Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 02/05/2017

Cet article fait partir d’une longue série visant à discuter les opinions diverses en lien avec l’élection du 7 mai.

Elle ne reflète pas forcément l’opinion du site Les-crises – qui n’aura d’ailleurs aucune position officielle pour cette élection.

Les trois raisons du refus.

Le remake de la grande quinzaine antifasciste de 2002 dépasse toutes les espérances. On pense bien sûr irrésistiblement à la fameuse citation de Marx sur le passage de la tragédie à la farce en Histoire, et l’on pourrait rire de la bouffonnerie si les enjeux n’étaient aussi graves. On ne reviendra pas sur les commentaires qui ont analysé ce premier tour en long et en large, si ce n’est pour dire que le seul vote qui avait vraiment du sens, était celui qui aurait permis de gripper la machine avec la présence de Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour. Malheureusement nous sommes quand même coincés entre les deux mâchoires du piège. Tous ceux qui ont intérêt à ce que surtout rien ne change et que se poursuive la mutation de la France en un länder de deuxième niveau sont passés en mode hystérique et nous donne l’ordre de bien voter, à coup d’insultes, d’anathèmes, et pour les plus modérés d’injonctions comminatoires. Tout ceci est d’une violence assez stupéfiante et risque de laisser des traces cuisantes. En attendant les institutions de la République, déjà en partie démolies par la tragique présidence Hollande, risquent d’être définitivement mises à bas. Et chacun sait que le président qui sortira des urnes après des élections trafiquées n’aura pas la légitimité pour être celui de tous les Français et conduire le pays dans une période aussi difficile.

Et c’est la raison pour laquelle le refus de participer peu ou prou, à cette mascarade, d’accepter cet attentat contre la démocratie, de lui donner une quelconque légitimité est une position politique responsable. Et ce pour trois raisons.

D’abord, j’ai dit à plusieurs reprises dans ces colonnes que je considérais que nous étions en présence d’un coup d’État. Immédiatement traité de « complotiste », l’insulte qui permet d’éviter le débat, j’avais pourtant relevé une évidence, la grossière partialité de la partie médiatico-judiciaire de l’opération, qui a permis la disqualification de François Fillon.

Mais il y a pire, d’autres institutions ont abdiqué leurs missions de contrôle, et on a pu voir la campagne électorale se dérouler en dehors de toutes les règles prévues par la loi et la jurisprudence en la matière. La sincérité d’un scrutin est le moyen fondamental d’assurer la légitimité de l’élection. Pendant qu’une justice peu soucieuse d’impartialité et de respect des règles s’acharnait sur le candidat LR, CSA, Commission des Comptes de Campagne, Conseil Constitutionnel, sont restés muets malgré les évidentes et grossières violations de la réglementation dans la campagne électorale d’Emmanuel Macron. Le système médiatique, service public en tête, a soutenu cette candidature dans des proportions insensées, et dans des conditions manifestement illégales. Le deuxième tour Macron-Le Pen qui seul pouvait permettre l’avènement du télévangéliste, faisait bien sûr partie de l’opération. Lorsque l’on est confronté à une telle agression de l’appareil d’État contre un déroulement régulier de l’élection la plus importante de la Ve République, on s’y oppose et on refuse d’y participer.

C’est la première raison.

Ensuite, l’antifascisme de pacotille qui se déploie sans limite, à partir d’anachronismes idiots, d’assimilations abusives, et de mensonges éhontés est insupportable. Je combats le Front National depuis toujours, et je l’ai dit à plusieurs reprises. C’est une épicerie familiale dont la direction rassemble une partie de la fine fleur d’une extrême droite à tendance passablement fascisante. Mais ce n’est pas un parti de masse, il n’y a pas de troupes de nervis, de paramilitaires armés, pas de retraite aux flambeaux, pas d’autodafés, pas de grands rassemblements dans les stades, pas de meurtrières bagarres de rue, toutes choses que les fascismes européens pratiquaient avant leur prise de pouvoir. Il est l’équivalent de ces partis populistes d’extrême droite que l’on rencontre désormais dans beaucoup de pays de l’Union Européenne. Et il faut rappeler que l’avènement au pouvoir de régimes fascistes s’est toujours produit, dès lors que le grand capital et l’oligarchie l’avaient décidé. L’arrivée d’Hitler en est le plus bel exemple, et les dictatures d’Amérique latine installées, financée et conseillées par les États-Unis en sont autant d’autres. Pour l’instant les dominants ont choisi Macron. Alors prétendre que Marine Le Pen élue Présidente de la République procéderait à une nazification de la France en six mois, c’est de la propagande.

J’ai toujours combattu le vrai fascisme, que j’ai connu en Espagne avec le franquisme finissant, et en Grèce avec la dictature des colonels, et surtout en Amérique latine. Je n’ai aucune, mais vraiment aucune, leçon à recevoir de quiconque sur ce terrain.

C’est la deuxième raison.

Il y a enfin la gravité de ce qui vient de se produire. Il y a désormais une véritable convergence dans les analyses des fractures françaises et sur le retour de la lutte des classes. France des riches, des privilégiés, des enfants gâtés de la mondialisation, la France d’en haut, contre celle des pauvres, des chômeurs, des déclassés, des invisibles. Le problème est que ceux qui profitent de la mondialisation financière et libérale veulent absolument continuer. Et sont prêts à tout pour le faire. Y compris et surtout, comme le démontre le fonctionnement de leur chère UE, en mettant en cause la démocratie représentative. Ils rêvent d’une démocratie sans le « démos » et les attaques systématiques des idéologues du mainstream contre le principe même du suffrage universel à chaque référendum ou élection perdue ne sont pas des paroles en l’air. Le mépris d’un peuple qui proteste et s’exprime, s’est transformé aujourd’hui en haine. Emmanuel Macron, n’est pas en reste qui qualifie les électeurs de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon « d’assaillants », et les qualifie d’ennemis: « ce sont eux nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés. Vous les croisez dans les rues dans les campagnes, sur la toile, bien souvent masqué, aussi haineux que lâches ».

Penchons-nous un peu sur le stupéfiant accouchement du télévangéliste. Des hommes de l’ombre sont passés au clair-obscur, et on a vu une couche particulière diriger la manœuvre du début à la fin. L’opération ne nécessitait pas de cabinet noir, simplement l’existence de réseaux qui ont permis de relier naturellement un certain nombre de choses. Dans son fameux discours du Caire que je cite souvent de Gaulle dressait la liste de ceux qui avaient mis à bas la IIIe République en 1940 : «Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux ». Pour les politiciens tarés, pas de problème, ils sont en rangs serrés derrière le télévangéliste, les affairistes sans honneur, sont là aussi, tenant le porte-monnaie ouvert. Pas question pour l’instant de mauvais généraux, ceux qui nous intéressent sont les fonctionnaires arrivistes. Le système pervers du fonctionnement de la haute fonction publique d’État, fait qu’aujourd’hui celui-ci est confisqué par une caste qui a fini de prendre ses aises sans coup férir pendant le mandat Hollande. Nous avons Jean-Pierre Jouyet qui surplombe l’ensemble c’est lui qui a recruté Emmanuel Macron. L’inspection des finances, les grands corps, ceux qui dirigent les grandes institutions et tous ces pantoufleurs qui dans des soigneux jeux de chaises musicales, se gavent en profitant du capitalisme de connivence. Car ce qui les lie est certes l’attrait du pouvoir, mais aussi et surtout l’argent.

La politique étrangère de la France, aujourd’hui toute de vassalité, a été confisquée par un groupe de hauts fonctionnaires néoconservateurs. Le Conseil d’État est sous contrôle, idem pour le CSA, le Conseil Constitutionnel, et la Commission Nationale du Financement de la Vie Politique, jusqu’au service public de radiotélévision, tous dirigés par des amis de la caste. L’appareil judiciaire est beaucoup moins maniable, l’ENM n’est pas l’ENA. Alors on a créé des juridictions d’exception comme le pôle financier flanqué du PNF, au recrutement soigneux et qui se sont révélées bien utiles. Il n’est pas nécessaire de dresser une liste, les noms viennent à l’esprit de chacun. Ce sont eux qui sont à la manœuvre, les politiques de troisième ordre nommés ministres ne sont là que pour les inaugurations et ne disposent d’aucune autorité sur les services. Cette confiscation a donc permis la création complètement artificielle d’un probable futur Président de la République choisi par cette caste, à l’aide d’une opération frauduleuse. Le quinquennat Hollande a été celui de la mise en place de dispositifs clairement liberticides que Macron développera, puisqu’il l’a annoncé. Ce qui amène d’ailleurs aujourd’hui certains socialistes à en faire un argument. « Vous vous rendez compte si ces pouvoirs arrivaient entre les mains de Marine Le Pen ! » Sans blague !

Aude Lancelin avait dénoncé un « coup d’État médiatique », par lequel le CAC 40 aurait choisi un candidat directement issu de ses rangs. Je ne partage pas cette analyse qui n’est que partielle, l’opération a plusieurs facettes, et le grand capital s’est rangé au choix de la « noblesse d’État » après avoir plutôt penché dans un premier temps pour Alain Juppé. Tout ceci est inquiétant pour la société française, que l’on veut brutalement amener dans une direction qu’elle refuse pourtant majoritairement. Il ne faut pas laisser à cette opération qui constituerait un précédent mortifère pour la République, ne serait-ce qu’une parcelle de légitimité. Et entre les deux mâchoires du piège, celle de Macron est probablement à terme, la plus dangereuse pour la France.

C’est la troisième raison. Le 7 mai ce sera donc sans moi.

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 02/05/2017

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45 réponses à [Refuge] Sortir des mâchoires du piège, par Régis de Castelnau

Commentaires recommandés

Fritz Le 03 mai 2017 à 07h18

Je partage aussi l’analyse de Régis de Castelnau, mais contrairement à lui, j’irai voter le 7 mai contre le candidat de l’oligarchie, du CAC 40, des médias menteurs et de la manipulation.
Moi aussi, je “ferai barrage”.

  1. BEYER Michel Le 03 mai 2017 à 06h06
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    Pour le moment, s’appuyant sur le phénomène “loup-garou” de M.Le Pen, l’oligarchie a choisi et promu Macron. Mais s’il le faut le moment venu, elle choisira Le Pen et le FN. Le terme “mâchoires du piège” représente vraiment la réalité. Donc dimanche 7 mai, très peu pour moi…J’ai hâte au 8 mai.
    Comment nous organiser pour enfin contre-attaquer?
    Je ne crois pas que cela dépend des Législatives. Il va sortir de ces élections, une situation ingouvernable, sauf accord par la magouille. Le recours au 49/3 aura ses limites.
    Nous vivons peut-être une époque riche, j’ose employer le mot: une époque révolutionnaire


    • RGT Le 03 mai 2017 à 19h01
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      Ingouvernable ?

      Pas sûr, Macron a bien “promis” de gouverner par ordonnances, ce qui veut dire qu’il se moquera totalement de l’opinion des assemblées et de l’opinion des idiots qui auront voté pour lui.

      Et tous les “Médias Indépendants et Objectifs” lapideront sur la place publique tous ceux qui auront l’infamie de ne pas approuver le Prince.

      Mussolini en a rêvé, Macron l’a fait.

      Le seul cas d’ingouvernabilité sera bel et bien celui dans lequel la “peste brune” arriverait à se hisser sur la marche suprême.

      Je peux vous garantir que dans ce cas, tous les ploutocrates lui feront payer cet affront et nous risquons d’assister à un pugilat en règle mené par les “Grands Médias” et les “Antifas” qui risque fort de mener au bordel généralisé (où à “l’anarchie” comme aiment le dire ceux qui souhaitent préserver leurs privilèges).

      Pour maintenir un semblant de “paix sociale” la seule solution consistera pour la FN à faire profil bas et à ne surtout pas faire de vagues…

      Espérant quand-même que pendant ces 5 années le pouvoir centralisé perde la plus grande partie de son influence et que les citoyens s’aperçoivent qu’au final seules les décisions locales les concernent vraiment et leurs sont utiles.

      Un petit pas vers l’Anarchie, mais un grand pas vers la Liberté.


      • ALAIN Le 05 mai 2017 à 10h57
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        Remarquable analyse. Mais reste un problème , celui du consentement opéré par les classes moyennes jusqu’au sein des organes politiques auto désignés ou reconnus “de gauche”.


        • RGT Le 05 mai 2017 à 18h58
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          Les “classes moyennes” ?
          Je ne suis pas certain qu’elles se laissent désormais embrigader aussi facilement car depuis deux décennies elles se sont faites laminer, plus encore que les “classes populaires” et sont désormais en mode “colère”.

          À la fin des années 80, de très nombreux membres de ces “classes moyennes” gagnaient entre 5 et 10 fois le SMIC, avec 1 seul salaire.
          Désormais, avec 2 salaires ils gagnent péniblement 3 fois le SMIC, ont vu leur pouvoir d’achat “fondre au soleil” et se font littéralement écraser par les impôts…

          Si ils avaient pu conserver leur pouvoir d’achat et que le SMIC avait permis aux “classes populaires” d’augmenter leur niveau de vie ils auraient été très heureux.

          Tous les gains de productivité ont été confisqués et il ne leur reste que les yeux pour pleurer.

          C’est la raison pour laquelle de très nombreux membres de ces “classes moyennes” ont voté Mélenchon au premier tour.

          Et qu’ils ne voteront sans doute pas “comme il faut” ou boycotteront les urnes pour le second tour afin de faire un splendide bras d’honneur à l’oligarchie.


    • FROT Le 03 mai 2017 à 21h35
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      Nous vivons une époque révolutionnaire, c’est évident . Vivement la révolution


  2. Franck B. Le 03 mai 2017 à 06h40
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    Merci pour le lien : je ne connaissais pas Régis de Castelnau mais je partage totalement son analyse et son constat.


  3. Kiwixar Le 03 mai 2017 à 07h13
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    Remarquable article. Je partage tout à fait le constat (coup d’Etat et illégitimité de la créature qui va devenir présidente au profit de l’oligarchie transnationale et des puissances étrangères). De là : désobéissance civile.


  4. Fritz Le 03 mai 2017 à 07h18
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    Je partage aussi l’analyse de Régis de Castelnau, mais contrairement à lui, j’irai voter le 7 mai contre le candidat de l’oligarchie, du CAC 40, des médias menteurs et de la manipulation.
    Moi aussi, je “ferai barrage”.


    • Staeubli Le 03 mai 2017 à 11h36
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      J’admire votre courage Fritz mais ce n’est qu’un vote de protestation. Et donner des voix au FN c’est encore faire le jeu de ce système : “regardez le FN monte, mobilisons-nous contre ces méchants fascistes, et votons pour la liberté et la démocratie(…)”. Après, il y aura très peu de gens qui agirons comme vous mais pour ma part je trouve l’abstention comme un signal plus fort. En plus j’allais pour NDA, donc ce ralliement à MLP je ne le trouve que d’autant plus bizarre et opportuniste-crétin.
      Cet article de Castelnau est pour l’instant la meilleure analyse que j’ai lue de la quinzaine. Merci en tous cas de relayer à chaque fois ses publications.


      • PaleFace Le 03 mai 2017 à 12h14
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        NDA est un animal politique avant tout.
        Il faut en avoir côtoyé un minimum pour savoir comment fonctionnent ces machins.

        NDA sait qu’il n’y a pas qu’un système oligarchique, le monde étant infiniment plus complexe que la vision caricaturale que nous aimons à dépeindre par simplicité intellectuelle (moi le premier).

        Et une partie de l’oligarchie a déjà reconnu que MLP pouvait avoir une utilité politique, pas seulement en tant que repoussoir.

        Il suffit de voir tous les ronds de jambes entamés ces derniers mois, pour bien comprendre la stratégie de MLP (AIPAC, US, Russie, Jérusalem…).

        Et je peux vous assurer que la droite israélienne comme les néocons US ne tremblent pas dans leur chaumière en imaginant MLP à la fonction suprême.

        NDA le sait, et pense que c’est l’une de ses uniques chances.

        Comme tout homme politique, il est tout sauf un idiot, lorsque ses facultés intellectuelles ne sont pas annihilées par son ego.

        Et dans la survie l’ego n’intervient que rarement.


      • ErJiEff Le 03 mai 2017 à 13h45
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        “L’abstention est un signal plus fort” dites-vous ?
        Ce n’est qu’un signal, malheureusement inefficace parce que purement symbolique.
        Or nous sommes dans l’urgence avec un candidat qui a pour objectif de saboter notre pays par ordonnances mitraillées sans répit dans les premiers mois de son mandat.

        Fritz a raison, je fais comme lui : d’abord parer au plus pressé, en rejetant la clique qui s’est emparée des leviers du pouvoir.
        J’ai voté France Insoumise, je considère que laisser mettre en place la misérable combine
        échafaudée par ceux-là mêmes dont nous ne voulons plus est en soi une soumission.

        L’heure n’est plus à la considération morale mais bien à la guerre (Warren Buffet a expliqué qu’il y a lutte des classes et que son camp serait en train de la gagner.
        Pour l’instant on frappe ; ensuite, après avoir mis en place des débutants forcément affaiblis par les contraintes d’une installation problématique, on frappe encore…
        …en votant aux législatives.


      • Alfred Le 03 mai 2017 à 13h54
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        Les signaux tout le monde s’en fout (à part ceux qui les emmettent et qui se chamaillent sur l’usage du miroir ou de la fumée). Voter contre Macron n’est pas un vote de protestation. Ce n’est pas non plus un signal. C’est le choix actif d’éliminer la menace la plus forte et la plus immédiate. C’est aussi un choix tactique qui prend en compte qu’il sera plus facile s’éliminer le FN aux législatives en raison du mode de scrutin. Le danger Macron lui ne peut d’éliminer qu’à la présidentielle car ses soutiens se compteront parmis tous les squatteurs de la vie politique que le mode de scrutin permettra de laisser en grande partie en place.
        Pendant que vous envoyez le signal de la retraite sur la montagne d’autres feront feu de tous bois pour tenir la ligne et résister.


      • Quidam Le 05 mai 2017 à 14h52
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        MLP présidente ne pourrait se maintenir autrement qu’avec un gouvernement représentatif des résultats des législatives. NDA comme PM est bien à comprendre comme une proposition éventuelle. Et la première tache de ce gouvernement ne pourra être autre que de définir un programme recevable par une large majorité de gens : ceux des vraies gauches, comme ceux des vraies droites.
        Bien que née, allaitée et engraissée chez Le Pen, ce que j’ai observé d’elle ces dernières années m’apporte la conviction qu’elle est prête à cet exercice et ne prétendra pas.
        De mon point de vue, il y aurait donc bien de la lâcheté à voter blanc ou m’abstenir face au candidat de l’impropriété comme vertu et levier de changement le plus courant.


    • RGT Le 03 mai 2017 à 19h18
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      Ça fait 36 ans que je n’ai pas mis les pieds dans un bureau de vote (je n’ai même pas de carte d’électeur) mais cette fois je réfléchis réellement à la tragédie qui guette tous mes concitoyens et j’avoue que la lutte est rude.

      Ce serait réellement aller à l’encontre de mes convictions les plus profondes et ça fait très très mal.

      J’hésite vraiment sur la conduite à tenir…

      Sans doute mon côté Antigone prendra-t-il le dessus et j’irai voter pour la seconde fois de ma vie, au premier tour CONTRE la gangrène, et au second tour pour BLOQUER la nausée.

      Sinon, comme d’habitude, j’irai à la pêche en attendant la retraite, mais avec ce qui se profile je serai sans doute mort avant de l’atteindre pour le plus grand bonheur des spéculateurs.


  5. UMMITE Le 03 mai 2017 à 07h37
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    TRÈS BEL EXPOSÉ : JE N’EN ATTENDAIS PAS MOINS
    MERCI RGIS DE CASTELNAU !


  6. benmussa Le 03 mai 2017 à 07h57
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    d’accord à 100%, mais voter blanc n’est-il pas mieux que de s’abstenir?
    2 raisons :
    – on n’est pas indifférent à cette votation = on est présent = on veut dire qq’chose
    – le vote blanc doit être reconnu comme une remise en cause du résultat de la votation


    • Wakizashi Le 03 mai 2017 à 08h10
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      “on n’est pas indifférent à cette votation = on est présent = on veut dire qq’chose”

      Qu’est-ce qui vous dit qu’abstention signifie forcément indifférence ? Régis de Castelnau explique pourquoi il va s’abstenir, son article montre en quoi son abstention signifie tout sauf de l’indifférence ; j’ai donc beaucoup de mal à comprendre pourquoi vous mettez l’indifférence sur le tapis. En général, la tarte à la crème suivante concerne les feignants qui préfèrent aller à la pêche…

      Sans parler du fait que plus l’abstention sera forte, plus Macron sera illégitime comme Président. Vous me direz que c’est la même chose avec le vote blanc, mais stratégiquement l’abstention me semble bien meilleure parce qu’elle est beaucoup plus visible.


      • Le Rouméliote Le 03 mai 2017 à 11h28
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        Le seule problème est que l’oligarchie se fiche du tiers comme du quart du taux d’abstention ou du nombre de votes blancs. Elle verra son candidat élu. Point barre !
        la seule chose qui puisse lui faire un petit peu peur est l’écart entre les deux. Si Micron passe à 52/48, ce n’est pas pareil qu’à 60/40.
        Très bel article de Régis de Castelnau, mais sa conclusion n’est pas la mienne…


        • Wakizashi Le 03 mai 2017 à 13h03
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          C’est juste, mais d’un autre côté l’oligarchie a quand-même besoin du consentement du peuple. Les divers pouvoirs savent bien que si les masses ne jouent pas le jeu du système en votant, en travaillant, en consommant et en payant leurs impôts, le système s’effondre sur lui-même.

          C’est d’ailleurs bien pour ça qu’existent la propagande, la communication, le marketing etc. : pour contrôler et canaliser les masses. C’est pour ça aussi que le pouvoir politique incite les gens à voter. Si l’oligarchie n’avait pas besoin des masses, elle ne se fatiguerait pas à essayer de les convaincre.

          Bref, le fait que Macron sera plus illégitime avec 50% d’abstention qu’avec 20% d’abstention n’est pas une idée ou une théorie ; c’est une donnée factuelle.


          • Christophe Vieren Le 03 mai 2017 à 15h16
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            Wakizasho écrit : “le pouvoir politique incite les gens à voter. ”
            Ah bon ? Où avez-vous vu cela ?
            Moi j’ai surtout vu que chaque candidat incite les gens à voter . . . pour lui.
            Il y a un an une députée a été élue avec . . . 7% des plus de 18 ans de sa circonscription. Que pensez-vous qu’elle a fait :
            1) Elle a démissionné pour provoquer de nouvelles élections
            2) Elle a reconnue et regretté de ne pas être légitime mais a conservé son siège
            3) Elle a crié victoire et à ce jour elle est encore députée

            Réponse sur ce site même : [À tous les naïfs du vote blanc] Karine Daniel, une star est née ! (ou pas, car avec 7 % des citoyens…)


            • Wakizashi Le 03 mai 2017 à 17h54
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              “Ah bon ? Où avez-vous vu cela ?”

              Dans le discours mainstream que l’on nous rabâche depuis des années à chaque élection, surtout depuis la croissance de l’abstention. Rien que pour le 1er tour, j’ai reçu pas moins de 10 mails d’organismes divers comme Avaast pour m’expliquer qu’il fallait voter.

              Sinon, je ne suis pas sûr de comprendre l’objet de votre intervention. Niez-vous qu’un élu est moins légitime avec 80% d’abstention qu’avec 20% ? Qu’il n’en ait cure et qu’il s’accroche malgré tout à son mandat, c’est une chose ; mais ça n’enlève rien au fait que la légitimité dont se parent les élus est assise sur les élections. Or si presque plus personne ne vote, la légitimité en question est fatalement mise à mal.

              Enfin en ce qui me concerne, ce n’est pas par stratégie que je ne vote pas ; je n’ai jamais prétendu que l’abstention allait changer la face du monde. Je ne vote pas par principe, par rejet d’un système dans lequel je ne me reconnais pas.


    • RGT Le 03 mai 2017 à 19h24
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      Le vote blanc compte pour du beurre.

      Pour les politiciens “intègres” le vote blanc veut dire “entre les deux mon cœur balance”.

      C’est la principale raison pour laquelle ils veulent rendre le vote OBLIGATOIRE.

      N’oubliez pas que le vote “blanc” a été inventé par Napoléon III pour bénéficier d’un “Lustre Démocratique” qui lui permettait d’affirmer “sans mentir” que 99% des électeurs (suffrages exprimés) lui étaient favorables.

      Le vote blanc est sans aucun doute la plus grosse escroquerie électorale.
      Seul l’abstention TOTALE peut mettre en difficulté ce système pervers. c’est bien pour ça que je boycotte les urnes en espérant que l’immense majorité de mes concitoyens en fassent autant.


  7. François Lacoste Le 03 mai 2017 à 08h11
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    Rien à rajouter ni sur le fond, ni sur la forme, belle et claire. Cette analyse rend compte du véritable enjeux de cette élection, la soumission du pays à une autorité étrangère ou autrement dit, la fin de la souveraineté de la France (déjà bien engagée). La bourgeoisie d’argent, celle pour qui il n’y pas plus d’état souverain que d’état d’âme, renvoie à celle qui suivait Pétain en 1940…

    Huit des onze candidats s’opposaient ouvertement à cette “monstruosité”, les deux émissions TV de confrontation ont parfaitement archivé cette réalité. La France n’a jamais supportée longtemps la vassalité. C’est une histoire de peuple, pas de bourgeoisie d’argent nous a enseigné de Gaulle.


  8. calal Le 03 mai 2017 à 08h12
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    “Mais il y a pire, d’autres institutions ont abdiqué leurs missions de contrôle,”

    par exemple la banque de france,censee controler le fonctionnement des banques francaises.pas de sanction pour les banques francaises mal gerees,pas de sanction pour ceux qui bossent a la banque de france et qui ont mal fait leur boulot de controle…
    apres les banquiers nommes controleurs des banques,on va passer a un employe de banque president de la republique…
    “donnez moi le pouvoir de creer la monnaie et je me moque de qui fait les lois”…ben oui si a le pouvoir de creer de l’argent a partir de rien,facile de tout acheter…
    dans le futur,un plaisir de fin gourmet sera d’acheter les voix pour le moins cher possible…


  9. Vauchot Le 03 mai 2017 à 08h29
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    Je partage une bonne partie de l’analyse sauf le chapitre fn= extrême droite. De castelnau devrait aller aux meetings de marine pour constater que les partisans de marine ne sont pas des fascistes. Quand à sa direction, connaît- il dans l’intimité Philippot, Bay, etc… ?


    • Subotai Le 03 mai 2017 à 23h39
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      Il ne faut pas être aveugle non plus. Que les partisans de Le Pen ne soit pas (tous) fascistes, je suis d’accord.
      Il y en a de vrai, il y a des “incultes” politiques, il y a des gens en colère, il y a surtout des gens qui croient littéralement ce qu’elle dit, mais il ne faut pas oublier les Hommes de l’ombre et l’idéologie sous-jacente clairement fasciste et raciste. Ce sont eux qui seront au commande des postes clés.
      Les chances victoire de Le Pen sont dans ces gens clairement anti-fasciste et pour beaucoup se sachant la cible de l’idéologie de l’Ombre à divers titres, mais qui voteront quand même pour elle tout en étant prêt à résister par la force s’il le faut à ses dérives totalitaires.
      L’analyse que je fais est que ces Hommes de l’ombre sont en retard d’un siècle et pour la plupart dépassé par la réalité de la société actuelle. L’age et le “sens de l’Histoire” n’est pas en leur faveur.
      Comme disait un contributeur plus haut, nous vivons des temps Révolutionnaires. Beaucoup en ont peur, mais encore plus pensent ne rien avoir à y perdre…


  10. subnihilo Le 03 mai 2017 à 08h31
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    Excellent article. La construction de cette machination paraîtrait sortir des pires films noirs américains des années 50 mais c’est malheureusement la triste réalité dans toute son horreur et son acuité. Quand la réalité dépasse la fiction.


  11. lon Le 03 mai 2017 à 08h59
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    Superbe analyse , merci à M De Castelnau

    Je retiendrai particulièrement cette phrase :

    “Le quinquennat Hollande a été celui de la mise en place de dispositifs clairement liberticides que Macron développera, puisqu’il l’a annoncé. ”

    Il y a un tel degré d’aveuglement aujourd’hui qu’on ne veut reconnaître le fascisme que si estampillé ” FrontNational , appellation d’origine “


  12. Guillaume Le 03 mai 2017 à 09h16
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    S’en serait risible si ce n’était pas aussi triste.
    Quel moquerie, on prend vraiment les Français pour des c…
    Mais ont-ils tort?
    https://francais.rt.com/france/37805-cazeneuve-appelle-voter-macron-pour-poursuivre-accompli-parti-socialiste


  13. Raoul Le 03 mai 2017 à 10h28
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    C’est probablement la meilleure analyse que j’ai pu lire sur ces élections. Évidemment, De Castelnau s’est fait traiter de complotiste puisqu’il ose dire tout haut et de manière parfaitement documentée ce que chacun a pu constater de visu : à savoir que Macron est un candidat fabriqué et scandaleusement promu pour servir les intérêts d’une oligarchie.

    D’ailleurs, il ne faut pas oublier que Macron a été adoubé par le groupe de Bilderberg. Voici un article de mai 2016 qui montre comment les choses vont vite :

    https://blogs.mediapart.fr/hakima/blog/290516/emmanuel-macron-le-pion-du-futur

    Alors voter Macron, qui est le vrai danger, pour faire barrage à un fascisme de pacotille…


  14. imberbe poilu Le 03 mai 2017 à 10h37
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    L’attaque de Macron contre les électeurs de Mélenchon et de Le Pen (“ce sont eux nos vrais ennemis…”) ne semble s’adresser qu’à ceux de Le Pen (http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN17X22C-OFRTP). Cette erreur factuelle de l’analyse de Régis de Castelnau ne change rien sur le fond et souligne juste le rejet de millions de personnes qui n’ont pas “bien” voté selon Macron.
    Il faut aussi se souvenir que Macron a été envoyé par Hollande rassurer les marchés financiers en 2012, afin de déminer son discours sur la finance et bien faire comprendre aux banquiers que tout cela, c’est du pipeau destiné aux électeurs. Le Guardian en a parlé rapidement.
    “While Hollande was telling a pre-election rally in 2012: “My real enemy… is the world of finance”, he had taken the precaution of packing Macron, then one of his advisers, off to London to reassure the City’s business leaders.” (https://www.theguardian.com/world/2016/apr/10/emmanuel-macron-france-president)


  15. Toff de Aix Le 03 mai 2017 à 10h37
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    Brillante analyse, à laquelle je rajouterai une ou deux choses pour que le tableau soit complet : la modification de la loi sur l’équité entre candidats lors de l’élection présidentielle, modification intervenue en 2012 dès l’entrée en fonction de Hollande, consistant à modifier la durée (de 6 mois à 15 jours) de la période pré électorale, pendant laquelle le temps de parole est compté pour chaque candidat…

    Vous rajoutez à ça le changement de juridiction de la Cour de Cassation, seule cour apte à casser les résultats de la présidentielle, et qui passe désormais directement sous le contrôle du gouvernement depuis fin 2016,et le tableau est complet…

    https://www.google.fr/amp/s/amp.lepoint.fr/2088662

    “allez les gens, et courage”


    • fanfan Le 03 mai 2017 à 23h49
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      Et aussi :
      Le décret 2014–64 du 29 janvier 2014 concerne la création du Parquet National Financier défini dans la loi Sapin II. Madame Eliane Houlette, à la tête du Parquet National Financier, est sous l’autorité directe du Procureur Général de Paris, lui-même sous l’autorité du Ministre de la Justice : ceci est un viol de la constitution et de la séparation des pouvoirs.

      Serge GRASS – Dossier Macron : Malgré plusieurs courriers dûment argumentés, s’appuyant sur des documents officiels, qui mettent en évidence des “omissions importantes et des variations inexpliquées de patrimoine”, et la HATVP, et le Parquet financier, et le parquet général on refusé de procéder à des enquêtes (…) Si la loi était appliquée, compte tenu de l’importance des carences de ses déclarations, Monsieur Macron devrait perdre ses droits civiques et être inéligible !
      cf. http://u3c.free.fr/actions/encours/macron/la_republique_et_la_nation_sont_en_danger.php


      • fanfan Le 04 mai 2017 à 00h00
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        « Le code pénal punit d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende le fait d’omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou de fournir une évaluation mensongère de son patrimoine…
        Peuvent être prononcées à titre complémentaire de la première de ces peines l’interdiction des droits civiques… »

        >> Puisque aucune suite n’a été donnée à cette information cela prouve de façon incontestable la partialité des magistrats et confirme un “coup d’état institutionnel”, il faut massivement le faire savoir !

        L’ESSENTIEL DE LA CORRUPTION DE LA JUSTICE SE JOUE DANS LE RÔLE DU “PARQUET” (SOUMIS HIÉRARCHIQUEMENT AUX POLITICIENS !) DANS PRESQUE TOUTES LES PROCÉDURES !


        • fanfan Le 04 mai 2017 à 01h10
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          Octobre 1995 autour de la table du Conseil constitutionnel :
          Jacques Robert : “Chirac et Balladur avaient commis tous les deux des irrégularités. Mais l’un était élu et pas l’autre. On ne pouvait pas invalider les comptes de Balladur, le ruiner et laisser gambader Chirac à l’Elysée ! Roland Dumas ne voulait pas faire de vagues. Il mesurait les conséquences politiques avant l’application du droit. Il disait que nous n’étions pas là pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement (RPR, dirigé par Alain Juppé – ndlr). Il a habilement louvoyé, comme toujours. Nous étions dans une situation impossible. Si nous avions annulé l’élection, tout le monde aurait hurlé. Il n’y avait que deux solutions : aller au clash ou maquiller les comptes.”
          http://www.les-crises.fr/campagne-1995/


  16. Volodia Le 03 mai 2017 à 11h13
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    L’analyse de Régis de Castelnau est impeccable, tout y est vrai et glaçant.

    Le 7 mai ça sera aussi sans moi.

    Cependant, la manoeuvre de l’olygarchie a fonctionné et le Petit Marquis sera forcément intronisé.
    Comment résister? mieux: comment rétablir la démocratie?

    C’est tout le sujet des prochains mois et années.


  17. LMDB Le 03 mai 2017 à 11h47
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    Régis de Castelnau, n’est-ce pas celui-là qui a prétendu que la proposition de la FI d’une Constituante pour une VIème République était aussi un coup d’État ?


    • Régis de Castelnau Le 03 mai 2017 à 17h15
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      Absolument pas! Je pense que c’est une erreur politique sérieuse. Mais je n’ai jamais parlé de coup d’État.
      Et j’ai voté Mélenchon à qui je tire mon chapeau pour ce qu’il a fait.


      • Larousse Le 03 mai 2017 à 19h27
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        Comme vous répondez au dialogue Régis de Castelnau : j’ai apprécié ce passage de vous
        “La politique étrangère de la France, aujourd’hui toute de vassalité, a été confisquée par un groupe de hauts fonctionnaires néoconservateurs […] tous dirigés par des amis de la caste.”
        Mais pas que ! Toute votre analyse en général.
        J’ai vérifié le programme de Macron. Concernant l’Est de l’Europe, si on regarde bien, il dit en gros : les sanctions contre la Russie seront levées que “si la situation l’y [la France] engage” après avoir rappelé Minsk. Tout diplomate expérimenté comprend facilement : la France ne fera rien pour améliorer les choses.
        Macron dit avant que la France aura une position “exigeante”. En même temps, elle soutiendra l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN ! En clair, l’encerclement de la Russie sera achevé (dommage que l’UE n’ait pas réussi son coup en Ukraine). Alors que, jadis Suède et Finlande étaient des Etats neutres !
        Donc outre le programme intérieur inacceptable, j’affirme que Macron : ce sera la tension ou la guerre contre la Russie, des provocations françaises dans les Etats baltes et en Syrie. Macron , c’est la guerre ! (et la chute de la France au final!)


  18. Alex34 Le 03 mai 2017 à 12h58
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    Le seul moyen de déjouer le piège, c’est de voter Marine. C’est la seule faiblesse du plan de l’oligarchie, la seule chose intelligente à faire pour les ennemis de la finance.


  19. Ambroise Le 03 mai 2017 à 16h31
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    Que le Ni Ni soit le premier parti de cette France martyrisée.


  20. Guillaume81 Le 03 mai 2017 à 17h29
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    Excellent billet, le meilleur que j’ai pu lire sur le chantage du 2nd tour.


  21. Sylphe Le 03 mai 2017 à 20h42
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    En 36-40, c’était la synarchie, les grands financiers, les 200 familles, le comité des forges, les Wendel qui ont fait le gouvernement de Vichy. Aujourd’hui c’est l’oligarchie, les banquiers, le CAC40 et les média qui appartiennent aux 9 millionnaires qui font un coup pour mettre la marionnette Macron à l’Elysée.
    Le plus fachisant des deux n’est pas celui qu’on croit.
    Et comme dans les années 30, ils sont tous de grands admirateurs de l’Allemagne.


    • jp Le 03 mai 2017 à 22h07
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      il n’y a pas de franche rupture entre la clique d’avant 1940 et l’actuelle :
      Bettecnourt, pdgère de l’oreal, héritière du collabo Eugène Schueller,
      Sellières, l’ex patron du CNPF, (anciennement comité des forges) , héritier des Wendel
      Bolloré, héritier

      pour les “exclus” comme Louis Renault, la famille a tenté d’obtenir sa réhabilitation, pour le moment sans succès


  22. gher Le 06 mai 2017 à 20h17
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    Après , …..personne ne pourra dire….”je ne savais pas”…………………….jamais l’information de nos jours n’ a été autan à la porté de tous, ………..jamais il n’a été aussi aisé de la synthétiser…………alors le choix du bulletin décisif ne peut être ni hasardeux ni contradictoire …………personne ne pourra dire …je ne savais pas………et devra assumer……………………..


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