Je reprends cet excellent article de Marianne

Le ministre du Redressement productif a essayé de mener la charge contre l’administration. Avant de se raviser. Le rapport de force n’était vraiment pas en sa faveur.

(WITT/SIPA)

(WITT/SIPA)

Pour Arnaud Montebourg, il y a deux sortes de hauts fonctionnaires à Bercy : les bons, qu’il appelle sa «garde noire» – les bataillons de la direction de l’Industrie -, et les méchants, qui grouillent à la direction générale du Trésor. Dans son grand bureau du 3e étage de Bercy, le héraut du redressement productif ne manque pas de glisser une vacherie sur cette administration – sise, elle, au 5e étage . Ainsi, devant Marianne, le ministre brocarde-t-il ce «Trésor toujours réticent» et, à des confrères de l’Express, il déclare carrément que, dans son «orientation clairement ultralibérale», le Trésor n’était «pas loyal avec la pensée du gouvernement». Bigre ! Accuser les hauts fonctionnaires de contrer la volonté des politiques, quelle pire injure – hors la corruption – pour des agents publics ?

Le Trésor n’est pas n’importe quelle administration. La prévision, le financement de l’activité, la gestion des entreprises publiques, les affaires économiques européennes et internationales…, tous ces dossiers passent par les mains de ces hauts fonctionnaires avant d’atterrir sur le bureau des ministres. C’est le lieu par excellence de l’influence en matière de politique économique. De Jean-Claude Trichet qui présida neuf ans la Banque centrale européenne à Xavier Musca, secrétaire général de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, en passant par Jean-Pierre Jouyet, l’actuel directeur général de la Caisse des dépôts, ou Emmanuel Macron, actuel secrétaire général adjoint de l’Elysée, tous y ont fait leurs classes. S’attaquer au Trésor, c’est mettre un coup de pied dans la fabrique à conseillers du prince.

Pourtant, dans le nouveau pouvoir, il se trouve désormais quelques esprits pour pilonner la très prestigieuse administration. «Le Trésor s’est construit par la proximité, presque la consanguinité, de cette direction avec des banquiers d’affaires. Cela marque l’idéologie qui règne dans cette partie de Bercy, bien davantage que les engagements politiques de certains de ses membres», explique un ex-haut fonctionnaire des finances. Un membre du cabinet de Fleur Pellerin renchérit : «Quand on dit : on va taper là, certains freinent des quatre fers parce qu’ils espèrent pouvoir pantoufler ensuite dans la banque ou n’importe quel autre secteur du privé. C’est dingue !»

«IL FAUT TAPER SUR LA TABLE»

Si quelques langues se délient – souvent en off -, c’est bien Arnaud Montebourg qui mène en tête cette chasse au Trésor. Et l’épisode de la constitution de la Banque publique d’investissement (BPI) a concrétisé l’affrontement feutré entre le «3e étage» et le «5e étage». Le Trésor conseillait à Pierre Moscovici, maître d’oeuvre du chantier, que la BPI soit centralisée à Paris, Montebourg, lui, voulait une identité régionale, plus proche des PME. «Heureusement, j’ai gagné des arbitrages à Matignon et à l’Elysée», note ce dernier avec un certain délice. «C’est toujours comme ça avec eux, abonde un membre de son cabinet : ils commencent par dire “C’est pas possible”. Il faut taper sur la table pour qu’ils acceptent un autre point de vue que le leur. Mais, ensuite, ils bossent.»
A l’occasion de «l’affaire Matthieu Pigasse», la tension plutôt politique a pris un tour paroxystique et personnel pour Arnaud Montebourg. Insupportable, pour cet ancien avocat, pourfendeur de la corruption, de s’entendre accuser d’avoir favorisé la banque Lazard pour remercier Matthieu Pigasse de l’embauche de sa compagne aux Inrocks. «Arnaud a été très meurtri par cette histoire de cornecul de conflit d’intérêts, convient un député proche de Pierre Moscovici. Or, c’est la direction du Trésor, qui gère la tutelle de l’Agence des participations de l’Etat, qui a organisé l’appel d’offres lors duquel Lazard fut sélectionné. Les passerelles entre banquiers d’affaires et “trésoriens” sont tellement nombreuses : il est possible que ces derniers ne se soient même pas posé la question des risques qu’ils faisaient courir à Montebourg en choisissant Pigasse – ancien du Trésor, au passage.» Le ministre du Redressement productif aurait demandé à voir les e-mails échangés entre les cabinets des ministres et les services. Il s’est étranglé lorsqu’il s’est aperçu que tous ses messages confidentiels étaient adressés en double à Jean-Dominique Comolli, l’ancien directeur de l’Agence des participations de l’Etat, débarqué à sa demande !

ON NE TOUCHE PAS AU TRÉSOR

Mais on ne touche pas au Trésor, encore moins à son patron, Ramon Fernandez. Pierre Moscovici, qui a seul la main sur cette administration, l’a rappelé sèchement en envoyant une missive proprement extraordinaire aux hauts fonctionnaires du 5e. Le ministre de l’Economie, désavouant son collègue, les assure de sa «confiance en leur loyauté et en leur compétence». Il ajoute : «L’expertise et l’intégrité de la direction du Trésor sont connues et respectées. Depuis mon arrivée, j’ai pu vérifier combien cette réputation d’excellence est méritée et légitime.» 

C’est que Ramon Fernandez a su très vite se rendre indispensable. C’est lui qui prépare les Conseils des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne (Ecofin), les réunions aux enjeux les plus stratégiques. Indispensable à Moscovici, Fernandez l’est aussi au chef de l’Etat, car il est la mémoire de l’Etat français au niveau des négociations économiques internationales. Nommé en 2009 pour succéder à Xavier Musca parti à l’Elysée -avec qui il formait un duo inséparable -, il a suivi tous les épisodes de la crise financière dans le sillage de Nicolas Sarkozy. Cela ne pose aucun problème à l’actuel président de la République. Dès avant son élection, François Hollande confiait en privé que les hauts fonctionnaires, hors la police et la justice, n’avaient rien à craindre de l’alternance, pourvu qu’ils aient le sens de la République… Depuis le 15 mai, le directeur général du Trésor est de tous les sommets, comme auparavant.

Le tandem d’hier avec Musca est reconstitué avec le sherpa présidentiel de gauche, l’ex-inspecteur des finances, ex-banquier d’affaires – et ex du Trésor ! – Emmanuel Macron… Il a même pris du galon, puisqu’il est désormais en charge de trouver des propositions communes avec les Allemands sur l’Europe. Apprécié à l’Elysée, Ramon Fernandez l’est aussi des milieux financiers. La chose est peu connue : des représentants des grands fonds d’investissement et des agences de notation financière ont fait passer discrètement le message auprès de François Hollande, avant son élection : «Vous allez changer de ministre de l’Economie, mais gardez-nous le directeur du Trésor avec lequel nous avons pris l’habitude de converser.» Une véritable assurance vie !

Après avoir mené la charge, Arnaud Montebourg amorce, depuis quelques jours, une retraite en bon ordre. Ainsi, au ministère du Redressement productif, fait-on remarquer que la directrice adjointe du cabinet vient justement du Trésor, preuve que «cette administration peut bouger et s’habituer au ministre»… De plus, la machine intellectuelle Fernandez impressionne, et «malgré son logiciel libéral, on peut travailler avec lui». Un petit air de résignation. Comme si le flamboyant ministre se rendait compte du rapport de force réel. Il faut dire qu’il est bien isolé, Arnaud Montebourg, à Bercy. Non seulement il commande à peu de fonctionnaires du paquebot, mais, politiquement, il est marginalisé : «Fleur Pellerin, déléguée aux PME, Geneviève Fioraso, à la Recherche, et Nicole Bricq, au Commerce extérieur, sont trois ministres avec lesquelles il est censé travailler étroitement. Et ce sont toutes trois des copines de “Mosco”», note un député ami. Qu’importe, Arnaud Montebourg assure qu’il veut demeurer à ce poste cinq ans. C’est long, cinq ans !


La réaction de Moscovici à cette attaque très juste et pertinente (surtout pour ceux qui connaissent en effet un peu la Direction du Trésor !) a été évidemment pleine de courage :

Dès ce vendredi matin, le premier, ministre de l’Economie et des Finances, a fait parvenir à tous les personnels de la direction du Trésor un courrier daté du 27 septembre les assurant de son soutien. L’ancien directeur de campagne de François Hollande y souligne “la loyauté” et la “compétence des équipes du ministère, et de la Direction du Trésor en particulier”. “L’expertise et l’intégrité” de ces fonctionnaires sont “connues et respectées”, ajoute-t-il.

Le ton de la missive est dithyrambique. “Depuis mon arrivée au ministère, J’ai pu vérifier combien cette réputation d’excellence est méritée et légitime”, écrit Moscovici.

Cette incroyable lettre est consultable ici


Pourquoi est-ce que je vous parle de ceci aujourd’hui ?

C’est en lien avec un sujet qui me tient à coeur : la séparation des activités bancaires.

Et devinez-quoi ? Le Trésor est en train de torpiller cette mesure portée par François Hollande durant la campagne, comme l’a souligné l’excellente Lettre A :

A suivre…

70 réponses à [Article] Montebourg à la chasse au Trésor ! + Moscovici cède aux banquiers

  1. alain maronani Le 25 octobre 2012 à 04h12
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    Que peut-on attendre de Moscovivi qui présidait (préside ?) le cercle de l’Industrie (fondé par nul autre que Strauss-khan…).

    Malgré la mégalomanie et les effets de manche de Montebourg, c’est probablement lui qui a raison…

    La “brillance” des hauts-fonctionnaires francais ne peut faire oublier leur formattage néo-libéral et leur désir d’aller à terme se goinfrer dans les organisations qu’ils étaient censés piloter ou contrôler…..

    Il y a une seule solution à ce merdier;

    Fermer l’ENA et organiser un concours pour les postes de haut-fonctionnaires administration par administration (Conseil d’Etat, Cour des Comptes, Finances, etc.)
    Supprimer certains corps d’état qui sont des lieux ou l’on se partagent les futures prébendes (Inspection des Finances, Corps des Mines, Ingénieur de l’Armement, etc.).
    Interdire les mises en disponibilité, sauf pour les cabinets ministériels (vous servez l’état ou le privé, mais pas de passages de l’un à l’autre).
    Imposer des règles strictes de délai avant de pouvoir travailler du secteur public au secteur privé (cinq années de carences) et assortir ces règles de pénalités financières suffisantes pour rendre l’aventure impossible.

    Cette caste de hauts fonctionnaires est vraiment une maladie franco-francaise et je ne connais pas d’équivalent ailleurs…quand l’on voit Juppé qui se ramasse depuis des années, sa retraite d’inspecteur des Finances, qu’il a fait valoir à 55 ans en passant, en étant en permanence détaché de son corps d’origine, pour s’occuper du RPR et de ChiChi…


    • Téji Le 25 octobre 2012 à 09h23
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      solution tentante, mais qui prendra des années (décennies ?) pour avoir des effets, vu la contagion…


    • Tikehau Le 25 octobre 2012 à 11h35
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      Tout à fait d’accord avec le fait que les très hauts fonctionnaires appliquent des politiques néo-libérales. Celles-ci sont encouragées par des commissions européennes aux représentants non élus.

      Ils devraient être les garants impartiaux des prérogatives de l’administration de l’état français mais ils sont et seront amenés un jour ou l’autre à pantoufler dans le privé en guise de bâton de maréchal.

      Vous avez dit “Conflit d’intérêts ?”


  2. Incognitototo Le 25 octobre 2012 à 04h26
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    Montebourg est vraiment pitoyable… Qu’est-ce qu’il fait dans ce gouvernement ? Il est bien de la même race que tous les opportunistes politiques qui ne visent qu’à avoir les bonnes places…
    S’il espère avoir un destin national, il se trompe… il a eu une fois ma voix au primaire… et c’est tout ce qu’il aura jamais de moi… Il n’est vraiment plus crédible… définitivement…


    • Christophe Vieren Le 25 octobre 2012 à 16h45
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      Pareil, il a eu ma voix aux primaires. Ce n’est pas pour lui que j’ai voté mais pour les idées qu’il défendait alors. Il est pitoyable, voire traitre (si il était honnête et sincère, il aurait déjà claqué la porte et fui vers un autre parti de gauche). Mais cela était attendu.
      Donc si c’était à refaire je recommencerais car entre six maux, il faut choisir le moindre. Ainsi est la politique, la chaise vide n’étant pas possible.


  3. Patrick Luder Le 25 octobre 2012 à 06h36
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    C’est un monde de pistonnés !

    et ils ont le choix entre …

    devenir des lèche-bottes,

    ou

    devenir des lèche-culs.


    • Patrick Luder Le 25 octobre 2012 à 06h39
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      C’est plus de la polie-tique,

      c’est de la spoile-lie-tisse.


  4. Bruno L Le 25 octobre 2012 à 08h43
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    Bonjour

    Juste 2 petites réflexions d’humeur (mauvaise).

    1) Pourquoi appeler Banque Publique d’Investissement un établissement qui n’est pas une banque: est-ce pour réhabiliter les banques, ou pour montrer l’amateurisme de ceux qui nous gouvernent

    2) Sur les 38 ministres dont la France dispose – c’est beaucoup – il n’y en a qu’un (ou plutôt une) qui ait travaillé dans une entreprise. Je n’ai rien contre les fonctionnaires, les avocats, les médecins, mais quand même … Et la querelle entre le 3ème et le 5ème étage n’annonce rien de bon en ce domaine non plus. Envoyons nos hauts fonctionnaires quelques années dans des PME, ils comprendront peut être un peu mieux ce si se passe.

    Histoire de détendre l’atmosphère, je m’étonne que personne n’ai encore suggéré que l’Ayraultisme ne se portait pas très bien, en ce moment.

    Cordialement, B.L.


    • Téji Le 25 octobre 2012 à 09h19
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      après la politique façon DSK, l’Ayraultisme, un mot à retenir 😀


      • step Le 25 octobre 2012 à 09h36
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        ça chauffe côté Ayraultisme en ce moment oui.


    • XtrMiX Le 25 octobre 2012 à 10h38
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      Je n’ai rien contre les mots d’humeur mais il serait souhaitable que la droite arrête de juger ce gouvernement sur la forme et se mette à discuter du fond… Il y a déjà tellement de chose à débattre sur le fond!


      • Bruno L Le 25 octobre 2012 à 11h31
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        Puisque je suppose que XtrMix – beau pseudonyme, pour ma part se cacher n’a jamais été mon truc – s’adresse à moi, m^me si je ne représente sûrement pas la “droite”, ni même “une droite” – je m’efforce pour ma part de ne parler que du fond.

        Le fond, c’est aussi lorsque des personnes qui n’ont jamais travaillé en entreprise, ou alors dans des très très grandes entreprises pensent mieux savoir que des entrepreneurs comment il faut tenter de redresser la France. Le fond c’est aussi lorsque l’on appelle banque un établissement qui n’a rien d’une banque. Mais la BPI, en soi, ne peut être une bonne idée.

        Le fond c’est lorsque l’on feint de croire que l’on va rembourser des dettes publiques, qui ne seront jamais remboursées.

        Le fond, c’est de penser que l’on peut s’en sortir dans le cadre de traités européens qui ligotent toute initiative “locale”, telle la marinière d’Arnaud.

        Bien à vous,

        B.L.

        Echangeons donc des arguments, plutôt que des jugements sur telle ou telle arrière pensée que pourrait avoir tel ou tel contradicteur.


        • joséphine Le 27 octobre 2012 à 13h08
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          Je ne vois pas non plus d’ouvriers ni de paysans, ni d’instituteurs, ni d’infirmiers, ni d’éboueurs, ni….dans ce gouvernement, ni d’en d’autres.


      • Larissa Le 01 novembre 2012 à 19h55
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        Juger un gouvernement sur le fond, encore faudrait-il qu’il en ait un ! C’est la politique du chat crevé au fil de l’eau. Des moulins qui s’agitent en faisant croire qu’ils comprennent et maîtrisent la situation ! Sa direction est mauvaise de 180° avec ce qu’il convient de faire : foutre dehors la moitié de nos fonctionnaires et faire cesser toutes ces rentes de situation que sont les grand corps et leurs avantages et retraites dorées sur tranche. C’est pas la peine de mettre la bouche en cul de poule offensée : cette bande de bras cassés, oui, on a le droit de les vilipender ! Entre la écololo qui a les dents qui rayent le parquet et prête à renier les siens pour un marocain, et la cinéaste de troisième zone liposucéeliftée qui a pour double avantage d’être un femme et d’origine étrangère, mais surtout d’être au crépuscule de l’intelligence comme presque tous ces collègues : et il faudrait se taire ?


    • alain maronani Le 25 octobre 2012 à 15h10
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      Le gouvernement précédent ne comportait pas beaucoup (pas plus) de gens avec une expérience d’entreprises ou d’entrepreneurs…

      Ceci dit quand on voit aux USA Paulson, ancien CEO de Goldman Sachs, agir en tant que secrétaire du trésor en 2007-2009, le sauvetage de AIG, etc, je ne suis pas sûr que tout ceci soit un progrès considérable…ni une garantie d,efficacité.

      C’est vrai que des stages en PME ne seraient pas mal pour nos hauts fonctionnaires (on ne va pas les faire travailler à la chaîne comme Simone Weill quand même….).


  5. beconomicus Le 25 octobre 2012 à 08h46
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    Erruer de copier/coller dans mon post le bon est le suivant:
    ——————————————
    Bonjour,
    je profite de ce forum pour lancer un appel à candidatures, s’il est publié:
    Je cherche encore 2 volontaires pour constituer le bureau d’un association,
    au sens du droit francais, des futures parties civiles victimes de la manipulation du taux de l’Euribor.
    Peut etre avez vous un prêt à taux variable? Dans ce cas il est très probablement indexé sur l’Euribor,
    et votre taux a donc été victime d’une manipulation entre 2008 et aujourd’hui.
    On essaye de faire croire que le Libor et l’Euribor ne sont pas liés masi c’est faux:
    Et moi aussi j’ai un pret indexé sur l’Euribor, qui a aussi été manipulé car il
    inclue nombre de banques entrant dans la composition du Libor;
    http://www.pearltrees.com/#/N-s=1_5594834&N-fa=3048420&N-u=1_324599&N-p=51168858&N-play=1&N-f=1_5594834
    http://www.euribor-rates.eu/panelbanks.asp
    http://en.wikipedia.org/wiki/Libor
    beconomicus ate gmail.com
    Cordialement
    ——————————————


    • titi91 Le 25 octobre 2012 à 09h13
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      Je ne pense pas que l’on puisse parler de “victimes”, vu que le taux a été manipulé à la baisse.
      Sauf à vouloir absolument payer plus cher son crédit au banquier, par souci d’honnêteté…


      • Bruno L Le 25 octobre 2012 à 10h56
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        Attention, on peut gagner sur des taux à la baisse, si on a l’information avant les autres: cela s’appelle un délit d’initiés.


        • chris06 Le 25 octobre 2012 à 11h13
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          oui, mais, contrairement à ce que pense beconomicus, les “victimes” ne sot pas du côté des emprunteurs.


      • beconomicus Le 25 octobre 2012 à 21h46
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        D’après mes infos le taux a été manipulé à la hausse: quelles sont vos sources?
        Cordialement


    • Surya Le 25 octobre 2012 à 11h32
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      Il y a eu de la fraude sur l’euribor ?


    • TZYACK Le 25 octobre 2012 à 13h54
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      Que réclamer alors que le taux de mon prêt immobilier capé, indexé sur l’Euribor à 3 mois, est passé sous les 2%, ce qui n’aurait pas été le cas avec l’Euribor à 12 mois ?


  6. Magyare Le 25 octobre 2012 à 08h56
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    Sens: Groupe de personnes d’une société le plus distingué par ses qualités. Et bien, il me semble plutôt qu’au final, ces accointances entre “ces gens” là, nous amènent à la Loi de Murphy!!!
    En constatant que leur seule “qualité” est de voguer du public au privé, dans un but perso-lucratif ne leur donne plus le droit d’exercer et de percevoir un salaire puisque le travail qu’ils effectuent n’est pas dirigé vers le bien public mais seulement vers leur avantage personnel.


    • Magyare Le 25 octobre 2012 à 09h06
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      Je parlais de l’élite!!!excusez-moi pour l’erreur.Je ne suis pas du même niveau que les gens qui interviennent sur ce blog mais cela me ferai “mal” de me taire.Je pense qu’il y a une ressemblance frappante entre notre gouvernement et la Maffia, la seule différence, est qu’ils sont à visage découvert……….


      • step Le 25 octobre 2012 à 09h44
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        la maffia est une forme de gouvernance, et en l’absence d’état, elle institue des système sociaux. On peut donc être gouverné par la maffia, c’est donc une forme de gouvernement. Reste que toutes les formes de gouvernement ne se valent pas, et que notre système fournie une gouvernance ameillorée par rapport à la mafia. Il n’ y a pas de séparation entre structure criminelles et état, ou alors un état est une structure criminelle (elle a le monopole de la violence et de la contrainte) crée avec l’assentiment de la population. Dans tous les cas il en faut une car sinon l’état de nature se rappelle à l’humanité, et la nature ayant horreur du vide, sa fonction peut être rempli par tout et n’importe quoi, avec plus ou moins de conséquences (positives ou négatives).


  7. CLAUDE Le 25 octobre 2012 à 09h12
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    Du cirque que tout ceci.
    Pendant ce temps là, nous coulons.
    Au 3éme étage du navire, nos politiciens s’évertuent à faire des moulinets dans le grand luxe.
    Que M Montebourg s’occupe de réformer, comme il le souhaitait autrefois, en profondeur les tribunaux de commerce, une “mafia” dont personne ne parle plus.
    Mais voilà M Montebourg, ministre du redressement productif, en fait du vent, a obtenu son bâton de maréchal. Des renvois d’ascenseur avec M Pigasse : Que non, vous n’y pensez pas!
    La politique française est devenue une bouffonnerie dont il nous serait loisible de rire si nos concitoyens n’étaient pas chaque mois un peu plus frappés par la misère avec l’essor du chômage.
    Un lien faisant un état des lieux entre les gouvernements français et allemand au niveau des moyens. Le grand luxe prévaut chez nous. Le modèle allemand oui mais pas pour nos élites!
    http://liesidotorg.wordpress.com/


  8. JoeChip Le 25 octobre 2012 à 09h24
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    En fait, il y a des classes dominantes. Elles dominent. Mais il ne faut pas forcément y voir des intentions, ni même de la conscience de faire partie de telle ou telle classe : seuls les membres de la classe supérieure (“les 1%”) semblent pleinement conscients de ce rapport de domination et aussi de leur appartenance à une classe dominante.

    Analyser les actions des gens en termes d’intentions (d’avoir une part du gâteau ou de gagner de l’argent, etc), c’est en dire davantage sur soi que sur la réalité. Il ne faut pas croire que les classes dominantes voient la réalité de la même façon qu’un patron de PME, ou qu’un patron de PME est le seul à voir correctement la réalité.

    Par ailleurs, les dominants sont euphoriques, et les dominés sont déprimés. Entre les deux, on a les classes moyennes dont une bonne partie s’identifie de manière illusoire à la haute bourgeoisie.

    Bref; chacun voit son bout de réalité ; le problème est de réussir à prendre des décisions collectives ; pour l’instant, ce problème n’a aucune solution, on a juste réussi à éviter la dictature, en ayant un régime démocratique. Dont le défaut est que pour être élu il faut des qualités qui n’ont pas grand chose à voir avec celles qui sont nécessaires pour gouverner.

    On en est là. Ceux qui croient savoir comment progresser sont beaucoup plus nombreux que ceux qui le savent vraiment… S’il y en a…


    • TZYACK Le 25 octobre 2012 à 14h05
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      Démocratie : une voix par tête ! Mais est-ce que toute les têtes se valent ?
      Combien de bipèdes peut-on vraiment appeler Homme ?


      • Larissa Le 01 novembre 2012 à 20h08
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        Pourquoi pas un vote capacitaire ? Il faut bien un permis de conduire pour rouler en France ? Pourquoi pas un permis de voter avec un petit QCM économique, social, et institutionnel ? Cela éviterait les votes bovins et mamies-pied-dans-la-tombe-par-procuration ! C’est bien parce que les c… votent qu’on a le gouvernement qu’on a ! normal. Et qu’on vit a crédit depuis que Mitterrand a gravé dans la tête de tous les boeufs que l’on pouvait vivre à crédit, qu’un état ne faisait jamais faillite, etc… Et tous ceux qui l’ont suivi ont su surenchérir de malhonnêteté et de démagogie. Il avait ouvert la voie royale….. Merci, les Français en veulent encore une couche, de ce brave socialisme, qui va nous mener tout droit à la misère à visage humain…..


    • Patrick Juignet Le 25 octobre 2012 à 19h13
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      Bien vu Joe Chip.
      On en est là effectivement.
      Des idées pour mieux faire existent, c’est la possibilité de les appliquer qui manque.


  9. DAN Le 25 octobre 2012 à 09h44
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    Il ne faut pas être ni dans la surprise ni dans l’amertume , les changements économiques et financiers promis n’auront pas lieu, pour la simple raison qu’il y a des conflit d’intérêts qui touchent certains de nos hommes politiques actuels qui sont au pouvoir. Ils sont membres du EUROPEAN YOUNG LEADER, européen council on Foriegn Relation (ECFR) financé par le financier américain Georges Soros et la CIA, ceci avait été denoncé par Evans Pritchard. En conclusion le pays va tout droit vers l’austérité avec son cortège de plusieurs millions de chômeurs dont le nombre croit chaque jour…..en conséquence, le pays a perdu définitivement de sa grandeur et sa crédibilité.


    • BIGGLOP Le 25 octobre 2012 à 18h18
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      Bonjour à tous,

      Je n’ai pas encore vu la réaction de Pascal Canfin, ministre délégué au développement, ex député européen, co-fondateur de Finance Watch, compte tenu des propos de son dernier ouvrage “Ce que les banques vous disent…et pourquoi il ne faut presque jamais les croire” et de cette vidéo http://www.youtube.com/watch?v=uij361_iI3A et suivante http://www.youtube.com/watch?v=h5vSqDsUHss

      Avant sa nomination comme ministre de l’économie, Moscovici était vice-président du Cercle de l’Industrie (lobby du CAC 40) créé en 1993 par D Strauss-Kanh et R Lévy (Pdt Renault) et a accueilli son nouveau président Philippe Varin, Président du directoire de Peugeot (PSA) nommé le 27/04/2012. Ce dernier, P Varin est le signataire d’un article “émouvant” sur la compétitivité française qu’il met en oeuvre contre les salariés de Peugeot.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_l%27Industrie

      Les promesses hollandiennes sur la lutte contre la finance folle et sans visage :
      http://www.voie-militante.com/politique/elections/plan-bataille-financiers-apres-elections/


  10. Patrick-Louis Vincent Le 25 octobre 2012 à 09h48
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    Bravo Olivier, tu touches là où ça fait mal. Le Trésor est un état dans l’état. Il suffit de mesurer le nombre de fonctionnaires inutiles dans cette administration. Sa puissance est considérable et nos ministres manquent singulièrement d’autorité pour la mettre à la raison.

    Le problème n’est pas nouveau. Déjà Antoine Pinay s’était heurté à cette administration lorsqu’il voulut mettre en place son train de réformes. Mais Pinay avait du caractère. Il convoqua les hauts fonctionnaires et leur dit que s’ils n’étaient pas d’accord avec lui, qu’il comprendrait et accepterait leur démission le jour même. Aucun ne démissionna et Antoine Pinay put réformer comme il l’entendait.

    Malheureusement, nous n’avons pas d’hommes de la trempe d’Antoine Pinay de nos jours. Nos politiques sont faibles de caractères et sans vision. C’est pourquoi ils recherchent le consensus, histoire de ne pas faire de vagues, et qu’ils ne savent pas trancher. Je trouvais Fillon déjà plutôt mou, mais Hollande, Ayrault et Moscovici le sont bien davantage.

    Montebourg semble avoir plus de caractère (je dis “semble” car ce n’est probablement qu’une apparence), mais il n’a pas de pouvoir. C’est probablement pourquoi, conscient de son impuissance, il se perd dans une communication ridicule. S’il a des couilles, il ferait mieux de démissionner, comme l’aurait fait Chevènement en son temps, expliquant aux Français qu’on ne lui donne pas les moyens de sa politique. Du moins cela lui permettrait d’apparaître comme un recours quand les choses iront vraiment mal. Au lieu de cela, il s’accroche à son strapontin et joue le matador. Je le trouve plutôt pitoyable.

    Quant à la caste des hauts fonctionnaires, puisqu’il n’y a pas d’hommes de caractère dans le monde politique actuel, elle ne cèdera que face à une révolution populaire ou un coup d’état militaire. Il en a toujours été ainsi en France.


    • celimen Le 25 octobre 2012 à 12h57
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      Ah tiens un rescapé de l’ancienne propagande et du mythe Pinay…
      effectivement il n’a écouté personne au Trésor, résultat en 1952 chute des investissements, déficit du commerce extérieur, budget en déficit et récession.
      Mais au moins, c’était une forte tête ce Pinay! C’est ce qui compte.


      • Patrick-Louis Vincent Le 25 octobre 2012 à 15h15
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        Effectivement, c’est ce qui compte. Quand on accepte le pouvoir, c’est pour agir et trancher. Pas pour discutailler dans diverses commissions où d’ailleurs personne n’est jamais d’accord et où tout le monde se tire dans les pattes, en essayant vainement de trouver des consensus. L’on ne dirige pas un pays comme l’on dirige un parti politique, avec ses différents courants. Il faut faire des choix et les assumer, avec courage et détermination, au risque de se tromper. C’est ce qu’a fait Pinay, c’est ce qu’a fait De Gaulle. C’est ce que n’ont pas su faire Daladier et Guy Mollet. Hollande ressemble beaucoup à ces deux-là. Comme eux, Il conduira la France à la défaite.

        Mélenchon disait hier sur Arte que s’est dans le conflit que l’on avance. Il a raison. C’est jamais dans le consensus. Le consensus conduit toujours à la faiblesse et au malheur, comme a pu le vivre Louis XVI, le roi le plus consensuel qui fut, et qui termina sur l’échaffaud.

        J’espère simplement, pour la France, que Hollande se ressaisiera quand il en aura fini avec ce gouvernement de bobos incompétents (genre Duflot), de consensuels mous (genre Ayrault ou Moscovici). Quand nous serons défaits sur le plan économique, et lâchés par nos voisins européens, comme l’Angleterre qui nous a lâché à Dunkerque, il faudra bien un homme de courage aux commandes pour redresser le pays. Le temps ne sera plus de discutailler avec les syndicats, les associations de toutes sortes, les commissions bidules et les observatoires chrtucmoches. Il faudra agir, trancher, résister. Hollande aura-t-il le caractère nécessaire. J’en doute !


        • celimen Le 25 octobre 2012 à 16h47
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          Vous etes en colère, vous ne pouvez pas penser ce que vous écrivez…


          • Patrick-Louis Vincent Le 25 octobre 2012 à 17h22
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            En colère, non! mais lucide et sévère dans mon jugement qui n’engage que moi, mais qui peut être partagé par d’autres.

            Quelle que soit la personne qui dirige un pays, les citoyens ont le droit de savoir où va le chef de l’état, et, en particulier, de savoir quels sont nos alliés et quels sont nos ennemis. Hollande a déclaré que son ennemi (dès lors le nôtre) était la finance, et, deux jours après, va faire allégeance à la City de Londres. Qu’est-ce qu’il faut comprendre ? Que l’homme ne sait pas où il va, et donc ne sait pas où il doit nous mener.

            Sur le plan politique, c’est la même chose. Le gouvernement affiche son intention de lutter contre l’islamisme radical, en France (coups de filet) et au Mali (soutien logistique d’une future intervention). Dans le même temps, l’on accepte que le Qatar déverse ses millions de pétro-dollars dans nos banlieues à forte présence musulmane. Or, le Qatar, c’est le pays qui finance l’extrémisme religieux salafiste, notamment au Mali. Là encore, que faut-il comprendre ? Que Hollande et le gouvernement pactisent avec l’ennemi ? Dans ce cas, c’est de la haute trahison, ou de la collaboration, comme vous voulez. Et que vient faire le Qatar dans l’organisation de la francophonie en tant que membre associé, sans passer par la case d’observateur, comme il est d’usage, et alors que personne ne parle français dans ce pays. Que faut-il comprendre ?

            En fait, personne ne peut rien y comprendre, car le gouvernement a une politique nébuleuse, aux desseins cachés au plus grand nombre (nous!) et répondant à des intérêts qui ne sont pas nationaux, qui ne sont pas les nôtres.

            Je ne suis donc pas en colère, je suis très inquiet pour l’avenir, car j’ai la conviction que cette façon de gouverner conduit vers plus de désordre. Et ceux, qui ont un peu de culture historique, savent où le désordre conduit et qui, au final, paye les pots cassés.


        • Patrick Luder Le 25 octobre 2012 à 18h12
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          @ Patrick-Louis Vincent

          Plus précisément : c’est par le conflit que l’on peut avance mais c’est dans le consensus que l’on évite de reculer …


          • celimen Le 25 octobre 2012 à 19h30
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            @ Patrick-Louis Vincent

            Je suis un peu plus en phase avec votre 3e discours, qui heureusement n’a plus grand chose à voir avec votre mauvaise foi sur le consensus mou du début…


        • Marcus Le 25 octobre 2012 à 20h22
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          Mais ne sera-t-il pas trop tard, Patrick-Louis Vincent, pour agir, trancher, résister, le monde ne nous ayant pas attendu et bien changé (pas forcément d’ailleurs pour le meilleur, on connaît mon pessimisme par ailleurs).
          Cette époque est d’une tristesse …
          Amitiés.
          Marc


          • Patrick-Louis Vincent Le 26 octobre 2012 à 11h03
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            Cher Marc, il ne faut jamais désespérer car le pire n’est jamais certain. Il y a un potentiel de forces vives considérables, en France, qui ne demanderont qu’à s’exprimer le moment venu.

            La France a le taux de natalité le plus élevé d’Europe. Les autres pays européens vieillissent plus vite que notre pays. Certes, l’immigration y est pour beaucoup, mais cela veut dire qu’il y a une réserve d’énergies très importante.

            Le problème est que, plus cette énergie est comprimée plus elle se manifestera de manière explosive et violente.

            La jeunesse a toujours raison car elle se sent immortelle.


  11. step Le 25 octobre 2012 à 09h59
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    moscivici n’a en rien cédé, il a fait ce qu’il souhaitait, c’est à dire plaisir aux banquiers. C’est sa fonction au sein du PS, il n’est guère que le factotum de ces derniers au gouvernement. Montebourg fait des moulinets avec les bras, effectivement dans le bon sens mais toujours sans autre pouvoir que celui de son verbe. Cela ne sert en général pas à grand chose, les lobbys qu’il a en face de lui ayant une image déjà execrable, ils sont donc indifférents à ce qu’on l’écorne encore plus. Il n’y a aucune volonté dans le gouvernement pour établir un rapport de force vis à vis des banquiers, il ne faut se faire aucune illusion. Hollande est sur ce point strictement dans la lignée delors, c’est à dire donner tout ce que banquier veut.La place de montebourg n’étant bien évidemment pas au PS, il fait ce qu’il peut faire et sait faire, c’est à dire du bruit médiatique.

    Quand au fait que les fonctionnaires du trésor pensent en se rasant à leur futur pantouflage dans le privé obtenu grâce aux largesses qu’ils auront octroyé dans le public, c’est un secret de polichinelle. Je suis à ce titre totalement favorable au fait qu’ils soit impossible une fois employé au trésor d’être employé ultérieurement dans le privé. c’est le seul moyen de casser cette consanguinité, qui fait des gouvernements français depuis 30 ans, des politiques sous influence. Un bel exemple de capture du régulateur par le régulé par la corruption (différée dans le temps, mais c’est bien de celà dont il s’agit).


  12. step Le 25 octobre 2012 à 10h25
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    HS, vous avez je pense tous noté le petit jeu grec en ce moment ?
    1) ministre annonce un accord sur l’assouplissement du mémorandum
    2) démenti UE et FMI
    3) demande de décote de la dette par la grèce.

    En terme non diplomatique, cela s’appelle “donnez nous de l’air ou c’est le défaut”. Comme quoi tout viens à point…


    • TZYACK Le 25 octobre 2012 à 14h14
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      Qui a besoin le plus de l’autre du débiteur ou du créancier ?
      Ce n’est qu’une partie de poker menteur à qui perd, gagnera à la fin !
      La réalité des faits est train d’effacer la virtualité des chiffres.


      • Surya Le 25 octobre 2012 à 21h02
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        Quand tu dois 1000€ à ton banquier c’est ton problème; quand tu dois 1M€ c’est son problème 😉


  13. DAN Le 25 octobre 2012 à 10h37
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    Question : qui dirige la France aujourd’hui comme d’ailleurs depuis déjà vingt ans ?


    • Patrick Luder Le 25 octobre 2012 à 18h06
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      Réponse facile : le cul et les écus.
      Réponse lancée : le président.
      Réponse nuancée : les lobbys et le partenariat.
      Réponse futile : c’est pas moi.
      Réponse osées : le monde du marché et de la finance.
      Réponse réaliste : le profit à tous prix.
      Réponse posée : l’urgent, toujours l’urgent, yeux baissés sur ses dossiers.
      Réponse fâchée : toujours les mêmes c…nards au pouvoir …
      Réponse espérée : ce devrait être la sagesse et l’intelligence.
      Réponse inespérée : l’amour du prochain, dans le partage et la paix.


  14. Damien Le 25 octobre 2012 à 10h57
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    La ploutocratie française dans toute sa splendeur…


    • Tikehau Le 25 octobre 2012 à 11h38
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      Rappel nécessaire :

      La ploutocratie (du grec ploutos : richesse ; kratos : pouvoir) consiste en un système de gouvernement où l’argent constitue la base principale du pouvoir. Source fr.wikipedia.org/wiki/Ploutocratie


      • Damien Le 25 octobre 2012 à 19h00
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        Oui c’est exactement ça…
        On n’a pas atteint le niveau des USA avec les responsables de Goldman Sachs qui participent au gouvernement mais on n’en est pas loin.


  15. Hadrien Le 25 octobre 2012 à 12h54
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    Montebourg finira par faire comme Mélenchon quand il s’apercevra qu’il est l’alibi de gauche, au PS.

    Nommé à un poste casse-cou pour le discréditer, il est neutralisé par tous ceux que mi-Molet(te) a choisis comme étant au moins aussi mous que lui afin d’éviter toute ombre portée:
    – Zayrault à la langue de bois en rapport avec son absence de credo.
    – Moscovice (que DSK renseignait sur ses dernières “petites”) à l’économie, poste clé, parce que l’on ne l’a jamais vu émettre la moindre idée sur son blog (aujourd’hui déserté).
    – Jouillet, dit la pleureuse (pour ses lamentation après le rejet du TCE en 2005), dont la mollesse est si congénitale que Sarkozy s’en est servi comme décor à la tête de “l’Autorité des Marchés Financiers”…

    Jusqu’à Harlem Désir, à la langue de bois fac simile de Zayrault, pour la direction d’un PS qui ne risque pas de ruer dans les brancarts avec un pareil cocher !


  16. reset Le 25 octobre 2012 à 13h36
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    montebourg reprends la main sur le poste offert par hollande en faisant ce qu’il faisait avant histoire d’avoir un après PS . pathétique


    • step Le 25 octobre 2012 à 13h48
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      offert ? pas sur que ce soit un cadeau..


  17. DAN Le 25 octobre 2012 à 13h42
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    Devant les blocages idéologiques concernant les nouvelles régles de fonctionnement des banques , la création de jeunes sociétés , la fiscalité des entrepreneurs , le droit du travail , les 35 heures unique au monde , les acquis sociaux , la spéculation immobiliére , les loyers démentiels , le prix de l’immobilier qui est le reflet d’une société décadente , la dérive des moeurs ( drogue autorisée) , écoles laxites (plus de devoirs) il faut fabriquer des ânes, un pays complètement désindustrialisé , un chômage à deux chiffres etc….. en conclusion quel avenir à notre jeunesse en France ????


    • alain maronani Le 25 octobre 2012 à 15h02
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      Vous parliez des USA bien sûr ?

      A part les 35 heures tout le reste s’applique….


    • Leveau Le 25 octobre 2012 à 17h58
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      Y ‘en a pas…. faites comme moi barrez vous de ce pays de fadas!
      Vous serez mieux en Thailande, au Vietnam ou au Bénin… ici en France pour 15-20 ans au moins c’est mort!


      • Damien Le 25 octobre 2012 à 20h08
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        Thaïlande, Vietnam, Bénin, sûrement l’eldoraro si on a sa source de revenu en France (retraite, rente ou travail en indépendant) Ou en expat avec le salaire français bien sûr.

        Pour un jeune diplômé, je ne sais pas si je recommanderais. Regardons la Thailande: env. 20 000 baht / mois pour un ingénieur débutant. 1 EUR = 40 baht donc 500 EUR Vs 2 500 EUR en France (30 000 / 12) Sachant que les meilleurs jobs sont à Bangkok où la vie n’est pas donnée. (Sans oublier les visas et le travail en anglais au mieux, voire en thaï)
        http://www.gemini.com.hk/assets/doc/survey_thailand.pdf

        Je ne connais pas le Vietnam et Bénin mais perso je ne me vois pas démarrer ma carrière là-bas non plus.


  18. Hadrien Le 25 octobre 2012 à 16h46
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    Montebourg se bat contre des moulins à vent (c’est le cas de le dire), car derrière le vent brassé devant caméras et micros, il y a les intentions réelles. Rappelons ce que notre actuel Président de la République déclarait le 6 mai 1992, à la tribune de l’Assemblée nationale (cf Le Monde diplomatique, octobre 2012) :
    « C’est parce que nous avons accepté la mondialisation que nous sommes aujourd’hui soumis à des contraintes monétaires, budgétaires, financières. Dès lors, le seul débat qui compte, c’est de savoir si nous acceptons les règles du capitalisme international ou si nous ne les acceptons pas. Si nous entrons dans le jeu de la mondialisation, alors ces contraintes financières, monétaires et, susidiairement, européennes s’imposent. »
    On peut aussi (re)lire cet économiste, élevé à la même école de pensée:
    « l’appareillage d’ensemble des politiques de marché représente la contrainte que se sont fabriquée les pays membres de l’union européenne, et plus particulièrement les nations latines (France, Italie, Espagne) pour réformer leurs politiques dans les secteurs protégés où le syndicalisme restait fort et où le consensus politique interdisait, de fait, les adaptations majeures. » (Elie Cohen, La tentation hexagonale, Fayard 1996)
    Et à qui donc ce Monsieur, aussi peu regardant sur la condition des autres, adresse-t-il pareils enseignements ? Il est professeur à Sciences Po… mais il tire l’essentiel de ses ressources de ses postes d’administrateur d’Electricité de France – Énergies nouvelles, du groupe PagesJaunes, et du groupe Steria.

    Sur le rôle de l’euro dans tout cela, on trouve Étrangement, on trouvait (il y a 13 heures) une analyse de Patrick Jaulent sur next-finance.net :

    ” La zone euro a le même comportement aujourd’hui que pendant la grande dépression des années 1930 qui avait comme étalon monétaire l’or !
    À cette époque, l’Europe et l’Amérique ne pouvaient pas correctement fonctionner avec un système financier mondial basé sur l’or, où le prix des exportations (l’extérieur) d’un pays est dicté par les prix intérieurs et les salaires. Avec un tel système, le seul amortisseur de choc était le prix du travail, et non pas le taux de change ou le taux d’inflation.

    Le système de Bretton Woods fournit aux États souverains quatre amortisseurs en cas de crise économique : Inflation – Déflation – Dévaluation – Défaut.
    La crise économique des années 1970 entraina l’effondrement du système de Bretton Woods et de l’un de ses engagements : la fameuse parité fixe, mais ajustable.
    À la signature du traité de Maastricht en Décembre 1991, les européens décidèrent d’abandonner, une fois pour toutes, non pas un, mais deux de leurs amortisseurs – l’inflation et la dévaluation

    A la mise en circulation de l’euro le 1er janvier 2002, la BCE eut un seul et unique mandat : celui de maintenir l’inflation juste en dessous ou proche de 2 %, et assurer la stabilité financière. François Mitterrand et Helmut Kohl réussirent à reconstruire l’or comme étalon sous une forme moderne, mais avec tous ses défauts.
    Avec l’euro, les pays du sud ont perdu une variable d’ajustement et ont même acquis une variable de « désajustement »

    Etrangement, paraît depuis deux jours une analyse très voisine sur le rôle dévolu à l’euro, pour enlever aux salariés occidentaux tout paravent pour échapper au nivellement par le bas:
    http://postjorion.wordpress.com/2012/10/23/259-hadrien-necessaires-capitulations-de-la-stabilite-monetaire/

    Oui, Montebourg se bat décidément contre des moulins à vent…
    Qu’il prenne garde à ne pas en devenir un lui-même !


  19. Patrick Luder Le 25 octobre 2012 à 17h58
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    Les Français affectionnent ergoter sur les personnages politiques … mais ils oublient que c’est d’abord le système qui fait l’efficacité politique !!!


    • Hadrien Le 25 octobre 2012 à 18h28
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      Vous plongez avec Délice dans ce que vous critiquez:
      On dirait que vous n’avez pas lu ce qui précède concernant le système… et les personnes qui gravitent autour !


  20. Patrick Juignet Le 25 octobre 2012 à 19h57
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    Dans ce billet , on voit bien comment fonctionne ce système dirigeant : les gens sont formés à la même école néolibérale, se connaissent et se soutiennent entre eux, défendent leurs intérêts, passent du public au privé si bien que les intérêt se confondent . D’où l’extrême difficulté, une fois un système de gouvernance politico-économique constitué, à le faire changer et la nécessité de coups de force. Mais si un politique tente un coup de force sans en avoir les moyens, il est balayé.


    • Marcus Le 25 octobre 2012 à 20h16
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      Très juste. Je suis entièrement d’accord avec votre analyse.
      Amitiés.
      Marc


      • Patrick Juignet Le 26 octobre 2012 à 09h53
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        Merci Marcus.
        Un article sur ce sujet : http://www.philosciences.com/An01/?p=1561


        • Patrick-Louis Vincent Le 27 octobre 2012 à 13h52
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          Faut-il que le système économico-politique s’écroule pour qu’il change ? En France certainement, car la France n’est pas un pays réformateur, comme les pays protestants, mais un pays conservateur. L’élite, mais pas seulement elle, puisque le peuple reconduit sans cesse les mêmes acteurs politiques, est conservatrice. L’histoire montre que les changements, en France, se font dans la douleur. Il n’en sera pas différemment lors de l’écroulement du système.

          Là où je ne suis plus d’accord avec l’analyse faite, c’est que la France n’est pas, mais absolument pas, dans un régime ultralibéral. Il n’est pas libéral du tout. Il est étatiste et colbertiste. Tout, en France, doit passer par les fourches caudines de l’état, omniprésent et prétendument omnipotent qui distille le virus gauchisant à toutes les sphères de la société, des écoles de journalisme, à l’école, en passant par le tout puissant syndicat de la magistrature.

          L’écroulement du système sera celui de l’écroulement de l’état conservateur, de l’état-providence et du gauchisme bobo.


          • Rendez-vous en enfer Le 29 octobre 2012 à 04h17
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            @Patrick Louis Vincent

            “(l’état) qui distille le virus gauchisant à toutes les sphères de la société, des écoles de journalisme, à l’école, en passant par le tout puissant syndicat de la magistrature”.

            Ça, c’est sûr ! Il faut le lire !
            L’état sarkozien, par exemple, “(distillait) le virus gauchisant à toutes les sphères de la société, etc” : c’est évident.

            Dommage : il n’y avait pas que du faux et de l’excité dans ce que vous dites.
            Relisez-vous, et peut-être que vous ferez un peu plus le tri !
            Notamment, la prochaine fois, sait-on jamais ? CDT…


  21. DAN Le 25 octobre 2012 à 20h24
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    Les commentaires d’ADRIEN sont très très pertinents en ce sens que la monnaie est une arme , la politique est de savoir quand on appuie sur la gâchette. Tel que construit l’Euro est un boulet pour les européens qui doivent le porter dans les douleurs et dans les grincements de dents ! avec un avenir bien sombre.Mais quel politicien européen peut-il comprendre ça ? à part de faire à longueur d’années des réunions de la dernière chance qui n’amène rien .


  22. Shadok P Le 26 octobre 2012 à 00h29
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    La non séparation des activités bancaires était écrite le jour de la ratification des Traités Européens .
    à cause des nouveaux ratios de liquidité bancaire qu’aucune banque d’investissement ne se serait trouvée ne mesure de respecter :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bâle_III


  23. Parrainage Boursorama Le 18 novembre 2012 à 20h10
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    Comme d’hab on se laisse faire


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