Voici un très récent article de Sergei Glaziev sur la vision russe du problème. À prendre comme toujours avec recul et esprit critique…

Comment mener une coalition et éviter un conflit mondial

Sergei Glaziev est un des conseillers du Président de la Fédération de Russie et membre de l’Académie des Sciences russe.

Résumé : Le monde a besoin d’une coalition de forces solides en faveur de la stabilité – une coalition mondiale anti-guerre avec un projet positif de réorganisation de l’architecture financière et économique internationale, sur les principes du bénéfice mutuel, de l’équité et du respect des souverainetés.

Les actions américaines en Ukraine devraient non seulement être classées comme hostiles pour ce qui concerne la Russie, mais aussi comme visant une déstabilisation mondiale. Les États-Unis provoquent ce qui est essentiellement un conflit international pour sauvegarder leur autorité géopolitique, financière et économique. La réponse doit être systémique et complète, visant à mettre à jour la domination politique des États-Unis et à y mettre fin, et, plus important, à saper leur pouvoir politico-militaire basé sur l’émission du dollar comme monnaie de réserve.

Le monde a besoin d’une coalition de forces solides en faveur de la stabilité – une coalition mondiale anti-guerre avec un projet positif de réorganisation de l’architecture financière  et économique internationale, sur les principes du bénéfice mutuel, de l’équité et du respect des souverainetés.

LIMITER L’ARBITRAIRE DES ÉMETTEURS DE MONNAIE DE RÉSERVE

Cette coalition pourrait inclure les grands États indépendants (BRICS) ; les États émergents (la plus grande partie de l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine) contre lesquels le système financier et économique actuel a exercé des discriminations ; les États de la CEI intéressés par un développement équilibré et sans conflits ; et les nations européennes non préparées à obéir au diktat méprisant des États-Unis. La coalition devrait prendre des mesures pour éliminer les causes fondamentales de la crise mondiale, y compris :

  • l’émission incontrôlée des monnaies de réserve mondiales, qui permet aux émetteurs d’abuser de leur position dominante, accroissant ainsi les disproportions et les tendances destructrices du système financier et économique mondial ;

  • l’incapacité des mécanismes existants de régulation des banques et des institutions financières à écarter les risques excessifs et les bulles financières ;

  • un potentiel de croissance épuisé au sein du système économique dominant basé sur la technologie et le manque de conditions pour en créer un nouveau, y compris des investissements insuffisants pour l’utilisation à grande échelle des solutions techniques de base.

Les conditions doivent être créées pour permettre aux autorités fiscales nationales de prêter de l’argent pour construire une économie basée sur les nouvelles technologies et réaliser la modernisation économique et pour encourager l’innovation et les affaires dans les secteurs de croissance potentielle. Les émetteurs des monnaies de réserve doivent garantir leur stabilité en maîtrisant leur dette nationale, leur balance de paiements et leur balance commerciale. Ils devront également employer des mécanismes transparents d’émission monétaire et assurer le libre échange pour tout arbitrage d’actifs dans leurs pays.

Un autre élément important que les émetteurs de monnaies de réserve doivent observer est le respect des lois honnêtes de la concurrence et un accès non discriminatoire aux marchés financiers. D’autres pays respectant ce genre de contraintes devraient être en mesure d’utiliser leur monnaie nationale comme instrument d’échange et en permettre également l’usage comme monnaie de réserve par les pays avec qui ils sont associés. Il serait bon d’envisager le regroupement des monnaies nationales prétendant au statut de réserve régionale ou mondiale en catégories dépendantes du degré de respect de certains standards par les émetteurs.

Au-delà de l’établissement de règles pour les émetteurs de monnaies de réserve mondiales, des mesures devraient être prises pour renforcer le contrôle sur les mouvements de capitaux, afin de prévenir les attaques de la spéculation qui déstabilisent les monnaies nationales et internationales ainsi que le système financier. Il sera nécessaire aux membres de la coalition d’interdire les transactions avec les juridictions off-shore et ne pas permettre l’accès au refinancement aux banques et sociétés créées avec des résidents off-shore. L’usage des monnaies ne respectant pas ces règles ne devrait pas être autorisé pour les règlements internationaux.

Une remise à niveau majeure des institutions financières internationales est nécessaire pour assurer le contrôle des émetteurs de monnaie globale de réserve. Les pays participants doivent être représentés honnêtement suivant des critères objectifs tels que leur part dans la production mondiale, dans les échanges et la finance, leurs ressources naturelles et leur population. Les mêmes critères devraient s’appliquer au panier de monnaies de pays émergents pour le nouveau DTS (Droits de Tirage Spéciaux) qui peut être utilisé comme un étalon permettant de déterminer la valeur des monnaies nationales, incluant les monnaies de réserve. À l’origine, ce panier devrait contenir les monnaies des membres de la coalition d’accord pour observer ces règles.

De telles réformes ambitieuses nécessiteront un support législatif et institutionnel approprié. À ce dessein, les décisions de la coalition devraient avoir le statut d’engagements internationaux et les institutions de l’ONU, d’autres organisations internationales représentatives ainsi que tous les pays intéressés dans la réforme devraient être largement impliqués.

Pour encourager l’application au niveau mondial des réussites socialement importantes de ce nouveau mode technologique, les pays vont devoir concevoir un système international de planification stratégique du développement socio-économique. Il doit inclure des projections à long terme de développement scientifique et technologique ; définir les perspectives pour l’économie mondiale, les associations régionales et les pays phares; s’intéresser aux moyens de surmonter les différences, y compris le fossé entre les développements des économies industrialisées et émergentes et définir les priorités et objectifs pour les organisations internationales.

Les États-Unis. et autres pays du G7 rejetteront probablement ces propositions de réforme du système monétaire et financier international sans discussion, de peur de voir s’ébranler le monopole leur permettant l’émission incontrôlée de monnaie mondiale. Tout en engrangeant d’énormes bénéfices de ce système, les pays occidentaux phares limitent l’accès à leurs propres actifs, technologies et marché du travail en imposant de plus en plus de restrictions.

Si le G7 refuse de « faire de la place » à la coalition anti-guerre dans les agences dont dépendent les organisations financières internationales, celle-ci devra se rendre maîtresse d’une synergie assez grande pour créer des régulateurs mondiaux alternatifs.

Les BRICS pourraient servir de banc d’essai et prendre les mesures suivantes pour maintenir leur sécurité économique :

  • créer un système de paiement universel pour les membres des BRICs et émettre des cartes de paiement rassemblant l’Union Pay Chinoise, l’ELO brésilienne, le RuPay indien ainsi que des systèmes de paiements russes ;
  • construire un système d’informations et d’échanges interbancaires comparable au SWIFT et qui fonctionnerait de manière indépendante des États-Unis et de l’Union Européenne ;
  • fonder ses propres agences de notation.

LA RUSSIE, LEADER MALGRÉ ELLE

La Russie aura un rôle de leader dans la mise en place d’une coalition contre les États-Unis car elle est hautement vulnérable et ne sortira pas vainqueur de la confrontation en cours sans une telle alliance. Si la Russie échoue à faire preuve d’initiative, le bloc anti-russe que les États-Unis sont en train de former absorbera ou neutralisera les alliés potentiels de la Russie. La guerre contre la Russie, à laquelle États-Unis poussent l’Europe, peut bénéficier à la Chine, car l’affaiblissement des États-Unis, de l’Union européenne et de la Russie permettra à Pékin d’atteindre plus facilement un leadership mondial. De même, le Brésil pourrait céder aux pressions des États-Unis tandis que l’Inde se concentrerait davantage sur la résolution de ses problèmes intérieurs.

La Russie a autant d’expérience en matière de direction dans la politique mondiale que les États-Unis. Elle possède la nécessaire autorité morale et culturelle ainsi que des capacités militaires et technologiques suffisantes. Mais l’opinion publique russe doit encore surmonter son complexe d’infériorité, retrouver une fierté historique pour les siècles d’efforts qu’elle a fourni afin de créer une civilisation qui a rassemblé de nombreuses nations et cultures et qui a sauvé de nombreuses fois l’Europe et l’humanité de l’auto-extermination. Elle a besoin de ramener une compréhension du rôle historique que le monde russe a joué en créant une culture universelle, de la Rus kiévienne, héritière spirituelle de l’Empire byzantin jusqu’à la fédération de Russie, qui a succédé à l’Union soviétique et à l’Empire russe. Le processus d’intégration eurasienne devrait être présenté comme un projet global destiné à restaurer et à développer un espace commun pour des nations qui, de Lisbonne à Vladivostok et de Saint-Pétersbourg à Colombo, ont vécu et travaillé ensemble.

UNE SYNTHÈSE SOCIAL-CONSERVATRICE

Un nouvel ordre mondial pourrait être fondé sur un concept de synthèse sociale-conservatrice en tant qu’idéologie qui combinerait les valeurs des religions mondiales avec les acquis de l’État-providence, ainsi que le paradigme scientifique du développement durable. Ce concept devrait servir de programme positif pour construire une coalition anti-guerre et établir des principes universellement compréhensibles destinés à  rationaliser  et à harmoniser les relations sociales, culturelles, et économiques dans le monde.

Les relations internationales ne peuvent être harmonisées que sur la base de valeurs fondamentales partagées par toutes les cultures et civilisations majeures. Ces valeurs incluent la non-discrimination (égalité) et le fait de s’accepter mutuellement, un principe que déclarent toutes les confessions sans que l’on ait besoin de diviser les gens entre « nous » et « eux ». Ces valeurs peuvent être exprimées à travers des notions de justice et de responsabilité, ainsi qu’en formes légales des droits de l’homme et des libertés.

La valeur fondamentale d’un individu et l’égalité de tous, indépendamment de toute religion, ethnie, classe, ou autre arrière-plan, doit être reconnue par toutes les confessions. Cela découle, du moins dans les religions monothéistes, de la perception de l’unité de Dieu et du fait que chaque type de foi offre son propre chemin vers le salut. Cette vision permet d’éliminer les conflits religieux et ethniques violents tout comme elle permet à chaque individu de faire un libre choix. Mais des mécanismes légaux doivent être en place pour rendre possible cette participation des confessions à la vie publique et à la résolution des conflits sociaux.

Cette approche permettra de neutraliser un des instruments les plus destructeurs de cette guerre mondiale du chaos qu’emploient États-Unis : l’utilisation des luttes religieuses pour pousser à des conflits religieux et ethniques qui se transforment ensuite en guerres civiles et régionales.

Le rôle de la religion, en façonnant la politique internationale, fournira la base morale et idéologique nécessaire à la prévention des conflits ethniques et à la résolution des tensions ethniques, en utilisant des instruments nationaux de politique sociale. De nombreuses religions peuvent être aussi impliquées dans la planification de la politique sociale, fournissant ainsi un cadre moral pour les décisions des gouvernements, restreignant les attitudes de permissivité et de laxisme qui dominent les esprits des élites au pouvoir dans les pays développés, et ramenant une compréhension de la responsabilité sociale des autorités vis à vis de la société. Alors que les valeurs contestées de l’État-providence gagnent un fort soutien idéologique, les partis politiques devront reconnaître l’importance des limites éthiques qui protègent les principes fondamentaux de la vie humaine.

Le concept de synthèse sociale-conservatrice sera la base idéologique de réforme de la monnaie internationale, des relations financières et économiques en se fondant sur les principes de justice, de respect mutuel de la souveraineté nationale et d’échanges mutuellement avantageux. Cela exigera certaines restrictions de la liberté de forces du marché qui pratiquent constamment une discrimination à l’encontre de la plupart des personnes et des pays en limitant leur accès à la richesse.

Le mondialisme libéral a miné la capacité des pays à influencer la distribution du revenu national et des richesses. Les multinationales délocalisent sans contrôle les ressources auparavant contrôlées par des gouvernements nationaux. Ces derniers doivent opérer des coupes dans les prestations sociales pour préserver l’attractivité de leurs économies. Les investissements sociaux publics, dont les bénéficiaires n’ont plus d’identité nationale, ont perdu leur puissance. À mesure que l’oligarchie qui a pour centre les États-Unis capte une part grandissante du revenu généré par l’économie mondiale, le niveau de vie s’érode dans les économies ouvertes et la difficulté d’accès à la richesse publique s’accroît. Pour surmonter ces tendances destructrices, il sera nécessaire de changer toute l’architecture des relations financières et économiques et de restreindre le libre mouvement du capital. Cela devrait être fait pour empêcher les multinationales d’échapper à leur responsabilité sociale d’une part, et pour égaliser les coûts des politiques sociales partagés par les états d’autre part.

La première chose implique d’éliminer les juridictions offshore, qui permettent l’évasion fiscale, et de reconnaître les droits des états à réguler les mouvements de capitaux transfrontaliers. La seconde signifierait établir des critères sociaux minimaux pour assurer l’amélioration accélérée de la sécurité sociale dans les pays relativement pauvres. Cela peut être fait en créant des mécanismes internationaux pour équilibrer les niveaux de vie, ce qui, en retour, demandera un financement approprié.

En travaillant conformément au concept de synthèse sociale-conservatrice, la coalition anti-guerre peut réformer le système de sécurité sociale mondial. Une redevance de 0,01% sur les opérations de changes de devises pourrait financer des mécanismes internationaux prévus pour égaliser les niveaux de vie. Cette redevance (de plus de 15 000 milliards de dollars par an) pourrait être facturée sous un accord international et les législations fiscales nationales et transférée aux organisations internationales comme la Croix-Rouge (prévention et intervention lors des crises humanitaires causées par les catastrophes naturelles, guerres, épidémies etc) ; l’Organisation Mondiale de la Santé (prévention des épidémies, réduction de la mortalité infantile, vaccinations, etc) ; l’Organisation Internationale du Travail (surveillance mondiale des normes de sécurité et du droit du travail, y compris des salaires conformes aux niveaux minima de subsistance, interdiction du travail des enfants et du travail forcé, migrations économiques) ; la Banque mondiale (construction d’infrastructures sociales – réseaux d’approvisionnement en eau, routes, évacuation des eaux usées, etc) ; l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (UNIDO) (transfert de technologies aux pays en développement) et l’UNESCO (soutien à la coopération internationale en sciences, éducation et culture, protection des héritages culturels). Les dépenses devront être faites selon les budgets approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Une autre tâche consisterait dans la création d’un système mondial de protection de l’environnement financé par les pollueurs. Ceci peut être fait par la signature d’un accord international qui établirait des amendes généralisées pour la pollution et affecterait les sommes récoltées à la protection de l’environnement, sous des législations nationales, et sous la supervision d’une organisation internationale autorisée. Une partie de cet argent devrait être allouée à des activités liées aux problématiques environnementales mondiales et à la surveillance. Un mécanisme alternatif peut être fondé sur le marché des quotas de pollution, sous le protocole de Kyoto.

Un aspect important est la création d’un système mondial pour éliminer l’illettrisme et assurer l’accès public à l’information et à une éducation moderne, à travers le monde. Cela demandera la standardisation des exigences minimales pour une éducation primaire et secondaire complètes, et le financement des pays en voie de développement avec des revenus générés par le système de taxes ci-dessus. Il doit y avoir un système universellement accessible d’éducation de troisième cycle fourni par les plus grandes universités des pays industrialisés. Ces dernières peuvent établir des quotas d’admission d’étudiants étrangers sélectionnés sur concours internationaux et financés par la même source. De façon simultanée, les universités participantes pourraient instaurer un système d’enseignement à distance pour toutes les personnes détentrices d’un diplôme de fin d’études secondaires. L’UNESCO et la Banque mondiale pourraient s’engager à créer et à soutenir l’infrastructure d’information nécessaire, en tirant leurs fonds de la même source.

HARMONISATION ANTI-CRISE DE L’ORDRE MONDIAL

Le fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres menace le développement et l’existence même de l’humanité. Ce fossé est créé et maintenu par des institutions nationales, aux États-Unis et dans les pays alliés, qui s’arrogent un certain nombre de fonctions sur les échanges économiques internationaux dans leur propre intérêt. Ils ont monopolisé le droit à l’émission de monnaies mondiales et en utilisent les revenus pour leurs propres bénéfices, donnant un accès illimité aux prêts à leurs banques et sociétés. Ils ont monopolisé les droits de définition des standards techniques permettant à leur industrie de maintenir une suprématie technologique. Ils ont imposé au monde leurs propres lois sur les échanges internationaux, imposant aux autres pays l’ouverture de leurs marchés et limitant de manière substantielle leur propre capacité d’action sur la compétitivité de leurs économies nationales. Finalement, ils ont forcé la majorité des pays à ouvrir leurs marchés des capitaux, permettant de ce fait la domination de leur propres nababs financiers, qui ne cessent de multiplier leur richesse en exerçant un monopole sur la monnaie.

Il est impossible d’envisager avec succès un développement socio-économique durable sans élimination de l’usage, pour des intérêts privés ou nationaux, du monopole sur les échanges économiques internationaux. Des restrictions nationales et mondiales peuvent être imposées pour soutenir le développement durable, harmoniser les affaires publiques mondiales, et éliminer les discriminations dans les relations économiques internationales.

Afin d’empêcher une catastrophe financière mondiale, des mesures urgentes doivent être prises pour créer à la fois une nouvelle monnaie sure et efficace ainsi qu’un système financier basé sur un échange mutuellement avantageux des monnaies nationales. Ce nouveau système exclurait l’appropriation par une prééminence mondiale pour des intérêts privés ou nationaux.

Pour égaliser les chances de développement socio-économique, les économies émergentes doivent avoir un accès libre aux nouvelles technologies conditionné à leur promesse de non usage à des fins militaires. Les pays se conformant à ces restrictions et donnant accès aux informations concernant leurs budgets militaires seront exemptes des contraintes de contrôle de leurs exportations et recevront de l’assistance pour l’acquisition de nouvelles technologies de développement.

Un mécanisme international empêchant les multinationales d’abuser de leur monopole sur le marché assurerait une concurrence loyale. L’OMC pourrait assurer un contrôle anti-trust grâce à un accord spécial engageant tous les états membres. Ceci permettrait aux entités économiques de demander l’élimination des abus de monopole commis par les multinationales ainsi que la compensation des pertes résultant de tels abus en imposant des sanctions contres les entités fautives. En plus des prix sur ou sous-facturés, des tromperies sur la qualité ou autres exemples de concurrence déloyale, les salaires inférieurs au niveau régional du minimum de subsistance tel que défini par l’OMT devraient également être considérés comme un abus. De plus, devrait exister une régulation raisonnable des prix pour les produits et services émanant de monopoles régionaux ou mondiaux.

En raison d’échanges économiques inégalitaires, les pays devraient se réserver le droit de réguler leurs propres économies afin de pouvoir égaliser les niveaux de développement socio-économiques. En plus des mécanismes de protection contre la concurrence déloyale des marchés nationaux par l’OMC, cette égalisation pourrait se faire aussi en encourageant le progrès scientifique et technologique et en assurant le soutien de l’État à l’innovation et l’investissement; en établissant un monopole d’État sur l’usage des ressources naturelles; en introduisant le contrôle des monnaies pour limiter la fuite des capitaux et empêcher les attaques spéculatives sur les monnaies nationales; en maintenant le contrôle gouvernemental sur les industries stratégiques; et en utilisant d’autres mécanismes pour renforcer la compétitivité.

Une concurrence loyale dans les technologies de l’information est essentielle. L’accès aux réseaux mondiaux d’informations doit être garanti pour chacun, consommateur ou pourvoyeur. Ce marché peut être maintenu ouvert grâce à de strictes dispositions anti-trust qui ne permettront ni à des groupes ni à des pays d’être en position dominante.

Pour s’assurer du respect des règles nationales et internationales par les participants aux échanges économiques mondiaux, doivent exister des pénalités définies par un code international applicable par la cour sans tenir compte de sa juridiction nationale. Toutefois, faire appel auprès d’une cour internationale dont le jugement serait d’application obligatoire pour tous les états, devrait être possible. Des règles contraignantes et des pénalités pour non-respect des règles (à côté des pénalités infligées pour violation des lois nationales) donneraient aux accords internationaux préséance sur les lois nationales. Les pays ne respectant pas ces principes devraient voir leur participation aux activités économiques internationales limitée par l’exclusion de leur monnaie nationale des règlement internationaux, par des sanctions économiques contre leurs résidents et des limites mises à leurs opérations sur les marchés internationaux.

Pour renforcer tous ces changements fondamentaux dans les relations internationales, une coalition forte devra être créée, capable de surmonter la résistance des États-Unis et des pays du G7, qui recueillent d’énormes bénéfices de leur domination sur les marchés mondiaux et dans les organisations internationales. Cette coalition devrait être prête à utiliser des sanctions contre les États-Unis et les autres pays qui refusent la priorité des obligations internationales sur les règlementations nationales. Rejeter le dollar américain dans les règlements internationaux serait le moyen de pression le plus efficace pour obtenir la collaboration des États-Unis.

La coalition anti-guerre devrait offrir une alternative à la course aux armements, comme un moyen d’encourager une nouvelle ère de développement technologique. Cette alternative conduirait à de larges coopérations internationales tournées vers la résolutions de probèmes mondiaux nécessitant la mise en commun des moyens pour créer des technologies d’avant-garde. Par exemple, il n’y a actuellement pas de solution pour protéger la planète de menaces venant de l’espace profond. Le développement de telles solutions requerra des avancées technologiques qui peuvent être atteintes en combinant les efforts des pays phares et par le partage des coûts.

Le paradigme du développement durable rejette la guerre en tant que tel. Au lieu de la confrontation et de la rivalité, il est basé sur la coopération et la collaboration comme un moyen de mettre en commun les ressources dans les domaines prometteurs de la recherche scientifique et technologique. À la différence de la course aux armements provoquée par la géopolitique, il peut fournir une meilleure base scientifique et organisationnelle pour gérer un nouveau mode technologique. Cela entraînera le  développement de la santé, de l’éducation et de la culture, ce qui n’est que rarement stimulé par les dépenses pour la défense. Ces secteurs non-productifs et la science compteront pour au moins la moitié du PIB dans les grands pays industrialisés, dans les années à venir. Par conséquent, une solution d’avenir devrait comprendre le transfert du centre d’attention du gouvernement des dépenses de défense vers des programmes humanitaires, principalement de  médecine et de sciences biologiques. Puisque l’état paie plus de la moitié des dépenses de santé, d’éducation, et de travaux scientifiques, un tel changement faciliterait la gestion systématique du développement socio-économique et endiguerait les tendances destructrices.

*  *  *

Un nouveau cycle d’élection commencera aux États-Unis en 2017, lequel va probablement faire la part belle à une rhétorique anti-russe en tant que base idéologique d’une guerre mondiale que Washington essaye de déclencher dans une tentative pour conserver son pouvoir. À ce moment là, la crise du système financier américain peut avoir abouti à des réductions de ses dépenses budgétaires, à la dévaluation du dollar, et au déclin du niveau de vie.

Des problèmes intérieurs et des crises de politique étrangère conduiront le gouvernement américain à une montée en puissance de ses tactiques agressives, tout en affaiblissant en même temps ses positions. Si la Russie mobilise son potentiel intellectuel, économique et militaire, elle aura une chance de passer à travers les conflits en 2015-2018 du fait que les États-Unis et ses alliés ne seront toujours pas préparés à une agression directe.

La Russie fera face à la période la plus dangereuse au début des années 2020 lorsque les pays industrialisés et la Chine devraient commencer leur modernisation technologique et que les États-Unis et d’autres pays Occidentaux sortiront de la dépression financière et feront un saut technologique en avant. Mais la Russie peut radicalement rester en retard technologique et économique en 2021-2025, ce qui détériorerait ses capacités de défense et conduirait à des conflits sociaux et ethniques internes en grande partie similaires à que ce qui s’est passé en Union soviétique à la fin des années 1980. Ces conflits seraient fomentés aussi bien depuis l’extérieur que l’intérieur, en utilisant les inégalités sociales, les écarts de développement entre des régions, et des problèmes économiques. Pour éviter le pire scénario possible menant à la désintégration du pays, la Russie devra adopter une politique extérieure et domestique systémique pour renforcer la sécurité nationale, assurer l’indépendance  économique, améliorer la compétitivité internationale, stimuler le développement économique, mobiliser la société et améliorer l’industrie de défense.

Avant 2017, alors que les États-Unis commencent à menacer la Russie ouvertement et sur tous les fronts, l’armée russe devrait disposer d’armes modernes et efficaces, la société russe devrait être renforcée et être confiante en sa force, les intellectuels devraient maîtriser le nouveau modèle technologique, l’économie devrait se développer et la diplomatie russe devrait réussir à créer une large coalition contre la guerre et capable d’unir leurs efforts en vue d’arrêter l’agression américaine.

Sergei Glaziev

Source : GlobalAffairs.ru, 23/09/2014, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr

137 réponses à La menace de guerre et la réponse russe, par Sergei Glaziev

  1. grub Le 29 septembre 2014 à 01h03
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    Les Brics ça me fait penser au Brésil et à la mort récente d’un candidat à l’élection présidentielle dans un accident d’avion.
    Donc comme Olivier est un spécialiste des statistiques, je voulais savoir si une étude a été faite sur la mortalité des hommes politiques dans des accidents d’avion du point de vue statistique. 🙂


    • Kiwixar Le 29 septembre 2014 à 11h16
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      A étudier aussi au niveau statistique : l’épidémie de cancers très rares parmi les leaders de gauche sud-américains, à comparer avec la santé des opposants de droite.

      Paraguay, Lugo (système lymphatique)
      Venezuela, Chavez
      Brésil, Lula (larynx)
      Brésil, Roussef (système lymphatique)
      Argentine, Kirchner (tyroïde)

      Dans le SAS “Magie Noire à New York” de 1968, Malko manque de se faire assassiner avec du composé radioactif placé dans son tube de dentifrice, destiné à la faire mourir de leucémie rapide.


  2. vérité2014 Le 29 septembre 2014 à 03h25
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    ‘Bought Journalism’: German bestseller reveals CIA pay Western media for spin & bias

    https://www.youtube.com/watch?v=0I5BZCcURa4#t=63


  3. Wagrez Le 29 septembre 2014 à 05h41
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    Russophobie,

    Les russes sont certainement des gens très bien, mais leurs tanks n’ont pas été toujours appréciés en 1956 en Hongrie, en 1968 en Tchécoslovaquie. J’ai eu l’occasion de travailler avec des réfugiés de ces pays, avec des tchèques plus particulièrement dans les années 1970. Ils étaient évidemment loin de porter les russes dans leurs cœurs. Et je n’oublie pas le mur de Berlin. Alors oui, nous avons aujourd’hui de bonnes raisons d’être russophobes à un moment où Poutine ressemble davantage à Kroutchev qu’à Gorbatchev.

    Ceci ne veut pas dire qu’il faille faire preuve d’une américaphilie sans faille. Les américains, par le biais de l’OTAN, sont responsables de la crise ukrainienne actuelle, crise dont Poutine a habilement profité.

    Le plus désolant est certainement l’absence d’une diplomatie européenne indépendante de la pensée américaine. De Gaulle avait raison, il fallait avoir notre propre arsenal nucléaire pour pouvoir sortir de l’OTAN. Il plaçait ainsi la France en dehors du cercle hégémonique américain. Ce qui est désolant aujourd’hui c’est de voir la France devenir le toutou des américains, réintégrer l’OTAN… Ce que De Gaulle a fait en son temps pour la France, il faudrait le faire au niveau européen: une Europe de la Défense qui pourrait sortir de l’OTAN et qui pourrait avoir enfin une diplomatie indépendante de celle des américains.

    Il semble désolant de parler d’arsenal nucléaire et non pas de paix dans le Monde, mais hélas, nous savons d’expérience: si vis pacem, para bellum.

    Quant à l’article c’est de la bonne vieille propagande soviétique.


    • christophe Le 29 septembre 2014 à 06h29
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      Wagrez votre commentaire est très intéressant et je suis tout a fait d’accord avec vous sauf sur le dernier point “de la propagande soviétique” ! D’abord nous ne sommes plus à cette époque, c’est fini, l’union soviétique à disparu complètement ! Et je ne trouve pas que ce soit de la propagande mais une analyse juste de la situation actuelle. La propagande on la trouve plutôt dans nos journaux (Poutine le dictateur, le missile de Poutine, Poutine a tué mes fils, etc…).
      Cordialement !


      • Bobby Le 30 septembre 2014 à 16h52
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        Et je rajouterais que l’Europe de la défense est un doux rêve mort et enterré. A défaut, une vraie “Défense Nationale” fera l’affaire. Et pas une “Agression Mondiale” comme actuellement.


    • Fabrice Le 29 septembre 2014 à 06h37
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      Wagrez même si je partage en grande partie vos propos en pensant que la Russie n’est pas innocente à 100% et partage la responsabilité avec l’UE/USA.

      Il faut toutefois sortir du modèle Russie = soviétique, c’est entrer dans l’erreur ou la propagande des USA cette fois pour mettre le drapeau rouge devant les ex pays de l’Europe de l’est pour déclencher un réflexe de rejet qui les (et nous) empêche de tourner la page et tisser d’autres relations avec la Russie.


    • Crapaud Rouge Le 29 septembre 2014 à 07h06
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      Cette “propagande soviétique” en appelle à toutes les religions du monde !!! Comment expliquez-vous ça ?


    • chios Le 29 septembre 2014 à 07h22
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      “crise ukrainienne actuelle, crise dont Poutine a habilement profité”
      Je crois que la situation actuelle en Ukraine est d’abord une défaite pour la Russie.
      Ils cherchent au mieux à limiter les dégâts.

      La russophobie que vous semblez justifier, en disant que Poutine n’est hélas, pas Gorbatchev…?
      Vous devriez justifier pourquoi vous désirez que la Russie se trouve dans des situations d’échec?

      “Quant à l’article c’est de la bonne vieille propagande soviétique.”
      J’ai lu l’article en me disant que cela demandait réflexion.
      Pendant la première partie, il présente sa vision d’un nouvel ordre multipolaire anti-guerre à venir, et ce n’est pas évident d’en comprendre tous les aspects.
      Dans la deuxième partie, il parle de la nécessité de la défense, à l’heure actuelle, et vous ne pouvez douter que étant donné la russophobie ambiante, ce n’est pas inutile.
      Quant à la propagande, vraiment, je ne vois pas.
      Pouvez-vous préciser?

      .


      • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 10h43
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        Les européens de l’Ouest ont toujours du mal à imaginer ce concept de social-conservatisme qui est complètement en dehors des grilles de pensée en politique occidentale moderne (ce qui n’a pas forcément toujours été le cas). Ils préfèrent donc l’assimiler à du “soviétisme”, et si çà ne colle pas avec la tradition bolchevique il faut inventer des excuses: L’Eglise Orthodoxe complice, ou c’est soviétique mais avec des riches qui dirigent tout, ou même: “ils sont communistes mais ils le cachent bien”. Le social-conservatisme est bien entendu à l’opposé le plus total de la tendance européiste actuelle. Il ne fonctionne certes pas parfaitement en Russie (principalement à cause de la corruption) mais il est le modèle le plus plébiscité par la société russe. Et à mon avis c’est une des raisons pour lesquelles les européistes éprouvent une haine viscérale envers tout ce qui représente la Russie post-Eltsine. La Russie dans son ensemble constitue l’anti-projet de l’UE, ce qui n’empêche pas qu’elle ne s’arroge pas un droit de supériorité pour éduquer l’UE en lui imposant ses visions sociétales. Européistes, à bons entendeurs…


        • Lithan Le 29 septembre 2014 à 12h13
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          Je profite de votre passage sur ce site pour encourager les lecteurs, si ce n’est déjà fait, de jeter un coup d’œil à votre excellente chaîne Youtube: Vincent Parlier.


          • chios Le 29 septembre 2014 à 13h35
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            Je suis d’accord, et je trouve que c’est dommage que les videos de V Parlier, le plus souvent des émissions de la TV ukraine, traduites en français, et en tant que telles, une source d’information qui n’est pas disponible ailleurs, ne se retrouvent pas d’office sur ce site…

            Il me semble que ça ne demanderait pas beaucoup de travail?


            • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 15h42
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              Ben dites donc je vais devenir tout rouge devant tant de compliments, les gars! Olivier a déjà utilisé certaines vidéos pour ses billets. Il avait comme projet de me définir une compilation à réaliser, pour présenter toute l’histoire de la crise ukrainienne par des faits significatifs (avec éventuelles explications, titres etc…). Mais ce n’est sans doute pas un projet facile et depuis, je pense qu’il est un peu débordé…


        • Crapaud Rouge Le 29 septembre 2014 à 13h05
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          @V_Parlier : ce que vous dites est évident, parce qu’il est évident que les néolibéraux crient à l’hérésie et en appellent au bûcher aussitôt qu’on ose parler “socialisme”. Ajoutons seulement à vos propos que ce concept de “social-conservatisme” est nouveau, c’est du moins la première fois que je le rencontre. Il faut noter qu’il présente l’avantage de se distinguer du conservatisme “réac”.


          • Lithan Le 29 septembre 2014 à 22h11
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            Les néolibéraux crient à l’hérésie dès que l’on évoque le socialisme alors que depuis la faillite de Lehmann Brothers en 2008, ce sont les premiers à avoir réclamé à cors et à cris ce même socialisme pour sauver leur peau du naufrage économique qu’ils avaient eux-mêmes provoqué.. Drôle de collectivisme cependant, qui amène les contribuables honnêtes à se ruiner pour préserver le capital de banquiers multi-milliardaires. Mais comme plus grand chose ne tourne rond dans ce bas-monde, on ne s’en étonne même pas !


    • Balthazar Le 29 septembre 2014 à 09h16
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      @ Wagrez le troll:
      Les allemands sont “sûrement” des gens très bien, mais dans les années 20 @ 50, les juifs les ont vu d’un mauvais œil diront nous.
      Les français sont sûrement des gens bien, mais dans les annees 50 @ 70, les algériens, les vietnamiens et autres ne les portaient pas dans leur cœur.
      Les américains sont nos “frères” mais bizarrement les pays d’Amérique latine et du sud y trouveront à redire.
      Quant aux japonais, pays “civilisé” s’il en est, les chinois n’ont pas oublié leur manières et leur rendront la pareille un jour ou l’autre.
      Ah, l’Europe de La Défense, une diplomatie unie, la première economie mondiale, c’est beau comme un discours de Van Rompuy. Merci pour ce moment…


    • Astrolabe Le 29 septembre 2014 à 09h29
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      Vous même êtes victime de la propagande anti-soviétique d’après-guerre. Si on a lu attentivement les articles de ce blog depuis plusieurs mois, on a retenu que:
      – en 1952 Staline propose au EU une réunification de l’Allemagne mais qu’elle reste neutre.
      – en réponse, les Américains intègrent l’Allemagne dans l’OTAN en 1953.
      – en 1955, les soviétiques créent le Pacte de Varsovie.

      Qui a commencé ? Si une réponse adéquate avait été trouvée en 52, il n’y aurait jamais eu de mur.

      Les interventions de 56 et 68 sont lamentables et indéfendables. Mais, personnellement, je ne déteste pas les américains, même si leur compteur indique 2,5 millions morts dont beaucoup par napalm en Corée du nord début des années 50, deux millions au Vietnam, le Chili, et plus récemment près de 650.000 morts en Irak, ++++. Donc, il vaudrait mieux arrêter un peu la propagande et ne pas se faire le porte-voix des inimitiés: l’occident a des médias qui ne laissent la parole à personne qui pense différemment, exactement comme la propagande soviétique. Mais la propagande soviétique avait une qualité, les gens ne la lisaient pas et surtout ne la croyaient pas.
      Alors que je vois qu’aujourd’hui tout le monde en occident est prêt à croire à ce que lui suggère la presse. Ne nous y trompons pas les peuples ne s’aiment jamais beaucoup entre eux: les allemands, les anglais et les français ne sont pas mal non plus !!!


      • Judabrutus Le 29 septembre 2014 à 11h36
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        Je me faisais justement cette réflexion que le poids des âmes défuntes n’était pas le même selon le degré de longitude et de latitude où elles étaient venues en ce monde de douleur et de larmes. Le Viet nam vaut bien Budapest et Prague réunis, avec encore une ” dette” d’horreur que jamais l’Urss, dans ses pires transes de la guerre froide, n’aurait seulement pas eu l’idée de récupérer. Si au Viet Nam nous ajoutons tous les hauts faits d’armes de la glorieuse Amérique depuis la seule fin de la 2eme guerre mondiale ( épargnons-lui les turpitudes de la guerre mexicaine et des guerres indiennes !) , on atteint à un niveau de comptabilité macabre qui , à l’image des nombres astronomiques, dépasse notre imaginaire mathématique.
        Mais non !, l’URSS a disparu corps et biens mais l’on considère que les Russes sont toujours les légataires universels de tous les maux qu’elle a pu engendrer, tandis que les USA qui n’ont jamais changé ni de projet ni de méthode, s’ assumant avec un cynisme qui passe l’entendement, se vautrent dans la certitude d’être le nouveau peuple élu, et le bras armé de la civilisation. Je ne dis pas “nous finirons tous Américains” , parce qu’à quelques imbéciles près, tout le monde a bien compris qu’il n’entre ni dans les intérêts ni dans les intentions de l’Amérique d’inviter la planète à sa table : une bonne petite exploitation menée par des régisseurs à la Pinochet’ et aujourd’hui, à la Porochenko, ça c’est le top ! Moi non plus je ne déteste pas les Américains, mais quand on fait les comptes, autant faire qu’ils soient exacts !


      • Arc Angelsk Le 29 septembre 2014 à 19h59
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        @Astrolabe entre autres: Pour le coup la qualité ne venait pas de la “propagande soviétique” mais du système éducatif de bien meilleure qualité(entre autres etude du marxo-léninsme et la dialectique materialiste menant à une remise en question permanante du système et non pas à comment le faire perdurer) qu’en occident et d’un système social permettant de se projeter au delà des bassesses materielles et consuméristes. Soit le système soviétique a donné paradoxalement via son système éducatif et social le vaccin contre sa propre “ossification”. Or en occident rien de tel, tout est fait pour “normalier” l’individu face au marché.^^ Sinon le coup de la proposition de Staline en 1952 pour réunifier l’Allemagne je ne connaissais pas (on ne risque pas l’apprendre à l’école^^). Staline a donc proposé à l’Allemagne un scénario à l’autrichienne (coupée en 4 egalement puis réunifie contre son statut hors blocus officiellement). 😉


    • Alain Le 29 septembre 2014 à 10h02
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      Il n’a fallu que 12 ans pour que les Européens de l’ouest renouent avec les Allemands qui avaient quand même fait pire que les Soviétiques vis-à-vis des pays de l’est. Comment se fait-il que ces derniers ne soient pas capables eux aussi de ne pas tout évaluer à l’aune d’un passé de plus de 25 ans ! Après tout le sang a coulé à flot pour libérer la Pologne de l’Allemagne et pratiquement pas pour les libérer des Soviétiques


    • cording Le 29 septembre 2014 à 12h07
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      Depuis 25 ans le monde a changé et seuls les US éprouvent le besoin d’agresser et de défaire les régimes politiques qui ne leur plaisent pas.
      Depuis seuls les polonais, et les baltes dans une moindre mesure font toujours preuve de russophobie, congénitale et ils sont quelques raisons, mais la raison politique n’y retrouve pas son compte. Les Tchèques et Hongrois ne sont plus tout-à-fait sur le même registre. Que cela nous plaise ou non, aux US et à laurs laquais, la Russie est redevenue une grande puissance à l’échelle mondiale et moi, en tant que français, je trouve cela bien.
      Les US n’ont rien à faire en Géorgie, Arménie et Ukraine dont ils servent des dirigeants qui sont les fossoyeurs, naufrageurs du pays. La partition de l’Ukraine ne fait que commencer sans compter le naufrage économique et social.


    • Anne Le 29 septembre 2014 à 12h18
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      @Wagrez
      Il ne faut pas confondre Russe d’aujourd’hui et Soviétiques d’antan. C’est comme si on se référait encore aux Allemands comme des à des Nazis.

      Il faut avancer… Et ne pas ressasser les veilles haines même si elles furent justifiées dans le passé. (Même si les beaux donneurs de leçon parlaient du communisme bolchévique et totalitaire comme globalement positif à l’époque….)
      Les Russes ont été les premières et les plus nombreuses victimes du système bolchévique et ils ont vécu sous un système totalitaire qui avait détruit toutes leurs libertés et menaçait constamment leurs vies.

      Alors rendre les Russes actuels responsables du passé dont ils furent victimes et cela semble une tendance de plus en plus répandue. c’est une malhonnêteté et un mensonge éhonté de ceux qui veulent entretenir les vielles haines pour faire de nouvelles victimes.


      • DUGUESGLIN Le 29 septembre 2014 à 17h46
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        J’adhère à votre commentaire Anne. Les russes ont été les premières victimes du soviétisme.
        Ils savent ce que signifie la perte de la liberté. Et si aujourd’hui de nombreux russes souhaitent la paix et qu’ils défendent l’idée qu’un peuple à droit à sa langue, sa culture et à son autodétermination, c’est parce qu’ils savent de quoi ils parlent.


    • David D Le 29 septembre 2014 à 13h13
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      C’est effectivement un problème dans ce conflit, les ressentiments figés d’anciens pays de l’est, mais j’ai cru comprendre que les polonais et les lithuaniens avaient plus envie de sanctionner la Russie que les hongrois et les slovaques! Je rappellerai aussi au passage que les polonais ont une histoire trouble en 38 avec l’Allemagne au sujet de la Tchécoslovaquie dont on prélève la Silésie (les hongrois aussi sont concernés), avant de se faire attaquer par l’allié de la veille!
      Les polonais ont un fort goût pour les meneurs militaires dans leur histoire et pour les combats avec la Russie, cela construit un imaginaire!
      Il faut aussi étudier au plan économique les rôles joués par trois pays, la Pologne, la Lithuanie et la Suède dans les rapports entre Union européenne d’un côté et Russie de l’autre!
      Je ne sais pas s’il est logique de lier l’appel à ce qu’aurait fait de Gaulle à une comparaison de Poutine et Kroutchev, mais il y a un truc que je ne comprends pas dans les discussions sur ce conflit!
      Moi, j’en reste à un truc basique! Je ne suis pas dans le trip communiste nostalgique des novorossiens, mais je vois bien comment on les traite, le massacre qu’ils subissent pour des intérêts machiavéliques qui ne viennent pas de Poutine mais des américains et des kiéviens, je m’arrête à ça! A chaque fois qu’on parle de la crise ukrainienne, oui mais Poutine, oui mais la propagande russe, oui mais c’est mieux ici que là-bas la vie, etc!
      Mais, bon sang, le problème, c’est bien le massacre et le non respect du vouloir des populations de l’est de l’Ukraine!
      Puis, deux peuples se disputent, l’un se barre avec la terre où il a les pieds, l’autre avec celle qu’il a de son côté, si en plus ces terres sont les leurs historiquement, pas de problème!
      Les tchèques et les slovaques, ils se sont séparés sans heurt, puisque les slovaques, plus pauvres, en ont paradoxalement voulu ainsi!
      Je ne comprends pas pourquoi le bon sens n’est pas la chose la mieux partagée du monde!
      Enfin, je me réjouis de la création de la Novorossie, j’espère qu’elle va s’agrandir, et je rêve de la Russie et de la Chine menaçant d’entrer en guerre par la suite contre l’Ukraine, mais oui tout ceci est un beau gâchis, et je ne crois pas que Poutine en soit très réjoui!


      • Micmac Le 29 septembre 2014 à 14h04
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        J’ajoute à tout ce qui est dit ci-dessus que je trouve bizarre que l’on trouve normal que les habitants des ex-pays de l’Est n’aiment pas les Russes.

        Je m’explique : les Russes ont tout autant souffert du régime soviétique que les ex “Démocratie Populaire”. Et même beaucoup plus, les habitants des “démocratie populaires” bénéficiant d’un statut souvent assez privilégié par rapport aux citoyens russes (à condition de marcher dans les clous, bien entendu). En fait, ces pays n’ont pas souffert des Russes ou de la Russie en tant que tels, mais bien du régime soviétique, tout comme les Russes. C’est pourtant assez évident.

        On doit les aider un peu à détester les Russes… La propagande occidentale tourne à plein, et la crise Ukrainienne est une aubaine sur ce plan.


        • kenny Le 29 septembre 2014 à 14h30
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          pas tout a fait. Ca n’est pas incompatible.

          La Pologne a ete empechee d’exister par la RUssie bien avant la creation de l’URSS (avec interdiction de la langue polonaise, etc) pendant bien 150 ans des 2 cotes du 19e siecle.

          Et contrairement aux allemands post WW2, la Russie n’est pas au top pour faire son mea culpa sur la periode Stalinienne (on voit trop souvent certains russes (je dis certains pour ne pas generaliser) parler avec nostalgie de l’URSS.
          Apres je ne connais pas assez bien la Russie pour connaitre l’opinion moyen du Russe mais ils me semble qu’etant donne leur experience lamentable de la “democratie” une bonne partie en vienne a consdierer que l’URSS c’etait mieux, ce qui ne peut que faire peur aux Polonais, Lettons, etc.

          Donc tout ceci est une vieille histoire, complexe, qui va bien au dela de la WW2

          – mais il est evident que certains medias en rajoutent des couches. A noter aussi que au sein meme de la Pologne, il y a plusieurs couches, le parti conservateur (des cretins) par exemple, beuglant des que possible aux mechants russes, les autres etant un peu plus intelligents. A noter aussi que les Polonais ont connu leur epoque ou ils disaient oui a tout ce que les USA demandaient, mais vraiment aveuglement, et que c’est moins le cas aujourdhui.

          Eternel mouvement de balancier.


        • Anne Le 29 septembre 2014 à 17h01
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          @ Micmac
          Bien vu et bien dit Micmac,
          il y en a qui attisent les haines pour en tirer bénéfice


    • VladimirK Le 29 septembre 2014 à 15h45
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      Il est intéressant de noter qu’en Europe – y compris de l’Est – la russophobie perdure alors que la germanophobie, la polonophobie, etc. elles, ne perdurent pas.

      entre les années 30 et 40, ce qu’a fait l’Allemagne n’était pas anodin, pourtant personne n’irait faire l’amalgame Merkel-Hitler, comme on fait l’amalgame Russie-URSS ou Poutine-Staline/Khrouchtchev

      Les Pays Baltes eux-aussi sont un cas intéressant : on rappelle souvent l’annexion de ceux-ci par l’URSS suite à un accord signé entre l’Allemagne et l’URSS, mais personne ne rappelle l’annexion de la Lituanie par la Pologne en 1920-22, ni la domination allemande sur les deux autres pays.

      Je passe sur les États-Unis, ou les puissances coloniales qu’étaient la France, le RU, le Portugal, les Pays-Bas…

      Donc, comme toujours, il y a les médiocres qui maintiendront deux poids, deux mesures, qui verront les gentils d’un côté et les méchants de l’autre, et vous Wagrez, ne faites pas exception.


    • languedoc 30 Le 29 septembre 2014 à 16h53
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      Heureusement pour la Russie que Poutine ne ressemble pas à Gorbatchev. Ce naïf qui s’est laissé flouer comme un imbécile par les américains, qui lui avaient promis que l’Otan ne s’étendrait pas à l’Est et, qui se sont empressés de faire exactement le contraire. Je suis peut-être injuste avec lui, il n’était pas l’homme de la situation, c’est tout.


      • kenny Le 29 septembre 2014 à 16h56
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        c’est vrai que ca aurait ete mieux si l’urss avait continue! je plaisante, pas taper.
        Je me suis toujours pose la question, plsu ou moins serieusement (plutot moins, mais je ne doute pas que certains ici vont pencher vers le plus) “et si Gorbatchev avait ete le meilleur agent de l’histoire de la CIA?”


        • Wilmotte Karim Le 29 septembre 2014 à 18h30
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          Il y avait d’autres moyens de changer les choses que de démanteler l’URSS (ce qui n’était d’ailleurs pas la volonté des peuples… mais après tout, ça, on s’en fout).


  4. Schmurf Le 29 septembre 2014 à 06h36
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    Wagrez, je crains que vous n’écriviez n’importe quoi en mélangeant bolcheviques et russes contemporains. Ces derniers ont renversé les premiers et devaient être soutenus par l’Europe de l’Ouest. Au lieu de cela, nos dirigeants pusillanimes se sont couchés devant les américains et sont devenus les sous-fifres de l’OTAN, générant eux-mêmes la pourriture que dénonçait De Gaulle. Quant à votre Europe de la défense, pardonnez moi mais si nous suivions votre raisonnement, elle aurait attaqué l’Irak, la Syrie et la Libye. Donc, non, mis à part une Europe des Nations non inféodée à l’OTAN, il n’est point de salut.


  5. grog Le 29 septembre 2014 à 07h04
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    “LA CHASSE AU LOUP” de VISSOSTSKI est une chanson qui, en 2 minutes 30 secondes, nous en apprend plus sur la Russie – et peut-être même l’âme russe – que ce long et quelque peu ennuyeux texte de Sergei Glaziev.

    Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles, et accrochez-vous bien car VISSOTSKI, le Russe enragé et sublime, ne laisse pas insensible !

    http://leblogdegrog.blogspot.ru/2014/09/radio-datcha-le-loup-montre-ses-crocs.html


    • sadsam Le 29 septembre 2014 à 11h55
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      @merci Grog

      Chanson de 1968 ! Faut-il en déduire que Vissotski est toujours populaire en Russie ?


  6. millesime Le 29 septembre 2014 à 07h16
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    c’est surtout les pays baltes et la Pologne qui actuellement expriment leur hostilité envers la Russie ce qui n’est pas pour déplaire aux US
    quant à l’ Europe et à la France en particulier allez voir sur google et tapez : Youngs leaders …
    vous comprendrez mieux alors…!


  7. Bigtof Le 29 septembre 2014 à 07h36
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    Surprenant : “Par exemple, il n’y a actuellement pas de solution pour protéger la planète de menaces venant de l’espace profond.”
    A-t -il des informations ? Sinon, pourquoi investir pour ça ?


    • chios Le 29 septembre 2014 à 07h47
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      Il parle peut-être de ce météorite qui a frappé en 2013
      http://www.youtube.com/watch?v=dpmXyJrs7iU

      Les russes ont quelquefois des théories bizarres.
      Comme de dire que le pétrole est abiotique, il se générerait par un processus X, mais ne viendrait pas de matières organiques décomposées.

      Et il y en a d’autres.


      • chios Le 29 septembre 2014 à 08h02
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        Je ne sais pas si le film melancholia repose sur une hypothèse plausible ou “probable”,.mais..
        http://www.youtube.com/watch?v=ueAYUp4rHZI

        Quand ce météorite est tombé, j’avais lu des articles sur la nécessité de se protéger, par ex, envoyer un missile, contre ce qui pourrait venir de l’espace, ce n’est certainement pas une vision fantaisiste.


    • William Dal Le 29 septembre 2014 à 08h14
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      Très certainement une référence à la possibilité de collision “géante” qui anéantirait notre civilisation en quelques jours. On a beaucoup de mal avec les risques catastrophiques mais faibles (songeons au nucléaire par ex) avec le court-termisme qui a tout envahis en politique et économie.


    • Alae Le 29 septembre 2014 à 10h03
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      Bigtof, Glaziev fait sûrement allusion aux astéroïdes géants qui ont frappé Jupiter en 1994, 2009 et 2010. Les observateurs ont sauté de joie au moment de l’impact de 94 (joli feu d’artifice, youpi !), puis se sont immédiatement assombris. Et si ça arrivait à la Terre ?

      http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2201555/The-moment-Jupiter-HIT-giant-asteroid-YESTERDAY–humanitys-record-taken-faithful-webcam-dead-night.html

      Ce jour-là, j’ai pensé la même chose que ce que Glaziev dit aujourdhui : Nous devons prévoir la technologie suffisante pour nous prémunir de ce type d’accident.


  8. Patrick Luder Le 29 septembre 2014 à 07h54
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    Un peu tendancieux et manque encore d’objectivité, mais bravo à toutes ces initiatives qui visent à stabiliser le monde, à rechercher plus d’équité et de respect …

    Il n’y a pas besoin de combattre l’hégémonie d’une monnaie, il suffit de l’ignorer.
    Il n’y a pas besoin d’entrer en conflit avec les plus grandes puissances militaires, il suffit de dénoncer les abus et les coups bas.
    Il n’y a pas besoin de combattre les excès d’un système, il suffit de percer à jour les manipulations et informer, informer et informer encore.

    Attention toutefois au choix des moyens, une coalition d’Etats indépendant ou un recueil d’accords est une bonne chose pour autant que le choix des peuples soient respectés, mais si l’objectif final est la création d’un pouvoir centralisé mondial des choix et des décisions, c’est encore un coup dans l’eau.

    La mondialisation de l’économie et de la finance est l’entrée des inégalités des abus et excès de tous genres … un vrai choix responsable serait de relocaliser pouvoirs et décisions afin d’avoir des économies différenciées et adaptées à chaque région. Le commerce mondial ne devrait être réservé que là ou des solutions locales ne peuvent pas être envisagées. Et tant qu’à rêver, osons l’entrée dans l’ère de la responsabilisation de la sauvegarde et du partage ;o)


    • valles Le 29 septembre 2014 à 09h35
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      Ca fait du bien d’entendre des choses pleines de bon sens.
      Ce brassage forcée des civilisations ne profitant qu’a une partie infime des peuples ( le pire étant a venir) et que cette même partie est au centre du pouvoir alors oui, il serrait temps de relocaliser nos ambitions.


  9. claude Le 29 septembre 2014 à 08h43
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    ” il n’y a actuellement pas de solution pour protéger la planète de menaces venant de l’espace profond.”

    Bon, moi je ne veux voir que des E.T. sympas ! Et puis, qu’ils viennent nous donner un coup de main pour sortir de toute cette pagaille qui sent de plus en plus mauvais.

    Blague mise à part, quand les BRICS auront mis en place leur système monétaire, le dollar va sombrer. D’ailleurs le dollar n’a de valeur que le chiffre qui est noté sur un bout de papier. Comment réagiront alors les US ? Soit on entre en guerre soit ils rentrent à la maison et reconstruisent leur économie en admettant qu’ils ne peuvent pas dominer le monde. Pas sur que ce soit la deuxième solution.

    Sinon, de très bons articles sur ce site.


    • Alain Le 29 septembre 2014 à 23h35
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      Oui, que va faire ce pays qui est importateur d’énergie, dont l’économie est au bord du gouffre et qui a la plus grande armée du monde?
      Le suspense est intenable…


  10. Lespaul57 Le 29 septembre 2014 à 08h59
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    “Les actions américaines en Ukraine devraient non seulement être classées comme hostiles pour ce qui concerne la Russie, mais aussi comme visant une déstabilisation mondiale.”
    Rappelez-moi qui a commencé par envahir puis annexer la Crimée ?..


    • Popy Le 29 septembre 2014 à 09h56
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      Rappelez moi qui a financé la “révolution” orange, puis celle de Maidan ?
      Rappelez moi qui a tenté d’interdire la langue Russe avant l’annexion ?
      Rappelez mois à quel moment la Crimée a demandé un soutien Russe pour tenir son référendum ?


    • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 10h30
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      Quant à l’éternelle Crimée: Double standard, quand tu nous tiens: http://www.youtube.com/watch?v=mj86Tud5xZA .


    • David D Le 29 septembre 2014 à 12h45
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      1) La Crimée, les américains la voulaient pour eux à l’aide de passe-droits ukrainiens! Il s’agit d’une base stratégique militaire importante, les russes ne pouvaient pas faire autrement que la reprendre au plus vite par un coup de maître, et ça s’est fait avec le plébiscite de la population!
      A chaque fois que l’Otan se plaint pour l’Ukraine, je ris, mais je ris!

      2) La Crimée s’est retrouvée en dépôt en Ukraine en 1954 et ils n’ont pas pensé à la reprendre en 1991, mais un statut militaire spécial continuait d’en ouvrir la possibilité de toute façon, la Crimée restait évidemment en Ukraine tant que les deux pays marchaient ensemble, les ukrainiens ont la sottise ingrate de braquer les russes du pays, la Russie reprend enfin la Crimée!

      3) Si seulement au lieu de provoquer une révolution ou un coup d’état (on va laisser aux gens le droit de se faire leur propre opinion), les américains et kiéviens l’avaient joué fine et avaient attendu des élections pour changer de gouvernement et imposer le nouveau cap du basculement d’un bord à l’autre, dans la légalité, dans la continuité constitutionnelle, dans la suite démocratique du régime en place, dans la reconnaissance des lois par tous, dans le sentiment qu’ukrainiens et russes vivaient tranquillement ensemble en votant différemment, dans l’absence de discours agressifs et pires vis-à-vis des populations russophones non favorables à l’Union européenne, ils auraient surpris les russes qui n’auraient pas eu un prétexte tout simple pour clarifier ce problème et reprendre la Crimée sans crier gare, malgré tout plébiscite, malgré la présence militaire! En effet, le plébiscite criméen s’appuie sur la situation du trouble!
      Hihihi! Excusez-moi, je me bidonne tout seul!


  11. Patrick-Louis Vincent Le 29 septembre 2014 à 09h27
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    Bref! ce monsieur propose de remplacer le Nouvel Ordre Mondial unipolaire par un Nouvel Ordre Mondial multipolaire. Pas sûr que la démocratie y gagne.


    • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 10h24
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      Je pense que la démocratie n’était pas réellement le sujet traité ici, même si tout le monde balance ce mot dans ses discours pour faire bien. L’auteur met l’accent en priorité sur leur capacité à mener une politique économique indépendante sans se faire un jour écraser physiquement. Cela ne garantit pas forcément la démocratie partout, pas plus que çà ne la compromet. C’est la survie d’abord, et après vient le reste.


    • fatalerror Le 29 septembre 2014 à 10h29
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      Bonjour, entièrement d’accord avec toi Patrick-Louis Vincent, aussi beau que cela puisse paraître sur le papier, le résultat me parait excessivement similaire : un état leader fessant figure d’autorité avec une organisation de nombreux états capables d’imposer leur choix, style “G20”,bonnet blanc et blanc bonnet pour moi… la feuille de route reste inchangée, à l’instar des élections en démocratie représentatives…


    • Alae Le 29 septembre 2014 à 10h46
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      Pas sûr que la démocratie gagne à un nouvel ordre multipolaire ? Pourtant, il me semble que tout débat implique plusieurs avis. Un pouvoir doté de contre-pouvoirs, c’est la base même de la démocratie.
      Un ordre mondial unipolaire serait indifférentiable d’une dictature à l’échelle mondiale.
      Merci bien.


      • chios Le 29 septembre 2014 à 13h59
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        A mon avis, notre religion, c’est “liberté, démocratie et droits de l’lhomme..”

        Jadis, notre religion était “le Christ”. Et dans les bagages de nos armées, il y avait les missionnaires brandissant des crucifix.

        Rien n’a changé.

        Aujourd’hui, on brandit la démocratie…
        Et beaucoup sont encore animés de ce sincère élan missionnaire.en toute bonne foi, si je puis dire….sans apparemment ne vouloir de tort à personne, voyez-vous, c’est juste que “notre système est le meilleur”

        Ceci dit, je suis d’accord avec vous, il y a plus de chance d’avoir une guerre dans un monde multipolaire. A moins qu’il y ait un respect commun de règles qu’on ne transgresse pas.
        il faudrait pour ce faire des règles non équivoques.
        Que pensez-vous du problème de la Crimée?

        Un “hégémon” bénévolent et tolérant, assurant cet ordre, pourrait faire l’affaire, en ce qui concerne la paix


      • Anne Le 29 septembre 2014 à 18h04
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        @ Alae
        Cent pour cent d’accord avec vous, et à mon humble avis même le système bi-polaire était préférable au système actuel de toute puissance étasunienne. (Je parle en cela de la sécurité du monde et de l’équilibre des puissances, et je n’en n’accepte ni n’approuve pas pour autant la situation des gens qui étaient derrière le “rideau de fer” et dans les goulags sous un régime totalitaire…)

        Il s’est agi pendant de longues années de “co-existence pacifique” terme que l’on employait plus couramment finalement que le terme “guerre froide”, dont on use et abuse aujourd’hui, de façon de mon point de vue bien hypocrite..

        En effet le stade “froid” est bien dépassé comme on le voit en Ukraine et ailleurs. où les populations civiles se prennent des bombes qui n’ont rien de “froides” de la part de la puissance dominante ou par exécutants interposés….

        Un monde multipolaire est moins dictatorial et oblige la puissance dominante à une certaine retenue, ce qui n’est plus le cas maintenant avec la puissance des USA qui se prend pour la puissance messianique qui a toujours raison et le droit de frapper toute opposition d’où qu’elle vienne qui se croit investie de la puissance divine de décider ce qui est bien ou mal, et qui doit être puni sans jugement.
        Cette puissance sans contrepouvoir pour l’arrêter dans l’expression de sa force brute et guerrière est la négation de l’expression de civilisation, diplomatie,consensus,et liberté c’est une puissance totalitaire en situation de fuite en avant dans la conquête d’un pouvoir sans limite ni contrepartie.


    • Charles Michael Le 29 septembre 2014 à 13h32
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      Le projet BRICS est une sorte de ligue financière pour se protéger des errements (et diktats) des USA:WallStreet. Cette association est ouverte.
      OCS ‘Organisation de Coopération de Shangaï) est nettement plus politique: elle comprend la Russie et la Chine et entre les deux le Kazashtan, le Kirgystan, le Tadjikistan, et l’Ousbekistan. Mais elle est en négociation avec ses cinq membres observateurs: Inde, Iran, Pakistan, Afghanistan et comporte aussi des états admis aux débats: MOngolie, Bielorussie, Sri Lanka et Turquie.

      On peut noter la mosaïque de cultures, ethnies et religions; le principe de fonctionnement est que chaque état reste maïtre chez lui, mais que tous s’aident mutuellement (en gros) sans ingérences.

      Donc rien à voir avec la supra-nationalité européenne ou un quelconque fédéralisme pan germanique ou défense commune Otanienne.

      source: wikipedia (pour les grandes lignes).


  12. quijano Le 29 septembre 2014 à 09h34
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    Ce type a perdu complètement la boule!
    Il propose rien de moins qu’une troisième guerre mondiale.
    Parce que contester réellement l’outil principal de domination de l’impérialisme US, mène directement à la guerre.
    Et sa prétention de faire de la Russie le leader “malgré lui” du monde sous un programme conservateur intégriste…
    C’est encore un appel à la guerre, mais avec un programme idiote qui laisse aux US toute latitude pour s’ériger en “défenseurs de la démocratie”.
    Quant à l’aggiornamento de la “Théorie des Trois Mondes” cher à Deng Siao Ping, elle est parfaitement ridicule. Il oubli un petit détail: la lutte de classes à l’intérieur des pays tant d’un camp comme de l’autre.
    Si l’Inde ou l’Afrique du Sud sont emmerdés par le dollar, est-ce qu’ils peuvent avoir foi dans le …rouble? …le patron or? …une monnaie bâtarde qui nécessite des canons pour s’imposer?. Sans canons pas de monnaie qui compte.
    Il y a des problèmes avec la domination du dollar, mais il y aura moins des problèmes avec les intérêts très différents de ces 5 pays (pour ne pas nommer tous les autres qui “pourraient faire partie” de cette nuit de Walpurgis proposé)? Evidemment non, ce sera une lutte permanente d’influences pressions, menaces et tutti quanti parmi ses “associés” d’un (très court) moment.

    Il n’y a pas de solution dans le cadre des “Etats-Nations” (un anachronisme qui devrait cesser); moins encore dans le “cadre” du capitalisme qui semble passer d’une crise, à la stagnation et à la déflation.
    En fait, cette prose est un programme de guerre, de recherche des alliances pour la guerre.
    Il n’est pas idiot au point de ne pas comprendre ce qui signifiante ses paroles, mais il se lance tout de même, despérado, devant la situation très réelle, très “objective” d’encerclement que les US ont réussi a créer. L’encerclement et la menace très directe de guerre contre le Russie.
    Affolés les dirigents russes, qui n’ont d’autre planche de salut que revenir à l’étatisme de type soviétique pour avoir une petite chance, mais qui ne la veulent pas cette planche trop “prolétaire, n’ont d’autre solution que la fuite (des idées) en avant, en attendant que, peut-être des naïfs se laissent prendre. Mais cela ne se produira pas et les “gringos” doivent rigoler devant l’affolement des “élites” russes.
    Doomsday pointe.


    • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 10h19
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      Cette “prose”, selon vos termes, est un programme de défense à défaut d’autre chose. Car toute autre chose est impossible. Avoir plusieurs monnaies d’échange ne peut qu’être bénéfique, même si chaque puissance qui tente de promouvoir la sienne se préoccupe évidement avant tout de ses intérêts. Il y aurait tant à dire sur votre litanie européiste et néolibérale (insupportable) mais je pense qu’à ce niveau c’est peine perdue. Les US ne veulent que notre bien et c’est pour çà qu’ils encouragent la reprise de la guerre civile en Ukraine, n’est-ce pas?


      • quijano Le 29 septembre 2014 à 13h56
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        Un programme de défense certes, mais un programme d’attaque aussi. L’un ne va pas sans l’autre, non?
        Je ne suis pas pro-US mais l’expérience indique que tous les gouvernements qui ont essayé de s’attaquer à la suprématie du dollar ont été liquidés manu militari.
        Donc proposer le remplacement du dollar, le coeur même du système US, c’est faire une déclaration de guerre.
        L’idée absurde, pan slaviste, orthodoxe de prendre ces “idées” conservatrices et religieuses pour confronter la pourriture US risque fort de servir les US qui pointeront le caractère rétrograde d’une telle propagande (parce que personne en son sain jugement croira les “dieux” et autres balivernes, moins encore le “conservatisme” qui jure contre toute l’évolution de toutes les sociétés; c’est alors de la propagande en direction des gens les moins bien informés de la planète) et les US se feront un plaisir de ressortir leur camelote, leur propagande sur “la démocratie”.
        Les Russes ont fait donc le constat que l’on va vers la guerre et cherchent les outils pour se trouver dans la meilleure position possible.
        Hélas, par la nature réactionnaire de leur régime, ils ne pourront jamais revenir sur la seule possibilité concrète, réelle, (une faible chance) de ne pas se faire écrabouiller complètement (le rapport de forces est complètement déséquilibré à faveur des US et du bloc impérialiste occidental). Revenir donc sur l’étatisme de type soviétique(pas de nature soviétique cela est impossible), la planification centralisée (pour la guerre comme tous les gouvernements lors des guerres), la propagande nationaliste avec un parfum “social”, etc.
        C’est donc une solution désespérée qui met même la main aux thèses chinoises (celles de Deng Siao Ping) formulés comme la “Théorie des Trois Mondes” qui, à partir d’un centre (La Russie…) trouverais dans les pais BRICS et du tiers monde plus les pays européens qui “ne veulent pas souffrir le diktat américain”) un contrepoids aux US. Une illusion.

        Mais il se prennent un peu tard et cela reflète leur affolement car aucun de ces pays voudra changer un maître fort pour un maître (hélas on est encore là) faible.
        Et pourquoi? Parce que dans tous les pays il y a une forte lutte de classes (ouverte ou latente) et que ces gouvernements reflètent les intérêts des classes dominantes bien plus enclines de la facilité et surtout pas de la lutte contre le pays qui représente l’essence de leurs aspiration: la domination sur les classes exploitées.
        Pas trop dur de comprendre de quel côté elles vont pencher.
        Donc, je ne donne pas cher de la peau des Russes et les divergences évidentes dans leur sein, vont plus vers la capitulation que vers la confrontation. Tout dépends des…US qui n’arrêtent pas. L’attaque contre l’EI (contre la Syrie en fait) montre qu’eux voient clair et ne se laissent pas impressionner par les absurdités affolés des conseillers.
        Avec de tels conseillers, Poutine a des soucis à se faire.


        • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 15h53
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          ” tous les gouvernements qui ont essayé de s’attaquer à la suprématie du dollar ont été liquidés manu militari. Donc proposer le remplacement du dollar, le coeur même du système US, c’est faire une déclaration de guerre.”
          Ici votre avis est à présent beaucoup plus clair. Factuellement et sans jugement d’opinion, c’est plutôt de la résignation. C’est une façon de voir, et c’est le futur qui nous dira si c’est la meilleure.


          • Patrick-Louis Vincent Le 29 septembre 2014 à 17h02
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            Cest parfaitement exact. Mais il sera beaucoup plus difficile de faire la guerre à une union Russie/Chine, compte tenu de l’importance de la population et de l’étendue du territoire, qu’à l’Irak et la Libye.
            De plus, l’Organisation de Coopération de Shangaï commence à étendre ses prérogatives sur le plan militaire. L’Inde va très certainement rejoindre cette organisation. Russie + Chine + Inde sont trois puissances nucléaires. S’attaquer militairement à ces 3 pays serait suicidaire pour les EU.
            A moins que les dirigeants EU soient devenus fous, ils ne se lanceront pas dans une telle guerre. Ils vont donc assister à l’émergence d’une nouvelle monnaie de paiement et de réserve et au déclin inéluctable de leur monnaie, le dollar.
            Les européens, eux, iront dans le sens du vent.


            • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 23h01
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              Je pense en effet que c’est comme çà que la Russie envisage le plan: rétablir, à défaut d’autre chose, l’ancien équilibre bipolaire pour assurer son insoumission. Je n’ai pas dit que la résignation était ma préférence.


          • ioniosis Le 29 septembre 2014 à 19h14
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            mais la guerre les américains nous l’ont déclarée depuis fort longtemps ,

            nous pouvons nous poser la question qui à créé la mondialisation ?

            /www.youtube.com/watch?v=spqsfb6oBc8


        • Charles Michael Le 29 septembre 2014 à 16h21
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          In God We Trust
          et le Prsésident US jure sur la Bible.

          Je pense au contraire qu’il y a très peu d’états laïques, et encore moins de nations sans une part de structures sociales et structureations anthropologiques totalement inversées des dogmes religieux. En fait j’ai souvent constaté l’adaptation des pratiques religieuses aux modes de vie locales, et les croyants minoritaires reprenant certaines pratiques de la majorité.
          Je précise tout de suite que je suis athé.

          Le camp de la guerre c’est quand même bien les USA avec leurs valets européens; et le nerf de la guerre c’est le controle des ressources énergétiques (argent et pétrole).
          Et la Russie en a plein et encore plus à découvrir et exploiter.


        • anne jordan Le 29 septembre 2014 à 18h16
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          @Patrick louis , vous écrivez :
          “moins encore le “conservatisme” qui jure contre toute l’évolution de toutes les sociétés” , en êtes vous si sur ?
          on assiste aujourd’hui à un rejet général de cette évolution , faute de ” progrès ” sociaux , or ce dont parle V.Parlier c’est de ” social conservatisme ” !
          qu’avons NOUS ( les européens ) à lui opposer ?
          Les jobs à un euro ? les marchands d’esclaves allemands qui écument ces jours ci les Pouilles – en Italie – pour y trouver des travailleurs non qualifiés ? les logements à Londres , où un studio se loue à 900 euros pour un lit pendu au plafond et posé sur une armoire , sans possibilité de cuisiner ? des enfants souffrant de malnutrition , comme en Grèce ? des enseignants stagiaires , en France , payés la moitié du salaire d’un prof ? ( ils exercent à mi temps et sont , à ce jour 10.247 )
          Je crois qu’en lisant Glaziev , on peut – au moins – réfléchir à sa proposition , la commenter sans la repousser avec ce dédain mortifère qui nous conduira tôt ou tard à la guerre !


    • raloul Le 29 septembre 2014 à 11h46
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      Bonjour!

      J’espère que ce blog de qualité restera un espace où il est possible de dialoguer sans s’invectiver, où l’on peut lire des avis nuancés, des opinions divergentes, et surtout qu’il ne se fasse pas infester de trolls comme on peut malheureusement trop souvent le voir sur internet…

      J’ai de la peine à saisir comment il vous est possible d’écrire “’encerclement que les US ont réussi a créer. L’encerclement et la menace très directe de guerre contre le Russie”, et de ne pas vous poser la question de QUI est l’aggresseur? Honnêtemment et sérieusement? Vous souhaitez vraiment de façon authentique défendre le droit de l’agresseur dans le cadre des relations internationales?

      Mais là où je ne comprends absolument pas votre raisonnement, c’est lorsque vous affirmez que ce texte – tout à fait discutable, c’est évident… – est un “appel à la guerre, mais avec un programme idiote (sic!!!) qui laisse aux US toute latitude pour s’ériger en “défenseurs de la démocratie”.”

      Pour votre gouverne, les US ont depuis des décénnies utilisé cet argument de propagande totalement boìteux de la “défense de la démocratie” pour justifier une politique impérialiste et hégémonique. Peut-être qu’il vous plaît d’être impérialiste et hégémonique dans votre système de valeurs, à moins que je n’ai pas saisi les nuances subtiles de vos propos? (En tous cas, cet argument ne jouit plus de beaucoup de crédibilité dans les opinions publiques – à part les rares neuneus qui lisent encore “Le monde” ou “Libération” peut-être, et encore…)

      En somme, comment justifiez-vous l’idée que Glazief appelle à la guerre, tout en étant conscient que ce sont les U.S. qui ont encerclé la Russie, et mènent une politique incendiaire? A mes yeux, il est évident que ce sont les U.S. qui ne “proposent rien de moins qu’une troisième guerre mondiale”, comme vous dites…

      Je n’aime pas réduire le champ de pensée à des raisonnements binaires et encore moins aux “bons” et aux “méchants” dont Hollywood raffole; mais quand même, affirmer que la “réponse russe” à une situation de menace équivaut approximativement à une volonté de déclencher une guerre mondiale, j’ai un peu de peine à adhérer à vos propos…

      Quant à la question de la “panique”, je n’ai pas pour l’instant eu l’impression que les dirigeants russes étaient saisis de panique, d’effroi, etc… Avez-vous des exemples concrets de manifestations de cet “affollement” que vous semblez déceler?

      P.s.: “sans canon pas de monnaie qui compte”… en tant que citoyen suisse, je doute fortement de vos propos…


      • quijano Le 29 septembre 2014 à 14h09
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        L’agresseur est, évidement, l’impérialisme US. Maidan, le coup d’état, Iats, Nuland, Kerry, Mc Cain, l’agression de la Novorossie, l’effort de maintient de la suprématie US mondiale mais surtout les plans US mille fois ouvertement exposés, sont les éléments, l’idéologie et la stratégie de l’agression.

        L’occupation de la Crimée? Une mesure de défense élémentaire. Autrement Poutine se trouverait avec une base US/OTAN à Sebastopol et s’il ne fait pas gaffe, sous son lit.

        Si on ne peut pas “soutenir” une monnaie par “l’ultime ratio régis”(les canons), elle ne vaut rien.


  13. V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 10h12
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    La chronologie implique de commencer par le début: Qui a orchestré le coup d’Etat en le revendiquant publiquement sur place? Et même plus en arrière: Comment le statut de la Crimée a été géré à la fin de l’URSS. Par ailleurs, il faut balayer devant chez soi avant de regarder devant la porte du voisin: http://www.youtube.com/watch?v=mj86Tud5xZA .


  14. yann Le 29 septembre 2014 à 10h21
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    @quijano

    Ce ne sont pas les états nation qui sont anachroniques, mais la mondialisation. Nous arrivons au résultat final de la déconnexion entre production et consommation produite par le délire du libre-échange international. La mondialisation qui a été un moyen pour les USA de continuer à dominer le monde par d’autres moyens. Leur capacité de production était déclinante dès la fin des années 60, le libre-échange leur a permis de dominer la centralité de leur consommation et l’usage du dollar comme monnaie internationale. Et l’on n’a pas encore pris toute la mesure du déclin de l’occident.

    Votre commentaire montre à quel point les Occidentaux surestiment leurs forces et leur poids. Il suffit pourtant de regarder ou se trouve aujourd’hui l’essentiel de la production mondiale pour comprendre que l’Europe et les USA ne pèsent plus rien. Nous ne sommes plus que des parasites financiers qui commencent à sérieusement agacer le reste du monde. Les néolibéraux et leur idéologie dogmatique ont détruit la force de l’occident qui était fondée sur la maitrise technique et l’avance en terme de productivité. Pour casser le salariat en Europe et aux USA ils ont délocalisé l’industrie et l’agriculture, permettant à des pays très en retard comme la Chine de rattraper ce retard en l’espace d’une génération. Lenine avait raison lorsqu’il disait : «Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ».

    Cet aveuglement courtermiste à des fins inégalitaires se retourne maintenant contre les pauvres maîtres du monde qui s’aperçoivent trop tard qu’ils sont peut-être allés trop loin. En déplaçant les capacités techniques et industrielles vers l’Asie on a aussi déplacé le centre du pouvoir. L’Occident et les USA en particulier ne sont plus que des pays sous-développés ayant une rente financière et monétaire leur permettant de faire encore illusion, mais la chute est proche. D’ailleurs l’une des caractéristiques des pays du tiers-monde, selon Paul Bairoch, c’est l’hypertrophie du secteur tertiaire. Cela ne vous rappelle rien ?


    • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 10h27
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      Yann, vous m’avez évité un travail difficile de réponse, moi qui étais trop démotivé ce matin!
      Je vous en suis reconnaissant!


    • RARE Le 29 septembre 2014 à 12h42
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      Yann: merci pour ces excellentes remarques auxquelles j’adhère totalement!


    • Charles Michael Le 29 septembre 2014 à 13h42
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      Bonjour,

      très bon résumé, on peut y rajouter la dépendance des USA (mais oui pour encore 40 %) au pétrole et celle de l’UE.

      Juste une petite remarque:
      “D’ailleurs l’une des caractéristiques des pays du tiers-monde, selon Paul Bairoch, c’est l’hypertrophie du secteur tertiaire. ”
      Tiers-monde je crois qu’il y a une inversion, ce sont les pays riches qui ont tertiarisé leurs économies jusqu’à ne je plus avoir les capacités industrielles .


    • Crapaud Rouge Le 29 septembre 2014 à 13h43
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      Yann, bravo pour ce résumé de géopolitique dont le grand mérite est de rappeler que l’énergie et la technologie ne sont pas les seuls enjeux : il y a aussi le travail, sans lequel rien n’advient.


    • quijano Le 29 septembre 2014 à 14h30
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      Mais la mondialisation est une nécessité.
      Elle n’est pas venu par la “volonté” des gens, elle est venue, “naturellement”. Par la force (pas de “choses” cela n’existe pas) du capitalisme, parce que sans mondialisation il aurait été comme un enfant qui grandi emmailloté dans des vetements par trop étroits.
      Il s’en est libéré, il a grandi, il a développé le commerce mondiale, le monde avec et ainsi il a évité des crises (tout en préparant de plus grandes crises et de la manière la plus aberrante; mais cela est dans la nature même du capitalisme) et il a montré que la ridicule division entre les nations n’était ni une nécessité ni une fatalité. Le capital se moque des frontières et les immigrés (dont je fais modestement partie) aussi.

      Si la production mondiale se trouve en Chine…elle n’est pas chinoise….elle n’appartient pas aux chinois, même pas “leur” industries bien pénétrés par le capital occidental. Encore une illusion. Une industrie qui dépends de la technologie, des capitaux et des marchés occidentaux, n’est pas une industrie chinoise.
      La soi-disant “deuxième puissance économique mondiale” est une “vue de l’esprit”. C’est un Dragon avec des griffes en argile…Rien ne leur appartient et cela peut (“est”, peut-être, vu le prix de la main d’oeuvre qui monte grâce aux grèves des ouvriers chinois) être très provisoire.

      Je ne pense pas que les “Occidentaux” sur-estiment quoi que ce soit. Ils voient, et très clair, que tant la Russie comme la Chine ce sont des pays du tiers monde avec d’armes nucléaires qui peuvent, si on leur laisse le temps et l’opportunité, devenir des vrais puissances économiques (absolument nécessaire pour faire une guerre ou pour contester l’hégémonie des US).
      Alors voila la raison suffisante des plans impérialistes: empêcher par tous les moyens que cela puisse devenir réalité.
      Hélas cela mène à la politique agressive de l’impérialisme US (et de son bloc GB France d’autres qui veulent ramasser les miettes du maigre butin).
      Toute la question est l’opportunité, le timing et le rythme de cette liquidation de ces deux adversaires principaux.
      Donc il faut les liquider maintenant car si on laisse couler le temps, il se pourrait qu’ils “attrapent” (quelque peu) le colosse américain qui, malgré les gens qui pratiquent plus le “wishfull thinking” que l’analyse froid de la réalité et parlent d’un “déclin” de l’impérialisme US, tout est relatif car mis en relation avec la Russie ou la Chine ou tous les deux ensemble, on est devant un géantface à deux nains.


      • franckmilan Le 29 septembre 2014 à 15h22
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        jadis on considérait comme impossible la fin de l’union soviétique…aujoud’hui d’autres jugent impensables la faillite us / ue…enfin les faits restent les faits…la crimée s’est envolée et le dollar n’est plus la seule monnaie internationale ( accord russo-chinois sur les règlements en rouble et yuan ) notamment.. Impensable il y a quelques mois tout ça…
        ps : les entreprises chinoises sont tenus par des étragers ?? on peut en discuter ..mais les transferts de technologie sont bien réels eux ….


        • quijano Le 29 septembre 2014 à 18h48
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          Parce que l’accord russo-chinois (qui n’est que du troc en fait) ne se réfère pas au dollar comme monnaie de référence?. Quel autre pays accepte le rouble ou le yuan? Une fois qu’ils auront plein des roubles (ou des yuans) que est-ce qu’en feront les chinois (ou les russes)? Ils essaieront de les échanger contre des dollars ou ils seront forcés d’acheter en chine (Russie). Pourront-ils avec ces “devises” acheter quoi que ce soit ailleurs?

          Le prix du gas et du pétrole serait-il possible d’être fixé en dehors de la monnaie d’échange internationalement reconnue? En dehors du prix en dollar sur le marché international?

          Cela il faudrait l’imposer, et pour cela il faudra pouvoir l’imposer. Et je ne crois pas qu’en dehors de cet accord, de troc en fait, ils le peuvent.

          Si cela été si facile…
          Ne rêvons pas, cette lutte ce seront les travailleurs qui la mèneront ou pas (dans ce cas il faudra attendre les guerres, les conflits de tout ordre et la lente décadence de l’ensemble). Les “pays” (ces entités surannées intriqués dans la guerre de classes) ne seront jamais capables contre le système impérialiste.


          • Léa Le 29 septembre 2014 à 19h07
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            Déjà entre eux, russes et chinois, ne seront pas obligés d’acheter des dollars, pour payer ce qu’ils achètent à l’autre.

            Si le $ s’effondre, et qu’on vend des airbus à la Chine, c’est pas un bon plan de se faire payer en $, on se fait payer en roubles ou en yuan et plus tard on peut payer le gaz aux russes , dans une de ces monnaies au lieu de $ qui auront perdu la moitié de leur valeur entre ces deux transactions.

            On économise aussi la différence entre achat et revente de ces $, puisqu’il n’ y a plus de change.

            Enfin j ‘entrevois un peu les choses un peu comme ça, n’étant pas du tout spécialiste.


          • Charles Michael Le 29 septembre 2014 à 19h58
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            quijano

            ben non justement, ce n’est pas que du troc, c’est un partenariat stratégique qui englobe une grande partie de l’Eurasie (la porte reste effectivement ouverte aux pays européens une fois débarassés de l’Otan).
            la monnaie est en fait un ensemble de monnaies (forcément convertibles ou acceptées).

            Sur la mondialisation “naturelle”, là c’est un peu gros quand on connait les pressions de l’OMC et du FMI depuis 1994, le lobbying pour imposer le libre-échange obligatoire, y compris des services, dans des tractations opaques type Traité Trans Pacifique (un flop), Trans Atlantique, supprimant les maigres pouvoirs laissés par l’UE aux états -nations.


      • Alae Le 29 septembre 2014 à 15h47
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        Tiens, quijano, vous confirmez ce que je me suis dit à la lecture de cet article : ce que raconte Glaziev, c’est un cauchemar pour les néolibéraux.
        Pour tous ceux qui, comme vous, soutiennent l’impérialisme US/la mondialisation, les délocalisations, les privatisations, le dumping social pour les jobs impossibles à délocaliser, l’État-providence qui soulage par quelques miettes le chômage de masse créé par le néolibéralisme, les bulles financières à perte de vue, la faim qui revient dans des pays comme la Grèce ou le Portugal, la fin de la productivité et l’éléphantiasis du secteur tertiaire, l’effritement et la division qui obligent à inventer des croquemitaines extérieurs pour obtenir un semblant de cohésion sociale (et pour apporter des profits au complexe militaro-industriel en les bombardant), et qui proposent pour tout avenir encore plus de la même chose, des gens comme Glaziev sont des bêtes noires.

        Pendant que, pour compenser le vide des idées et la régression sociale, vous prônez la dé(con)struction/déstructuration à tous les niveaux, de l’architecture à l’art en passant par la mode, la pensée et un à un, tous les repères fondateurs de l’humanité, le grand hachis liquide post-moderne apatride, indifférencié, sans racines, sans histoire, sans culture, sans attaches affectives, sans individualité, sans autre repère qu’un ego artificiel de consommateur-zombi – l’autoroute pour le néant en passant par l’asile ! – d’autres font ce que vous préconisez avec constance, le “think out of the box” des néolibéraux à l’affût de tous les nouveaux “créneaux porteurs”. Et il se trouve que la “box” en question, c’est vous et votre TINA.
        C’est ballot.
        En fait, votre vrai problème, c’est que les BRICS s’en vont. Et avec le pognon et les perspectives d’avenir, encore. A force de vous accrocher à un modèle économique et social obsolète comme des moules à leur rocher, vous avez raté le train de la modernité.
        A vous, il ne restera bientôt plus que vos bulles, vos illusions, vos rustines et un dollar qui, un jour, ne vaudra plus que le papier sur lequel il est imprimé.
        L’avenir a changé de camp.


        • quijano Le 29 septembre 2014 à 18h53
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          Vous vous trompez sur toute la ligne.
          J’essaie de regarder la réalité en face, c’est tout.
          Parce que pour lutter il faut la crue vérité.
          Ce qui veulent se la penser facile, “tout sera fait par les BRICS” et autres incantations, ne peuvent qu’aller de enthousiasmes vains en désillusions.
          Je crois au contraire que cela va être bien plus difficile et que la lutte contre tout ce que vous m’attribuez (à tort) ne pourra jamais avoir le début d’un commencement si on se fait berner par des illusions.


          • VladP Le 30 septembre 2014 à 20h40
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            Vous regardez “votre” réalité en face, mais aujourd’hui encore selon “Le Contrarien” la chine se mat d’accord pour échanger directement Euro/Yan sans passer par le dollar!
            Votre “puissance américaine” “écrasante et invincible” tant du point de vue de leurs armées que de leurs technologie, ainsi que de leur puissance economique universelle est en train de prendre le chemin de la 1ère poubelle venue (ce qu’on appele le classement vertical, soit du dessus du bureau vers la corbeille à papiers).
            Elle est en train de ressembler de plus en plus à une maladie inflamatoire intestinale planétaire et le monde entier, après son passage aux toilettes, est en train de se préparer à tirer la chasse d’eau!
            Bon voyage vers la fosse septique!


      • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 15h58
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        quijano, vous écrivez: ” la mondialisation est une nécessité. Elle n’est pas venu par la “volonté” des gens, elle est venue, “naturellement”.” Ca aussi, c’est une façon de voir qui n’est pas du tout la mienne, surtout à la façon dont le mot mondialisation nous est expliqué. Beaucoup essayent aujourd’hui de remettre en question ce dogme inébranlable, mais il y a du pain sur la planche. http://www.youtube.com/watch?v=zf8cLb-NK0c .


        • ioniosis Le 29 septembre 2014 à 18h39
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          la mondialisation est loin d’être une nécessité , En fait nous assistons à la création de blocs continentaux ,

          de blocs supranationaux ,de nouveaux empires en gestations où les états n’ont plus leur place

          Suivant l’oligarchie mondiale , dont la phase actuelle est le démantèlement des états , en promouvant les régions,proies
          Beaucoup plus faciles pour les multinationales.
          Le moyen ? Transmettre aux régions le pouvoir de décision économique ,

          C’est un processus créé par une oligarchie mondiale , et il n’y a rien d’énévitable à retrouver

          Notre souveraineté .bien sur la propagande atlantico-européiste , assène inlassablement la notion d’inéluctabilité , mais nous , hommes libres , assénons celle
          de souveraineté , inscrite dans notre constitution !

          /www.youtube.com/watch?v=I0lhcry5l3o

          //www.youtube.com/watch?v=I0lhcry5l3o


    • Anne Le 29 septembre 2014 à 18h52
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      @ Yann
      J’ai aussi trouvé votre réponse excellente.
      Nous sommes, nous occidentaux en ce moment, en effet des “parasites financiers” c’est bien triste mais bien juste, malheureusement, et ceci est dû à l’appétit sans borne des néoconservateurs pour l’argent, la puissance,et la brutalité, et à leur mépris des simples humains, et à la complicité de leurs valets en Europe.
      Pourtant dans nos pays il y a ses gens différents et encore honnêtes et courageux dans tous les milieux et tous les domaines, seulement on ne leur donne que bien peu la parole, en général ils bossent beaucoup ne gagnent pas des milliards et au quotidien font de leur mieux, ils ont aussi une conscience ce que les neocons et leurs sbires n’ont évidemment pas.
      Merci à Olivier Berruyer et à ce blog qui lutte contre les mensonges qui sont la marque de fabrique de ces criminels imposteurs sans morale.


    • La Gaule Le 29 septembre 2014 à 19h19
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      “Votre commentaire montre à quel point les Occidentaux surestiment leurs forces et leur poids”.
      Yann, il n’y a que les coups de tonnerre militaire qui déclenchent les prises de conscience (que celles-ci soient salutaires ou non est une autre histoire). Comme lorsque les sous-hommes japonais ont envoyé la quasi totalité de la flotte russe par le fond en 1905.
      Les occidentaux ne peuvent imaginer que les revers de l’armée de Kiev face à la Novorussia puisse venir d’autre chose que d’une faiblesse de caractère de ses protecteurs occidentaux, alors qu’il s’agit d’une très grande victoire tactique et stratégique -c’est-à-dire avec des moyens matériels limités -le véritable potentiel de l’armée russe se trouvant soigneusement gardé en réserve par Poutine.
      Je pense que c’est en Syrie, et dans un avenir très proche, que les russes vont abattre leur jeu face aux américains et surtout face aux israéliens. Parce que leur intérêt est de ne le faire que le plus tard possible et que la perte de la Syrie sera justement un casus belli pour eux (ils viennent justement de signer un accord de libre échange avec les syriens, cela ne vous met pas la puce à l’oreille).
      Et là, la surprise sera de taille et tempétueuse pour tous les Quijano de la planète.


      • La Gaule Le 29 septembre 2014 à 19h26
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        … Et grand merci à olivier Berruyer pour la publication de ce texte, qui pour moi, et malgré la relative et surprenante indifférence qu’il soulève ici, me parait d’une importance capitale.


      • quijano Le 30 septembre 2014 à 10h29
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        Les bases matérielles réelles de telles affirmations?
        Avec des souhaits et des sentiments, ainsi louables soient-ils, on ne va pas loin.
        Il est évident que dans l’administration US il y a une polémique sur la méthode pour attaquer la Syrie.
        Obama déclare qu’il ne va engager que des avions…
        Le Haut Commandement US, des généraux, parlent ouvertement, à la télé, qu’il faut des troupes au sol et que l’intervention est programmée pour des années…
        Un coup d’Etat en douce? Je n’en sais rien mais des divergences publiques, cela est patente.

        Ce qu’il y a une question de temps. La Russie s’est réveillée un peu tard et essaie de se réarmer à toute (relative) vitesse.
        Pourquoi relative? Parce que le militaire est subordonné à l’économie du pays. Et des sous ils n’en ont pas. Alors on entend les cabrioles du ministre russe qui dit qu’ils peuvent faire avec tout de même, sans population, sans sous et avec un retard considérable.
        Mais il n’y a que les croyants qui croient aux miracles. Moi, je me demande…
        Alors les “sanctions” US essaient d’étrangler l’économie et par là, le réarmement russe.
        Tout dépends en fait des plans stratégiques US et de leur volonté de les mettre en pratique. Voila le centre de la controverse au sein de l’administration américaine. Cela peut couter cher, l’ennemi a des bombes atomiques.

        Voilà où l’on en est. Les souhaits, les “attentes d’événements heureux” sans base objective, sont le signe de l’impuissance et de la faiblesse.

        Prions mes frères.


        • Léa Le 30 septembre 2014 à 16h29
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          Je crois que vous ne connaissez pas bien la situation actuelle du parc militaire des USA et de celui de de la Russie.

          Les USA engloutissent beaucoup d’argent dans des projets prestigieux et trop complexes, qui ne marchent pas : bouclier anti missile, F35.

          Les russes font des choses plus simples, moins chères , mais très efficaces, et ils s’autofinancent avec la vente de leurs avions et missiles S300, pendant que les américains tentent de moderniser leurs vieux chars Abraham et avions, obsolètes. Ils ne sont pas prêts de vendre un F35 à leurs alliés, pris au piège , car ils ont en partie financé le projet.

          Dans deux ans les russes auront atteint leurs objectifs, c’est demain.. Le retard des US est beaucoup plus conséquent, et la situation financière des USA encore plus préoccupante.

          Lors des récentes manœuvres dans l’ Est , les russes ont vérifié qu’ils pouvaient projeter en un temps record une armée de 150 000 hommes super entrainés, avec tout leur matériel à 4 000 km.

          Ils possèdent la plus grande armée de réservistes : 3 000 000 d’hommes, dont 2 000 000 aptes au combat..( A comparer avec l’ état de santé mentale préoccupant des vétérans US d’ Afghanistan et d’ Irak )

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_de_la_F%C3%A9d%C3%A9ration_de_Russie

          La grosse tare de l’armée des USA est que leur logistique occupe 8 soldats sur 10 qui ne sont donc pas des combattants. Je ne retrouve pas la source, mais c’est énorme par rapport aux autres armées.


    • Kiwixar Le 29 septembre 2014 à 22h41
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      “Votre commentaire montre à quel point les Occidentaux surestiment leurs forces et leur poids. Il suffit pourtant de regarder ou se trouve aujourd’hui l’essentiel de la production mondiale pour comprendre que l’Europe et les USA ne pèsent plus rien. Nous ne sommes plus que des parasites financiers qui commencent à sérieusement agacer le reste du monde.”

      Yann, je ne peux qu’abonder dans votre sens. J’ai vu depuis la Chine l’immense transfert technologique effectué par l’Occident depuis une quinzaine d’années. Non seulement on leur a tout vendu, mais notre marketing de vente leur a bien expliqué ce qui était le mieux et pourquoi.

      Il y a 10 ans je me rassurais, un peu arrogant, en me disant que nous avions la supériorité de la créativité, alors qu’ils ne savent que copier. Grave erreur. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de trucs malins et créatifs qu’ils sont en train de pondre. Il y a quelques semaines je me suis fait livrer (en NZ depuis la Chine) un mini-sauna personnel (une sorte de tente matelassée avec générateur de vapeur, il n’y a que la tête qui dépasse, ce qui permet de suer 45 min sans problèmes) pour quelques centaines de yuans, transport compris.

      Autre phénomène plus nouveau : avant, les patrons de PME françaises rapatriaient en France les profits de leurs filiales asiatiques. Maintenant, ils ont compris où est l’avenir et les pays qui ne marchent pas sur la tête, donc ils gardent les fonds et les réinvestissent sur place.

      L’Occident est au bout du rouleau, à l’exception de l’Australie (ressources minières dont l’uranium) et la NZ (ressources agricoles). Des derniers spasmes.


      • anne jordan Le 29 septembre 2014 à 23h48
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        actualité au pays des algues vertes :
        les Chinois inaugurent aujourd’hui l’usine de lait de Carhaix ; des investisseurs chinois s’intéressent aux usines et abattoirs en déshérence en Centre Bretagne .
        Carhaix bientôt aux mains des banquiers chinois ?
        Et le yuan pour payer les ” Vieilles Charrues ” !


  15. Nihil Le 29 septembre 2014 à 10h33
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    On a du mal à imaginer qu’un Russe dise la vérité et qu’un zunien puisse mentir. C’est bizarre, non ?

    Petite “blague” russe (lue dans Le Chaos russe de J. Sapir – 1996)

    – Vous êtes démocrate?
    – Ah non, je suis un citoyen honnête, moi, Monsieur !


    • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 16h04
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      Il est vrai que les années Eltsine, avec le mot “démocratie” comme faire-valoir, ont dégouté les russes du mot fétiche (plus que du vrai concept lui-même) au point de leur faire inventer le terme “dermokratsiya” où le “r” en trop change tout le sens, rendant ce mot traduisible par “merdocratie”.


  16. zebulon Le 29 septembre 2014 à 10h57
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    ‘L’union européenne est caduque’

    Voilà ce qu’il ressort de la série d’événements qui auront marqué 2014

    Le royaume uni quittera désormais rapidement l’UE , pour conserver son unité.
    L’accord TAFTA marque la fin du mythe de la construction d’un marché européen.

    L’europe sans valeurs et sans résultats ne pourra devenir ce niveau d’administration supplémentaire fédérant un si vaste territoire.
    Seul l’otan reste le lien organique de cet ensemble, or en temps de paix ce n’est pas utile, en temps de guerre soit on y vient , mais après la défaite…

    Le seul niveau d’administration supra national restera donc la banque

    Tout çà pour çà !!!

    Aux tenants de la réforme à tout va, il suffit de répondre la tradition çà a du bon.


  17. Nerouiev Le 29 septembre 2014 à 11h19
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    Je préfère Glazief quand il a un discours plus simple et réaliste (http://www.youtube.com/watch?v=cikvqdMRTTA) qu’ici où il refait le monde. Il n’y a pas de vérité absolue et éternelle mais des problèmes conjoncturels à vaincre surtout quand on sait qui les crée.


  18. Renaud 2 Le 29 septembre 2014 à 11h30
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    Le principal problème dans ce discours, c’est le constant recours aux institutions internationales, sans préciser qu’il faudrait complètement les remodeler. Car actuellement, ces instances (en particulier la Banque Mondiale, comme on peut le lire dans l’excellente suite de papiers d’Eric Toussaint publiée sur le site du CADTM, concernant Bretton Woods, la BM et le FMI) sont entièrement subordonnées aux intérêts de Washington.
    Second gros souci, la religion du Progrès. On sent bien dans le discours le fait que tout problème a une solution technologique. Avec quelles ressources ? Toutes les “commodités” (pétrole, gaz, charbon, minerais) approchent ou ont déjà dépassé leur pic de production. Il faut penser à comment vivre décemment avec moins, plutôt que d’espérer continuer à vivre avec toujours plus. C’est quand même aberrant de devoir répéter constamment que la croissance économique (par essence exponentielle) ne peut se conjuguer à des ressources limitées. Quand est-ce qu’un officiel tiendra enfin ce discours ? Il se peut que les choses commencent à changer car Richard Heinberg (figure incontournable de la sphère “peak oil”) a été attaqué par Paul Krugman dans le New York Times. C’est tout de même un fait significatif que le sujet soit abordé dans un média mainstream.


    • Alae Le 29 septembre 2014 à 17h48
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      “Le principal problème dans ce discours, c’est le constant recours aux institutions internationales, sans préciser qu’il faudrait complètement les remodeler.”

      Très juste. La quasi-intégralité des instances internationales citées par Glaziev sont des charpentes minées par des charançons, OMS en tête. Nul doute qu’il le sache, mais qu’il ait estimé que suggérer une refonte totale, dans la foulée de ses propositions en contradiction totale avec l’orthodoxie néolibérale, irait un peu trop loin dans la provocation. Les Russes ont l’âme diplomate. Et ils savent que nous savons qu’ils savent que les néolibéraux du bloc BAO et leur prolifération de lobbies sont l’obstacle majeur à ce projet. Il y a des choses qui vont sans dire.
      Et ça permet aussi à Glaziev de ne pas imaginer d’instance supra-nationale autre que celles qui existent déjà. De quoi rassurer sur d’éventuelles velléités hégémonistes…


  19. Fabien Le 29 septembre 2014 à 12h18
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    Texte très intéressant, on aimerait que les conseillers de ceux qui nous gouvernent développent eux-aussi une vraie vision stratégique! L’idée de “coalition anti-guerre” et de rééquilibrage du système économique et financier international est assez logique pour la Russie. Idéologiquement, la vision de Glaziev emprunte à le droite dure (le rôle de la religion, les diatribes contre l’occident “laxiste”,…). Rien d’étonnant à cela, les alliances de Russie Unie situent le parti de Poutine aux côtés des formations politiques les plus conservatrices (conservateurs britaniques, PiS polonais, islamistes turcs,…).
    Mais on voit ici que leur vision ne se limite pas à cette dimension réactionnaire. Les ambitions affichées ici en matière économique, sociale et environnementale dans une moindre mesure n’ont rien à envier , bien au contraire, à celles des occidentaux théoriquement plus progressistes. Parler ouvertement de “restreindre le libre mouvement du capital” et d ‘” empêcher les multinationales d’échapper à leur responsabilité sociale d’une part”, ce n’est pas du communisme, très loin de là. Mais c’est déjà très audacieux d’un point de vue occidental, surtout si les actes suivent.
    Merci pour ce texte montrant le visage (il faut faire la part de l’affichage…) d’une Russie inclassable, échappant à la caricature qu’on aime à en donner chez nous…


  20. Léa Le 29 septembre 2014 à 12h21
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    Je suis déçue. Je trouve ce discours très théorique, utopiste.

    Il semble réinventer des “organismes” qui ne fonctionne plus, comme l’ ONU.

    La religion qui mettrait fin aux guerres, Dieu seul sait combien de morts commis en son nom. Elle a servi de prétexte quand il n’ y en avait pas d’autres.


    • V_Parlier Le 29 septembre 2014 à 16h09
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      C’est présenté sous un angle vendeur idéalisé comme de nombreux programmes politiques, bons ou mauvais. Ca ne me choque pas tant que çà.


    • Subotai Le 29 septembre 2014 à 23h36
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      Remerciez ce discours utopiste.
      S’il vous disait la vérité vous seriez prête à boire à la cigüe.

      Il faut savoir qu’en période de catastrophe, ceux qui savent et sont de bon sens se retiennent de tout dire, de peur de casser la seule chance qui reste pour la survie: l’espoir.
      Entendez bien tout ce qui n’est pas dit en alternative à l’idéalisme…


  21. Marie Genko Le 29 septembre 2014 à 12h38
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    Dans le lien suivant vous avez les confessions d’un assassin financier:
    Cela vaut vraiment la peine de l’écouter et de se poser la question, voulons nous, ou pas, continuer à cautionner le monde tel qu’il est aujourd’hui sous l’hégémonie des USA…???

    http://www.dailymotion.com/video/xe9n2b_confessions-d-un-assassin-financier_news#from=embed


    • Anne Le 29 septembre 2014 à 18h24
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      @ Marie Genko
      Vous avez tout à fait raison et le livre “confessions d’un assassin financier” est aussi trés édifiant.


  22. nobody Le 29 septembre 2014 à 13h06
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    Propagande en Ukraine:

    Nos voisins allemands ont placé une excellent sketch satyrique sur ZDF (2ème chaine) brocardant la campagne de propagande en cours (on imagine difficilement l’équivalent sur Antenne2…).
    http://www.zerohedge.com/news/2014-09-28/information-war-ukraine


  23. Lithan Le 29 septembre 2014 à 13h38
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    La même vidéo avec des sous-titres Français : http://www.youtube.com/watch?v=huoDKg1SBAY
    Je remarque que ce n’est pas la première fois que ce groupe d’humoriste traite de la crise Ukrainienne en dénonçant la duplicité des Occidentaux dans ce dossier.


  24. Andrea Le 29 septembre 2014 à 13h58
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    La menace de guerre et la réponse Russe:

    Voici, sur exactement le même thème, Dimitri Rogozin, Premier Ministre ‘député’, Chef de la Commission Militaire-Industrielle. Il détaille tous les plans pour le re-armement, la reorganisation du secteur, les investissements, etc.

    Video 36 min. sous-titres (bons) en anglais. C’est intéressant et terrifiant.

    https://www.youtube.com/watch?v=2-cBISOTZzg


    • Léa Le 29 septembre 2014 à 16h13
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      Non ce n’est pas terrifiant, c’est tout simplement réaliste.

      Une bonne analyse des menaces actuelles et de leurs faiblesses passées.

      Ils font des efforts importants pour l’armement, et ils sont obligés d ‘ être autonomes : fabrication de machines outils modernes, fabrication de composants électroniques. Mais ils pensent également au transfert dans l’industrie civile qui en bénéficiera bientôt.. ( Il en a toujours été ainsi ) On peut penser au nombre d’emplois créés, dans l’industrie militaire russe actuelle et demain dans l’industrie civile.

      Osons comparer à la France qui avec son livre blanc à coupé les vivres à son armée et à ses sous traitants qui vont devoir licencier. La situation de l’armée allemande est encore pire, ils sont à la tête d’un parc à ferraille et comptent sur les USA pour les défendre en cas de conflit. Alors bien sûr il faut leur obéir.


      • Andrea Le 01 octobre 2014 à 19h53
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        Lea… bon c’est un peu tard, la discussion est passée ailleurs, terrifiant dans le sens que la Russie (et d’autres) rentrent dans une économie de guerre. Réaliste de leur part, oui, absolument.

        Le dernier fromage découpé que j’ai vu montre que les USA consacrent ou veulent consacrer 57% du budget Fédéral à la Défense..bon ce sont des chiffres hasardeux, difficile de compter comme il faut, mais grossièrement indicatifs quand même.

        http://www.sdvfp.org/us-military-spending/


    • Patrick Luder Le 29 septembre 2014 à 18h26
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      La Russie comme la plupart des pays développés, place toute sa confiance dans la technique et l’évolution technologique, mais certains pays cherchent à entretenir un semblant de solidarité, alors que d’autres se lancent à corps et âme perdue dans une course au bénéfice individuel, dans l’inégalité.

      L’individualisme pur va droit dans le mur, car la force des plus nantis provient toujours de la santé de la masse des plus faibles. Pris dans son ensemble, une société est aussi saine que le sont les plus faibles d’entre elle (pas très bien exprimé).

      L’ancienne peur du communisme devrait être prise avec plus de recul face aux inégalités croissantes du capitalisme. Le combat médiatique dont fait partie l’ex-URSS trouve sa source dans la crainte de la chute du système occidental actuel, mais les nouvelles alliances sont en cours entre des pays soutenant une nombre de personnes majoritaires, Brésil-Russie-Inde-Chine-AfriqueDuSud, représentent 40% de la population mondiale, se partageant une toute petite part du PIB mondial, et une grande part de la population mondiale se place complètement à côté des richesse financières de ce monde. Nous, pays soit-disant-développés, tout petit pourcentage de la population mondiale, ne pouvons plus soutenir une hégémonie financière et matérielle sur le reste du monde. Toutes ces guerres placées stratégiquement près des dernières ressdources de ce monde, finiront de soulever le monde contre ces quelques privilégiés qui essaie de s’octroyer la part du lion. Le lion ne peut survivre sans proie, mais les proies survivent très bien sans lion ;o)


  25. Perekop Le 29 septembre 2014 à 17h23
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    ” L’idée absurde, pan slaviste, orthodoxe “dit Quijano. Nous y voilà ! Pour vous, absurde = pan-slaviste = orthodoxe… Ce genre de déclaration agressive vous place, non dans le rationnel que vous souhaitez sans doute revendiquer, mais dans le rejet de tout ce qui peut avoir trait à l’histoire et à la spiritualité de la Russie, ce qui vous condamne ipso facto à ne rien comprendre de ce pays et de ce qui l’anime. Si vous trouvez l’orthodoxie “absurde”, ma foi vous êtes d’accord avec Carl Bildt, dommage pour vous, cette compagnie ne vous fait pas honneur.
    On peut regretter aussi les habituelles approximations sur la Pologne et les pays baltes, citées plus haut par certains. C’est oublier trop facilement la mémoire longue des peuples, par ex le fait que les Polonais et les Lituaniens sont AUSSI des envahisseurs qui ont déjà voulu détruire la Russie en différentes époques, et ont bien failli y réussir. La dernière tentative polonaise remonte au début du XVIIe siècle, ce n’est pas si loin, sauf qu’ici, personne n’est au courant.
    Il y a aussi, dans ce revanchisme aigu des Balto-Polonais une composante religieuse confinant à la haine pour l’orthodoxie. Nier ça, c’est se priver de tout un pan de compréhension.


    • quijano Le 29 septembre 2014 à 19h08
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      Je n’ai pas voulu être agressif, mais clair.
      Comment peut-on baser, aujourd’hui, en plein XXI siècle un programme de défense, idéologique, pour gagner l’opinion publique et les masses prolétaires sur le “conservatisme et l’orthodoxie”?
      C’est une totale absurdité. Il n’y a pas d’autre mot.
      Toute guerre prochaine sera mondiale, sauf en cas de capitulation russe. Il y aura l’Iran, la Syrie, la Chine, tous ensemble ou séparément. Et tous ceux qui se mettront en travers de l’hégémonie US (lisez Momsen et son Empire romain, très instructif) avis aux européens.
      Donc il faudra s’adresser à toute l’humanité et si on commence par le proposer un programme “conservateur” (venant des héritiers très lointains de la Révolution Bolchevique) et “l’Orthodoxie” au monde des “libertés” “sociétales”…on va droit contre le mur.
      C’est un cadeau aux impérialistes qui se mettront ipso facto en “défenseurs des libertés de conscience et “anti-conservateurs”, “réformistes” ils y sont déjà.
      C’est idiot, stupide au point qu’on se demande si le conseiller n’est pas un agent du CIA…
      Si tout l’avenir du monde est composé des chants à la gloire des Popes et du “conservatisme” (ayant tellement des gens amis de la Russie qui voulaient changer le monde) on est passablement farcis.
      Ah! quel ennui mortel!


      • Perekop Le 30 septembre 2014 à 00h16
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        C’est bien ce que je disais, vous n’avez rien compris. C’est justement par ce conservatisme et ces valeurs humanistes tout imprégnées d’orthodoxie que la Russie peut se faire entendre d’un monde occidental déprimé, voire désespéré, qui, contrairement à ce que vous pensez, n’est pas du tout en accord avec vos “libertés sociétales” et va de plus en plus chercher à retrouver les racines sans lesquelles il se retrouve tout desséché. Vous pouvez bien penser ce que vous voulez, évidemment, mais pour moi, c’est vous qui êtes dans l’absurdité. Bonsoir !


        • Slavyanka Le 02 octobre 2014 à 23h14
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          La Russie est forte grace à l’orthodoxie qui compose le socle et la force vive de son peuple. C’est tres difficile aux francais de le comprendre car en France, croire et foi religieuse sont devenus presque les gros mots et les gens ont perdu leurs racines culturelles et le sens de la vie puisqu’ils pensent qu’elle a une fin lorsque le corps meurt.
          Allez en Russie ou en Bielorussie, vous verrez des eglises pleines de monde et les gens qui tiennent à leur culture et à leurs valeurs. C’est un vrai renouveau spirituel, quelque chose de tres fort et salutaire après l’epoque du communisme et du capitalisme sauvage des années 90.


          • Léa Le 03 octobre 2014 à 00h18
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            Il y a la tradition du chant aussi. Des chants populaires, partagés par toutes les générations. C ‘est toujours très émouvant. On sent les gens unis et fiers.

            Ayant vécu dans une ville de rugby, j’ai toujours trouvé impressionnants, les chants des supporters écossais, irlandais soit au stade, soit quand on faisait la fête avec eux dans les pubs. Des chants traditionnels. Respect ! On écoute.

            Chez nous à part deux ou trois chansons paillardes ( gueulées, plus que chantées ) et un peu la marseillaise.

            J ‘allais oublier les basques, et les Corses. Mais là aussi ils ont une forte culture identitaire et le sens des traditions. Hélas , c’est régional, souvent jugé ringard par les autres.


            • Slavyanka Le 03 octobre 2014 à 01h54
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              Léa en ce qui concerne le chant voici ce que j’ai trouvé aujourd’hui sur Facebook : 4 jeunes filles russes ne trouvent pas ringard de chanter à l’improviste une chanson folklorique et je trouve ça très beau :

              https://www.facebook.com/video.php?v=733072723430847


  26. Patrick Luder Le 29 septembre 2014 à 18h09
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    Autant de sagesse d’un pays autant discriminé, et cela ne fait pas encore réfléchir ???
    Le monde politique ne peut plus ignorer la propagande “made in USA”,
    le monde politique ne peut plus soutenir des actes guerriers déplacés,
    le monde politique n’a plus aucune excuse pour continuer sur la voie suicidaire actuelle,
    qui ne cherche qu’à essayer de sauvegarder un système déjà en faillite,
    qui ne cherche qu’à maintenir à tous prix et contre tous,
    quelques avantages déplacés pour une minorité …


  27. isidore Le 29 septembre 2014 à 18h10
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    Paradoxalement ce qu il propose est l’Empire US , au vu des solutions fnanciéres . Paradoxalement aussi l’Empire US ne signifie pas que les Us dominent le monde mais le contraire : qu’ils accordent des droits aux autres et renoncent à ceux que leurs donnent la plus grande force . Ce dont les Us ne veulent pas , ils ne veulent pas assumer leurs responsabilités .
    Alors que leur gouvernement mondial , tempéré par un pouvoir financier et politique des autres pourrait résoudre les problémes .
    La méme question s’est posée à la veille de la guerre de 14 . La GB de fait excerçait un role de leader financier mondial avec de fait une livre as good as gold . A tel point qu’ils négligeaient la couverture or de la livre de maniére irresponsable .
    Ce discours , trés Russe , est la voix de la sagesse . C’est pourquoi les Us ne l’écouteront pas , persisteront dans leur égoisme , provoqueront une guerre mondiale et y perdront leur superbe . Mais d’un autre coté , ni les Russes , ni les Chinois et autres prétendants n’auront leur part de pouvoir sur le reste du monde .


  28. millesime Le 29 septembre 2014 à 18h19
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    Lorsque les BRICS ont lancé leur club en 2009 leur i=objectif était simple : constituer un groupe suffisamment puissant pour initier une dynamique de réforme des institutions de la gouvernance mondiale dans le sens de leur adaptation aux nouvelles réalités du monde multipolaire dont ils étaient les principaux représentants : faire concorder poids de votre et participation financière au FMI et à la Banque mondiale, intégrer les contraintes des nouvelles puissances dans la “philosophie” de l’ OMC, associer le dollar à un panier de monnaies des économies significatives de la planète en vue de la création d’une nouvelle monnaie internationale d’échange plus solide et représentative…
    Ces pistes de réfléxion ne remettaient pas en question le système “américain” précédent. Elles actaient de sa prééminence et proposaient de le compléter pour le rendre viable par rapport aux caractéristiques du monde du XXI siècle. Le projet des BRICS aurait dû être compris comme une cure de jouvence du système antérieur. ( Le monde d’après, par rapport au monde d’avant).
    Cinq ans plus tard, les BRICS sont dans un constat d’échec sur leurs propositions collaboratives
    mais ce n’est pas tout. Les Etats-Unis se sont éloignés des institutions internationales qu’elles n’étaient plus en mesure de contrôler aussi bien qu’avant et ont mis en place un système “internationale” vu comme l’extention de leur fonctionnement national à la planète entière.Notamment : négociation de zone de libre échange à leurs conditions en lieu et place de leur contribution à un effort de globalisation qui avait cessé d’être à leur seul profit, applications de leurs logiques de sanctions au monde entier et pénalisation selon le droit US et de tous contrevenants (ex : l’amende de la N+BNP pour n’en citer qu’une)etc…
    Dans le même mouvement, les relations entre les Etats-Unis et les BRICS ont tourné vinaigre : Europe et Etats-Unis poursuivent dans la violence leur grignotage territorial sur la sphère d’influence russe avec les conséquences que l’on sait et notamment la constitution d’un axe russo-chinois puissamment structurant pour les BRICS, Obama met en place une polotique de “containment” de la Chine en guise de ‘pivot” asiatique, l’ Inde décide de s”éloigner “diplomatiquement” des Etats-Unis ..etc
    Dans un tel contexte de recul des puissances du “passé” devant “l’avenir”, Les BRICS n’ont d’autres choix que de créer ex-nihilo leur propre système dont les institutions bancaires et monétaires lancées à Fortaleza constituent les premières expressions concrètes.
    Libre aux occidentaux de voir ces entreprises comme des attaques ciblées contre eux . La réalité est désormais la suivante : les occidentaux avaient la possibilité d’accueillir les BRICS dans leur club qu’ils avaient ainsi l’occasion d’adapter aux nouvelles réalités économico-géopolitiques; ils restaient ainsi des acteurs influents du monde de demain.
    Un autre système se met en place , celui des BRICS, le seul des deux à être promis à un avenir au XXI siècle…!
    Les occidentaux ne sont pas au nombre des fondateurs..!


  29. ioniosis Le 29 septembre 2014 à 19h01
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    les brics se mettent en place et les occidentaux en particulier la france s’est laissée bercée

    par les sirènes de washington au détriment de ses intérêts , une arnaque du siecle , celle de la pseudo’ mondialisation inévitable’ pas besoin de chars , ni de bruit de bottes , simplement des

    “collaborateurs , tels sarkozy où HOLLANDE , suffisent à faire d’un pays , une colonie conquise!

    /www.youtube.com/watch?v=8IXRfOZhhm4


  30. tchoo Le 29 septembre 2014 à 19h32
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    quijano, vous écrivez: ” la mondialisation est une nécessité. Elle n’est pas venu par la “volonté” des gens, elle est venue, “naturellement”.”
    mais vous avez oublié qu’elle était utile:

    Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

    P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB.

    enfin à certains!


    • quijano Le 29 septembre 2014 à 19h56
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      Si elle est “nécessaire” elle est nécessairement “utile”.
      La “mondialisation” est l’état naturel du capitalisme, trop à l’étroit dans les frontières nationales et cela depuis…1848 au moins.
      Seulement la période 1914-1970 a été marqué, et par des raisons de tous connues (la crise du capitalisme et les guerres) par une contraction de la mondialisation.
      “Naturellement” donc, elle est revenue.
      Son “utilité” est l’utilité capitaliste. donc le développement du commerce extérieur, des forces productives, mais aussi des guerres (elles ne finissent pas depuis 1914) des “forces destructives” donc et de tout ce que le capitalisme signifie comme modèle dépassé.
      Si “votre” société (êtes-vous actionnaire majoritaire?) se porte bien, attendez-vous à qu’elle se porte mal. C’est dans la logique du système.


      • isidore Le 30 septembre 2014 à 21h09
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        Cette formulation à mon avis n’est pas bonne . Il s’agit à mon avis de plus que d’une nuance . L’accumulation d’argent ou de monnaie réelle , est aussi vieille que le monde ou presque et durera encore longtemps , elle se mosque des frontiéres et au contraire tend constemment à en jouer à cause du différentiel qu’elles créent .
        Le capital au sens moderne ( c’est K Marx qui a bien fait la distinction) , c’est autre chose . La priorité là est accordée à la production et il s’accomode par là aussi bien des frontiéres que non , selon les cas . La différence est considérable du point de vue politique et éthique . Car comme on y assiste là maintenant sous nos yeux les deux tendances peuvent entrer en contradiction . D’un coté on a un accroissement flamboyant des patrimoines individuels surtout en monnaie ou quasi-monnaie et de l’autre une léthargie , l’effet sur la reproduction du travail est à l’opposé , jusqu’ à ce que le travail ne se reproduise plus suffisamment ….


  31. Nicobungy Le 29 septembre 2014 à 23h18
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    Quid des manifestations à Hongkong ?
    Il me semble qu’elles viennent fort à propos par rapport au renforcement des BRICS.
    Une nouvelle révolution de couleur afin de déstabiliser la Chine ?


    • Mivhel Le 30 septembre 2014 à 00h57
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      L’idée m’a aussi traversé l’esprit, mais ce serait du complotisme, alors non.
      Ce sont juste des étudiants qui aspirent à un peu plus de ploutocratie.


      • Lithan Le 01 octobre 2014 à 00h01
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        On sera fixé sur la thèse ‘complotiste’ d’ici quelques semaines, si l’on voit John McCain débarquer la fleur au fusil à Hong-Kong et nous faire, au beau milieu d’une foule en délire, un vibrant discours sur la liberté et les droits de l’homme (quoique le texte a déjà été écrit il y’a plus de 10 ans, pour les étudiants Serbes), tout en étant entouré de milliardaires philanthropes (qui viendront surtout défendre la liberté de leurs comptes bancaires sur place) et de représentants d’ONG humanistes financées par le gouvernement américain et leur multinationales – le tout pour la beauté du geste et sans but lucratif derrière, bien entendu ! Non mais, mauvais esprits va !


  32. Kiwixar Le 30 septembre 2014 à 00h01
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    Quand la marée va se retirer (pic pétrolier), on va s’apercevoir que c’est l’Occident qui n’a pas son maillot de bain : de quoi payer pour l’énergie (biens de consommation et or comme la Chine, ressources comme l’Australie et le Canada).

    Pour contenir les prix mondiaux du pétrole, une bonne méthode : couler économiquement complètement un des 3 gros consommateurs (l’Europe) en le coupant du gaz russe.


  33. Alae Le 30 septembre 2014 à 00h09
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    quijano
    Excusez-moi, mais vous avez des arguments drôlement tortueux. Si on résume, ça donne “le capitalisme est un modèle dépassé, mais inévitable”. Le sempiternel TINA de Thatcher alors que si le capitalisme néolibéral est dépassé, c’est que par définition, il faut passer à autre chose et que Glaziev propose précisément un autre modèle. Et la plus belle : “Les Américains sont dangereux, soutenons-les contre les BRICS” (???), sans compter le “Comment peut-on baser, aujourd’hui, en plein XXI siècle un programme de défense, idéologique, pour gagner l’opinion publique et les masses prolétaires sur le “conservatisme et l’orthodoxie”? C’est une totale absurdité. Il n’y a pas d’autre mot. ”

    Demandez à De Gaulle comment on peut gagner l’opinion publique par un conservatisme raisonné. Non seulement ça n’a rien d’absurde, mais la France survit encore sur ses acquis.
    Donc, si, il y a d’autres mots, comme “probablement nécessaire”. Et pour l’aspect religieux, Glaziev n’a pas, que je sache, proposé de mettre un pistolet sur la tempe de qui que ce soit. Il faut cesser cette phobie hexagonale du clergé. L’anticléricalisme paranoïaque des bouffeurs de curés franchouillards, c’était bon au XIXème siècle. Dans la société multiculturelle que nous sommes devenus, nier la part de la religion, c’est faire l’autruche et même pire, c’est refuser la marche du monde.
    Tenez, ce très beau discours de la présidente de l’Argentine à l’ONU, qui n’a pas peur de déclarer à la tribune qu’elle est catholique et amie du pape. Elle est excellente, en plus.
    https://www.youtube.com/watch?v=EyShGogzIn4


  34. Michel Ickx Le 30 septembre 2014 à 01h31
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    La mondialisation n’est pas nouvelle: route de la Soie, des épices, de l’argent, monnaies d’échanges internationales (pour connaître la richesse et la variété de ces monnaies internationales, lire “Au Coeur de la monnaie” de Bernard Lietaer). Ed. Yves Michel

    La redécouverte du NouveauMonde pour découvrir en fait que ce n’était pas une découverte car d’autres navigateurs étaient venus d’allieurs bien avant Colomb.

    Mais c’était des mondialisations intelligentes et logiques, car on allait chercher seulement ce qu’on ne pouvait produire chez soi.

    Il y eu même une sorte d’Internet médiévale (le chemin de St Jacques) qui créa des échanges culturels entre des peuples venus de toute l’Europe (même de Russie et d’Ukraine) et qui avait un impresionnant réseau d’hopitaux pour les pellerins, dont
    plusieurs à Burgos, véritable système de sécurité sociale avant l’heure.

    Ce n’était pas la mondialisation folle et suicidaire qui gaspille les ressources non renouvelables pour des produits qui pacourent 900 kilomètres pour des tranformations délocalisées avant de revenir sur nos tables.
    Dire que cette mondialisation essentiellement financière est inévitable (prophétie auto réalisatrice) rapelle Tina de Mme. Tatcher.

    Pour ceux qui parlent Anglais, voir cette interview prémonitoire de Sir James Goldsmith et les épisodes suivants.

    https://www.youtube.com/watch?v=4PQrz8F0dBI

    Pour résumer cet homme hors du commun décrivait en 1994 tous les problèmes que l’on peut voir aujourd’hui avec le chômage, les dettes publiques, délocalisations et désindustrialisations. Quelle clarté de vue; quelle intelligence dans le débat avec la Sous Secrétaire au commerce américaine qui ne promet béatement que des bénéfices, répartitions plus justes, réductions de la pauvreté dans le tiers monde etc

    Franchement défendre cette mondialisation tout en prétendant critiquer les Américains au nom du réalisme et créer une sorte de fatalité genre TINA en prétextant l’inutilité d’une autre alternative et la peur de l’échec de toute opposition à l’Empire (qui se consume de l’intérieur et qui pourait bien imploser comme l’URSS) c’est difficile a digérer comme une opinion sérieuse. Par contre ce serait plus approprié pour un Troll qui ne chercherait plus à couvrir l’empereur nu mais qui viendrait quand même jeter le doute sur toute tentative d’oppositon à la violence de la Pax Américana.


  35. Bapu Le 01 octobre 2014 à 10h39
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    Merci de changer la photo de PM indien car depuis Avril il y a un nouveau PM sans turbon.


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