Billet en hommage à Orwell et à sa common decency – si quelqu’un peut faire suivre à Michéa, ça l’intéressera j’en suis sûr, je n’ai hélas pas son mail…

J’avais failli en dire un mot rapide samedi, et puis je suis passé à autre chose de moins insignifiant.

Mais vu les rebondissements, le jeu des médias et les réactions, je me dis que c’est finalement intéressant de développer…

C’est toujours éloquent de comparer ce qu’on nous sert dans les médias (avec des journalistes qui ont 30 min pour creuser le sujet) avec ce qu’on peut trouver après des heures de recherche…

Surtout qu’on ne parle pas beaucoup de culture ici en général – remontons donc le niveau ! 🙂

ATTENTION, comme ce billet parle d’art contemporain, il est interdit aux mineurs…

La “sculpture”

À l’occasion de la Foire internationale d’art contemporain, “l’artiste” d’art contemporain américain Paul McCarthy avait installé temporairement jeudi une statue gonflable de 24 mètres sur la place Vendôme :

Paul McCarthy

Sujet ? – euh, pas clair pour certains, comme L’Express, FranceTVinfo ou Libération :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

“Les gens ont vraiment l’esprit mal placé. Là où l’on ne devrait voir, dans cette sculpture de 24,4 m de haut de l’artiste Paul McCarthy, qu’un arbre vert (après tout, on approche de Noël, bientôt on ajoutera les boules), les premières réactions sur Internet penchent plutôt vers le plug anal (mais si, vous savez : un sextoy parfaitement adapté pour rentrer dans les fesses, idéal pour les femmes et les hommes, cela peut aussi être un cadeau à Noël, puisqu’on est dans le sujet). […]

Arrêtons-nous un instant, respirons (et, on osera, pétons un coup) : oui, c’est drôle. […]

Après tout, ils viennent bien de mettre un canard géant à Séoul dans un lac, pourquoi n’aurait-on pas nous le droit à un plug anal à Paris? C’est sacrément plus utile.” (Quentin Girard, Libération)

Paul McCarthy

Plus clair pour d’autres :

Paul McCarthy

“Elle s’appelle “Tree”, elle ressemble à un grand sapin vert stylisé ou à un plug anal géant, c’est selon […] Cet artiste iconoclaste qui depuis les années 70 exhibe une œuvre baroque, scato et vandale, autrement plus sulfureuse que ce sapin de Noël en forme de sextoy.” (Les Inrocks)

Alors petit comparatif (on ne recule devant rien ici)… Sapin de Noël :

Paul McCarthy

Plug anal :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Rappel :

Paul McCarthy

Hmmm, pour départager les hésitants sur ses intentions, cf l’œuvre de “l’artiste” à la fin de ce billet…

La débandade

Dans la nuit de vendredi à samedi, “l’oeuvre” a été dégonflée par des passants, qui ont déjoué la surveillance du gardien :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

La veille, “l’artiste” s’était hélas pris 3 coups de poing d’un passant excédé…

Du coup, il a renoncé à la regonfler… Big perte pour l’attractivité de Paris..

Les réactions

Bien plus intéressant ont été les réactions :

L’inénarrable Bruno Julliard (eh oui, leader étudiant, donc zou, Unef, donc zou, adjoint au maire de Paris à la culture)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

LI-BER-TÉS : nf, seul principe du solférinisme du début du XXIe siècle.

Paul McCarthy

=> Un beau tableau dans un musée vs. un godemiché géant dans la rue, sérieusement ?

Christophe Girard : nm. Exemple d’homme politique solférinien du début du XXIe siècle.

Paul McCarthy

Shame. : nf.

1.Honte ressentie par un solférinien quand une “oeuvre” a connotation pornographique exposée dans la rue a été simplement dégonflée.

2. Honte ressentie par les gens ordinaire quand on expose dans la rue une “oeuvre” a connotation pornographique.

Paul McCarthy

Heu, donc du coup, on peut exposer aussi des phallus finalement – ça ne parle pas à un enfant non plus…

Paul McCarthy

Paul McCarthy

LI-BER-TÉ : nf, seul principe du solférinisme du début du XXIe siècle.

Paul McCarthy

1. Ben si, les gens en fait… CQFD.

2. Heu, madame Hidalgo, que l’artiste soit libre de créer, c’est bien normal, mais l’art contemporain, il y a des musées pour ça ! Il existe AUSSI la liberté de ne pas se faire agresser dans la rue par des “oeuvres” à connotation pornographiques quand on n’a rien demandé…

 

Ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas, comme on voudrait grotesquement nous le faire croire, un problème “Droite/Réac/Catho/Intégrisme/Heuressombresdenotrehistoire vs. Progressistes/Gauche/Liberté/Futurradieuduparadissocialiste” mais bien un sujet “Néolibéralisme / Libertarisme vs. Common Decency orwelienne”, la preuve, un renfort éloquent :

Paul McCarthy

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Paul McCarthy

Ancien Resp des études de DDVillepin :

Paul McCarthy

Paul McCarthyaa

Les chiens de garde sont là aussi, bien entendu :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(N.B. journaliste à France Culture)

Slate :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Bah oui, vous jugez indécent un plug place Vendôme, c’est donc ÉVIDEMMENT que vous êtes un soutien du Front National et un fasciste (ils s’étonnent qu’ils montent après le FN avec ces conneries…)

Paul McCarthy

Au fil de Twitter sur #PlugGate :

Paul McCarthy 

Paul McCarthy 

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Bref, le plug anal, nouveau symbole du solférinisme néolibéral…

Paul McCarthy

On a même vu Eolas, d’habitude mieux inspiré :

Paul McCarthy

(Faut se rassurer : c’est comme moi, ils ne savaient pas, mais du coup, ils ont compris, pour ça, et aussi pour le degré élevé de foutage de leur gueule surtout…)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Alors lisons ce lien sur ce billet du figaroVox :

FigaroVox: Une oeuvre gonflable de 24m de haut a été installée place Vendôme par l’artiste Paul McCarthy. Elle représente un arbre vert stylisé, mais a suscité quolibets et condamnations sur les réseaux sociaux, beaucoup la comparant à un «plug anal». Que pensez-vous de cette sculpture? Pourquoi pensez-vous que cet artiste ait été choisi?

Jean-Louis HAROUEL: Je pense que c’est une bouffonnerie. Je ne prononcerai même pas le nom de l’intéressé, car c’est lui faire de la publicité. Je l’appellerai «le Monsieur qui pollue la place Vendôme». Il souhaite que l’on parle beaucoup de lui et que cela lui rapporte beaucoup d’argent. Ceux qui réagissent à son œuvre rentrent dans son jeu. C’est un bouffon. […]

D’ailleurs, de manière générale, les prétendus «artistes contemporains» sont des bouffons interchangeables, auteurs de bouffonneries interchangeables. Ceci pour une raison très simple: il n’y a en réalité pas d’œuvre, pas d’art. L’art contemporain repose sur deux dogmes: le remplacement de l’art par l’artiste sacralisé ; le remplacement de l’œuvre par n’importe quoi. On devrait parler de non-art contemporain (NAC).

Depuis la cuvette d’urinoir présentée par Duchamp comme «sculpture» voici un siècle, n’importe quoi peut servir d’œuvre. On prétend que derrière cela se cache une idée géniale, une pensée prodigieuse, que ces soi-disant artistes communiquent avec l’âme du monde, le sacré, nous disent quelque chose de l’être, de la vie. Le directeur du Musée d’art moderne, Jean de Loisy, place le rapport au prétendu «art contemporain» dans le registre de la foi. Si vous l’avez, vous comprendrez la «sculpture» de Duchamp. Dans le cas contraire, vous n’y verrez qu’un urinoir, et ne pourrez jamais comprendre. Tout comme pour l’hostie, avec la foi, on assisterait à une transsubstantiation de la chose présentée, qui ouvrirait la voie vers quelque chose de supérieur, de mystérieux: à «un monde nouveau». La bouffonnerie du NAC possède une dimension religieuse sécularisée. […]

On veut légitimer le non-art contemporain en essayant de le mettre au même niveau que le grand art du passé. La confrontation repose sur le postulat d’un dialogue entre le prétendu «artiste contemporain» et les grands artistes de jadis. Or il n’y a aucun dialogue possible, mais une lamentable pollution des grands lieux du patrimoine artistique et historique. Tout cela cache une logique mercantile. Une invitation à Versailles, au Louvre ou place Vendôme constitue un grand coup d’accélérateur dans une carrière. Cela fait exploser la cote du bénéficiaire C’est tout ce qui compte. […]

Cette pollution des hauts lieux classiques profite à l’étroite classe mondiale des milliardaires incultes qui investissent dans les inepties de ces soi-disant «artistes». Ils ont tout intérêt à ce que les prix s’envolent, pour pouvoir revendre avec bénéfice les «œuvres» qu’ils détiennent. […]

Toutefois, je conseillerais aux internautes de condamner le principe même de l’installation de bouffonneries à côté de chefs d’œuvre, plutôt que l’objet en lui-même. Chercher à savoir ce qu’il peut évoquer, c’est rentrer dans le jeu de l’installateur, qui a tout à gagner à un maximum de scandale. […]

Cet événement, toutefois, soulève un problème plus grave: le détournement de l’idée d’art, qui de ce fait ne veut plus rien dire. On humilie l’art véritable en l’obligeant systématiquement à cohabiter avec le n’importe quoi du prétendu «art contemporain». Celui-ci, je le répète, n’est qu’une bouffonnerie prétentieuse et de nature spéculative. Cette perte du sens de l’art est symptomatique d’une crise profonde de la société et de la civilisation.

Lire en entier sur le site du FigaroVox

Hmmm, c’est donc ça être réac ????? Un autre alors, encore :

BAUDRILLARD: LA CONJURATION DES IMBECILES (extraits)

Toute la duplicité de l’art contemporain est là : revendiquer la nullité, l’insignifiance, le non-sens, viser la nullité alors qu’on est déjà nul. Viser le non-sens alors qu’on est déjà insignifiant. Prétendre à la superficialité en des termes superficiels. Or la nullité est une qualité secrète qui ne saurait être revendiquée par n’importe qui.

Or la majeure partie de l’art contemporain s’emploie exactement à cela : à s’approprier la banalité, le déchet, la médiocrité comme valeur et comme idéologie. Dans ces innombrables installations, performances, il n’y a qu’un jeu de compromis avec l’état des choses, en même temps qu’avec toutes les formes passées de l’histoire de l’art. Un aveu d’inoriginalité, de banalité et de nullités, érigées en valeur, voire en jouissance esthétique perverse.

L’autre versant de cette duplicité, c’est, par le bluff à la nullité, de forcer les gens, a contrario, à donner de l’importance et du crédit à tout cela, sous le prétexte qu’il n’est pas possible que ce soit aussi nul, et que ça doit cacher quelque chose. L’art contemporain joue de cette incertitude, de l’impossibilité d’un jugement de valeur esthétique fondé, et spécule sur la culpabilité de ceux qui n’y comprennent rien, ceux qui n’ont pas compris qu’il n’avait rien à comprendre. Là aussi, délit d’initié. Mais au fond, on peut penser aussi que ces gens, que l’art tient en respect, ont tout compris, puisqu’ils témoignent, par leur stupéfaction même, d’une intelligence intuitive : celle d’être victimes d’un abus de pouvoir, qu’on leur cache les règles du jeu et qu’on leur fait un enfant dans le dos.

Dépouillée de toute énergie politique, la gauche est devenue une pure juridiction morale, incarnation des valeurs universelles, championne du règne de la Vertu et tenancière des valeurs muséales du Bien et du Vrai, juridiction qui peut demander des comptes à tout le monde sans avoir à en rendre à personne.( Baudrillard)

Paul McCarthy est un des 10 artistes d’art contemporains vivants les plus cotés. Cette sublime oeuvre :

Paul McCarthy

a été vendue 4 562 500 $ en 2011 !

“L’artiste”

Alors qu’apprend-on sur cet “artiste” ?

“Today McCarthy is considered one of the most influential living American artists.” (Source)

“Known for his transgressive performance art pieces that often challenge social conventions, Paul McCarthy is undoubtedly one of the main figures in the West Coast contemporary art scene” (Source)

“Hauser & Wirth announced today that it will devote its entire spring program in New York City to Paul McCarthy, one of America’s most challenging and influential artists” (Source)

“PAUL MCCARTHY HAS long been a legendary figure in contemporary art.” (Source)

“À l’occasion de sa réouverture, la Monnaie de Paris présente Chocolate Factory, une exposition de Paul McCarthy qui s’installe dans les nouveaux espaces d’exposition rénovés de la Monnaie de Paris, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de programmation d’art contemporain. Figure majeure de la scène artistique internationale et source d’inspiration pour de nombreux artistes, toutes générations confondues, Paul McCarthy insuffle l’énergie et la capacité de réinvention permanente, propre à Los Angeles, dans cette première exposition personnelle d’envergure dans une institution français” (Source)

Il est bien sûr exposé par François Pinault

Au fait, voici un autoportrait de “l’artiste” :

Paul McCarthy

Alors pour finir, et pour que chacun se fasse son idée sur cette affaire sans importance, mais éloquente, voici l’essentiel de l’oeuvre de “l’artiste” :

ATTENTION, expo Paul McCarthy réservée à un public averti – comme à chaque fois…

Paul McCarthy

 

 

 

 

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(Il a même inventé la BarbKen !)

Il a un truc avec le père Noël :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(Oui, c’est bien un père Noël avec un autre plug anal, c’est récurrent chez lui)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(Titre de l’Oeuvre : BLACK PLUG, BUTT PLUG, 2007 – il n’y a que pour les types de Libé pour qui l’obsession de “l’artiste” n’est pas visible…)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(L’expo s’apelle bien Shit Plug !!!))

Voici un original en sex-shop pour info :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(oui oui, c’est bien une oeuvre, pas une illustration du billet)

Paul McCarthy

(Michael, on ne t’oublie pas…)

GROS GROS “travail” sur Blanche Neige et les 7 nains :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Saluons son exposition WS (Blanche Neige) à Los Angeles, classée X :

Paul McCarthy

(“One of the videos features a prolonged scene of Snow White fellating a camera mic.)

(Blanche Neige en pleine fellation sur le micro de la caméra)

Paul McCarthy

(An image from one of the videos on display.Credit Suzanne DeChillo/The New York Times)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(Oups, l’acteur a oublié un truc…)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Un mémorable film, tout en finesse :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

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Paul McCarthy

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Quel plus beau résumé de son oeuvre :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Encore mieux vu du ciel :

Paul McCarthy

Bref :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

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Paul McCarthy

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Paul McCarthy

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Paul McCarthy

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Paul McCarthy

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Relecture de Pinocchio :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

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Paul McCarthy

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Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(mais oui, t’es mignon…)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

(eh oui ma cocotte, il se fout de ta gueule à un point que tu n’imagines même pas – ça me fait de la peine…)

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

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Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

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(ce n’est pas “l’art” qu’il faut chasser, en effet…)

P.S. : mon conseil à Hidalgo : prochain challenge, plein de pénis en plastique sur les Champs-Elysées maintenant….

P.P.S. “L’artiste en vidéo” :

La vision des Inconnus – qui n’a pas pris une ride :

Allez, courage, plus que 2 ans et demi (avant encore pire ?) !

Paul McCarthy

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Ben si, c’était un Sapin finalement… :

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Paul McCarthy

Épilogue dans ce billet :

372 réponses à [Néolibéraux vs. Common Decency] “L’affaire” du Godemiché place Vendôme (+ Expo rien que pour vous, +18)

  1. Rd Le 19 octobre 2014 à 04h43
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    Sur “l’art contemporien” comme dirait Franck Lepage on peut notamment écouter ceci :
    https://www.youtube.com/watch?v=l8qQ5piQYYg “Trois réacs à la FIAC”, les tribulations de Giv Anquetil et Daniel Mermet, avec Franck Lepage (donc plutôt anarchisme libertaire et ultra-gauche anticapitaliste que manif pour tous) à la FIAC l’an dernier.

    Je ne connais pas les positions politiques et idéologiques de Mr Jean-Louis HAROUEL, reste est de constater qu’on retrouve son argumentaire parfaitement chez les anticapitalistes à propos de l’art contemporain, qui n’est plus qu’une machine à cash et à défiscalisation pour les milliardaires, légitimé par l’autorité de l’État et son fameux “ministère de la Culture” (avec un C majuscule hein), remplaçant la subversion par de la transgression, et permettant de s’offrir de la “liberté d’expression” – preuve qu’on n’est pas en dictature – à bon compte, mais avec l’avantage de ne pas gêner le pouvoir en place.

    Cette dérive qui date des années 60, financée entre autres par la CIA, pour ramener les intellectuels susceptibles de sympathie pour le communisme du bon coté de la barrière (non, ce n’est pas un délire complotiste -ou en tout cas ça ne l’est plus depuis l;ouverture des archives de la CIA -, au besoin se repasser le reportage d’Arte sur le sujet https://www.youtube.com/watch?v=58QTcf_mFag), avec les soutient bienveillant de la droite (Malraux) comme de la gauche (Lang ou SuperMalraux) – mais dans les deux cas, le “vrai” ministre de la culture étant Émile Biasini (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Biasini), ancien gouverneur du Tchad (du temps où Mitterrand était ministre des colonies…).

    Au passage, la petite histoire du ministère de la culture qui devait initialement être un ministère de l’éducation populaire http://youtu.be/3VOaa19xEXQ?t=1h25m50s


    • Papagateau Le 19 octobre 2014 à 15h17
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      Dans la vidéo ironiquement appelée “Trois réacs à la FIAC”, je n’ai pas tout de suite compris assertion “l’art sert les idées du pouvoir”.
      Puis j’ai compris que le pouvoir politique n’était plus chez les politiciens qui ne sont que les marionnettes des spéculateurs et des donneurs d’ordre.

      L’art contemporain a pour but de célébrer le gars qui s’enrichit scandaleusement pour “une bonne idée” sans aucun travail, sinon le travail du sous-traitants chargé de réaliser l’œuvre selon les plans transmis. Par exemple faire la structure gonflable selon les esquisses (shit plug de 10 mètres de haut).
      Les sous-traitants travaillent, l’artiste décide. Et il encaisse immensément, car il le mérite.


      • Citoyen Le 19 octobre 2014 à 17h02
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        Pur produit du puritanisme USA. + Business pipi-caca pour ados prépubères aux hormones obsédées.
        A 13 ans, ça fait rire.
        Provocateur de parents puritains, ça marche un temps.

        De là à crever le truc géant en plastic vert (pas beau, selon les goûts et les couleurs…), y a un pas …
        L’esthétisme est affaire personnelle, comme l’identité..

        Business et donneurs d’ordres.

        Le prix des ‘oeuvres’ de ce fabriquant de plastic(ine) en gros, dit tout.
        Il faut avoir été à Los Angeles pour ne pas s’étonner… là-bas (Laguna Beach entre autres) on y vend des toiles gribouillées.. vides de sens, de messages, de tout.. que l’on projette dans l’hystérie et le surfait typique du négoce et du narcisse maladif
        L’important,c’est le business…

        Spéculation, j’écris ton nom.. (faut bien fabriquer l’argent ex-nihilo, recycler l’argent du paradis fiscal, lessiver le pognon, dans quelques menus objets, diversifier le portefeuille…)

        Bon, ils sont utiles… lors d’inaugurations de galeries où des pétés jouent leur rôle narcissiquement gratifiant et font semblant de s’intéresser à l’ ‘art’ dans la totale générosité décoiffée…à la BHL ….Postures et impostures.

        Y assister, ça permet de boire et bouffer à l’oeil… (parasitons les parasites! Au nom de l’Aaaarrrrt ;-))) ) Soyons aussi gonflés … qu’eux.

        Enfin quelques petites mains auront réalisé ces oeuvres. Un peu de boulot à quelques uns, par les temps qui courent..

        Ah, Olivier m’a grillé.

        J’aurais moi aussi mis la vidéo des Inconnus.. sur l’artiste réfougié de partout…;-)))


        • Nerouiev Le 20 octobre 2014 à 08h57
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          Crever le truc a peut-être en soi une signification toute aussi intellectuelle que l’objet détruit. L’éphémère et la société de consommation et du jetable.


          • kasusbelli Le 20 octobre 2014 à 22h24
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            Tout a fait, il fallait voir la destruction-creatrice de cette “oeuvre, la pulsion d’un fan nihilo-bigbanguiste…L'”artiste” mccarty devrait comprendre !!!….(oui oui, je sors les kleenex pour ne pas en mettre partout…)


    • Christophe Le 19 octobre 2014 à 15h20
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      Magnifique photo du petit gros au chapeau vert …
      Et très belles photos de la culture bobo en train de se dégonfler, un travail symboliste je suppose. Bravo enfin à l’artiste qui a collé trois baffes à l’intéressé Ce dernier doit comprendre que c’est encore de l’Art.
      Action … réaction … le principe du « happening » … non ? !
      Bon j’ai bien rigolé merci pour cet édifiant article
      Christophe


    • gnatos Le 19 octobre 2014 à 18h25
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      Duchamp tirait sa révérence avec ses lavabos et ses urinoirs plâtrés après une brève carrière artistique ou il peignit sa remarquable toile cubiste “nu descendant un escalier ” et qui annonçait à mon avis ,30ans en avance, l’optical art de Vasarely,Cruz Diez ,Agam ,Sotto …..et de ce bon François Morelet toujours bon pied bon œil.
      La provocation et l’humour insolite furent des ficelles publicitaires qu’utilisèrent épisodiquement de bons artistes producteurs d’une oeuvre respectable mais méconnue(voir les cas Buren,Christo,Tingueli,Cesar, Arman,Niki de st Phalle…)
      Desormais,on assiste a un festival d’art immédiat,sans talent ,fait de provocations inspirées de l’air du temps (pornographie ,dérèglements des mœurs ,zoophilie…) et encouragées évidemment par nos nouveaux maitres à penser médiatiques ,gouvernementaux et oligarchiques.
      En commençant par ces oligarques ( Berger,Arnot,Pineau,…qui,tout en détenant un fond artistique solide, s’amusent à lancer et à miser sur des artistes condamnés à l’éphémère et à la surenchère .Dès lors tout ce petit milieu du mercato culturel officiel emboite le pas de ces canulars , relayant avec zèle cette mascarade aux frais du contribuable.
      Mais le plus grave est cette pollution officielle et patentée de l’espace public par l’atteinte aux bonnes mœurs (piss christ au rond point -le préservatif géant et le plug place Vendôme,les femen à Notre Dame (et acquittées)…),en toute impunité,sous le prétexte de la liberté qui justifie l’immunité pénale de l’artiste.
      Il s’agit donc bien de prolonger le travail de sape de notre société par tous les bouts :ligne azur et théorie du genre à l’école, John mac Carthy dans la rue et skyrock en voiture.
      En conclusion désormais ,pour agir en toute impunité, ne vous exprimez pas en temps qu’humoriste ni en qualité d’écrivain ni en qualité d’élu ou en qualité de journaliste ,trouvez un sponsor oligarque et inscrivez vous à la caisse de retraite des artistes.
      ps :Je m’étonne du silence assourdissant des vrais artistes;leurs agents et leurs galeristes doivent les inciter à la prudence…vu le terrorisme intellectuel ambiant.


    • anne jordan Le 20 octobre 2014 à 16h51
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      violence ? dans les réactions de nos élus , il y a tout le mépris pour le peuple , traduit ici :
      http://lagricultureetautreschosesdelavie.over-blog.com/article-gad-l-abattage-des-salaries-124817076.html
      bien mieux que par les réactions outrées de Julliard , Pellerin , etc….


  2. El Mago Le 19 octobre 2014 à 05h00
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    Fleur Pellerin avait deja fait tres fort en legiferant sur le Crowsfunding en faveur de ses maitres (la finance à et non pas en faveur des citoyens … rendant le CF impuissant … bon, là, évidement, on comprend tout : c’était de l’Art législatif ! … j’ai tellement honte d’être Français en ce moment … en plus Entrepreneur … j’ai tout faux … Papa (tu n’es plus là) tu avais raison, j’aurais du rester Fonctionnaire … !! (mais je passe pas le cap !!)


  3. christophe foulon Le 19 octobre 2014 à 05h04
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    Moi j’appelle ça du porno dégueulasse, entre ça et les cours de porno à l’école ces dirigents sont complètement timbrés.


    • arthur78 Le 19 octobre 2014 à 07h31
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      Nous sommes face a une question philosophique, l’art a t’il des limites, tout est il autorisé ? Je n’y répondrais pas. Mais deuxième question , ne pourrait on pas élargir le champ des manifestations citoyennes en se déclarant artiste. Je verrais bien par exemple les agriculteurs bretons allez arroser l’élysée avec du lisier ou Pourquoi ne pas faire des happening pissotières, sur le mur de la mairie de Paris, ou pourquoi pas dans le bureau d’Anne Hidalgo. Les révolutionnaires de 1789 n’étaient ils pas des artistes . La guillotine une expression extrème et sublimée d’exprimer le mécontentement du peuple.

      Autre question qui se pose, ne devrait on pas donner le droit vote uniquement aux gens capables d’apprécier l’art a sa juste valeur.


      • Upwind Le 19 octobre 2014 à 19h27
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        L’art a-t-il des limites ?
        Oui, évidemment, c’est provoquer une émotion esthétique agréable.

        L’art contemporain a-t-il des limites ?
        Justement non,
        L’art contemporain vise à démontrer que tout est possible et défendable.
        Et bien sûr, tend à démontrer que c’est aussi vrai dans la société.
        Si quelqu’un ose dire la vérité (que ce n’est que de la provocation et rien d’autre), il est facile de discréditer cette personne en la traitant de tous les noms d’oiseaux.
        Donc, tout art est défendable.
        Donc toute position intellectuelle est défendable.
        Cela nous amène à pouvoir justifier toute chose qui devrait nous excéder.


        • Nerouiev Le 20 octobre 2014 à 09h09
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          Qui peut expliquer la différence entre le penseur de Rodin par exemple et ce plug-in géant ? De fil en aiguille, la différence entre les sculptures de Rodin ou de Mayol et la Victoire de Samothrace. Ou à défaut de différence, ce qui les unit.
          Nous sommes éduqués pour le passé mais pas pour le présent et l’avenir.


          • Gérard Couvert Le 20 octobre 2014 à 11h41
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            L’Art -et les autres activités humaines- ont leurs impasses, ainsi les maniéristes, ou l’art totalitaire, il faut donc revenir un peu arrière pour reprendre un autre chemin ; mais là cela devient un enjeu de pouvoir : c’est exactement là que nous en sommes avec ces médiartistes … ou avec les apprentis-sorciers du noyaux familial.


    • guillaume Le 19 octobre 2014 à 12h00
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      Le rapporteur public du Conseil d’Etat a rendu un avis très négatif sur le soutien apporté par le ministère de l’Education nationale à La Ligne Azur. (le 15 octobre)

      Des remarques qui concernent le ministre de l’Education nationale de l’époque, Vincent Peillon qui, en janvier 2013, enjoignait les recteurs de lutter contre l’homophobie et de «relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la Ligne Azur, ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou de leur identité sexuelle». (deux des prédécesseurs de Vincent Peillon, Xavier Darcos et Luc Chatel, avaient eux aussi, quand ils étaient à la tête de l’Education nationale, assuré la promotion de la Ligne Azur, et ce dès 2010).

      Le conseil d’Etat fait remarquer:
      «Il incombe au ministre de l’Education nationale de s’assurer, avant le lancement d’une telle campagne, que les éléments d’information qui seront diffusés sont bien conformes (aux) principes (…) de neutralité du service public et de liberté de conscience des élèves». «l’information aux élèves à qui elle est destinée, notamment en fonction de leur âge» doit être «adaptée».

      En outre, les magistrats indiquent que le site «définissait la pédophilie comme une attirance sexuelle pour les enfants sans faire état du caractère pénalement répréhensible.
      Un texte «présentait l’usage de drogues comme susceptible de faire tomber les inhibitions et comme purement associé à des moments festifs sans mentionner l’illégalité de cette pratique», relève le Conseil d’Etat.

      La ligne renvoyait à une brochure, intitulée «Tomber la culotte», qui «incitait à pratiquer l’insémination artificielle selon des modalités interdites par l’article 511-12 du code pénal». Pour le rapporteur, cette brochure “fait l’éloge du sado-masochisme, du libertinage (…) dans des termes que nous ne saurions reprendre dans cette enceinte” (sic). “Comment ne pas comprendre que des parents ou des enfants puissent être choqués?” commente le rapporteur, qui ajoute que “le site internet critiqué prend position sur des sujets de société” comme l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes, ce qui n’est pas compatible avec la neutralité de l’école.

      Il ne passe rien à l’école, bonne exposition de la FIAC à vous…


    • Chris Le 19 octobre 2014 à 12h02
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      C’est aussi ce que j’ai pensé en visionnant ces saletés. Ces gens s’essayent à pervertir profondément nos sociétés, dans le mode auto-destruction !
      J’ai cessé de visiter les galeries d’Arts contemporains depuis une exposition de Niki de Saint Phalle il y a presque 40 ans. Ecoeurée par tant de poubelles.
      Au lieu d’arts contemporains, l’appellation exacte serait plutôt “production décadente”, au moins le public ne serait pas leurré sur le contenu.
      Il conviendrait de récompenser le/les individus qui ont eu le courage civique de dégonfler ce godemiché.


      • V_Parlier Le 19 octobre 2014 à 12h18
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        En tout cas je suis rassuré de voir qu’il n’y a pas besoin d’être un “ultra-conservateur” pour être choqué et indigné par ces impostures pseudo-artistiques qui ne respectent aucune valeur fondamentale, fût-elle commune et laïque.


        • Christophe Le 19 octobre 2014 à 13h14
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          Je vais donc être parmi les seuls qui vont soutenir Mac Carthy.
          Non pas que je connaisse son oeuvre particulièrement, ou l’artitste lui-même..

          1. Sur l’oeuvre et la censure : Je suis plus qu’inquiet que des personnes aient pensé qu’elles avaient le droit, parce qu’elle n’aimaient pas son installation, de l’agresser.
          2. Je rappelle que lors d’une pièce de théatre qui se jouait au TNP, il y a 2 à 3 ans, des ultra-catho avaient agressé non seulement les spectateurs qui avaient assisté aux représentations, mais également l’auteur, le metteur en scène et les acteurs de la pièce.
          3. QUI A LE DROIT DE ME CENSURER si, en tant qu’artiste, je décide de mettre telle ou telle production que je considère comme une oeuvre d’art ?
          4. Lors de la première exposition des peintres impressionistes (dont on est sans doute tous d’accord pour dire que Monet, Manet, Van Gogh, etc… ne son pas des buses ?), les commentaires sur cet art décadent étaient l’immense majorité. La plupart des tenants de l’art classique demandaient la fermeture de cette expo qui était une insulte à l’art… Pensez-y tous, ceux qui aujourd’hui estiment qu’il faut censurer Mac Carthy.
          5. Les oeuvres de Mac Carthy sont pornographiques ? Il y a eu tellement d’oeuvre pornographiques dans l’histoire, et heureusement. Pour le remettre dans son contexte, alors que les fanatiques religieux sont en train de gagner du terrain au US et que le retour à l’ordre moral s’étend à tout le monde occidental, (on a même vu des gendarmes revenir sur les plages pour verbaliser les tout-nus cet été, alors qu’on s’en moquait bien du temps de De Funès), la provocation de Mac Carthy montre, par les réactions violentes qu’elle engendre à quel point il est urgent de s’opposer aux censeurs.
          6. Pour la qualité, je ne suis juge de rien. On verra dans 30, 50 ans, si son oeuvre reste ou pas…


          • 13 Le 19 octobre 2014 à 14h26
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            Je vais prendre le temps de répondre à ton excellente question :

            3 QUI A LE DROIT DE ME CENSURER si, en tant qu’artiste, je décide de mettre telle ou telle production que je considère comme une oeuvre d’art ?

            Réponse :

            Personne, théoriquement, ne devrait avoir le droit de te censuré dans tas démarche artistique.

            Toutefois, une production d’oeuvre d’art est elle forcément faite pour être “imposé” à la vue de tout le publique ? C’est là où la liberté des uns commence à l’où finis celle des autres.

            En tant que amateur d’art, j’aime certaine oeuvre et d’autre pas. De ce point de vu, j’estime, que dans l’espace publique, l’expression artistique devrait, surtout si elle a un potentiel “choquant” ne pas y exister et être réserver à certaine zone où le publique entre en “connaissance de cause”.

            De mon point de vu, je ne suis donc personne pour t’interdire une démarche artistique quelconque, mais, tu n’es pas un artiste, qui peut prendre la liberté de m’agressé avec tes démarches artistiques sans mon consentement dans l’espace publique.

            Le respect va donc dans les deux sens. La liberté des uns est aussi importante que celle des autres.

            C’est un peu, comme quand un voisin fait la fête avec de la musique trop forte, même si celle-ci est agréable et belle, passé 2 heure du matin, même la plus sublime des musiques, passe pour du tapage nocturne désagréable et condamnable.


            • arthur78 Le 19 octobre 2014 à 18h14
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              SI donc la démarche artistique consiste a être transgressif, ne devrait elle pas être transgressive dans son domaine d’action.Ainsi un politique ne devrait il pas être transgressif dans le champ politique. Les journalistes ne devraient ils pas être transgressifs dans le champ journalistique.

              On a l’impression que plus les acteurs sont volontairement impuissants plus ils éprouvent du plaisir à exposer la non impuissance des artistes.

              Messieurs du gouvernement osez dire non à l’EURO et à l’OTAN dans une sublime transgression, faites nous de la politique Porno et pas de la politique Voici.


            • philippe Le 20 octobre 2014 à 01h34
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              Quatre remarques

              1 – A propos de la production de ce Monsieur.

              On est clairement dans le scatologique. Cet (h)ar(d)/tiste m’évoque les images de Salo de Pasolini… Et il s’en prend clairement à l’oeuvre de Disney, ce fleuron de l’industrie hollywodienne.

              Voir le chiffre d’affaire de la société: http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Walt_Disney_Company#Chiffre_d.27affaires_.281970_.C3.A0_1989.29

              Façon de dire que sa production (et son industrie), c’est de la merde ? Oui, sans doute. En revanche, il y a quelque chose que j’ai aimé, c de voir la tête de Bush. ( Bientôt celle Obama ? )
              😉

              Bref, ceci étant posé, c effectivement à réserver pour un public averti. ( à titre personnel, j’ai ressenti de la nausée à regarder ces images. )

              2 – A propos des commentateurs cités ( ceux qui ont pris position en faveur de la liberté de l’artiste )

              +1
              Oui, sur la confusion entre subversion et transgression.

              A propos de subversion, qu’on dit les mêmes vis à vis de Dieudonné ?
              Il serait intéressant de prendre le temps mettre en ligne leurs déclarations en ligne, histoire d’examiner la cohérence des comportements de ces grands esprits.
              😉

              Et puis, à la réflexion, je trouve intéressant de nous présenter un “plug in anal” en guise de sapin de Noël ( surtout sur la place Vendôme, à Paris, en France, en cette période très particulière de crise ).

              A mon goût, il vient juste un peu tôt. Début décembre aurait été mieux. Le rapprochement avec les achats de “Noël” auraient été plus pertinent.

              D’ailleurs, quand on voit ce que traverse la Grèce par exemple… on se dit qu’il aurait fallut le même à Athènes. Idem en Libye ou en Ukraine. Peut être même réfléchir à mettre le “plug in” aux couleurs du pays ?

              En tout cas, devant autant d’insistance ou d’aveuglement vis à vis de la “common decency”, je ne peux pas m’empêcher de me demander si ce n’est pas prémonitoire de ce qui attend notre beau pays ?

              3 – A propos du commentaire de Christophe et de 13

              Je cite la question judicieuse (après avoir corrigé l’orthographe et la syntaxe ):
              Une production (d’oeuvre d’art) est elle forcément faite pour être “imposée” à la vue de tout public ? Là où commence la liberté des uns, s’arrête celle des autres.

              Au risque de détourner l’échange, j’ajouterai: “Que cela soit la publicité pour un “plug in” anal ou celle pour un micro-onde, une publicité est elle forcément faite pour être “imposée” à la vue de tous ?”.

              Poser la question, c’est déjà y répondre. Et considérer le coût de la publicité et jusqu’ou elle s’étale dans nos vies, c’est déjà considérer l’obscène ordinaire du monde dans lequel nous vivons.

              De ce point de vue, on peut considérer la vision dégradée et dégradante de notre société de ce monsieur comme cohérente.

              Et on peut, dans le même mouvement, effectivement considérer qu’elle est profondément malsaine et pervertie, surtout quand on considère le prix de l’oeuvre et les possibilité qu’offrirait cet argent, s’il était utilisé de façon sociale, et constructive.

              4 – Conclusion :

              Le message est passé : En même temps que le nom de ce monsieur, ceux qui l’ignoraient, connaitrons désormais l’existence du “plug in” anal (ainsi que la possibilité de le commander via internet).

              Bref, n’est ce pas De Gaulle qui disait, les français sont des veaux ?
              Peut être, doit on ajouter aujourd’hui, et ils aiment se faire enculer ?
              Surtout si l’on en croit la dérives de l’UE et de la République, les avatars du mariage pour tous, etc… .

              Sauf, à considérer bien sûr qu’il s’adresse aux marchands de la place Vendôme eux même. Mais là, ou irions nous ? 😉

              Ps – Merci pour les quelques liens partagé… et que j’ai trouvé instructifs.


          • 13 Le 19 octobre 2014 à 14h40
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            Encore une excellente question :

            5. Les oeuvres de Mac Carthy sont pornographiques ?

            Je me permet une réponse subjective. D’un point de vu strictement artistique, toute oeuvre est par nature, pornographique, puisque l’artiste met littéralement, à nue, un sentiment, une émotion, un message.

            Donc, oui, même les plus classique des œuvres d’art se trouve être pleine de pornographie visuel, auditive ou olfactive.

            Faut il interdire pour autant la production de cette artiste ? Production que je trouve clairement explicite et avec des références ouvertement sexuel. Je pense que non, mais, toutefois, il faut la limité à un espace “réserver” et au regard de gens “avertis” de ce qu’ils vont voir.

            Que la démarche de cette artiste soit là pour choquer et faire parler de lui, je le comprend, mais, dans ce cas, qu’il ne soit pas étonné des réactions de gens qui se sentent agressé ou dérangé par son travail.


            • Citoyen Le 19 octobre 2014 à 17h13
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              Cachez ce sein que je ne saurais voir…

              Rubens, interdit aux enfants?

              L’art n’est pas provocateur.
              Il est s u b v e r s i f.

              Je ne trouve aucune subversion dans le truc en plastic…simplet à la californienne…
              S’il était subversif, il serait banni. Ni place publique ni musée.


            • olivier69 Le 19 octobre 2014 à 17h58
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              Bonjour citoyen,
              Le lieu choisi ? Public ?
              Portée et objectif :
              ordo ab chao ?
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Subversion
              Cdlt
              ps : Parlons des enfants (structurés naturellement ?)…..


          • V_Parlier Le 19 octobre 2014 à 17h56
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            “QUI A LE DROIT DE ME CENSURER si, en tant qu’artiste, je décide de mettre telle ou telle production que je considère comme une oeuvre d’art ?”

            Toute justice normalement constituée en a le droit à partir du moment où le message publié (sous le nom “d’oeuvre”) contrevient aux lois imposant le respect de la personne humaine, l’inderdiction de la promotion de la pédophilie (dans le cas présent mélangée à la zoophilie) comme ce serait le cas pour n’importe qui. Il n’y a aucune raison que le statut d’artiste ou de prétendu artiste ne constitue un sauf-conduit pour braver la loi qui s’applique à tous.


          • Gotfried Le 19 octobre 2014 à 18h49
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            On est d’accord: les agressions physiques ne peuvent pas être légitimées, elles restent, quelle que puisse être la cause, des délits. Cependant, toute “oeuvre” produite dans l’espace public peut-être la cible de réactions violentes du public, y compris la destruction, surtout si elle se prétend “subversive”.

            C’est en partie une réaction contre l’oeuvre, mais dans le cas présent c’est aussi un message à destination des autorités qui subventionnent et font installer cet art officiel nul à chier. Il est question d’argent public et d’espace public, et face à ça le total vide conceptuel de cette “oeuvre”, sa laideur et son total désintérêt plastique, et l’égo de l’artiste sont tout à fait insignifiants.

            Ceux qui ont le plus de mérite dans l’affaire, parce qu’ils ont fourni le plus gros du travail, c’est la société à qui l’artiste a sous-traité la fabrication de ce machin obscène, et ceux qui l’ont installé et gardienné. S’il n’avait un nom, et surtout une cote (alpha et omega du monde de l’art contemporain, qui n’est qu’une bulle spéculative ultra-capitaliste), ce mec serait probablement en train de subir des examens psychologiques pour déterminer le traitement adéquat à son obsession scatologique incontrôlable.

            Ce deux poids-deux mesures entre la personne normale, dont la valeur dans la société est estimé par sa rentabilité de salarié, et l’artiste, à qui on passe énormément de comportements qui habituellement seraient qualifiés de pathologiques, délictueux, voire criminels, mais ne le sont pas car ses “oeuvres” rapportent un pognon monstre, montre bien le caractère éminemment officiel et le rôle de domination joué par l’art contemporain. Les artistes contemporains sont au mieux des Sonderkommando, au pire des sous-officiers de l’oligarchie.

            Détruire cette “oeuvre” est à mes yeux un acte potache et irrévérencieux (envers le pouvoir), qui n’est pas assimilable à du vandalisme. On ne peut pas parler de censure vis-à-vis de l’artiste, car il n’y a simplement pas de message. Il y a juste un gros dildo vert gonflable place Vendôme. On ne censure pas un ballon: on le crève. Et c’est ce qui s’est passé: un ballon a été crevé place Vendôme. Si Hara-Kiri existait encore, il aurait titré quelque chose du genre. Le blasphème se constitue lorsque l’on commence à donner un prix à ce ballon non pas en tant que ballon, mais en tant qu’ “oeuvre d’art”, car alors on s’attaque à un placement, et ça, c’est mal, m’voyez…

            Cela dit, ça n’ira probablement pas beaucoup plus loin. On trouvera peut-être un bouc émissaire, un “vandale”, la Kulture s’appuyant sur le bras séculier et ses caméras de vidéo-surveillance pour retrouver le profanateur, on lui fera payer ça comme s’il avait cogné une Femen, ou tagué un tetragammadion (mot compte triple, retenez-le pour les cocktails chez l’ambassadeur) sur une sépulture juive -ce qui n’est PAS de l’art, immonde fasciste!-, on accusera l’estrèm-drouat’ et les cathos intégristes (qui sont aussi responsables de la fonte de la banquise et des fermetures éclairs qui se coincent), et par le scandale, la côte du scato de génie montera encore. Des mecs au front graisseux tapoteront le dos de quelques ministres et rédacteurs en chef de leur main jaunie par la fumée âcre de leur barreau de chaise, et tout rentrera dans l’ordre.

            Alors les cris d’orfraie de la “gauche” de la “culture” (qui dans ce cas est complètement indiscernable de la droite de la spéculation, sans les guillemets cette fois-ci), on s’en beurre la raie, et en hommage à l’artiste, on peut même laisser dessus un peu de “chocolat”.


          • Serge Le 19 octobre 2014 à 19h50
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            Fallait bien qu’il y en un qui nous ressorte le coup des impressionnistes !
            C’est depuis devenu le paradigme imbécile : si vous choquez ,c’est que vous êtes un grand artiste .
            Figurez vous que Baudelaire avait déjà dit à Manet:”vous êtes le premier dans la décadence de votre art ”
            Vous n’y connaissez rien ,j’ai déjà répondu par avance cette nuit à votre objection ,car le problème de l’art contemporain n’est pas là ,ni dans la liberté d’expression”,puisque c’est l’art officiel de toutes les autorités et ça se vend la peau des fesses .
            Seulement voilà les commentaires ne sont pas mis dans l’ordre de leurs écriture ,ils sont décalés à cause de la modération,ce qui fausse le débat .


          • harvest02 Le 19 octobre 2014 à 19h51
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            Réponses:
            1- Qui vous dit que ce n’est pas l’ “artiste” qui a agressé les passants ? (les médias vous l’ont dit ? bravo ! “Chacun préfère croire plutôt que juger” Sénèque)
            2- Oui et ? Tous les agresseurs sont donc des ultra-cathos ? Sophisme.
            3- Tout le monde puisque, après tout, chacun pourra prétendre que son œuvre à lui c’est la destruction de la vôtre.
            4- Donc, comme Hitler a été acclamé jadis, tout personne acclamé est un salaud ? ( ah je savais que je réussirais à le placer mon Godwin).
            5- Faux, si DeFunès riait (jaune) des nudistes, ceux-ci étaient autrement pourchassés à cette époque qu’aujourd’hui. Quant au fanatisme, il me semble bien plus du côté de Mc Carthy (décidément ce nom !) et de ses défenseurs zélés, pénétrés d’une “foi” qu’ils ne sauraient expliquer, sauf à en appeler à une “révélation”.
            Et au fait, “tant d’œuvres pornographiques dans l’histoire” ? Citez en une seule, qu’on rigole un coup.


            • Christophe Le 20 octobre 2014 à 09h40
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              Je parle plus de censure que de pornographie, Et la censure c’est entre autre puisque vous y tenez :
              – Gustave Courbet : L’Origine du Monde. Faite en 1866, exposée pour la première fois en 1988

              – Marquis de Sade
              Sade : Oeuvres, tome 1 de Marquis de Sade
              Pour avoir publié les œuvres complètes, J.J Pauvert est condamné à de lourdes amendes (1957). Les livres saisis devront être détruits. (ils iront finalement un peu plus tard à la bibliothèque nationale)

              – “J’irai cracher sur vos tombes” de Boris Vian
              “J’irais cracher sur vos tombes”, signé sous le nom de Vernon Sullivan, parait aux Editions du Scorpion en novembre 1946. Le 7 février 1947, le Parquet ouvre contre J’irai cracher sur vos tombes, son auteur, et son éditeur une information sur plainte du Cartel d’action sociale et morale. L’information s’appuie sur la loi du 29 juillet 1939 relative à la famille française. Le roman sera interdit de publication à partir de 1949. Il faudra attendre 1973 et les éditions Bourgeois pour que le texte soit de nouveau réédité.

              – “Notre-Dame-des-Fleurs” de Jean Genet
              Entre 1942 et 1948, Jean Genet fait paraître, en édition dite ” hors-commerce “, cinq romans (Notre-Dame-des-Fleurs, Miracle de la rose, Pompes funèbres, Querelle de Brest et Journal du voleur) donnés par lui-même et ses proches comme ” impubliables “, vendus clandestinement ou par souscription. Quatre d’entre eux ne comportent même pas de nom d’éditeur. Notre-Dame des fleurs, jugé pornographiques a subi la censure en 1959.

              – La Crucifixion en rose, tome 1 : Sexus de Henry Miller
              Condamné par l’Amérique puritaine pour cause de pornographie, on n’autorisa la sortie en français que d’un second tirage, caviardé, après saisie de la première édition (Editions de la Terre de Feu, 1949).

              – Lolita de Vladimir Nabokov
              Le ministère de l’Intérieur britannique demande à la France de faire interdire le livre, ce qu’elle fait à la fin de 1956. La presse s’indigne. Nabokov rédige alors une défense de son ouvrage, qui est devenu ensuite sa postface. Il y relate l’histoire de sa création et se défend d’avoir voulu composer une histoire scabreuse.

              – “Les sentiers de la gloire” Stanley Kubrick
              Le film est projeté à Munich le 18 septembre 19574. Il est perçu comme une critique directe de l’armée française, par la cruauté des scènes finales et la satire violente des états-majors français. Il reçoit plusieurs récompenses, dont le prix Chevalier de la Barre5.

              Sous la pression et la menace de représailles d’associations d’anciens combattants français et belges, le gouvernement français proteste auprès de la United Artists et le ministère des Affaires étrangères insiste auprès de la Belgique pour qu’il soit déprogrammé6. Mais les autorités françaises ne demandent pas la censure du film. Devant l’ampleur du mouvement contestataire, les producteurs du film décident de ne pas le distribuer. De nombreux pays en Europe, comme la Suisse, refusent également de le diffuser7. C’est dix-huit ans plus tard, en 1975, que le film est finalement projeté en France8.

              Ça vous suffit ou il vous en faut plus ? Parce que les exemples ne manquent pas..


          • olivier69 Le 20 octobre 2014 à 15h15
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            Bonjour Christophe,
            C’est marrant pour une personne qui semble maîtriser un type d’art, vous ne vous souciez pas de l’espace (public) et du temps (de crise) relatifs à la présentation de la production. En fait, vous laissez le sentiment que vous portez davantage d’importance à la vitrine qu’à la production elle même. Croyez-vous qu’elle soit intemporelle et universelle ? N’êtes vous pas victime d’une mode ou d’une idéologie ?  Votre stigmatisation (mise en avant d’une religion plutôt qu’une autre par exemple ?) n’est-elle pas une preuve de votre partialité ? A moins que cette question, ne peut pas vous venir à l’esprit puisque vous aussi, vous avez vu la lumière (comme Mr Julliard) ou Norbert)….
            Ps : je pense que vous êtes au dessus des considérations relatives aux impayés des différents ministères notamment de la culture.
            Passera coût que coût ? Où et qui peut parler alors de tolérance dans ce contexte ? La crise ne touche pas tout le monde … Elle enrichie même certains !
            Cdlt


            • olivier69 Le 21 octobre 2014 à 03h01
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              Néanmoins, je tiens à vous dire que votre attitude est honorable puisque vous avez pris la peine d’argumenter. Et j’espère simplement que vos craintes ne vous feront pas tomber dans l’excès inverse.
              Cdlt


      • RD Le 19 octobre 2014 à 15h08
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        Voilà la contre-attaque :

        http://www.artrenewal.org/


    • pascale Le 19 octobre 2014 à 20h12
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      Le plus inquiétant dans la production de cette idole oligarchique, c’est la connotation pédophile évidente. Je vous renvoie à tout ce qui sort en ce moment en Angleterre en matière de pédocriminalité. Tout se tient.


      • stephp Le 19 octobre 2014 à 21h29
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        Lien svp ?


      • Marie Le 28 octobre 2014 à 08h00
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        Vous avez raison : un certain nombre de productions de Paul MacCarthy ont une inspiration pedopornographique. Ce n’est pas un hasard si l’objet a été dressé en face du ministère de la justice.


    • Fiddish Le 21 octobre 2014 à 10h58
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      Enseignement du porno à l’école, de quoi parlez-vous ?


  4. upwind Le 19 octobre 2014 à 05h04
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    Franck Lepage dit que l’ art contemporain est une démonstration politique de la démocratie via la liberté d’expression.

    Bien sûr, cela ne prouve rien, c’est juste pour faire diversion.

    La part contestataire légitime de l’ art est désactivée grâce à l’ art contemporain ( enfin ce genre de truc ci-dessus).


    • raloul Le 23 octobre 2014 à 08h53
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      Bonjour!

      “La part contestataire légitime de l’ art est désactivée grâce à l’ art contemporain”

      Bravo pour la précision et la concision de la formule, excellent.

      Ces merdes ne jouent que sur la surenchère dans le shocking, c’est une manifestation d’une culture et d’une civilisation décadente. La seule réaction qu’elles peuvent susciter, à part un profond mépris, est celle de vouloir de detruire ces merdes, comme ce fut le cas à Paris (bravo les braves qui avez osé défier l'”ordre établi”!; eh oui, ce vandalisme, bien que critiquable sur un plan moral, est un geste transgressif authentique…).
      Jamais un seul de ces “zartistes” n’inviterait le public à quelque chose de contestataire qui dépasserait la seule destruction des manifestations de leur nombrilisme perverti sur la place publique. Et ils semblent malheureusement bien incapables de créer quoi que ce soit qui puisse frapper le public par le génie de l’oeuvre.

      Tous ces “créateurs” mettent leur supposé talent au service de la surenchère dans la provoc’ débile, quel gâchis et quel dommage… Enfin bon, ils ne font que produire un placement risqué supplémentaire pour ultrariches en manque de culture…

      P.s.: je connais le milieu, pas besoin de me faire la morale…


  5. Incognitototo Le 19 octobre 2014 à 05h12
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    On peut penser (comme je le pense aussi) que cet art-là se fout de nous, c’est une évidence… Cependant pour autant, je ne suis pas d’accord pour cautionner des actes de vandalisme, quel que soit le prétexte, par rapport à un artiste, fût-il un imposteur… Lui dire ce qu’on pense de lui doit suffire… D’autant que ceux qui ont fait ça sont probablement les mêmes qui empêchent des films de se diffuser, ou menacent de mort des caricaturistes, ou qui crient au scandale devant “l’origine du monde”…

    Reste qu’on peut effectivement trouver fort significatif que des politiques cautionnent et défendent ce type “d’art”… comme s’il n’y avait pas d’autres urgences et rien de mieux à promouvoir que d’exposer un plug anal… qui n’est même pas fonctionnel en plus ; parce que ce genre de modèle – dont la base est de même taille ou inférieure à la partie pénétrante – est très inconfortable, et peut même être très dangereux… Les urgences sont pleines d’anecdotes (véridiques !) sur ce type de modèles que leurs utilisateurs n’arrivent plus à retirer 🙂 ; un peu comme nous avec le PS, quoi, et tous les imposteurs de la politique… 🙁
    D’ailleurs, j’ai toujours pensé que ce qui distingue essentiellement la droite de la gauche ; c’est que pour les premiers, ils disent qu’ils vont nous baiser et ils le font ; tandis que pour les seconds ils nous baisent toujours par surprise… et dans les deux cas, jamais un bisou avant… 🙁


    • Casquette Le 19 octobre 2014 à 11h43
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      Je partage votre avis , les réactions outrées et violentes participent activement au gonflage de la bulle spéculative qu’est devenu l’art contemporain , la meilleure des réponses serait d’y répondre de façon artisitique en se foutant de la gueule de tout ce grand cirque.
      Bon après la question est de savoir si cet art “réac” serait reconnu et soutenu par les milliardaires et les institutions publiques mais j’en doute…


      • Seb Le 19 octobre 2014 à 14h06
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        Il est très difficile de caricaturer l’art contemporain tant il se caricature lui même.


        • Casquette Le 19 octobre 2014 à 14h37
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          Je suis certain que la production de Paul McCarthy ne fait pas l’unanimité , y compris dans le monde de l’art contemporain.
          La façon dont la polémique nous est présentée par les médias laisse croire qu’il s’agirait d’un conflit entre les réac de droite et les progressistes de gauche seulement il doit aussi exister une dissidence , des oppositions , des inimitiés…


    • Gérard Couvert Le 19 octobre 2014 à 20h03
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      “vandaliser” c’est détruire sans raison des œuvres de valeur; ici :
      – pas d’œuvre mais une plug gonflé avec un compresseur
      – pas de valeur (autre que vénale et artificielle)
      – de bonnes raisons


      • Incognitototo Le 20 octobre 2014 à 03h07
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        Qui décide de la valeur ? Si c’est vous ou moi, c’est sûr que ça ne vaut rien… cependant, je me méfie encore plus de ceux qui veulent décider pour les autres de ce qui a une valeur ou pas…

        En l’occurrence, dans cette affaire, je pense même que c’est un mauvais calcul de la part des vandales… Il fallait laisser la Mairie continuer à se ridiculiser ; et faire savoir à quel point l’argent public est dépensé pour des conneries… beaucoup plus efficace que de les placer en martyr et défenseur des “libertés” (Sic !!!)…


  6. Upwind Le 19 octobre 2014 à 05h24
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    Franck Lepage dit que l’ art contemporain est une démonstration politique de la démocratie via la liberté d’expression.

    L’ argument est le suivant: Si l’ on peut faire ça dans un pays, c’est donc que nous sommes en démocratie. ( ce qui bien sûr n’est aucunement un preuve).

    Ça permet donc de désactiver la part réellement contestataire et politique de l’ art.
    C’est simplement de la manipulation politique.


    • harvest02 Le 19 octobre 2014 à 20h00
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      Pensez vous que dans la démocratie athénienne, on aurait pu faire “ça” ? Le type aurait juste été pris pour ce qu’il est: un malade mental.
      Si aujourd’hui, la censure empêche qu’on puisse ne serait-ce que critiquer ça, c’est bien qu’ on n’est pas en démocratie. Les dirigeants (politiques,financiers,culturels) imposent l’ exposition de ces “non-œuvres” et le peuple n’a pas son mot à dire.


      • tagadatsointsoin Le 20 octobre 2014 à 17h10
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        Mais y aurait-il place pour un clin d’oeil ironique ? et pour dire quoi d’intelligent ?
        Quelqu’un a-t-il un avis ? – ça m’intéresse.
        Sinon moi aussi j’ai eu la nausée devant ces images bien peu ragoûtantes (euphémisme quand tu nous tiens !). L’idée m’est venue que ce devait être là un malade mental, une obsession pathologique : mais je me méfie d’une preuve aussi subjective !


    • Ras Le 20 octobre 2014 à 12h40
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      L’excuse de la démocratie pour faire n’importe quoi. Qui a voté pour que cette “oeuvre” soit en place public à Paris ? Personne.


  7. bosondehiggs Le 19 octobre 2014 à 05h28
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    si cela ressemble a un plug anal , c’est bien pour signifier à la population : “la finance vous a tous empapaouté “, ce que nous savions déjà , mais pour ceux qui ne le sauraient pas encore , c’est un rappel utile , d’ailleurs qu’il ait été érigé place Vendôme n’est pas anodin : l’oligarchie des riches et de la finance se payent de notre tête. Je pense qu’il pourrait désormais devenir le symbole des banques.


    • arthur78 Le 19 octobre 2014 à 11h12
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      Olivier a intitulé l’article : Godemiché place Vendome en fait c’est Plug place Vendome
      le désir de vulgarisation (du latin vulgus) ne doit pas aller trop loin

      Je lance une innovation : le commentaire sponsorisateur

      Je dédie ce commentaire à l’Agence BNP du 7 place Vendome, vive la finance libre, vive les riches, non aux pauvres, oui a la libre circulation des denrées, oui à l’hyper libéralisme debridé, oui aux faucons de l’empire néo Otanien, non à la république de Donesk, non aux canards boiteux du FDG, vive les zélateurs EPPistes de Andriy Parubiy, la démocratie ne passera pas, oui au sabordage des navires Mistral en baie de St Nazaire, non aux bourses pour les pauvres défavorisés ayant eu la mention très bien au Bac, non au mérite, que les riches se reproduisent entre eux, qu’il n’y ait plus d’ascenseur social, vive le monde dans lequel nous vivons , qu’il soit ETERNEL de toute éternité …


  8. Serge Le 19 octobre 2014 à 06h03
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    La vache !!!
    Vous vous êtes bien amusé à nous concocter tout ça .
    J’en ressort grandi,mon esprit s’est élevé …Je ne sais pas pourquoi . 🙂
    En effet ,l’art “contemporain” depuis Marcel Duchamp ,est non-art infini,déconstruction nihiliste,art du vide ,transgression de la la transgression de la transgression pour “choquer” le bourgeois(si c’est encore possible),scatologie ,obscénité etc…En ce sens ,on peut dire qu’Hitler ,avec ses camps,fut le plus grand et le plus indépassable de ces artistes.A côté,ils jouent “petits bras” …

    Cet “art ” est prisé ,collectionné par les grosses fortunes du nouveau capitalisme ,à l’exemple de Pinault .On appelle ça “le marché de l’art” ,avec ses côtes ,ses traders,ses gourous ,une espèce de bourse parallèle qui permet les placements de capitaux ,les “coups”,la spéculation etc …
    Bref,c’est sûr,on peut croire nos zélites de gôche,cela va dans le sens de l’émancipation et de l’élévation de l’esprit humain .et tout ceux qui ne suivent pas ,sont des sales “réacs” hostiles au “progrès”(sic) .

    Si vous voulez lire entièrement l’article jubilatoire de Baudrillard “le complot de l’art ” ,paru dans Libération en Mai 1996 ,c’est ici :

    http://www.liberation.fr/tribune/1996/05/20/le-complot-de-l-art_170156

    Un livre dont j’aime bien conseiller la lecture,car il fait de façon plus large,la sociologie de “l’artiste”,depuis la révolution .L’artiste”,le “créateur” comme on l’appelle pompeusement désormais ,ayant succédé à la noblesse ,avec tous ses attributs et ses privilèges :
    “L’élite artiste” de Nathalie Heinich (Gallimard )

    http://www2.cndp.fr/magphilo/philo16/elite.htm


  9. Biloutte Le 19 octobre 2014 à 06h10
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    Dans feu la très bonne émission de Daniel Mermet sur France Inter, j’avais entendu une critique très intéressante de l’art moderne.
    Ils expliquaient que ce n’était en fait qu’une façon de gagner de l’argent.
    Le marché de l’art étant la réalisation du plus grand phantasme des capitalistes, créer de l’argent sans ouvriers.
    Je résume bien sûr, mais c’était l’idée générale.
    Leur émission était par ailleurs un reportage sur la FIAC.


    • dvd Le 19 octobre 2014 à 09h23
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      L’art contemporain est surtout une manière très libérale d’optimiser fiscalement des transactions financières. Fabius et bien d’autres prennent soin de maintenir cela…


      • Olposoch Le 19 octobre 2014 à 14h43
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        Et oui, tout cela grâce à l’argent public…
        Le goût des autres, et le pognon de nous-autres…

        Et toute la Nomenklatura du communisme pour les riches se retrouve aux vernissages, sur les plateaux et les lieux d’exception…

        – les élites industrielles et financières qui ont pensé et imposé le système, ont toujours adoré les danseuses et échapper à l’impôt (avec ce qu’il n’a pas versé au pays qui a fait sa fortune, B.A. a pu construire dans le bois de Boulogne un palais-clinique pour rendre des dents aux pauvres).

        – les élites politiques, prenant leurs instructions auprès des lobbies, ou directement, servent les premiers pour ne pas perdre leur strapontin.

        – les élites médiatiques appartiennent aux deux précédent, non compétitifs (sauf 2 journaux bénéficiaires) ils ont besoin de servir l’influence de leurs patrons, et des subventions publiques.

        – les élites sportives et culturelles viennent au milieu pour distraire tout ce petit monde et absorber le trop plein d’argent dégagé…mais…

        PROBLÈME: il y a une petite partie de la culture qui subirait partiellement quelques inconvénients dus au marché libre et concurrentiel de la mondialisation heureuse…
        Il est donc urgent de se battre pour que la culture, et elle seule, soit sortie du Traité Transatlantique…


      • ioniosis Le 19 octobre 2014 à 17h30
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        voir de” l’art ” comptemporain où pas devant une telle idiocratie , demande un effort

        d’imagination jamais égalé sinon par le financement de l’oligarchie !

        à penser que cela fait parti de leurs objectifs de promouvoir la pensée primaire.


        • Olposoch Le 20 octobre 2014 à 12h07
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          Attention quand même à la définition de l’art, qui n’est pas universelle…

          Pour moi l’art est ce qui me touche ou m’interroge, et peut être une vie de travail, une virtuosité, ou une phrase, un concept, une couleur/un son…. les installations peuvent intéresser, distraire les enfants, les adultes, être décoratives, art/pas art à chacun d’ “acheter cette idée” comme on dit sur BFM…

          On a déjà reproché la laideur à Picasso et le foutage de gueule à Wahrol…


  10. Serge Le 19 octobre 2014 à 06h19
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    Citations :
    Léonard de Vinci
    “Certains hommes ne sont que des machines à transformer les aliments en excréments,ils ne sont que des machines à déjection”

    Voici comment Bach définissait la musique :
    “Si on ne tient pas compte du but réel de la musique,alors il ne s’agit plus que de nasillements et beuglements diaboliques;le but de la musique devant n’être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes ”
    (Si on n’est pas croyant ,à mon sens,on peut prendre “Dieu ” au sens de la grande architecture de l’univers).
    Pauvre Bach ,que j’écoute quasi quotidiennement,il n’a rien compris au N’Art !


    • Citoyen Le 19 octobre 2014 à 17h41
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      Ma prochaine oeuvre d’Art, c’est une côte de porc GÉANTE en plasticine colorée

      (Ceci est véridique, artiste précoce et incompris, je l’ai réalisée quand j’avais 8 ans.
      Je gigantisais les petits objets courants et je miniaturisais les maisons, les objets trop grands. Non mais)

      Downsize et Supersize me. Un peu comme dans le capitalisme où l’on gigantise certains aux dépens de nombreux autres (masures miniatures contre gigantesque bouffe pour d’autres)

      Tout est là. McDo culture.
      L’art du…plastic a remplacé l’art plastique.

      Des sponsors? (C’est la crise pour tous).


    • odjo Le 20 octobre 2014 à 00h42
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      Serait-on tous des con’nAr t?


  11. ricard'eau Le 19 octobre 2014 à 06h27
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    quel honte, c’est horrible j’ai meme pas pu tout regarder tellemeng c’est degeulasse!


  12. ZYLO Le 19 octobre 2014 à 06h40
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    Franchement je vous trouve ingrats.
    Pour une fois qu’on est prévenus !
    Là au moins, on sait qu’on l’aura tous dans le c*l…..
    😀


  13. med Le 19 octobre 2014 à 06h56
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    Appeler ça de l’art, mon dieu !!

    Quand on expose un tas de merde, appeler ça de l’ art avec le plus sérieux de monde. C’est que la décadence a gagner la société…


  14. ZYLO Le 19 octobre 2014 à 07h03
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    Plus sérieusement, je ne suis pas un expert en défiscalisation, mais j’ai entendu dire que les ventes aux enchères d’oeuvres d’art étaient un instrument commode pour ramener en France des fonds détenus par des holdings à l’étranger moyennant une taxation minimale. Dans cette perspective, le fait que nos milliardaires locaux détiennent les 2 entreprises de vente aux enchères ne semble plus une coïncidence….
    Le plus beau est que les oligarques étrangers se sont aussi pris au jeu, et ils achètent desormais les “oeuvres d’art” mises en vente par nos milliardaires locaux, qui du coup n’ont même plus besoin de taper dans leurs fonds étrangers.
    Si un fiscaliste dans l’assemblée pouvait infirmer ou confirmer !


    • anne jordan Le 19 octobre 2014 à 19h28
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      @zylo , en plein dans le mille !
      cqfd…
      à propos d’églises , venez faire un tour dans les petites chapelles de Centre Bretagne ( je vous organise un porno tour , gratos ! ) vous y verrez des scènes scabreuses , des culs et des nichons , en quantité , mais .. toujours drôles , irrévérencieuses , jamais dégueulasses , comme ces images de zoophilie associées à l’enfance .
      pas tout mélanger , svp !


      • Gérard Couvert Le 19 octobre 2014 à 19h48
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        Il y en a dans toutes les régions du sud de l’Europe, mais c’est une bretonne qui parle de sa Bretagne …


  15. DUGUESGLIN Le 19 octobre 2014 à 07h03
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    Il n’y a pas de doute on est dans la m–de. Je ne sais pas si en plus il a prévu l’odeur.
    Grâce à cet “artiste” je me découvre réac.
    Je préfère ça plutôt que de devoir participer et encore moins y plonger.
    J’ai osé dépasser le stade anal et en tant que réac je suis un imbécile rétrograde qui veut rester sain d’esprit. Une espèce de prétentieux rétrograde, véritable insulte au progrès de l’humanité.
    Mais si de surcroît, après m’avoir traité de réac, on me traite de “trou du cul”, je serai en quelque sorte réhabilité.
    Je garde un bon espoir.


    • DUGUESGLIN Le 19 octobre 2014 à 07h14
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      J’ajoute que je refuse qu’en tant que “trou du cul”, on ne m’aime que pour lui. Je refuse d’être un homme objet qui n’attire le regard que grâce à cet avantage exceptionnel de la nature. Je veux aussi qu’on m’aime pour mon âme et mes sentiments.


  16. Serge Le 19 octobre 2014 à 07h12
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    On va me rétorquer:”oui mais vous savez ,auparavant ,il y a eu le massacre des innocents dans la bible…le panneau de “l’enfer” du triptyque du Prado de Bosch…Léonard de Vinci le peintre platonicien qui s’intéressait à tout ,au mouvement au passage des choses(sfumato) ,a aussi dessiné des figures grotesques et difformes…les scènes de cannibalisme,les sabbats de “la quinta del sordo” ,les scènes de guerres de Goya…le réalisme de “la naissance du monde” ,commande faite par un érotomane turc à Courbet etc etc …Je sais tout cela,dans une autre vie,je fus agrégé d’arts “plastoches” .
    Mais quand l’art abordait “l’accident “,l’horreur ,la cruauté ,la folie ,le crime,etc ..c’était pour en souligner la singularité ,par pour les ériger en norme ,ou en relativisme nihiliste .
    Voir aussi ce que Onfray dit ce Sade .A ce propos,j’ai eu l’occasion de visionner le film de Pasolini “Salo ou les 10 jours de sodome”,j’en suis sorti très mal à l’aise .Je pense que c’était le but de Pasolini: ne pas permettre l’identification du spectateur,et encore moins la sublimation .


    • hugues Le 19 octobre 2014 à 14h13
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      le problème est l’utilisation d’un lieu public et d’un lieu symbolique d’une civilisation. Qui permet cela ? c’estle fond du problème. Qu’un ” artiste ” ou ” poubellier” délire , pourquoi pas mais pas dans mon jardin.


      • tagadatsointsoin Le 20 octobre 2014 à 17h34
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        Tout à fait d’accord. c’est l’écart de conception artistique entre
        1- le cadre (ie. la place Vendôme, son espace, le rythme de ses façades et de ses “croisées” d’une certaine époque dont nous sommes très admiratifs, et à laquelle nous sommes très attachés quoiqu’on en pense)
        2- et l'”oeuvre” (pornographique et en plastique, matériau bien peu noble mais caractéristique de l’actuelle ou toute récente époque) qui reste le plus choquant : aurait-on la même réaction si “l’oeuvre” avait été exposée ni là, ni “dans mon jardin” mais plutôt quelque part dans un terrain vague du neuf-trois ou du trois-neuf ? J’ignore tout du premier (le neuf-trois), et j’aime beaucoup le second (le 39) mais pour moi, c’est bien là le plus problématique ; le reste au fond, je m’en fiche ; nous ne sommes pas sur la même planète c’est tout, et si c’est ça qui l’intéresse, l’Artisse, grand bien lui fasse mais au moins qu’il ne fasse pas n’importe où !


  17. lechanu Le 19 octobre 2014 à 07h27
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    Moi ça me fait marrer .
    Le type fait des bouses infâmes , il les vend des millions à des types dont l’unique but dans la vie et d’accumuler du fric ( plaisir scatologique s’il en est ) , il fait pontifier nos hilarantes baudruches dites socialistes : enfants illégitimes du grand Djack L .
    Je ne saurais affirmer avec certitude ce qu’est l’art , et quel est son rôle , mais je pense pouvoir reconnaître le foutage de gueule quand je le rencontre : )


  18. Joanna Le 19 octobre 2014 à 07h30
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    Ma première pensée est de dire mon admiration à l’auteur de ce site qui, quel que soit le sujet, est bien le seul, à ma connaissance, à aller au fond des choses et ramener à la surface tout ce qu’on s’évertue à nous cacher.

    L’objet traité n’est bien évidemment pas pour moi de l’art, même pas du « cochon ». Et le mot de « pornographie » me semble mal fondé car elle ne donne pas à voir que des choses obscènes et profondément abjectes. C’est pour moi l’un des derniers sous-produits satanistes de la dégénérescence actuelle de notre société (il y en a d’autres …), qui glorifie ceux qui auraient été en d’autres temps, ou seraient en d’autres lieux, sans doute soignés pour leur bien et celui des populations honnêtes.

    Deux noms me viennent à l’esprit : celui du regretté Glenmor qui aurait pu trouver « matière » pour un nouveau couplet de son « Sodome » ou encore celui de J. Lang qui curieusement ne semble pas s’être exprimé sur ce sacré génie de McCarthy et qui pourrait dire quelque chose comme « McCarthy m’habite, quel bel homme ! ».

    A noter que ce récent « évènement » est déjà reporté sur wikipedia (et McCarthy qualifie bien son « Tree » de plug anal) qui annonce le prochain happening :

    « le journal Libération précise que, le 24 octobre, la Monnaie de Paris présentera une exposition « sadico-anale » de Paul McCarthy, intitulée « Chocolate Factory » (« usine à chocolats »), titre qui « fleure déjà bon », selon ce journal ».

    La Monnaie de Paris … nouveau temple de la scatologie !


    • Caramba! Le 19 octobre 2014 à 12h02
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      @ Joanna,

      Euhhhhhhhhhhhhhh, y aura Porochenko dans l’oeuvre d’art?
      🙂


      • Joanna Le 19 octobre 2014 à 13h49
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        Bien vu ! Alors comme sponsor … qui sait ?

        “Tout est dans tout et réciproquement ” comme disait Pierre Dac

        Finalement j’ai compris pourquoi ils font ça à la Monnaie de Paris :
        le lieu tout indiqué pour y couler un bronze !


        • Citoyen Le 19 octobre 2014 à 17h26
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          L’hôpital se fout de la charité, pas la Monnaie…
          Bien pour ceux qui sont atteint de coliques chroniques.

          Le plug anal, ce bouche-trou de l’art.


  19. Frédéric Le 19 octobre 2014 à 07h58
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    Bonjour,
    Au dela de la polemique sur l esthetisme de cet objet, on passe un peu vite sur le fait qu il est erige dans la rue. La rue : un espace public, un espace commun, frequente par des adultes, des enfants, des personnes agees.
    il y a bien 25 ans de ca c etait la mode du minitel rose. On voyait fleurir sur les murs des affiches imposantes sur lesquelles seins enormes ef fesses rebondies vous sautaient au visage. J avais 22 ans, je n etais ni catho ni coince. Mais j etais gene de voir que la liberation des moeurs (a laquelle j etais favorable) imposait ces visuels a des categories de population qui, elles, pouvaient etre choquees.
    L espace public est un lieu ou s affichent des moeurs : port du voile, ou a l inverse tenues tres denudees. Affichage delibere des preferences sexuelles, attitudes “provocatrices” ou comportement “a l ancienne” avec papy et mamie qui deambulent simplement bras dessus bras dessous?
    Personnellement, ma preference ne va nulle part, ou plutot elle va dans le sens d un “vivre ensemble” dans cet espace commun qu est la rue. Ce qui exclut, selon moi, certaines manifestations tendant a fracturer ce “vivre ensemble” plutot qu a en prendre soin. Trois exemples me viennent a l esprit rien qu en 10 jours d actualite, mais je vais m arreter la avant de passer pour un vieux reac!
    PS : je suggere a tous les socialistes indignes d imposer l affichage public de l oeuvre montrant le garconnet invite par son pere a s accoupler avec une chevre dans tous les villages de france. La diffusion de l art ne devrait en aucun cas etre reservee a l elite economique frequentant la place vendome.


  20. jp Le 19 octobre 2014 à 07h59
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    c’est immonde, heureusement que j’ai réussi à descendre la roulette de la souris assez vite pour ne pas voir grand-chose ouf. Je suis devenue réac aussi ?
    faut vraiment être gravement taré pour penser à faire des trucs pareils non ?


    • guillaume Le 19 octobre 2014 à 12h19
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      Y’a dix siècle on l’aurait brulé pour sorcellerie, y’a un siècle on l’aurait enfermé dans un asile, aujourd’hui il est au Louvre…


  21. Julian Le 19 octobre 2014 à 08h01
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    ” Il existe une sorte d’homme toujours en avance sur ses excréments”.

    René Char. Feuillets d’Hypnos . 1946.


  22. Norbert Le 19 octobre 2014 à 08h17
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    Comment dire ?

    Nous sommes bien en présence d’une expression. Comme toutes tentatives d’expression il y a un message que l’on perçoit, ou pas. Et le “ou pas”, dans le sujet qui nous con-cerne ici, est le second degré de l’expression.

    Le glauque, en parfaite opposition à la morale, porté en étendard de la liberté de conscience, ou science est pervertie par l’usage, consensuellement, nous est révélé comme inhérent à l’être lorsqu’il ne perçoit plus la liberté comme un choix parmis les contraintes.

    Il y a d’un côté le sérieux, l’important, la responsabilité, la gravité, qui se résume à une difficulté d’être. Gauche, droite, croyant, insouciant, autant de choix d’existence qui font de nous des produits. Mais de l’autre se trouverait “l’insoutenable légèreté de l’être”. Le corrolaire de l’un et de l’autre n’est qu’une représentation du “soi” en presence du regard des autres.

    Comment être soi “même” alors que nous tendons à être des “mèmes” ?

    Être provocateur ou reactionnaire sont les deux faces d’une même idée; être et le revendiquer.

    Ainsi, dans une parfaite inconscience de cela, la masse “Pop”, de populaire, se laisse mener à l’usine pour reproduire le commun qu’elle consommera jusqu’à l’overdose, parce qu’en manque viscéral de “tripe”.

    Le sérieux, la gravité, le réel, c’est la dette, les déficits, l’incapacité à financer un mieux etre “social”. L’insouciance, elle, exploite un potentiel latent, une source intarissable comme cette energie solaire dont on ne prend conscience que pour nous activer en labeur contraint, avant de ceder, quotidiennement, à l’obscur qui laisse présager d’une fin potentielle.

    Lire ici les nouvelles “pathétiques” du monde engage un sacrifice qui a un coût réel. Mais qu’y gagnons nous sinon qu’une vaine espérance et une grande déprime ? Tandis que s’en dissocier permet de rejoindre le grand ensemble de ceux, qui festoyant, diront en coeur : “inutile de vouloir refaire le monde, il est ce qu’il est. Il faut être constructif !”

    Sans aller jusqu’à dire que les oeuvres présentées ici sont expression artistique, elles n’en sont pas moins l’expression d’un état réel de notre conscience collective occidentale. Nul ne peut s’en dissocier s’en devoir abandonner l’ensemble du système dans lequel nous sommes empêtrés, acteurs et spectateur de ce cirque moderne.

    La liberté est un mythe. Nos actes ont des conséquences. L’humanité est la somme de ceux ci. Mais qui a dit que l’humanité était ceci ou cela ? Les censeurs ?

    Ce sujet a sa place ici, bien plus grande que d’autres sujets précédemment traités. Comment ce peut il que le système dégage des sommes folles et défraye la chronique sur de telles expressions, qu’importe leurs qualificatifs, alors que d’autres sujets, au mieux soient ignorés, au pire démenti, reniés ou illégitimés ?

    Le système fait feu de tous bois, et le bois c’est nous. A chacun de prendre conscience de qu’elle manière il alimente le système et comment s’en dissocier. S’y opposer, le combatre, c’est certainement souffler sur les braises, comme le démontre les tweets “socialisant” de tête de “p”onts du pouvoir en place.


    • Norbert Le 19 octobre 2014 à 09h31
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      Plus d’une heure après publication mon commentaire est encore en modération. Hum…


      • Olivier Berruyer Le 19 octobre 2014 à 09h37
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        Incroyable en effet, surtout un dimanche à 8h30….

        Ecrivez-moi, on vous remboursera l’abonnment mensuel au blog…


        • Norbert Le 19 octobre 2014 à 11h26
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          Excellent !

          Mais avant toutes autres choses, bien le bonjour dominical, Olivier.

          Lorsque j’ai posté mon commentaire il y avait moins d’une douzaine de reponses. Article publié avant 5 heures puisque le premier commentaire, au moment ou j’écris, est horodaté à 4h43. Il y en a au meme moment 25 ! La différence étant donc coincée dans les tuyaux… que je n’ai su lire.

          D’une, vous semblez être “victime” de votre succès. De deux, publier un article clivant, de nuit, le veille d’un DIMANCHE, alors que “moderer” vous sera “laborieux”, n’est ce pas ôter la pertinance d’un éventuel débat entre commentateur ?

          A moins que le débat soit pas le but visé. Devons nous nous satisfaire de l’avis de tel ou tel site, de tel ou tel tribun, dans diverses tribunes ou le commentaire n’est utile qu’à une mesure d’audience ? A moins que cela serve de thermomètre. Une prise de température de l’opinion populaire.

          Quand à être remboursé de mon abonnement, j’apprécie l’ironie. Cela étant, je pourrai participer financièrement à votre bénévole entreprise, si fut déjà acquise le certitude que mes intérêts étaient représentés. Hors, cela fait quelques temps que je suis pétri de doutes quant à la visée de votre démarche.

          Attention, doutes ne veut pas dire conviction. Si je vous range dans les sites visant l’audience, c’est à dire plus attachés à la forme qu’au fond, je n’en reste pas moins l’un de vos fidèles lecteurs, bénévole va de soi, puisque je suis un produit.

          Le triste, bien que rassurant, est que les commentaires n’engagent plus à rien dès lors que “extraits” de leur contexte temporel et de toute relation au dialogue. Ainsi, poster son avis n’est plus qu’une satisfaction ponctuelle et individualiste, sauf à être de ceux qui lisent tous les commentaires et repassent lire ceux publiés hors tempo. Je ne suis plus de ce groupe là, concernant vos publications. Je perçois vos tribunes comme ces posters geants qui jalonnent nos routes; de la pub !

          En ce sens vous sembleriez être commun dans l’art “pop” en refusant toute critique. La forme supplante le fond et c’est, à mon sens, ce que je retient du gode de la place Vendôme. Un spectaculaire “fuck” au consommateur, qu’il soit dans la rue ou derrière son écran.

          Je suis désolé d’avoir emprunté de votre dimanche et vous remercie de m’avoir publié, mon égo s’en trouve flatté.

          Bien à vous.


          • Priviet Le 19 octobre 2014 à 12h18
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            @ Norbert
            Bonjour,
            Je suis étonné par vos remarques qui me semblent décalées par rapport au blog où vous les postez.
            Je comprendrais ce genre de remarques sur un site professionnel qui en échange d’un abonnement payant proposerait un service rapide et garanti de réponse ou de publication de vos commentaires.
            Seulement, d’une part, ce blog est l’oeuvre d’un particulier et d’autre part, il est gratuit pour tous. Tout ce qui est mis ligne, tout le travail de modération ou autre est donc celui de bénévoles qu’il faut déjà remercier de consacrer une part de leur temps libre à faire vivre et gérer le blog. Et en premier lieu à O.B qui doit avoir des journées de 48h pour faire tout ce travail.

            De plus, en lecteur fidèle, vous avez déjà du comprendre que bien qu’ouvert à la discussion, à la critique et autres interventions, le but de son propriétaire est de fournir des informations plus concrètes et précises que les médias officiels.
            Si vous lisez ce qui est écrit en haut à droite de la page d’accueil, vous pourrez lire entre autre :

            “Nous souhaitons élargir le périmètre de vos informations pour que vous puissiez vous-mêmes vous faire votre propre opinion, ce qui est la base de la citoyenneté. Lisez-donc aussi plein d’autre sites aux regards différents… (c’est pas une secte ici 🙂 )”

            Pour les remarques, il faut parfois patienter avant qu’elles n’apparaissent, ce qui n’enlève rien à leur intérêt.
            Seule une télévision ou une radio avec un débat permettraient d’échanger en temps réel entre tous les participants.
            Et dernière réflexion, si vous pensez qu’O.B cherche de l’audience avant toute chose, c’est que nous n’avons pas la même perception de ce site.

            Profitez de ce blog (et d’autres du même genre) pour enrichir vos connaissances sur différents sujets et pouvoir vous faire une opinion plus juste.
            Cordialement.


            • Norbert Le 19 octobre 2014 à 13h32
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              Bonjour dominical (et à Dominique qui n….) 😉

              Merci de me confirmer.

              Ainsi Olivier donne son point de vue, comme mille autres, mais point de débat sauf à devoir payer le service de modération.

              À quoi sert donc l’option “vous pouvez donner votre avis” ?

              Quand à affirmer que l’audience n’est pas un facteur d’importance, c’est proprement contraire à l’idée de blog en général, et celui là en particulier, d’autant que dans la colonne de droite, ou vous me renvoyez gentiment, il y à un applet faisant état du palmares du blog relativement à d’autres.

              Je ne cherche pas à faire de procès d’intention à Olivier, mais peut être rebondir sur l’éclairage proposé et trouver un sens à cela.

              Faire des constats c’est bien, mais on fait quoi ensuite, sinon aller voir ailleurs comme vous m’y invitez ?

              Mais j’ai conscience que la remise en question dérange, comme toute reforme qui tend vers un nouvel arrangement.


          • Priviet Le 19 octobre 2014 à 16h42
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            @ Norbert

            Je vais préciser mon propos afin de vous éviter tout sentiment d’incompréhension dans la lecture de ce blog.

            La charte de modération a déjà été précisée par l’auteur du blog et au cas où vous ne l’aviez pas lue, permettez moi de vous en donner le lien :
            http://www.les-crises.fr/charte-des-commentaires/
            peut-être que sa lecture vous éclairera sur les aléas qui peuvent amener votre commentaire à ne pas apparaitre, ou avec du retard.

            Et oui, comme l’édito d’O.B le laisse entendre (la fameuse colonne de droite dont je parlais), ce blog a une vocation de transmission d’informations et de fournitures d’éléments oubliés, déformés ou cachés par les médias officiels. A nous ensuite, d’aller en glaner d’autres ailleurs et avec tout cela, de nous faire notre propre opinion. Il nous donne la possibilité d’apporter des éléments complémentaires mais n’a pas vocation de se transformer en tribune où l’on peut débattre des sujets abordés durant des pages et des pages de commentaires. Cela peut vous paraitre dommage mais un blogueur oriente son blog comme il l’entend.

            Quand à la fréquentation qui semble pour vous être une des motivations de tenir ce blog pour O.B., je pense que même si certains blogueurs n’ont comme motivation que de battre des records de fréquentation, beaucoup le font juste pour partager une passion ou des connaissances. C’est un peu comme l’esprit de l’Opensource, ça peut paraitre incroyable mais certaines personnes peuvent travailler et fournir leur travail gratuitement juste pour la satisfaction d’apporter sa pierre à l’édifice.

            Qu’après, cette donnée encourage O.B. a continuer son travail puisqu’il peut effectivement constater que de plus en plus de gens viennent lire son blog et qu’il est donc véritablement utile dans notre pays qui se veut être une démocratie, c’est tout à fait naturel.
            Mais à part ça, il ne peut en tirer aucun avantage puisque il n’y a ni abonnement, ni publicité et je n’ai jamais senti dans le choix des thèmes abordés ou des informations mises à notre connaissance, une volonté de faire le buzz ou d’attirer encore plus de public. SI la fréquentation augmente, c’est surtout du fait de la qualité des textes et des éléments apportés et du besoin qu’ont les internautes à trouver d’autres sources d’informations que les médias (et vous conviendrez qu’il est bien difficile d’avoir des infos fiables à l’aide des canaux professionnels).

            Très souvent, O.B. nous communique des informations et nous précise que ce sera à nous de nous faire notre propre opinion. C’est ce que j’apprécie en venant ici. J’y trouve des éléments de réponse qui complètent ceux que je peux déjà avoir et à moi d’en tirer une conclusion ou ma propre opinion.
            Ce blog est plus à prendre comme une bibliothèque que comme une tribune ou une assemblée.
            Bonne fin de journée.


            • Norbert Le 20 octobre 2014 à 11h23
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              Bonjour Priviet, et félicitation pour ce clair éclairage.

              Je vais m’en tenir à celui ci.

              bien à vous


          • Surya Le 19 octobre 2014 à 17h17
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            Les articles sont programmés à l’avance. Quant au modo, à cette heure là il dort.


          • harvest02 Le 19 octobre 2014 à 20h16
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            Cher Norbert, nous attendons avec impatience votre proposition de passer du temps sur le site pour aider à la modération (dominicale par exemple), et un chèque proportionnel à votre désir d’investissement dans l’outil de défense de la démocratie qu’est le blog d’Olivier.
            Merci.
            Un lecteur conscient que le monde entier n’attend pas ses contributions sur le net à la minute.


        • Gérard Couvert Le 19 octobre 2014 à 12h09
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          “Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas” puisque nous en sommes aux prémisses du retour du bon sens …
          Pas de procès à Olivier, c’est inutile et injuste.


    • Suzanne Le 19 octobre 2014 à 11h27
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      Pour Norbert : oui, je me pose immédiatement la même question, si ces œuvres atteignent des prix incroyables, c’est bien qu’il y a un marché pour cela, et que pour notre société (comme pour toute société) n’est “de l’art” que ce qui est défini comme art par quelqu’un d’autorité.

      Et si l’art pour cet artiste consiste à dépeindre le monde, eh ben le monde il n’est vraiment pas beau, mais en réalité c’est parfaitement ça : le monde, il n’est vraiment pas beau, et notre hystérie collective concernant la publicité, le sexe, le gore etc. se reflète parfaitement dans ces œuvres-là.
      Donc, pas des œuvres d’art, ces horreurs? Probablement que si, elles le sont, c’est bien ça le problème.

      Sinon, autre entrée, sans jeu de mot grotesque, je pense que notre représentation du temps, sociale et culturelle, est, pour la majeure partie des gens, très (trop?) tournée vers le XVIIIème siècle, pour lequel les arts sont les Beaux-Arts, c’est-à-dire une activité qui ne cherche qu’à représenter le beau, qu’à chercher le beau.
      Mais chaque époque a sa définition de l’art. Pour les grecs, c’était seulement techné, un artisanat, qui devait être utile sinon il n’avait aucune valeur. Les artistes étaient anonymes (à part certains comme Phidias, mais c’est spécial), et même les sculpteurs les plus sublimes ne gagnaient pas très bien leur vie.

      Je n’aime pas ces œuvres contemporaines du tout. Je n’ai pas du tout envie de les approcher. Mais je n’aime pas non plus du tout le monde qu’elle dépeignent, et dans lequel le monde occidental vit. J’aurais donc tendance à tirer la conclusion qu’elles sont “honnêtes”. Une qualité de l’art à mon avis.

      Une dernière chose. Je n’aime pas du tout non plus les arguments habituels concernant les œuvres d’art par les témoins de celles-ci dont l’esprit considère qu’elles doivent seulement être belles, sinon ce ne sont pas des œuvres d’art . On voit très très vite ressortir les notions d’asile psychiatriques, de foutage de gueule, de NORMALITE à respecter. Brrrrrrr…

      Alors qu’elles sont seulement notre miroir général. Pas particulier, mais général.


      • Suzanne Le 19 octobre 2014 à 11h50
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        Pour Norbert encore :
        J’ajouterais deux remarques perso, maintenant que l’article m’a obligée à réfléchir à cette œuvre, et aux réactions qu’ont eu les gens par rapport à elle.

        Cette œuvre est violente, dans sa nature. Elle a donc suscité de la violence en retour. Cela dit sans prendre parti, objectivement. Parce que bien sûr, je regrette la violence de l’agression !! Mais je me pose la question, est-ce que je regrette la violence de l’œuvre. Sais pas.

        Le fait que le plug anal soit peint en vert, et donc fasse penser à un arbre de noël. Je me rends compte que, pour moi (et uniquement pour moi, je ne généralise pas, et je pense qu’un œuvre d’art suscite chez les gens des réactions très différentes, et c’est normal), le monceau infâme et vomitif d’horreurs commerciales et de dictature familiale, sociale et commerciale également induit par la fête de Noël est parfaitement représenté par cette œuvre, finalement :-))))


        • Norbert Le 19 octobre 2014 à 12h57
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          C’est exactement cela. Une représentation de la perversité du système, violente, contre laquelle les droits de chacun s’opposent mutuellement à tous les autres. Exclusion de démontré par l’introduction de.

          En parallèle, le cynisme des puissants qui sponsorisent allègrement les individus ayant pertinence de vue sur la décadence de notre société de consommation hystérique.

          En gros, et entre eux, ils pourraient se dire (se disent ?) : “On peut leur fourguer n’importe quoi, dès lors qu’ils ont un salaire ils cherchent à prouver qu’ils existent, par l’exhibition.”

          Ainsi, les files interminables pour un nouveau smartphone, changer de voiture, d’ordinateur, de pompes, de fringues. Le dire ne sert à rien. Provoquer sur des sujets tabou est bien plus marrant, comme vouloir, en plus d’exploiter, démontrer la bêtise de la masse populaire. Plus c’est gros plus ça passe et ils font passer ce qu’ils veulent avec leurs “nos” millards.

          Ce qui est affligeant, c’est l’incapacité populaire à se remettre en question avec des airs de bon citoyens.

          C’est un gros foutage de gueule et la masse tombe dans le panneau. L’élite se marre.


          • olivier69 Le 19 octobre 2014 à 16h15
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            Norbert,
            Si je peux me permettre : vous faites l’air de rien !
            Dans le billet sur Mr Allais, vous parlez d’ « air du temps ». Maintenant, vous parlez des « airs de bon citoyen ». Pourquoi, cela me vient à l’esprit ?
            Simple : vous ne faites apparemment pas parti de ce que vous décrivez comme « la masse », ni « des élites ». Puisque « noyé n’est pas asphyxié » alors prenais donc une bonne bouffée d’oxygène.  Si cela sent mauvais, adressez vos doléances à l’artiste…..
            Soyons plus intime, quelle est la photo que vous préférez? Je compte sur vous, puisque vous êtes étranger à « la bêtise ».
            Cdlt


          • odjo Le 20 octobre 2014 à 01h00
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            jE DOUTE QUE CE TYPE REMET EN QUESTION LA SOCIETE DE CONSOMMATION .
            Il est dans toute son ouevre un gros obcedez sexuel qui recherche de l’argent et une certaine notoriete et propage une forme basse animal de la personne .


            • Norbert Le 20 octobre 2014 à 10h01
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              Et pourtant nombre d’analystes en font le constat. Martine Aubry, ce matin sur France Inter, parle de Mac Carthy et de ce qu’il touche du doigt, dont la consommation à outrance, ce qui est croquignolet car elle vient de sortir de son placard (traversée du desert) pour interpeller le president, “plug” end play, sur sa politique économique en l’invitant, non pas à relancer l’économie par la stimulation de l’offre, ni par des projets d’investissements publics, mais bien en “donnant” de l’argent pour relancer la consommation.

              Nous avons un gros problème de représentativité, tant celle de nos dirigeants, qui ne représentent qu’eux, que la notre, ou nous ne nous représentons plus le vivre ensemble mais le mal vivre ensemble, perpétuelle opposition.

              Qu’importe ce qu’est Mac Arthy, sinon qu’un trublion qui jette quelques pavés dans la marre à caca où “pathoge” les canards. L’important est le pathos dans lequel nous sombrons et il pousse dans ce sens.


        • kinimodo Le 20 octobre 2014 à 14h26
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          A la rigueur, cette œuvre aurait pu être vraiment subversive si elle avait été associée à un commentaire politique de l’artiste du genre :
          « On me subventionne pour vous dire que vous l’aurez dans le luc à Noel ! »
          Mais la subversion est tout autre pour ces artistes financés par le système et les élites qui gonflent leur cotes artificiellement.
          Sexe et tabous, scatologie, religions… choquer à tous prix mais surtout pas le système qui les nourrit.
          Finalement, ces artistes ne valent pas mieux que ceux qui oeuvrait en URSS sous Staline pour illustrer la propagande du pouvoir


      • olivier69 Le 19 octobre 2014 à 15h16
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        Bonjour Suzanne,
        “’il y a un marché pour cela”, tout dépend de la définition que vous acceptez pour observer “un marché”. Comme pour le pétrole, il y a un prix ! Comment expliquez-vous les variation de la valeur ? Il y a un prix mais la façon dont il est établi, ne vous intéresse pas ? Peut-on dans ce cas, parler de “marché”. Lorsque le marché incorpore tout, effectivement “tout” est à vendre. Il n’y a plus de “marchés” mais un “marché”….
        D’ailleurs, votre perception du général est subjective puisque vous utilisez le “nous” sans prendre tous les avis en considération. Transformons le tout dans et/ou par la partie (devenue un tout)…..
        Bonjour Norbert,
        oui, oui, “Je ne cherche pas à faire de procès d’intention à Olivier”, évidemment vous ne cherchez pas puisque vous avez trouvé : Vous faites ! Et lorsque l’on trouve, on ne cherche plus…..
        Cdlt


        • Norbert Le 19 octobre 2014 à 15h49
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          Olivier69,

          J’ai trouvé ce que vous cherchez, que vous chercherez encore longtemps. Cela étant, l’important est de participer, hein, alors je vous souhaites bonne chance, car votre quête ne tient qu’à cette dernière 😉


          • olivier69 Le 19 octobre 2014 à 16h22
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            oui, oui, la révélation….. 🙂


      • Serge Le 19 octobre 2014 à 19h08
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        Vous êtes douée pour le sophisme en tout cas …Car vous dites en gros ,ces “oeuvres” sont à l’image de notre société ,celle du nihilisme,du vide ,du relativisme consumériste ,du sexe etc …Et vous en concluez:donc elles sont honnêtes .Fallait oser un tel sophisme sémantique à partir d’une tautologie !
        Pour ce qui est de l’art et des artistes,vous avez raison ,c’est une invention récente qui date de l’ouvrage de Vasari sur la vie des “artistes” .A l’époque de Vinci,on parlait encore des “arts mécaniques et libéraux” ,l’artiste était un bon artisan .
        A lire :”contre l’art et les artistes de Jean Gimpel .


        • Serge Le 19 octobre 2014 à 19h09
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          Ma réponse s’adressait à @suzanne


        • Suzanne Le 19 octobre 2014 à 20h13
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          Disons qu’elles sont “honnêtes” si on considère que l’art a pour objectif de décrire le monde. Mais en réalité, comme dit bien Harold Rosenberg (“la dé-définition de l’art”), il est impossible aujourd’hui d’en donner une définition, et les frontières de l’art sont très floues, est-ce une définition du monde, une rupture, une provocation, une recherche de la beauté, une expression de l’intériorité? Bien malin qui pourrait répondre…


          • olivier69 Le 19 octobre 2014 à 21h22
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            Suzanne,
            Un message qui “se veut” plutôt intemporel et universel “?”
            Cdlt


          • Serge Le 19 octobre 2014 à 21h32
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            Le fait que le statut de l’artiste a changé à la renaissance ,et à la révolution (j’ai cité deux livres importants là-dessus,mais tout le monde s’en fout),par rapport à l’antiquité et au moyen âge ,n’empêche pas que l’esthétique était aussi présente à toutes ces époques.
            Cela n’a rien à voir .
            L’esthétique est fondamentale ,au même titre que l’éthique et la connaissance ,Le vrai,le beau, le bien .
            Dis moi qu’elle est ton esthétique,et je te dirais qui tu es .
            L’art au départ est lié aux croyances religieuses,il est lié au sublime et au sacré .L’art profane est son prolongement dans la vie sociale .
            La liberté d’expression est un autre concept ,une autre affaire ,qui dépend autant du vrai,du beau que du bien .
            L’esthétique de notre époque est celle de notre décadence .Point .
            Vous citez Rosenberg ,j’ais tout ça par coeur ,Arthur Danto …J’ai mis ça au placard .Pour le circuit fermé des acteurs et des décideurs de l’art contemporain ,est Art ,ce qui a été décidé qu’il est Art .


  23. Louis Le 19 octobre 2014 à 08h29
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    Est-ce un hasard, le fait qu’il soit américain?


  24. Sébastien Le 19 octobre 2014 à 08h30
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    Dans un monde normal, c’est l’asile psychiatrique direct. Ce pauvre type qui se fait appeler artiste par toute l’intelligentsia parisienne qui par ailleurs soutient les Femen (tout est lié dans le tube digestif) en est resté au stade anal.
    Cette affaire est loin d’être sans importance puisque je constate avec étonnement que vous en parlez sur votre blog.
    “Les-Crises”? Oui, évidemment. Dans le cas présent, médicalement parlant, quand la fréquence des crises augmente et que le patient se chie dessus, on parle plutôt d’agonie. Après le stade anal, le stade final: la mort et la putréfaction d’une société qui ne mérite certainement plus de vivre.
    Le plus tôt sera le mieux pour éviter des souffrances au patient et à ses proches (argument des même défenseurs de ces choses. Cohérence divine.).


    • Upwind Le 19 octobre 2014 à 08h46
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      Concernant la psychiatrie, c’est plutôt l’art brut : http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_brut

      L’art contemporain joue dans la feue catégorie freudienne.


  25. Upwind Le 19 octobre 2014 à 08h40
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    D’après Franck Lepage, l’art contemporain est une (fausse) démonstration de la démocratie via la liberté d’expression.

    Si l’on est capable d’avoir la liberté de faire ça, cela signifie donc que l’on est en démocratie !

    Cette démarche permet de désactiver la part contestataire de l’art en incitant le peuple à ne pas réfléchir lorsque c’est de l’art (ou autre chose …).


    • Upwind Le 19 octobre 2014 à 08h51
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      Et c’est aussi bien sûr, une mauvaise utilisation de la liberté d’expression.

      Avoir la liberté de s’exprimer devrait permettre une contestation efficace et ne devrait pas pouvoir être tournée en dérision aussi facilement par des stratagèmes de ce type.


  26. Eric Le 19 octobre 2014 à 08h48
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    Ou quand l’adjectif imbitable prend tout son sens 🙂


  27. jidégé Le 19 octobre 2014 à 08h49
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    Ce monsieur a-t-il déjà fait l’objet d’une expertise psychiatrique ?


  28. Feubeuh Le 19 octobre 2014 à 08h49
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    enfin de là a lui mettre 3 coups de poing …


    • Gérard Couvert Le 19 octobre 2014 à 20h07
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      c’est pas assez ?
      Tans que ces gens et leurs commanditaires ne comprendront pas qu’il y a un risque réelle pour eux il continuerons à nous précipiter dans l’abime.


      • ril Le 19 octobre 2014 à 23h57
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        Ah ouais, c’est la fin du monde et tout ca.


    • Max .F Le 21 octobre 2014 à 03h52
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      Nous, on crève ! Les salaries de Gad humiliés à attendre des heures sous la pluie s’ils seront virés comme des malpropres de leur entreprise, des millions de personnes précaires, chômeurs, exploités au travail avec des salaires de misère…Un de ces jours il y aura le “plug anal” de trop et vous verrez déferler sur cette bourgeoisie gauchiste , ces “élites” une violence inouïe dont vous n’imaginez même pas la force , la puissance et la cruauté dans son désir de revanche.
      Tic-tac tic-tac


  29. dvd Le 19 octobre 2014 à 08h52
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    Encore une fois on tente de diviser et d’imposer une doxa, celle des élites ici artistiques contre le peuple, comprenez le dangereux populisme des années sombres…

    Pour conforter cette lecture voir le non de réactions faisant référence aux années 30 et à l’art dégénéré.

    Plus le système est proche du mur, plus sa seule echappatoire est violente, plus les inversions de sens sont la seule manière pour lui d’éluder les questions de bon sens.

    Susciter la violence par l’organisation de l’insupportable (ici dépenser de l’argent pour un sapin hors saison 😉 alors que nombre de gens crèvent la faim) est une méthode cynique mais redoutable.

    Nos “amis américains” et leur think-tanks de Troie s’y attellent chaque jour, bien aidés par de nombreux idiots utiles qui s’enrichissent et/ou croient nous sauver du fascisme…


    • gil Le 19 octobre 2014 à 09h37
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      lors d’un cycle conférence sur le bien commun et le bien public, je me rappelle une citation d’un adjoint à l’urbanisme d’une des plus grande ville de France s’exprimer de la façon suivante:

      -Suite au blabla de l’agora, qui constitue l’espace citoyen pour une expression politique…
      – Il déclare que l’espace du bien public est accaparé par un groupe de personnes qui par “barbarisme intellectuelle” impose l’art contemporain….

      Ce qui a fortement divisé les réactions dans la salle…. 😉


  30. aspitoyendefrance Le 19 octobre 2014 à 08h55
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    Ce n’est pas de l’art c’est du niveau maternelle.

    Je prefiere les blagues du joker plutot que ces infamies .

    C’est triste tout ce moche decreprit,vicieux, hilard ,c’est Juste effrayant.

    Je me demande si on baigne pas dans le masochisme et l’horreur poubelier.

    L’art sortit d’une poubelle


  31. dvd Le 19 octobre 2014 à 09h05
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    Je rajouterai que cela devient usant d’être pris (par d…) pour des veaux rétrogrades.
    Le contenu de l’œuvre ne me choque pas, par contre son exposition en place publique et son coût ou son rapport qualité/prix compte tenu des circonstances économiques…

    Le système à besoin de motiver ses “élites” et celles de gauche (enfin une certaine gauche trout au fond de l’impasse) visées ici adorent se croire au dessus de la populasse populiste populaire (comme ça c’est digne du KKK). Cette religion de gauche qui se croit humaniste a besoin de missions et celle de sauver la culture est très rétribuante en estime de soi.

    Idiots utiles du capitalisme décadent.


  32. Sam Le 19 octobre 2014 à 09h10
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    Cela fait bien longtemps déjà que l’art contemporain est une escroquerie : aubaine fiscale pour les acquéreur, qui spéculent sur n’importe quoi d’inutile pour lui donner de la valeur “artistique” (en dollar) et ainsi bénéficier d’un patrimoine non imposable.
    Aubaine aussi pour les rares artistes reconnus (dans le petit monde étriqué de la compromission artistique), qui gagnent des fortunes avec du vent, et sont courtisés par toute une bande d’imbéciles qui aimeraient bien, comme eux, gagner de l’argent sans rien faire (“j’adore ce que vous faites…”).
    Et aubaine aussi pour les différentes galeries, expositions, musées, qui absorbent quantité de subventions pour faire vivre cette escroquerie.
    La parade est simple : vous n’aimez pas donc vous êtes un facho rétrograde qui ne comprend rien à la dimension transcendantale de l’oeuvre, au génie de l’artiste et à l’art en général.
    Et ce, d’autant plus qu’ils en vivent grassement…
    De plus, le bourgeois, dans sa déchéance morale et esthétique, pourrait même être sincère en appréciant ces choses grossières et obscènes.

    Ceci étant dit, un plug anal est particulièrement adapté aux temps que nous vivons, effectivement. Une manière condescendante de nous dire, en grand, “vous l’avez dans le c…”, en rigolant. Du coup, cette oeuvre là, en particulier, est vraiment insultante, quand on sait ce qu’elle a couté, et ce qu’elle représente.
    Bien sur, ils en rigolent entre eux, mais s’offusquent lorsque les français les dénoncent. Comme d’habitude…

    P.S : merci pour les beaux textes de Harouel et de Baudrillard…
    P.P.S : il n’y aurait pas un dessinateur pour nous dessiner Marianne, notre belle république, avec cette chose placée où elle se doit ? A ranger dans le rayon “art contemporain” bien sur…


  33. Mireille Rilhac Le 19 octobre 2014 à 09h19
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    Je conseille l’émission “là-bas si j’y suis” (pourquoi a-t-elle bien pu être supprimée par France Inter?)
    Trois réacs à la FIAC
    dans la série
    diffusée le mercredi 6 novembre 2013
    Un vrai succès ! 40ème Foire Internationale d’Art Contemporain, 75 000 entrées en 5 jours, 15 000 V.I.P., 35 euros l’entrée. C’est formidable, ils sont ravis, ils sont contents, voilà un domaine qui ignore crise et récession.
    Un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet.
    Avec Franck Lepage.
    À trouver dans les archives de l’émission sur le site là-bas.org. Drôle et révélateur!


  34. Marie Le 19 octobre 2014 à 09h21
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    Ce que fait cet artiste est juste ignoble et totalement malsain

    Merci à ceux qui nous ont débarrassés de cette horreur deposee sur la Place Vendôme


  35. mollo Le 19 octobre 2014 à 09h24
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    Entendu à ArtBasel 2009 :

    Un acheteur arrive sur le stand d’un artiste : “Vous avez quelque chose avec du sang et du sperme ?”

    Il y a donc de la demande..


  36. vincent Le 19 octobre 2014 à 09h28
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    De toute évidence, cette “oeuvre contemporaine” aura vécu son temps. La matière joue un rôle, si Paul McCarthy avait pris la peine de faire (au moins) une sculpture (pierre, bois, ou marbre, soyons fou), il se serait rendu compte des contraintes liées à la matière (travail et transport) et n’aurait pas vu son arbre (sapin vert) détruit au bout d’un jour et se faire lui-même démolir près de la place Vendôme. Néanmoins, la brièveté de cet oeuvre d’art contemporain illustre à merveille les conditions de notre époques : précarité, simplicité et esprit de liberté (ou libertinage, comme on veut). Que les responsables politiques s’en mêlent est une autre chose…


  37. Gérard Couvert Le 19 octobre 2014 à 09h35
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    “votre aveuglement de bobo parigote bouffie de certitudes vous empêche de voir que c’est vous et votre clique de malfaisants qui exaltez un art officiel et entretenez une police de la pensée. Comme tous les régimes totalitaires vous avez vos “artistes” stipendiés pour les besoins de la cause ; l’intolérance et la violence sont de votre coté”
    Voici la réaction que j’ai fait parvenir au Ministre de la propagande (à la ministresse de la culture).
    Le fait que ce papier à été publié ici en dit long ; l’économie cède le pas à la culture, c’est un excellent signe.


  38. PITON Le 19 octobre 2014 à 09h38
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    Bonjour à tous,

    Pour creuser un peu la critique de l’art contemporien, un très très bon site, avec lequel vous pourriez peut être collaborer!

    http://www.schtroumpf-emergent.com/blog/


  39. Cadoudal Le 19 octobre 2014 à 09h46
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    On devrait parler de “non-art contemporain” (NAC).

    Effectivement c’est ” Nul à ch… ” (NAC)


  40. Grégory Le 19 octobre 2014 à 09h48
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    Je trouve qu’on fait un mauvais mélange.

    Artistiquement, je trouve ça pas mal. J’ai fait une formation artistique alors je cadre probablement ça dans une perspective un peu différente, mais déjà on n’est pas dans le seul situationnisme. Contrairement à ce qui est dit dans certains commentaires, il y a un vrai travail formel, à la fois des compétences techniques et une invention sur comment les utiliser.

    Ensuite, c’est choquant et transgressif. L’art contemporain adore le caca, la psychanalyse aussi, pour un tas de gens l’épiphanie de leur compréhension de l’humanité c’est que tout passe par la rétention anale. Bon, on n’a pas besoin d’être d’accord (je ne le suis pas, en tous cas pas de façon obsessionnelle comme le travail ci dessus) pour considérer que c’est un discours qui peut être tenu et qu’après tout, le simple fait que ce soit désagréable et choquant est précisément ce qui peut attirer un artiste qui cherche à travailler les tabous, les limites, ce qu’ils disent de nous. Je comprends très bien qu’on n’ait pas envie de voir ça et que ça soit une agression que de l’imposer dans les paysage pour certain. Mais dans un lieu d’exposition, pourquoi pas, s’il y en a que ça intéresse.

    Par contre après il y a deux choses, la marchandisation et les institutions.

    La marchandisation devrait être en théorie un élément qui n’influence pas l’art. Je me demande tout de même si ce n’est pas précisément ce à quoi on assiste. Depuis Picasso qui prenait un malin plaisir à signer des nappes, on peut imaginer de même ce petit moment de revanche de classe pour un artiste qui a généralement connu la pauvreté des vendre des plugs anals, du caca, de la merde pour des fortunes à des spéculateurs fortunés. Ou bien c’est une manière de transformer une carrière qui se compromet en un geste (évidemment puéril) de révolte sur le mode “oui, je suis un vendu mais j’en suis conscient, d’ailleurs regardez, je me moque”. Le problème c’est que quand l’art parle de l’art un peu, passe encore, mais que quand ça tourne toujours autour de ça, c’est un appauvrissement considérable. Je suis assez d’accord avec ce monsieur qui dit que tout cela détourne complètement l’idée même de l’art. On est loin d’un art qui interroge le monde d’aujourd’hui où il faudrait interroger les rapports de force, non complaire aux forts. La rétention anale, c’est un sujet pour la fin des années 80, quand on manque un peu de sujet parce qu’on n’a pas encore conscience des problèmes qui vont s’imposer ensuite.

    Enfin, et je pense que c’est surtout ça qui est énervant, il y a les institutions, ici la mairie de Paris. A l’époque des impressionnistes, ceux ci étaient boudés et moqués des institutions (qui célébraient alors une peinture “pompier” depuis complètement oubliée) et de façon générale, ce n’est pas aux institutions de célébrer l’innovation transgressive, simplement d’acter ce qui dans celle-ci marque et reste pour l’intégrer dans les canons académiques quelques décennies plus tard. Au lieu de ça on a une surenchère pour exposer de leur vivant des artistes dans des lieux qui sont les trésors du patrimoine public.

    Ca pause beaucoup de problèmes: d’abord le scandale tout simple d’imposer à la vue de tous des choses que certains trouvent pénible (on ne l’accepterait certes pas sur un paneau publicitaire…) et qui en dit long sur le regard qu’entretiennent ces décideurs sur le public. Ensuite des conflits d’intérêts évidents (puisque de telles opérations impactent la cote de l’artiste), ensuite ça valide des fonctionnaires comme arbitre de l’Art (on marche sur la tête ! ) enfin et surtout le navrant spectacle, à l’heure où les préoccupations sérieuses ne manquent pas, d’un gouvernement prêt à se battre contre le sentiment d’une partie significative de sa population (majoritaire, peut être)… et ce pour un objectif aussi dérisoire – dégradant, même – que d’exposer un plug anal géant. La métaphore de se faire enc… par nos dirigeants se trouve douloureusement illustrée dans cette séquence d’autant qu’ils semblent vraiment y tenir.

    Alors évidemment, quand on a déjà de bonne raison de se révolter contre nos dirigeants pour les vrais problèmes, la tentation est forte de saisir cette perche. Mais n’est ce pas une erreur ? Depuis l’élection de François Hollande ses gouvernement se sont fait une spécialité de noyer les critiques sur les orientations de gouvernance vers des débats sur “les valeurs”. L’équation est simple: sur les valeurs les socialistes peuvent encore se donner une bonne image d’eux-même (il faut de la foi mais c’est possible) ; sur l’abdication face aux banques et à la finance c’est absolument impossible. Alors quand un gars vient et dit à la Maire de Paris : j’ai envie de mettre un plug anal géant sur la place Vendôme, je pense qu’ils se frottent les mains. Dans leur idée, c’est leur raison d’être que d’affirmer une “ouverture” (d’esprit, enfin au moins…), un front anti réac.

    Parce que bon, ce n’est pas comme si il y avait des problèmes qui demande que de vrais dirigeants prennent un certain nombre de taureaux par les cornes à coté, si ?


  41. Gérard Couvert Le 19 octobre 2014 à 09h50
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    Dans mon message précédent j’ai oublié de signaler que toutes mes tentatives pour faire apparaitre le même commentaire sur les sites généralistes genre “slate”, “huff…”,”metronews” se sont soldées par des censures, alors même que des commentaires vulgaires, violents, “bruts de décoffrage”, insultants, etc. étaient complaisamment publiés ; la mécanique totalitaire, sociale-démocrate, en marche qui dit à ses ouailles s’approchant du doute : “vous voyez comme vous êtes beaux et intelligents, regardez les Autres, les méchants les vilains, lisez ce qu’ils écrivent, comme c’est mal et bête …vous au contraire vous êtes fâchés de cela, vous êtes du bon coté !”


  42. Crapaud Rouge Le 19 octobre 2014 à 09h51
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    Ce n’est pas l’urinoir de Duchamp qui pose problème, mais sa sacralisation. Duchamp ne prenait pas ça au sérieux, et aurait fort apprécié sa “vandalisation”. J’interprète son urinoir comme la première représentation d’un signe binaire, “à l’envers” étant le contraire de “à l’endroit”.


    • Y.Pop Le 19 octobre 2014 à 11h31
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      Bonjour,

      Entièrement d’accord avec vous.
      Et de la même façon ce n’est pas l’objet qu’à fait ce monsieur qui pose problème, oui il est artiste, oui il fait ce qu’il veut. Finalement notre avis sur la qualité de son oeuvre ou l’état de son psychisme importe peu.
      Le problème c’est effectivement la sacralisation de l’oeuvre et le fait que le lieu de l’exposition le transforme en art officiel. Donc quand les politiques parlent de liberté du créateur c’est totalement ridicule.
      Comme l’a écrit un copain anar un jour sur un mur :
      “Art officiel = artificiel”


    • Gotfried Le 19 octobre 2014 à 19h43
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      Duchamp m’avais quand même l’air d’être un sale con prétentieux, le chien galeux de Dada.
      Le mouvement Dada, lui, en général ne se prenait pas au sérieux, et détournait les codes pour le fun et pour le sport. Parfois c’était même authentiquement artistique, dans le sens plastique/esthétique, avec la suggestion de paradigmes différents mais tout à fait valables, intéressants et fructueux (surtout que l’académisme rabâchait les mêmes conneries depuis longtemps déjà, et était devenu un symptôme de la mentalité bourgeoise). C’est d’ailleurs un peu la matrice du surréalisme, de l’art cinétique, etc.

      A Duchamp, on peut accorder le bénéfice du doute, et son succès commercial aurait en quelque sorte pu être l’accomplissement du projet potache, un peu comme une quenelle au système: se faire payer cher alors qu’on se fout de lui. Sauf que voilà, tout cela a déjà presque un siècle. Ce n’est plus potache du tout: c’est subventionné, muséifié, exposé, urbanisé; tout ce qu’il y a de plus officiel et sérieux. C’est surtout devenu une valeur marchande, un marché, une méthode de placement et de spéculation. Pour un art qui se prétend subversif et dénonciateur, c’est le signe de la mort cérébrale et de disparition des signes vitaux. Le patient “art contemporain” est une charogne sous perfusion de dollars et de légitimation officielle, plus qu’aucun art ne fut jamais officiel.

      Au final, je suis sûr que Duchamp, quand bien même il aurait été à moitié un escroc, serait catastrophé de la tournure qu’a prit l’art. Il aurait probablement été le premier à mettre un coup de cutter à “Tree”, et à foutre le dawa dans les musées où l’art contemporain a le même caractère de sacralité surnaturelle (on ne touche pas, on abîme pas, on ne critique pas: on réserve exactement le même traitement aux autoportraits de Rembrandt, à une toile de Bouguereau, ou à une installation de Jeff Koons) que l’art officiel bourgeois des salons de son temps.


      • sophie Le 19 octobre 2014 à 21h55
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        bonsoir,

        Duchamp, il était plutôt anachiste ( anartiste, contre le travail, amateur de calembours, Rrose Sélavy (eros c’est la vie).
        La lecture des réactions est une merveille, je partage la vision de l’incontournable Franck Lepage sur l’art contemporain.

        Il n’y a pas vraiment de provocation dans cet objet de la part de son auteur, c’est plutôt depuis longtemps des banalités.
        Est art ce que les institutions définissent comme tel, seul problème, la définition se réalise avec l’argent de nous tous, sans contrôle, sans partage, notre jugement de goût est confisqué ….
        Pour faire réponse à cet oeuvre, en voici une autre du merveilleux Cattelan devant la Bourse de Milan
        http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/01725/milan_1725866c.jpg

        sophie


  43. Eyen Le 19 octobre 2014 à 09h52
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    Cette histoire me fait penser au “documentaire” sur le street art, de Banksy, “Exit throught the gift shop” (rebaptisé “Faites le mur”, en France) ainsi qu’à l’essai sur l’art moderne de Jacques Ellul, “L’Empire du non-sens”, livre actuellement difficile à trouver, hélas.


  44. Thomas Le 19 octobre 2014 à 09h53
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    Revoir à ce propos l’excellent spectacle de Franck Lepage “Inculture” dispo sur Youtube.

    Il y raconte par le menu et avec humour comment notamment depuis 1945 la “Culture” a été stratégiquement coupé du “social” pour devenir cette chose froide.

    Dans ce putsch sur un moyen d’expression populaire, la volonté des gouvernements successifs, et des fondations américaines ont assuré un travail continu sur 70 ans…Visiblement, ça continue tranquille.

    Ce lien de Franck Lepage est un peu hors sujet, c’est juste pour le plaisir…et ça peut vous donner envie de voir “Inculture”….

    https://www.youtube.com/watch?v=jKwW12IXaZ4


  45. lm bernard Le 19 octobre 2014 à 09h54
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    Et bien oui,j’assume je suis un réac,un affreux…Face à cette farce libertarienne,ce degré zéro d’un art de l’entre soi décadent hors sol,psychédélique,élitiste.L’esthétisme anal fécaloïde,l’intromission orgasmique sur la place publique,un bras d’honneur à la morale(chrétienne) castratrice.Dans la ligne des Femen.
    Laisser l’intelligence à l’intelligence artificielle,le travail à la machine,la procréation à la science,que reste t-il de l’humain?Un tube digestif,des organes sexuels.Rien à rajouter.


  46. David D Le 19 octobre 2014 à 09h54
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    Ben déjà c’est gavant, rien que de regarder cette série d’oeuvres qui n’ont rien à voir avec l’excitation sexuelle d’ailleurs, car ce n’est même pas la testotérone qui ressort de tout ça, mais plutôt un sentiment de libido avachie qu’elle soit active ou non chez l’artiste ou dans le regard du public! Le message est clairement : Assume de ne pas savoir te tenir, plutôt que sois dans le désir.

    Surtout, il faut en revenir à une conception de l’art où il y a un défi dans l’exécution !
    Les choses toutes simples qui ont du sens et qui à ce titre sont des coups de génie artistiques sont rares, et par le passé la carrière d’un artiste a toujours reposé au préalable sur des compétences faciles à cerner objectivement.
    Les premiers artistes qui ont remis en cause les règles avaient une maîtrise technique, pouvaient briller dans le respect des règles comme le montraient leurs débuts.
    Ensuite, effectivement, les critères de jugement n’étant plus nettement campés et certaines oeuvres critiquées pour leur nouveauté s’étant imposées avec le temps, la dérive s’est mise en place pour installer n’importe qui et vendre n’importe quoi ! Le titre de l’oeuvre peut devenir plus important que ce qui a été exécuté, comme si en changeant de titre l’oeuvre n’était plus la même, ou bien une oeuvre est célébrée parce qu’elle soutient une thèse ou un théorème, le carré blanc sur fond blanc, ce n’est pas une oeuvre d’art, c’est une bête illustration d’un propos.
    Je ne comprends pas que des gens paient des fortunes pour s’approprier de la notoriété au travers de l’exhibition d’oeuvres ridicules, ça les touche en retour, même dans un cercle privé ! Un sapin de Noël sextoy, ça ne rend pas viril, ça fait passer pour un débile, c’est la même chose qu’un adolescent de seize ans qui promènerait sa maquette d’avion dans la rue en le soulevant avec sa main pour jouer à le faire voler.
    Prendre un sujet sexuel ou se servir du scatologique pour injurier la réalité politique, cela ne change rien à l’errance bébé des significations engagées par des exécutions artistiques aussi faibles et faciles.


  47. jp Le 19 octobre 2014 à 10h04
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    sur ce même sujet, sur le site (pseudo-subversif) rue89, il y a des commentaires qui se rebellent contre le journal
    je trouve que celui-ci résume bien ma pensée :

    commentaire de lisen – chercheuse –

    Je ne l’aurai pas crevé , pas pour les mêmes raison que le creveur LMPT . Mais je l’aurai bien crevé . Ma crevation de l’oeuvre aurait eu une explication plus artistique d’ailleurs . Je suis malade de cette espèce d’imposition d’un art capitaliste produit par des bébés de maternelle , qu’on nous brandit en pleine face comme on nous inonde de pub . J’ai l’impression d’être la victime passive de l’imposition de la crotte narcissique obligatoire . REGARDEZ NOS CACAS BANDES DE PLOUCS ! Ce truc est une œuvre bête . Nos élus sont bêtes , ils signent des œuvres bêtes , et font de nous les victimes visuelles non consentantes de l’art bête porté par nos élus bêtes . C’est le triomphe de la merde . La consécration ultime de ces œuvres bêtes , c’est lorsque le bas peuple s’émeut de sa laideur et de sa vacuité . Déplaire à la plèbe (c’est à dire pas à une élite dominatrice) représente la consécration . Cet art n’est donc pas de la subversion, c’est de l’institution. le spectacle de l’art et la de subversion conquis par les valeurs capitalistes . Les artistes sont multimillionnaires, les œuvres font l’objet de spéculation , les concepts sont des bulles économiques, le concept roi entre tous c’est « merde d’artiste » , et plus le peuple déteste , plus ça gonfle. Ce mépris visuel se décline en architecture , en publicité , en art , en urbanisme, en éclairage etc …


  48. Gedeon Le 19 octobre 2014 à 10h05
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    Je m’étonne qu’on s’étonne encore,ou qu’on s’indigne. La scatologie,c’est maintenant!La non France de quelques uns contre celle de tous,c’est maintenant! le dégonflage…ben c’est maintenant aussi! L’enfant et la chèvre,c’est passible de poursuites très pénales,cette afire ,non? On a emmerdé DSK pour beaucoup moins que çà.


    • stephp Le 19 octobre 2014 à 21h09
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      “La scatologie,c’est maintenant!”

      N’ayons pas peur des mots, allons jusqu’au bout, les premières images que je vois ici m’inspire ceci :
      L’apologie de la pédophile, c’est maintenant !

      Le summum de la perversion est atteint, c’est un scandale absolu. Cet “artiste” est à enfermer à l’asile. Ce gouvernement, le notre, et ses acolytes sont définitivement une source de profond dégoût. Je lui chie dessus (il devrait aimer). J’ai la nausée… beurk


  49. Pedro Le 19 octobre 2014 à 10h07
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    @ OB Merci pour la photo de M. Cetelem !


  50. Clocel Le 19 octobre 2014 à 10h08
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    Sûr qu’au bon temps de Delanoé,,, elle aurait fait jaser cette affaire …

    Si Darwin était pas trop déconnant, la prochaine génération “d’artistes” sera pas viable à mon avis …
    M’enfin …

    PS: Et, merci aux joyeux turlurons qui nous ont débarasser de cette verrue et offert ce moment de sourire …



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