Source : La Tribune, Romaric Godin, 27/05/2016

La fin du consensus de Washington ? (Crédits : © Kim Kyung Hoon / Reuters)

La fin du consensus de Washington ? (Crédits : © Kim Kyung Hoon / Reuters)

Dans un article signé de trois de ses économistes, le FMI estime que les politiques “néolibérales” ont été “survendues”, notamment l’ouverture des marchés de capitaux et les politiques d’austérité. Un tournant ?

Dans les années 1980, le FMI était le bras armé de la révolution libérale qui avait commencé sous l’influence des penseurs monétaristes lors de la décennie précédente. L’institution promouvait partout où elle allait les mêmes politiques : réduction de la taille de l’Etat, excédents budgétaires, déconstructions des politiques sociales, privatisations massives et ouvertures des marchés. Ces politiques ont même été connues sous le nom de « consensus de Washington » en référence au siège du FMI.

Un article qui remet en cause le fondement de la pensée du FMI

Cette tradition vacillerait-elle ? Le FMI serait-il sur le point de prendre conscience de ses erreurs passées ? Alors qu’il lutte actuellement avec l’Eurogroupe pour en finir avec le songe de la « soutenabilité de la dette grecque » grâce à des excédents budgétaires primaires gigantesques et infinis, le Fonds vient de publier ce jeudi 26 mai un article dans son magazine Finance & Development qui remet en cause la toute-puissance des recettes « néolibérales ».

Dans un article titré « Le néolibéralisme est-il survendu ? », les trois auteurs, Jonathan Ostry, Prakash Loungani et Davide Furceri, tous trois économistes à la section de recherche du FMI, soulignent les effets négatifs de deux types de politiques longtemps soutenues par le FMI : l’ouverture du marché des capitaux et les politiques d’austérité et de privatisations. Certes, le texte souligne qu’il existe « beaucoup de raisons de se réjouir à propos de l’agenda néolibéral », citant le développement des économies émergentes, la sortie de la pauvreté de millions de personnes et la meilleure efficacité des services fournis. Mais le texte cherche clairement à corriger l’idée d’une solution miracle et insiste sur les effets néfastes des politiques néolibérales.

Les effets néfastes de l’ouverture aux marchés de capitaux

Sur l’ouverture des marchés de capitaux, l’article souligne combien le lien entre ce phénomène et la croissance est un lien complexe. Si les investissements directs étrangers sont clairement favorables au développement économique, il n’en va pas de même d’autres flux financiers comme les flux bancaires, les flux spéculatifs à court terme (« hot money ») ou les flux purement de portefeuilles. Ces flux financiers alimentent des bulles qui débouchent sur de la volatilité et des crises. « Depuis 1980, indique l’article, il y a eu 150 épisodes de forte hausse des flux entrants de capitaux dans plus de 50 économies émergentes (…) et dans 20 % des cas, ceci s’achève par une crise financière qui, souvent, débouche sur un recul de la production », indique l’article.

Pour les économistes du Fonds, « l’ouverture accrue au marché des capitaux figure en permanence comme un facteur de risque ». Le FMI souligne aussi le biais distributif de ces flux de capitaux qui accroissent les inégalités et donc pèsent sur la croissance, notamment lorsqu’un krach survient. Au final, les économistes jugent même que le contrôle des capitaux, avec le taux de change et la réglementation financière, peut être une « option viable quand la source d’une hausse insoutenable du crédit vient directement de l’étranger ».

Baisser la dette à tout prix ?

Les économistes passent ensuite aux politiques d’austérité. Tout en défendant l’idée d’une nécessaire consolidation budgétaire lorsque le pays est menacé de perdre son accès au marché, ce qui semble justifier les politiques menées en Europe du sud depuis 2010, les auteurs soulignent qu’une dette élevée n’est pas toujours un problème pour la croissance, notamment lorsque le pays dispose d’une bonne réputation et n’est pas menacé de perdre cet accès, la réduction de la dette à tout prix « semble avoir un bénéfice remarquablement faible » en termes d’assurance contre les futures crises budgétaires. Passer d’une dette de 120 % du PIB à 100 % du PIB apporterait bien peu pour les économistes. L’élément le plus intéressant est que le FMI souligne ici que « la mise en garde contre une politique de recette qui vaut pour tous est justifiée ». Or, c’est cette politique qui a été menée en Europe entre 2010 et 2013.

Découverte des effets négatifs de l’austérité

Les auteurs remarquent ensuite que l’intérêt de l’austérité doit prendre en compte son coût. Or, ils insistent sur le fait que ce coût est très élevé. Le texte nie l’existence de la « consolidation budgétaire favorable à la croissance », chère à Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE et nouveau membre du Conseil européen du risque systémique. « En pratique, les épisodes de consolidations budgétaires ont été suivies par un recul plutôt que par une hausse de la production », explique le texte qui quantifie cet effet : toute consolidation de 1 % du PIB conduit à une hausse de 0,6 point du taux de chômage à long terme et à une hausse de 1,5 point du coefficient de Gini qui estime les inégalités. Bref, le FMI découvre les multiplicateurs budgétaires et le manque de sérieux de la théorie de l’équivalence ricardienne.

Malgré les appels à la prudence des auteurs, ce texte semble prouver que le FMI s’interroge sur ses fondements théoriques. Son attitude face à la crise grecque semble le confirmer. Le changement ne se fera sans doute pas en un jour, mais cet aggiornamento semblait in fine nécessaire.

Source : La Tribune, Romaric Godin, 27/05/2016

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23 réponses à Quand le FMI critique le néolibéralisme…, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

FifiBrind_acier Le 07 juin 2016 à 06h52

Le FMI, sans doute bien à regrets, a fini par reconnaître que les Islandais avaient eu raison de ne pas appliquer les recettes du FMI et les bons conseils des z’élites européennes…

L’Islande était bien plus endettée que la Grèce . En 2013, des mesures “non orthodoxes” ont été utilisées: dévaluation de la couronne islandaise, laisser les banques faire faillite, protéger les comptes bancaires des Islandais, et remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux.

Résultat: alors que la Grèce s’enfonce dans la pauvreté, l’Islande est sortie de la crise, taux de chômage: 1,9%
http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tombe-a-19-95935

  1. luci2 Le 07 juin 2016 à 01h39
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    42 Ans de désordres et de progression inouïe des inégalités ,des mises à sac des Services Publics.
    Privatisations et autre casse de cette période,en terme de “résultat” :

    le fumeux revenu universel…
    Que ceux qui crient après l’ex-union soviétique et ses énormes dérives et supercheries mortifères,ont mille fois raison :
    Mais se rendent-ils compte du “foutoir” créé” pour alimenter une “économie de casinos” ,pulvérisant, dessein,tout ce qui ressemble peu ou prou à un SIG (ex-Service public) …
    et système dans lequel tous marcheraient comme un seul Homme..
    et….conduisant ,sans doute, nos Populations vers une autre forme,” de “communisme” mondial,dans lequel la Russie,entre autres “Grands” aurait à dire…
    Certains,nombreux dit-on,le pensent..très fort..!


    • triari Le 07 juin 2016 à 12h59
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      Oui, ce serait bien de chercher dans la presse pro-FMI de potentiels anciens articles qui disent peut-être la même chose, dès les années 80-90. Un léger doute, un simulacre de mea culpa avant de retourner gaiement scalper les peuples et les états en arguant : “Désolé mais…on préfère faire ce que l’on sait faire de mieux ! Désolé !”

      (oups ! Ce commentaire était une réponse à AIlleret et non à luci2)


    • Milton Beker Le 07 juin 2016 à 15h00
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      Demander à des capitalistes de parler du communisme, c’est comme demander à des musulmans de parler de catholicisme….
      L’Urss n’a même pas appliqué la logique du socialisme, les mentalités n’était pas prêtent pour cette avancé intellectuel qui nécessite un certain niveau de probité qui était peu ou prou celui dans lequel nous vivons actuellement. Niveau bas équivaut à un niveau de corruption élevé, niveau haut correspond à un niveau de socialisation élevé…
      Et s’il vous plait épargnez-moi le poncif idéaliste “sans liberté économique, point de liberté” édicté par nos lobbyistes du Mont Pèlerin et leurs acolytes!


  2. Ailleret Le 07 juin 2016 à 06h26
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    Le temps que ce timide aggiornamento parvienne à l’UE, aux “journalistes économiques” des matinales médiatiques, aux politiciens de la classe dirigeante, on a encore de la marge.


  3. FifiBrind_acier Le 07 juin 2016 à 06h52
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    Le FMI, sans doute bien à regrets, a fini par reconnaître que les Islandais avaient eu raison de ne pas appliquer les recettes du FMI et les bons conseils des z’élites européennes…

    L’Islande était bien plus endettée que la Grèce . En 2013, des mesures “non orthodoxes” ont été utilisées: dévaluation de la couronne islandaise, laisser les banques faire faillite, protéger les comptes bancaires des Islandais, et remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux.

    Résultat: alors que la Grèce s’enfonce dans la pauvreté, l’Islande est sortie de la crise, taux de chômage: 1,9%
    http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tombe-a-19-95935


  4. Eric83 Le 07 juin 2016 à 08h00
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    Après les déclarations récentes de Schultz et Tusk sur l’UE qui ne répond pas aux promesses qui avaient été faites aux peuples de l’UE, voici le FMI qui critique sa propre politique néolibérale dont nombre de peuples dans le monde ont pâti et pâtissent encore.

    Où comment se défausser pour tenter de se déresponsabiliser avant l’effondrement dont les prémisses sont déjà là ?


    • patrick Le 07 juin 2016 à 15h50
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      UE , FMI …. ( OTAN ? ONU ? … ) autant d’organismes bâtis artificiellement qui croient devenir de super-gouvernements et diriger le monde.
      il faut à tout prix limiter la taille et la puissance des états et supprimer ces institutions qui se comportent comme des super-états.


  5. RB83 Le 07 juin 2016 à 08h03
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    Le FMI s’est toujours trompé, avec une constance absolument remarquable reconnaissons-le, dans toutes ses analyses de situation. Et, ne parlons pas des solutions préconisées…
    Donc, ce n’est pas parce que cet “aggiornamento” (n’ayons pas peur des mots…) flatte les opinions de certains qu’il a une quelconque valeur et que le FMI se met subitement à avoir raison…


  6. Durand Le 07 juin 2016 à 08h05
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    Voici un point de vue scientifique sur la situation qui tend à démontrer qu’une gestion nationale est plus efficace, pour négocier la crise actuelle que la globalisation économique…

    “Un simple regard à la surface de van der Waals, reproduite à nouveau ici, montre la politique à adopter. En cas de dépression, il faut agrandir la taille du cycle économique ce qui implique d’internationaliser les échanges. C’est ce qui a été réalisé avec succès après la dernière guerre mondiale en créant la communauté européenne du charbon et de l’acier. En cas de stagflation, il faut au contraire régionaliser l’économie de façon à diminuer la taille du cycle et passer au plus près du point critique. On n’évite pas la crise mais on en minimise l’impact en réduisant la hauteur de la chute.”
    http://www.francois-roddier.fr/?p=471


    • Homère d'Allore Le 07 juin 2016 à 13h45
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      Votre Francois Rodier analyse la situation actuelle comme de la “stagflation”. Or, cette notion inclut une faible croissance ou une stagnation avec une inflation forte.

      L’analyse est donc inexacte car il n’y a plus d”inflation. Nous sommes même à la limite de la déflation.
      Quant à découvrir que le capitalisme est centrifuge en periode d’expansion et centripède en période de crise, rien de nouveau sous le soleil, c’est déjà dans Le Capital de Marx…


  7. BA Le 07 juin 2016 à 08h19
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    Quatre partisans du néolibéralisme :

    Quand Denis Robert démasque quatre “Golden corbeaux” sur Twitter.

    http://yetiblog.org/index.php?post/1833


    • Homère d'Allore Le 07 juin 2016 à 14h00
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      Merci BA pour le lien du Yeti.

      Si Denis Robert a bien explicité l’origine du pseudo “Gordon Gekko”, il a oublié de mentionner celle du pseudo “John Galt”. Il s’agit de la figure mythique de l’entrepreneur rebelle dans le livre “La Grève” de Ayn Rand.

      Cette Ayn Rand, assez peu connue en France mais adulée aux States dans les milieux financiers, est la romancière qui a inspiré le courant monétariste aux USA, d’un point de vue des valeurs et de la vision du monde. Elle se piquait de philosophie et a tenté de récupérer maladroitement Aristote pour son concept fumeux “d’égoïsme rationnel”.

      Bien sûr, le titre français “la Grève” est volontairement mal choisi. Il s’agit de la grève des “élites”.


  8. J Le 07 juin 2016 à 08h20
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    Peut-on rêver d’une NEP (inverse de celle de Lénine mais on crève de froid comme de chaleur) du néolibéralisme ? Préparent-ils le terrain ou ne font-ils qu’étaler des divergences minoritaires ?


    • patrick Le 07 juin 2016 à 15h16
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      il faut toujours se méfier du FMI dont l’objectif n’a jamais été de résoudre les crises ou d’aider les pays , mais plutôt d’aider les USA a faire main basse sur les ressources des autres pays.
      ils seraient en train de préparer un changement de stratégie que ça ne m’étonnerait pas, alors commençons par nous demander où ils veulent nous emmener plutôt que de nous réjouir d’un rapport.


  9. Bordron Georges Le 07 juin 2016 à 08h27
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    de 2008 à 2016, 8 ans pour qu’une doctrine malsaine, qu’un dogme erroné depuis son origine, commence seulement, à s’effriter.


  10. Charlie Bermude Le 07 juin 2016 à 09h02
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    L’information mérite d’étre soulignée , en effet ; surtout dans le contexte Européen actuel et plus particuliérement Français ou les discours et orientations font preuve d’une trés grande inerte mentale alors que nous sommes mondialement en dépression , sinon au bord de …
    La Gréce dans l’affaire est juste là à titre illustratif .
    Pour autant , çà n’incite pas à l’optimisme du fait à mon avis que les questions de fond ne sont pas examinées . Ainsi en est il du libéralisme qui au départ reléve d’un constat d’ordre historique ( qui dépasse l’économie , la politique et leurs rapport ) selon lequel une décontration/décentralisation économique est préférable alors que la tendance va à l’encontre , en général . Or actuellement rien n’existe dans les institutions politiques et économiques ( banques , multinationales et FMI lui méme d’ailleurs ) permettant d’éspérer autre chose , mis à part de multiples initiatives populaires qui opérent des disruptions partielles et systématiquement décriées .


  11. Sébastien Le 07 juin 2016 à 10h40
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    Le FMI? Le bidule, où le bras droit ne sait pas ce que fait la jambe gauche? Ils peuvent bien pondre des oeufs avec des rapport-surprises à l’intérieur. Ils pourront au moins se vanter d’avoir eu raison à un instant T, heure, minute, seconde.
    S’ils étaient conséquents, il s’auto-dissoudrait.


  12. some Le 07 juin 2016 à 11h13
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    ou comment on a encore loupé de faire la bonne analyse…. C’est très bien qu’ils commencent enfin à débattre d’autre chose que des paramètres de mise en application, mais cela n’éclaire pas la problématique des biais cognitifs ou organisationnels qui nous ont menés à ce renversement ci, magistrale si il en est.
    Est ce la première fois qu’un groupe d’homme constitué en autorité qui fait foi se trompe lourdement puis renâcle longuement à admettre son erreur ?
    Il y a là je crois un élément de réponse à trouver qui se situe quelque part entre le dogme, le mensonge, l’institutionnalisation des idées et la faiblesse de l’homme.
    (je dois ajouter que la bonne foi que je leur accorde ce matin m’interpelle..)


  13. SanKuKai Le 07 juin 2016 à 11h49
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    Suicides, pauvreté, faim, etc., les politiques pronées par le FMI aboutissent encore aujourd’hui à des millions de morts, de souffrances et des conditions de travail proches de l’esclavage en Europe et ailleurs.
    Et ca traine depuis 40 ans au bénéfice flagrant d’un tout petit nombre.
    Je prends mon point Godwin tout de suite mais comment auraient réagit les victimes si au lieu d’un Nurumberg on avait juste accepté que les Nazis disent: “Ah pardon, en effet on a peut-être fait une petite boulette”.


  14. Andrae Le 07 juin 2016 à 18h43
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    Le FMI, sous management ‘discret’ (peu visible) par les USA, a appliqué des recettes simple (mortifères, mais c’est un autre sujet.)

    Toute leurs actions sont accrochées à des règles, principes, internes selon ce qui est quasi une réligion – néo-liberalisme, dettes pour détruire mais camouflé dans la bureaucracie, le ‘group think’, un consensus sur le bien ultime.

    Avec l’Ukraine, le FMI a été obligé de négliger, ignorer, etc. les règles en place, et cela est très dangereux, ce type de structure dominatrice et bureaucratique est très vulnerable à des chocs. Donc une fronde (je suppose) au FMI qui ne supporte pas les changements et les actions ad hoc (directives bafouées, niées.. cela remet en cause le tout) se manifeste par un petit nombre de ‘leaks’ rapportant de positions contraires.

    Selon leur site ils sont 2,400 employés. Trangresser les sacro-saintes principes, fonctionnement, remet tout en question, y compris leur jobs bien payés.

    https://www.imf.org/external/about/staff.htm


  15. tchoo Le 08 juin 2016 à 20h26
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    et donc, ils devraient en tirer la seule conclusion qui s’impose:
    – au nom de toutes les erreurs commises ces dernières 42 années
    -au nom de la souffrance inutile infligé aux peuples à cause de nos erreurs
    nous membres du FMI prononçons l’autodissolution de ce “machin” qui ne sert à rien, sinon à répandre le malheur
    CQFD


  16. christian gedeon Le 09 juin 2016 à 10h54
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    Il y a des jours où on ne regrette pas d’être né…le FMI,la Banque mondiale,l’OCDE et …le droite institutionnelle française sont tous en pleine crise d’urticaire électoral anti ultralibéral… faut dire qu’ils ont sérieusement chaud aux fesses,tout comme leurs potes sociaux démocrates,devant l’énervement de plus en plus sensible de ces saloperies de “peuples “,qui ont encore l’outrecuidance d’exister. Alors,ils n’en sont plus à une arnaque près ,et l’arnaque “à la mode ” c’est de faire semblant de critiquer “les excès ” de l’ultralibéralisme…!Ils essayent de verrouiller les mécanismes de leurs fauteuils éjectables… et que çà se répand en “critiques” de ci de là,comme les pendus de Villon…mais de critiques des “excès” seulement hein? pas du système…à mourir de rire,en fait. Frères humains qui après nous vivez…l’heure est presque venue,et un maquillage ne leur servira de rien…


  17. georges glise Le 11 juin 2016 à 18h53
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    cet article pourrait être dédié à jean tirole, fervent défenseur du néo-libéralisme. peut-être a contrario que ces hauts fonctionnaires du fmi, qui vivent aux usa commencent à être influencés par le livre de piketty, qui a un très grand succès là-bas.


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