Source : Atlantico, Christophe Guilluy, 28 avril 2017

La qualification pour le second tour d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen a mis en exergue la défiance de plus en plus forte des Français vis-à-vis de la politique et des partis traditionnels. Pour éviter l’arrivée au pouvoir de partis populistes, les élites politiques, intellectuelles et médiatiques seraient bien inspirées de se reconnecter avec les classes populaires.

Le premier tour de l’élection Présidentielle a permis à Emmanuel Macron et à Marine Le Pen d’être qualifiés pour le second tour. Sur le temps long, comment juger un tel bouleversement politique ? En quoi la qualification promise de Marine Le Pen dans les sondages a-t-elle pu participer à l’émergence du mouvement en Marche ! ?

Ce qui est intéressant, c’est que les deux candidats sont ceux qui se positionnent en dehors du clivage gauche-droite. Ceux qui ont été identifiés à droite et à gauche, issus des primaires, ne sont pas au second tour. La structure n’est plus le clivage gauche / droite. Le clivage qui émerge est lié complètement au temps long, c’est-à-dire à l’adaptation de l’économie française à l’économie monde. Dès 1992, avec Maastricht, ce clivage était apparu, avec la contestation d’un modèle mondialisé. Si on veut remonter plus loin, les causes sont à chercher dans le virage libéral, qui est le basculement des sociétés occidentales dans le néolibéralisme.

C’est une logique ou les sociétés vont se désindustrialiser au profit de la Chine ou de l’Inde par exemple. Cela est aussi vrai avec Donald Trump ou le Brexit, qui nait de la financiarisation de l’économie américaine sous Clinton et du thatchérisme.

Ce sont des dynamiques de temps long qui vont avoir un impact d’abord sur les catégories qui sont concernées par ce grand plan social de l’histoire : celui des classes moyennes. Tout cela se fait au rythme de la sortie de la classe moyenne. Logiquement, ce sont d’abord les ouvriers, qui subissent ce processus de désaffiliation politique et culturelle, qui sont les premiers à grossir le nombre des abstentionnistes et à rejoindre les mouvements populistes. Puis, ce sont les employés, les agriculteurs, qui suivent ce mouvement. La désaffiliation aux appartenances s’accentue. Les ouvriers qui votaient à gauche se retrouvent dans l’abstention ou dans le vote Front national, c’est également le cas aujourd’hui du monde rural qui votait à droite.

Ce que l’on constate, c’est que l’effet majeur de la disparition des classes moyennes est de mettre hors-jeu les partis traditionnels. Parce que le Parti socialiste ou Les Républicains ont été conçus pour et par la classe moyenne. Or, ces partis continuent de s’adresser à une classe moyenne qui n’existe plus, qui est mythique. Il ne reste plus que les retraités, cela a d’ailleurs été le problème de François Fillon, qui a perdu par son incapacité à capter le vote de la France périphérique, ces gens qui sont au front de la mondialisation. Il ne capte que ceux qui sont protégés de la mondialisation ; les retraités. C’est le même constat à gauche, dont le socle électoral reste la fonction publique, qui est aussi plus ou moins protégée de la mondialisation. Nous parlons d’électorats qui se réduisent d’année en année, ce n’est donc pas un hasard que les partis qui s’adressent à eux ne parviennent plus à franchir le premier tour.

C’est aussi ce qui passe en Europe, ou aux États Unis. Les territoires populistes sont toujours les mêmes, l’Amérique périphérique, l’Europe périphérique. Ce sont toujours ces territoires où l’on créé le moins d’emplois qui produisent ces résultats : les petites villes, les villes moyennes désindustrialisées et les zones rurales

La difficulté est intellectuelle pour ce monde d’en haut ; les politiques, les journalistes, les universitaires etc… Il faut penser deux choses à la fois. Objectivement, nous avons une économie qui créée de la richesse, mais ce modèle fonctionne sur un marché de l’emploi très polarisé, et qui intègre de moins en moins et créé toujours plus d’inégalités sociales et territoriales C’est ce qui a fait exploser ce clivage droite gauche qui était parfait, aussi longtemps que 2 Français sur 3 faisaient partie de la classe moyenne. Si on n’intègre pas les gens économiquement, ils se désaffilient politiquement. […]

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69 réponses à Christophe Guilluy : “La posture anti-fasciste de supériorité morale de la France d’en haut permet de disqualifier tout diagnostic social”

Commentaires recommandés

Catus Imperator Rex Luminae Le 03 mai 2017 à 09h27

Bienvenue au club, comme on dit. Les miens ont encore cette sale tendance fondée sur des résidus vérités de faire partie de l’ “élite” de la “Nation” (rayez “nation” et remplacez-le par le mot “mondialisation”). Ignorant superbement qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis ! Bref, tout ça pour dire que le bon sens est sans doute la qualité la moins bien partagée au monde, pour rester polie…

Les c… sont pléthoriques et ce faisant, parce que d’innombrables représentants d’une fausse élite se retrouvent maintenant à tous les échelons – et a fortiori les plus élevés – des pouvoirs de décision (privé et public mêlés et que dire des consanguinités qu’impliquent les allers et retours de l’un à l’autre…) de notre société au bord du chaos, ils deviennent de plus en plus dangereux. Ce n’est pas avec de vains mots que nous les arrêterons.

Nous ne sommes hélas qu’une infime minorité à avoir pris conscience de leur dangerosité de bons petits soldats du Système. Un jour viendra où toute discussion, par leur faute (un comble quand on pense à quel point tous ceux-là se revendiquent de la “Démocratie”…) deviendra tout bonnement impossible.

Ils apparaîtront dès lors pour ce qu’ils sont véritablement, de véritables zombies (ce qu’ils sont déjà dans une large majorité).

Et on ne discute pas avec des zombies…

  1. jp Le 03 mai 2017 à 05h43
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    je ne suis pas d’accord avec “à gauche, dont le socle électoral reste la fonction publique”, je l’ai cru aussi, naïvement et longtemps, avant d’entendre des fonctionnaires cat C du ministère de l’agriculture et des cat A du Sénat de droite classique et certains instits qui sont pour le FN.


    • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 09h48
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      Ne confondez pas une mesure isolée et une tendance générale. Vous avez eu des bourgeois votant communistes et des ouvriers votant à droite. Le fait est que la fonction publique, par l’effet des rigidités de son régime administratif, a échappé très longtemps aux mesures de flexibilisation des travailleurs du privé.

      Cette période est en train de prendre fin. Vous voyez partout en Europe le consensus de Berlin entraîner une disparition des avantages relatifs de la fonction publique : recours à une main-d’oeuvre salariée plutôt que sous statut et déconstruction des avantages propres à la fonction publique (notamment en termes de retraites).

      Il n’est pas étonnant que certains commencent à entrevoir ce qui les attend et décident de voter Le Pen.


      • Charles-de Le 04 mai 2017 à 00h42
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        Il est EVIDENT que les fonctionnaires, par définition AGENTS DE L’ETAT soient en général de Gauche.
        En effet, QUELS partis politiques sont POUR L’INTERVENTION DE PLUS EN PLUS GRANDE DE L’ETAT ?
        Les socialistes et encore plus les communistes !


  2. LBSSO Le 03 mai 2017 à 07h05
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    Depuis des semaines , je fais parvenir à des amis des articles sur les évolutions sociologoques,la géopolitique,l’économie ,etc..à des amis.
    Nous débattons.J’ai été surpris de voir qu’ils semblaient découvrir mes arguments contre le projet d’EM alors qu’ils étaient souvent extraits des articles envoyés.
    Alors dans mes derniers mails, j’ai rusé en copiant/collant des études et en y insérant au milieu du texte des paragraphes d’ E Zola , J de La Fontaine ou de J Steinbeck.Je n’ai jamais eu de remarques pour me dire que j’avais fait des erreurs de copier/coller.Ils ne les lisent donc pas.
    J’ai fait de même avec cet article lu hier.Désormais ,je sais à quoi m’en tenir..Cette péripétie n’est pas anecdotique.Nous ne pouvons vivre ensemble qu’en comprenant nos désaccords.

    Cette France qui ne se parle que superficiellement m’inquiète.Je ne sais plus quel penseur écrivait que la guerre ce n’était pas quand nous étions en désaccord mais quand nous n’étions pas d’accord sur les désaccords.


    • jjp Le 03 mai 2017 à 08h27
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      La vérité n’intéresse plus personne, voila l’origine du problème, à partir de là, il devient impossible de même se parler puisque chacun considère ses propres délires comme la réalité.

      J’ai aussi essayé de parler, les gens se foutent des arguments, puisqu’ils considèrent que leurs interlocuteurs sont comme eux, c’est à dire partiaux et de mauvaise foi, et donc à ne pas écouter.

      Il faut donc attendre que ces personnes se prennent la réalité en pleine figure (pour certains, ça ne suffira même pas) pour qu’on puisse enfin commencer à dialoguer, c’est bien triste, mais il n’y plus aucune autre solution.

      Nous avons collectivement accepté de vivre dans un Disneyland, totalement hors sol, déconnecté des réalités, il ne faut pas s’étonner que le peuple ait perdu sa faculté à vivre en harmonie avec le monde.

      On comprend ici que la solution ne pourra passer que par l’abandon des grandes agglomérations, une vie rurale, très proche de la terre, ou la priorité serait donnée à la vie et non pas aux choses.


      • Briska Le 03 mai 2017 à 08h45
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        Je crois qu’ils se foutent des arguments, car ils imaginent “la vérité” comme une évidence, incontestable, que seuls les farfelus en mal de reconnaissance osent contester.
        Ce sont en fait des croyants. La TV réussit ce miracle de saturer la conscience collective avec une représentation du monde truquée mais conforme à certains intérêts.
        Je ne dédouane pas pour autant le public. Il est un brin feignant, et surtout animé par un instinct grégaire qui le pousse vers ce qu’il croit être la sécurité. De Gaulle parlait de facilité. C’est ça! ils choisissent la facilité.


        • jjp Le 03 mai 2017 à 08h57
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          Assez d’accord avec ça.

          Si ils sont des croyants, alors la télé est leur bible, et leur Dieu est …… Mammon.

          On en déduit que chaque salon est donc l’antichambre de …. l’enfer. On sait maintenant quelle pièce il ne faudra pas construire dans les maisons de campagne, une pièce qui d’ailleurs, n’existait pas chez nos ancêtres …. les moins fortunés.


          • philouie Le 03 mai 2017 à 12h09
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            D’après moi ce qui induit ce genre de comportement c’est le manque d’éducation. Les individus restent attachés à l’imago maternel et forment des individualistes moutonniers qui tètent la pensée unique comme seule source de stabilité mentale et de vie en communauté.


            • RGT Le 03 mai 2017 à 20h10
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              Je ne peux que vous approuver.

              L’Éducation, avec un grand “É” est réellement la base de la compréhension des autres et de la vie harmonieuse en société.

              Quand on voit ce qu’ils ont fait de l’EN (qui n’était déjà pas déjà très ouverte) on comprend bien que l’objectif n’est PAS d’aller vers une humanité plus ouverte et réfléchie mais vers des meutes de bêtes sauvages (pardon les animaux, vous n’êtes pas aussi stupides) qui s’affrontent pour permettre à leur “chef” de consolider son pouvoir.

              Ensuite on s’étonne que la majorité de nos contemporains ne soient plus capables de s’exprimer correctement, sans parler de l’écriture…

              Plus le temps passe et plus je suis convaincu que les réformes de l’EN sont surtout destinées à fournir un troupeau de “cerveaux disponibles” pour la publicité et la propagande télévisuelle.

              Ce qui me plaît beaucoup sur ce site, c’est que je peux LIRE des articles ET des commentaires de qualité écrits par des personnes qui n’ont pas été contaminées par ces dérives abrutissantes.

              Des écrits remarquables, même si je ne les partage pas toujours totalement, mais qui sont quand-même pensés avec intelligence (ce qui n’est pas très souvent mon cas – je vous demande de m’excuser).


        • Chris Le 03 mai 2017 à 12h49
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          Pour réussir à nous faire avaler une mondialisation hors sol et son cortège d’inepties, il fallait bien créer un monde “nouveau” enchanté.
          Je reviens aux PsyOps depuis Reagan, que Robert Parry décrit :
          comment-les-etats-unis-ont-submerge-le-monde-de-psy-ops
          “Des documents récemment déclassifiés provenant de la bibliothèque présidentielle de Reagan expliquent comment le gouvernement américain a développé des opérations psychologiques sophistiquées qui ont créé, au cours de ces trente dernières années, une réalité alternative à la fois pour les peuples dans les pays visés et pour les citoyens américains, une structure qui a étendu l’influence des États-Unis à l’étranger et atténué la dissidence à l’intérieur du pays”.
          Nous nous plaignons de la médiocrité et fausseté de la MSN : elle ne fait que diffuser ce conditionnement.
          C’est remarquable de constater que cette intoxication mentale passe totalement inaperçue de ses propres commis ! Ça marche… En marche !


      • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 10h05
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        “On comprend ici que la solution ne pourra passer que par l’abandon des grandes agglomérations, une vie rurale, très proche de la terre, ou la priorité serait donnée à la vie et non pas aux choses.”

        Compte tenu de la productivité agricole actuelle, je suppose qu’il faudra abandonner l’agriculture mécanisée et les intrants pour en revenir au soc et à la charrue, histoire que tout le monde soit vraiment proche de la terre…

        Allons, franchement, à vous lire, j’ai l’impression que Barjavel est ressuscité.


        • Chris Le 03 mai 2017 à 13h24
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          Ne vous faites pas d’illusions.
          Nous reviendrons à un monde rural, quand le pétrole (producteur d’intrants agricoles) sera trop cher et rare et que les agglomérations hantées de sous-alimentés revendicateurs, frustrés et dépossédés, mettront à sac quartiers et représentations du pouvoir pour réclamer leur dû, sauf… si la solution Soylent Green* est appliquée en catimini par l’industrie alimentaire laissée en qq mains : elle recycle déjà certains déchets pour maximiser ses profits au dépens de la santé publique. Elle est capable d’aller aux extrêmes pour faire durer le système, d’où l’utilité de la robotisation.
          *film d’anticipation sorti simultanément au Rapport Meadows
          D’ici 30 ou 40, la population aura chuté dramatiquement au prix de bien des souffrances. Aurons-nous appris quelque chose ? Je ne le pense pas, car ces mouvements de balanciers ont déjà balayé plusieurs civilisations.
          Une autre perspective : un hiver nucléaire qui mettra tout le monde d’accord !


          • RGT Le 03 mai 2017 à 20h27
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            “Soylent Green”. En français, ce film s’appelait “Soleil Vert” et il est sorti en 1973…

            J’avais 15 ans à la sortie de ce film et il m’avait totalement retourné.

            C’était l’époque où Charlton Heston était encore “vivant” et qu’il jouait encore dans des films “engagés” (par exemple en SF : Le Survivant en 1971).
            Quand on voit ce qu’il est ensuite devenu (NRA) on ne peut que se désoler de la déchéance de l’âge…

            Et dire qu’à l’époque ça semblait être un film de “science fiction” totalement surréaliste.

            À 5 ans de la “date cible” de cette fiction on se rend compte que Richard Fleischer n’était pas si éloigné de la réalité, particulièrement au niveau social.

            “Le survivant” n’était pas mal non plus mais nous sommes passés entre les mailles du filet (pour l’instant – mais avec la III ème guerre mondiale pour combien de temps encore ?).

            Finalement, certains avaient du “nez” et prévoyaient déjà un futur bien sombre.


      • jjp Le 03 mai 2017 à 21h27
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        Il y a une autre voie.

        La communauté de l’être de Francis Cousin, ni argent, ni pouvoir, à partir de là, plus personne à corrompre.

        Je sais, on n’y arrivera que quand on aura essayé toutes les autres possibilités, mais nous savons tous dés maintenant que c’est le seul système qui peut marcher, tous les autres ont forcément leurs faiblesses.


    • Homère d'Allore Le 03 mai 2017 à 09h07
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      Bonjour LBSSO,

      Votre anecdote sur les courriels envoyés à des amis concernant la nocivité du programme de Macron m’est aussi arrivé (sauf que ce n’était pas des extraits des classiques mais un mastic de textes divers).

      Je me suis aperçu que je prêchais dans le désert et que certaines personnes (plutôt faisant partie des CSP +) ne veulent tout simplement pas du débat et refusent de lire ce qui pourrait les déranger dans leurs certitudes.

      J’en profite pour conseiller la lecture du dernier livre d’entretiens avec Jean-Claude Milner “Considérations sur la France”.

      Cette question de la confiscation du débat par ce qu’il faut bien appeler la bourgeoisie économique est analysée mais aussi la dévaluation de la fonction d’enseignant, la crise de la Justice…

      Pour Milner, une cause rarement citée de l’abaissement de notre pays est à rechercher dans les suites de la défaite de 1940.


      • LBSSO Le 03 mai 2017 à 13h17
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        Bonjour Homère d’Allore,

        cette idée me vient de la lecture de JP Dupuy ,polytechnicien,sociologue en particulier des organisations managériales.
        Dans son livre “La Marque du sacré : essai sur une dénégation” il explique qu’un cadre important d’une multinationale ,qu’il audite,inclut des vers de Victor Hugo dans ses rapports! JP Dupuy lui fait part de sa surprise et lui en demande la raison.Il répond: “comme en général les poèmes de V Hugo comportent beaucoup de vers ,mes rapports sont plus volumineux.Vous savez quoi ? Vous êtes le premier à me demander ce qu’ils font dedans.Vous au moins vous les avez lus….” 🙂
        (citation très approximative ,je n’ai pas le livre avec moi)


    • Catus Imperator Rex Luminae Le 03 mai 2017 à 09h27
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      Bienvenue au club, comme on dit. Les miens ont encore cette sale tendance fondée sur des résidus vérités de faire partie de l’ “élite” de la “Nation” (rayez “nation” et remplacez-le par le mot “mondialisation”). Ignorant superbement qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis ! Bref, tout ça pour dire que le bon sens est sans doute la qualité la moins bien partagée au monde, pour rester polie…

      Les c… sont pléthoriques et ce faisant, parce que d’innombrables représentants d’une fausse élite se retrouvent maintenant à tous les échelons – et a fortiori les plus élevés – des pouvoirs de décision (privé et public mêlés et que dire des consanguinités qu’impliquent les allers et retours de l’un à l’autre…) de notre société au bord du chaos, ils deviennent de plus en plus dangereux. Ce n’est pas avec de vains mots que nous les arrêterons.

      Nous ne sommes hélas qu’une infime minorité à avoir pris conscience de leur dangerosité de bons petits soldats du Système. Un jour viendra où toute discussion, par leur faute (un comble quand on pense à quel point tous ceux-là se revendiquent de la “Démocratie”…) deviendra tout bonnement impossible.

      Ils apparaîtront dès lors pour ce qu’ils sont véritablement, de véritables zombies (ce qu’ils sont déjà dans une large majorité).

      Et on ne discute pas avec des zombies…


      • calal Le 03 mai 2017 à 11h01
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        parfois je me demande si toutes ces series sur les zombies,robots toussa n’est pas allegorique d’une certaine vision de l’humanite…


      • FindeCycle Le 03 mai 2017 à 11h23
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        Il s’agit des ” zombies-Système ” dont parle Philippe Grasset sur son site Dedefensa.org


        • Catus Imperator Rex Luminae Le 03 mai 2017 à 11h36
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          Il m’arrive de lire les textes de Philippe Grasset qui sont très intéressants. Peut-être que le terme a aussi infusé à partir d’une de mes lectures. La définition est visiblement dans l’ère du Temps. Tant mieux. À nous de la formaliser !


      • LBSSO Le 03 mai 2017 à 14h05
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        @Catus Imperator Rex Luminae

        “Zombicide” ?

        J’ai joué récemment à un jeu de plateaux avec des jeunes qui s’appellent “Zombicide”.Il s’agit pour une équipe de joueurs d’éliminer les zombies qui envahissent les rues d’une ville.
        Il est présenté comme stratégique et nécessitant une coopération entre les joueurs pour mener à bien le zombicide….
        Les joueurs sont représentés par des figurines,l’une d’entre elles représente un policier…américain .
        Après avoir pris une raclée ,mes jeunes acolytes m’ont proposé une autre partie.J’ai refusé.Ils m’ont traité de dégonflé avec moquerie.Je leur ai répondu que je ne voulais pas jouer à un jeu qui leur apprenait la haine en bandes organisées.Ce n’est pas le sens de la coopération que je me fais…
        Nous sommes tous le zombie d’un autre.
        Plus jeune quand j’entendais ce mot voici ce qu’il m’évoquait:

        http://www.dailymotion.com/video/xh5vq_cranberries-zombie_news

        “Zombie” était alors une condamnation de la haine et non un appel au “Zombicide”


        • Catus Imperator Rex Luminae Le 03 mai 2017 à 14h49
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          Nous sommes tous le zombie d’un autre. Certes, question d’altérité, mais quid de l’ouverture d’esprit et de l’application de la tolérance ?… Cette fameuse tarte à la crème que les agents de l’inversion à l’œuvre instrumentalisent à souhait en se jouant des bonnes âmes un peu naïves qui ont tendance à prendre pour argent comptant l’intention louable de tous ces p… manipulateurs. (Plus de 8 000 000 d’électeurs pour Macron au 1er tour. Les zombies sont bien-là !!!)

          C’est en somme ce que dénonçait Marcuse quand il parlait de “tolérance répressive”.

          L’ouverture d’esprit et la tolérance doivent être inscrites dans des limites variables, mais pas absolues. C’est la tolérance de la tolérance qui sait séparer le bon grain de l’ivraie. L’appel à la tolérance, à l’Union nationale contre les “identités sclérosantes et passéistes” est un instrument habile des manipulateurs qui misent sur la bonne foi des bonnes âmes précédemment décrites.

          La malveillance, la bêtise et l’hybris sont l’état d’être naturel de toute cette caste et la masse des larbins décérébrés qui s’imaginent en être. Cette naturalité-là devra être combattue sans aucun état d’âme. Ces gens-là sont des psychopathes en puissance. On ne combat pas des fous sanguinaires avec des bouquets de fleurs. On les enferme. C’est une finalité a minima. L’option zombie reste très pertinente, cependant…


          • Catus Imperator Rex Luminae Le 03 mai 2017 à 15h07
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            Petit oubli, qui va être comblé

            http://dormirajamais.org/marcuse/

            Nous y sommes a une échelle inimaginable comparée au temps où Marcuse écrivait. Le con-sommateur est bien l’alpha et l’oméga du devenir ultra-libéral. Le produit marketing Macron va bientôt commencer à gérer “l’entreprise France”. (Pas sûr cependant qu’il terminé son mandat)

            L’anti-France est bien En Marche vers le chaos qu’elle aura contribué à créer, nourrir et finalement combattre (faussement) au nom des meilleures intentions du monde et l’inversion des valeurs aura été accomplie !

            Le combat ne fait que commencer. L’Appel du 18 juin aura un mois et quelques d’avance et n’aura rien de commémoratif. Il s’inscrira dans une Histoire en devenir où la France prendra son destin en main !

            La France entrera en Résistance le 8 mai 2017.


    • Thierry Le 03 mai 2017 à 10h55
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      Cette non-discussion est hélas répandu. Même sur ce blog. J’ai par exemple posté 4 messages expliquant pourquoi j’avais voté Macron, et ils ont tous été ‘modérés’.

      Sinon, vous serai sans doute interessé par cette citation d’un des maitres en Philosophie de Macron , Paul Ricoeur:

      “Est démocratique, une société qui se reconnait divisée, c’est à dire traversée par des contradictions d’intérêts, et qui se fixe comme modalité d’associer à parts égales chaque citoyen dans l’expression, l’analyse, la délibération et l’arbitrage de ces contradictions”


      • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 12h10
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        J’aime beaucoup la citation de Ricoeur, mais j’avoue avoir du mal à la concilier avec la logique machiavélqiue qui a présidé aux manoeuvres qui ont entouré le premier tour et qui, par voie de manipulations judiciaro-médiatiques, ont consisté à disqualifier le candidat de droite. J’ai également beaucoup de mal à la concilier avec le principe du front républicain qui suppose précisément que l’on refuse de prendre en considération certaines contradictions d’intérêts disqualifiées d’emblée au nom de principes moraux supérieurs.


      • Briska Le 03 mai 2017 à 21h54
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        Moi, au contraire, je trouve qu’elle ne veut rien dire, cette citation. Cette société là n’existe pas, ou seulement dans les livres de Pierre Clastres.

        Sinon, parler de “Maître en philosophie de Macron”, c’est attribué à Macron une autorité en la matière qui ne me saute personnellement pas aux yeux, et je suis gentil.


    • Rond Le 03 mai 2017 à 10h57
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      Même combat (après les débats) dans mon entourage semi-proche. Refuser de voir et d’entendre, n’est-ce pas un symptôme pathologique ? Je désespère de trouver les mots qui déchirera leur tissu d’illusions. La période Rock’n Roll dans laquelle nous entrons, aidera sans doute mais un peu tard.


    • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 12h04
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      Cela ne sert à rien de noyer les gens sous des tonnes d’écrits. Il faut leur parler.


  3. Fritz Le 03 mai 2017 à 07h07
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    Analyse remarquable, la suite sur Atlantico vaut la peine d’être lue : “L’antifascisme est devenue une arme de classe” qui permet de disqualifier le diagnostic social émis par la France d’en bas en le traitant de “raciste” et “fasciste”, donc illégitime. Le degré zéro de la pensée, celui de la France des métropoles et des universitaires.

    Le temps long (ou longue durée) permet de mieux apprécier le nouveau clivage qui vient de remplacer l’ancien clivage droite/gauche. C’est assez simple : dans les Ardennes, Marine Le Pen est en tête avec 32,4 % ; à Paris, elle ne fait que 4,99 %. Emmanuel Macron obtient 34,8 % à Paris, et François Fillon 64,9 % à Neuilly-sur-Seine.


    • LBSSO Le 03 mai 2017 à 20h15
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      Bonsoir @Fritz,

      un autre angle est de remarquer que EM fait au niveau national 1 million de voix de plus que MLP.
      En Ile de France ,l’avance d’EM sur MLP dans cette seule région ,800 à 900 000 voix, explique donc à elle seule environ 80% de son avance au niveau national…


  4. calal Le 03 mai 2017 à 08h05
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    Il ne capte que ceux qui sont protégés de la mondialisation ; les retraités. C’est le même constat à gauche, dont le socle électoral reste la fonction publique, qui est aussi plus ou moins protégée de la mondialisation. Nous parlons d’électorats qui se réduisent d’année en année, ce n’est donc pas un hasard que les partis qui s’adressent à eux ne parviennent plus à franchir le premier tour…

    oui ces categories protegees des effets de la concurrence mondiales ont fait le choix du vote utile au premier tour et le referont surement au second.vote utile pour eux c’est a dire beneficier du pouvoir d’achat de l’euro sur le marche mondial sans avoir a affronter la concurrence pour produire de quoi echanger .
    je ne suis pas convaincu que la pression supplementaire que va subir le secteur productif prive en france sous macron suffira a payer les interets des dettes,remunerer le capital,payer les retraites et les traitements des fonctionnaires.
    l’appetit des banquiers,des retraites et des fonctionnaires est trop grand.ils sont trop voraces.
    a qui Macron donnera la priorite pour tondre le boeuf qui tire la charrue? les banquiers,les retraites ou les fonctionnaires?


  5. Gregoire Quartier Le 03 mai 2017 à 08h11
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    Combien de bobos et d’intellectuels ont décidé de mieux écouter ceux qui souffrent de la mondialisation? Combien vont donner un peu d’eux-mêmes pour la collectivité, et sortir de leur opportunisme de gens bien élevé et bien éduqué?

    Après avoir condamné et abandonné les ouvriers, les mêmes leur font l’injonction du vote juste.

    La petite morale de la petite bourgeoisie, qui est terrifiée de perdre avec le FN ce que les ouvriers ont perdu avec leur politique.

    Si j’était un travailleur sans espoir, et humilié par la morale des riches, je voterais pour ne pas mourir seul. Comme un kamikaze qui veut emmener le plus de gens avec lui, le monde ouvrier n’a plus que comme consolation de voter pour un parti qui foutra le plus de bordel possible avant la fin.

    Tout ce qu’il reste aux riches, c’est la moraline pour dire : “c’est pas bien la vengeance”, après s’être assis sur la solidarité, l’égalité et la fraternité, et avoir confisqué la liberté.


  6. gracques Le 03 mai 2017 à 08h32
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    Je suis OK’sur la description des événements décrits dans cet article, les causes et les conséquences , mais dire que le neoliberalisme et la mondialisation à fait éclater le clivage droite gauche …… pour moi il l’à exacerbé , bien au contraire , la renaissance d’une gauche à gauche du P’s’ en est la preuve .

    Quant à EM ….. en dehors des partis traditionnels , certes mais il me semble qu’il traduit la dernière tentative des tenants de la France d’en haut de garder le pouvoir et sans intermédiaire. Avec EM , c’est tout à la fois une partie du P’s’ et de LR que devient caduque , mais pas parce qu’ils étaient opposés , simplement parce que leur différence était devenue inutile à entretenir….. mais ceci n’est pas un clivage droite gauche.


  7. AUSSEUR Robert Le 03 mai 2017 à 08h58
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    Tout simplement , de la part d’un ouvrier = Aux celles et ceux d’en haut ,à qui la bride a été posée sans plus de contrôles, sur le cou ! Si la France d’en bas , avait su , retourner à l’autre France = Les immondes mensonges les qualifiant …….? Si la France d’en bas savait aujourd’hui , retourner à la France d’en haut , le toujours plus hauts et de moins en moins nombreuse = Qu’ils et elles sont devenus , au bout du compte que de vulgaires assassins DE CLASSE , de la pire espèce …….Et qu’il va bien falloir qu’ils et elles rendent des comptes sévère à notre République du / Liberté , Egalité , Fraternité …….La chute va être lourde ? …….Ou alors ce sera à qui sera le plus fort = Dans ce cas là , je parierai sur la multitude ! ……Il n’y a plus rien d’autre à espérer , devant autant de blocages ……des intérêts de celles et ceux qui espèrent être toujours + riches et puissant , pour dominer les autres !!!


  8. Alex Le 03 mai 2017 à 09h38
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    Cette France coupée en deux, par le dédain et le manque de solidarité patriotique de ceux d’en haut, est profondément devenue anti républicaine.


  9. Toff de Aix Le 03 mai 2017 à 09h45
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    Les gens votent pour un candidat dont l’image leur plaît, pas pour son programme.

    Sinon, la FI aurait été au second tour, c’est sûr.

    Quand a l’analyse de l’article, je la trouve incomplète : oui la mondialisation est cause de pas mal de maux, mais non le clivage droite/gauche n’existe pas, n’existe plus depuis bien longtemps. Il n’y a qu’une droite conservatrice et une droite sociale libérale, déguisée en parti “socialiste” ou en “macroniste”. En Europe c’est la même chose : les “élites” ont profité de la décérébration politique et culturelle qu’ils ont favorisée, entretenue et amplifiée depuis des années, avec l’aide des mass média complices, pour faire avaler des leurres de plus en plus gros, jusqu’à l’ultime marionnette, ici en France, macron.

    Les programmes des finalistes à la présidentielle sont tous de droite, libéraux ou ultra libéraux, c’est juste une question de degrés.

    Les gens ne s’écoutent plus désormais, ils se replient sur eux-mêmes. Nous sommes au dernier stade avant la guerre civile , l’anomie sociale et politique.


    • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 10h02
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      Première remarque : en lisant le programme de JLM, j’y ai trouvé des choses plaisantes et d’autres nettement moins (ce que je considère comme des délires écologiques). On peut avoir voté JLM par choix rationnel sans être convaincu de tout ce qu’il a raconté.

      Deuxième remarque : tous les programmes des finalistes ne sont pas de droite libérale ou ultra-libérale. Celui de Le Pen présente bien plus de convergences avec celui de JLM.

      Troisième remarque : il n’y aura pas de guerre civile en France. Ce à quoi l’on assiste, c’est une des conséquences du vieillissement des populations occidentales en général. On va vers une apathie généralisée d’une population de vieillards accrochés à leurs espoirs de rentes.


      • Toff de Aix Le 03 mai 2017 à 10h19
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        « Le FN est l’ami de toutes les entreprises et (je) rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l’économie de marché et de la libre entreprise. »
        Bernard MONOT, économiste du Front National, parlant au MEDEF le 28 Mars 2017

        J’aurais dû dire “d’essence” libérale. Il suffit de lire le bilan du FN dans les instances européennes, pour s’en rendre compte. Sans parler des ronds de jambe qu’ils font au patronat,comme vous auriez pu le constater en cherchant un peu ; ça n’est pas nouveau, c’est un fait à la fois historique et très récurrent. L’extrême droite à toujours été du côté du grand capital, oui oui, celui qui cogne sur les classes moyennes et ouvrières. “plutôt Hitler que le Front populaire” ça vous parle ?

        Que le FN se drape dans des habits de gauche ou mente sans vergogne (au fait, quelle a été la position de Marine lors du vote au parlement européen, sur les paradis fiscaux, et l’augmentation de l’impôt sur les sociétés ? Je vous laisse deviner) n’y changera rien.


        • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 11h43
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          @ Toff de Aix : je ne fais partie de la gauche moralement pure. Je n’ai aucun problème à voter Le Pen si elle s’engage à abroger El Kohmri et à vouloir recouvrer le contrôle de l’économie nationale, notamment en sortant de l’euro.

          Pour le reste, comme je l’ai déjà dit, le FN est clairement capitaliste, par conséquent promoteur de la libre entreprise et de l’économie de marché, mais à ce stade, il s’inscrit dans une tradition fordiste industrielle qui est clairement plus favorable aux travailleurs que la variante néolibérale financiarisée que M. Macron et l’UE nous proposent d’approfondir encore plus.


          • bhhell Le 03 mai 2017 à 19h56
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            Sauf que le fordisme est mort. La technique, avec les robots et logiciels, est appelée à détruire toujours plus d’emplois, et ce à tous les niveaux de qualification.
            On ne peut plus établir dans ces conditions un rapport de force équilibré entre producteurs et propriétaires dans le cadre de l’emploi classique.
            Le chômage va forcément continuer sa croissance, indépendamment du fait que l’on appartienne à l’union européenne, ou que l’on soit pour ou contre la loi El Kohmri, pour ou contre Macron.
            La course à la productivité ne fera qu’accélérer cette automatisation peu créatrice d’emplois. Elle ne fera qu’accélérer la dépréciation de ce qui est produit, puisque le capitalisme ajuste la valeur des biens et services sur le temps de travail.
            Le système se mord la queue. La compétition, la productivité détruisent la base salariale sur laquelle repose la consommation, laquelle, en régime capitaliste, est souvent destructive de l’environnement.


            • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 20h50
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              “La technique, avec les robots et logiciels, est appelée à détruire toujours plus d’emplois, et ce à tous les niveaux de qualification.”

              C’est faux.

              Le chômage n’augmente pas au niveau mondial.
              Le chômage n’augmente pas en Europe.
              Le chômage n’augmente pas dans la zone Euro.

              Le chômage augmente en France.

              Et quand la France est à 10 % de chômeurs, l’Allemagne est à 4,7.

              C’est un problème de compétitivité.

              Pour le reste, le fordisme se caractérisait surtout par la nécessité, pour le capitaliste, d’avoir une demande solvable, donc des ouvriers payés. Le capitalisme financiarisé s’en contrefiche : il fait son beurre sur des arbitrages boursiers.


      • Ellilou Le 03 mai 2017 à 17h16
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        Délires écologiques? pourriez-vous être plus précis? Parce que reconnaitre que nous n’avons qu’une seule planète et que si nous continuons à en être aussi peu respectueux nous finirons par disparaitre c’est être en plein délire? Expliquez moi ça…


        • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 20h59
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          “nous n’avons qu’une seule planète et que si nous continuons à en être aussi peu respectueux nous finirons par disparaitre c’est être en plein délire?”

          Nous finirons tous par disparaître. C’est probablement la seule constante certaine de ce monde.

          “pourriez-vous être plus précis?”

          Electricité tout renouvelable en 2050, agriculture zero pesticide, refus des OGM…


          • Ellilou Le 04 mai 2017 à 15h20
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            Et parce “C’est probablement la seule constante certaine de ce monde.” il faudrait entrainer dans notre disparition les plus jeunes? Je vous trouve bien définitif et vous me rappelez ces “vieux” qui parce qu’ils arrivent au bout du chemin croient que c’est également la fin de tout.
            Ça vous plait donc tant que ça de vous farcir des pesticides, des OGM et autres fariboles dans votre assiette? et bien pas moi parce que plus jeune j’ai pu goûter à autre chose et je ne vois pas pourquoi mes enfants et tous les enfants n’y auraient pas droit. C’est la volonté et le courage politique qui font défaut. La même chose pour l’électricité qui pourrait cesser de dépendre du tout nucléaire. Et je vous en prie, de grâce, ne venez pas avec “l’homme de paille” me faire le coup: “alors on va tous s’éclairer à la bougie et retourner dans les cavernes?”


    • Robert16 Le 03 mai 2017 à 10h05
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      Non, la France Insoumise n’aurait pas été au second tour et ne le sera jamais tant que ce mouvement ne réglera pas son immense paradoxe sur la frontière, pilier de l’opposition à la mondialisation.
      On ne peut pas vouloir l’ouverture des frontières pour les travailleurs, comme le veut Mélenchon, et prétendre lutter contre le libéralisme…


      • Toff de Aix Le 03 mai 2017 à 10h12
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        “ouvrir les frontières”, voilà une expression toute faite et très facile, qui traduit bien le travail qu’il reste à accomplir. Ou avez vous lu que la FI prône l’immigration massive ? Une frontière ne s’ouvre pas ou se ferme, ça c’est une image pour ceux qui ont peur. Le programme de la FI est plus keynésien qu’autre chose, et braquer le projecteur sur l’immigration qui serait cause de tous nos maux (alors que c’est la mondialisation et les delocalisations) c’est juste faire preuve de mauvaise foi évidente. Et en plus, ça sent mauvais : au cas où vous ne l’auriez pas remarqué le programme de la FI se veut incluant, et non excluant.


        • Chris Le 03 mai 2017 à 13h45
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          Ouverture des frontières n’implique pas seulement les hommes, mais surtout la libre-circulation des capitaux inductrice des délocalisations, optimisation/évasion fiscale pour profiter du différentiel et dumping salarial.
          La circulation de la main-d’oeuvre intra-européenne a toujours existé, soit par le gout “d’ailleurs” (plus rare) ou par nécessité économique.
          Les vagues migratoires portugaises, italiennes, espagnoles des années 45/75 sont là en sont la preuve.


    • Thierry Le 03 mai 2017 à 11h04
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      Mélanchon aurait été au second tour s’il avait participé à la primaire de la gauche. Mais il a refusé. Peut être ne voulait il pas vraiment être président…


      • Alfred Le 03 mai 2017 à 11h23
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        Vous avez peut être raison… en théorie. Mais cela ne fonctionne pas comme cela à mon avis. Les précédentes combines du ps et la combinazione contre sanders aux US laissent penser que les urnes auraient été bourées en faveur de quelqu’un d’autre. Je suis intimement persuadé (sans preuve) que ce n’est pas que la naiveté et le manque de sens stratégique du peuple de gauche qui a fait advenir Hamon (genre on veut de la gauche de gauche pas de la gauche de droite). C’était aussi et surtout le candidat idéal à balancer dans les pattes du seul candidat dangereux (etant attendu que méluche est beaucoup plus dangereux pour l’oligarchie que le pen car pas assez diabolisé). Aprés c’est peut être plus la bétise à l’oeuvre que le complot..


      • Ellilou Le 03 mai 2017 à 17h18
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        “la primaire de gauche”: plus beau fou rire de la journée…Merci 🙂


  10. Emin Le 03 mai 2017 à 10h07
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    Cher ami du blog.
    On est dans la …. Ce qu’attends le peuple pour se révolter et mettre une pression supplémentaire sur l’épaules de l’oligarchie c’est de souffrir beaucoup plus. Et c’est dramatique.
    Le second tour en est la démonstration la plus achevé. On à d’une part une Le pen (avec toutes ces incohérences) qui veut parler des problèmes de la mondialisation et de l’autre un homme complètement sourd qui ne veut entendre parler que de start up. On à comparé Macron à un télévangéliste et l’analogie, je le crois, n’est pas si abstruse. Il est le représentant (de commerce) d’une religion sénile. Le Globalisme, l’européisme. Il se suiciderait à la façon secte du soleil plutôt que d’admettre ses torts. Par le fait il n’envisage pas de sortir du modèle économique polarisant l’activité sur les grosses métropole. Alors la dynamique infernal se poursuivra et les prophéties de malheurs s’accompliront.


  11. Rond Le 03 mai 2017 à 10h32
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    “Fillon … ne capte que ceux qui sont protégés de la mondialisation ; les retraités” L’auteur a mis un point virgule pour éviter le “deux points” qui aurait désigné un coupable. Ou faute de frappe ? Retraité, je suis. Ouvrier, j’ai été toute ma vie et je garde de cette période des souvenirs marqués au fer ==> jamais Fillon … ni les autres, désormais. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi les “protégés” se sentiraient mieux avec cet homme. L’auteur amalgame classe moyenne et retraités. C’est également un raccourci excessif.
    Les retraités ne sont pas au front de la désespérance, c’est vrai ; bien que beaucoup soient sous le seuil de pauvreté. Rassurez-vous, dettes et désindustrialisation aidant, ils subiront comme toute le monde, les bricolages sans vision de notre futur(e) maître(sse).


    • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 11h05
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      “L’auteur amalgame classe moyenne et retraités. C’est également un raccourci excessif.”

      Non, il a raison.

      Les retraités assurent leur subsistance (plus ou moins bien selon les cas, je ne nie pas que certains aient des fins de mois difficiles) soit par les revenus de leur patrimoine, soit par un mécanisme de redistribution qui suppose un prélèvement sur les revenus des actifs (les retraites).

      Or, les revenus des actifs sont sous pression : pour regagner en compétitivité et compte tenu du fait que la monnaie unique ne permet pas de regagner cette compétitivité par dépréciation de la monnaie, la seule solution envisageable est d’exiger des travailleurs qu’ils baissent leurs revenus : travailler plus pour gagner moins.

      La logique commanderait que l’effort soit réparti entre toute la population et que les retraités, qui vivent des prélèvements sur les revenus des actifs, voient également leur retraites baisser. Or, jusqu’à présent, ce n’est pas le cas.


      • Rond Le 03 mai 2017 à 15h07
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        “La logique commanderait que l’effort soit réparti entre toute la population” ? Top là ! C’est oublier les variables majeures, avec en bonne place financiarisation de l’économie et siphonnage de richesse. Le texte ne l’aborde pas. Il fait une bonne analyse mais ça reste de l’enfumage.


    • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 11h14
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      J’ajouterais à ce qui précède que la situation ne peut pas durer éternellement. L’augmentation annoncée du nombre de retraités (papy-boom), conjuguée à la compression des revenus des actifs en nombre décroissant, va soit entraîner une diminution de la redistribution (abaissement des retraites), soit obliger à limiter l’accès des actifs à la retraite (augmentation de l’âge de la retraite de manière à calquer les entrées – nouveaux retraités – sur les sorties – décès).

      Dans le premier cas, les retraités passeront à la caisse comme les actifs et cesseront d’être protégés, dans l’autre cas, on aura une aggravation du clivage entre travailleurs et retraités, la charge de l’ajustement étant à nouveau portée uniquement sur les premiers.


    • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 11h31
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      C’est pour cette raison que lorsque j’entends la propagande médiatique s’inquiéter du pouvoir d’achat des retraités, je rigole doucement. En réalité, l’euro, par l’effet dépressif qui lui est, en France, consubstantiel, est en train de saper le système redistributif dont dépend le pouvoir d’achat des retraités.

      Dernière remarque : j’ai relevé que M. Macron prévoit notamment de dynamiser l’économie française en pariant sur la silver economy, c’est-à-dire un écosystème économique tourné vers les services aux seniors. J’ai des doutes quant à la viabilité financière de ce modèle si, comme je le crois, il ne faudra guère attendre pour que les revenus des retraités soient à leur tour sous pression.


      • Le Rouméliote Le 03 mai 2017 à 11h46
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        Rassurez-vous ! Les retraités grecs ont connu entre 2009 et 2017, douze baisses de pension. certains se sont suicidés car ils ne pouvaient plus aider leurs enfants. C’est effectivement ce qui nous attend avec Micron. La contraction des revenus du travail ne peut qu’aboutir à une contraction des retraites.


        • Alfred Le 03 mai 2017 à 11h51
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          Bah ils auront voté pour ou se seront abstenu à cause dezeurlesplusombres et de la bouillie que leur sert la télé (et qui stagne dans le cerveau manifestement).


        • P. Peterovich Le 03 mai 2017 à 12h00
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          @ Rouméliote : le cas grec est particulier mais révélateur.

          Concernant M. Macron, il faut quand même préciser à sa décharge qu’en réalité, il conçoit les politiques d’austérité (et la paupérisation corrélative) comme un moyen de convaincre l’Allemagne de faire le saut fédéral européen.

          C’est évidemment d’une naïveté confondante, mais je suis certain qu’au fond de lui-même, l’homme est profondément convaincu du destin européen de la France et de la nécessité de consentir des sacrifices pour réaliser ce plus grand idéal…

          Tout ce qu’il va obtenir, bien sûr, c’est la poursuite de l’effondrement en cours : chômage, précarisation, …


        • Fritz Le 03 mai 2017 à 14h37
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          @Le Rouméliote : Et avec ça, Varoufakis appelle à voter Macron !
          Un appel recommandé par France Inter, à l’adresse du “peuple de gauche” qui refuse de choisir entre “un banquier et une fasciste”.
          (journal de 7h 30, ce matin)


          • Le Rouméliote Le 04 mai 2017 à 19h57
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            @fritz : Cela s’explique par l’histoire de Varoufakis. Économiste à la double nationalité grecque et australienne, il a vécu la Grèce des colonels. Pour lui, si l’UE, même celle des banquiers s’effondre, il ne peut y avoir qu’un retour de la dictature militaire dans tous les pays d’Europe. D’ailleurs à Diem 25, il appelle à une démocratisation de l’Europe.


  12. LMDB Le 03 mai 2017 à 12h50
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    À 20 h 03, dimanche soir, les élites autoproclamées, constatant l’incapacité du peuple à bien voter, se sont substitué à lui pour faire entre-elles le deuxième tour.
    Comme l’a dit M. Macron sur le ton très satisfait qu’on lui connait : “Ce n’est pas que les Français ne font plus confiance aux politiques, ce sont les politiques qui ne font plus confiance au peuple.”
    Pour une fois qu’il ne dit pas une ânerie…
    Ce qu’il n’a pas compris, c’est qu’une part de plus en plus importante du peuple est au courant depuis bien plus longtemps que lui.


  13. Electron libre Le 03 mai 2017 à 13h21
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    Je lis énormément de gens évoquer la révolte populaire dans le cadre des élections 2017.
    Le savapétisme ambiant m’invite à une clarification historique :

    Le peuple ne se révolte (je rappelle qu’on risque sa peau dans une révolte) que lorsque IL A FAIM ! Les gens ne prendront le risque de se faire tuer que s’ils n’arrivent plus à nourrir leurs enfants.

    Dans les révoltes les considérations idéologiques ne sont qu’un vernis que l’on plaque sur la souffrance pour la rendre plus acceptable dans des temps de violence. L’idéologie qui aura survécu après le tumulte servira ensuite de catalyseur pour la reconstruction au profit des tenants de ses idées. Si puissantes et nobles et nobles soient elles, les idées ne justifieront jamais à elles seules le passage en mode cerveau reptilien de la population.

    En France tant qu’il y aura du pain et des jeux (sport, séries et téléréalité) la majorité silencieuse grognera, mais ne bougera pas le petit doigt. Il y aura de la contestation minoritaire certes, mais pas plus !

    L’histoire bégaye, socialement nous vivons une sorte de remake de la chute de l’empire Romain. Avec ses orgies et sa déliquescence lente et progressive de ses élites, permises par l’assujettissement, la manipulation et l’abêtissement des masses. La cupidité joue un grand rôle dans cette érosion lente des civilisations dominantes.

    La chute peut durer plusieurs siècles dans ses conditions. Mais cette fois la crise écologique et la pénurie de ressources nous rattrapera bien avant que l’usure sociale et que la cupidité ne fasse plier l’empire.


  14. krystyna hawrot Le 03 mai 2017 à 14h08
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    Le peuple se révolte aussi parfois pour sa dignité:vide le Donbass n’ acceptant pas les fascistes banderistes au pouvoir. Pour le moment les Français ne sentent pas assez l’humiliation pour passer à l’ acte. Et vous avez raison de dire que le patrimoine des retraités 68 tard est un amortisseur . mais gare au moment où il va être fini.


  15. Julie Le 03 mai 2017 à 15h08
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    Le Mélenchon-bashing au journal de France culture 8h continue au quotidien
    Si ses électeurs sont si importants pourquoi on les a pas plus invités avant le 1er tour?
    Quand est-ce que Acrimed va faire une lettre ouverte ou une compil sur le sujet?
    On a l’impression que les électeurs de Fillon ne sont pas concernés par le “scandale” de la non participation à un soi-disant front républicain? Ils ont disparu des radars. Leurs positions (Sens commun etc) sont trop dérangeantes?


  16. LBSSO Le 03 mai 2017 à 21h02
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    Pour approfondir : “Une lecture qui est (donc) à l’opposé de celle proposée par le géographe Christophe Guilluy ”

    http://www.slate.fr/story/74653/elections-territoire-mystere-francais-le-bras-todd


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