Matthew Dal Santo est un écrivain indépendant et correspondant pour les Affaires étrangères. Il a travaillé pour le Département des Affaires étrangères et du commerce en Australie. Cet article a été initialement publié sur le site The Drum, appartenant à l’Australian Broadcasting Corporation.

Source : Matthew Dal Santo, National Interest, 4 août 2014

Voilà un siècle mercredi dernier qu’un aide de camp informait le Chancelier allemand Theobald von Bethmann-Hollweg que le tsar russe Nicolas II avait mobilisé 1,3 million de soldats contre l’Allemagne.

La Crise de juillet n’était pas censée se terminer de cette façon : des semaines durant, Berlin avait apporté un soutien sans faille à son allié Austro-Hongrois, convaincu qu’un éventuel conflit pourrait être circonscrit aux Balkans. Et voilà qu’un conflit militaire à l’échelle de l’Europe entre les Empires centraux, la Russie et la France était devenu inévitable. Le 4 août, les 400 millions de sujets de l’Empire britannique les rejoignaient dans la guerre.

Il y avait de multiples raisons à la division de l’Europe en camps armés opposés ; mais comme le montre le meilleur de la recherche récente sur les origines de la guerre – et dans la marée des ouvrages publiés à l’occasion du centenaire , The Sleepwalker (Le Somnambule) de Christopher Clark et The War that Ended Peace (La guerre qui mit fin à la paix) de Margaret MacMillan sortent du lot -, l’un des trais les plus saillants de la diplomatie européenne à la veille de la Première Guerre mondiale a été l’incapacité grandissante des autres puissances à reconnaître les intérêts stratégiques de la grande puissance – l’Autriche-Hongrie – qui a finalement plongé le continent dans la guerre. Cet effondrement de la sympathie envers la Double Monarchie des Habsbourg – le « cadavre sur le Danube » comme l’appelaient ses détracteurs – était particulièrement prononcé chez les Britanniques, puissance qui avait, par ailleurs, peu de raisons de se fâcher avec Vienne mais beaucoup de s’en tenir à son amitié traditionnelle avec l’Autriche : du fait de sa position stratégique en Europe centrale, l’Autriche avait toujours été un levier utile contre la France ; et les Hasbourg partageaient l’intérêt prépondérant de Londres à contrer les ambitions russes sur les détroits méditerranéens et les Balkans.

La France également, jusqu’à ce que l’empire allemand de Bismarck attire son attention de nouveau vers l’Europe, s’inquiétait des ambitions russes sur la Turquie ottomane. Lors de la guerre de Crimée, la Grande-Bretagne, la France et l’Autriche avaient travaillé ensemble à empêcher sa destruction.

A partir de 1900, cependant, la France, entichée de son allié russe, devenait de plus en plus sourde aux intérêts autrichiens, de façon particulièrement déplorable dans les Balkans, où les entreprises d’armement françaises supplantaient rapidement leurs homologues autrichiennes et où, durant la Crise de juillet, Paris apportait un soutien diplomatique sans faille (pour ne pas dire imprudent) à Saint-Pétersbourg.

Entre 1900 et 1914, la puissance militaire et industrielle allemande s’accrut à une allure soutenue. Et la Grande-Bretagne libérale, tout comme la France républicaine, auraient pu trouver dans l’aristocratique – mais non point autocratique – Autriche un utile contrepoids, sinon comme alliée,du moins en conservant à Vienne le statut de pôle indépendant dans le système des Etats européens.
Ils ne le firent pas.

Au lieu de cela, une certaine fermeture d’esprit franco-anglaise a poussé l’Autriche-Hongrie à chercher, jusqu’à la dépendance, l’appui de l’Allemagne voisine, puissance qui l’avait humiliée sur le champ de bataille en 1866 et qui avait détruit, pour les besoins de sa propre unification, la domination séculaire de Vienne sur les Etats allemands.

En dépit des différences qui demeuraient entre les deux nations (les diplomates autrichiens trouvaient souvent la diplomatie allemande provocatrice et grossière), le mariage de raison se révéla étonnamment solide et efficace : en dépit d’une main d’oeuvre et d’une production industrielle moins importantes, les Empires centraux furent à deux doigts de gagner la guerre (cf. «Ring of Steel» de Alexander Watson à ce sujet).

Aujourd’hui, alors que l’émergence de la puissance chinoise entraîne de plus en plus l’Amérique dans une confrontation de grandes puissances en Asie de l’Est, la myopie des politiques occidentales en Eurasie risque d’accoucher d’une alliance sino-russe destinée à contrer l’endiguement et les sanctions – les « Empires Centraux 2.0 » à l’échelle d’un hémisphère.

Car plus l’Ouest isolera la Russie, plus le mariage de commodité entre Moscou et Pékin deviendra une alliance de fond, sinon un rapport de dépendance. Comme l’a dit All Wyne,depuis le camp adverse, dans “The Strategist” :

En s’isolant encore plus de l’Ouest, la Russie a donné à la Chine encore plus de moyens de pression dans leur relation déjà asymétrique. La Chine regarde de plus en plus la Russie comme une puissance déclinante et non un partenaire stratégique. Afin de rester dans ses bonnes grâces, la Russie va se sentir obligée de fournir à la Chine de l’énergie, des armes et d’autres marchandises à prix bradés. Si l’on y ajoute une diplomatie inféodée, le rapprochement ne sera pas favorable la Russie.

Mais, que l’on rende responsable l’Occident ou la Russie de cette désaffection, elle représente néanmoins pour la Chine l’opportunité d’un immense développement de sa puissance potentielle. La cour faite par l’Union Européenne à l’Ukraine pourrait avoir des répercussions géopolitiques considérables et mettre entre les mains du Parti Communiste chinois l’arsenal nucléaire le plus destructeur au monde, ainsi qu’un sixième des hydrocarbures et des minerais présents à la surface du globe.

De la rivalité pour le pouvoir et l’influence en Asie Centrale (devenant d’ores et déjà une copropriété sino-russe) à l’inquiétant déséquilibre démographique de part et d’autre de leur longue frontière sibérienne, il y a entre Moscou et Pékin beaucoup de raisons de ne pas s’entendre.

Mais s’ils sont poussés à s’allier, sur presque chaque aspect de la puissance potentielle, Russie et Chine formeraient une redoutable coalition.

Alors que la puissance chinoise se développe, il serait logique que l’Occident s’assure d’une relation de coopération avec la Russie. Cependant, les sanctions mises en place pourraient dégrader ces relations pour les décennies à venir.

En quatre siècles, la Russie n’est toujours pas parvenue à comprendre que l’Ukraine représente un intérêt mineur pour elle.

Lors de la Crise de juillet, il y a de cela un siècle, l’Autriche-Hongrie et son puissant allié décidèrent qu’en fin de compte, et ce malgré les risques, la défense des intérêts que d’autres puissances refusaient de prendre en compte justifiait les actions adoptées. Les pays de la Triple Alliance ont perdu. Mais le prix de la victoire alliée fut immense.

Nombreuses furent les raisons qui menèrent à la Seconde Guerre Mondiale, mais on compte parmi elles les décisions pratiquement impossibles prises par les pacificateurs alliés lorsque, confrontés à d’insolubles querelles historiques, ethniques, linguistiques et folkloriques, ils disséquèrent le cadavre austro-hongrois.

Même défaite, l’Autriche-Hongrie reste un avertissement fort pour l’Occident qui devrait éviter de pousser trop allègrement sur les frontières russes. De Grozny à Vladivostok, en passant par le Tatarstan musulman, le Touva bouddhiste et la Yakoutie néo-animiste, une implosion russe pourrait provoquer un bien plus grand cauchemar.

Que ce soit en tant qu’alliée d’une Chine de plus en plus sûre d’elle et autoritaire, en tant que fournisseur d’énergie et de matières premières à la Chine, ou bien encore en tant qu’Etat en déliquescence, la Russie et sa position géopolitique en ce vingt-et-unième siècle représentent un intérêt majeur pour tout gouvernement occidental, tout particulièrement si, comme le fit la Turquie Ottomane qui s’était liguée avec les puissances de la Triple Alliance au siècle dernier, un Iran aigri et isolé venait à se joindre à eux.

Un plan d’action qui prévoit le confinement ou des sanctions pour la majeure partie de l’Eurasie est voué à l’échec.
Mais revenons en 1914.

Lorsque le sévère ultimatum de Vienne contre la Serbie fut lancé, Londres fut incapable de comprendre les considérations politiques et stratégiques qui l’avaient façonné ; pour Churchill, il s’agissait du « document le plus insolent de ce genre qu’on ait jamais conçu ». Londres vit dans les conditions humiliantes de cet ultimatum une déclaration de guerre à peine voilée contre Belgrade – bien que , comme Clark le fit remarquer, Vienne demandait un abandon de la souveraineté serbe moins important que lors de l’ultimatum de l’Otan en 1999 au sujet du Kosovo. Nourri par des années d’indifférence à l’égard des intérêts autrichiens, l’incompréhension de Londres était largement hypocrite, bien sûr. Pendant des siècles, l’Empire britannique s’était agrandi grâce à des infractions coloniales bien moindres que l’assassinat d’un archiduc.

Notre point de vue sur les événements est rarement neutre, mais ses conséquences sont d’une grande portée.

Après plus de dix années de guerre contre les « états voyous » d’Afghanistan et d’Irak, l’Occident devrait mieux comprendre aujourd’hui la détermination de Vienne à écraser le terrorisme d’État qui, la recherche moderne le démontre maintenant, était en train de se saisir des leviers du pouvoir à Belgrade.

Bien sûr, l’Ukraine d’aujourd’hui n’est pas l’Etat quasi-terroriste auquel l’Autriche-Hongrie eut à faire face. Mais, pour Moscou, son admission insidieuse dans un bloc occidental hostile est probablement bien pire.

À l’aube d’un siècle qui va mettre à l’épreuve 500 ans de domination mondiale par l’Occident, la diplomatie occidentale marquerait un énorme but contre son camp si son aveuglement aux intérêts russes en Eurasie occidentale donnait naissance à un bloc semblable à celui de la Triple Alliance au cœur même de la fameuse « Île Monde » de Mackinder.

L’avertissement de 1914 est que si nous choisissons nos ennemis avec insouciance, même en cas de victoire, l’avenir peut toujours être pire.

Matthew Dal Santo, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr

52 réponses à Les fantômes de 1914 : L’Ouest risque de créer les « Empires centraux 2.0 »

  1. vérité2014 Le 16 septembre 2014 à 03h33
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    MH 17,les cours de langue continuent,changeons un peu:

    Un misil aire-aire derribó el vuelo MH-17.

    http://blogs.elconfidencial.com/economia/el-disparate-economico/2014-09-15/un-misil-aire-aire-derribo-el-vuelo-mh-17_194815/


    • chios Le 16 septembre 2014 à 15h44
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      Merci, Vérité, Vous connaissez le site?

      Si ce n’est pas “juste pour rire”, un échange

      http://blogs.lavanguardia.com/berlin/
      malheureusement, il n’écrit pas beaucoup…

      Je trouve que ce qui se passe en Espagne est intéressant…
      Ils ne peuvent pas rester aveugles aux similarités entre leur guerre civile et celle de l’Ukraine, et en tant que victimes, (le mot est peut-être mal choisi)…de l’UE, à laquelle, comme les Ukrainiens d’aujourd’hui, ils ont adhéré avec enthousiasme, avant de déchanter, et peut-être, se révolter?
      En plus la Catalogne…


  2. perceval78 Le 16 septembre 2014 à 04h30
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    allez je me fais un petit plaisir 1860 garibaldi, la fin d’un monde pour le guepard, mais c’est diablement beau (surtout en italien)
    =
    http://www.youtube.com/watch?v=x227WrGDZpQ
    =


    • Chris Le 16 septembre 2014 à 12h20
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      Un film somptueux à tous les niveaux. Un de mes préférés.


  3. PA.Québec Le 16 septembre 2014 à 04h37
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    Oui, la Chine comme l’Allemagne impériale, c’est possible. Mais il n’y a pas que la Chine : il y a l’Iran, l’Inde, le Kazakhstan et là la Russie à des cartes à jouer (parfois proximité géographique [Iran/Kaz], de langue ou culturelle [Kaz], ou moindre crainte que vis-à-vis de la Chine [Inde]).


  4. Subotai Le 16 septembre 2014 à 05h22
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    Ce qui est toujours “amusant” c’est comment le prédateur prête systématiquement son comportement à son adversaire.
    Le contrôle de l’Ile Mondiale est une chimère d’un USA à l’hybris gonflé aux stéroïdes, dont la classe dirigeante a dépassé le stade ultime de la pyramide d’Abraham Maslow – http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins – et donc se permet des Jeux du Cirque à l’échelle mondiale, tel les démiurges dont leur Science Fiction et Fantasy est pleine.
    Les Restes de Monde, pour la plupart en sont encore au stade deux.

    Les Maitres du monde oublient cependant un élément fondamental dont l’évolution nous mène vers l’extinction: la planète et les bouleversement environnementaux qui y sont en cours.
    De la grande joie en perspective.
    Et vous savez quoi, la bête humaine étant programmée pour survivre et la nature étant bien faite, l’animalité de l’humanité trouvera toute son expression dans les moyens qu’elle mettra en œuvre pour survivre.
    Vous parlez de la sauvagerie, des autres? Attendez de voir la votre… Cependant, n’étant au stade deux, les autres ont une bonne longueur d’avance (question entrainement) pour l’option survie. 🙂


  5. SD Nocontent Le 16 septembre 2014 à 07h28
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    Dollars, Dollars, toujours plus de Dollars si on résonne avec ce leitmotiv dans sa réflexion on comprend tout de suite le fonctionnement, agissements des Anglo -saxons
    En effet ce à quoi nous assistons depuis des centaines années c’est l’expansion continue et brutale
    d’un type de société basée sur l’enrichissement des banques, par le crédit bancaire, accompagné du développement au début des grosses compagnies de commerce, de transports, puis aujourd’hui des multinationales.
    La méthode est simple dès lors qu’un pays (marché) ne représente plus de perspectives de croissance, (marché mature comme ils disent) on doit agrandir la zone (marché) pour continuer de capitaliser, ou de s’agrandir pour les autres, par de nouvelles implantations, si possible sans guerre pour que tout ce passe en douceur (euphémisme).
    Autrement tout est bon pour parvenir à ces objectifs, alliances avec des fascistes, dictatures, courants religieux quel-qu’ils soient aux pouvoirs, ou si ceux-ci s’opposent les renverser avec une opposition qui sera selon le cas fasciste, royaliste, intégriste…., esclavagisme pillage des richesses peu importe! le Dollars qui a une mauvaise odeur n’est pas sectaire la seule chose qui comptera, sera le moyen pour arriver à ses buts, pas la méthode seul compte la croissance éternelle.
    Tout ça pour nous ramener à la situation Ukrainienne et à la Russie grands marchés en devenir, surtout la Russie qui possède un très gros potentiel de croissance (pardon des montagnes de Dollars en perspective), nous assistons là aussi à la continuité de la mentalité Anglo-saxonnes, après le coup d’état les premières signatures ont été pour des lignes de crédits avec conditions , l’exploitation du pétrole, du gaz de schiste , du blé pour Monsanto (j’ai osé ) et pour l’avenir, les mises au normes du matériels militaires pour être compatible avec L’OTAN, ils auront bien sur du matos made in USA ! les autres dont la France se partagerons les richesses qu’ils nous laisseront. Ensuite on s’occupera à essayer de dépecer la Russie, c’est pas personnel c’est du business!
    Dans cette logique d’expansion O’Bwana, Moumoule 1er et les autres ne sont que des Vrp aux services d’Intérêts économiques énormes, la perte de notre influence politique dans le monde, notre rattachement à l’OTAN, la perte de souveraineté……ne résultent pas de la faiblesse ni de la trahison mais par la volonté de participer à ce modèle Anglo-saxon, nous aussi on en a (pas des….) mais des TOTAL AREVA BNP-PARIBAS et j’en passe, qui ont aidées à adhérer à ce modèle pour notre pays, et qui continuent très fort pour faire passé le TAFTA.
    On n’a pas à s’inquiéter d’une guerre nucléaire ou classique pour L’Ukraine, l’enjeu en tas de Dollars n’en vaut pas le coup, s’attaquer au numéro 3 mondial ce n’est pas la même chose que l’Irak, il n’y a pas que l’Europe qui risquerait gros, les États-Unis eux-même ne seraient pas a l’abri de recevoir une centaine de missiles nucléaires aucun dôme de fer n’est infranchissable (voir événements récents ).Cauchemar supplémentaire pour les USA on livre ce qui reste du monde à la Chine.
    Pour la suite il est probable que l’armée Ukrainienne à qui on donne une dernière chance (livraison de matériels de guerres plus modernes, conseillés militaires, mercenaires) va continuer de s’user sur les forces de la NR et Kiev ira tout droit à la ruine ou, si la situation est inverse, on aura un engagement informel de la Russie juste ce qu’il faut pour inverser la donne, car n’oublions pas ce conflit qu’elle n’a pas déclenché ne lui coûte pratiquement rien et son intérêt est de le faire durer.
    J’attends avec impatience les problèmes qui vont surgir à propos du gaz cet hiver entre L’EU et
    L’Ukraine fasciste, puis comment ils vont s’y prendre pour les régler .
    Et pour conclure, quand le fruit Ukrainien sera mure il tombera tout seul, et l’occident le laissera pourrir.


  6. Patrick Luder Le 16 septembre 2014 à 07h29
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    “alors que l’émergence de la puissance chinoise entraîne de plus en plus l’Amérique dans une confrontation de grandes puissances en Asie de l’Est”

    Donc L’Amérique se sent obligée d’entrer dans la confrontation dès l’émergence de nouvelle puissance étrangère. N’est-ce pas une réaction d’un nombrilisme épouvantable? Mieux faut de multiples grandes puissances militaires qu’une seule hyper-puissance qui s’octroie le droit de guerroyer contre toute nation qui aurait l’outrecuidance de prévoir de faire un peu d’ombre au passage …

    Un peu facile tout de même de faire acte d’une si grande puissance militaire avec des dollars imprimés exnihilo et distribués à tous les pays juste pour ne pas laisser leur propre monnaie devenir incompétitive. Il n’y aurait pas toutes ces énormes réserves de change et toutes ses dettes réciproques entre pays, il y a longtemps que l’hégémonie du dollar serait passée aux oubliettes.


    • Balthazar Le 16 septembre 2014 à 08h59
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      Recherchez à ce sujet la théorie Wolfowitz, l’âme du pentagone chez les Bush, et vous aurez compris.


  7. Olivier Jacquemard Le 16 septembre 2014 à 08h03
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    J’encourage l’auteur de l’article à revoir les émissions d’été d’arrêt sur image concernant la guerre de 1914 pour modérer son parti pris. La Serbie avait accepté l’ultimatum Austro-Hongrois et c’est pourquoi le déclenchement de cette guerre a été une grande surprise. Il peut aussi regarder une émission d’Arte sur le mariage de la fille de Guillaume II en mai 2013 “1913 – La dernière valse de l’empereur” qui indique que l’Allemagne se prévoyait une guerre proche. Il pourra aussi se rappeler le génocide des Hétéros en Namibie par l’armée allemande (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_H%C3%A9r%C3%A9ros) en 1904. Tous les prémisses du IIIième Reich y sont.
    L’analogie des situations entre 1914 et 2014 est trompeuse, ce ne sont pas les mêmes ressorts qui font agir nos maîtres.


    • Dommage Le 16 septembre 2014 à 13h33
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      Je vous encourage à lire un des 2 livres sur lesquels s’appuie l’auteur, “les somnambules” de Christopher Clarke, qui montre bien que TOUS les participants de 1914 s’étaient prévu une guerre proche.


      • Olivier Jacquemard Le 18 septembre 2014 à 19h53
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        Oui, tous était dans une course à l’armement dès 1910.Sulement avec une fois et demi moins de mobilisable, je ne vois pas la France en agresseur. D’ailleurs la guerre a eu lieu sur le territoire français et non allemand.
        Quant à renvoyer dos à dos, les protagonistes comme le fait le livre “Les somnambules” je ne suis pas d’accord. L’attentat de Sarajevo a lieu le 28 juin, l’ultimatum Austro-Hongrois est envoyé le 23 juillet, la Serbie accepte le 25 juillet 8 des 9 exigences (demande d’arbitrage international pour la participation de fonctionnaire autrichien en Serbie).


    • ioniosis Le 16 septembre 2014 à 16h55
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      en effet l’allemagne prévoyait le conflit , dans les dessous de la 1° guerre mondiale ,

      l’enjeux énergétique , pour l’allemagne , en voulant créer une ligne berlin -bagdad , pour l’acheminement du prétrole lui donnant domination sur l’empire anglais et sa flotte , donc à l’époque
      sur toutes les mers , est à mes yeux la cause principale du conflit , ensuite se greffent les causes
      dont fait état dans un commentaire plus bas “charles michael ”
      ce qui est trés étonnant , est que les livres d’histoires français ne parlent pas du bagdad-bahn ,
      peut etre la classe politique a-t-elle eue peur de révéler , que les poilus ne se sont pas battus pour la ligne bleue des vosges , mais pour éviter à l’allemagne d’être les maîtres du pétrole nouvelle énergie pour des moteurs à gas-oil à l’époque remplaçant les moteurs à vapeurs . croire que l’on se bat pour sa nation alors que l’on se bat pour les multinationales!
      http://explicithistoire.wordpress.com/2014/01/29/les-dessous-de-la-premiere-guerre-mondiale/


    • Atr Le 17 septembre 2014 à 23h03
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      Hum, enfin vu les massacres fait par les français dans les colonies idem pour les anglais,les japonais et autres, je trouve votre arguments pour justifier les prémisses du 3ème reich des 1914 un peu gros et simplistes. Enfin cela n est que mon avis.


      • Olivier Jacquemard Le 18 septembre 2014 à 19h37
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        Il vous suffit juste de regarder sur Wikipédia et/ou une des émissions. Sinon, renseignez vous sur l’occupation allemande dans le nord de la France pendant la guerre de 1914.


  8. BA Le 16 septembre 2014 à 08h18
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    Les Etats-Unis sont le suzerain. Les membres de l’Union Européenne sont ses 28 vassaux. Le suzerain et ses 28 vassaux forment un empire.

    Cet empire occidental peut durer encore quelques années, voire quelques décennies.

    Et puis, comme d’habitude, l’empire occidental s’effondrera.

    Que voyons-nous après l’effondrement d’un empire (Autriche-Hongrie, URSS, Yougoslavie, etc.) ?

    Après l’effondrement d’un empire, quand les poussières retombent, nous voyons les nations.

    L’empire occidental mourra, les nations occidentales survivront.

    Et après ?

    Après, de nouveaux neuneus apparaitront, et ils diront : “Tiens, j’ai une idée géniale. Et si on faisait une construction supranationale ? Ca serait super, hein ? Et puis surtout ça nous apporterait de la puissance militaire, de la croissance économique, des créations d’emplois et du progrès social.”

    Les peuples croiront les belles promesses de ces nouveaux neuneus, et ils voteront pour les nouveaux neuneus, et les nouveaux neuneus feront ENCORE UNE FOIS une construction supranationale.

    Et tout recommencera.


  9. chios Le 16 septembre 2014 à 11h16
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    Si je comprends bien, la “comparaison” entre 1914 et 2014, c’est:

    Autriche-Hongrie Russie
    Serbie Ukraine
    Allemagne Chine

    d’après Wikipedia:
    “La Première Guerre mondiale, déclenchée par l’ultimatum de l’Autriche-Hongrie au royaume de Serbie, sonne le glas de cet empire.

    Conformes au « Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » formulé dans le dixième des quatorze points du président américain Woodrow Wilson, les décisions majoritaires des assemblées représentatives de ces peuples, constituées lors de la défaite, remplacent la « Double-Monarchie » par sept « États-nations ». Les uns sont nouvellement indépendants : la Pologne et la Tchécoslovaquie. Deux pays latins sont simplement agrandis aux dépens de l’empire : le royaume d’Italie et le royaume de Roumanie. Enfin, la réunion des Slaves du Sud d’Autriche-Hongrie, de Serbie et du Monténégro aboutit à la constitution du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, future Yougoslavie.

    Ces profonds changements sont officialisés par la signature des traité de Saint-Germain et traité de Trianon qui consacrent la fin de l’Empire, l’interdiction pour les Habsbourg de résider en Autriche, mais aussi l’interdiction, pour les allemands d’Autriche, de s’unir à la République de Weimar, en dépit du fameux « Droit des peuples ». Ainsi l’Autriche elle-même devient une république, tandis que la Hongrie reste officiellement un royaume, à la tête duquel est instaurée une régence. Le territoire de la Hongrie est réduit des deux tiers et une partie des populations hongroises se retrouve sous administration étrangère.

    Russie et Chine battus
    Ukraine émergente.
    C’est, il me semble le scenario neo-conservateur?

    Quelle est la validité de la comparaison, Vienne au début du siècle, centre d’une brillante civilisation effectivement sur le déclin, et le Moscou d’aujourd’hui???

    Chine et Allemagne, oui, ça marche..
    Serbie Ukraine, j’ai besoin d’aide, là, car je n’y connais pas grand chose…


  10. David D Le 16 septembre 2014 à 12h40
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    Les guerres du passé, je ne suis déjà pas chaud pour les discours que j’entends à leurs sujets.
    Par exemple, la guerre franco-prussienne, les historiens attribuent de l’importance à la dépêche d’Ems, ce qui est hautement spéculatif, parce qu’il va falloir m’expliquer par a plus b les effets du remaniement et surtout parce que c’est le régime bonapartiste qui, alors qu’il aurait eu gain de cause sur le terrain diplomatique, a causé une multitude d’agressions à l’encontre de la Prusse avant la dépêche d’Ems, agressions qui sont les seules causes objectives ayant entraîné la guerre franco-prussienne.
    Pour la Première Guerre Mondiale, comme Chevènement à ce que j’ai pu remarquer sur une vidéo, je considère que l’Allemagne est de loin la principale responsable, alors qu’il y a une sorte de consensus pour attribuer des responsabilités égales à tous les principaux belligérants.
    Il y a à plusieurs reprises des faits allemands qui n’ont pas d’équivalent dans les autres pays lors de la première guerre mondiale. Ou bien il y a ce discours à la mode de voir la rapacité économique à la source de toutes les guerres et de concevoir un truc machiavélique anglo-saxon, ce qui à l’époque n’est pas pertinent.


  11. RARE Le 16 septembre 2014 à 12h41
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    Toujours cette manie anglo-saxonne (j’y inclus l’Australie bien sûr) de minimiser la place de la Russie tout en remarquant son importance au plan énergétique et militaire. Combien de remarques dévalorisantes et largement fausses (“en tant qu’alliée d’une Chine de plus en plus sûre d’elle et autoritaire, en tant que fournisseur d’énergie et de matières premières à la Chine, ou bien encore en tant qu’Etat en déliquescence”). Que la Chine profite de la situation délicate de la Russie actuellement, certainement, qu’elle soit autoritaire et cassante, ça c’est de la projection américano-occidentale: les chinois sont tout le contraire des américains: ils oeuvrent à l’extérieur dans la finesse et le moyen ou long terme (ce sont des joueurs de go pas des joueurs de poker). C’est pareil pour “Iran aigri et isolé”: encore et encore cette arrogance jesaistoutiste des USA et consorts. Quant à la comparaison avec 1914, pourquoi pas mais il faut relativiser: le risque de guerre nucléaire change de toute façon la donne. Plus loin on parle du risque d’implosion de la Russie: Ah! encore ces fadaises (que certains russes entretiennent faut dire): ça me rappelle les propos alarmistes sur les manifestations à venir à Saint Petersbourg (“Poutine risque fort de perdre les élections et il y aura des manifestations gigantesques” ou bien “même s’il les gagne il y aura des manifestations organisées pour le faire tomber”, avec des cars remplis d’américains?). L’affaire de l’Ukraine a été et est tout bénéfice pour Poutine en Russie: il est devenu pour un temps quasiment intouchable. Peut-être aurait-il été en danger si les joueurs de poker en s’étaient pas précipités bêtement sur l’Ukraine pour tenter de déstabiliser Poutine. Ca montre à mon sens clairement que les dirigeants occidentaux sont d’une rare incompétence et n’ont manifestement aucune vision ordonnée de l’avenir.


    • Kiwixar Le 16 septembre 2014 à 22h34
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      Les dirigeants occidentaux sont en mode “panique” :
      – banques mortes ne survivant en apparence que par les magouilles comptables
      – système financier pouvant exploser à tout moment à cause des CDS
      – pétrole vendu à perte pour une bonne partie de l’industrie pétrolière, qui va faire faillite en premier?
      – populations au bord de l’insurrection, une étincelle à tout moment…
      – Occident quasiment sans ressources énergétiques, la bulle schiste US va popper
      – pays ayant des ressources (Russie, Irak, Syrie) beaucoup plus difficiles à gérer que prévu
      – l’ “illusion” de l’Occident en train de s’effondrer dans le monde

      Note : les Chinois (dont la science médicale traditionnelle est absolument exceptionnelle) ne jouent pas au jeu de go, mais au majong (rien à voir avec la version occidentale, c’est ardu) et une sorte de jeu d’échecs qui se joue sur les lignes. Ils sont souvent persuadés qu’ils jouent mieux au ping-pong car “leur cerveau est plus rapide que celui des occidentaux”…


    • Slavyanka Le 17 septembre 2014 à 11h55
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      “Toujours cette manie anglo-saxonne (j’y inclus l’Australie bien sûr) de minimiser la place de la Russie tout en remarquant son importance au plan énergétique et militaire.”
      C’est vrai, toujours cette détestable arrogance anglo-saxonne envers la Russie.

      Il y a une aussi autre phrase dans cet article : “La Chine regarde de plus en plus la Russie comme une puissance déclinante et non un partenaire stratégique.”
      Ils peuvent toujours rêver de l’effondrement et du déclin russe mais la Russie retombera toujours sur des pattes car elle a un énorme potentiel humain, spirituel, intellectuel et matériel.


      • RARE Le 18 septembre 2014 à 18h28
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        Tout à fait d’accord! Et s’il n’y avait qu’une preuve à apporter ce serait de rappeler ce qu’a été la résistance russe à l’envahisseur allemand pendant la guerre (l’armée allemande quand elle a attaqué la Russie était à son apogée: elle a été laminée en deux ans par l’armée rouge). Et cette résistance évidemment ne s’est pas limitée au côté matériel (même si l’effort russe en la matière défie l’imagination, avec par exemple le démontage des usines russes de l’ouest pour les remonter plus à l’est à l’abri des allemands etc.)


  12. Charles Michael Le 16 septembre 2014 à 12h46
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    Le système de comparaison de l’auteur souffre d’un fort biais pro-USA et en même temps d’une ignorance des raisons profondes de ce suicide de l’Europe, dont nous “fêtons le centennaire”, comme il se doit dans la discorde.
    Pour comprendre à peu près, il faut d’abord admettre que les puissances européennes étaient volontaires pour ce conflit:
    – la Russie tzariste pour affirmer sa puissance et canaliser les revendications sociales insurrectionnelles
    – l’Angleterre pour refuser à l’Allemagne une prépondérance européenne et limiter ses ambitions coloniales
    – la France pour récupérer sa ligne Bleue des Vosges et éliminer le concurent Allemand
    – l’Autriche-Hongrie pour en s’appyant sur l’Allemagne récupérer ses territoires perdus, notament en Ialie du Nord.
    – la Turquie pour repousser les coloniaux Anglais et Français qui louchaient sur son Moyen Orient.

    Cette première guerre mondiale se produit entre empires anciens décadents et nouveaux ou renouvellés, à la suite de la révolution industrielle et au moment du passage de la machine vapeur aux machines électriques et à la mobilité rendue possible par le pétrole.

    C’est là je pense ou une comparaison peut-être faite entre d’une part l’Empire hégémonique US appuyé sur ses colonies de l’Union Européenne, ses serviteurs Anglais (comprenant Canada, Australie et New Zeland) et Japonnais, enfin ses clients états-pétroliers enchainnés aux pétro-dollars.

    En face il y a deux entités nationales la Russie et la Chine:
    – la première posséde une immensité territoriale, les plus grandes réserves de ressources minérales (de pétroles et gaz particulièrement), une technologie souvent de pointe et le deuxième arsenal nucléaire.
    – la deuxième a les capacités financières (celles qui lui ont permis de coloniser pacifiquement une partie des richesses d’Afrique, du Canada, de Seatle, d’Amérique du Sud, etc..), une colossale population, une dispora dynamique et nationaliste; et ne l’oublions pas c’est la grande puissance qui ne fait pas partie du club des “Colonisateurs, impérialistes de race Blanche). Ce qui lui ouvre beaucoup de portes dans ce vaste monde où 6 milliards d’humains on eut à supporter l’application forcée de “nos valeurs”.

    Je reste consterné par l’abaissement du pays appelé jadis France des Lumières au statut extrémement médiocre de meilleur suiveur des claquements de doigts néo-libéraux, BAO, FMI, et maintenant Gattaziens.


    • Krystyna Hawrot Le 16 septembre 2014 à 17h05
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      Et n’oubliez pas non l’Est de l’Europe – de la Pologne à la Bulgarie en passant par les Tchèques, les Slovaques, les Roumains, les nations yougoslaves… le nationalisme d’Europe de l’Est était à son apogée. Ces peuples étaient murs et volontaires pour recouvrer leur indépendance perdue qui 400 ans auparavant, qui 123 ans (Pologne…)… et se reconstituer en Etats modernes. Alors franchement il n’y a pas que les Occidentaux qui décidèrent qu’il faut une guerre, mais également ces populations qui n’attendaient qu’une occasion – que les Empires se cassent la gueule.


    • ioniosis Le 16 septembre 2014 à 17h47
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      l’allemagne de 14 voulait faire le bagdad-bahn , oléoduc pétrolièr sur rail pour controler le robinet du pétrole , berlin-bagdad ,

      de nos jours la chine et la russie , ont conçues le tracé de la route de la soie , ce qui fait de ces deux pays un bloc
      puissant hors de controle des lobbies anglo-saxon . mettant en danger la monnaie verte le dollar.

      la vidéo de p.hillard est significative au sujet de la raison première de la guerre de 14.

      http://explicithistoire.wordpress.com/2014/01/29/les-dessous-de-la-premiere-guerre-mondiale/


    • Charles Michael Le 16 septembre 2014 à 18h34
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      Oui, vos remarques sont tout à fait justes; sur l’ambition allemande pour controler le pétrolé d’Irak, sur les révoltes et guerres d’indépendances après la révolution d’octobre 17 et la paix séparée, l’accord Brest-Litsvok de mars 18, etc…

      je voulais faire court.
      pour arriver à la comparaison aujourd’hui d’un empire et ses satellites en déclin, le pétrole (ou gaz) comme mobile fondamental de cette stratégie anti-russe, même si pour la Pologne et les Baltes il y a bien sur un lourd et vieux contentieux historique.
      mais on peut y voir aussi la perpétuation de la politique UK, depuis la Reine Elisabeth 1, contre toute unité hégémonique en Europe continenetale. Un syndrome repris par les USA.

      et c’était un peu aussi le sens des craintes exprimées par E. Todd: une Allemagne (gouvernant seule suivant ses règles une UE déliquescente), forcément en compétition, qui est une forme de conflit, avec l’axe US-UK.


      • Van Le 17 septembre 2014 à 01h06
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        personne s’était demandé pourquoi le kalifa de letat islamique regroupe lest de la Syrie et louest de lirak , cest parce que cela représente un couloir direct reliant les ressources gaz pétrole darabie saoudite et des pays du golf a la Turquie ( porte de leurope ), et donc le gaz acheminer a leurope concurrencera directement celui de la Russie , les guerres dans ces région ne sont ni confessionnelle ni pour la démocratie mais bien économique et géostratégique pour affaiblir l’influence de la Russie en Europe .
        vu que les mercenaires terroriste nont pas pu accomplir cette mission les américain reprennent les commande avec leur angélique plan anti terroriste , les irakiens ( Moqtada al-Sadr ) ont menacé est usa si ils revenaient ……… to be continued .


        • Van Le 17 septembre 2014 à 01h48
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          après ont peut remarquer que tout les protagoniste de ce plan machiavélique ont tous rapidement intégrer la coalition anti terroriste américain . chacun sont propre intérêt :
          usa et uk , empêcher une hégémonie continentale europeen eurasiatique .
          Turquie pétrole gaz bon marché .
          allemagne plan berlin bagdad reussi .
          israel eliminer tout les etat limitrophe .
          france rien a part jouer au caniche , et détruire les lien historique avec la Russie et perdre son influence au moyen orient ( merci francois ) .


          • sadsam Le 17 septembre 2014 à 12h55
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            @merci Van

            Le plan Berlin-Bagdad, cela nous ramène encore une fois avant la première guerre mondiale.

            Pour les pipe lines, Pepe Escobar qui écrit dans “Asie Times on line” a rédigé un ouvrage sur le “pipelinistan”. Je ne l’ai pas lu mais je crois que c’est très intéressant.


  13. sadsam Le 16 septembre 2014 à 13h47
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    Ceux qui ont des loisirs peuvent toujours lire ou relire “Les 39 marches” (1915) de John Buchan, qui a travaillé pendant la 1ère GM dans les services secrets britanniques.
    Opportunément réédité par la Petite bibliothèque Ombres en 2011.


  14. perceval78 Le 16 septembre 2014 à 13h49
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    pas inutile pour mediter les longues soirées d’hiver
    =
    https://twitter.com/jmalvpal/status/511404289382944768/photo/1
    =


  15. perceval78 Le 16 septembre 2014 à 13h53
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    Super c’est signé , akiev et a bruxelles!!! j’étais un peu inquiet, maintenant vous êtes sois bleu (Systeme) soit rouge (Anti-système), les rouges sont sous représentés
    =
    https://twitter.com/poroshenko/status/511828599192948736/photo/1
    =
    https://twitter.com/EP_President/status/511826896666234880/photo/1
    =
    http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20140915IPR62504/html/European-Parliament-ratifies-EU-Ukraine-Association-Agreement
    =
    Retweeted by Geoffrey Pyatt
    MFA of Ukraine ?@MFA_Ukraine 38m
    Ratification of the Association Agreement with the EU-a farewell to post-Soviet #Ukraine and the birth of a new European state #UkraineEU

    Retweeted by Aurimas Taurantas
    RFE/RL ?@RFERL 1h
    Ukraine and EU ratify Association Agreement meant to tighten political and economic ties between Kyiv and the bloc. http://bit.ly/1AR0Bno

    Manfred Weber ?@ManfredWeber 28m

    #EU sends signal of support to people in #Ukraine. Big majority for #AssociationAgreement in the @Europarl_EN. @EPPGroup


  16. Jérôme Le 16 septembre 2014 à 13h56
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    L’un des plus beaux articles qui nous ait été donné de lire sur ce site depuis longtemps…

    Merci pour ça Olivier.


  17. perceval78 Le 16 septembre 2014 à 14h10
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    Detail sur l’armée russe vue coté francais en 1914
    =
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6558342n.r=kiev+AND+16+AND+septembre+.langFR
    =
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564635k.r=kiev+AND+16+AND+septembre+.langFR
    =
    16 09 1914 super nouvelles : nos troupes progressaient sur l’aile droite, l’aile gauche et au centre,
    l’armée russe idem en Galicie
    =
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k253941z.r=humanite%2016%20AND%20septembre%20and%201914.langFR
    =
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k253941z/f1.texte.r=humanite%2016%20AND%20septembre%20and%201914.langFR
    =
    je sens confusément que cette guerre va durer moins d’un mois, le Kaiser nous implorera a genou et acceptera toutes nos conditions,
    Vive la France, Vive la Russie ….

    en marche vers la Vérité qu’y disaient …
    =
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k253941z/f1.texte.r=humanite%2016%20AND%20septembre%20and%201914.langFR
    =


  18. cedric Le 16 septembre 2014 à 15h24
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    Bonjour
    Lien intéressant vers Acrimed, très bon site d’information des médias.
    http://www.acrimed.org/article4441.html


  19. lephil Le 16 septembre 2014 à 16h19
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    La première guerre mondiale a été l’aboutissement d’une mondialisation basé sur la politique de la canonnière dans un premier temps les différentes nations où empire européens s’affrontèrent sur tout les continents sauf sur le leur mais en situation bloquée économiquement par besoin d’ approvisionnement en matière première, ils n’eurent le choix de l’affrontement.

    Il va se passer la même chose même cause même conséquence sauf les acteurs auront changé dans un monde fini avec des matières premières nécessaire à l’activité économique des sociétés humaines de ce début de 21ème siècle la part de gâteau sera de moins en moins importante les politiques confrontés à une demande du toujours plus de leurs électeurs respectifs ne pourront qu’adopter une fuite en avant et donc à une confrontation avec un sois disant ennemi car ” il est plus facile de se battre contre un ennemi étranger que contre ses compatriotes”


  20. languedoc 30 Le 16 septembre 2014 à 17h14
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    C’est totalement hors sujet, mais c’est la seule information qui m’a fait rire aujourd’hui.
    Ca c’est passé hier, à l’issue du sommet de l’OCS, un journaliste a demandé à V. Poutine ce qu’il avait à dire sur la liste noire de l’Occident, (liste, faisant partie des sanctions anti russes,ou figure, notamment, des hommes et des femmes politiques russes, très haut placés, dont on a bloqué les comptes bancaires à l’étranger et à qui l’on a interdit les voyages dans les pays occidentaux.).
    Poutine a répondu : “Je salue ces décisions. Moins nos responsables politiques iront se promener à l’étranger et plus ils s’occuperont des affaires en cours, mieux ce sera. Cela concerne de la même façon, les députés du parlement fédéral, qui devraient parler plus souvent avec leurs électeurs et ne pas aller se dorer la pilule dans les stations balnéaires à l’étranger”.
    Autrement dit : merci l’Amérique pour les sanctions.


  21. vérité2014 Le 16 septembre 2014 à 17h21
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    Ca chauffe à KIEV:

    livestream

    Egg pelting, tires on fire: Right Sector rallying at Ukrainian parliament

    http://rt.com/news/188220-ukraine-rada-unrest-fire/


  22. Crapaud Rouge Le 16 septembre 2014 à 19h17
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    Dans le titre, au lieu de “l’Ouest risque de créer“, il fallait dire : l’Ouest est en train de créer… D’abord parce que “l’Ouest” est lui-même en train de se constituer en “bloc”, (celui dans lequel le reste du monde ne peut plus faire confiance), ensuite parce que les Russes, devenus malgré eux les principaux acteurs du changement, ne feront pas marche arrière. Ils ont compris. Les US non plus, ne feront pas marche arrière, mais pour la raison inverse : ils n’ont toujours rien compris. Ils voulaient tuer dans l’œuf l’Eurasie de Moscou à Lisbonne, ils auront l’Eurasie de Moscou à Hong Kong. Ce ne sera pas un mariage d’amour mais de nécessité.


    • languedoc 30 Le 16 septembre 2014 à 21h03
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      Les américains, avec de la diplomatie et de l’intelligence, auraient pu se faire une partenaire et une alliée de la Russie, au lieu de s’en faire une ennemie. Quel ensemble cela aurait fait : les EU plus l’Europe de Lisbonne à Vladivostok, ça laisse rêveur. Mais les EU sont incapables de traiter d’égal à égal et ne comprennent que le rapport dominant dominé, persuadés qu’ils sont d’avoir reçu de dieu le droit de diriger le monde.


      • Van Le 17 septembre 2014 à 21h53
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        les usa ne veulent pas d’amis mais veulent des subordonnés , il ni ya pas damitier entre les nations mais des intérêt , non seulement les usa ne partage aucun intérêt avec la Russie mais elle est sa rivale .
        jespere seulement que les zunien ne feront pas de connerie avec leur plan antiterroriste parce que ya un paquet de pays la bas qui veulent en découdre avec elle , ca sera la dernière fois que ce pays y mettra les pied .


  23. Sumbawa Le 16 septembre 2014 à 19h36
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    Article intéressant hormis qu’en gros, on présente la Chine comme un adversaire dans les bras de laquelle on pousse la Russie. Alors que je pense la Russie est un pont ( économique, culturelles, etc…) entre l’Europe et la Chine/Inde/ Asie sud est.


  24. vérité2014 Le 16 septembre 2014 à 20h58
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    Médias menteurs en Belgique aussi..et voici la sanction des ‘ex’ lecteurs.

    Le lectorat de la presse quotidienne francophone s’effondre

    La presse quotidienne francophone, que ce soit en version papier ou digitale, a perdu plusieurs dizaines de milliers de lecteurs en un an, ressort-il mardi des chiffres du Centre d’Information sur les Médias (CIM). Le Soir, La Dernière Heure et La Libre s’effondrent. Seuls Sudpresse et L’Avenir ont vu leur lectorat progresser au cours des douze derniers mois.

    La presse quotidienne francophone payante rassemble 1,547 million de lecteurs, selon le CIM.

    Le classement est toujours dominé par Sudpresse, avec 547.600 lecteurs quotidiens, en hausse de 11.700 unités, devant L’Avenir (455.600, +3.000).

    Tous les autres titres reculent. Le Soir perd 80.800 lecteurs à 370.300, La Dernière Heure en perd 45.400 à 353.900, La Libre en perd 26.200 à 163.200 et L’Echo en perd 7.500 à 45.800.

    Même le quotidien gratuit Metro chute lourdement à 465.200 (-38.100).
    http://www.lesoir.be/656051/article/actualite/fil-info/fil-info-economie/2014-09-16/lectorat-presse-quotidienne-francophone-s-effondre

    A force recopier AFP,de faire de la propagande pro EU/OTAN..les lecteurs ne sont pas tous stupides.


    • grob Le 17 septembre 2014 à 12h44
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      La Libre entre-t-il vraiment dans le cadre des journaux propagandistes ? Je crois y avoir souvent lu des articles nuances mais j’avoue etre peut-etre trompe par les liens sur lesquels on clique rapidement…
      Il faudrait voir aussi si ce n’est pas pour aller lire des choses encore pires (je ne connais pas l’Avenir et Sudpresse).


  25. vérité2014 Le 17 septembre 2014 à 01h20
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    République bananière d’Ukraine, épisode 5, saison 2.

    http://www.realpolitik.tv/2014/09/republique-bananiere-dukraine-episode-5-saison-2/


  26. vérité2014 Le 17 septembre 2014 à 02h18
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    Pravy Sektor Coup as ISIS Scenario: NATO to Feign a ‘Unilaterial’ Alliance With Russia.

    http://syncreticstudies.com/2014/09/15/pravy-sektor-coup-as-isis-scenario-nato-to-feign-a-unilaterial-alliance-with-russia/


  27. Patrick Luder Le 17 septembre 2014 à 08h42
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    La destruction des “twin Towers”, volontaire ou non, à joué à fond sur l’émotionnel des peuples et à contribué à faire accepter les guerres quelles qu’elles soient. Ce n’est plus que par l’émotionnel que les personnes formatées par l’électronique permanent arrivent encore un peu à réagir (réagir est un peu fort, je dirais plutôt sortir un court laps de temps de leur torpeur permanente. La réaction émotionnelle est bien pratique, car elle ne perdure pas et peut être remplacée par une autre (nouvelle) réaction émotionnelle. Rechercher la vérité sur ce genre d’événements est voué à l’échec, mais on peut essayer de sauvegarder (sur support papier) les événements qui pourront être revus ultérieurement.


  28. grob Le 17 septembre 2014 à 12h39
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    une reaction russe au comportement europeen parue dans le FT : http://www.ft.com/cms/s/0/05770494-3a93-11e4-bd08-00144feabdc0.html#ixzz3DZISL0cV

    J’aime bien ce passage, qui aurait peut-etre eu plus sa place sous l'”article” de libe : “State propaganda plays a role, but Russians have access to western media via the internet and the more of it they see the more they unite around the Kremlin. This is no time for denial: westerners need to understand how their governments made a potential foe out of what was once an aspiring ally. Russia will not yield. This has become a matter of our nation’s life and death.”


    • sadsam Le 17 septembre 2014 à 13h35
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      @Vérité 2014 et Grob,

      Merci pour ces excellents liens. A lire et à méditer.


  29. RARE Le 18 septembre 2014 à 18h15
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    Il m’est venu soudain un rêve (mais peut-être est-ce une réminiscence de choses lues ici ou ailleurs). C’est peut-être aussi un peu au-delà de l’article, qu’on me pardonne:
    Et si la seule possibilité pour Porochenko de s’en sortir (et aujourd’hui il joue sa vie) était de s’allier avec V. Poutine pour faire cesser cette guerre fratricide, se débarrasser des nazillons ukrainiens et de certains oligarques intenables et des diktats occidentaux (ainsi que des mercenaires étrangers). De toute façon, tout est perdu sinon: l’Europe n’aidera pas financièrement l’Ukraine sauf à sacrifier trop de choses (ou de gens plutôt) alors que la Russie l’aidera sans doute à se reconstruire si l’Ukraine revient même partiellement sous l’aile russe, et si une large autonomie est accordée à l’est du pays. Porochenko a tout à y gagner (sauf en occident; mais ça existera encore longtemps ce truc?) et il n’est pas idiot: il pourrait rester président, être presque considéré comme courageux au plan politique, effacer plus ou moins ses casseroles (vous allez me dire : oui et toutes les victimes innocentes? Ce ne serait pas la première fois qu’elles seraient “oubliées” dans une solution politique). Toutes les cartes ne sont-elles pas, une fois de plus, entre les mains de V. Poutine?


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