera-t-on les traces d’injonctions aux directions d’universités de la part de l’équipe de campagne du “candidat qui va sauver la Ripouxblique” dans les courriers fuités récemment ?

    Il n’y a pas que la “malheureuse” Killary qui ait été victime de “hackers russes à la solde de Poutine”.

    Le “Saint Homme” y a aussi eu droit via les “Macronleaks” relayés par le perfide Julian Assange.
    Vous savez ce dictateur sud-américain qui sévit depuis l’ambassade de l’Équateur à Londres…

    Par contre, aucune mention de ces “horreurs” dans nos grands médias indépendants pour cause de “présomption d’innocence”, ça pourrait entacher la “sérénité” de l’élection.

    Bref, il y aurait 9 gigaoctets de données à décortiquer, un vrai régal pour les “reptiliens”.

    https://twitter.com/hashtag/Macronleaks?src=hash

    Heureusement le Décodex veille et tous ceux qui iront consulter ces documents infâmes bénéficieront d’une déchéance de nationalité gratuite pour comploto-terrorisme.


  10. tepavac Le 06 mai 2017 à 16h39
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    ” L’abstention chez les jeunes est forte — plus de 50% — et il y a deux raisons principales à cet état de fait :

    notre confiance auprès des institutions politiques est en chute libre, et l’abstention est un moyen de montrer cette défiance ;
    notre éducation politique est pratiquement inexistante, du Collège à l’Éducation Supérieure.”

    Tout est dit en trois phrases.

    Aussi est-il de nos devoirs de toujours, mieux informer.

    -La perte de confiance est justifiée et entraine une remise en question de “l’organisation sociale” tel qu’elle est vécue.
    Mais le repli sur soit n’est pas justifié.

    Ainsi le choix de l’abstention révèle avant tout autre considération, de l’abandon de son Droit à pouvoir disposer de soit même et de sa Liberté pour le choix de son destin, c’est l’acceptation de la défaite.

    Or il apparait aussi un certain panache dans leur réponse et la hauteur de vue est belle, elle laisse apparaitre un horizon hospitalier et plus conforme à la conscience sociale actuelle.


    • Louis Robert Le 06 mai 2017 à 17h46
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      Bonjour tepavac,

      Selon moi, au contraire, le choix de l’abstention révèle, avant tout, la préservation du droit de chacun de disposer de lui-même et de sa liberté de choisir son destin. Devant la tromperie, le mensonge, l’intimidation et le chantage, c’est, refusant de se soumettre au pouvoir arbitraire, refuser la défaite.

      La victoire du peuple ne sera pas issue de notre sytème politique et notre processus électoral pourris jusqu’au trognon. Ils ont fait long feu. Elle verra le jour à partir de la rue, au terme de la création de nouvelles institutions consacrant un nouvel ordre national puis mondial qui abolira le désordre qui a cours. C’est pour bientôt; elle vient, elle accourt de partout. D’où la panique croissante du Pouvoir que nous observons.


      • tepavac Le 06 mai 2017 à 18h43
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        Je vous prie Louis Robert, de trouver la réponse à cette situation et prévu par la loi, et non seulement par la loi, mais aussi par le “contrat” qui nous lie tous par le Serment du jeu de Paume, par la Déclaration de 1789 et par la Constitution de 1958, résumé par l’application de la loi L.97 du Code électoral.

        Le Bulletin des Maires de France a déjà répondu sur cet aspect des élections passées ou actuelles. Veuillez la trouver sur le lien
        http://www.courrierdesmaires.fr/18765/labus-de-propagande-et-ses-risques/

        Extrait; “Qu’il soit diffusé par tracts ou sur internet, un propos excédant ce que le juge a appelé « les limites de la propagande électorale» pourra constituer un abus de propagande, justifiant une annulation de l’ensemble des opérations électorales. ”

        Vos propos; “Devant la tromperie, le mensonge, l’intimidation et le chantage,”

        Si en votre âme et conscience vous êtes persuadé que la publicité des débats d’opinion présenté par les plus grands médias, a été manifestement trop empattée par le monopole des propos calomnieux à répétition et des invectives de nom d’oiseaux. Alors vous devez déposer devant le tribunal Administratif.
        Le délai d’opposition est très court et n’est ouvert qu’aux électeurs inscrits.
        Je suis d’accord avec vous.


        • Louis Robert Le 06 mai 2017 à 20h12
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          Merci, tepavac. Je vous dois la réponse la plus honnête que je puisse vous donner. Sachez d’abord que je respecte votre invitation; je crois du reste comprendre la motivation citoyenne très légitime qui vous habite.

          Cela dit, j’aurai 75 ans dans quelques jours. J’ai mené ce type de lutte toute ma vie, sans ménagement. Est venu ces dernières années le temps de les choisir plus judicieusement, puis maintenant celui d’en modifier la nature. Je ne crois plus en notre système juridique, tepavac, non plus qu’en notre système économique, politique et social. Pour tout vous dire, je n’attends rien de bon de toutes ces formes du Pouvoir. Rien. Le faux espoir ne mène qu’à l’abolition de l’homme.

          Selon moi, seul un travail collectif acharné et solidaire à créer de nouvelles institutions et un nouvel ordre national puis mondial (de tous, par tous et pour tous) peut redonner espoir à nos enfants et petits-enfants. Nos classes politiques ont outrepassé depuis longtemps leurs ultimes dates de péremption respectives. Il ne leur reste plus qu’à dégager. Quant à l’honnête homme, il est grand temps qu’il passe à autre chose.

          Cdmt, LR


          • tepavac Le 06 mai 2017 à 22h18
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            C’est moi qui vous remercie Louis, sans vos luttes nous n’aurions pas atteint ce stade de développement social. La France ne serait plus.

            Elles nous ont permis de dépasser le cap du danger télévisuel pour arriver à la libération informative par internet. C’est ce que nous faisons tous actuellement. Nous nous rassemblons et réagissons par affinité informelle sur des sujets et des perspectives sociales communes, voir planétaire.
            Elles nous concernent tous en temps que Citoyen, c’est à dire “membre” d’une communauté d’intérêts commun. Et encore davantage en temps que personne.
            C’est grâce aux expériences passées et aux témoignages que les étudiants de l’INSA ont pu se faire une idée juste de notre monde et de répondre avec classe au brulot de la tribune.

            Ne nous plaignons pas, nous venons de découvrir les directives politiques pratiqués sur les étudiants ! affaire à suivre…


    • tepavac Le 06 mai 2017 à 17h53
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      Pour les “représentants de la population”, les étudiants ont malheureusement raison de l’affirmer, car en dehors du fait, que depuis 45 ans, “nos” politiques, ont peu à peu abdiqué des pans entier de notre indépendance dans le choix de notre avenir.

      Loi après loi, ils ont délibérément et honteusement transféré “notre Autorité” sur nos Libertés, à celui de tributaire, d’un logiciel de la finance planétaire.
      Ils ont cédé nos Libertés à des financiers.

      “Nos” politiques devenu “leur” politiques, soulager de gérer des pouvoirs contraignants, se virent soudain libres de s’exposer dans tous les médias “people” appartenant à ces mêmes financiers . Vive l’insouciance et la fête du slip. C’est le “show-pol” de tous les derniers “VRP” qui “nous” représentaient. Et pourquoi s’en priveraient-ils? Nul ne faisant respecter la Loi.


  11. Eric Le 06 mai 2017 à 16h40
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    Oui bravo, ça rafraîchit.

    Cependant quand je lis: “D’après Les grands principes du système éducatif français, l’enseignement public doit rester politiquement et philosophiquement neutre, ce qui laisse planer quelques doutes quand au bien fondé de la tribune.” je me dis SEULEMENT “quelques doutes quand au bien fondé de la tribune” ?


  12. Eric83 Le 06 mai 2017 à 17h30
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    Si ces étudiants pouvaient faire une réponse à la tribune scandaleuse de Libération.

    La propagande s’affiche maintenant sans aucun fard.

    http://www.liberation.fr/liseuse/publication/06-05-2017/1/?refresh=832349

    https://francais.rt.com/france/37949-en-pleine-periode-reserve-liberation-appelle-voter-macron-en-une


  13. Marco26 Le 06 mai 2017 à 17h42
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    Apprendre à penser par soi-même, s’informer et réfléchir…rejeter les injonctions…un vent frais se lève de bon augure pour l’avenir, il deviendra une véritable force.


  14. toff de aix Le 06 mai 2017 à 21h09
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    ce désastre aura au moins eu le mérite de repolitiser une partie de la jeunesse. Peut être que tout n’est pas complètement perdu, en fin de compte…


  15. diogene Le 06 mai 2017 à 22h34
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    Bonsoir, cette adresse des directeurs INSA me semble effectivement hors sujet. Leur fonction devrait les astreindre à un devoir de réserve. Leur tutelle (MNESR) devrait les rappeler à l’ordre.
    Cette communication me semble d’autant plus scandaleuse que je connais bien un des établissements concernés, et que plusieurs de ses Enseignants-Chercheurs se voient reprocher, sur la base de faits étayés, une attitude communautariste, phénomène qui contribue à la montée du FN. Tous renseignement en MP


  16. ouhlala Le 08 mai 2017 à 08h22
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    Je suis enseignant aux Humanités de l’INSA de Lyon.
    Comme toujours, notre établissement s’attache plus à l’affichage de valeurs qu’à la pratique de ces dites-valeurs.
    Choqué je suis. Surpris non.
    Bravo à vous pour votre esprit de résistance.
    PS: ayant voté Macron dès le premier tour, ne voyez pas dans mon soutien ici, d’opposition au président élu.


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