“Bonne nouvelle” 🙁

Source : Le Nouvel Obs, AFP, 03-06-2016

Le commissaire européen Pierre Moscovici à Sendai au Japon, le 20 mai 2016((c) Afp)

Le commissaire européen Pierre Moscovici à Sendai au Japon, le 20 mai 2016((c) Afp)

Paris (AFP) – La Commission européenne et l’Eurogroupe ont mis fin vendredi à leurs dissonances sur la France de ces derniers jours en rappelant fermement à Paris son objectif de ramener son déficit inférieur sous la barre de 3% en 2017.

“Nous serons vigilants, nous serons exigeants et il n’y a pas d’autre alternative que d’être en-dessous de 3% en 2017”, a affirmé le commissaire européen Pierre Moscovici sur LCP, après l’appel du président néerlandais de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, à plus de fermeté à l’égard de Paris.

L’Eurogroupe est la réunion des ministres des Finances des États membres de la zone euro.

Dans ses propos, le commissaire européen n’a pas voulu laisser transparaître le moindre signe d’un traitement spécial pour la France à un an des présidentielles et après les nouvelles dépenses annoncées par le gouvernement ces dernières semaines.

“Si ces dépenses sont faites, il faudra que l’équilibre soit respecté et que l’on passe en-dessous de 3% en 2017”, a martelé M. Moscovici. “Il faut que cet équilibre soit sérieux, que les choses ne soient pas optiques. La France a pris des engagements. Elle doit les tenir”, a-t-il insisté.

“Il faut que ce soit vraiment sous 3% en 2017, vraiment”, a-t-il encore répété, en réaction aux déclarations dans le Figaro de M. Dijsselbloem, qui s’était ému des récentes déclarations du président de la Commission, Jean-Claude Junckersur la France.

Dans un entretien à la chaîne Public Sénat cette semaine, ce dernier avait expliqué qu’il ne cessait de donner des dérogations à la France en matière budgétaire “parce que c’est la France” et “qu’on ne peut pas appliquer le pacte de stabilité de façon aveugle”.

Une déclaration qui n’est pas du tout du goût de M. Dijsselbloem: “Une chose est sûre: si la Commission n’affiche de fermeté qu’avec les petits pays, l’effet sera dévastateur pour la confiance entre les capitales de l’euro”, a plaidé le ministre des Finances néerlandais et chef de file de l’Eurogroupe.

“Si la Commission ferme les yeux sur l’un, elle sera obligée de le faire pour d’autres et au bout du compte, c’est toute l’union monétaire qui sombre dans l’aveuglement”, a-t-il insisté.

Selon lui, “la Commission devrait se soucier davantage de sa crédibilité. Lorsque vous apprenez que son président dit que la perspective est différente dans le cas de la France (…) c’est bien sûr dommageable”.

“Comment voulez-vous redynamiser l’union monétaire, après le vote britannique par exemple, si vous traitez ainsi les règles existantes? Personnellement, je trouve que c’est très inquiétant. Nous avons besoin de clarté”, a-t-il encore exigé.

Le pacte de stabilité, renforcé suite à la crise de la dette, impose aux pays européens des plafonds de dette et de déficit public, sous peine de sanctions.

Mais la France, malgré ses promesses, n’a pas réussi à ramener sous 3% du PIB son déficit public et a obtenu plusieurs délais de grâce, le dernier en date jusqu’à 2017.

L’Espagne et le Portugal ont échappé récemment à des sanctions, Bruxelles ayant reporté de quelques mois sa décision sur le sujet, notamment en raison d’une échéance électorale en Espagne.

Source : Le Nouvel Obs, AFP, 03-06-2016

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73 réponses à Bruxelles et l’Eurogroupe mettent fin aux dissonances sur la France

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 06 juin 2016 à 05h24

Pourquoi l’échéance de 2017, dernier carat ? Avant ou après les élections?
En cas d’échec, on fera quoi ? La même chose qu’en Grèce?
Les financiers vont saisir la Tour Eiffel et le Louvre et le scooter du Président?
Où encore diminuer les salaires des sans dents qui sont bien trop riches? Tout ça en plus d’une sévère amande pour augmenter une dette qu’on ne pourra pas rembourser?
Faire des sacrifices, oui, si c’est pour sauver le pays des griffes des rapaces et que tous en profitent, mais si c’est pour enrichir les financiers mondialistes apatrides, non.
C’est la France qu’il faut sauver, pas l’euro.

  1. dupontg Le 06 juin 2016 à 04h54
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    Comment faire d’un chiffre totalement arbitraire de 3%,un passeport pour la depression.


  2. DUGUESCLIN Le 06 juin 2016 à 05h24
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    Pourquoi l’échéance de 2017, dernier carat ? Avant ou après les élections?
    En cas d’échec, on fera quoi ? La même chose qu’en Grèce?
    Les financiers vont saisir la Tour Eiffel et le Louvre et le scooter du Président?
    Où encore diminuer les salaires des sans dents qui sont bien trop riches? Tout ça en plus d’une sévère amande pour augmenter une dette qu’on ne pourra pas rembourser?
    Faire des sacrifices, oui, si c’est pour sauver le pays des griffes des rapaces et que tous en profitent, mais si c’est pour enrichir les financiers mondialistes apatrides, non.
    C’est la France qu’il faut sauver, pas l’euro.


    • Michelle Le 06 juin 2016 à 07h10
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      Les amendes en effet seront vraiment très dures à avaler, pour tous les français dans la rue.


      • G_Remy Le 06 juin 2016 à 12h44
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        Entre 0.2 % et 0.5 % du PIB. En gros, 10 Milliards d’euros. Ces gens sont complètement cinglés. Les deux dernière fois que la France a payé de telles somme c’était après la défaite de 1870 et de 1940. Des fou furieux !!!


        • Chris Le 06 juin 2016 à 14h02
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          En s’appliquant, la France pourrait récupérer les 80 milliards d’évasion fiscale relevant de l’optimisation, non ?


    • step Le 06 juin 2016 à 12h10
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      “Où encore diminuer les salaires des sans dents qui sont bien trop riches” : regarde la surenchère libérale des LR actuellement et tu auras la réponse. Leur politique est eurocompatible, assurément. C’est du tatcher, par contre, probable qu’elle ne soit pas franco-compatible. A une époque ou l’on aime ignorer les votes et les parlements, cela permet de bien mettre l’enjeu là ou il est . La France, une démocratie ?


    • triari Le 06 juin 2016 à 12h10
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      (C’est la France qu’il faut sauver, pas l’euro.)

      Répétez cette phrase haut et fort devant eux et les eurodéputés vous riront au nez avant de vous traiter de fasciste ou de terroriste.
      L’euro n’est pas une monnaie, c’est un dogme, une relique, un objet de vénération.
      Si les peuples doivent être sacrifiés pour sa sauvegarde, ils le seront.
      Regardez en Grèce. Toutes ces mères de famille obligées de se prostituer ne semblent pas beaucoup affecter la volonté des eurocrates.


    • yoananda Le 07 juin 2016 à 23h36
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      La France n’est plus sauvable. Elle sera mise sous tutelle. La dette sera remboursée. Mais pas par ceux qui en ont profité le plus (les fonctionnaires, et les multinationales principalement).


  3. GLEB Le 06 juin 2016 à 06h28
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    Monsieur Moscovici devrait proposer une sortie de la France de l’UE si les 3% ne sont pas respectés. Sa popularité remonterait directement.
    Oui je sais .. c’est pas possible, mais on a le droit à sa part de rêve


    • abcinuits Le 06 juin 2016 à 07h11
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      OUI C’est possible , l’UE européenne n’a aucune légalité ,
      Et ses traités de même ,
      Sinon celle des politiques français corrompus , asservis ,soumis aux puissances étrangères , qui ont trompés le peuple français , sans jamais lui demander s’il voulait rentrer dans cette union européenne illégitime,
      Ces élites ont perdues toute légitimité , il est grand temps qu’elles soient dégagées , leurs avis et leurs constructions
      Est anti-constitutionelle , ils trahissent notre pays a chaque seconde , nous ne sommes plus en démocratie ,
      Restons conscient de leur décrébilité totale !
      imposons notre choix , celui du peuple de france !


  4. DUGUESCLIN Le 06 juin 2016 à 06h46
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    “Nemo auditur propriam turpitudinem allegans”.
    Ces financiers qui prêtent avec quasiment sans risques à des gens qui n’ont pas les moyens de rembourser, pour se faire un “max de fric” savent très bien ce qu’ils font. Ces financiers ne peuvent se prévaloir de leur propre turpitude, et par conséquent ils peuvent, eux aussi, être perdants. Mais le système les protège, et transforme la dette privée en dette publique ou dette d’état. Ce qui veut dire que le petit peuple paiera.


    • Kiwixar Le 06 juin 2016 à 08h42
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      Ces financiers prêtent de l’argent qu’ils n’ont pas (écriture comptable) et sont remboursés en vraie sueur et vrai sang provenant de vrai travail. Les humains du futur étudieront avec consternation cette période (que j’espère brève) de l’Histoire, et il est probable qu’ils n’y croiront pas.
      J’espère qu’ils établiront une corrélation avec la consommation de médicaments, expliquant comment tant d’humains ont pu avoir leur capacité de réflexion endommagée et leur capacité de révolte amenuisée aussi longtemps.


    • Henri Tanson Le 06 juin 2016 à 12h21
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      Le nouveau pouvoir universel : la DETTE.
      Avec une bonne dette, vous tenez le monde.
      Un peu comme Archimède ou Atlas qui affirmait qu’avec un bon point d’appui, il soulèverait le monde…
      (Lire l’excellent livre: L’assassin financier de John Perkins).


      • Le Rouméliote Le 06 juin 2016 à 15h56
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        Pas si nouveau que ça ! Palmerston l’avait dit quasiment dans les mêmes termes en 1850 pour affirmer la tutelle britannique sur la Grèce avec l’affaire Pacifico.


        • jpcd Le 07 juin 2016 à 15h38
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          Le sens de l’affaire Pacifico semble assez différent de ce que vous avancez: https://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_Don_Pacifico
          Il n’est pas question de dette, la Grèce n’était pas sous tutelle UK (France et Russie sont là) et la déclaration de Palmerston se réfère plutôt à l’immunité universelle de tout citoyen britannique du fait de la puissance de l’empire britannique.
          Mais peut-être avez-vous un source plus complète?


    • TZYACK Le 06 juin 2016 à 18h15
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      Notez qu’avec la récente forte baisse des taux d’intérêts, les France “économise” annuellement quelques 50 milliards d’euro qui vont surtout servir à faire du clientélisme politique au lieu d’en rembourser en partie la dette !


  5. Caroline Porteu Le 06 juin 2016 à 07h11
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    Ce type de réflexion de la part d’un Juncker qui a fait de son pays , un des paradis fiscaux européens, en organisant sciemment l’évasion fiscale des entreprises , donc les déficits des autres pays , semble particulièrement malvenu ..
    Remember les révélations de Lux Leaks sur Juncker pendant qu’il était au Gouvernement du Luxembourg :
    Les accords passés entre 2002 et 2010 entre le Luxembourg et les grandes entreprises représenteraient des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où ces multinationales réalisent des bénéfices,
    http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/06/luxembourg-juncker-luxleaks-optimisation-fiscale-commission-europeenne_n_6112956.html

    Il est clair que sur ces sujets , Monsieur Juncker est dénué de toute légitimité


    • step Le 06 juin 2016 à 12h13
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      Etre dénué de légitimité, n’a jamais arrêté un politique, surtout quand son pouvoir est factice. Junker n’est que le passe plat des intérêts des entreprises de son micro-territoire, au même titre que le “maire de la city” et son agglomération de 2 rues.


  6. Viperine Le 06 juin 2016 à 07h45
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    De toute façon avec le Brexit et son effet domino l’EU s’effondrera comme feue l’URSS.
    Tout le monde sait que la loi travail est la conséquence de notre appartenance à l’UE.
    Il faut en sortir, c’est notre unique salut


    • triari Le 06 juin 2016 à 12h18
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      Vous rêvez ? Le Brexit ne marchera pas ! Les anglais sont majoritairement des papy-boomers, comme tout le monde en europe de l’ouest, et les vieux, c’est bien connu, ça croit ce que leur racontent les médias, ça s’effraie facilement. La presse anglaise est anti-Brexit jusqu’au bout des ongles et fera tout pour influencer le vote des personnes âgées. Le Brexit n’a aucune chance.
      En revanche, à votre place, je miserai plus sur des “eurexit” venant des pays de l’est. Ceux qui ont déjà connu le totalitarisme soviétique et qui n’ont pas envie de se farcir les délires analogues des européistes. Les hongrois et les polonais n’ont pas encore commencé à mettre en place de politique d’austérité qu’ils ont déjà des partis euroseptiques à leur tête. Je vois plus le changement venir d’eux que des “vieilles” nations de l’ouest.


      • Henri Tanson Le 06 juin 2016 à 12h28
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        La logique voudrait que ceux qui souhaitent se retirer de l’UE soient ceux qui y perdent le plus. Mais ce sont eux qui sont le plus atteints par la propagande européiste…
        Les pays de l’est sont achetés à coup d’aides européennes dont ils ont pris l’habitude et ne peuvent se passer.
        De plus, ils bénéficient, eux, des délocalisations qui nous saignent aux quatre veines…
        L’UE est vraiment bien faite… Et elle a encore de beaux jours devant elle..
        Snifff…
        🙁


        • triari Le 07 juin 2016 à 03h28
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          Manifestement, les gains sensés être impliqués par ces fameuses aides-corruptrices et ces délocalisations semblent moins importants aux yeux des est-européens que la crise des migrants.


      • Wilmotte Karim Le 06 juin 2016 à 14h59
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        “Les hongrois […] n’ont pas encore commencé à mettre en place de politique d’austérité qu’ils ont déjà des partis euroseptiques à leur tête.”

        Ben si, c’est bien comme cela qu’Orban s’est retrouvé à la tête du pays!


  7. Schuss Le 06 juin 2016 à 07h45
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    Je me souviens de la remarque de la duchesse D. Dans les annees 2000 qui me disait la chose suivante ” La suisse s’est fini maintenant tout le monde place son argent au Luxembourg”. Moi je ne posais pas de question, j’avais seulement une oreille attentive. Ce que je peux comprendre aujourd’hui de ce commentaire, c’est que les gens qui ont bcp d’argent s’orgànisent
    1) pour en gagner davantage
    2) pour eviter de payer l’impot
    La lutte contre l’evasion fiscale en France, s’est du pipeau. L’administration est aux ordres. Elle gesticule mais ne tente rien contre les puissances d’argent car celles ci disposent de réseaux au sein meme de notre administration. Voir l’affaire Cahuzac qui a fraudé pendant plus de dix ans sans etre inquiete car son dossier ,parfaitement connu de l’administration, était bloque par Bercy !! Je pense qu’en echange de ce systeme obscur, les pantins qui nous gouvernent sont remercies grassement. Nous avons les moyens de verifier tout cela , il suffit de consulter les archives de la chaine du senat et du parlement pour constituer les preuves que cette mafia existe bien en France…


    • TZYACK Le 06 juin 2016 à 18h23
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      C’est surtout en évitant de payer des taxes et des impôts qu’une entreprise ou un particulier s’enrichissent par rapport à leurs “honnêtes” con-currents ou con-citoyens !


    • alfred Le 06 juin 2016 à 18h35
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      Exact. Dans la continuité on remarque que le commissaire français n’est pas n’importe qui: L’essence même du passe-plat le plus conforme (tenu par les c. pour pas cher). En supposant que les autres commissaires sont du même bois ce qui est plus que probable on a une belle image de ce par quoi nous sommes gouvernés (en prenant pour acquis que la tête de gondole issue des elections appliquera comme attendu les directives): les 0.001% sont directement au pouvoir sans filtres aucuns.
      Il faut v vraiment que cette commission au pouvoir exorbitant disparaisse.


  8. rouille Le 06 juin 2016 à 07h52
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    Moscovici sera “exigeant” avec la France alors qu’il a lui même été parfaitement incapable de respecter cette lame de guillotine de 3% lorsqu’il était aux commandes de Bercy… [Modéré]


  9. Jean Le 06 juin 2016 à 08h38
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    Au moins les jeux sont clairs et limpides maintenant.

    L’Europe social est un rêve de singe et l’absurde ordo libéralisme Allemand va finir par réveiller toutes les vielles haines du continent entre les peuples.

    L’Europe c’est la paix qu’ils nous disaient…au prix de la misère généralisée et d’un joyeux retour aux valeurs sociales du XVIII eme siecle?


    • Madudu Le 06 juin 2016 à 10h44
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      Non, du XIXe siècle.

      Au XVIIIe les travailleurs étaient beaucoup trop organisés pour se plier aux exigences d’un marché “libre et non faussé”, la CGT à coté c’est de la soupe. Avant la révolution française il y avait les corporations !


  10. Henri Tanson Le 06 juin 2016 à 08h39
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    “Il n’y a pas de plan B”
    c’est la phrase préférée des adeptes de la dictature douce !
    Moscovici l’a sortie au moment d’imposer à la Grèce des réformes insupportables…
    Il y en a qui le croient… Ils sont complices, non ?


    • LS Le 06 juin 2016 à 10h14
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      Si “plan B” signifie changer le système, alors oui, il n’y a pas de plan B.
      Il n’y a pas d’autre alternative au “plan A” que renverser la table.
      Ce dont je ne suis pas sûr, c’est si cette vision est majoritaire dans la population.
      Ce dont je suis persuadé par contre, c’est qu’une sortie unilatérale du système déclenchera une guerre civile au moins économique.


      • Henri Tanson Le 06 juin 2016 à 10h49
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        Par principe, il y a toujours un plan B.
        Il faut donc en parler, négocier.
        Ceux qui veulent nous faire croire qu’il n’y en a pas n’ont pas d’arguments à faire valoir pour justifier leur point de vue…
        Moscovici, qui est la voix de son maître, est là pour nous imposer les directives de Bruxelles. Pas pour chercher ce qui est le meilleur pour nous…! Déjà, en tant que ministre français de l’économie, (si, si, il a été ministre français…) il était obéissant…
        Pour lui, effectivement, il n’y a pas de plan B ! Il est coincé.
        Quand il a choisi (?) d’être commissaire européen, il a vendu son âme à la finance : il doit obéir servilement.
        Et ça ne le gêne pas, semble-t-il. Son juteux salaire est peut-être une explication ?


        • LS Le 06 juin 2016 à 12h58
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          J’ai l’impression que nous sommes a peu près d’accord, j’ai dû mal m’exprimer.
          Le système, dont Moscovici est un des acteurs, refusera tout compromis. On peut être en désaccord avec ce constat mais je considère que les actes et les paroles des uns et des autres sont suffisant pour le montrer. Il faut donc être prêt à surmonter un système très radicalisé.
          OK pour un plan B mais alors un plan B qui est prêt à renverser la table. Bien sûr, on peut entamer des négociations mais avec l’objectif de ne rien lâcher d’important, sinon on sort sans état d’âme (avec, au minimum, un contrôle des mouvements de capitaux pendant les négos). C’est l’optique de Jean-Luc Mélanchon si j’ai bien compris, en espérant qu’il ne trahisse rien au contraire d’Alexis Tsipras. C’est peut être une bonne politique pour ne pas effrayer ceux qui, je le crains, majoritaires, hésitent à vouloir sortir.


    • Nietil Le 06 juin 2016 à 11h37
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      Le meilleur, c’est que cette phrase est une affirmation de leur incompétence : “Attendez-vous à la victoire, mais dressez des plans pour la défaite”, comme disait l’autre.


    • alexg81 Le 06 juin 2016 à 11h58
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      Je me souviens de cette phrase.
      C’était aussi Valéry Giscard d’Estaing lors du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne – rejeté à 55% par les français – qui avait sorti cet argument pour favoriser le camp du oui.
      La coercition reste l’un de leurs arguments favoris, avec la peur des “populismes”, pour continuer la destruction européenne.


  11. Marcel Le 06 juin 2016 à 08h46
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    Bonne nouvelle…! Les yeux s’ouvrent, la réalité s’impose malgré tout le matraquage des médias traditionnels.


  12. Betty Le 06 juin 2016 à 09h06
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    Juste un petit rappel historique….d’où vient cette règle du 3%? Est-ce une règle mathématique? Ou a-t’elle été théorisée par la suite et reprise dans le traité de Maastricht, devenant un des critères pour pouvoir intégrer la zone euro? C’est sans doute Guy Abeille qui est le mieux placé pour en parler: http://www.leparisien.fr/economie/3-de-deficit-le-chiffre-est-ne-sur-un-coin-de-table-28-09-2012-2186743.phpt.
    Il est intéressant de noter que: « On allait vers les 100 milliards de francs de déficit, ça représentait plus de 2% de déficit. 1%? On a éliminé ce chiffre, impossible à atteindre.(…) 3%? C’est un bon chiffre, un chiffre qui a traversé les époques, cela faisait penser à la Trinité. »


    • TZYACK Le 06 juin 2016 à 18h32
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      3% est ce que le Capital souhaitait récupérer en intérêts d’un pays endetté au maximum à 100% de ce qu’il lui avait prêté !


  13. caliban Le 06 juin 2016 à 09h52
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    Je vois qu’il n’y a pas que les électeurs qui sont impatients d’être en 2017. La Commission aussi.

    Une petite élection suivie d’une grosse punition. Ainsi va la vie “démocratique” dans notre chère Union…


  14. pepeben Le 06 juin 2016 à 09h52
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    Nous vivons bien au dessus de nos moyen depuis bien trop longtemps…
    Plutôt que de faire des reformes au fil de l’eau on les a repoussées ou on a même aggravé la situation (parce que c’est mieux pour être élue…)
    Donc du jours au lendemain il n’y aura plus d’argent => disparition des aides + alignement des retraites sur le privé…. voir plus de retraite => retour a un toit pour une famille (multi-generation)

    Merci a tous ceux qui non pas su prendre de decision a temps


    • Henri Tanson Le 06 juin 2016 à 10h40
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      Merci pepeben d’avoir tout compris.
      Il faudra m’expliquer de façon un peu plus approfondie pour que je partage…
      Votre première phrase, qui valide le bourrage de crâne actuel, disqualifie le reste de vos propos.
      Nous vivons au-dessus de nos moyens ?
      Ah bon…
      Comment déterminez-vous nos moyens et nos besoins ?
      Notre pays est riche, ingénieux et capable de produire d’immenses richesses; le problème c’est que ces richesses profitent à d’autres !
      Que pensez-vous de la concurrence déloyale à laquelle nous sommes soumis, par exemple ?
      Que pensez-vous de notre monnaie qui décide que nous sommes en déficit dans nos échanges commerciaux ? Alors que cette monnaie devrait être l’outil capable d’équilibrer ces échanges…
      Mais vous êtes sûrement curieux et vous allez comprendre, bientôt.
      🙂


      • alain Le 06 juin 2016 à 23h02
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        Bonjour,
        Si, nous vivons biens au dessus de nos moyens…Quels sont nos moyens ? Ce que la planète et “l’ingéniosité humaine” ;o)) sait en faire…A l’époque de la mondialisation je suis étonné que l’on puisse considérer que notre planète soit “géreé” par des considérations matérielles seulement…mais bon, la fabrique du consentement nous fait de belles oeillières :o) sinon, globalement on vit bien ???
        Quand à notre pays et ses richesses, elle viennent d’où ? et la-bas ça va bien ?
        Où est le “bourrage de crane” ?
        Ne penser qu’en termes économiques et égocentriques nous coupent du rapport vital à notre “home”…Y a pas que des occidentaux…pis ya aussi d’autres êtres que les humains sur cette planète !
        Misère des égos…Et ça serait bien d’éviter de catégoriser les opinions même s’il est vrais que les mots sont des prisons pour les idées…
        Quel ouverture permettra de sortir de ce piège matériel ?


        • Henri Tanson Le 07 juin 2016 à 08h11
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          Que les humains pillent la planète, c’est une évidence. Que les pays riches exploitent les pays pauvres, aussi.
          Mais pourquoi voulez-vous nous persuader que nous vivons au-dessus de nos moyens ?
          Je ne vois pas le rapport.
          Qu’est-ce qui empêche que nous ayons, nous, un niveau de vie élevé, sans piller la planète ?
          Nous sommes un peuple ingénieux, créatif et travailleur. Tout ce qu’il faut pour créer de la richesse. (Sans la voler…!)
          Nous bénéficions d’un système qui s’appuie sur les services publics pour donner à chacun une égalité de traitement, une égalité d’accès à un bien commun.
          Pourquoi supprimer tout cela au nom de raisons économiques et d’un soi-disant complexe d’avoir vécu au-dessus de nos moyens ?
          Je suis bien d’accord avec vous que tout ne doit pas être décidé sous l’angle économique et c’est le travers de ce néo-libéralisme qui nous détruit.
          Vaste sujet


      • pepeben Le 07 juin 2016 à 10h25
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        Bonjour Henri

        Je vais essayer de clarifier mes propos.
        L’etat ne devrait pas engagé des dépenses sans avoir d’argent dans les caisses.
        ils font le budget en pariant sur des revenus future augmenté d’une croissance fictive (qui est toujours bien supérieur a la réalité) ce qui leur permet de dépenser plus que besoin.

        C’est comme si chacun d’entre nous (personne physique) dépensais une future augmentation de salaire chaque année sans jamais la recevoir, je vous laisse imaginer l’état financier d’un cette personne qui a fait cela sur plus de 50 ans…

        pour moi les budgets devrait être fait avec une hypothèse de croissance nulle et sans inflation afin d’éviter les derives.

        Apres votre proposition sur la concurrence déloyale, les problèmes de devises et le fait que certain personne se serve au passage c’est bien sur une autre part du problème.

        Mais si nous commencions par faire un budget baser sur des hypotheses raisonnable cela éviterai déjà pas mal de problème.


        • TZAYCK Le 07 juin 2016 à 18h33
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          Au lieu de remettre les compteurs à zéro tous les 31/12, ce qui permet d’effacer les erreurs passées et de les faire oublier plus vite aux citoyens, il serait quand même préférable de gérer la France avec des prévisions et des réalisations budgétaires “glissantes” comme le font les Entreprises privées.


    • Bozi Lamouche Le 06 juin 2016 à 13h08
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      Nous c’est qui ?? 15 millions de français en situation de grandes difficultés….pour ne pas dire plus.
      La banlieue qui s’est délitée : on est dans le mur ( à la difference d ceux qui pensent qu’on va dans le mur )… Une immense fabrique de déviance : du chômeur ( dans le meilleur des cas ) au terroriste ( à l’extrême ..)…
      Au dessus de nos moyens ? Ds pans entiers de la France n’ont a aucun service publique, l’éducation nationale y place ses éléments les moins compétents ( contractuels et vacataire si si y en a encore..!!!)
      Au de sous de nos moyens ? On ne soigne plus …!!! [Modéré]


    • alfred Le 06 juin 2016 à 18h56
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      Nous vivons au dessus de nos moyens depuis que l’économie est mondialisée et cela ne date pas d’hier (les colonisations n’ont été que des péripéties de cette “mondialisation”. Nous vivons au dessus de nos moyens quand nous achetons un iPhone et que le sang et la sueur et le temps que nous avons mis dans cet achat sont sans commune mesure avec le sans la sueur et le temps mis par ceux qui ont extrait les matériaux et produit le déchet-jouet.
      Et c’est sans prendre en compte l’aspect non renouvelable de certaines ressources…
      Est ce que cela s’arrêtera pour autant? On peut avoir la naïveté de le penser mais le souvenir des anciens Romains vivant “au dessus de leurs moyens” à travers leurs esclaves, à travers les pays amalgames à l’Empire et à travers leur déficit commercial ultime (“fuite” de l’or vers l’ancienne chine) devrait nous rappeler à un peu de pessimisme: le système avait duré longtemps en sachant se transformer..


    • Flabon Le 06 juin 2016 à 19h20
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      N’importe quoi …des réformes dans ce système néo- libéral, pour quoi faire ? fragiliser un peu plus la grande majorités d’entre nous pendant que d’autre se “gavent” en gloussant ?


    • Sébastien Le 06 juin 2016 à 22h24
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      Vous répétez un argument typique des européistes et des libéraux (dont vous êtes très probablement vue la teneur en mode perroquet de votre commentaire).Totalement faux.
      Par contre, il y a du gaspillage, du clientélisme, de la corruption, de l’incompétence et de l’inefficacité, pas de garde-fou.
      Donc avant de se lancer sabre à la main en criant, sus aux chômeurs, travailleurs, et autres comme des pillards, essayez d’analyser, s’il vous plait.


  15. Lmb Le 06 juin 2016 à 09h58
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    “… il n’y a pas d’alternative…” Ça me rappelle quelque chose. La droite socialiste est capable de tout pour sauver les moelleux coussins sur lesquels reposent leurs délicats postérieurs. Il est plus que probable que la loi “Arbeit !” passera, mais les féaux de Bruxelles vont payer cher leur sadisme. Tant mieux ; à dégager.


    • Henri Tanson Le 06 juin 2016 à 12h16
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      Espérons qu’ils le paient cher…

      Ceux qui disent :
      “il n’y a pas de plan B”
      pourraient tout aussi bien dire :
      “obéissez-moi où je fais un malheur”…
      Mais ça passerait moins bien !
      🙂


  16. Crapaud Rouge Le 06 juin 2016 à 10h34
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    mettre fin aux dissonances” ? Jamais vu une expression pareille ! Mais d’où la sortent-ils ? On met fin à un désaccord, un conflit, un problème, un malentendu, un abus, un péril,… Bref, n’importe quoi mais à condition que ce soit “concret”. Mais une “dissonance” ? Ça veut dire qu’ils se sont mis d’accord pour parler sur le même ton, que la France va arrêter ses fausses promesses, que Bruxelles met fin à ses exigences ? L’on devine que tout va changer sans que rien ne change…


    • Nietil Le 06 juin 2016 à 11h46
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      On parie que la vrai raison c’est ça :
      “dissonance : lack of agreement or harmony between people or things” ?


      • jpcd Le 07 juin 2016 à 02h54
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        Disson(n)ance:

        Au fig.
        1. Désaccord existant entre deux ou plusieurs personnes, dû aux divergences de caractère, de point de vue, etc.
        Il n’y avait entre eux ni heurt ni dissonance (Daniel-Rops, Mort,1934, p. 75)

        Dictionnaire: Trésor de la Langue Française (TLFI)


  17. Arcousan09 Le 06 juin 2016 à 11h27
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    ““Nous serons vigilants, nous serons exigeants et il n’y a pas d’autre alternative que d’être en-dessous de 3% en 2017”, a affirmé le commissaire européen Pierre Moscovici”

    Il est “génial” ce politique !!!

    Quand il était ministre en France il a passé son temps à tenter de contourner ou d’infléchir les exigences de l’Europe … quitte à maquiller les chiffres …

    Volte face complète dont seuls les génies transcendants de la politique de haut vol ont le secret …

    En tant que commissaire européen …. il devient pur, dur et exigeant ……..

    Joli modèle de caméléon pétri de certitudes et à la ligne politique intransigeante …

    Mort de rire !!!


  18. georges glise Le 06 juin 2016 à 14h15
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    l’eurogroupe n’a aucun statut légal. les 3 pour cent sont totalement arbitraires, fixées par qui, sans négociation véritable: le couple merkel-schauble. sarkozy s’est soumis à leur diktat, et hollande a suivi. la commission européenne, l’eurogroupe , etc… sont des instances dictatoriales qui lancent des scuds tous azimuths. les peuples et les états doivent se révolter contre cette eurocratie germanique.


    • Olivier Berruyer Le 06 juin 2016 à 14h18
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      ça n’a rien “d’arbitraire”, c’est déjà largement excessif d’ailleurs…


      • 1Direct Le 08 juin 2016 à 16h43
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        A la différence que, arbitraire ou pas, la vraie question est de savoir si imposer un régime à “3%” sauve ou tue le malade?
        3% (ou tout autre chiffre) est-il le remède universel?
        A ce jour, les exemples comme la Grèce et les autres pays tendraient à prouver l’inverse. Non?
        Même le F.M.I, certes timidement, conteste cette “universalité”.
        Imagine t’on appliquer la même posologie médicale quelque soit les caractéristiques physiques du malade?


        • Olivier Berruyer Le 08 juin 2016 à 17h41
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          “3 %”, c’est dépenser environ 25 % de plus que ce qu’on collecte comme impôt, et ce tous les ans. Si vous trouvez que c’est bien, ok – faudra pas se plaindre à la fin.


          • 1Direct Le 08 juin 2016 à 18h42
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            Désolé, je n’ai pas écrit cela.
            Simplement est-il normal, intelligent, logique de vouloir appliquer le même “remède” à tous les malades sachant qu’ils n’ont pas forcément les mêmes “pathologies” et surtout pas les mêmes caractéristiques physiques (structurelles et économiques …).
            Donc, pour garder ma métaphore, appliquer des purges/régimes à quelqu’un qui fait 1,70 m et 100 kg peut se concevoir appliquer strictement ce même traitement à quelqu’un qui fait 1.80 et 60 kg est-il cohérent. Ne vaut il pas mieux d’abord que ce dernier soit en meilleur santé et prenne du poids (économique, budgétaire …)
            Voilà c’est uniquement l’universalité du traitement sur lequel j’ai des doutes.
            Cordialement


  19. Jmk011 Le 06 juin 2016 à 14h21
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    Ben oui, il faut tout privatiser, c’est bien connu (même l’armée, la police, ça commence pour la justice avec le TTIP), après on n’aura plus d’impôts à payer, en revanche il faudra payer les factures bien salées que ne manqueront pas de nous adresser tous ces services privés. A mon avis ça coutera(it) bien plus cher que nos impôts, mais ainsi on fera plaisir à tous ceux qui, comme vous sans doute, trouvent qu’il y a trop de fonctionnaires/fainéants (oxymore) en France 🙂


  20. toff de aix Le 06 juin 2016 à 19h21
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    au programme de ces incompétents : dépression, aggravation de la crise et scénario à la Grecque pour notre pays. Comment peut-on être aussi obtus, alors que tous les effets engendrés par de telles politiques sont sous nos yeux? faudra-t-il une violente insurrection pour que ces gens s’arrêtent dans leur délire mortifère?


  21. FifiBrind_acier Le 06 juin 2016 à 19h48
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    “La dette à 3% du PIB est une invention 100% française…”
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20101001trib000554871/a-l-origine-du-deficit-a-3-du-pib-une-invention-100-francaise.html

    Concept économique qui relève de l’ idéologie, bien plus que de l’économie, elle a été inventée par deux économistes sur un coin de bureau, un soir, pour faire plaisir à Mitterrand.
    Elle est devenue le mantra le plus utilisé par les Mamamouchis européens pour imposer l’austérité. Ce texte est un régal !

    Au FMI, 3 économistes mettent les pieds dans le plat, et expliquent que les dogmes libéraux de l’austérité et la fin du contrôle des mouvements de capitaux, cela ne fonctionne pas, que les résultats sont contraires aux effets attendus et qu’il s’agit d’idéologie.
    En somme, nous sommes dirigés par une secte… Mais que fait la Miviludes ???

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2016/06/01/31007-20160601ARTFIG00212-neoliberalisme-le-fmi-fait-son-mea-culpa-a-quand-celui-des-elites-francaises.php


    • Crapaud Rouge Le 06 juin 2016 à 22h37
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      L’histoire de l’origine des fameux 3% de déficit est connue depuis longtemps, mais on oublie de rappeler qu’elle s’inscrit dans ce que l’on appelle des “finances saines”, (ne pas dépenser plus qu’on gagne), alors que les finances d’un Etat n’obéit pas aux mêmes règles que les finances d’un ménage ou d’une entreprise. Dans la mesure où il peut créer sa propre monnaie, un Etat peut se permettre un déficit perpétuel.


  22. Georges VALGEORGES Le 06 juin 2016 à 22h35
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    Juste un petit rappel :

    Henri GUILLEMIN : « Alors, qu’est ce qu’on va faire ?
    Bin, vous savez c’est une vieille ruse, hein, une vieille astuce, quand il y a une difficulté intérieure dans un pays, on va orienter l’esprit des gens du côté de frontière. »

    Combien vous pariez “qu’ils” vont nous refaire le coup avec la Russie, ou plus facilement avec ces euro-sceptiques de polonais (ça permettrait d’accroître la surface de l’Allemagne), ou encore la Hongrie (bon candidat pour s’entraîner avant de passer à des choses plus sérieuses, petit pays facile à détruire, ancien du bloc de l’Est, mentalité déplorable anti-libérale,…).
    Oui, je pronostique que l’OTAN va (pour commencer…) nous mettre un petit conflit à nos portes. Ça va nous calmer, le temps de faire passer les réformes.

    Question : Combien y a t-il d’hommes (de femmes) politiques en hôpitaux psychiatriques ? (en quantité et en proportion de la population)


  23. vesso Le 06 juin 2016 à 23h43
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    Ben moi je sens venir la mise sous tutelle, hein…Une dernière danse avant que le carrosse devienne citrouille et les beaux habits des loques ? Après tout ce sera mérité, cela fait combien de temps que les français ne se sont pas intéressés à leur sort ? C’est la paresse intellectuelle qui nous nuit, quand les résultats du foot et Candy-crush sont le seul horizon et que se moquer des “conspirationnistes” est le dernier délice à la mode…
    Bienvenu dans le monde du Réel…


  24. SanKuKai Le 07 juin 2016 à 12h34
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    “il n’y a pas d’autre alternative que d’être en-dessous de 3% en 2017”, a affirmé le commissaire européen Pierre Moscovici sur LCP.
    Chaque pays a une devise, l’UE aussi: “Il n’y a pas d’autre alternative”, “There is no Alternative”


  25. 1Direct Le 08 juin 2016 à 16h33
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    L’autre jour j’ai entendu, pour la première fois, sur BFM Business un intervenant (désolé j’ai oublié le nom) dire (en gros):
    ” … La politique de la France est dictée par l’Europe. Il n’y a qu’a comparer les Rapports de la Commission Européenne et leurs suivis. C’est qu’elle applique …”
    Si j’ai été surpris d’entendre cette remarque à la TV, la réponse d’un autre intervenant m’a surpris encore plus:
    “… Les rapports sont discutés, négociés avec gouvernement de la France … ”
    Outre que cette réplique permis de mettre fin à toute discussion sur le sujet, j’en suis resté baba.


    • 1Direct Le 08 juin 2016 à 16h34
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      …/…
      Cet homme ne se rend pas compte que nos “représentants” sont:
      – soit dévoués corps et âmes à la cause Europhile
      – soit ils ne voient que leurs intérêts personnels (impossible),
      – soit qu’ils sont … vraiment, terriblement, de mauvais négociateur !! (ça aussi c’est impossible)(honnêtement, même moi je crois pas pouvoir faire pire)

      La vérité est que “nos” dirigeants actuels, de tous bords, se foutent de la France comme de lors première culotte. Soit par idéologie/Idolâtrie soit par pure intérêt personnel … voire les deux.
      Bien sûr je parle pas de leurs “beaux” discours et autres promesses électorales mais de leurs actes !!

      Et je vous le donne en mille! Quel que soit l’élu et les discours et autres promesses de campagnes tous, je dis bien tous, feront le programme prévu par Bruxelles et la BCE.

      De nos jours dire/écrire des termes comme “nos dirigeants”, ou “nos/les représentants de la France” me déchire au point d’être atteint de crampes aux doigts ou de soudaines aphonies.
      C’est devenu insupportable!


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