Source : Pardem, 26-04-2017

Par le Parti de la démondialisation

Le 26 avril 2017

En démocratie, voter c’est choisir.

Les électeurs, au premier tour de l’élection présidentielle, ont choisi de liquider les partis duettistes de l’alternance, PS et LR. Mais le 7 mai, pour le deuxième tour, se laisseront-ils berner par les fausses alternatives qu’on leur propose ? Car malgré ce que l’on tente de nous faire croire, Marine Le Pen n’est pas l’inverse politique d’Emmanuel Macron, mais son complément indispensable et l’impasse symétrique. Il n’existe aucun véritable choix, les deux conduisent le peuple dans une impasse.

 

  • Voter pour Marine Le Pen reviendrait à voter pour la xénophobie organisée et une vision identitaire de la nation. Ce serait voter pour un programme incapable de sortir notre pays de la crise, qu’il s’agisse du chômage et de la précarité, des services publics et de la protection sociale. Sur ces derniers secteurs, ce serait même à coup sûr une aggravation supplémentaire.

 

  • Voter pour Emmanuel Macron reviendrait à voter pour la finance dont il est l’agent direct et pour l’Union européenne. Ce serait prolonger, donc aggraver le cauchemar cinq années supplémentaires, car Hollande faisait du Macron et Macron fera du Hollande (c’est-à-dire du Fillon, du Sarkozy, du Chirac, du Jospin…). Tout son programme repose sur les vieilles recettes néolibérales qui sont les véritables causes de la crise actuelle.

Déjouer le piège grossier du « front républicain » brandi par les duettistes de droite comme de gauche

Le 7 mai, un carton rouge doit être la réponse massive pour sortir du jeu les deux candidats finalistes. La réponse du peuple sera une abstention massive. Cet acte politique de grande portée vise, d’abord, à délégitimer le résultat de cette élection présidentielle et à affaiblir son vainqueur. Si le total des abstentions, des blancs et des nuls est supérieur à 50%, ou même dépasse le score obtenu par le gagnant du deuxième tour, c’est le peuple qui détiendra la légitimité. Il sera fondé à l’exprimer dans la rue par la mobilisation sociale. Donner un carton rouge par l’abstention massive vise à reconstituer le peuple en tant que corps politique souverain.

Il est d’autant plus important de délégitimer ces deux candidats néfastes qu’ils auront tous les deux bien du mal à réunir une majorité parlementaire claire et stable. S’ils ont été mal élus, avec une faible participation, leur capacité de nuisance, énorme pour tous les deux, en sera d’autant plus réduite. C’est donc le seul acte électoral responsable devant les dangers pour le peuple que représentent ces deux personnages.

Carton rouge aux pseudo bien-pensants à la solde du système néolibéral et de l’Union européenne

Comme en 2002, les appels à « barrer la route à l’extrême droite » se multiplient et à « sauver l’Europe » du péril que représenterait l’élection de Madame Le Pen. Un rassemblement artificiel s’est constitué pour soutenir Monsieur Macron, allant du PCF à la CFDT, en passant par Messieurs Hollande, Valls, Fillon, Juppé, Madame Arthaud, le PS, LR, EELV… Ils sont à l’unisson avec les vibrantes déclarations de Madame Parisot et de Monsieur Gattaz du MEDEF, du milliardaire Bernard Arnault… Malgré leur défaite électorale du 1er tour, il ne leur vient pas à l’idée que leur alliance prétendument anti-FN est contre-productive, suscitant au contraire un surcroît de rejet à leur encontre, qui pourrait se traduire par une forme de neutralité, voire même des signes de sympathie à envers ce FN honni par l’« Établissement ».

Ils refusent de voir – ou plus exactement font semblant de ne pas voir – que les deux finalistes sont les deux faces de la même médaille, et qu’ils incarnent chacun à leur façon le système. Le FN a été installé précisément pour rendre tout choix politique impossible, en permettant l’assimilation de tout projet de démondialisation au FN. Car qui, en effet, pourrait voter pour la haine, la xénophobie, l’attisement de toutes les peurs ? Le vote pour le « moins pire » est ainsi présenté comme un acte de résistance pour sauver le pays. Les partis se revendiquant de gauche ou de droite, main dans la main avec le grand patronat, une fois encore, s’unissent pour rappeler au peuple qu’il n’y a pas d’alternative.

À chaque fois qu’un « front républicain » de pacotille se constitue, le résultat est toujours la consolidation du Front national, qui se voit ainsi formidablement crédibilisé comme l’ennemi public numéro un des partis en place. Alors qu’il en est le secret compagnon, le complément indispensable.

Avec cette conception, l’oligarchie pourra continuer éternellement d’agiter l’épouvantail FN. Il est stupéfiant d’observer, à cet égard, comment cette manipulation du PS (depuis Mitterrand) a anesthésié des colonies entières de « révolutionnaires » et d’ « antifascistes » en peau de lapin, qui se font rouler dans la farine et croient encore qu’il existe actuellement une menace fasciste en France. Le FN est certes xénophobe et néfaste, mais il ne porte pas un projet fasciste dont personne ne veut aujourd’hui, surtout pas les classes dominantes qui ont à leur disposition un système bien plus efficace : l’Union européenne et l’euro.

Délégitimer le vainqueur du 2e tour

Au premier tour, pour la seconde fois dans l’histoire de la Ve République (après 2002), le nombre et donc le pourcentage des abstentions, des blancs et des nuls a été supérieur au résultat du candidat arrivé en tête, Emmanuel Macron. Ce dernier obtient 8 433 346 voix (18,21%) des exprimées, alors que le total des abstentions, des blancs et des nuls est de 10 912 694 (23,34%).

Ces Français-là ne se sont pas sentis représentés parce qu’on ne leur proposait aucune sortie crédible de l’impasse néolibérale. Ils n’ont pas oublié que nous vivions toujours dans un ordre institutionnel qui n’est plus légitime depuis que le Parlement a adopté en 2008 le traité de Lisbonne et bafoué le NON au référendum sur le traité constitutionnel de 2005. Le Pardem est à leur côté pour délégitimer dans les urnes des candidats illégitimes dans les faits.

Nous appelons tous les citoyens qui ne sont pas dupes de la mascarade de ce 2e tour, tous les citoyens qui ne veulent plus du néolibéralisme, tous ceux qui ont voté au premier tour pour l’un des quatre candidats euro-critiques (Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Mélenchon), les syndicalistes, à se mobiliser le 7 mai pour infliger à Madame Le Pen et à Monsieur Macron, représentants du système, un immense carton rouge par leur abstention !

Carton rouge pour Macron et Le Pen ! Abstention citoyenne !

Je signe l’appel !

http://www.pardem.org/presidentielle-2017/673-signez-l-appel-au-carton-rouge-pour-macron-et-le-pen-abstention-citoyenne

Source : Pardem, 26-04-2017

Cet article fait partir d’une longue série visant à discuter les opinions diverses en lien avec l’élection du 7 mai.

Elle ne reflète pas forcément l’opinion du site Les-crises – qui n’aura d’ailleurs aucune position officielle pour cette élection.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

42 réponses à [Refuge] La vision du Pardem

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 04 mai 2017 à 01h53

Vous confondez légalité et légitimité. L’abstention massive delégitimise le vainqueur. Un Macron élu avec 55% des votes « restera sur ses orteils ».

  1. KST Le 04 mai 2017 à 01h18
    Afficher/Masquer

    absolument comique ! c’est une prise de position gauchiste sans effet politique concret.Existe-il un article de la constitution française qui invalide une élection s’il y a moins de 50% de votants ? Vous êtes les partisans de la politique du pire en mettant sur le même niveau EM,social -libéral et MLP représentante d’un parti d’extréme droite .Erreur politique grave§Déjà sous le régime du social libéralisme et de la société du spectacle les luttes sociales sont difficiles à enclencher et à mener .Il ya plus de monde à la gay pride (événement ludique) que pour défendre les retraites


    • Kiwixar Le 04 mai 2017 à 01h53
      Afficher/Masquer

      Vous confondez légalité et légitimité. L’abstention massive delégitimise le vainqueur. Un Macron élu avec 55% des votes « restera sur ses orteils ».


      • Raoul Le 04 mai 2017 à 09h39
        Afficher/Masquer

        Mais, bon sang, c’est quoi cette idée de légitimité qu’on nous ressort pour justifier l’abstention ? Probablement un concept élaboré par les perdants pour se trouver une raison d’espérer. En quoi un président qui sera déclaré illégitime (et par qui ?) perdra-t-il la moindre once de son pouvoir et notamment de son pouvoir de nuire ?


        • Loxosceles Le 04 mai 2017 à 14h08
          Afficher/Masquer

          Les perdants ? Tout le monde me semble perdant, dans cette élection. Drôle de concept pour refuser la légitimité de l’abstention et de son poids symbolique.


          • Raoul Le 04 mai 2017 à 15h32
            Afficher/Masquer

            Non, tout le monde n’est pas perdant. On sait très bien à qui profitera la victoire inéluctable de Macron. Et, je me considère comme faisant partie des perdants, pour être clair.

            Alors, si ça vous fait plaisir, avec une abstention élevée Macron ne sera pas légitime. Avec ce poids symbolique sur les épaules, cela va sûrement le gêner pour nous imposer la casse du droit du travail et autres joyeusetés que ses maîtres nous ont déjà concoctées.

            Il existe de bonnes raisons de s’abstenir, par exemple pour ne pas avoir à choisir, pour refuser la manipulation ou, tout simplement, pour refuser de soutenir Macron. Mais ce sont des raisons personnelles, sans conséquences réelles (sauf si, finalement, cela permettait à MLP de gagner, mais personne n’y croit).

            Compter sur une illégitimité effectivement toute symbolique, ce n’est au mieux qu’un lot de consolation, hélas !


            • NonAligne Le 04 mai 2017 à 16h46
              Afficher/Masquer

              Raoul vous avez raison, ils sont illégitimes, ils le savent, mais ça ne change rien puisque, comme le dit Kiwixar, peu importe d’être légitime il suffit d’être légal (arriver en tête des suffrages exprimés validement au second tour).

              Les députés européens sont illégitimes (abstention > 50%), le traité de constitution européenne rejeté par les urnes en 2005 a été imposé par le parlement en 2008, nombres de nos “décisions” sont imposées par l’UE et notamment la Commission (non élue), les élus jouissent d’une justice d’exception (formelle et informelle), et les médias sont aux mains des puissances d’argent comme les exécuteurs politiques (Exécutif et législatif).

              Donc le 1er, 2ème, 3ème et 4ème pouvoirs (Justice, Législatif, Exécutif, Mediatique) sont aux mains des mêmes personnes (pas le “demos”).

              Est-ce démocratique ? Pas besoin de grande analyse métaphysique ou juridique ou épistémologique ou sémantique pour répondre que NON.

              Que faire alors dimanche ? Mon choix c’est 1) l’abstention 2) sa revendication 3) l’action – dont je cherche les formes constructives, au-delà de l’aspect “information / instruction”.


            • NonAligne Le 04 mai 2017 à 17h07
              Afficher/Masquer

              En complément de mon post ci-dessus, une digression : le légal l’emporte sur le légitime… pourquoi ?
              Car nous vivons dans une société “de droit”, et le droit, n’en déplaise à beaucoup, ce n’est pas la morale.
              Fondamentalement, le droit c’est le moyen de réguler le conflit des intérêts d’égos, suivant une maxime de “tolérance” voltairienne (libérale): la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres (l’intérêt de l’un n’est pas supérieur à l’autre, quelque soit la morale de ses actes).
              Ce n’est pas : la liberté s’arrête à la frontière entre le bien et le mal.

              Autrement dit, notre société est fondée sur une logique utilitariste (elle-même fondée sur un jugement définitif de l’humain : l’homme est un loup pour l’homme) de régulation juridique des rapports humains sans référence à une quelconque universalité morale de type Kantienne (agit de telle sorte que la maxime de tes actions puisse être érigée en maxime universelle).

              La “contractualisation” du droit en est d’ailleurs une parfaite illustration (le dernier Nobel d’économie traite d’ailleurs de “la théorie des contrats”) : la règle entre deux personnes (aussi inégal soit leur rapport de force) n’est régie que par leur volonté (je force le trait, le droit de la consommation existe – quoique faible-, je parle de tendance).

              Ps : pardonnez-moi, je cite de tête, donc approximativement.


      • Chris Le 04 mai 2017 à 13h08
        Afficher/Masquer

        A ce niveau de collusion du grand capital (retour au XIXe siècle), l’abstention massive ne délégitimise personne. Nous ne sommes plus en démocratie par la grâce du Traité de Lisbonne.
        Relisez-le ce foutu traité de Lisbonne ! Il est au-dessus de notre Constitution : c’est écrit dans la nôtre.
        Qui porte la parole des Français, les défend ? Les parlementaires français européens, au nombre de 74 sur les 751 que compte cette assemblée !
        Qui plus est un Parlement croupion qui n’a pas pouvoir de présenter des lois. C’est du ressort de la Commission non élue : le Politburo de l’Union Européenne soumis à l’oligarchie financière et marchande.
        Réveillez-vous ! Cessez d’ignorer superbement les règles du jeu mis en place.
        Nous vivons déjà en système fasciste, emballé dans les atours acidulés et/ou arc-en-ciel du consumérisme hédoniste.
        Donc une abstention massive, ce système s’en tape, il rigole en entre-soi : il “modernisera” les règles pour éviter une prochaine semonce.


    • Christophe Vieren Le 04 mai 2017 à 10h57
      Afficher/Masquer

      Pour mémo, sur ce même site : [À tous les naïfs du vote blanc] Karine Daniel, une star est née ! (ou pas, car avec 7 % des citoyens…)

      Mais bon, il n’est pas interdit de voter avec ses tripes.


  2. Petfor Le 04 mai 2017 à 02h19
    Afficher/Masquer

    L’idée de l’abstention massive est une idiotie car irréalisable : il y aura toujours des fans de l’un ou l’autre candidat, d’autant qu’il y a un battage publicitaire des plus importants


    • Christophe Vieren Le 04 mai 2017 à 11h06
      Afficher/Masquer

      Et même quand elle est réalisée . . . pour mémo, sur ce même site : [À tous les naïfs du vote blanc] Karine Daniel, une star est née ! (ou pas, car avec 7 % des citoyens…)

      En terme d’abstention (i.e. comptabilisée comme telle), cela fait près de 75% (au 1er comme au 2cd tour) !!!


    • RGT Le 05 mai 2017 à 08h00
      Afficher/Masquer

      Je n’ai voté qu’une seule fois dans ma vie en 1981, contre mes convictions intimes, et quand j’ai vu la trahison j’ai décidé qu’on me m’y reprendrait plus.

      Je suis convaincu que s’il y a plus de 60% de boycott les “élites” vont “chier dans leur froc” malgré la “légalité” du résultat.

      Mais on, quand je regarde autour de moi et que j’écoute mes relations je me dis que c’est pas du tout gagné et que le candidat de la ploutocratie va (encore) avoir un boulevard devant lui obtenu par un score de dictateur africain.

      Il suffirait SIMPLEMENT que les couillons ne votent pas “contre” mais que tous ceux qui n’ont pas voté “pour” l’un des deux candidats au premier tour se contentent simplement de ne pas participer pour montrer leur désaccord.
      Au total, le vainqueur, même s’il recueille 60% des “suffrages exprimés” il n’aura alors que 10% de soutien des inscrits, ce qui voudra dire qu’il a 90% de la population CONTRE lui.

      Et pas de vote blanc, il récupérera ces votes à son avantage en les qualifiant “d’indécis”.


  3. KST Le 04 mai 2017 à 02h31
    Afficher/Masquer

    (la suite de mon post).(il s’est perdu!!)
    Vous êtes donc des gauchistes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.Si tout le monde agit comme vous ,il y a de la marge ! Mais qd même!si l’on suit votre raisonnement jusqu’au bout:supprimons les élections!! Vous pensez que les autres irons faire le “sale boulot” et vous vous pavanerez!comme d’hab ‘ les soutiers se tairont mais avec leur conscience avec eux!jet’en foutre! Même pas! par contre les abstinants :Nous nous sommes des boss ,des révolutionnaires!je garderai ma liberté de bulletin!Les classes dominantes se foutent du %de votants. L’essentiel c’est la légitimation électorale qui n’entrave pas Jouer avec le feu! C’est beau surtout que la plupart qui appelle à ne pas voter sont à l’aise dans le système tout comme ceux qui appellent à voter au nom de la démocratie!! les sachants de ts bords s’en sortent tjs
    signé :Un prolo ,un vrai!


    • ricard'eau Le 04 mai 2017 à 07h11
      Afficher/Masquer

      Un Macron élu à 70% des voix ne gouvernera pareille sur un Macron elu à 51% sur et certain !!!!

      Sinon l’élection n’est pas valide si l’un des candidats n’obtient pas plus de 50% des votants … Or comme les votes blancs ne sont pas compatibles il suffit qu’il y aille une poignée qui vote pour valider l’election


      • ColtraneL Le 04 mai 2017 à 10h49
        Afficher/Masquer

        Votre premier commentaire ne me parait pas forcément vrai en soi. L’importance de la différence entre une élection à 70% et à 51% réside dans son effet sur le scrutin législatif. Si Macron émerge avec un score très fort, cela pourrait lui donner une forte dynamique pour aborder les législatives. Ce ne sera pas le cas si son résultat est fortement amoindri par l’abstention.

        Pour moi, c’est d’ailleurs surtout à ce niveau que porte la discussion. Car si Macron peut gouverner comme il le veut, peut-être est-il préférable d’avoir le FN au gouvernement que de le reconduire dans 5 ans (jamais le FN n’a perdu de son électorat sous la précarisation infligée par le néo-libéralisme).


  4. jjp Le 04 mai 2017 à 08h09
    Afficher/Masquer

    J’aimerais bien qu’un jour on m’explique en quoi le FN est xénophobe.


      • Chris Le 04 mai 2017 à 14h24
        Afficher/Masquer

        L’immigration de masse est un problème socio-économique complexe. Elle coute très cher et personne n’est prêt à en payer le prix, car elle tombe en période de vaches maigres.
        Chaque état essaie d’y faire face, en assurant le minimum : il ne s’agit pas de ne pas créer des appels d’air intempestifs, ni de dresser les populations locales frustrées dont les revenus s’effritent et qui vivent des mêmes secteurs économiques…
        Mais dans un marché du travail atone voire en forte dépression, c’est la quadrature du cercle.
        La solution de l’aide sur place m’apparait la plus constructive. Encore faut-il qu’elle parvienne aux intéressés et qu’elle participe à des plans de développement économique fiables pour fixer ces populations.
        Encore faudrait-il que l’Occident cesse ses rapines via les multinationales et guerres colonialistes qui assurent leur pérennité !…


        • Chris Le 04 mai 2017 à 14h28
          Afficher/Masquer

          Ensuite, on peut coller n’importe étiquette ou proférer n’importe quel anathème selon les personnes qui en parlent lors d’une campagne électorale ou lors de l’élaboration d’un budget…
          Et si nous cessions de réagir en pur affectivistes, posture qui ne règle rien tant que l’on ne s’attaque pas aux causes ?


  5. Ardechois Le 04 mai 2017 à 09h53
    Afficher/Masquer

    Il est amusant de constater que l’on parle d’extrême droite en parlantt de Le Pen alors que Macron qui ne serait pas raciste a soutenu la politique de la canonnière au moyen orient (sous entendu ,on peut y intervenir parce que dans le fond ils nous sont inférieurs et nous les modèles de démocratie!!!!)Réflexion faite Le Pen n’a jamais envoyé des porte-avions et des avions bombarder,des populations qui ont des régimes hérités de leur histoire ,histoire dont nous sommes souvent responsables…Maintenant peut-être que l’on juge Macron comme progressiste sur le plan social…Reconnaissons que les partis qui ont gouverné détruisent la démocratie en faussant ainsi le vote ,en prenant le citoyen en otage…Alors mépris pour les autres peuples ,regression sociale,et vote faussé ,vous ne voyez donc pas Macron à l’extrême droite avec ses soutiens auteurs de tous ces méfaits??????


    • DJF Le 04 mai 2017 à 10h42
      Afficher/Masquer

      ON complétera par le fait que l’estrêmedroite s’engage déjà sur non UN, mais DEUX référendums, dont l’un mettra en place le référendum d’initiative populaire. Sacrément totalitaire !


    • KST Le 04 mai 2017 à 11h03
      Afficher/Masquer

      premier point
      Il ne faut confondre politique intérieure et politique extérieure .Les relations internationales ,surtout dans un monde multipolaire sont très complexes.A l’intérieur si le FN n’est pas un parti raciste ,il suffit de lire la presse ,voir l’entourage de MLP dont bcp sont issus de l’extréme droite la plus violente ,elle même( Bal nazi à Vienne,soutien au vlaams block photos douteuses l’inénarable R.ménard)si cela n’est pas suffisant ,faut il encore citer les grossièretés de certains militants.


    • fanfan Le 04 mai 2017 à 12h52
      Afficher/Masquer

      Marine Le Pen propose :
      – le référendum d’initiative populaire qui peut être déclenché par 500 000 signatures de citoyens (le seuil de l’actuel référendum d’initiative partagée se déclenche avec le soutien de 4,5 millions de citoyens et de 185 parlementaires au moins),
      – la reconnaissance du vote blanc, Nicolas Dupont-Aignan est sans doute à l’origine de ce point de l’accord car le vote blanc ne figurait pas jusqu’ici dans le programme de Marine Le Pen,
      – faire un grand referendum institutionnel pour mettre la proportionnelle intégrale dans la constitution notamment pour élire les députés et baisser le nombre de députés à 300 et le nombre de sénateurs à 200, pour le septennat unique pour le président de la République,


      • fanfan Le 04 mai 2017 à 12h53
        Afficher/Masquer

        – sortir du commandement intégré de l’Otan
        – projet de « monnaie commune » de Marine Le Pen / Nicolas Dupont-Aignan, après négociation et accord avec d’autres membres de l’UE (1 autre pays, au minimum) et, bien sur, acceptation par les citoyens français lors d’un référendum, cf. https://postjorion.wordpress.com/2017/05/03/345-franc-souverain-et-ucc/
        – refuse les traités de libre-échange (TAFTA, CETA, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.)


      • Chris Le 04 mai 2017 à 14h53
        Afficher/Masquer

        Dans le cas de l’UE, les citoyens pourront demander à la Commission européenne -qui dispose en vertu des Traités européens du droit quasi-exclusif l’initiative législative- de présenter une proposition de loi, mais ils n’auront pas la garantie que la Commission donne une suite favorable à leur demande et que donc le législateur européen (c’est à dire le Parlement européen et/ou le Conseil des ministres européen) soit effectivement appelé à examiner une proposition de loi requise par les citoyens.
        Un rappel de ce tour de passe-passe :
        https://www.taurillon.org/Les-premieres-Initiatives-citoyennes-europeennes,05737

        http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/welcome Cliquer sur le déroulant.


      • KST Le 04 mai 2017 à 17h30
        Afficher/Masquer

        M’ouais ,m’ouais !!!MLP propose :”Sonnez Hautbois ,Résonnez musettes”,! C’est un peu comme,comparaison n’est pas raison, la constitution soviétique sous Staline était la plus démocratique au monde ,la pratique!Hum!! Pour la proportionnelle Chap.5 du programme FN
        une prime majoritaire de 30 % des sièges à la liste arrivée en tête l( pratique des régimes autoritaires) utilisation de l’art.11 qui offre la possibilité de faire des référendums sans passer par le préalable du parlement . V’là pour la pratique démocratique et ne parlons pas de celles des municipalités FN Fréjus:réduction des subventions pour les centres sociaux(vu à la télé) Béziers fin de la gratuité de la garderie pour les enfants de chômeurs etc…Le FN c’est la réaction des p’tis blancs (ce que je reprochais au FN dès ses débuts)…Alors ce qui se drape dans l’abstention “révolutionnaire” soit vous êtes inconscient soit vous êtes stupide Si par malheur ,je rirai car l’Histoire se répète mais en France Nous créons l la première fois c’est une farce la seconde fois cela serait une tragédie!


  6. de passage Le 04 mai 2017 à 10h47
    Afficher/Masquer

    Il y a une faute dans l’article: Madame Arthaud n’a pas appelé à un front républicain et a indiqué qu’elle voterait blanc.


  7. Jac Le 04 mai 2017 à 12h28
    Afficher/Masquer

    “Le FN est certes xénophobe et néfaste, mais il ne porte pas un projet fasciste dont personne ne veut aujourd’hui,”

    Permettez que je mette en parallèle cette excellente citation rappelée sur la droite de cette page :
    « Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise. » [Bertolt Brecht.]

    Le créateur du fascisme, Mussolini, a obtenu les pleins pouvoirs en 1922 avec 316 voix contre 116. Autrement dit une grande majorité, qui n’a rien à voir avec les majorités obtenues avec nos élections si ce n’est celle de Chirac contre le Pen.

    Mais on peut tout de même constater que MLP, à l’inverse de son père, a obtenu un record historique en nombre de voix de l’extrême droite au premier tour des présidentielles.
    Le fascisme, qui s’accompagne toujours du “culte du chef” comme pour Staline et nombreux dictateurs, et dont s’est inspiré Hitler par stratégie politicienne (qui lui a été au pouvoir sans être majoritaire : 36,7 contre 53,1 Hindenbourg) utilise toujours la propagande pour obtenir l’adhésion populaire, propagande qui n’est rien d’autre que le moyen d’influencer l’opinion publique et de modifier sa perception d’événements, à l’inverse des discours politiques reposant sur des faits pour convaincre.
    Autrement dit une propagande sert à manipuler, en se servant s’il le faut (c’est plus sournois) des arguments de tous autres partis de droite comme de gauche mais sans argument personnel.
    Question :
    Qu’a-t-elle fait d’autre ?


  8. Jac Le 04 mai 2017 à 12h51
    Afficher/Masquer

    J’ajoute :

    Seul “argument personnel” de MLP : utiliser massivement (et presque exclusivement) les référendums pour faire adhérer les citoyens à ses projets. “Bravo!” dixit électeurs frontistes.
    Autrement dit elle compte se servir en cela des pleins pouvoirs présidentiels, sans passer par la case “Assemblée National”.
    Et quel meilleur moyen de manipuler un peuple que par un référendum où on ne peut répondre que par oui ou par non, laissant libre interprétation de ces réponses (selon ce qui arrange le pouvoir en place) ? Ex : l’interprétation du “non” majoritaire au référendum sur l’adhésion au traité européen qui est devenue : “les Français ne veulent pas d’Europe”.
    Interprétation qui a bien servi MLP pour se constituer depuis une “virginité” : la “vierge Marine”.


    • Chris Le 04 mai 2017 à 14h59
      Afficher/Masquer

      C’est pourtant ce qui se pratique 4 à 6 fois par an, en Suisse. On appelle ça la démocratie directe : les Suisses décident ce qu’ils pensent bon pour eux, dans le respect de la Constitution.
      Sont-ils fascistes pour autant ?
      Les Français n’ont aucune idée des bienfaits de ce système qui contribue à un fort consensus citoyen.


      • Jac Le 04 mai 2017 à 16h50
        Afficher/Masquer

        Copié/collé de wikipédia (bon d’accord, Wikipédia n’est pas la bible)

        Au niveau fédéral, il existe 2 types de référendum : le référendum obligatoire, qui concerne toute révision de la Constitution, l’adhésion à des organisations de sécurité collective ou à des communautés supranationales et les arrêtés fédéraux urgents dépourvus de base constitutionnelle et dont la durée de validité dépasse une année et le référendum facultatif, qui concerne tout acte fédéral pour lequel 8 cantons ou 50 000 citoyens suisses ont demandé une votation.

        La même possibilité de référendum facultatif existe également au niveau des cantons et des communes, avec toutefois un nombre requis de signatures plus faible. Dans certains cantons et certaines communes, un « référendum constructif » est obligatoire pour toutes les lois introduisant des dépenses nouvelles (c’est-à-dire non prévues par le budget annuel) supérieures à un montant défini.

        La Suisse connait également un droit d’initiative populaire permettant aux citoyens de proposer une modification de la Constitution fédérale.


        • Jac Le 04 mai 2017 à 16h54
          Afficher/Masquer

          Comparaison avec le référendum français : (toujours Wikipédia pour comparer ce qui est comparable)

          France
          Articles détaillés : Référendum en France et Référendum d’initiative populaire en France.
          Depuis 1958, le référendum est reconnu, avec le mode représentatif, comme l’une des deux modalités d’expression de la souveraineté nationale. Le principe en est posé à l’article 3 de la constitution de la Cinquième République. En pratique, l’initiative est exclusivement le fait de l’exécutif.

          Il existe deux principaux types de référendums en France :

          le référendum national (articles 11, 88-5 et 89 de la Constitution), qui couvre notamment le champ législatif, celui des traités et le champ constitutionnel ;
          le référendum local (compris dans l’article 72-1, principalement depuis la réforme constitutionnelle du 28 mars 2003), qui participe au mouvement récent de la gouvernance locale


          • Jac Le 04 mai 2017 à 16h55
            Afficher/Masquer

            Chris : vous faites la nuance entre ces deux formes de référendums ?


            • Jac Le 04 mai 2017 à 17h03
              Afficher/Masquer

              J’ajoute :
              en outre, il n’y a en Suisse que 4 électeurs sur 10 qui votent aux référendums (et de moins en moins)


  9. David D Le 04 mai 2017 à 13h03
    Afficher/Masquer

    Il y a un vrai problème dans l’analyse des élections. D’abord, on parle tout le temps de la défaite du PS et que les gens ont voté contre les partis de pouvoir. Jusqu’à plus ample informé, Macron représente le PS. C’est un électorat PS qui a voté pour lui, il a eu des soutiens PS, plus une confirmation du report PS de la base de Bayrou. La cerise sur le gâteau, c’est qu’une partie des républicains s’est reportée sur lui pour sanctionner Fillon. Il n’y a aucune sanction du PS là-dedans, ni de nouveauté d’En marche, ni de brouillage du clivage droite-gauche. En quoi le report sur Macron de républicains indignés par l’affaire Fillon brouille-t-il l’ancien clivage ? En quoi le vote En marche est-il une sanction contre le PS et les républicains ? Moi, je n’y crois pas deux secondes au vote sanction, ni même au brouillage du clivage droite-gauche qui au contraire empêche la critique de l’UE de marquer des points.


    • Shirmek Le 04 mai 2017 à 15h37
      Afficher/Masquer

      Tout à fait. Dire que le PS a été éliminé du second tour serait comme dire que l’UMP n’a pas présenté de candidat, au motif que seuls “les Républicains” l’ont fait.

      Soit en définitive le tiercé gagnant : PS (sous le nom EM), FN (sous le nom FN, et peut-être bientôt RBM) et UMP (sous le nom LR). Bref, le tiercé de 2002 dans le désordre. La tragédie devenue farce. À croire que les électeurs sont 1) de parfaits abrutis, ou 2) absolument ravis de ce qu’on leur fait subir. Et je crois devoir ne pas écarter trop vite la deuxième option.


    • Jac Le 04 mai 2017 à 16h15
      Afficher/Masquer

      Oui je suis d’accord avec vous. Mais seulement si l’on considère que le PS est devenu centriste : droite/gauche confondues (bien que je pense que Macron est encore plus de droite sur les points forts qui nous obnubilent : droits du travail, dettes publiques, assurances sociales… )

      Mais dans le PS, il y avait aussi Hamon qui n’est ni Hollandiste ni Macroniste (bien que Mitterrandiste), et pourtant il a fait un score dérisoire.

      A ces élections on avait du choix quoi qu’on en dise, malgré des programmes en général peu convaincants si on les regardait à la loupe.
      Hamon est le seul de gauche parmi les principaux candidats à n’avoir pas fait de “propagande électorale”. Son programme comportait de nombreux manques, il était bien moins généraliste que celui de Mélenchon ou de Macron (quoi que ce dernier survolait superficiellement les généralités), mais il avait le mérite d’être honnête (mais il ne criait pas assez fort pour ceux qui ne savent plus qu’entendre les cris…).


      • Ribouldingue Le 04 mai 2017 à 17h02
        Afficher/Masquer

        Hamon a bricolé un programme avec des bouts de ficelle, la seule proposition un peu travaillée c’était celle de Piketty sur l’euro, mais elle avait le gros défaut de ne régler qu’un détail technique en laissant le coté antidémocratique de l’UE pour tout le reste que la monnaie.
        On peut argumenter en expliquant que Hollande l’a torpillé par les dates et Cambadelis ensuite, mais c’était totalement prévisible.
        Ce n’est pas étonnant qu’il ait eu ce score et il en est le premier responsable par l’extrème légèreté avec laquelle il a pris cette élection.
        Ses attaques de dernières minutes sur Mélanchon et son ralliement à Macron montre qu’il s’est rallié à Hollande sur la fin pour sauver sa peau.
        Bref c’est un piètre politique sans véritable conviction à mon avis.
        Et je ne crois pas du tout qu’il soit différent de tous les arrivistes qui hantent notre paysage politique actuel malheureusement.


        • Jac Le 04 mai 2017 à 17h40
          Afficher/Masquer

          Ce que vous appelez “légèreté” je l’appelle “manques”, ce n’est pas pareil mais le résultat est le même. Selon moi, la “légèreté” serait plutôt dans l’idée de base du “revenu universel”, grosse erreur selon moi (je le lui ai écrit dans une série “d’entretiens fictifs” )
          Lui-même (cf commentaire suivant) n’a fait aucune critique de l’UE, comme aucun candidat. Macron n’en a pas fait non plus, pourtant il est au second tour non ?
          “Piètre politique” : certes, si on considère qu’être “bon politique” c’est savoir se faire élire, comme Chirac, comme Sarkozy, comme Hollande, comme Macron aujourd’hui : mais, à part Macron qui n’est pas encore élu et ne l’a jamais été, qu’ont fait ensuite Chirac, Sarkozy et Hollande au pouvoir ? Ont-ils fait changer les choses ? Ont-ils amené de nouvelles réformes qui changent la donne ?
          Le seul grand mérite selon moi de Hamon est d’avoir tenu compte des “différences” en les incluant dans son programme : “léger” certes pour un programme surtout en ne promettant que 10% d’augmentation des minima sociaux et 8% d’augmentation du Smic (Macron n’a guère proposé mieux).
          Mais cela m’a fait conclure qu’il était un peu plus “humain” que ses concurrents et en cela plus “ouvert” démocratiquement parlant. Donc plus facile à convaincre une fois au pouvoir (sans sentimentalisme s’entend).
          Perso : tout programme rigide m’inquiète, une démocratie selon moi doit être ouverte et évolutive. Un programme trop bien défini n’est que “miroir aux alouettes”.
          C’est mon point de vue. Il n’est pas sans faille.


          • Jac Le 04 mai 2017 à 18h09
            Afficher/Masquer

            J’ajoute :

            D’ailleurs combien de votants lisent les programmes ? Vous sûrement, d’autres ici et moi…
            Et combien parmi ceux qui les lisent les analysent avec suffisamment de données pour cela ? Hormis les analyses politiques toutes faites des journaux d’investigation et des débats TV “superficiels” parce que, temps de parole oblige dans une émission TV, ils ne permettent pas d’aller au bout des opinions complexes et contradictoires…


  10. Jac Le 04 mai 2017 à 16h17
    Afficher/Masquer

    J’ajoute :

    Doit-on en conclure que les électeurs ex socialistes sont devenus centristes malgré la sanction/rupture des primaires qui a élu Hamon ? (je considère Hollande plus “socialiste” que Macron bien que ouvertement libéral/socialiste, en cela Macron est une rupture indirecte avec le côté socialiste de Hollande malgré l’adhésion de ce dernier à Macron)

    Ou qu’ils adorent se faire mener par le bout du nez ? Itou ceux des insoumis et le “totem hologramme” de Mélenchon, “totem” = “culte du chef” (je pense ce que je dis là en frémissant bien que j’apprécie Mélenchon, mais à l’opposition et non au pouvoir… D’ailleurs l’insoumission suppose qu’on n’est pas dans le pouvoir, sinon il n’y a plus d’insoumission possible parce qu’on ne peut être insoumis à son propre pouvoir… non ?)

    Aujourd’hui forcément ils sont déphasés : choisir entre “la peste ou le choléra”, ou ne pas voter ?

    Alors quand vous dîtes que “le brouillage du clivage droite-gauche (…) empêche la critique de l’UE”, je vous donne 100% raison.
    D’ailleurs dans cette campagne, qui a fait la critique de l’UE ? Mélenchon avec son plan A et son chantage du plan B ???? Marine ???? Qui n’a fait aucune critique se contentant d’un refus catégorique…
    Pour moi, une critique n’est pas forcément un refus, mais ce qui permet une remise en question et éventuellement une correction démocratique. A l’inverse des référendums comme celui du Brexit (les Britanniques adorent les référendums, la Vierge Marine aussi)


  11. zebul0n Le 04 mai 2017 à 19h53
    Afficher/Masquer

    Il ne me semble pas que Nathalie Arthaud ait demandé à soutenir Macron comme indiqué dans l’article ?


Charte de modérations des commentaires