Aujourd’hui, je vous (re)propose un espace de débat, afin de réfléchir aux idées que nous pourrions promouvoir pour lutter contre la désinformation. Ce sera une contribution du 5e pouvoir (Internet) pour que celui-ci fasse pression pour que le 4e pouvoir (la presse) exerce ses prérogatives…

Avec un axe “médias” et un axe spécifiques “journalistes”. Je vous soumets quelques idées, pour que vous puissiez commencer à débattre. Je complèterai au fur et à mesure.

A vous de jouer en commentaires – surtout si vous êtes journaliste ! 🙂

Les médias

M1 : Voter une loi sur la Liberté d’information, imposant l’indépendance et le pluralisme des médias, et protégeant l’indépendance des journalistes et le secret de leurs sources

M2 : Mise en place d’un système transparent de large financement public des journaux d’information (comme pour les partis et les syndicats) via un choix individuel annuel des citoyens lors de la déclaration d’impôts. (on pourra cocher “Le Figaro”, et cela donnera une subvention annuelle de 5 euros au journal)

M3 : Interdiction à des groupes vivant de la dépense publique (Armes, BTP…) d’entrer au capital de journaux d’information.

M4 : Interdiction de la publicité dans les journaux d’information (les pertes sont compensées par M2)

M5 : refondre le fonctionnement et le contrôle de l’Agence France-Presse et augmenter ses moyens. Assurer un contrôle externe indépendant de son travail.

M6 : Toute sensibilité politique réalisant plus de 2 % des voix aura droit à un financement public destiné à la création d’un journal d’information sur Internet

M7 : Toute sensibilité politique réalisant plus de 5 % des voix aura droit à un financement public destiné à la création d’un journal d’information papier

M8 : Seront créés 1 ou 2 journaux papiers publics

Les journalistes

Là, je lance quelques propositions en l’air, pour avoir le regard de professionnels

J1 : bien séparer les journaux et magazines d’information des autres titres. Les premiers ont obligation de ne travailler qu’avec des Journalistes professionnels pour leurs pages d’information, qui seront clairement séparées des pages des éditorialistes (qui pourront s’y exprimer sans aucune contrainte).

J2 : Le titre de “Journaliste” sera conféré par un nouvel Ordre Professionnel des Journalistes auxquels ceux-ci devront obligatoirement adhérer. Celui-ci délivrera la Carte de presse.

J3 : Il sera créé un code de déontologie des journalistes, s’appuyant largement sur La Charte de Munich. Son non-respect par un journaliste – agissant dans le cadre de son journal ou de tout autre média destiné au public, entrainera passage dans un Conseil de Déontologie, pouvant transmettre le cas à un Conseil de Discipline – où les journalistes seront minoritaires -, pouvant sanctionner le journaliste jusqu’au retrait temporaire ou définitif de la Carte de Presse. Tout particulier s’estimant lésé peut saisir le Conseil de Déontologie.

J4 : L’Ordre des journalistes est financé par une cotisation des employeurs ainsi que par une dotation publique venant diminuer la montant des aides à la presse par plafonnement absolu des aides à un seul journal.

J5 : Il sera créé un Haut-Conseil à la pluralité de l’information (ou un Conseil Supérieur de la presse papier, comme le CSA), qui veillera à éviter le “bourrage de crane”, à ce que les experts invités à s’exprimer soient compétents, et que les propos soient toujours balancés tant que la réalité des faits n’aura pas été établie.

 

333 réponses à [Grand Débat] Comment permettre aux médias et aux journalistes de jouer leur rôle de contre-pouvoir ?

Commentaires recommandés

Tchernine Vladimir Le 29 juillet 2014 à 11h50

Entre toutes les guerres en présence, la vraie avec des morts, la guerre d’information, la guerre idéologique, la guerre des propagandes, il y en a encore une qui ne s’est pas déclarée officiellement (ou peut être si, dans ce cas j’ai raté un commentaire). C’est la guerre entre anciens médias et Internet. Je vais vous faire sourire mais ça me fait penser à Stalingrad. Si, si c’est la guerre pour la survie. Les Allemands, malgré l’horrible froid, se battaient jusqu’au dernier souffle en sachant que s’ils perdaient ce serait la débâcle.
Les medias traditionnels le savent aussi. Ils ne sont pas totalement débiles. Ils se battent pour plusieurs raisons : l’argent, puisque ils sont de bons employés de leurs propriétaires, les multinationales anglo-saxonnes et françaises, mais surtout ils se battent pour leur existence même. Je pense qu’ils ont compris que l’Internet comme alternative à leurs boites à lobotomisation peut causer la perte du pouvoir absolu qu’ils exercent sur l’ensemble de la population. Et c’est valable pour toutes les TV du monde, russe, ukrainienne, occidentales. Ca ne se fera pas en un jour, mais la crise ukrainienne, à mon humble avis, c’est un tournant.

  1. perceval78 Le 29 juillet 2014 à 02h45
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    excellente idée …: qui nécessite d’abord quelques heures de sommeil…
    première idée : créer le grand prix de la désinformation …j’ai déjà quelques postulants pour cette année
    prem.bis : une agence de notation des journalistes : échelle smolarienne …
    seconde idée : créer un fil twitter type info contre info, j’ai déjà un titre : Agence Thèse Antithèse Synthèse
    troisième idée : créer un label sur la source utilisé par les journalistes de type:

    a) j’ai vu entendu
    b) j’ai entendu un témoin qui a vu
    c) j’ai entendu un témoin qui a entendu un témoin ( puissance x ??)
    d) j’ai lu l’info , ou ?
    e) source de l’info ( presse papier, internet, twitter etc …)

    quatrième idée : création d’un espèce de journal d’infos officielles ou on lis la liste des informations qui font l’objet d’une contestation , si oui laquelle


    • Tchernine Vladimir Le 29 juillet 2014 à 11h50
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      Entre toutes les guerres en présence, la vraie avec des morts, la guerre d’information, la guerre idéologique, la guerre des propagandes, il y en a encore une qui ne s’est pas déclarée officiellement (ou peut être si, dans ce cas j’ai raté un commentaire). C’est la guerre entre anciens médias et Internet. Je vais vous faire sourire mais ça me fait penser à Stalingrad. Si, si c’est la guerre pour la survie. Les Allemands, malgré l’horrible froid, se battaient jusqu’au dernier souffle en sachant que s’ils perdaient ce serait la débâcle.
      Les medias traditionnels le savent aussi. Ils ne sont pas totalement débiles. Ils se battent pour plusieurs raisons : l’argent, puisque ils sont de bons employés de leurs propriétaires, les multinationales anglo-saxonnes et françaises, mais surtout ils se battent pour leur existence même. Je pense qu’ils ont compris que l’Internet comme alternative à leurs boites à lobotomisation peut causer la perte du pouvoir absolu qu’ils exercent sur l’ensemble de la population. Et c’est valable pour toutes les TV du monde, russe, ukrainienne, occidentales. Ca ne se fera pas en un jour, mais la crise ukrainienne, à mon humble avis, c’est un tournant.


      • perceval78 Le 29 juillet 2014 à 13h05
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        et ce qui est effrayant @Tchernine c’est que dans cette bataille les Américains ont presque toutes les cartes en main.


        • V_Parlier Le 29 juillet 2014 à 14h08
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          C’est vrai, mais les USA ne se risqueront pas à trop abuser de blocages d’internet ciblant les puissances adverses, sous peine de se retrouver avec deux demi-internets dont l’un ne serait plus du tout contrôlable. En effet, techniquement, les infrastructures de “toile” existant déjà partout dans le monde, je serais très étonné si aucun un pays n’avait prévu de “back-up” (planqués en attente: serveurs de noms de domaines, “Exchange points”, etc…). Après, bien sûr il y aurait litiges et amendes, mais en situation de conflit tout çà, çà s’oublie…


          • machin Le 29 juillet 2014 à 23h11
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            Le problème est de réussir à détourner les adresses IP des serveurs racines pour les DNS, après le reste c’est relativement indépendant. Un DNS c’est ce qui change un les-crises.fr en son adresse IP (et de pouvoir aller jusqu’à lui pour le lire). C’est le seul point que les US contrôlent complètement, et qu’ils ne veulent pas lâcher.

            Le problème qui est un avantage en général est la neutralité du net. Il faut que tous, ou au moins une grosse partie des opérateurs acceptent de modifier leurs tables de routages sur leurs routeurs BGP, pour détourner l’adresse IP des serveurs DNS racine vers des réseaux en dehors des USA, et qu’ils n’en aient ainsi plus le contrôle. Ce qui va être dur car les opérateurs on à cœur la neutralité du net.

            L’autre solution, ça serait que tout le monde utilise des DNS décentralisés (il existe plusieurs systèmes de DNS en p2p, mais cela implique que la majorité des gens les utilisent plutôt que ce qui est configuré par défaut. Pas forcement compliqué, mais parait peu probable pour 99% des gens. Sauf grosse campagne d’incitation.


            • K Le 28 novembre 2014 à 10h44
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              “Le problème est de réussir à détourner les adresses IP des serveurs racines pour les DNS”
              Ce sont les fournisseurs d’accès à internet (FAI) qui choisissent vers quel serveur DNS l’utilisateur est orienté. En général, ils redirigent vers leurs propres serveurs DNS (qui sont eux même une recopie de l’un des 13 serveurs racine du DNS).
              Autrement dit, il suffit de voter une loi demandant aux FAI de ne plus consulter l’annuaire DNS et de le remplacer par un annuaire français et le tour est joué.
              Je n’y vois aucune impossibilité technique. Par contre, si on fait ça, on est sur d’avoir une révolution colorée à Paris dans le mois !

              Depuis quelques années, les Chinois proposent de mettre en place leur propre DNS parallèle, je ne sais pas où en est ce projet.


          • bats0 Le 28 novembre 2014 à 03h34
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            Bonsoir V_Parlier,
            “les USA ne se risqueront pas à trop abuser de blocages d’internet ciblant les puissances adverses, sous peine de se retrouver avec deux demi-internets dont l’un ne serait plus du tout contrôlable”, le projet BRICS cable est déjà lancé : “Les 34 000 km de câble des BRICS auront une capacité de 12,8 terabit/s et seront reliés aux câbles WACS (West Africa Cable System), EASSy (Eastern Africa Submarin System) et SEACOM.” La date de mise en service est prévue pour le second semestre 2015.
            “Les pays des BRICS seront prochainement à la tête d’un nouveau réseau de câbles sous-marins, échappant au « contrôle » anglo-saxon.”
            Une petite vidéo de promotion : https://www.youtube.com/watch?v=OkQI4bJcDGw


      • P.Lacroix Le 28 novembre 2014 à 09h26
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        C’ est bien ce qui se passe pour facebook, que les médias ne font passer que pour le déballage de la vie privée (ce qui est tout à fait vrai pour certain), mais en occultant totalement l’ usage d’ information qui en est fait par un nombre important d’ internautes.

        Alors que certains intervenants (journalo-animateur) ne se privent pas de faire la promotion sur un média d’ une autre de leurs interventions sur un autre média!


    • Murdock Le 29 juillet 2014 à 15h23
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      Réformer le droit à la liberté d’expression et la calquer sur celle des américains qui, pour le coup, est bien meilleure que la nôtre.

      Là-bas, on y trouve tous les courants de pensée, alors certes il y a la Fox, mais il y a d’autres médias qui leur répondent. J’adore regarder notamment les émissions du Colbert Report et du Daily Show (qui s’est fait remarqué récemment sur le conflit israelo-palestinien ^^) qui n’hésitent pas à ridiculiser la propagande officielle et même avec beaucoup de finesse.


      • Arnaud Bresson Le 29 juillet 2014 à 17h53
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        Et leur seule législation en matière de presse est l’amendement à la constitution dans lequel l’Etat s’interdit de légiférer dans le domaine.

        le seul exemple à suivre selon moi.


        • boduos Le 28 novembre 2014 à 19h26
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          Je découvre la charte proposée visant la protection et l’encadrement des médias et journalistes et j’y adhère totalement .elle semble complète et cohérente ,prête a servir de loi cadre pour une nouvelle gouvernance.
          Elle devrait être diffusée à tous les relais d’opinion et aux professionnels de l’information (écoles de journalisme..universités )et ceci aurait le mérite d’obliger la comparaison avec l’existant et le souhaitable… d’ouvrir des debats…et faire son chemin.
          Compte tenu parfois de l’extrême proximité de l’information technique,scientifique ,sociologique ,professionnelle et des communiqués de presse (identifiés) frisant la publicité ,je ne pense pas que nous pourrions faire l’économie d’une remise à plat du droit et de la déontologie dans ce domaine également,au risque de voir s’engouffrer une information “connotée” alléchante ,séduisante ,subliminale et donc manipulatrice.


    • Dolly Prane Le 29 juillet 2014 à 18h26
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      “Comment permettre aux médias et aux journalistes de jouer le rôle de contre-pouvoir ?”

      Partant du principe que c’est celui qui paie, qui choisit la musique, il faut tout simplement arrêter de les subventionner ! Ils doivent pouvoir vivre des bénéfices de la qualité de leurs “produits” intellectuels, cesser toute affiliation idéologique pour redevenir un véritable contre-pouvoir (le 4ème ?) et éviter d’avoir également un “mur des cons” dans leur rédaction à l’instar du syndicat de la magistrature ! La désaffection massive envers la presse et les les médias mainstream est largement justifiée par la relation incestueuse entre les politiques et les journalistes !
      Pour mémoire :
      1 – Hollande dîne avec 100 journaliste : leplus.nouvelobs.com/contribution/909774-francois-hollande-dine-avec-des-journalistes.html
      2 – Montant des aides à la presse en 2013 : http://www.observatoiredessubventions.com/2014/montants-des-aides-a-la-presse-2013/


      • idobox Le 29 juillet 2014 à 21h15
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        C’est complètement contre productif.

        Le premier effet de ce genre de mesure, c’est que les privés qui ont beaucoup d’argent pourront influencer largement débat en finançant des journaux non-rentables. Ca donne des Fox News.
        Le deuxième effet, c’est que le journaliste devient marchand, écrit ce qui plait à son public, plutôt que ce qui est vrai/intelligent/important, et on obtient Figaro contre Marianne.


      • machin Le 29 juillet 2014 à 23h17
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        Le problème ici, n’est pas Hollande, mais l’oligarchie dans son ensemble, ça ne date pas d’Hollande, mais de bien avant. Sarkozy, Hollande, les plus gros industriels et journalistes, mangent ensemble à huit clos tous les derniers mercredi du mois, place de la concorde à l’automobile club de France. Manifs interdites par le prefet de police de Paris… qui participe également à ce club, qui a depuis bien longtemps remplacé l’assemblée nationale pour les décisions de ce qui va être dit et fait.


      • bob Le 28 novembre 2014 à 13h23
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        “Comment permettre aux médias et aux journalistes de jouer le rôle de contre-pouvoir ?”

        avec mes modestes moyens je viens de faire un don à l’association Dia Crisis qui fait fonctionner ce blog que je trouve indispensable et salutaire.


    • Vinipoukh Le 28 novembre 2014 à 10h37
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      une remarque (humour) : Agence Thèse Antithèse Synthèse, ça fait “agence TAS” … Ah mince, il manque un S !


  2. Grégory Le 29 juillet 2014 à 02h47
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    Une remarque qui va dans le sens du deuxième jeu de suggestions: la démocratie c’est étymologiquement “le peuple qui décide” mais pour décider il faut tout de même être informé. Conséquence, si le peuple n’est pas correctement informé, ce n’est pas la démocratie.

    Ceci pour bien poser l’enjeu dans la question: au niveau fondamental, un peu comme le fait qu’une démocratie doit être un état de droit, puisque sans droit le peuple est soumis à des pressions irrésistibles et ne peut pas décider non plus.

    Maintenant est ce que ça vous semblerait jouable d’avoir des tribunaux privés, et soumis aux impératifs du marché ?

    Si la réponse est “non” alors pourquoi tolérer ça des médias d’informations ? Ca me semble de la folie douce. Bien sur que non des médias dépendant de ceux qui les possèdent , de ceux qui y annoncent et fait par des gens précarisé sans statut pour leur permettre de s’opposer à la pression des puissants du pays ne va pas informer.

    Maintenant quand on a dit ça, on dit “oulah, la télévision d’état comme média unique ? mais ce serait pire ! “. A nouveau, je ressors la comparaison: si vous pensez qu’on ne peut créer une institution indépendante de l’executif, alors vous avez des soucis plus graves puisque vous estimez que les tribunaux sont tenus pas l’exécutif.

    Sinon, il ne nous reste plus qu’à établir à quoi pourrait réellement fonctionner une institution de l’information du citoyen. Evidemment, on en élirait les personnes clefs. Les pétitions publiques pourraient donner automatiquement accès à des enquêtes qui auraient l’obligation de donner toutes leur sources et de traiter les objections. Les enquêteurs auraient des mandats comme les policier pour des actions d’information publics. Par exemple si vous n’êtes pas sur du respect des normes de sécurité dans la centrale nucléaire d’a coté, faites une pétition locale et des enquêteurs indépendants iront et en rendront compte etc.

    ************************************************

    Autre idée: faire un cours de science sociale à l’instar des cours d’éducations civiques (ou dans ces cours) où l’on enseignerait à tout le monde des choses telles que l’expérience de Asch.


    • miclav Le 29 juillet 2014 à 14h13
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      Effectivement, dit comme ça, c’est limpide.
      Il faudrait donc une constituante visant à inclure réellement l’information dans la répartition des pouvoirs, et ne plus se contenter de la formule “4 ème pouvoir”, qui n’est qu’une formule justement.


    • Georges VALGEORGES Le 29 juillet 2014 à 15h20
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      Bien d’accord,…

      Sauf qu’il faut déjà faire comprendre à la population son intérêt à soutenir cette démarche. Et la grande majorité des gens n’a pas envie de s’intéresser à ce genre de question (ça leur apparaît comme trop compliqué, il y a trop d’idées reçues à faire tomber pour accepter de simplement entendre ce genre d’arguments, la première marche est déjà trop haute,…)

      Combien sommes nous à nous informer via les-crises ou d’autres sites citoyens pour comprendre le monde qui nous entoure, au lieu de nous avachir comme la majorité sur notre télé-canapé en engloutissant moult pizzas et caca-cola???
      Combien sommes nous à réfléchir sérieusement à des solutions favorables à l’épanouissement du plus grand nombre ?
      Combien sont capables d’analyser avec cohérence, d’argumenter, de traiter les objections et de convaincre ?

      0,1 % au mieux… Il va falloir militer dur pour convaincre.

      Je pense qu’avant de semer il faut créer les conditions favorables à la germination des petites graines. Sinon, ceux qui ont intérêt à ce que les choses restent en l’état pourront facilement ridiculiser nos idées et nous renvoyer d’où nous venons.
      Je pense que des actions citoyennes comme celle d’O.B. commencent à créer ces conditions. Il faut continuer dans ce sens pour atteindre la masse critique qui nous permettra d’avoir une action réellement efficace.


      • miclav Le 29 juillet 2014 à 20h38
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        L’occasion est peut être là, avec l’article précédent listant les infos erronées ou falsifiées diffusées en masse dans toute la presse grâce à l’AFP. Maintenant il faudrait s’appuyer dessus pour proposer cette introduction officielle du 4 ème pouvoir au sein de la république. Peut être en en faisant une proposition de nouvelle donne – puisqu’ Olivier semble y être lié- qui est bien vue par les médias (relativement…)


      • Pascalotte Le 29 juillet 2014 à 21h40
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        Vos questions sont très intéressantes.
        Donc si j’ai tout bien compris, 99,9% des gens sont trop bêtes, ne réfléchissent pas assez, n’ont pas la capacité d’analyse etc…
        Monsieur, votre grande capacité d’analyse pourrait-elle vous permettre d’imaginer que ces 99,9% sont peut-être capables de “penser et réfléchir de manière cohérente” si on leur en donne les moyens ?
        Pour réfléchir et analyser, il faut d’abord du temps. Peut-être que ces 99,9% de personnes ont d’autres chats à fouetter que l’indépendance de la presse ? Peut-être qu’il courrent quotidiennement pour subvenir à des besoins vitaux (se loger, se nourrir, payer ses factures, régler les litiges avec la banque, faire garder ses enfants pour aller travailler etc…). Ce temps est également nécessaire pour aller chercher la “vraie” info afin de se faire une “vraie” idée. Alors si en plus il faut payer pour avoir de l’info de qualité comme certains l’ont suggéré… j’ai peut que le 0,1% dont vous parlez diminue encore !
        Le deuxième critère nécessaire, c’est l’éducation : l’esprit critique, la capacité d’analyse, ça s’éduque ! Et en matière d’éducation, la tendance est plutôt à la normalisation de l’individu, qui doit rentrer sagement dans un cadre prédéfini et surtout ne rien remettre en question.
        Donc, en résumé : prenez des enfants, mettez-les un quinzaine d’année à l’école, donnez leur un beau diplôme en leur explicant qu’avec ça ils doivent trouver un CDI, qu’ils seront payés au SMIC, qu’ils devront aller à la banque pour prendre un crédit et surtout, consommer au maximum ce qu’on leur montre à la télé (y compris l’info)… et vous aurez de parfaits candidats à la propagande !
        Grâce à internet (et aux réseaux sociaux), les gens peuvent s’exprimer et s’informer. Selon moi c’est plutôt l’éducation qu’il faudrait réformer… et là, il y a un très gros chantier !!!


        • Olivier M Le 28 novembre 2014 à 07h01
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          Vous avez raison, la dérive consumériste de nos sociétés nous pousse à penser à consommer avant de s’informer et réfléchir.

          Nos enfants sont abrutis par la publicité dès leur plus jeune âge, alors qu’ils ne sont pas encore dotés de l’esprit critique nécessaire pour prendre de la distance par rapport à cette propagande consumériste.

          Il semble difficile d’envisager l’indépendance des médias en les privant de leurs ressources publicitaires, mais il y a des limites au laisser-aller.
          Un minimum serait d’interdire toute forme de publicité à destination des mineurs.

          Mais, comme vous l’indiquez, étant donné que bien des adultes n’ont pas plus d’esprit critique que leurs enfants, et que leur principale source d’information est constituée par les médias télévisuels, je pense qu’il faut limiter la publicité télévisuelle à la promotion des marques, en interdisant la publicité pour les produits.


    • idobox Le 29 juillet 2014 à 21h30
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      Une variante serait que cet organisme ne soit pas contrôlé par le gouvernement, mais par l’Assemblée nationale.

      Vu qu’on ne peut pas avoir de journaliste 100% objectif, une solution serait d’avoir dans une même institution des journalistes de tendances opposées. J’imagine un système similaire au Sénat avec renouvellement partiel des journalistes, avec une grosse part de proportionnelle, soit élue par les grands électeurs (plus simple, risque de collusion), soit au suffrage direct (plus compliqué, risque de démagogie).

      Contrôler et faire dire ce qu’on veut à ce genre de média serait très difficile. Bien sûr, le job de la direction serait très difficile aussi, et très différent de ce qui se fait généralement.
      Je suppose qu’un ou plusieurs rédacs chefs pourraient choisir les thèmes et laisser leurs journalistes écrire des textes qui s’opposent, mais il y a probablement d’autres façons de faire.

      L’autre problème serait que les courants d’idées minoritaires y auraient très peu de place, et que des courants débiles mais populaires auraient quand même une voix.

      Le gros avantage est que ce système pourrait exister à côté des médias privés, ce qui le rendra plus facile à faire passer, tout en assurant un contre-pouvoir supplémentaire. Enfin, il y a déjà des organes officiels qui sont censés faire de l’information (france presse, radiofrance, france télévision…), et il “suffit” d’une restructuration. Le coût pourrait donc être très faible.


    • BENBARA Abd'ALLAH Le 31 juillet 2014 à 14h49
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      la profession de journaliste est particuliere en ce sens qu’il n’y a pas de journaliste”objectif” il y a des journalistes HONNETES ET COURAGEUX , ce qui entraine qu’il y a des journalistes Malhonnétes ET/OU pas Courageux!


    • Olposoch Le 28 novembre 2014 à 19h30
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      Sans aller jusqu’à règlementer dans le sens de l’intérêt des citoyens et du plus grand nombre, il me semble que la pluralité serait un bon début…
      Avoir des médias sous différentes influences, RT en français pour une autre analyse stratégique, les infos chinoises pour un point de vue décalé des économies occidentales, etc…

      Les radios sur internet offrent des alternatives, et pour ceux qui veulent entendre du français (le meilleur français)…les radio d’info québéquoises…
      Outre le fait que les info circulation sont pour le coup dépaysantes (des travaux sur Papineau et des bouchons à Jean Talon…), et si on oublie l’atlantisme teinté dans la masse, on a exactement les mêmes sujets économiques, les mêmes calculs politiques etc… avec l’urbanité des canadiens, une bonne dose de relativisation…

      Mais revenons… plutôt que de vouloir modifier la corporation des journalistes telle qu’elle exerce actuellement, il nous faut créer l’alternative, celle qui va opposer d’autres arguments… comme tel blogueur précis face à des journalistes du flux…
      Là-bas-si-j’y-suis tente un truc, d’autres alimente leur blog, toutes les initiatives sont bienvenues… je suis prêt à consacrer quelques euros aux nouveaux entrants (précision je ne roule pas sur l’or).

      Reste à toucher un public en nombre…(la plus grande barrière, c’est encore et toujours le peu d’appétit des masses dont on a manufacturé le consentement).


  3. fdigano Le 29 juillet 2014 à 02h51
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    Olivier. vous voulez que les médias redeviennent indépendants ? C’est ça ?
    Vous voulez que les journalistes cessent de se suicider eux-même en faisant de la propagande à longueur de journée, c’est ça ?

    Alors voici ma proposition.

    1) Interdisez à tout industriel, consortium, multinationale ou riche entrepreneur de posséder un média d’information, sous quelque forme qu’elle soit.

    2) Démantelez tous les grands groupes de presse en unités simples et indépendantes, et interdisez à qui que ce soit de pouvoir siéger dans plusieurs conseil d’administration en même temps (ceci pouvant aussi se généralise également à l’économie, ou les abus sont nombreux, parfois même surprenants).

    3) Supprimez et interdisez toutes les subventions d’État, et laissez mourir tout ceux qui ne sont plus rien d’autre que des outils de propagande, des zombies sans réels publics.

    Vous pouvez ajouter tout ce que vous voulez. Mais rien qu’avec ces trois mesures, simples, efficaces, et rapides à mettre en œuvre par la loi, plus personne ne pourra plus faire de propagande sans que cela ne lui retombe inévitablement dessus via son plus proche concurrent…


    • La Gaule Le 29 juillet 2014 à 04h35
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      Vos mesures constitueraient un bon angle d’attaque “par le haut”. Mais n’y a-t-il pas une énorme révolution à faire aussi au niveau des journalistes, de leur formation et de leur recrutement ?
      Je n’ai pas l’impression en effet que la profession ne compte que des zombies suicidaires. Il y en a beaucoup qui semblent s’accommoder très bien de leur petit travail de propagande.
      Je crois plutôt que les journalistes ne forment non pas une caste mais un ordre, au sens où on l’entendait sous l’ancien régime, surtout pour ce qui concernait l’ordre de l’église.
      Bien sûr que cet ordre comporte son bas clergé, vivant mal sa précarité et son absence de perspective de promotion dans un métier verrouillé par une minorité d’heureux élus qui trustent les meilleures places, cela de par leur origine sociale et leur appartenance générationnelle.
      Cette situation rappelle ni plus ni moins une sclérose évolutive qui frappe l’ensemble de la société française.
      Pourtant ces gens adorent aussi les mêmes dieux, ce qui les différencie quand même du lot commun et appelle mon analogie avec l’ordre par excellence de l’ancien régime.
      Il suffit pour cela de rappeler un sondage qui avait été fait au moment des dernières présidentielles et qui montrait la prééminence écrasante de la sensibilité “gauche moderne” dite libérale libertaire au sein de la profession.
      Il faudrait donc revoir le système soi-disant méritocratique à la sauce “grandes écoles”, qui formate (cadenasse) complètement la profession ici comme ailleurs, et se demander pourquoi par exemple la vocation de science po est devenue en premier lieu de former des attachés de presse !
      La déconcentration et l’indépendance des unités de presse que vous préconisez par vos mesures devrait aussi permettre à ses structures de former eux-mêmes leurs travailleurs de l’information en variant leurs modes de recrutement.
      L’on reviendrait simplement à une époque où il n’était pas rare que même des grandes plumes pouvaient “sortir du rang” par la seule originalité de leur talent.
      Un Berruyer (et bien d’autres amateurs, heureusement) est la preuve vivante que l’on peut faire un travail d’information autrement plus captivant que ce qui est produit dans le pré carré journalistique.


      • bob Le 29 juillet 2014 à 10h38
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        Bravo!
        Rien ne sert de “legiferer” par le haut. Il faut au contraire trouver des solutions pour favoriser l’initiative et l’engagement qui vient du bas. Je considère que le travail fournis par olivier & Co. un excellent exemple à suivre, dèvellopper et soutenir.


        • Le Russe Le 29 juillet 2014 à 16h02
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          (dis donc je ne sais pas ce qui se passe avec les commentaires, ça fait la troisième fois que mes messages disparaissent… je disais donc, ou j’essayais de dire…)

          Fonctionnement à l’intérieure de “La Matrice” :

          Argent,
          Propriété,
          Mensonge,
          Pouvoir-corruption et actes influés par la peur
          Chacun pour sa pomme.

          Fonctionnement en dehors de “La Matrice” :

          Gratuité,
          Libre diffusion/partage,
          Vérité,
          Souveraineté individuelle et actes conscients autonomes.
          Entre-aide.

          On ne sort pas de la matrice en utilisant ses “lois”…


      • fdigano Le 29 juillet 2014 à 17h56
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        Vous n’avez pas complètement tort. Mais là ou je vous parle d’horizontalité, vous me parlez verticalité.

        Bien entendu qu’il faut éduquer, ou rééduquer. Mais dans un premier temps, il faut surveiller, contraindre, et punir. Vous ne chasserez jamais les mauvaises habitudes et la corruption sans une bonne dose de sanctions, claires, compréhensibles pour tous, et dissuasives.

        La radiation du métier de journaliste ainsi que sa règlementation va dans ce sens, et ce, même si paradoxalement, nous sommes déjà bien trop surveillés et réglementés par des lois toutes aussi iniques qu’applicables pour leur grande majorité…

        Certaines professions clé doivent être, vu qu’elle jouent sur l’opinion publique, clairement règlementées et surveillées. Le délit de propagande pourrait être même carrément introduit par la loi, imposant objectivité et neutralité à celui qui a pour mission de trouver et relater les faits, soit les journalistes.

        Je vous recommande vivement l’ouvrage très éclairant de Michel FOUCAULT, “Surveiller et Punir”, qui pourrait être une traduction sanscrite de “l’Art de La Guerre” de Sun TSU.

        Vous y découvririez ainsi que c’est la séparation des pouvoirs qui les rend inertes de trop grande nuisance entre eux, et non la manière dont vous les mettez en œuvre.

        Cordialement.


        • tepavac Le 28 novembre 2014 à 23h42
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          efdigano…

          ” c’est la séparation des pouvoirs qui les rend inertes de trop grande nuisance entre eux,”
          qu’entends-tu par là ?

          je suis de ton avis sur les bornes qu’une communauté doit s’imposer pour coéxister de façon pacifique et responsable. C’est la base même de toutes communauté, c’est inhérent à leur construction.
          Ce site, mais pas seulement, semble être le précurseur moderne de la raison première du journalisme, celui d’enquêteur à “la recherche de la vérité” afin de la diffuser dans toute la population. Il est l’Historien in-vivo de la société qu’il observe.

          C’est ce qui s’est déroulé içi sur le cas Ukrainien, oû toute une chaine de partenaires citoyens ont participé à des centaines de milliers de recherches d’information partout autour de la planète et qu’une partie , au péril même de leur vie, nous ont fournie les preuves irréfutables sur les faits tragiques qui s’éternisent en Ukraine. grace à eux tous, de façon spontanée, nous avons découvert “en temps réèl” , non pas la tragédie Ukrainiènne, mais notre propre tragédie. Celle d’être ouvertement trahie et ceci jour après jour depuis janvier.

          Donc voilà, ce qui a permis et qui permet toutes ces découvertes ce sont les moyens de communications entre les peuples, directement aux sources des témoins.
          pourtant concernant le journalisme en ukraine en Ukraine; chiffre officiel, 7 tué, 170 agréssés et bléssé, une trentaine d’agence dévastés, 80 enlèvement et séquestration,2 disparitions.


      • C Balogh Le 05 août 2014 à 23h47
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        La Gaule,

        “et se demander pourquoi par exemple la vocation de science po est devenue en premier lieu de former des attachés de presse !”
        y avait plus de place pour “faire” psychologue!

        ;O)
        (j’ai pas dit psychiatre qui demande 9 ou 10 ans d’études, je crois après le BAC.)


      • red2 Le 28 novembre 2014 à 01h41
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        @La Gaule

        Oui bien sur mais il faudrait alors remonter plus haut et rechercher la cause de cette lobotomie.

        Parce que qui forme nos chers journalistes néolibéraux ?

        L’Université et les grandes écoles. Il est là est le fond du problème, combien, aujourd’hui, de Professeurs et autre de maître de conférence en Economie et science sociale non de “gauche moderne” ou de droite dure ? Les anciens communistes et autres trotskistes partent à la retraite et ne sont pas remplacés puisque tout doctorant refusant la nouvelle docta néolibérale n’a aucune chance d’avoir un poste.
        Et avec la privatisation de l’université et la folie actuelle de la compétition généralisée entre chercheurs on arrive à ce genre de problématique dans tout les domaines universitaires… Il est là le fond du problème. Par ailleurs avec la crise on privatise sans le dire l’université qui en quasi faillite doit trouver d’autre source de financement et donc se met aux ordres du capital. Pour moi la catastrophe est là, ils ont compris depuis des années qu’en contrôlant la formation des élites, ils contrôlaient tout les engrenages de la société et donc aussi le journalisme.

        Juste deux exemples:

        http://campagne.unistra.fr/fiscalite-et-reconnaissance

        => On vent l’université à la découpe…

        http://www.entreprises.univ-nantes.fr/05905336/0/fiche___pagelibre/

        => on la met au service du capital…

        Il faudrait d’urgence aussi supprimer les subventions pour tout ces dons qui permettent au capital de contrôler des portions de plus en plus grande de la société et avec l’aide de l’État en plus…


      • Monika H Le 28 novembre 2014 à 06h56
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        Bien vu…je dirais: supprimer les écoles de journalisme, obliger les journalistes à avoir un diplôme qui prépare mieux pour comprendre les complexités de la société (sociologie, histoire) et supprimer Sciences Po aussi (enseignement idéologique bas de gamme mais qui s’y croit). On peut aussi imaginer recruter les journalistes sur un espèce de concours, supervisés par le fameux Conseil de l’Ordre dans lequel siègeraient des citoyens. Un concours sur les questions culturelles, mais aussi ou on pourrait examiner la probité intellectuelle des candidats… qui après pourraient travailler dans les titres privés.


    • Kiwixar Le 29 juillet 2014 à 04h57
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      100% d’accord.
      J’ajouterais :

      4) Supprimer les avantages fiscaux aux journalistes… reverser l’argent économisé à des professions utiles et qui bossent comme des fous, eux (infirmières, médecins, agriculteurs)

      5) Interdire tout “sauvetage” d’un journal par l’Etat (style L’Humanité ou Médiapart récemment)… qu’ils crèvent… si ils veulent des lecteurs, qu’ils fassent leur boulot (informer)

      Pourquoi est-ce que l’argent public doit aller à la machine de guerre (armement + désinformation des journaux), au détriment de la santé, l’éducation, les retraites???


      • gonetoufar Le 29 juillet 2014 à 07h49
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        Mediapart n’a pas été ” sauvé” par l’ état , vous confondez . Il s’est auto-appliqué des le début , et en le revendiquant , le taux de TVA réduit tel qu’appliqué pour la presse papier .
        Ce n’est pas la même chose .


        • SQP Le 29 juillet 2014 à 10h33
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          pas depuis le début, depuis le jugement de la cour européenne je crois (2010), en toute transparence vis-à-vis du fisc.


    • Biloutte Le 29 juillet 2014 à 09h08
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      Oui, je suis d’accord avec ce que dit fdigano.

      On peut y ajouter la suppression de la publicité.

      Il faudrait alors que les gens aient envie d’acheter ces journaux.
      Car là, on parle de la presse écrite, mais je crois que la grande majorité est informée par la TV et la radio.

      Et là aussi, il y aurait des choses à faire.
      Comme pour les journaux, interdiction à des industriels, banquiers, etc. de détenir une chaîne de télé.
      Ne pas détenir plus d’une chaîne de télé ou de radio.

      Interdire les chaînes de désinformation continue.

      Ensuite, il faudra que les gens acceptent de payer pour avoir une info de qualité et ça c’est pas gagné !


      • rogger58 Le 29 juillet 2014 à 09h50
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        c’est quoi une chaine de désinformation? qui décide qu’elle désinforme?

        Attention, quand on renverse la vapeur, a ne pas se brûler les pieds!


        • SQP Le 29 juillet 2014 à 10h41
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          Une chaîne de désinformation continue, c’est par exemple BFM qui faisait ce matin un beau reportage sur les pauvres Israéliens qui ont passé la nuit apeurés par les sirènes. Pas un mot sur le millier de morts et les souffrances, réelles, de l’autre coté.
          Je ne vois pas souvent la télé, mais à chaque fois, ça me rappelle pourquoi j’ai arrête de la regarder : mon niveau de stress augmente fortement devant ce genre de connerie.


        • Pascalotte Le 29 juillet 2014 à 21h50
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          Je suis d’accord !
          Impartial n’est pas humain. Dès lors, les notions d’objectivités et de neutralités sont elles-mêmes soumise à des appréciations subjectives.
          Les faits me semble difficiles à relater d’une manière totalement objective… à moins que ça ne soit fait par des robots…
          Pour avoir un maximum d’objectivité il faut confronter plusieurs sources d’info, et ça, c’est au lecteur de le faire.


      • Zino Le 29 juillet 2014 à 22h14
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        Biloutte,

        je ne trouve justement pas logique de devoir “acheter” un journal pour avoir de l’information. L’information libre est consubtancielle de la démocratie. Ce devrait donc être un service public. J’entend par là “au service du public” et non “statut de fonctionnaire”.

        Ce service public, donc, pourrait être assuré par une multitude de citoyens qui monteraient leur blogs ou collaborerait entre blogs.

        Le financement serait assuré par l’Etat suivant le nombre de “like” et de commentaires échangés (commentaires pertinents j’entend et en rapport avec le sujet). Assurément, cela redroidirait les services de modération de quelques grands titres (je pense notamment au Monde). Suivant cette logique, les-crises recevrait plus d’argent que Le Monde, le Nobs et le Figaro réunis…

        L’idée serait donc un gateau unique que se partageraient les meilleurs au service de l’ensemble des citoyens.

        Bon, ne révons pas, peu probable que ça arrive. Cela signifierais que nous soyons en démocratie…


        • tepavac Le 29 novembre 2014 à 00h34
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          “je ne trouve justement pas logique de devoir “acheter” un journal pour avoir de l’information. L’information libre est consubtancielle de la démocratie. Ce devrait donc être un service public”

          c’est d’autan plus vrais qu’ 1789 “l’Etat de fait” devenait ” un Etat de choix” et par conséquent de façon mécanique, à un “Etat de droit” et ceci par le résultat des elections démocratiques de l’ensemble des peuples constituant la “communauté térritoriale” .
          les frontières n’étaient plus tracées par les limites naturelles ou par le fil de l’épée, mais par l’entente entre les différents peuples limitrophes et les pactes qu’ils en ont conclus réciproquement.
          C’était si nouveau, si brutal dans les changements radicaux que cela allait produire dans les chaines de commandement, que nombres de potentats allaient se radicaliser contre le projet de la Déclaration.


    • FLURY Le 29 juillet 2014 à 09h11
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      faisons simple, vous avez raison. Au lieu d’empiler des règles, des procédés, des processus, des chartes, des rapports sur “ce qu’il faudrait faire”, commençons par dire et interdire ce qu’il ne faut plus faire. C’est un angle d’attaque plus porteur qu’on ne le pense et çà a le mérite de ne pas se perdre dans les sables mouvants des rapports qui ne sont jamais appliqués! Pseudo démocratie! C’est vrai pour les médias, c’est aussi vrai pour les politiques publiques, c’est vrai encore pour la réforme de l’Etat!


    • AlainCo (@alain_co) Le 29 juillet 2014 à 09h51
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      se focaliser sur l’argent n’est pas le plus pertinent.
      les manipulation les plus grossière que je vois sont dues a ges bénévoles qui le font par foi sincère et intérêt indirect…

      la seul solution c’est la pluralité des système et l’absence de censure et de sélection.

      tout système de contrôle abourira a une pensée unique.

      pour les based théorique sur la pensée unique, comment elle émerge des groupes soudés:
      http://www.princeton.edu/~rbenabou/papers/Groupthink%20IOM%202012_07_02%20BW.pdf

      actuellement j’ai plus peur des néoreligions sans dieu que des capitalistes… eux ils sont rationels et ont peur des conséquences de leurs actes.
      ceux qui défendent le Bien,, la Nation, la Planète, le Futur, sont des criminels potentiels si “la fin justifie les moyens”.


      • raloul Le 29 juillet 2014 à 12h29
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        Bonjour!

        Je pense qu’affirmer “les capitalistes sont rationnels” est à la fois une généralisation abusive et une mystification (en particulier s’ils sont mûs par la “peur”).
        Et j’ajouterais que nous sommes TOUS des criminels potentiels, malheureusement.

        Je ne suis absolument pas du tout d’accord avec vous. Je vois de beaucoup plus grosses manipulations chez des personnes qui ont un intérêt direct et ne sont pas bénévoles dans le domaine de l’information. A mon humble avis, nous sommes dans une civilisation de mensonge permanent – puisque presque toute publicité commerciale est basée sur une forme de mensonge – et de déni généralisé, de fuite en avant extrême. En aucun cas dans une forme d’organisation “rationnelle”, fût-elle subdivisée en plusieurs “systèmes sans censure ni sélection”.
        Comme l’a bien rappelé Surya ci-dessous, il y a une méprise profonde dans le grand public sur les rôles et les intérêts des acteurs dans les médias actuels:
        – le produit, c’est l’attention du lecteur
        – le vendeur, c’est le ou les propriétaires du journal ou du média
        – l’acheteur, c’est l’annonceur

        Oui, il faut quelques “faits” ou “nouvelles” plus ou moins bien présentés et mis en forme pour s’assurer l’attention continue et concentrée du lecteur, mais là n’est pas le contenu principal des journaux (contrairement à ce qu’on pense instinctivement). La marchandise principale contenue dans un journal est la publicité (qui est très majoritairement mensongère dans le fond et la forme).

        Par ailleurs, à ceux qui “défendent le Bien, la Nation, la planète, etc…”, vous pouvez ajouter ceux qui défendent la Raison Appliquée, sans doute de dangereux criminels en devenir, à n’en pas douter… Enfin, en matière de “conséquence de leurs actes”, je suis totalement dégoûté par l’héritage laissé par la génération d’après-guerre. Donc faites attention et prenez soin de ce que vous écrivez, s.v.p., merci.

        P.s.: J’aime beaucoup le livre de Neil Postman: “se distraire à en mourir”, ça parle de l’impact de la télévision (entre autres) sur le débat public, la politique et la société en général.
        Il y a toute une partie historique très très intéressante; si vous ne comprenez pas pourquoi je me permets d’affirmer que la publicité actuelle est un mensonge permanent, regardez les exemples dans ce livre des premières “publicités” qui apparaissaient dans les premiers journaux états-uniens et vous saisirez immédiatemment.


        • AlainCo (@alain_co) Le 29 juillet 2014 à 19h08
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          euh, je crois que vous ne voyez pas ce que les “croyants” nous font actuellement…
          nous convaincre notament.

          face a un délire de pensée de groupe j’ai vu les industriels faire preve d’un petit courage , puis se coucher comme des larges devant la pression académique, et médiatique.

          ils ont compris qu’il ne faut plus lutter contre la folie idéologique, mais en faire un business…
          mais pour le voir il faut ne pas être contaminé déjà.

          quand a imaginer que les “gentilles ONG” ne sont pas aussi riches que les corps … il faut les avoir connue de l’intérieur.

          la première manipulations des “gens du Bien” c’est de vous convaincre que eux ils sont Bien, et les autres en face non. parce que!

          d’un autre coté derrière les idéologies, les Bonnes Pensées, les Vérités Vraies, il y a je vous l’accorde de gros budgets… souvent plein de subventions, de rétrocommission ou de racket sur les dos des entreprises, et d’exploitation des esprits faibles, plus du Business Béni par le Bien, des budget académique pour le Bien…

          pensez aux horreurs qu’on vous a dis sur le monde religieux médiéval, et faites une translation.
          j’ai l’inquisition, les églises, la chaire, les université religieuses, le lavage de cerveau des enfants, les méchants, les gens à porgromer, l’argent, les dimes, les Templiers…

          rien n’a changé sauf les noms, et la taille du monde.


    • Alfred Le 29 juillet 2014 à 10h04
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      Pour la presse papier le système de distribution (pour les quotidiens en paeticulier) est LE verrou principal du système qui impose un capital très important pour démarrer un nouveau titre et le faire vivre même avec un lectorat au rendez vous.
      Ainsi:
      À/ en pratique les kiosques et bureaux de presse n’ont pas vraiment le choix des titres proposes et des quantités (achalandage poussé par prestalis (ex nmpp) suivant une martingale pifometrique soit disant basée sur un historique (entre autres) mais peu flexible et peu réactive;
      B/ les éditeurs ne voient la couleur de leur argent (fruit des ventes) qu’après un délai très important ce qui impose un fond de roulement très important: c’est la raison pour laquelle vous n’êtes pas près de voir apparaître un quotidien alternatif. Réduire ce délais ce serait réduire la dependence envers les banques et la pub.
      Par ailleurs, la chaîne duement subventionnee est possédée par un opérateur privé.
      Il faudrait supprimer toutes les aides a toute la presse et avec l’argent économise (centaines de millions d’euros) nationaliser la distribution pour de bon avec une distribution tirée par le client et non poussée et des délais de paiement très courts. Ainsi de nombreux journeaux pourraient naître (et crever) seulement en fonction de leur valeur ajoutée pour le public (et seulement financés par leur lectorat)


    • matlac Le 29 juillet 2014 à 10h41
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      Il y a un point qu’il ne faut pas sous estimer. Une très grande partie de la presse est autant prisonnière de son lectorat que l’homme politique est prisonnier des ses électeurs.

      Si nous souhaitons être bien informé il faut aussi admettre lire écouter regarder des informations qui vont à l’encontre de nos idées reçu et de nos convictions.
      Un peu plus ouvert d’esprit, hein!

      Autrement dit le lecteur de Libé devrait accepter de lire un long dossier sur le scandale du financement des syndicat et des régimes sociaux à bout de souffle. Un lecteur du Figaro un long papier sur le scandale de l’évasion fiscale et la corruption des marchés d’arme. Et un téléspectateur de TF1 France 2 etc d’accepter que l’information ne soit pas là pour vous raconter les belles histoires de jean pierre Pernaud ou vous énumérer la rubrique des chiens écrasés et des “marronniers” (accident de la route, départ en vacances, cadeaux de Noël etc…), mais de vous informer sur des sujet grave et complexe.


    • purefrancophone Le 29 juillet 2014 à 11h38
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      Rien que d’appliquer le 3 “3) Supprimez et interdisez toutes les subventions d’État, et laissez mourir tout ceux qui ne sont plus rien d’autre que des outils de propagande, des zombies sans réels publics.”et de nombreux médias écrits tombent !!!!
      Au moins cela fera le ménage


      • VladP Le 29 juillet 2014 à 12h40
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        Il ne faut pas rêver: ceux qui tomberont le plus vite seront justement ceux qui bénéficient le moins de l’argent du système oligarchique donc ceux qui pourraient avoir des infos les moins dirigées.


    • Tony A Le 29 juillet 2014 à 12h07
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      Empêcher l’ARGENT de dominer les organes de presse, là est l’urgence.
      Car Argent –> Oligarchie.

      Donc tout à fait d’accord avec vos points 1 et 2.
      En revanche l’idée d’O.B. d’un financement des courants d’opinions minoritaires, que je trouve intéressante, est incompatible avec votre point 3.
      Un compromis pourrait être trouvé avec un plafonnement, assez bas, des subventions.
      L’idée générale étant qu’un organe de presse (écrite, radio, TV ou web) doit être financé principalement par ses usagers.

      De même il faudrait, sans l’exclure tout à fait, réduire fortement les revenus publicitaires qui sont des moyens de pression très puissants.
      Avec 2 règles simples : pas plus de 10 ou 20 % de recettes pub et plafonnement des recettes d’un même annonceur à 1 ou 2 % des recettes de pub.

      Par ailleurs il faudrait revoir les règles de gouvernance afin de donner le véritable pouvoir aux usagers et aux journalistes (aux petites mains, pas aux éditocrates).

      Pour le reste, faisons confiance aux citoyens et aux professionnels de l’information… car de telles mesures seraient tellement révolutionnaires qu’elles engendreraient des changements surprenant dans les comportements des uns et des autres.


    • Alkali Le 29 juillet 2014 à 14h04
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      Bon, interdire la possession des médias par le privé ou l’entreprise, c’est OK!
      Plus de subvention d’État, encore OK!
      Mais comment empêcher les dessous de table qui les remplaceront inéluctablement?
      Car le pouvoir reviendra par la fenêtre si on lui interdit de passer par la porte.
      Ainsi, pour quelques avantages financiers ou autres, les tentations seront nombreuses pour les journalistes pro de dévoyer l’info.
      Il y a longtemps que je ne crois plus au pouvoir de la loi pour contrer les vices humains.
      Une éducation populaire, un contrôle citoyen, mais comment?
      Le problème ce n’est pas le journalisme, le problème c’est le type de valeurs qui nous est imposé.
      Le problème est donc humain.
      Pourquoi vouloir réparer la machine si cette machine est malsaine?
      Les grands médias “officiels” sont, de toute manière, moribonds? Et voici que l’info désormais passe par le net.
      Les innombrables réseaux qui naissent sous nos yeux et par nos claviers sont les sources modernes de l’info, encore imparfaites, certes, mais de plus en plus nombreuses, de plus en plus fiables, de plus en plus suivies…
      C’est là que nous devons porter notre intérêt et zapper la machinerie médiacratique de propagande mercantile. Inutile et vain de chercher à la réformer, sa vénalité même la mène tout droit au suicide.. RIP donc et bon vent.
      Les narratives systèmes propagées par cette machinerie sont aussitôt démontées par ces milliers de sites, blogs, réseaux qui couvrent la planète.
      Les mensonges médiatiques passent de moins en moins. Leurs journaux ne survivent plus que sous perfusion financières.
      La nouvelle forme de partage et de transmission de l’info constitue un véritable contrôle citoyen à l’échelle du monde et cela, c’est la bonne nouvelle de notre époque.


      • fdigano Le 29 juillet 2014 à 18h20
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        Bonjour,

        La pragmatique est ce qu’elle est, il faut avant tout une méthode contraignante et dissuasive, afin que les comportements changent.

        Ce qui pèche le plus, et que vous semblez porter malheureusement en triomphe dans votre discours, c’est le libéralisme.

        Croire que l’homme social est libre est une utopie. Le simple fait qu’il vive en communauté impose qu’il respecte lui même les règles qu’il se sera au préalable fixé.

        Nous parlons donc ainsi de la loi et de la morale.

        Or, ce qui vous émeut ici, c’est l’immoralité et le manque d’éducation de certains de nos concitoyens. C’est en contradiction totale avec ce que vous préconisez. Plus vous êtes libres, et plus c’est l’anarchie, le chaos, la loi du plus fort et du plus con surtout.

        Au lieu d’avoir une vision horizontale du problème, vous le déclinez immédiatement dans la sens vertical. Vous ne voyez alors qu’une hiérarchie de privilèges et de passes droits, qui créent alors les plus grandes inégalités.

        C’est de cette corruption mentale que je souhaiterai parler. En n’ayant plus confiance en la justice, vous permettez le plus grand laxisme.
        En n’ayant plus confiance en la police, vous faites les choux gras des voyous.
        Et là, clairement, nous ne sommes plus dirigés que par des gens qui clairement ont un malsain intérêt à vous distraire de la sorte, vu que ce sont devenus les pires voyous existant dans notre si belle démocratie.

        Un exemple. La grande majorité des élus de notre République sont fonctionnaires et/ou assimilés. Dans le principe de la séparation des pouvoirs, vous ne devriez pas pouvoir, faisant partie de l’exécutif, accéder au législatif, n’est ce pas ?

        Pourquoi alors cela n’est il pas interdit par la loi ?

        Un autre exemple pour que vous compreniez bien ou nous en sommes rendus, et à quel point notre démocratie n’en est plus une.

        Un haut fonctionnaire ou un élu, qui n’a jamais donc techniquement contribué de sa vie à l’impôt, lui même étant payé avec les impôts des autres, à le droit, lui :

        – De se payer quand son administration est en faillite, totalement déficitaire, et alors même qu’il l’interdit formellement à ceux qui le financent (les patrons n’ont pas le droit de se payer en cas de déficit, les particuliers n’ont pas le droit de s’endetter au delà de 33%, etc…).
        – De lever l’impôt pour combler ses déficits.
        – De ne jamais être sanctionné personnellement ou financièrement pour ces déficits.
        – De faire, oh comble du comble, de l’optimisation fiscale.

        Ce dont vous me parlez, finalement, c’est de la corruption généralisée de la société.

        L’école ne fait plus son travail depuis près de 30 ans. Elle nous coute en moyenne 30% plus cher pour 30% de résultats en moins, que tout autre opérateur privé. Et il en va ainsi
        pour l’ensemble de nos administrations.

        Bref. Si ce pays part en sucette, c’est davantage à cause de son laxisme irrépressible, qui couronne les menteurs et les usurpateurs, tout en sanctionnant tout ceux qui leur permettent de vivre. On est clairement dans ce que l’on appelle en psychologie, une injonction paradoxale. On congratule les pires et on sanctionne les meilleurs, tout en nous indiquant que c’est parfaitement normal.

        Qu’en pensez vous ?


        • Alkali Le 29 juillet 2014 à 22h59
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          @fdigano

          De quel “libéralisme” parlez-vous? l’économique? le sociétal?
          Je rejette totalement ce libéralisme économique qui s’accommode très bien de la servitude des masses pourvu que cela génère du profit.
          Quand au libéralisme sociétal, j’avoue que, si les conditions et le niveau d’éducation étaient autres…
          Vous dites “Croire que l’homme social est libre est une utopie. Le simple fait qu’il vive en communauté impose qu’il respecte lui même les règles qu’il se sera au préalable fixé.” Mais, justement, ce n’est pas lui, l’homme dans la communauté, qui fixe ces règles et partant pourquoi serait il tenu de les respecter? La plupart de ces règles sont imaginées, promues et votées par ceux qui ne se sentent que rarement tenu de les observer. Ces règles sont faites par ceux qui, bien assis sur leur nuage, tiennent à y rester tout en contrôlant que la masse immense de ceux pour qui elles sont faites s’y soumette bien.
          Mais pour en revenir au sujet, il me semble que le pouvoir de l’oligarchie se construit sur des instruments et des outils. La maitrise de l’information est un de ces outils.
          Il est donc vain de croire qu’un ensemble de lois, qui d’ailleurs existe déjà comme certains l’ont fait remarqué ici, obligera le Pouvoir de s’en passer.
          Je constate que, malgré la dureté des temps, malgré la puissance de ceux qui nous voudraient bâillonnés et crédules la résistance s’organise. Une part de plus en plus importante du troupeau se tourne vers d’autres pâturages pour glaner l’info et s’éduquer autrement.
          L’info distribuée par les mangeoires du système dit” Dieudo pas bon, caca, pas beau…” et pourtant ses salles de spectacle ne désemplissent pas. Dans ces mangeoires on trouve aussi “Israël c’est bien les palestiniens caca terroristes pas beaux” et pourtant l’opinion publique se suit pas. et ainsi de suit pour Poutine=Hitler ou encore l’UE=bienfaits pour tous…
          Je ne fais que constater le déclin rapide des narratives-système et de l’outil de propagande. Je constate, qu’autour de moi, de plus en plus nombreux sont ceux qui, hier encore, commentaient l’info à travers le prisme de tel ou tel journal et qui, désormais se sont tournés vers des médias alternatifs.
          Bien sûr ce n’est encore qu’un frémissement, mais la vitesse à laquelle cela se fait a tendance à me rassurer.


        • Olivier M Le 28 novembre 2014 à 07h37
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          “Un exemple. La grande majorité des élus de notre République sont fonctionnaires et/ou assimilés. Dans le principe de la séparation des pouvoirs, vous ne devriez pas pouvoir, faisant partie de l’exécutif, accéder au législatif, n’est ce pas ?

          Pourquoi alors cela n’est il pas interdit par la loi ?”

          On peut également se demander comment, en France, on peut accepter qu’il y ait un ministère de la justice.

          Et nos élus osent se prétendre démocrates. Ils n’ont vraiment pas peur du ridicule!


    • Noname Le 29 juillet 2014 à 19h16
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      Assez d’accord avec ce point de vue, et totalement ou presque en désaccord avec O. Berruyer (c’est rare, mais ça arrive).

      – “le secret de leurs sources”

      Euh,… Pour rappel, le secret des sources et déjà consacré, cependant, il est de plus en plus soumis aux forces étatiques.

      Rappel : cf . Loi de Programmation militaire ; http://reflets.info/secret-des-correspondances-pour-les-avocats-non-plus-ca-ne-tombe-pas-du-ciel/

      – POUR une loi protégeant efficacement les “lanceurs d’alerte”

      – CONTRE des subventions

      – POUR une nationalisation de l’AFP

      – CONTRE cette accumulation d’instances suprêmes (Ordre / Conseil,..) : engendrent bcp de frais, lourd en fonctionnement, et via le contrôle qui pourrait s’avérer contre productif (censure, vérification des sources, etc,..).

      Donc de manière générale CONTRE le corporatisme.

      Un média doit être financé par les lecteurs et C EST TOUT.

      Si l’on imaginait un revenu de base, plus besoin de subventions pour les corporations et autres.

      Seuls les dons plafonnés ou abonnements viendraient compléter les revenus, permettre l’achat de matériel, etc,…

      Cdt


      • Zino Le 29 juillet 2014 à 22h54
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        Noname,

        Vos deux propositions me semblent contradictoires :
        – POUR une nationalisation de l’AFP
        – Un média doit être financé par les lecteurs et C’EST TOUT.

        Soit vous estimez que le droit à l’information est un bien commun et inalienable, et il doit donc être payé par la collectivité (conforme avec votre idée de nationalisation).

        Soit au contraire vous estimez que l’accès à l’information est une marchandise comme une autre, et donc que chaque média doit être financé par ses propres lecteurs (ce qui se passe actuellement et donne lieu à toutes les dérives que nous avons constaté).

        Pour ma part, je pense qu’il faut créer un “fond souverain pour le droit à l’information”, par exemple 1 € par citoyen et par jour => 23 milliards €, et partager cette somme entre tous les citoyens qui oeuvrerait dans le sens de l’information.

        Exit le statut de journaliste, la carte de presse, l’AFP, etc… Toute personne qui ferait de l’information sur son blog toucherait une part de ce fond en fonction de son “audience” (fonction du nombre de “like” et de commentaires échangés).

        Les fournisseurs d’info brute (AFP), photographes, vidéastes, journaux d’information télévisée, etc… verraient leur production rémunérées en fonction de la “notoriété” du blog d’information sur lequel il est publié. Cette approche implique la disparition du journal d’information papier, qui ne permet pas l’échange de commentaires, seul réel étalon de la qualité d’un blog d’information.

        Cela nous permettrait de choisir librement nos blogs d’information comme nous le faisons avec notre médedin (pour lequel nous payons de manière globale). La seule différence serait que la profession de journaliste ne serait plus réglementée, tout citoyen instruit pouvant faire oeuvre de journaliste (ce que fait O. Berruyer).


    • Marco Le 29 juillet 2014 à 21h57
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      Plutot d’accord avec vous. Mais en ce qui concerne de l’institutionnalisation d’un 4eme pouvoir, je suis un peu dubitatif, surtout a l’heure ou nos institutions sont aspirees vers un centre de gravite europeiste.
      Le metier de journaliste demande a la base une conscience. Il serait bon que toutes les couches sociales soient representees.
      Je serais curieux de savoir combien de journalistes connus sont issus des classes populaires…
      Pourquoi ne pas elire, tirer au sort ceux qui devraient nous informer?
      A ajouter:
      1. Salaire limite et controle
      2. Droit de revocabilite de ceux exercant une activite de journalisme (Par referendum d’initiative populaire, …,)
      3. “Juri” populaire (tire au sort, elu, …) evaluant l’activite de tout journaliste sur une periode donnee avec possibilite de revocation de son droit a exercer
      Ne pas oublier de donner une bonne et solide education populaire permettant la comprehension et la critique eclairee


    • PIPO Le 28 novembre 2014 à 11h22
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      @fdigano
      “1) Interdisez à tout industriel, consortium, multinationale ou riche entrepreneur de posséder un média d’information, sous quelque forme qu’elle soit.”

      Ils utiliseront un prête-nom ou un membre de leur famille ou un larbin domicilié au iles caïmans etc…

      “3) Supprimez et interdisez toutes les subventions d’État, et laissez mourir tout ceux qui ne sont plus rien d’autre que des outils de propagande, des zombies sans réels publics.”

      Il ne restera plus qu’eux.

      Le problème, c’est leur perversité et leur richesse qui va de paire. c’est ça qu’il faut comprendre et le reste suivra.
      Vous avez fait leur propagande, bien joué.


  4. Oiseau-Fou Le 29 juillet 2014 à 03h08
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    Olivier -Tout bêtement, je pensais qu’il existait une loi pour la rétention d’information, je me trompe peut-être. Mais la divulgation intentionnelle de fausses informations doit être punie, un peu comme un objet contrefait. Une vérité ou plus précisément ce qui s’approche à une vérité même si elle est relative et est cachée au grand publique ou transformée (ce qui est pire) est justement une daube dont on tente de nous vendre. Cela doit être punit, comment, je ne sais pas. Mais c’est par là qu’il faut commencer, c’est peut-être une utopie mais ce doit être faisable. Mais comme je ne suis pas journaliste, je ne peux pas faire de propositions concrètes, cependant je peux boycotter tout les médias qui nous enfument, et là il y en a un paquet.
    Pour ce qui est de vos proposition, il me semble que c’est un bon commencement. Mais les journalistes n’ont-ils pas eux même un code de déontologie qu’ils ne suivent jamais d’ailleurs?
    Et si ce code devenait un vrai devoir?
    Je laisse la place aux plus calés dans ce domaine.


    • VladimirK Le 29 juillet 2014 à 04h23
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      Il suffit d’appliquer les lois ; article 27 (on peut aller jusqu’à l’article 30 en fait) de la loi sur la liberté de la presse :

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000877119#LEGIARTI000006419726

      La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.
      Les mêmes faits seront punis 135 000 euros d’amende, lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation.


      • idobox Le 29 juillet 2014 à 21h44
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        Il est tout à fait possible de faire beaucoup de propagande sans fabriquer d’information.
        Si on prend l’exemple de l’Ukraine, nos journaux ne fabriquent rien, ils mettent juste l’accent sur ce qui va dans leur sens.
        Il faudrait un crime de désinformation (une information importante n’est pas divulguée, le contexte est volontairement omis, les témoignages contraires sont oubliés…), mais il y a un risque de contrôle de la presse par le gouvernement.

        Une meilleure solution, à mon avis, serait de créer l’équivalent de l’ordre des médecins, où les gens de la profession pourraient juger de l’éthique, et donner des sanctions. Éventuellement, ces gens pourraient être élus au suffrage direct, mais on risque une reprise par les partis.
        Je pense au retrait (temporaire ou définitif) de la carte de presse, interdiction (temporaire ou définitive) de publication, publication forcée de corrections (genre sur la couverture, pas en petit à la fin du courrier des lecteurs), mise sous tutelle (le comité contrôle avant publication)


        • Kaiel Le 30 juillet 2014 à 09h40
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          Ben avec la tournure de la médecine en ce moment : surmédication à tout prix, survaccination, course au fric quoi, je ne suis vraiment pas sur qu’un ordre des journalistes soit la solution


          • Olivier M Le 28 novembre 2014 à 07h21
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            Le contexte est totalement différent.
            Dans le cas de la médecine, il y a un lobby industriel puissant qui veut vendre ses produits. Ce n’est pas le cas dans le domaine de l’information.


            • Kaiel Le 28 novembre 2014 à 14h04
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              C’est un commentaire du 30/07 qui est ressorti ! Mystère .
              Dans le cas de la presse il n’y a pas de lobby ? C’est rigolo comme remarque.


            • Olivier M Le 29 novembre 2014 à 21h38
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              @Kaiel:

              Ou voyez vous un lobby UNIQUE aussi puissant que celui de la pharmacie dans le monde de l’information?


      • anne jordan Le 28 novembre 2014 à 19h03
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        @vladimirk
        mais comme la dite mauvaise foi sert généralement à renforcer le moral des armées et à encourager l’effort de guerre de la nation , cet article de loi… bullshit !


    • Xavier Le 29 juillet 2014 à 10h52
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      Il existe un délit d’entrave (en matière judiciaire, syndicale …) mais à ma connaissance pas de délit de rétention d’information.

      La proposition de fdigano me semble aller dans le bon sens, avec la suppression de la publicité.


    • Prométhée Enchaîné Le 29 juillet 2014 à 22h26
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      Ca c’est très intéressant ! Je pensais justement qu’il faudrait poursuivre en justice les falsificateurs avérés. N’est-ce pas notre droit en tant que citoyens ? Ne peut-on pas former des groupes qui saisiraient la justice ? On ferait des exemples… On serait donc nous-mêmes l’Inspection Générale de la Presse.

      Sérieusement, ce n’est pas faisable ça ? (Je n’en sais rien, je demande naïvement)


      • Zino Le 29 juillet 2014 à 23h02
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        Je doute qu’un particulier puisse attaque un média.

        Il faudrait permettre à des associations de citoyens vigilants de pouvoir poursuivre, sur le principe des associations de lutte contre le racisme et les discriminations.

        De telles associations seraient un vrai contre-pouvoir contre le système médiatique actuel, mais à la condition que le législateur leur donne cette faculté de poursuivre.


      • AlainCo (@alain_co) Le 30 juillet 2014 à 10h36
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        c’est une idée, mais ca deviendrait rapidement une méthode de terreur.
        regardez déjà les lois sur la vérité utilisées pour terroriser des bloggeurs même pas influents…

        ce qui pourris en partie la persse c’est l’auto censure, ca l’aggraverais.

        quand vous dites qu’il faut interdire les mensonges, les erreurs, vous sous entendez qu’on peut a priori être certain d’identifier les mensonges, les erreurs.
        avec cette logique Galilée aurait été brulé direct et pas juste sanctionné pour avoir dépassé les bornes du débat et avoir ridiculisé le patron.

        d’un autre coté quand on vois Semmelweiss, Fleischmann, Bockris, Schechtman, Wegener, on vois bien que ca se passe déjà comme ca.

        a mon avis il faut libérer les conneries, mais enseigner la lecture critique.
        si on crée des délit informationels trop stricts, une profession de journaliste régulée, ce qu’on obtiendra c’est un Groupthink unique.

        en laissant le bordel opérer on obtiendra un tas d’idioties et quelques informations justes.

        il faut juste qu’on facilite le débunking, et pas comme le NYT qu’on bloque les commentaires parce que ca devient trop débatu

        ca n’empêchera pas les gens, a commencé par ici, qui vont croisr leur vérité en fonction de leur idéologie ou leur préférences…

        l’acceptation de la thèse anti-russe est consécutive au comportement odieux de Poutine en Russie.
        celui de la thèse anti-ukrainienne est un rejet de l’impérialisme américain et ses manipulation.

        quand a la réalité, la force du débat a été de lever les fraudes et erreurs dans la thèse anti-russe, de montrer des preuves de la possibilité du tir Ukrainie, de lever des faits historiques, sans aporter de preuves définitives, si ce n’est de fraude médiatique…

        d’un autre coté je sais bien que même en science les peruves matérielels ont peu de poid face aux préférences idéologique et a groupes d’ntérêt…

        ajoutons a cela la tendance des média a refuser d’admettre qu’ils se sont fait enfumés par des pro de l’intox..

        là j’entend nos donneur de lecon journaliste bien pensant sur france info, payé par l’argent public, plutot autonome, qui soutiennet a demi mot la thèse anti-russe et les nouvelles sanctions US/EU contre poutine…

        j’en viendrai presque a aimer ce Tsar de la Grande Russie Soviétique post-communiste.

        de toute façon la Rossi, cerre monarchie pétrolière vie ses derniers mois de pétrole cher…. J’y travaille.
        fascinat de voir qu’on s’agite sur ces sujet en ignorant des bombes économique/technologiques qui ont explosé 10 fois dans le silence total.

        il faut supprimer la profession de journaliste… ca n’apporte rien.
        Les bloggeurs, les professionels, les veilleurs stratégiques et technologiques, et le sens critique des lecteurs font déjà le boulot à leur place…

        La presse est morte, sauf pour vendre des fables … livres d’arts… les journeaux sont des livres d’arts, des comics, et des circulaires de groupes idéologiques.


        • jacqueline Le 30 juillet 2014 à 12h53
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          “l’acceptation de la thèse anti-russe est consécutive au comportement odieux de Poutine en Russie.
          celui de la thèse anti-ukrainienne est un rejet de l’impérialisme américain et ses manipulation.”

          D’accord avec ces raisons qui fabriquent deux camps opposés et irréconciliables, mais :

          Les manipulations et interventions des US depuis 1945 sont prouvées.

          Il y a une suite de 3 vidéos sur la CIA et ce sont d’anciens dirigeants, ou de hauts responsables qui racontent ( sans toutefois donner trop de détails ), les succès et les échecs de la CIA.

          Plus une vidéo , avec Bush et des gens identifiés qui explique comment la CIA fabrique les révolutions de couleur avec les ONG..

          Le comportement odieux de Poutine est d’avoir récupéré ce que les oligarques avaient acheté pour une bouteille de vodka du temps d’ Eltsine. Je comprend que ça leur ait mis les boules, mais c’est juste.

          Après le reste, c’est aussi de la propagande anti Poutine .. Et là je fais plus confiance à JC Killy qui a bossé 7 ans avec Poutine pour les JO de Stochi. Son avis sur Poutine n’a pas plu à tout le monde. Pourtant il était mieux placé pour se faire une idée du personnage que n’importe quel commentateur politique qui ne l’a jamais rencontré.

          Il faut avoir subi un vrai lavage de cerveau pour défendre le modèle américain. Hollywood y a bien contribué.

          Je le trouve même plutôt cool, pour un gars que tous les oligarques voudraient chasser du pouvoir, pour refaire leur business et qui manipulent des gens aveuglés par notre société de consommation, et une apparente liberté, les droits de l’homme, la démocrassie, pour lui faire un autre maïdan.

          S’il était trop cool, il serait balayé.

          Evgeny Fedorov est conscient que la Russie a déjà chez elle sa cinquième colonne. Il en parle à la fin dans cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=x0zRD-Ulv2s.

          Du temps de Brejnev ça aurait été vite réglé.

          Mais on ne passe pas facilement d’une dictature à la démocratie.

          Ce n’est pas une tare de refuser le modèle occidental surtout quand on voit ce que donne, la perte des valeurs morales..l’échec du multiculturalisme ( cf les récentes manifs pour Gaza ) la déchéance de l’ éducation nationale ( voulue, car une certaine élite mondiale annonce que dans le monde futur tel qu’ils l’envisagent, on aura pas besoin que tous ces gens soient instruits, il vaut mieux en faire des ignards pour qu’ils supportent leur sort. )

          Une réalité cachée des USA : http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=98018


  5. Incognitototo Le 29 juillet 2014 à 03h19
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    Effectivement, le problème de l’argent – qui finance, qui paye quoi et on pourrait rajouter et pourquoi – est central dans le problème de l’indépendance. Pour s’en convaincre, il suffit de constater comment ont évolué les lignes éditoriales de certains journaux (comme, par exemple, Libération ou le Monde), en fonction de leur actionnariat et de la place laissée à la régie publicitaire.
    Seuls ceux qui décident que l’argent a toujours une odeur (comme le Canard) échappent à cette logique… sans pour autant avoir démontré qu’ils faisaient toujours “bon usage” de leur “indépendance” (parce qu’il y a également beaucoup d’approximations et de “bêtises” dans ce journal).

    Aussi, c’est un problème complexe et je ne suis pas sûr d’être très en accord avec un financement public de l’information qui est une autre façon de créer une dépendance !!!…
    De plus, s’il faut représenter une sensibilité politique pour bénéficier de financements, comment fera-t-on pour financer une information apolitique, qui s’occupe des faits rien que des faits ?
    Enfin, ce sont les hommes et les femmes qui font l’information et il y a de vraies questions à se poser sur la façon dont sont formés les journalistes, au niveau éthique et déontologique… Exemple, tout journaliste devrait, comme les politiques maintenant, déclarer leur situation patrimoniale et d’intérêts…

    À mon sens, le problème des financements politiques est un autre problème, qui devrait se traiter dans une réforme beaucoup plus globale (et totale) de la démocratie, par exemple, avec ces lignes directrices : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3979135.html

    Mais pour faire bref, je pense qu’on ne peut pas changer notre système médiatique français (très mal classé dans tous les rapports sur ce sujet) sans fondamentalement changer notre démocratie… qui ne crée actuellement (vu notre système en place), que des larbins toujours dépendants ou inféodés à quelqu’un…


  6. Oiseau-Fou Le 29 juillet 2014 à 03h23
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    Il me semble avoir oublié quelque chose – Il y a Reporter sans frontière mais comme il est évident qu’il a disparu des “radars”, il faut soit le renforcer ou mieux, créer l’équivalent des reporters indépendants.
    Reporter sans frontière n’est plus ce qu’il était, on l’a vu en Ukraine lorsque des journalistes se font Kidnappé ou tué. C’est donc (à mes yeux) une chose importante de mettre en branle une institution parallèle. Je dis ça, je dis rien.


    • Xavier Le 29 juillet 2014 à 11h00
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      RSF est notoirement connu pour avoir été financé par la NED (National Endowment for Democracy), un des multiples paravents de la CIA…


  7. Jerome Le 29 juillet 2014 à 03h25
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    Je me souviens que Sarkosy avait un projet de réglementation de la profession journalistique mais je ne sais où cela en est, j’ai peur que toute structure finira tôt ou tard corrompue voire même favorisera la désinformation, comme par exemple vos point J2 et J3 qui sont des lames à double tranchant (rappelons nous le flot d’attaque venant de la presse elle-même qu’avait subi médiapart lors de certaines révélations).
    Il me parait impossible de tarir la propagande et la désinformation mais il est possible de la contrer en offrant un espace où tout à chacun pourrait venir déposer des articles, comme une chaines d’info du peuple pour le peuple avec le peuple. Personnellement je ne fais aucune confiance aux journalistes professionnels pour avoir une information fiable.

    Il faut éduquer le peuple à travers des cours par exemple au lycée pour donner les armes nécessaire à la comprehension des médias et une chaine Forum permettant une contre-information.


  8. Fabien Le 29 juillet 2014 à 03h51
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    ACRIMED a promu de nombreuses pistes:
    Un Conseil National des Media pour remplacer le CSA: http://www.acrimed.org/article2335.html

    De nombreuses exemples de chartes pour garantir la déontologie des journalistes: http://www.acrimed.org/article4037.html

    Pour la constitution de sociétés de presse à but non lucratif: http://www.acrimed.org/article2291.html

    Salutations


  9. VladimirK Le 29 juillet 2014 à 04h06
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    Je me souviens d’une série de reportages de la 1ère chaîne russe qui s’appelait Tour de France. Il s’agissait de présenter la France, sa géographie, sa culture…

    L’équipe a interviewé Patrick Poivre d’Arvors au sujet de la liberté de la presse. Celui-ci répondit que les journalistes en France sont libres, mais les rédactions, elles ne le sont pas. Or, au final c’est bien la rédaction qui décide.

    Maintenant, quels intérêts la presse défend-elle ? Le problème est que la presse est un bien commercial comme un autre, qui vit notamment de la publicité et/ou des subventions de leurs mécènes. Ainsi, la presse devrait être un service public, mais alors on se retrouverait dans le cas de figure de la Pravda Komsomole… pas glop non-plus.

    Ensuite, avez-vous constaté le nombre de journalistes mariées ou en concubinage avec des hommes politiques ? Ces deux mondes ne sont-ils pas un peu trop proches ?

    Enfin, comme pour à peu près tout le reste, il y a un gros problème au niveau de l’éducation. Si les gens qui rédigent des articles sur LCI.fr, le Point, etc. sortent des écoles de journalisme, alors il y a un problème avec ces dernières.

    Maintenant sans vouloir paraître défaitiste, on aura beau inventer toutes sortes de règles, les manipulateurs trouveront toujours un moyen de les déjouer…

    Avant, je fondais quelques espoirs sur Euronews… la chaîne étant diffusée en plusieurs langues, dans de nombreux pays, il me semblait qu’ils étaient obligés de faire attention.

    Quoi qu’il en soit, la seule chose qui pourra nous sauver, c’est de miser sur l’éducation, et pas seulement des journalistes (il faut former aussi les lecteurs – spectateurs), faute de quoi, nous finirons comme dans le film Idiocracy.


    • Euskadi Le 29 juillet 2014 à 08h17
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      Au contraire il ne faut surtout pas que la presse soit un service public. C’est déjà plus ou moins le cas au travers de toutes les subventions versées par l’Etat ainsi que des avantages fiscaux des journalistes. Le résultat est une presse sans public aux ordres du pouvoir en place.

      Comme évoqué plus plus il faut supprimer tout ça et faire en sorte que la presse vive de ses lecteurs. C’est le seul garant de son indépendance.
      Nous pourrions ainsi imaginer un seuil limite aux revenus de la publicités dans le chiffre d’affaire ainsi qu’une limite au renflouement par des mécènes ou par les actionnaires.


      • Surya Le 29 juillet 2014 à 08h49
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        La presse ne vit pas de ses lecteurs mais de ses annonceurs; ils ne vendent pas de l’information; ils vendent un portefeuille de clients dotés de “cerveaux disponibles”


        • AlainCo (@alain_co) Le 29 juillet 2014 à 09h54
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          et on fidélise les fan en leur vendat des vérité préfabriquées…

          la pensée unique est déterminée non par le capitaliste mais par le lecteur paresseux, par le lecteur qui veut écouter ses préjugés.

          même et surtout une association bénévole peut manipuler l’information.

          au moins le capitaliste a peur de finir en tôle, pas le potentiel martyr de la Vérité Vraie Malgré les Faits.


        • Zino Le 29 juillet 2014 à 23h25
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          VladimirK, plus que former les lecteurs-spectateurs, il faut leur donner le droit d’arbitrer.

          Non en achetant un journal, comme le pense Euskadi, mais en comptabilisant leur capacité de “cerveaux disponibles” (Surya +1000), pour financer ceux qui méritent de l’être.

          Pour ma part, le seul moyen de financer les blogs au mérite est de le faire au prorata du nombre de commentaires reçus.

          Un gateau unique, le fond souverain français d’information (23 milliards par an), serait affecté aux meilleurs blogs d’information, photographes, vidéastes, par le biais des seuls cerveaux disponibles.

          Tout ça juste avec 1 € par jour et par français. Exit les Dassault, Bouygues, Pigasse et consorts… Le rêve, non ??? Et pourtant possible.


      • cording Le 29 juillet 2014 à 11h04
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        Très bonne idée! comme cela il n’y aura plus de presse à moins que vous n’acceptiez de payer un quotidien à 5 euros pièce!


        • Tikehau Le 29 juillet 2014 à 16h56
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          @cording

          Pour de l’information biaisée dont le support papier est intégralement payé par les annonceurs… pas un kopeck ne sort aujourd’hui de ma poche de consommateur.

          Par contre de ma poche de contributeur à l’impôt ce n’est plus la même chose :

          http://www.ojim.fr/presse-ecrite-5-milliards-deuros-de-subventions/

          Merci qui pour le doublement des dépenses de l’État en faveur de la presse écrite en 2009-2011 ?


    • Krystyna Hawrot Le 29 juillet 2014 à 13h26
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      Chers Amis

      Je suis heureuse que le sujet de la propagande des médias et comment changer cela soit repris. Je rappelle que la première fois que les citoyens ont réussi à battre en France la puissance de la propagande en se servant d’internet ce fut lors de la campagne du TCE en 2005. Les médias ne montraient que les tenants du Oui et insultaient les “Nonistes” de gauche et niait leur existence. Le peuple français a voté à 55% contre le TCE.
      Cependant les citoyens ne peuvent pas faire tout le temps tous les jours le travail de journalistes gratuitement surtout quand les journalistes sont payés à mentir au peuple.

      Pour ma part je pense qu’il faut supprimer les écoles de journalisme de type Sciences Po. Il faut revenir à un recrutement de vrais lettrés pour devenir journaliste d’information: bac plus 5 solide en sciences humains (histoire , sociologie) qui apprend à chercher l’information et à se méfier du prêt à penser de type “sciences po”- après seulement une formation de 1 à 2 ans plus technique.
      Il faudrait aussi réglementer les piges voire les supprimer: il m’est arrivé de faire de piges pour des journaux de gauche, certains très rares qui payent (beaucoup de journaux et revue font travailler gratuitement) – 200 Euros le reportage à l’étranger alors que le cout réel de ce travail était de 600 Euros. Alors qu’une simple photo rapporte 400 Euros;
      Ce n’est pas possible – tant qu’une photo coûtera deux fois plus cher qu’un écrit on n’aura pas d’information correcte.

      Dans la règle de déontologie il faut interdire le recopiage des dépêches AFP pour en faire un article: une dépêche est une dépêche et n’est pas un article.

      Les citoyens doivent pouvoir exprimer leur critique face aux reportages bidonnés des journaux télévisés: par exemple; on devrait après chaque journal afficher une page internet de critique sur ce qui a été dit. Techniquement avec la télé numérique cela devrait être possible – à la manière d’un courrier de lecteurs ou d’auditeurs – mais obligatoirement.

      Et il faut pouvoir poursuivre pour mensonge et diffamation les propagandistes zélés de type Smolar. Une fois qu’ils seront condamnés ils vont réfléchir à deux fois avant de refaire ce sale boulot.

      Merci pour votre contribution – c’est vraiment un débat important


  10. Louis Le 29 juillet 2014 à 04h07
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    Il faudrait déjà que les médias et les journalistes en aient envie. Et quand on voit “Pas vu pas pris” de Pierre Carles on se confirme une fois de plus que en haut de la pyramide du journalisme ça déconne à plein tubes pour des histoires de pognon.

    Deux aspects qui m’intéressent personnellement c’est
    – tout ce qui est de l’ordre des contraintes temporelles.
    – tout ce qui est de l’ordre de la culture du journaliste

    Je crois que c’était Nadia Bouria qui en avait parlé dans une conférence. Quand on a 15 minutes pour écrire un article sur la crise ukrainienne forcément on se retrouve à aller copier coller la merde qu’on trouve sur le net. Et en plus quand en tant que journaliste tout ce qu’on a appris à faire c’est écrire 4 jolis paragraphes aérés (avec des fautes malgré tout) mais que derrière on ne nous a donné strictement aucune culture politique, géopolitique, historique, sociale, économique, littéraire, religieuse … forcément il ne faut pas s’attendre à récupérer autre chose qu’un étron à la sortie.

    Je pense que dans toutes les mesures proposées à un moment ou à un autre il faudra accepter de donner plus de temps aux journalistes pour écrire et se documenter, ce qui reviendra à changer les formats de parution des grands journaux.


  11. Sylba Le 29 juillet 2014 à 04h47
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    Seulement les faits…
    Comment est-ce possible quand le choix des mots, et surtout des images (plus le ton en audiovisuel), peut si facilement infléchir le sens de ce qui est publié et jouer sur un registre affectif ?
    Dommage que je ne puisse glisser une capture d’écran, mais l’image en une de l’édition numérique du Monde à cette heure-ci vaut à elle seule l’essentiel du message, bien au-delà du texte de l’article sur les nouvelles sanctions à l’égard de la Russie : on y voit Merkel, Cameron, Obama et Hollande fort amusés par ce à quoi ils assistent et ce dans une tenue décontractée.
    Un(e) pro de la com serait sans doute à même de détailler l’effet voulu (et sans doute obtenu) avec le choix de cette photo.
    Mais comment contribuer à ce que le public sache discerner ce genre de manipulation, ne s’y laisse pas prendre et fasse sentir à qui s’y livrerait que c’est le meilleur moyen de s’aliéner son lectorat ?
    Car il me semble que les dispositions pour assainir la presse passent aussi par tout ce qui peut concourir à une lecture plus avertie et réactive, comme celle que suscite le site “Les crise”, et donc entre autres veiller à ce que l’interactivité permise actuellement par internet ne soit pas entravée ni dévoyée.


    • VladP Le 29 juillet 2014 à 05h43
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      De toutes façons, la formation des journaleux n’est pas en cause. Les médecins qui prélèvent et transplantent les organes des prisonniers ou des blessés sont bien formés et signet tous les codes de déontologie et serments d’hipocrate qu’on veut, mais des le moment ou du fric passe sous le nez…
      Perso, je ne suis pas donneur d’organe et je ne veux, en aucun cas d’organe de qui que ce soit. Perceque on peut toujours brancher une mafia sur un reseau apparament contrôlé.
      Et puis, la vie arrive à son terme pour tout le monde à son heure; et à mon avis, ça ne sert à rien de jouer les trompe-la-mort avec les organes d’autruit. De toute façons et quoiqu’on fasse, on sera plus longtemps mort que vivant :-)!
      Les journaleux sont assez qualifiés, mais c’est en leurs âmes et conscience qu’ils votent carrière, salaire, et privilèges régaliens.
      Les journalistes, eux, sont sur leterrain et, malheureusement, y perdent souvent la vie ou la santé.


  12. Kiwixar Le 29 juillet 2014 à 05h09
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    Penser que le Parlement puisse légiférer pour améliorer les médias est bien naïf.

    1) La méthode actuelle fonctionne bien pour les Marionnettistes (les financiers) : ils contrôlent les hommes politiques et le Parlement via les médias à leur botte (possibilité de scandale réel ou inventé, et montées des poulains obéissants sur lesquels ils ont des “dossiers”) … et l’abrutissement des gueux.

    2) Il n’y a pas dans l’Histoire de cas où un Pouvoir a abandonné le pouvoir volontairement. Donc ils ne laisseront pas le Parlement leur retirer ce contrôle des médias.

    La seule solution, c’est la rue, et pas d’un paddock à l’autre entre Bastille et Nation. Mais bien blocage national, opérations escargots sur les routes, blocage des raffineries, désobéissance civile.


    • Tony A Le 29 juillet 2014 à 12h17
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      @Kiwixar.

      Il est bien évident qu’un repositionnement véritablement démocratique des médias ne pourra advenir qu’à l’occasion d’une irruption, sous une forme ou une autre (que j’espère la plus pacifique possible), des citoyens sur la scène politique.

      Il est cependant préférable d’avoir déjà réfléchi à des dispositions d’ordre législatives, voire constitutionnelles.

      La nuit du 4 Août n’a pas été rendue possible uniquement par la prise de la Bastille. Les débats d’idées des décennies précédentes ont permis d’en fixer rapidement le contenu.


    • Olivier M Le 28 novembre 2014 à 08h01
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      Avant d’envisager de tout bloquer, il faudrait au moins avoir un programme alternatif et complet de société.

      Dans notre cas, puisque le problème est lié aux médias, on pourrait commencer par envisager de ne s’en prendre qu’à eux. Quelques manifs/sittings prolongés et répétés devant les sièges des grands médias pourraient finir par inciter les journalistes à eux-même militer pour obtenir leur indépendance.


  13. bm607 Le 29 juillet 2014 à 05h19
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    Le problème de l’argent comme il a été dit et redit plusieurs fois au-dessus me semble également le point crucial :

    – soit les journaux (et par voie de conséquence les journalistes) sont financés peu ou prou par de l’argent public, et alors il faut une démocratie irréprochable, on reporte le problème à l’étage du dessus. Mais ce n’est pas forcément une mauvaise voie, on fonctionne ainsi pour cet autre moyen d’information qu’est l’école (et on peut faire des reproches actuellement à ce système dans les faits : suppression ou ajout de certaines matières ou informations qui vont dans le sens des souhaits des politiques, comme la théorie du genres…),

    – soit (les deux choix n’étant pas exclusifs) on fonctionne par financement par le lecteur et alors il y a le gros risque de tomber dans une presse sensationnaliste, comme en France actuellement ou pire encore (Angleterre par exemple). Les défauts de ce mode de financement sont également vrais pour un financement “indirect” par choix au niveau des impôts, globalement on pourra craindre le même genre de dérive (journaux “sexy” quand à la forme du contenu = revenus plus importants via un financement par les impôts)
    La difficulté étant quand même qu’internet, fait une concurrence telle que les financements classiques par la vente d’exemplaires de journaux deviennent nettement plus problématiques (ainsi pour ma part j’ai quelques fois été tenté de m’abonner en ligne à quelques journaux, mais je n’ai pas le temps de lire tout ce qu’on trouve sur internet et qui est digne de lecture donc j’ai repoussé ce choix), il faut donc effectivement inclure cette composante (journal = exemplaire papier et/ou articles en ligne)

    Une voie sur laquelle il pourrait y avoir réflexions pourrait être comme le suggère Olivier les journaux liés à une mouvance politique, mais avec la grosse difficulté de définir le financement (pas trop partisan de faire ça uniquement au nombre de lecteurs, toujours le risque de tomber dans une presse qui ne parlerait que des sorties en scooter de Flamby pour aller voir sa maîtresse…)
    La dérive de l’Huma pointée sur ce blog il y a quelques jours était assez éloquente (pour rappel : journal le plus financé en France à l’exemplaire vendu).
    Par contre concernant la Russophobie ambiante, ou le TAFTA, deux ténors politiques avaient des postions plutôt plaisantes, JL Mélenchon et M. Le Pen ; j’ai trouvé personnellement que les articles de blog du premier sur l’Ukraine aurait pu être repris sous forme d’articles de presse moyennant développement, celà aurait contribué à une bonne pluralité de l’information.

    Pas simple tout ça (mais on ne s’attendait pas à ce que ça le soit je pense).


    • Tony A Le 29 juillet 2014 à 12h26
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      @ bm607.
      La dérive populiste que vous évoquez en cas de financement par le lecteur est bien réelle, si ce dernier n’intervient que comme Consommateur.
      En revanche s’il est associé d’une façon ou une autre (présence importante dans les conseils d’administration) à la politique de l’organe de presse, le résultat pourrait être bien différent.
      Les jurys d’assise sont la preuve que le citoyen lambda est capable de se conduire de façon très responsable dès lors qu’on sollicite son humanité et pas seulement ses pulsions les plus basses.


  14. jules Le 29 juillet 2014 à 06h06
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    Il n’y a pas de question « journalisme ». Ou plutôt, la question « journalisme » est indissociable de la question « pouvoir ». Or, à ce niveau, nous savons déjà que les individus qui pratiquent le journalisme, en tout cas le journalisme mainstream, sont indissociables de ceux qui font de la politique et de ceux qui s’occupent de haute finance (au sens financiarisme et « too big to fail »).

    C’est un tout devenu insécable. Non pas une vinaigrette, mais une fusion avec transformation chimique des matières.

    Croire que vous pouvez casser celle logique du tout en agissant sur l’une de ses composantes, c’est une illusion d’optique. Il y a eu syncrétisme et élévation à une puissance supérieure. Journalisme, politique et finance, voilà une religion unifiée ! Vous ne ferez pas marche arrière. C’est au niveau de la puissance supérieure qu’il convient d’agir. En l’abattant. Et certainement pas avec des articles de lois supplémentaires.


    • Joanna Le 29 juillet 2014 à 07h05
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      Je partage votre point de vue au premier abord sauf qu’on peut aboutir vite à une conclusion, qui n’est sans doute pas la vôtre, et qui serait « ils sont trop puissants, on n’y arrivera pas, ne faisons rien … ».
      Il convient selon moi de rester positifs, ces propositions sont sans doute déjà un moyen de poser le problème, d’en faire état partout où c’est possible afin d’en faire prendre conscience à un plus grand nombre, ceux qui se croient informés et ne sont que désinformés.
      Et puis piquons ces banderilles et on verra déjà comment “la bête” se comporte …


      • personne Le 28 novembre 2014 à 21h01
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        Coluche en son temps disait sobrement (si tant est qu’il ait jamais parlé sobrement !!!) : “quand je pense “QU’IL SUFFIRAIT” (voix suraigüe) qu’il suffirait que ça ne s’achète pas … pour que ça ne se vende pas !” (je cite de mémoire). Je crois qu’on y est déjà un peu, non ?

        Par exemple, on peut commencer par se débarrasser de la télé et, au lieu de payer une redevance à l’Etat souscrire un abonnement à un support papier connu pour rester exigeant, intègre, rigoureux. il faut apprendre à savoir ce qu’on veut : à vouloir payer toujours tout au moindre prix, c’est sûr qu’on nous vend … des étrons au prix du caviar, réservé aux tables privilégiées et suffisamment éduquées.

        Enfin il me semble ; mais je n’ai jamais appris à développer un certain esprit critique ; dans mon temps et dans mon école ça n’existait pas …, le bon sens était censé suffire en ces temps là.


  15. Abemus Le 29 juillet 2014 à 06h39
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    Je dirais que d’une manière générale, tout cela est la conséquence d’un manque de “vraie” démocratie (redonnons leur juste sens aux mots). Il va de soit qu’il n’est pas dans l’intérêt du groupe d’être désinformé. C’est notre organisation politique qui nous amène à une concentration des pouvoirs (politique et économique) entre les mains d’une minorité qui se paie ensuite l’information (la communication… toujours le sens des mots) car elle y trouve son intérêt.

    Vous voulez de l’information, faites en sorte que votre voix soit prise en compte.

    Les combats sont trop nombreux (désinformation, corruption, pollution, intoxication, etc. etc.) pour pouvoir être gagnés un à un. (trop d’énergie à dépenser, toujours plus de combats..)

    Il n’y a, à mon sens, qu’un seul combat, celui de la démocratie. Ne pensez-vous pas qu’en démocratie, l’évolution des lois irait naturellement vers une meilleure information (car dans l’intérêt de la majorité).

    Si Internet à un rôle à jouer c’est bien celui de tendre vers la démocratie, (la technologie est au point pour une démocratie directe, non ?) non pas en devenant un 5e pouvoir mais au contraire, en ôtant le pouvoir des médias (que l’information soit un pouvoir n’a de sens qu’à partir du moment ou elle peut être manipulé) et en donnant une voix à chacun…

    Ne pensez-vous pas que la majorité des gens voteraient dans le sens du principe de précaution DANS TOUS LES DOMAINES. (Pas bon pour Wall Street…)

    ça sous-entend du coup de sortir de l’Europe.

    Utopie quand tu nous tiens…

    —————————

    En parallèle je pense que le fait de vous être concentré sur la crise ukrainienne est une très bonne chose car c’est la seule manière de pouvoir être efficace. Un seul bon exemple de désinformation mis dans la lumière permet à un grand nombre de personnes de ne plus être dupes. Bravo pour ce travail énorme.


  16. Fabrice Le 29 juillet 2014 à 06h43
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    pour des journalistes indépendants je dirais une sorte de Sacem indépendante pas comme l’AFP, qui permettrait aux journalistes de publier (carte professionnelle faisant foi) sur des sites avec thématiques dédiées (actualité nationale, internationale, économique, scientifique, …) des contenus en ligne (avec comme règle d’or d’un contenu original non copié) rémunéré à la lecture (en échange le site pourrait offrir un système de traduction pour ouvrir sur le monde), avec garantie de l’anonymat du site pour éviter les conflits d’intérêts avec les employeurs.


    • Zino Le 29 juillet 2014 à 23h50
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      Très bonne idée qu’une SACEM de l’information.

      Voilà ce qu’il faudrait pour l’information, mais distribuant un gateau prélevé par l’impôt (fond souverain pour le droit à l’information).

      Question : pourquoi faudrait-il une carte professionnelle ? Les musiciens n’ont pas de “carte de musicien” que je sache.

      Effectivement, la valeur de la production (dépêche, article, photo, vidéo, débat) devrait voir son prix varier suivant la “cote” du blog qui la reprend, de la même manière que fait la SACEM en comptabilisant et surveillant les parutions musicales.

      Une rémunération “juste” et privilégiant le “mérite” pour l’information devrait reposer sur des bases factuelles, par exemple le nombre de commentaires reçus par un blog d’information.

      Suivant ce principe donc, une même photo du crash en Ukraine pourrait rapporter 100 € à son auteur si publiée dans le monde contre 1 000 € si publiée dans Les-crises (si on se réfère à la comparaison du nombre de commentaires publiés par ces 2 titres sur les 10 derniers jours…).

      Le système serait un peu compliqué à mettre en oeuvre, mais la SACEM c’est également compliqué. Il semble que ça fonctionne cependant…


  17. Crapaud Rouge Le 29 juillet 2014 à 07h47
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    Pas du tout d’accord avec cette approche qui expose des solutions avant d’analyser la situation et les besoins. Pour certains points de détails, ça peut sans doute être utile, mais sur le fond ce sera vain, car il faut d’abord analyser ce que l’on appelle l’indépendance, et comment celle-ci peut être obtenue compte tenu de la réalité.

    L’indépendance n’existe pas en soi, on ne peut parler que d’indépendance par rapport à quelque chose. Deux entreprises peuvent être indépendantes l’une de l’autre car financées chacune de façon indépendante, mais elles dépendront indirectement l’une de l’autre du fait de la concurrence, et surtout, étant soumises aux mêmes lois de l’économie et de l’audience, ainsi qu’au même but qui est de faire du profit, elles auront tendance à adopter, indépendamment l’une de l’autre, les mêmes solutions.

    Mais il est bientôt 8 heures, je devrais être dans le tramway. Je reviendrais m’expliquer plus longuement.


    • Michel Martin Le 28 novembre 2014 à 14h16
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      d’accord avec toi, Crapaud, il me semble aussi utile d’établir d’abord une bonne analyse de la situation et des besoins avant d’établir une solution.


  18. Patrick Luder Le 29 juillet 2014 à 07h52
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    Le journalisme est un métier comme un autre, il est soumis à rude concurrence et n’arrive plus à vivre de reportages ou l’on prend le temps de creuser et vérifier ses sources. Toute source de financement est la bienvenue et recherché, avec toutes les dérives que cela implique 🙁 Et comme pour la consommation courante, nous avons remplacé, chacun par nos propres choix d’achat, la qualité par la quantité à bas prix.

    Je rejoins Fabrice, la solution devrait se trouver dans un respect et rémunération directe de journalistes indépendants cherchant à faire des articles profonds et variés => mais le choix d’une solution ne réside que dans nos choix de consommation … à l’heure du tout gratuit sur le net, rien n’est gagné, et je suis contre toute solution forcée par des financements privés ou publics

    Question principale : qui aujourd’hui veut encore bien payer le juste prix pour une information de qualité ?

    Personnellement je cherche depuis longtemps, un hebdomadaire ou mensuel d’information générale, uniquement fait avec des articles de faits vérifiés-prouvés … je demande la lune ?


    • VladP Le 29 juillet 2014 à 10h14
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      Pourquoi croyez-vous que le gouvernement précédent a interdit la pub sur les chaines publiques?
      Mais tout simplement pour les rendre totalement dépendante des finances allouées par le gouvernement!
      En vertu du principe élémentaire: qui paie commande!
      Panacher les sources de financement, c’est le meilleur moyen pour qu’une chaine télé ait une relative indépendance (en tous cas, aussi longtemps que les intérêts des annonceurs privés ne sont pas les mêmes que ceux du pouvoir en place), dès le moment où ces intérêts sont concordants: Adieu la liberté!
      Il n’y a pas de solution toute faite: Si je recevais des financements de syndicats, d’un parti ou d’une ambassade pour monter une imprimerie parallèle qui pourrait avoir une chance de contrebalancer le flot des journaux merdiaspresse, automatiquement je ne n’aurais plus de libre arbitre et je devrais imprimer ce qu’on me dicte, que cela me plaise ou non.
      Les montants engagés sont trop importants pour que qui-que ce soit le fasse par “pure bonté d’âme”.
      La seule chose à faire est du côté du lecteur: Il devrait être sensé avoir suffisamment d’indépendance d’esprit pour détecter les mensonges, et partant, les buts visés par les menteurs.
      Mais même moi, qui ai toujours su que ce qui est imprimé sur le papier n’est pas la “vraie vérité du Bon Dieu” rien que de part mon métier; pendant des années j’ai cru, inconsciemment, que la concordance des “infos” recoupées entre la télé et la presse écrite ne pouvait que refléter la vérité; la télé étant publique et la presse écrite privée.
      Cette croyance s’est fissurée lorsque je suis allé passer quelques mois en Russie, et elle est tombée définitivement en ruine au travers des infos visiblement manipulées lors des jeux olympiques de Sotchi et plus tard, au vu des commentaires de la pressetituée à propos du coup d’Etat en Ukraine.
      L’évidence ne peut que faire penser que ce n’est pas vraisemblable: le monde n’est pas bipolaire, tout blanc d’un côté et tout noir de l’autre. Celui que le prétend ne peut être que menteur et manipulateur.
      mais tout le monde ne cherche pas à approfondir ce qu’on lui raconte.
      J’étais apatride d’origine russe, mais quand, naturalisé suisse, j’ai décidé d’aller à la rencontre de mon pays d’origine, mon frère, qui croyait toujours que je ne ferai qu’un transfert de l’aéroport de Poulkovo jusqu’en Sibérie m’a dit: Si tu cherches les emmerdes en allant en Russie, ne compte pas sur moi pour faire quoique ce soit pour aller te chercher! Si tu y vas: démerde-toi pour revenir!
      Comme quoi, le conditionnement imposé par la propagande a la vie dure! ça demande un effort sur soi-même d’essayer de regarder par dessus, et tout le monde ne le fait pas.
      Le seul moment où j’ai un peu craint, c’est en voyant le blizzard de tous les diables quand l’avion s’est posé sur la piste, que j’ai compris que c’était le dernier vol avant la fermeture de l’aéroport et que j’étais à au moins 30 km du centre-Ville (quand l’avion avait décollé de Suisse, c’était le début d’un automne flamboyant; une magnifique journée ensoleillée et douce). En plus, je n’avais aucune notion de russe, et les panneaux auraient aussi bien pu être écrit en navajo… C’est à ce moment que je me suis dit “Mais qu’est-ce-que je suis venu faire dans ce pays de loups!”.
      Heureusement, une personne est arrivée avec mon nom sur un panneau (en caractère latin): OUF!
      Mais pas une seconde je n’ai eu de quelconque crainte de finir en Sibérie seulement au motif d’être le fils d’un ancien officier de la flotte impériale de la mer noire, comme le croyait encore mon frère.


      • AlainCo (@alain_co) Le 29 juillet 2014 à 22h07
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        de bonnes idées de panacher… la biodiversité

        un autre truc a faire c’est panacher les formations. un gros problème en france ce sont les écoles de journalisme qui sont idéologiquement aussi cohérente que science-po l’ENA, et qui ne forment pas au vrai sens critique sur les fait techniques.

        beaucoup de tragédie épistémologiques actuelles ont démarré sur une pensée de groupe corporatiste amplifiée par l’incompétence et le suivvisme de toutes les formes de média.

        l’exemple de l’avion malaisien en Ukraine m’a rappelé qu’un mythe se construit en quelques heures ou jours, sur des argument de type grande gueule et preuves facile a comprendre par les journaliste mais fallacieuses.

        et ca dure des siècles, comme par exemple les mythes du titanic, ou ceux de gallilée…
        des mythes construit sur l’ignorance des média et le désir de la population de hair quelqu’un pour d’autres raisons (haine de classe, rejet politique…)

        il faudrait ouvrir les droit des journaliste a tout le monde, autoriser toutes les professions à présenter des émission, des journaux… les droits du lanceur d’alerte, la protection des sources…

        on aime ou pas, mais l’arrivé des écoles de commerce dans le reportage économique a changé le discours a fait apparaitre des réalité ignorées des litéraires.
        Mettez des ingénieurs dans les salles de rédaction, des entrepreneurs en BTP, des immigrés de parcours complexes et parfois flamboyants, et vous changerez l’information, et même vous éduquerez au lieu de laver le cerveau.


      • Olivier M Le 28 novembre 2014 à 08h35
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        “La seule chose à faire est du côté du lecteur: Il devrait être sensé avoir suffisamment d’indépendance d’esprit pour détecter les mensonges, et partant, les buts visés par les menteurs.”

        Ni l’expérience, ni l’indépendance d’esprit ne permettent de détecter les mensonges. Nous sommes contraints par les limites temporelles et géographiques. A défaut d’avoir la possibilité de se trouver là où les évènements se produisent, nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance, à priori, à ceux qui nous informent.

        Il me semble illusoire d’espérer que le lecteur soit clairvoyant, la seule chose que l’on puisse lui reprocher, c’est de continuer à croire ceux chez qui il a détecté, au fil du temps, des mensonges à répétition.


  19. rémi lobry Le 29 juillet 2014 à 08h08
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    “J2 : Le titre de “Journaliste” sera conféré par un nouvel Ordre Professionnel des Journalistes auxquels ceux-ci devront obligatoirement adhérer. Celui-ci délivrera la Carte de presse. ”

    Surtout pas ! Lorsque j’ai commencé l’informatique en 1979 ma grande hantise était que les “anciens” créent un “ordre des informaticiens” . Ils voyaient bien tout leur pouvoir leur échapper (au niveau de chef de projet on accède au schéma directeur de l’entreprise inconnu des employés et même des syndicats).
    L’ordre des médecins est là pour condamner les médecins qui guérissent les malades tant il est vrai que l’industrie pharmaceutique encourage les longues maladies incurables (expérience personnelle chez Servier)
    L’ordre des avocats est là pour retirer la robe à ceux qui défendent les “mauvaises” causes”. Exemple récent de l’avocat de Dieudonné. Ce dernier étant inattaquable l’idée est de flinguer tout avocat se présentant pour le défendre sous un prtexte à la con.

    Pour ce qui est du journalisme tout citoyen doit s’auto-proclamer pigiste free lance, sorte de whistle blower du domaine qu’il maîtrise car l’heure est grâve.


  20. STEPHANE Le 29 juillet 2014 à 08h11
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    La presse ne manipule pas. Elle reprend les informations que les services de communication des gouvernements daignent lui donner. Ensuite la presse est prise par le temps, les medias essaient d etre les premiers a sortir l info et ne la verifient pas, faute de temps a l heure d internet.C est pourquoi la presse utilise tant le conditionnel : les USA affirment que la Russie aurait livre des armes… Bien sur de grands groupes financiers possedent certains journaux et chaines de television. C est au lecteur de s informer. Le journalisme d investigation est souvent beaucoup plus interessant. Pour faire avancer le debat il serait opportun de s interesser aux services de communication des gouvernement.


    • Eg.O.bsolète Le 29 juillet 2014 à 13h00
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      On pourrait déjà commencer par interdire le recours au conditionnel pour en revenir au factuel.


  21. cording Le 29 juillet 2014 à 08h14
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    La plupart des journaux appartient à des patrons du CAC 40; même Le Canard Enchainé a fait preuve de conformisme sur la question ukrainienne, Le Monde Diplomatique est l’un des rares journaux mais mensuel non conformistes à la lecture stimulante.
    Il faudrait reconstruire une législation sur la presse de type les ordonnances sur la presse prises en 1944. cependant aucune législation ne nous garantit contre le conformisme des journalistes d’ailleurs on peut le constater pas seulement sur la question ukrainienne mais aussi sur les questions économiques et sociales.


  22. Claude MAURIER Le 29 juillet 2014 à 08h14
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    Bravo pour l’idée elle-même de réfléchir sur le rôle clé des journalistes dans nos sociétés de l’information ! La première réponse est dans ce foisonnement d’idées pratiques.
    Il y a des questions de fond à poser. Comment relancer pour les décades à venir la prise de risques personnels ? Comment redévelopper l’intégrité ? La réflexion autonome ? Le respect des positions opposées ? L’effort intellectuel et le courage d’être soi ?
    Cette démarche du blog en fait partie.
    Je vais suivre ces échanges avec intérêt.


  23. Patrick Luder Le 29 juillet 2014 à 08h24
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    Olivier, tes propositions de financement forcé par le domaine public et privé me font hurler! Cherches-tu encore plus à déresponsabiliser le public? Toute solution par l’intermédiaire de “subventions”, de quelques sources que ce soit, est une arme de plus à la globalisation, contre les derniers soubresauts de démocraties que comporte encore nos civilisations en déclin …

    Oui, une information de qualité est centrale pour nos sociétés, mais une information de qualité ne peut pas être gratuite. N’est gratuit que ce qui n’est pas payé, tels le bénévolat … Tout ce qui est subventionnée, d’une manière ou d’une autre, est un détournement de la vraie liberté de l’humanité, de son indépendance et donc de sa responsabilité vis à vis d’elle-même et des autres ! => une information subventionnée permet son contrôle, c’est bien le jeu de l’industrie face à la recherche “libre”, on laisse la recherche faire librement son travail, mais on contrôle toute information qui en sort …

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Démocratie


  24. Euskadi Le 29 juillet 2014 à 08h38
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    Un autre point serait que le justice condamne systématiquement lourdement les journalistes ainsi que les médias diffusant des informations fausses et ce volontairement ou non. Et que ces condamnations soient obligatoirement diffusées sur les grands médias avec explications de ce qui a été dit/écrit et ce qui était vrai. Bref tout le travail qu’Olivier nous fait en particulier sur l’Ukraine.

    Cela dit il ne faut pas oublier que bien des Français sont les victimes consentantes de cette désinformation et qu’ils ne souhaitent surtout pas voir la réalité en face et ses conséquences inéluctables. Essayez d’expliquer autour de vous que la Grèce n’est ni plus ni moins que l’avenir de la France si nous ne faisons rien, les réactions valent le détour.


    • perceval78 Le 29 juillet 2014 à 11h23
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      pas tout a fait d’accord @balthazar, les français sont pas cons mais ils ont pas le temps de se battre contre tout, untel se préoccupe de ses enfants, un autre de son boulot, un autre de ses hobbies, donc le français moyen sait qu’il est désinformé, il commencera à bouger quand il se sentira personnellement en danger…


      • ty89 Le 29 juillet 2014 à 13h42
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        “il commencera à bouger quand il se sentira personnellement en danger…”
        C’est aussi ce que je pense, et quand il se sentira en danger il sera trop tard. Viendra alors la recherche du coupable. Qui sera choisi par l’oligarchie. Finalement le Français moyen se fera encore avoir et pourra le constaté qu’a posteriori. Avec ce système les informations passé peuvent être éludé/expliqué mais les informations présentes, elles, restent toujours erroné. Ce qui garanti l’impunité des responsables.


  25. bluetonga Le 29 juillet 2014 à 08h43
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    Parfaitement d’accord avec le post de Abemus. Les dérives actuelles du journalisme sont d’abord celles de la démocratie, et comme l’une et l’autre sont interdépendantes, elles tendent aujourd’hui à s’entraîner mutuellement par le fond.

    Dans notre triste société marchande, l’information est devenue un produit parmi tous les autres, avec de l’information “hard discount” comme de l’information “label de qualité”, mais pour des publics différents. La plupart des gens peuvent se contenter du hard discount, de toute façon, savoir ne change pas réellement leur vie. La courroie de transmission entre les électeurs et les élus est distendue depuis longtemps, et pour reprendre l’Ecclésiaste, l’abondance de savoir apporte l’abondance de chagrin (en l’occurrence, de frustration).

    On peut rédiger de nouvelles lois, instaurer de nouvelles règles. Dans ce monde mercantile qui est le nôtre, subjugué par les intérêts privés de toutes sortes, j’ai bien peur qu’elles ne soient rapidement contournées, au même titre que celles qui existent déjà.

    La seule issue pour l’instant, c’est cette effervescence du net, cette vitalité qui fait que partout, des gens s’interrogent et rassemblent des informations ou des réflexions éparses pour se rapprocher de la vérité. Certains sites (comme celui-ci), plus sérieux, plus dynamiques, remportent de beaux succès et contribuent efficacement à faire évoluer les opinions. Il suffit de lire les commentaires sur les sites de journaux mainstream pour s’en convaincre, de nombreux lecteurs y contestant fermement les positions officielles ou conventionnelles tenues dans les articles publiés.

    Le journalisme ne peut renaître de ses cendres que par le bas, en toute indépendance. Le journalisme internet est à même de le faire. Ce qui lui manque, c’est une courroie de transmission propre vers l’action, vers la mobilisation, vers la démocratie. Quand une forme concrète de contestation et de mobilisation pourra enfin naître sur la toile, la vague pourra être inversée.


  26. lanQou Le 29 juillet 2014 à 08h56
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    Une initiative vraiment intéressante, mon commentaire le sera bien moins!
    Les pistes proposées pour les médias sont vraiment les bonnes je pense: il faut que l’information soit reconnue comme un droit essentiel du citoyen car nécessaire à la prise de décision.
    Institutionnaliser le journalisme comme un pouvoir, avec comme modèle la justice et la santé:
    ordre des journalistes, inscription dans la constitution, etc.
    Que les grands groupes d’intérêts financent des médias qui les servent, pourquoi pas, mais ils doivent le faire dans un cadre strict et surtout, ils ne doivent pas être les seuls: l’information est un bien d’utilité public, comme l’accès à une justice équitable, un droit à la santé, l’eau potable ou au droit à chacun de vivre dignement des fruits de son travail.


    • VladP Le 29 juillet 2014 à 12h13
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      En suisse, il y a des Lois sur la diversité de la presse et sur le financement de cette diversité mêlant autofinancement et subventions aux titres, grands ou petits.
      Naturellement, les grands titres absorbent la plus grosse partie des subventionnements publics alors qu’ils sont bénéficiaires et les titres régionaux ne touchent que très peu. En plus, le système oligarchique tend à faire passer des Lois qui supprimeraient toute aide de l’Etat à la presse régionale au prétexte du coût pour les finances publiques.
      Comme partout, l’argent appelle l’argent, et l’argent fait les Lois.
      Pourtant, même si le système n’est pas parfait et peut sans doute être amélioré, les nombreuses consultations populaires tendent à équilibrer (un peu) le pouvoir de la haute finance.
      En tous cas, le système, même s’il coûte assez cher, est sûrement parmi les moins mauvais qui existent.
      Et je crois qu’en définitive, le prix payé par chaque citoyen pour le fonctionnement de cette forme de démocratie directe revient sans doute moins cher que les conflits et les guerres qu’entraine un Etat central autoritaire et dirigiste, même prétendument “démocratique”.


  27. Fouché Le 29 juillet 2014 à 08h58
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    Tout cela est bel et bon , mais rien ne vaut la technique Politskaia … On prévient . Assez longtemps quand même , on n’est pas des brutes , et si le propagandiste ne comprend toujours pas , il est neutralisé . En général , cela calme les autres . Je vois déjà une excellente candidate à une première expérimentation : Marie Mandras . Je me suis fait du mal hier en début d’après midi à écouter sur France-Inter , il me semble , son entretien avec cette [censuré]de Caroline Fourest . J’ai tenu une heure . Hallucinant de mauvaise foi et de mensonges .


  28. Renaud Le 29 juillet 2014 à 09h01
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    Notre système est un tout – finances, politique, médias, industriels. S’attaquer à l’un des problèmes est très bien, mais les intérêts qui se cachent derrière ne laisseront jamais passer. C’est triste mais il faut faire le deuil de toute solution “top down”, les institutions servent les intérêts des puissants et non du peuple. Seules les solutions “bottom up”, un regroupement de citoyens se débrouillant sans aide extérieure, peuvent aboutir. Le problème, c’est qu’à partir du moment où ces mouvements deviennent trop importants, la machine-système corrompt le mouvement, cherche à le diviser voire le broie dans l’oeuf. Je suis d’ailleurs étonné que monsieur Berruyer ne subisse pas plus de pressions. Comme quoi, il y a toujours de la place pour espérer.


  29. Bordron Georges Le 29 juillet 2014 à 09h02
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    Chers blogueurs êtes-vous vraiment prêts à engager un tel combat, à l’échelle mondiale?
    Dans le domaine des media comme dans tous les autres, le pouvoir se partage entre deux partis qui suivant les circonstances s’opposent ou s’allient: le pouvoir financier et le pouvoir politique, les Rupert Murdoch et les Obama, Merkel et autres chefs d’Etats.
    Pour lutter contre ces pouvoirs ce sera l’affaire de nombreuses décennies. Il faut se rendre bien compte de la volonté dont devront faire preuves les courageux rebelles pour mener ce combat à la fois politique, juridique, financier et probablement militaire.
    Imaginez les moyens que ces puissants sont capables d’employer pour abattre leurs opposants, des plus violents aux plus subtiles. Souvenez vous ‘’Inside jobs’’. Quand de trop bons avocats attaquaient les banques américaines et leurs complices dans la crise des ‘‘subprimes’’ et qu’ils avaient en face d’eux une dizaine d’opposants, si leur argumentation les mettait en difficulté, ceux-ci proposaient de les embaucher dans leurs propres services.
    Imaginez la capacité d’érosion sur votre groupe de courageux que cela peut représenter au fil de ces décennies.


  30. HectorLeCastor Le 29 juillet 2014 à 09h09
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    L’aspect financier est central : sans source de revenus il n’y aura jamais de médias et/ou de journalistes sérieux permettant de jouer le rôle de contre-pouvoir.

    La question est donc plus de l’origine de cette source de revenus.

    Comment la générer et la réguler ? Est ce que les journalistes doivent systématiquement être eux même propriétaire de leur média , comme un bloggeur est propriétaire de son blog ?

    C’est une question qui ne date pas d’hier , arrêt sur image rapporte que François Mitterrand, avait fait asphyxier le journal par sa banque, la BNP, en raison d’une allusion à sa fille alors cachée, Mazarine Pingeot. C’était en 1984.
    Toutes ressemblances avec le Roman du même nom est évidemment fortuite ..

    http://www.arretsurimages.net/breves/2014-07-28/Mazarine-1984-Mitterrand-aurait-fait-asphyxier-Le-Monde-par-la-BNP-Le-Monde-id17743


  31. achriline Le 29 juillet 2014 à 09h10
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    100% d’accord pour commencer par les propositions de fdigano
    On pourrait aussi faire appliquer la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (particulièrement le chapitre IV) qui si elle l’était aurait déjà sanctionné plusieurs “spécialistes” et hommes politiques.
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=501B7C1BBFB66F9BB8478E5A2B6366F0.tpdjo12v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006117648&cidTexte=JORFTEXT000000877119&dateTexte=20110430


  32. Scrofulator Bubonique Le 29 juillet 2014 à 09h10
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    Le journalisme n’est que la partie visible et caricaturale d’une société faussaire. On ne changera pas le journalisme sans s’attaquer à l’ensemble, car aujourd’hui tout est fondé sur le mensonge, la manipulation, le faux. L’outil de base du mensonge est l’ingéniérie sociale. Cela commence au berceau, dans la cellule familiale où tout un chacun, dans la plupart des cas d’apprentissage de l’enfance, les stigmates du mensonge et de la manipulation sont présents. L’ingéniérie sociale ou la maîtrise du faux et de la manipulation est partout et cela est appliqué sans même que nous en ayons conscience par nous mêmes également.
    Nous ne sommes plus là dans des solutions de réformes ici où là mais dans un tournant de l’histoire où tout un système sociétal planétaire devrait être démantelé avant que nous n’ayons plus de cortex…
    Les journalistes ne sont pas plus responsables que tout un chacun dans cette histoire, pas plus que la ménagère qui éprouve une satisfaction malsaine à remplir son caddy de matières toxiques sans se demander comment elle nourrit ses enfants ou que le fumeur qui absorbe avec son goudron mercure et formol en buvant l’eau frelatée qui coule de ses robinets.
    Les ados accros à facebook sont tout autant responsables et inconscients que les journalistes qui nous enfument et peut-être plus les ados que les journalistes, car les journalistes sont emmurés depuis des années dans leurs servitudes alors que les ados frais émoulus devraient avoir une conscience plus aiguë de ces notions de prison psychologique.
    Nous sommes tous responsables de ce qui nous arrive, autant les corrupteurs que les corrompus.
    Rien ne changera sans une lame de fond, celle de la naissance de la conscience collective de la fausse route dans laquelle l’humanité s’est fourvoyée.
    Mais je suis d’accord pour dire quand même que la doctrine de l’oligarchie par la voix de ses journalistes fait tout ce qu’elle peut pour empêcher cette éveil des consciences.


    • perceval78 Le 29 juillet 2014 à 09h53
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      Un article intéressant de Paul Jorion à ce sujet:
      =
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=67382
      =


    • C-M Brg Le 29 juillet 2014 à 10h29
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      Malheureusement vous avez raison…””Le désamour des peuples vis-à-vis des élites est, maintenant, chose flagrante; leur rejet ne peut plus être masqué. Les politiques sont
      moqués et le ‘tous pourris’ gagne du terrain. Il s’agit là d’un thème récurrent, mais qui prend, actuellement, des formes exacerbées. Les
      intellectuels experts ne font plus recette tant on pressent que ces chercheurs, fonctionnaires indéboulonnables, ne trouvent rien et
      que leurs rentes coûtent bien cher à la collectivité. Quant aux journalistes, leurs mensonges successifs les ont, durablement, invalidés;
      ils peuvent parler, dans le poste ou à la télé, l’on n’y prête qu’une attention distraite; cause toujours tu m’intéresses. Crétinisme
      généralisé? En tout cas, incompréhension du contexte social qui est la cause et l’effet d’une décadence, politique, sociale, économique,
      intellectuelle, aux conséquences insoupçonnées. L’expatriation de vastes couches de populations juvéniles (et des moins jeunes aussi)
      vers des horizons lointains est le signe patent d’une telle défiance.
      “À l’encontre d’un lieu commun hérité du XIXe siècle faisant de l’infrastructure économique le fondement de toute chose, il est de plus
      en plus évident que c’est l’immatériel qui conditionne le lien social. Et donc permet sa survie ou son déclin. N’est-ce point ainsi que
      l’on peut comprendre la remarque de Milan Kundera : ‘Il en est des amours comme des empires; que cesse l’idée sur laquelle ils reposent et
      ils s’effondrent avec elle’ ?
      “Mais il est des moments où cette idée perd sa force et sa vigueur spécifiques. Des sociologues, tel Pitirim Sorokin, ont ainsi parlé de
      saturation. Par usure, par fatigue, par lassitude aussi, l’idée ne peut plus exercer sa fonction agrégative. Tel un aimant ayant perdu sa
      faculté d’attraction, il ne lui reste plus, dès lors, qu’une rémanence de peu d’importance qui, avant que naisse un autre champ magné-
      tique, perdure tant bien que mal ; plutôt mal que bien.
      “Il s’agit là de l’indubitable symptôme de toutes les périodes de décadence. Voilà ce qu’est la crise: un moment où n’ayant plus
      conscience de ce que l’on est, on n’a plus confiance en ce que l’on est. La crise étant un jugement (crisis) porté par ce qui naît sur ce qui
      est en train de disparaître. La crise est dans nos têtes!”
      (Les nouveaux bien-pensants, par Michel Maffesoli et Hélène Strohl, Éditions du moment, 2014)


  33. philippe Le 29 juillet 2014 à 09h20
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    Bonjour Olivier,

    La presse ne peut plus appartenir aux puissances d’argent : Rotschield, Dassault, Niel, Pigasse etc. Problème : comment les journaux peuvent ils vivre financièrement sans aide?

    Principe : aucun titre de presse ne peut appartenir à un groupe industriel ou commercial.

    10 titres de presse quotidienne seront désignés par les Français tous les trois ans par ex.
    Ils seront en partie financés par l’Etat. Les journalistes et personnes y travaillant ne pourront être liés à aucun groupe économique.

    5 titres sur internet uniquement pourront se joindre au vote tous les 3 ans.
    Ce sera aux Français de définir les journaux qu’ils souhaitent.
    Les journaux de propagande finiront par dégager du paysage politique.
    Les salaires des journalistes seront au maximum de 6000 euros par mois afin d’éviter l’effet Olivier Giesbert ou Alain Duhamel (des journalistes payés 50000 euros par mois et proches des oligarques)
    Le gouvernement les financera partiellement (règle à définir) mais une bonne gestion du journal sera nécessaire pour que l’aventure dure les 3 ans.


    • perceval78 Le 29 juillet 2014 à 09h51
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      Exemple pratique , nous avons actuellement 2 journalistes

      Sylvie Kauffmann (Directrice éditoriale, Le Monde) , Christine Ockrent (France Culture et ITélé)

      qui appartiennent à un Think Tank européen ECFR financé par des groupes privés dont Georges Soros
      =
      Membres Francais de l’ECFR
      http://www.ecfr.eu/paris/fr/conseil
      =
      Donateurs : au minimum 3 sociétés Soros : OpenSociety , Batory , Soros
      http://www.ecfr.eu/donors/supporters
      =

      Ce raisonnement devrait être encore plus drastique pour les politiques et il y en a beaucoup.


      • perceval78 Le 29 juillet 2014 à 11h13
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        et parce qu’ils n’ont peur de rien , pas moins de 20 membres de l’ECFR proposés pour remplacer Ashton (dont Soros lui même)
        =
        http://www.theguardian.com/world/2014/jul/28/serious-about-eu-foreign-policy
        =


        • perceval78 Le 29 juillet 2014 à 12h07
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          Mea culpa, max mea culpa, ils sont pas candidats mais signataires , ce que je peux être bête …

          Notre représentant à l’ONU a bien raison de rappeler cette maxime de la La Rochefoucauld.

          ‏@GerardAraud
          “Les esprits médiocres condamnent d’ordinaire tout ce qui passe leur portée”. La Rochefoucauld.


      • fanfan Le 29 juillet 2014 à 23h03
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        Du même Think Tank européen ECFR, “Ce qu’il faut savoir sur la Crimée en 10 points”, Andrew Wilson, 18 Mar 2014
        http://www.ecfr.eu/paris/post/ce_quil_faut_savoir_sur_la_crimee_en_10_points1

        Point 9 : “Il y a des réserves considérables de pétrole et de gaz au large des côtes criméennes.”


    • Surya Le 29 juillet 2014 à 14h13
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      En théorie; une entreprise ne doit pas vivre par les subventions mais par ses clients.


  34. caroline Porteu Le 29 juillet 2014 à 09h26
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    Je ne crois absolument pas dans le contexte actuel à une formule adoubée par l’Etat … vu le délitement de nos institutions et de leur fonctionnement . On ne peut pas créer quelque chose de sain à partir d’un corps aussi malade que l’est celui de la Vème république ou de l’Union Européenne .

    Pour l’instant la formule est plutôt dans ce que tu viens de faire , ces fabuleux dossiers sur l’Ukraine et ton blog qui est devenu lui même un média participatif .. C’est d’ailleurs sur ce concept que Mediapart s’est monté et a fait son succès , les blogs de ses abonnés étant bien souvent plus riches d’informations et de concepts que les articles eux mêmes .

    Internet est une révolution civilisationnelle qui bouleverse les moyens de communication et qui va à terme bouleverser les organisations politiques . Comme dans le passage de la royauté à la démocratie ou les sujets sont devenus électeurs et acteurs , les lecteurs sont devenus eux mêmes informateurs et auteurs .

    Cette mission d’information oubliée par les médias traditionnels à été reprise par ceux que j’ai appelé l’armée des ombres dans mon dernier article .
    Face aux faiseurs de guerre : l’armée des ombres.

    C’est plutôt l’organisation de cette armée des ombres à laquelle il faut penser , pour pouvoir continuer à bénéficier de sa richesse , tout en triant , en reclassant les informations , en en éliminant certaines et in fine , en faisant des synthèses ou là la qualité d’écrivain du journaliste, son objectivité redeviennent essentielles .
    http://www.wikistrike.com/2014/07/face-aux-faiseurs-de-guerre-nous-l-armee-des-ombres-nous-vaincrons.html

    Et il faut que ceux qui s’y consacrent puissent en vivre ..


    • Elon21 Le 29 juillet 2014 à 13h35
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      Absolument d’accord sur tout avec vous Caroline Porteu. Rappelons ici le travail indispensable de critique des médias “mainstream” que fait depuis des années ACRIMED http://www.acrimed.org/


    • HectorLeCastor Le 29 juillet 2014 à 14h44
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      En vous relisant je me rends compte que comme vous à priori “Et il faut que ceux qui s’y consacrent puissent en vivre ..” , je me suis polarisé sur la question du financement . Mon précédent commentaire est biaisé par l’aspect financier vu comme limite indépassable.

      De plus en plus de gens me demandent des sources , comprendre des adresses de blogs, j’en suis à leur livrer un fichier OPML avec 40 sources ainsi qu’à leur recommander l’utilisation de Netvibes, The Old Reader ou AOL Reader comme lecteur RSS.

      Nous sommes entrain d’assister en direct à la longue agonie des médias mainstream donc à la question : “Comment permettre aux médias et aux journalistes de jouer le rôle de contre-pouvoir ? ”

      Je répondrais que nous sommes déjà le contre-pouvoir et que pour continuer à jouer notre rôle il nous faut un internet sans censure.

      Un projet de loi sur la censure administrative du Net est entrain de se constituer pour combattre ce contre-pouvoir naissant.

      Cf laquadrature.net : ” Le gouvernement Valls veut la censure administrative du Net” http://www.laquadrature.net/fr/terrorisme-le-gouvernement-valls-veut-la-censure-administrative-du-net


    • Incognitototo Le 29 juillet 2014 à 15h03
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      Remarquable ton article ! Merci. Et je suis totalement en phase avec toutes tes analyses (ça se fête 😉 ).
      Il n’y a qu’une affirmation qui reste à démontrer, c’est : “(…), nous vaincrons.” ; là, pour une fois, je suis moins “optimiste” que toi.

      Oui, “C’est plutôt l’organisation de cette armée des ombres à laquelle il faut penser…” ; un problème sur lequel je réfléchis depuis longtemps en me heurtant à chaque fois à l’hétérogénéité, au morcellement et à l’individualisme de chaque acteur de cette “armée des ombres”. Celui ou celle qui trouvera comment réunir tout le monde autour d’un projet commun de “révolution démocratique”, sans tomber dans les travers partisans et de “logique de parti” aura tout mon soutien.


    • Zino Le 30 juillet 2014 à 00h32
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      “Il faut que ceux qui s’y consacrent puissent en vivre”.

      Ce serait possible par la redistribution “au mérite” d’une somme collectée par l’impôt.
      Par exemple la moitié de la redevance télévisuelle pourrait être réaffectée pour créer une “SACEM de l’information”.

      Redistribuer “a


      • Zino Le 30 juillet 2014 à 00h37
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        Redistribuer au mérite, pour moi, consisterait à ne financer que les blogs d’information et le matériel qu’ils utilisent (liens vers d’autres articles, photos, vidéos, etc) en se basant sur leurs résultats. Par exemple : la fréquentation, le nombre de like sur un article, le nombre de commentaires échangés, etc…

        De la même manière que les partis politiques sont aujourd’hui financés par leurs résultats aux élections.


    • Marc Le 31 juillet 2014 à 22h52
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      Et oui, le doute… Certes, on peut aisément s’accorder sur le fait que tout organe supérieur (Conseil de Discipline, de Déontologie, etc.) soit conçu pour réguler des excès, c’est à dire les identifier et oeuvrer à la réduction de leur nombre par n’importe quel moyen. Cependant, effectivement, pour cela, il faut croire en nos institutions. Or nous vivons une époque ou le défaut de confiance est cruel.
      On peut aussi s’accorder sur le fait que la caution officielle que reconnaîtrait toute forme structurelle, organisationnelle, n’atteindra jamais le degré de confiance qu’un individu puisse nourrir envers un journaliste particulier, parce qu’il a éprouvé, avec le temps et en différentes circonstances, son travail.
      Le récent article d’analyse d’Olivier sur un article rédigé par un journaliste français se référant à la position de la Chine sur la question Ukraine/USA/Europe et sanctions contre la Russie montre l’incompétence ou la mauvaise foi du journaliste.
      Ne serait-il pas envisageable de confier à un groupe de lecteurs (de ce blog, par exemple, envers lequel la confiance est grande de la part d’une vraisemblablement très grande partie d’entre eux) le soin d’établir un classement APJ (Association of Professional Journalists) sur le mode du classement ATP?
      Pour ma part, si cet APJ était constitué et entretenu dans le temps, avant de lire un article, je consulterai le classement APJ… Et en des circonstances où le temps viendrait à me manquer, alors j’éviterais lire les lignes des journalistes discrétités.


  35. perceval78 Le 29 juillet 2014 à 09h34
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    1) je propose de créer une agence de Notation (indépendante évidemment)

    2) je propose de créer une agence de Presse sous Twitter : Agence Mensonge, Faits , Synthèse

    3) je propose que, de la même façon que les politiques font une déclaration de patrimoines, les journalistes fassent une déclaration d’influence , ex: je suis un proche de brezinski

    4) Obligation de déclarer le type d’information que l’on donne ex:
    a) j’ai personnellement vu, entendu
    b) j’ai entendu quelqu’un qui [a entendu quelqu’un + (nombre occurences] vu, entendu
    c) source internet (quoi), source télé (quoi) , source officiel (quoi), source twitter (qui)

    5) je propose (je mets mon bouclier contre les insultes qui vont me tomber dessus) que l’on fasse une surveillance de type NSA 3.0 sur nos élites (c’est elles qui déclenchent les guerres)

    6) je propose de réaliser une cartographie exhaustive de tous les groupes d’influences privés qui s’agitent actuellement : but , donateurs , membres ex Trilatérale, German Fund , Ecfr , etc etc …

    7) je propose qu’on expulse manu militari toutes les sociétés qui nous espionnent (oui c’est contradictoire mais pas tant que ca) à savoir : Google, Twitter , Facebook …


  36. Johon Le 29 juillet 2014 à 09h35
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    Pour ma part je propose d’interdire, en conférence de rédaction, le terme de “client” pour qualifier les lecteurs. Il induit le dévoiement ultime, au moins au niveau sémantique, de la finalité de la presse : on passe d’une mission d’information à la vente d’un produit marchand coûte que coûte.

    Le problème principal de l’information actuelle ne tient pas, m’est avis, à une volonté quelconque (et si on prenait nos clients-lecteurs pour des cons). Mais bien plus au contrainte liée aujourd’hui au travail du journaliste : le monde journalistique partage la croyance suivant laquelle un journaliste est à même de traiter n’importe quel sujet / la logique de rubrique vole en éclat (prenez l’Express : l’hebdo tradi vous trouverez une rubrique société, politique, etc. Là tout est mélangé) avec l’indifférenciation progressive des supports (web, print, audio, video) -cf. concept de newsroom 2.0 et 3.0 / le journaliste est souvent tenus d’écrire plusieurs articles par jours sur des sujets disparates (et s’en qu’il n’y connaisse quoi que ce soit en amont) / etc.
    En termes d’effet, l’analyse est simple : peu de temps d’écriture, volonté de maximiser les ventes et une spécialisation moindre des journalistes produisent inévitablement (tadam !) des contenus sans substances (reprises de brèves AFP, Reuters, AP / veille concurrentielle pour se conformer à ce que fait son voisin / production de contenu ludique pour attirer le badaud -cf. rubrique people ds quasi tous les titres aujourd’hui).

    Incidemment, j’en déduis au moins trois choses :
    – former les journalistes autrement que d’un point de vu technique (comment on écrit un article, comment on se sert de sa caméra) mais aussi d’un point de vue analytique. Voire même envisager une pré-spécialisation intellectuelle sur un domaine donné en mettant en place, en parallèle de leur formation technique, une formation universitaire (master de RI, école de commerce pour les spé éco, etc)
    – Eviter absolument la disparition programmée des rubriques
    – Valoriser socialement, au sein même des rédactions, le reportage de longue haleine, fourmillant de détail, bien documenté (pour faire de la reprise de brèves AFP, on prendra des étudiants de troisième. Ils sont tout à fait apte à faire ce genre de travail). Aujourd’hui le paradigme est celui du buzz. Plus son niveau de viralisation est élevé, meilleur il est. L’article aujourd’hui commence à vivre à partir de sa diffusion (le procès d’écriture, on s’en fout quasiment) là où ce qui faisait sens auparavant était le processus amont.

    Sur l’indépendance de la presse, il ne faut jamais que réactuliser le programme du CNR. Tout est déjà écrit.


  37. perceval78 Le 29 juillet 2014 à 09h40
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    Tant qu’on en est à créer des Agences , je propose que l’on crée une agence répertoriant les contradictions du système : ex pourquoi c’est grave 100 morts à Maidan mais pas à Donetsk


  38. kinimodo Le 29 juillet 2014 à 09h41
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    Là encore, l’argent est le nerf de la guerre et les médias sont une arme de propagande efficace tant qu’ils sont alimentés par les pouvoirs. Couper toutes possibilités de soutiens financiers, subventions ou avantages divers est un premier pas.

    Je me demandais aussi pourquoi il n’y a pas plus d’attaques en diffamation de la part de pays ou d’institutions lorsque des mensonges éhontés sont relatés par cette presse. Est ce possible du point de vue du droit ? Quelle est la responsabilité d’un média sur ce plan ?

    Après tout, les conséquences d’un article mensonger d’un grand média international peuvent être ravageuses,et avoir des répercutions économiques et financières tout à fait concrètes pour un pays. Il suffirait peut être de quelques affaires et procès retentissants sur des dossiers ou le mensonge est caractérisé pour calmer le jeu… réputation du média, dommages et intérêts.
    conséquents.


    • VladP Le 29 juillet 2014 à 12h29
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      Pour faire appliquer le droit via les tribunaux, il faut des moyens financiers gigantesques, surtout qu’à mesure que vous lancez des actions en justice, les merdias continuent à sévir de tous bords.
      Prendre mensonge après mensonge et les attaquer en Justice, c’est Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vents, monté sur son âne et accompagné de son fidèle amis Sancho! “Telle est ma quête. suivre l’étoile. Peu m’importe mes chances. Peu m’importe le temps. Ma désespérance. Et puis lutter toujours. Sans question ni repos. …” C’est tellement beau quand c’est inutile!


      • tepavac Le 29 juillet 2014 à 19h28
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        bonjour vladp !
        effectivement, aller contre tous les mensonges est vain, mais faire condamner un éditeur ou une chaine pour une incitation malveillante quelconque, soit par mensonge ou par omission, est différent et doit trouver une application coercitive par la loi.
        Grégory l’a résumé plus haut, peut-être pas de façon circonstanciée, il n’est pas le seul, mais il est hautement nécéssaire que les actions nuisibles au corps national soient sanctioné durement. Pécunierement pour les groupes et pénalement pour les soit disants journalistes.
        Vu la disparition de nos écrans d’un grand nombre de présentateurs, remplacés par des natures à la fois soumises et orgueilleuses, il n’est pas à douter de la vélocité avec laquelle ces traitres quitteront le devant de la scene.
        Ca c’est pour le privé. Pour les Institutionnels, c’est un autre histoire, car l’architecture de notre Constitution ne répond pas éxactement au Préambule de la Déclaration, ni à certaines Lois de la Déclaration. La séparation des pouvoirs n’étant pas du tout effective par un savant mélange des genres. Ce débat devra avoir lieu tôt ou tard sur ce site. J’y ai vu ici des esprits pointus et fort bien élevés par leurs opinions. En attendant nous ne pouvons traiter que les cas privés.


  39. didi Le 29 juillet 2014 à 09h41
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    1 – Obliger le respect de l’obligation de neutralité des services publics de la radio et de la télévision payé par l’ensemble des contribuables.

    2 – Obliger le respect de la charte d’éthique professionnelle des journalistes.

    3 – Obliger les médias à fournir les faits ou, si une hypothèse est émise sur la base de présomptions sans preuves, informer le public qu’il ne s’agit que d’une hypothèse et les obliger à corriger en couverture si la version précédemment fournie s’avère erronée.

    (Je prends exemple d’un banal fait divers où une biche avait percuté une voiture. TF1 et France 2 le mettent en faits divers. Passer sur arrêt sur image, je m’aperçois que sur TF1, l’animal s’en sort et que sur France 2, il meurt ! (Allô quoi!!). Au final, il meurt bien, snif…. Obliger TF1 à mettre cet élément en UNE, ça va les calmer quand tout le monde -pardonner ma vulgarité- se foutra de leur gueule. Je pense qu’un minimum de recherches sera alors effectuée la prochaine fois car pas de crédibilité = – d’audimat….)

    4 – Imposer des sanctions lourdes (notamment financières car c’est là où le bât blesse) si un des trois premiers points n’était pas respecté.

    A noter que les deux premiers points sont censés déjà exister…


  40. prince2phore Le 29 juillet 2014 à 09h42
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    Réinventer la roue c’est toujours sympa, mais dans des commentaires de blog c’est pas top. Pourquoi ne pas aller contribuer là plutôt ?
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Constitution_Wiki_Etienne_Chouard
    http://etienne.chouard.free.fr/forum/index.php

    Ça fait longtemps qu’ils cogitent et un forum + wiki c’est quand même plus pratique non ?


    • lanQou Le 29 juillet 2014 à 23h11
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      Merci de ne pas faire de prosélytisme ici, si l’on peut adhérer aux thèses de chouard et des gentils virus, ils ne s’attachent pas spécifiquement à l’information (et la désinformation) mais s’inscrivent dans un projet de transformation sociale bien plus vaste.

      Si cela fait longtemps qu’ils cogitent à cette thématique, force est alors de constater que leurs cogitations n’ont pas (encore) été capable d’aboutir à des changements réels de ce côté là.

      Il me paraît donc que cette initiative sur ce blog n’a pas de raisons de ne pas être: les forces qui vont dans le même sens peuvent s’additionner et les idées germer ici et là, plus elles auront d’espace et d’opportunités et mieux ce sera pour tout le monde non?


      • Ours Blanc Le 30 juillet 2014 à 15h14
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        Voici ce que l’on peut trouver au sujet des médias sur le wiki en question :

        http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Constitution_Wiki_Etienne_Chouard

        Voici leurs propositions concernant les médias :

        chapitre 1.3 organigramme : le pavé (pouvoir) média est distinctement identifié. Création d’une cour des médias tirée au sort si je comprends bien.

        chapitre 3.13 organes d’information des médias dont voici le contenu :

        ” 3.13 Article II-11 : Le pouvoir médiatique

        L’État garantit l’existence de chaînes de radio, de télévision et d’autres formes de médias, ayant vocation :

        à la diffusion d’informations

        et à la libre expression politique des associations et des citoyens.

        Le financement de ces médias est intégralement public.

        La diffusion de réclame dans ces médias publics est rigoureusement interdite.

        L’État s’interdit toute intervention sur les contenus informationnels de ces médias publics d’information.
        3.13.1 Article II-11.1 : Les médias publics d’information

        À discuter – C’est gonflé :o) : Les citoyens de ce pays prennent la décision de financer eux-mêmes une partie des journaux, des radios et des télés publiques pour leur permettre de vivre sans aucune réclame et donc libérés des intérêts privés de leurs annonceurs, garantissant ainsi l’indépendance économique de leurs moyens d’information. C’est le Conseil Supérieur des Médias (et surtout pas l’État) qui distribue les fonds et vérifie que ces fonds servent bien à diffuser une information indépendante. Le Conseil Supérieur des Médias répartit de même les fonds obtenus par une fiscalité spécifique concernant les revenus de la publicité.

        Autre possibilité radicale : LA RÉCLAME EST INTERDITE, EN TOUTES MATIÈRES ET SUR TOUS SUPPORTS, DANS L’ESPACE PUBLIC ET SUR LES MÉDIAS PUBLICS. Pas de concurrence déloyale, donc : tout le monde à la même enseigne, le bouche à oreille pour se faire connaître, pas plus.

        Variante : Toutes les réclames sont interdites dans les espaces publics. La Constitution affirme un droit de l’homme moderne : le droit de ne pas être agressé par la réclame. Consulter le site Casseurs de pub [29].

        Toutes les régulations du pouvoir médiatique, —et notamment le contrôle des journalistes, qui ne doivent pas devenir des juges irresponsables— sont confiées à la Chambre de contrôle des Médias Publics.

        L’information statistique et sondagière des citoyens est rendue indépendante, politiquement et économiquement, par l’État qui la finance sans y intervenir du tout. Elle est contrôlée par des Jurys citoyens.
        3.13.2 Article II-11.2 : Les médias publics d’expression citoyenne

        Parmi les chaînes publiques, plusieurs chaînes sont affectées par l’État aux tribunes dont les citoyens, individuellement et collectivement, ont besoin pour s’exprimer en toute liberté. “


  41. Bob Le 29 juillet 2014 à 09h46
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    Media : tout média qui diffuse une information fausse devrait diffuser un correctif à la mesure de l’information initiale.
    Si une chaine de TV martèle pendant 48h une information erronée, il n’est pas normal qu’un simple encart diffusé 1 fois pendant 10 secondes suffise à “réparer” l’erreur.

    Quand les médias passeront 80% de leur temps à diffuser des “on s’est trompé”, peut-être qu’ils penseront à vérifier leurs informations AVANT de les diffuser.

    De plus, un “droit de réponse” devrait être possible envers tous les médias d’information. Il n’est pas normal que quand une émission passe 2 heures à faire du bashing sur Untel ou Untel, personne ne puisse essayer de contrebalancer.


  42. Gérard Lepage Le 29 juillet 2014 à 09h51
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    Info ou intox ?
    Par La Voix de la Russie | Dans une interview accordée au Wahrheit fuer Deutschland, le pilote ukrainien d’un Soukhoï Su-25 a revendiqué la responsabilité de la destruction du Boeing de Malaysia Airlines le 17 juillet dans l’est de l’Ukraine.

    Le pilote a raconté qu’il avait tiré sur le Boeing 777 avec un canon embarqué de 30 mm et que son appareil était présent sur les images satellites du ministère russe de la Défense. Le nom du pilote n’a pas été divulgué.

    Un Soukhoï Su-25 avait été observé près de l’avion malaisien par les moyens de contrôle russes. T
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_07_29/Un-pilote-ukrainien-affirme-avoir-abattu-le-MH17-6100/


    • caroline Porteu Le 29 juillet 2014 à 13h54
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      La source originelle de cette information est un journal allemand satyrique
      http://amr.amronline.de/2014/07/25/ukrainische-pilot-gibt-abschuss-von-mh17-zu-meinungsfreiheit/

      qui diffuse n’importe quoi en disant :
      Tous nos contenus sont fictifs , si il y a confusion avec la réalité , ce n’est pas notre faute mais celle de la réalité .

      La voix de la russie aurait effectivement dû vérifier ..
      Comme quoi , le boulot de vérification des sources n’est pas toujours fait , y compris dans les organismes officiels , le précédent article d’Olivier sur les manipulations médiatiques et les non rectifications en étant un très bel exemple


  43. Louve Bleue Le 29 juillet 2014 à 09h54
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    Les journaux sont trop chers (et je suis de la petite classe moyenne…) Payer internet ? Mais si je veux diversifier mes lectures , ça deviendra vite prohibitif. Pourtant je déteste toutes ces p(o)ubs qui envahissent mon écran…
    Un système collectif de lecture serait peut-être préférable, dans des cafés ou autres lieux (sans fumée de tabac, ni alcools, ni musiques assourdissantes) pour lire et se rencontrer, discuter ( les cafés révolutionnaires d’antan relookés ?) pour que le paiement soit collectif ?
    Infirmière “jeune” retraitée , je vous invite fortement à vous méfier des Ordres professionnels. Les dérives et pouvoirs abusifs y sont attachés de façon quasi “naturelle”.
    Je plains les journalistes actuels. Je pense aujourd’hui qu’ils sont prisonniers comme tous les citoyens d’un système pervers, à l’insu de leur plein gré.
    Je ne sais pas comment nous sortirons de ce pétrin …
    Pour en revenir aux infos…Je pense aussi que les gens sont complices et ne veulent pas savoir. Ce sont les réactions autour de moi qui me chuchotent cela. Et il n’y a pas si longtemps , je ne savais pas non plus…Les profs d’histoire et géographie (et autres profs) ont un énorme rôle à jouer pour desciller les yeux et les oreilles des adolescents, leur apprendre la critique de leur propre mode de pensée et la “lecture” du présent.
    Les profs des enfants : pour apprendre à vivre ensemble et chercher les infos pour apprendre par soi-même.
    Développer la curiosité critique ( dans le sens positif du terme) et aussi , irremplaçable ! Apprendre à se connaître et à connaître la nature humaine qui n’est ni innocente, ni bonne , ni maivaise…Juste des instincts de vie et beaucoup de délires…


    • Crapaud Rouge Le 29 juillet 2014 à 12h59
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      les gens sont complices et ne veulent pas savoir” : vu les m… qu’on leur propose, il ne faut pas s’en étonner…


  44. caroline Porteu Le 29 juillet 2014 à 09h54
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    La notion de 4ème pouvoir est intéressante .. Un pouvoir indépendant dont les règles de fonctionnement doivent justement respecter cette indépendance .

    Ce qui mettrait les journalismes à l’abri des injonctions totalitaires de leurs rédactions ..
    Car la liberté d’expression comme l’indépendance de cette information sont les conditions nécessaires et non suffisantes à l’instauration du débat sans lequel aucune démocratie ne peut exister .


  45. caroline Porteu Le 29 juillet 2014 à 09h58
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    Il y a un site très important en ce moment qu’il faut soutenir et aider et visiter car c’est bien de la liberté de l’information dont il s’agit :

    la quadrature du net , avec en particulier ceci ..
    http://www.laquadrature.net/fr/terrorisme-le-gouvernement-valls-veut-la-censure-administrative-du-net


  46. Nicolas Cesari Le 29 juillet 2014 à 10h03
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    La création d’une haute autorité constitué par la société civile et un renforcement du code de déontologie des journalistes et de ses sanctions semblent de bonnes idées.
    On peut également limiter la taille des sociétés de médias comme il serait nécessaire pour les banques (seuil a 10% de l’ensemble des médias, par exemple)
    Après, comme l’évoquaient certains, le public n’est pas anodin a la situation actuelle. S’il est peu probable qu’il devient critique du jour au lendemain, on peut agir au niveau de l école pour que soit présent des cours d’autodéfense intellectuelle pour les nouvelles générations


  47. romain Le 29 juillet 2014 à 10h06
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    proposition très utopique dans la rubrique medias:

    M6: voter une loi interdisant a tout conglomérat financier/industriel de posséder un organe de presse.
    -> chaque journal, radio, chaine TV doit être représenté par une entreprise indépendante (si le media est prive a l’origine, cad hors medias publiques).

    raison: la plupart de nos medias (journaux, chaines TV privées, stations de radio) sont detenus par de grands groupes financiers/industriels (e.g. Lagardere, Bolore) qui (i) normalisent l’information (tous les medias répètent la meme choses) et (ii) censurent l’information (ces medias ne diffuseront jamais des informations ou idées allant a l’encontre de ces groupes).


    • bul Le 29 juillet 2014 à 23h20
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      Etablir la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État et des puissances d’argent

      – Etre les « Montesquieu du XXIème siècle » en actualisant le principe de la séparation des pouvoirs et en reconnaissant le quatrième pouvoir : le pouvoir médiatique.

      le pouvoir médiatique sera séparé des trois autres pouvoirs mais aussi des féodalités économiques et financières.

      - Fixer un cadre constitutionnel aux médias. Créer un Service public de l’Information et de la Culture (SPIC). Indépendant et doté de moyens lui permettant de remplir sa mission informative, démocratique et émancipatrice, ce SPIC sera chargé par la loi de favoriser la qualité des débats publics, l’élévation de la culture générale et l’éducation de tous en offrant une information et des programmes de qualité (culture, arts, histoire, sciences, etc.).

      - Adopter des lois anti-concentration et des dispositifs permettant de lutter contre la logique de la financiarisation et la logique commerciale dans le domaine des médias.

      Interdire aux groupes intervenant fortement dans d’autres secteurs économiques de posséder des médias. Interdire, de manière constitutionnelle, toute prise de contrôle des médias de masse par des fonds de pension ou des groupes et conglomérats multinationaux. limiter l’ampleur des financements publicitaires et la durée des messages publicitaires. réformer le système d’aides publiques à la presse afin que les subventions favorisent les médias qui participent de façon loyale et désintéressée à la vie démocratique.

      - Renationalisation de TF1.

      TF1 est de loin la première chaîne regardée par les Français. Elle joue un rôle de premier plan dans la formation et l’éducation de l’opinion publique française, rôle qu’il est inadmissible, dans une démocratie, de laisser dans des mains privées ou étrangères. TF1 sera donc renationalisée et son cahier des charges, profondément remanié afin d’assurer la démocratie et l’élévation de la culture générale des Français.

      – Renationalisation de TDF (Télédiffusion de France).

      La maîtrise de la diffusion des chaînes de télévision et des stations de radio doit être une prérogative dans la main du peuple français et non dans des mains privées ou étrangères.

      - Restitution à l’Agence France-Presse de son rôle originel de service public de
      l’information, tel qu’il avait été conçu par le Conseil national de la Résistance.

      Un financement correct de l’AFP doit être assuré par l’État afin de diffuser une vision française et impartiale des événements planétaires.

      – Transformation du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) en une Cour supérieure de l’Audiovisuel.

      Chargée de veiller à la représentativité politique objective de la population dans toute sa diversité, cette Cour sera, comme la Cour constitutionnelle (voir supra), composée de magistrats professionnels. Elle pourra recueillir et mettre en œuvre les demandes des Français grâce à des sondages sur Internet auprès de plusieurs dizaines de milliers d’auditeurs et de téléspectateurs.

      - Assurer une diversité politique représentative des différents courants d’opinion parmi les journalistes présentateurs d’émissions d’information.

      - Assurer la publicité des détails des financements des médias.

      - Protéger l’indépendance des journalistes en luttant contre la précarité dans les métiers du journalisme.

      - Favoriser l’adoption d’un code de déontologie sur les liens entre politique et journalisme.


    • Zino Le 30 juillet 2014 à 00h47
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      Petit florilège :

      BERTELSMANN
      RTL, M6, France Loisirs, Setradis, Bordas, Geo, Ca m’intéresse, Capital, Management, Prima, Femme actuelle, Gala, Voici, Télé-Loisirs, Guide cuisine , Cuisine actuelle, Cuisine gourmande, VSD, Femme (1999), National Geographic, Geo Ado, Shopping (2003),Stern, Eltern, Schöner Wohnen, Essen und Trinken, Brigitte, Financial Times

      LAGARDERE
      Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz, Dunod, Paris-Match, Elle, Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin , Europe1, Europe 2, RFM, Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, CanalSat, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo, EuroChannel

      BOUYGUES
      TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh, Tfou Mag, Star Academy, Métro

      DASSAULT
      Le Figaro, L’Express, Figaro Magazine, Valeurs Actuelles

      PIGASSE
      Le Monde, télérama, les inrocks, Huffington Post

      PERDRIEL
      Nouvel Obs, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89

      ROTHSCHILD
      Libération

      VIVENDI
      Canal +


  48. jacqueline Le 29 juillet 2014 à 10h08
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    Bonjour.

    S’il s’agit de ne reproduire que des faits vérifiés : tout le monde raconterait la même chose , un seul journal suffirait, mais c’est à la source que ça se passe, donc à l’ AFP. ( on a vu pour l’Ukraine qu’elle n’était pas toujours honnête et qu’elle relayait la propagande US ). On peut aussi mentir par omission ! ( c’est plus difficile à sanctionner que la transformation des faits )

    Cette source d’information pourrait être financée par les finances publiques, avec une obligation d’impartialité ( pas recopier les infos des torche cul anglais si ce n’est pour dénoncer leurs mensonges ) et des garanties d’emploi.

    Subventionné par les contribuables, l’info devrait être gratuite pour tous et libre de droits. ( au lieu de subventionner les journaux qui payent le droit de reproduire les infos de l’ AFP ; ça fera des morts, mais c’est leur problème )

    Il faut revoir aussi les relations de la presse avec la justice, le secret de l’instruction et la présomption d’innocence.

    Puis il y a la presse d’opinion : qui analyse et commente surtout les projets et décisions politiques. les lecteurs du Figaro n’attendent pas les mêmes analyses que ceux de Médiapart ou de Libé.. iI faut préserver cette diversité.

    L’ i-Monde, c’est un vrai scandale qu’un type comme Pierre Bergé avec la puissance de sa fortune ( plus Niel et d’autres ) relaye les idées du PS tout en étant subventionné par les contribuables. Ce devrait être le contraire. La gauche est sur représentée dans les titres des journaux. Au delà d’un titre, le parti socialiste qui bénéficie du sponsoring de groupes de presse, ces journaux devraient être surtaxés.

    La presse régionale : Elle est lue. Incroyable le nombre de gens qui réclament le journal sur une terrasse de bistrot : les uns pour les résultats sportifs, les autres pour les infos locales, les faits divers, etc…

    La presse économique : lue de manière confidentielle il me semble, par ceux qui en ont besoin et ceux que le domaine passionne. On peut la considérer comme un service public. il est difficile d’appliquer la règle de faits vérifiés prouvés à des analyses économiques ( sauf pour les chiffres ). Très pro Euro et pro européiste, on devrait y trouver des antis comme Sapir et d’autres .

    Pour la télé publique , lors d ‘interviews de représentants politiques, il faudrait purger les plateaux de types comme FOG, qui n’est que journaliste et se comporte comme le représentant d’un parti politique. ( il n’est pas le seul , El Kabach, etc.. ) mais c’est un des plus ignobles ). A l’opposé j’aime bien Tadéi, qui n’exprime pas ses positions et invite des gens de tout bord à s’exprimer..

    Journalisme d’investigations : Pour avoir vu les journalistes de Médiapart devant la commission parlementaire pour l’affaire Cahuzac, ils ont fait du bon boulot. C ‘est utile sinon le gouvernement nous cacherait tout et la justice zapperait certaines magouilles..

    Pour l’ Ukraine le seul journal électronique pro Poutine est Nation Presse Info ( plus que confidentiel et rarement cité ), après il reste les blogs comme celui d’ Olivier, financés par les dons des lecteurs. En espérant que ça ne finisse pas comme les radios libres.


  49. perceval78 Le 29 juillet 2014 à 10h15
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    et pendant ce temps les mensonges continuent

    A ce sujet la dernière conférence de presse du département d’état est ici, Haarf a été remplacé par sa chef PSAKI
    =
    http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2014/07/229855.htm#UKRAINE
    =
    Des images satellites ont été fournis par les américains elles proviennent d’une compagnie privée
    elles ne prouvent rien . D’après PSAKI le fait que les Russes disent que c’est des montages accrédite le fait que ça n’en sont pas !!!

    QUESTION: Okay. You’ve seen the Russian Defense Ministry came out this morning and said that basically – I mean, I guess not surprisingly, said that these are fake; they don’t show what you purport that they do show. Do you have any response to that?
    MS. PSAKI: I think that strains credibility, that claim.

    QUESTION: Their claim that it’s fake?
    MS. PSAKI: Yes.

    et pourtant nos twittos habituels ont transmis l’info

    François Heisbourg @FHeisbourg · Jul 27
    Russian Flucht Nach Vorn? US: Images show Russia has fired artillery into Ukraine http://wapo.st/1AmfYXf via @washingtonpost

    Laurence Parisot ?@LaurenceParisot Jul 27
    ! @FHeisbourg: Russian Flucht Nach Vorn? US: Images show Russia has fired artillery into Ukraine http://wapo.st/1AmfYXf via @washingtonpost”

    France info
    =
    http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/tirs-de-missiles-en-ukraine-depuis-la-russie-les-preuves-americaines-540645
    =



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