Source : La Tribune, Romaric Godin, 12/05/2016

ean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait promis de ne pas recourir à

ean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait promis de ne pas recourir à “l’austérité stupide”. Vraiment ? (Crédits : FRANCOIS LENOIR)

La Commission européenne envisage de sanctionner le Portugal et l’Espagne pour leurs politiques budgétaires. Une double décision risquée.
Le 2 février, devant le parlement européen, Jean-Claude Juncker affirmait que la Commission européenne ne « conduirait pas des politiques stupides d’austérité. » Mais, trois mois plus tard, il est bien difficile de croire à une telle promesse. On l’a vu avec la Grèce. Lundi, l’Eurogroupe a demandé officiellement la mise en place d’un mécanisme d’austérité « automatique » pour atteindre l’objectif très ambitieux d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB en 2018, le tout étant accompagné d’une nouvelle série de mesures de réductions de dépenses et de hausse d’impôt pour un montant global de 5,5 % du PIB hellénique.

Ce que Bruxelles compte faire

Mais les autorités européennes ne s’en tiennent pas à la seule Grèce. Selon les informations publiées sur les sites bruxellois Euractiv et Politico et dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l’Espagne et le Portugal devraient faire face à de nouvelles exigences de Bruxelles sur le plan budgétaire. Le collège des commissaires mardi 10 mai se serait mis d’accord sur ce principe. Les budgets espagnols et portugais avaient été validés avec des réserves lors du semestre européen et la Commission estime désormais que les deux pays n’ont pas fait suffisamment d’efforts pour réduire leur déficit et le ramener dans les clous du « pacte de croissance et de stabilité » qui prévoit un déficit public inférieur à 3 % du PIB.

En théorie, Bruxelles pourrait proposer d’infliger aux deux pays des sanctions pécuniaires allant jusqu’à 0,2 % du PIB. Mais elle pourrait aussi décider de nouvelles mesures de correction, en donnant « une dernière chance » aux États concernés. Apparemment, la Commission n’a pas encore décidé de la voie à suivre. Mais une chose est certaine : selon les nouvelles règles européennes, le Conseil européen doit, pour « casser » la décision de la Commission disposer d’une majorité qualifiée deux deux tiers, ce qui donne beaucoup de poids à Bruxelles.

Le cas portugais

Le cas des deux pays est un peu différent. Au Portugal, le nouveau gouvernement socialiste soutenu par la gauche radicale arrivé au pouvoir en novembre avait proposé un budget revenant sur un certain nombre de mesures d’austérité, mais en théorie dans les clous des 3 %. En février, la Commission avait contesté ce budget en doutant des prévisions de croissance de l’économie portugaise puis, moyennant des mesures supplémentaires d’austérité, l’avait validé temporairement. Elle reprendrait aujourd’hui cette validation, considérant sans doute que l’application de l’austérité n’est pas suffisante.

Le cas espagnol

En Espagne, le gouvernement de Mariano Rajoy a accusé en 2015 un déficit budgétaire nettement supérieur aux attentes, 5,1 % du PIB contre 4,2 %. Le budget de 2016 qui prévoyait un retour à 2,8 % du PIB du déficit a, là aussi, été mis en doute par la Commission sur les prévisions de croissance, devient donc largement caduc. L’Espagne connaît un vide gouvernemental depuis les élections du 20 décembre et revotera le 26 juin. Il est donc difficile pour le gouvernement Rajoy de procéder à un collectif budgétaire. Pour le moment, les autorités espagnoles estiment pouvoir suivre la trajectoire budgétaire tracée, mais les Communautés autonomes (régions) contestent les réductions de dépenses qui leur sont imposées. Bruxelles estime, là aussi, que l’Espagne, n’en fait pas assez.

Renforcer la position de la Commission

Avec ces interventions inédites, la Commission a évidemment un but : montrer au parlement et au Conseil européen qu’elle ne fait pas preuve de « laxisme » dans sa surveillance budgétaire. C’est pour l’équipe de Jean-Claude Juncker un élément essentiel, car de nombreuses discussions sont en cours pour établir une nouvelle réforme de la zone euro et se doter notamment d’un « ministre des Finances de la zone euro » qui, comme l’avait proposé le ministre allemand Wolfgang Schäuble cet été, pourrait être chargé de la surveillance budgétaire des Etats membres à la place de la Commission. Bruxelles montre donc les muscles pour prouver qu’elle n’est pas laxiste et qu’on peut lui faire confiance pour faire rentrer les « mauvais élèves » dans les clous.

Une mauvaise lecture de la crise de la zone euro

Avec cette décision, qui va donc au-devant des désirs de certains Etats membres, la Commission confirme que, pour elle, la crise de la zone euro n’est que le fruit de « dérapages budgétaires » pour éviter sa répétition, il suffit de resserrer la surveillance et de sanctionner les récalcitrants. Chacun aura un budget bien géré et il n’y aura plus de crise. Ce schéma est abondamment défendu dans la presse allemande, notamment la Süddeutsche Zeitung. Or, il s’agit largement d’une réécriture de l’histoire. La crise de la zone euro est une seconde phase de la crise financière de 2008. Plusieurs économistes ont souligné que c’était l’endettement privé et le transfert de cet endettement vers le public qui était à l’origine de la crise. L’Espagne dégageait avant la crise des excédents budgétaires. D’autres ont aussi montré que les déficits publics étaient le fruit déséquilibres structurels au sein de la zone euro, les excédents des uns étant les déficits des autres, et de la politique agressive de réduction du coût du travail en Allemagne. Bref, un pacte de stabilité qui serait strictement appliqué ne serait nullement le gage de la prospérité et de la stabilité de la zone euro.

Une mauvaise réponse à la situation actuelle

La démarche est d’autant plus contestable qu’elle intervient dans un contexte délicat : la Commission vient de revoir à la baisse les prévisions de croissance des deux pays. Or, répondre à cet affaiblissement conjoncturel par de l’austérité est-elle en mesure d’inverser la tendance ? C’est évidemment le contraire qui risque de se produire. En menant des politiques déflationnistes, la Commission risque gros alors que la BCE ne parvient pas, malgré une politique de plus en plus agressive à redresser les perspectives d’inflation dans ces deux pays. Au Portugal, l’inflation est certes de positive en mars sur un an, mais elle est faible (0,5 %). En Espagne, les prix ont reculé sur un an de 0,7 % en mars. Sans vraies perspectives d’inflation, il sera difficile pour les États de se désendetter et les investissements resteront faibles. Pour désendetter un État, l’inflation est une méthode beaucoup plus efficace que la réduction rapide des déficits. Or, une réduction rapide des déficits ne peut que peser sur l’inflation en pesant sur la demande.

Risques élevés

Rappelons qu’en Espagne, l’ampleur de l’ajustement demandé est considérable, il est inédit depuis 2012. C’est donc bel et bien à une nouvelle cure d’austérité que l’on veut soumettre un pays qui se remet à peine de la crise (le PIB par habitant n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise), qui est menacé par la déflation et l’instabilité politique et qui reste soumis à un taux de chômage considérable. Au Portugal, le risque est encore plus élevé : une sanction du budget par la Commission pourrait conduire à une dégradation du pays par l’agence canadienne DBRS. Or, cette agence est la seule à conserver une notation « investissement » au Portugal. Si DBRS relègue le pays au rang d’obligation « pourrie », alors la BCE cessera de racheter des titres portugais. Les taux du pays s’envoleront et le Portugal devra accepter les conditions de la BCE pour bénéficier d’une dérogation. La Commission prend donc le risque de déclencher une attaque des marchés contre le Portugal.

La politique économique de la zone euro existe

Au final, la Commission prouve qu’il existe bien une politique économique dans la zone euro et que cette politique est l’austérité. Quel que soit le risque, Bruxelles continue à répondre par l’austérité aux défis auxquels la zone euro doit faire face. Pire même, la Commission fait en sorte que les pouvoirs politiques « rentrent dans le rang. » Car c’est bien de cela dont il s’agit : enfermer le futur gouvernement espagnol dans la réduction obligatoire des déficits (et, au passage, exclure toute coalition avec ceux qui refuserait cette réduction, ce qui conduit à interdire toute alliance à gauche) et faire chuter l’actuel gouvernement portugais sur l’exclusion du « QE » de la BCE, alors même que, désormais, le président de la République conservateur peut à nouveau dissoudre le parlement.

Sous couvert d’une application des « règles », qui se fait en réalité au cas par cas, la Commission vise bel et bien des objectifs politiques. Et confirme que l’austérité demeure la ligne politique officielle de la zone euro, alors que la politique budgétaire redevenait au niveau de la zone euro neutre pour la croissance. Ceci est logique compte tenu de l’architecture institutionnelle mise en place de 2011 à 2013 pour renforcer la surveillance budgétaire. Si, dans les mois qui viennent, le contexte international se détériore à nouveau avec la hausse des taux étasuniens et un essoufflement chinois qui se confirme et si les gains de pouvoir d’achat des ménages dus à la baisse du prix de l’énergie se réduisent ou disparaissent, Bruxelles pourrait avoir commis une de ses plus grandes erreurs politique en ce printemps 2016. La Commission confirme en tout cas n’avoir rien retenu de ses erreurs passées.

Source : La Tribune, Romaric Godin, 12/05/2016

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56 réponses à Bruxelles confirme que la zone euro possède une politique économique : l’austérité, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

natoistan Le 20 mai 2016 à 02h10

Pour nous c’est un échec forcément mais n’oublions pas que pour le ‘1 pct’ et pour les eurocrates à leur service c’est un grand succès.Ils savent très bien que l’austérité ça ‘ne marche pas’,c’est bien pour cela qu’ils continuent,pour augmenter encore plus les dettes,avoir une excuse pour encore plus d’austérité.Puis ensuite faut tout vendre et privatiser.S’il reste quelque chose,tant qu’on y est ‘loi travail’ et autres douceurs ou comment revenir à ‘l’avant sécu’ qu’il faut aussi bien entendu privatiser.Le bouquet final étant le TAFTA(Otan économique dont il est impossible de sortir comme l’autre).Triplement en prison à vie à cause de traitres et larbins que nous avons élus:euro,UE,OTAN/TAFTA.
Elle est pas belle la vie?Moi je dis bravo du grand art.

  1. natoistan Le 20 mai 2016 à 02h10
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    Pour nous c’est un échec forcément mais n’oublions pas que pour le ‘1 pct’ et pour les eurocrates à leur service c’est un grand succès.Ils savent très bien que l’austérité ça ‘ne marche pas’,c’est bien pour cela qu’ils continuent,pour augmenter encore plus les dettes,avoir une excuse pour encore plus d’austérité.Puis ensuite faut tout vendre et privatiser.S’il reste quelque chose,tant qu’on y est ‘loi travail’ et autres douceurs ou comment revenir à ‘l’avant sécu’ qu’il faut aussi bien entendu privatiser.Le bouquet final étant le TAFTA(Otan économique dont il est impossible de sortir comme l’autre).Triplement en prison à vie à cause de traitres et larbins que nous avons élus:euro,UE,OTAN/TAFTA.
    Elle est pas belle la vie?Moi je dis bravo du grand art.


    • DvD Le 20 mai 2016 à 18h48
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      Le débat “austérité” vs. “relance” budgétaire est un de ces débats pipés et pipeaux qui passionnent l’intelligentsia et les médias français, bien que sa valeur explicative et opérationnelle soit totalement nulle (où est-ce justement là le principal intérêt de ce débat stérile, de permettre aux uns et aux autres de se défouler à bon compte, comme natoistan l’a fait ci-dessus avec beaucoup d’éloquence ?).

      Natoistan souligne, à juste titre je crois, que “l’austérité, ça ne marche pas”.

      On peut dire la même chose, toujours à juste titre, de la relance budgétaire. “La relance budgétaire, ça ne marche pas”. En effet, en régime de change flottants et de compétition mondiale sur les coûts salariaux, les relances budgétaires déséquilibrent immédiatement les comptes extérieurs. Il faut rapidement corriger le tir. La relance Giscard-Chirac de 1974 s’est ainsi soldée par “le tournant de la rigueur” et l’arrivée de Raymond Barre à Matignon en 1976. La relance Mitterrand-Mauroy de 1981 s’est soldée par “le tournant de la rigueur” et l’arrivée de Laurent Fabius à Matignon en 1983. La relance budgétaire de 2007-2009 s’est soldée par le coût de massue fiscale de Hollande.

      D’où cette question intrigante et à vrai dire cruciale, mais qui bien sûr ne passionne pas grand monde car elle implique de sortir du confort des représentations toutes faites : qu’est ce qui marche ? Des avis ?


      • caliban Le 21 mai 2016 à 01h17
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        @DvD

        Ce qui marche ? Votre question est pertinente je trouve et si comme vous l’indiquez les recettes du passé ne “marchent pas”, c’est sans doute qu’il faut innover. Cela exigerait que l’on comprenne / prenne en compte ce qui a véritablement changé depuis la dernière fois où les pays connaissaient une croissance véritable (richesse mais surtout condition de vie).

        • bouleversements démographiques : on est passé dans nos pays du baby-boom au papy-boom tandis qu’au sud l’explosion démographique continue (en Afrique notamment)
        • ressources énergétiques en voie de raréfaction : les pays se battent (désormais avec du plomb) pour le pétrole
        • géopolitique en déséquilibre : 1 pays possède la moitié de budget militaire mondial et ne se prive donc pas de remplacer le Droit international par la loi du plus fort
        • financiarisation des économies …

        La grande question me paraît celle du partage, et donc des règles à inventer :
        • pour garantir le minimum vital aux êtres humains (nourriture, eau potable, …)
        • limiter les accumulations de richesses, prédatrices et nocives pour l’activité économique
        • mettre fin à la destruction de l’environnement

        Concrètement on fait comment ? Pas la moindre idée.


        • DvD Le 22 mai 2016 à 17h49
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          Caliban,

          Je suis d’accord avec vous que la grande question à ce stade est celle de la répartition des richesses produites. Répartition au sein des pays et répartition entre les pays. Mon analyse sur la question (en lien ci dessous, dans les commentaires aux articles) recoupe en partie les évolutions démographiques des pays développés et en développement et ce que vous appelez la “financiarisation des économies” qui correspond pour moi à la gigantesque montée de l’endettement mondial ces quatre dernières décennies.

          La conclusion opérationnelle est que la solution se trouve dans les modalités de fonctionnement du système commercial et monétaire international.

          (http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2014/7/21/Lconomie–labandon ; http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2015/4/16/Quand-Le-Monde-prend-un-bon-virage ; plus précisément le dernier commentaire dans le second lien).


        • Frexit Le 27 mai 2016 à 00h38
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          J’aurais dit que notre Président et son pseudo pouvoir exécutif n’est plus qu’un représentants sans pouvoir, qui reçoit les GOPE (Grandes Orientations de Politique Économique) ou la feuille de route économique de Matignon pour nous.
          C’est dans la plus grande discrétion que les « Grandes Orientations de Politique Économique » (GOPE) fixées par la Commission européenne aux 28 États membres de l’Union européenne pour 2014-2015 ont été publiées le 2 juin dernier .

          http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-623_fr.htm

          Que dire Loi El komr = Loi Macroni = art.121 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
          Les délocalisations = art.63 (TFUE)

          Nous sommes soumis par des traités et le Président et le garant du respect des traités, la conclusion, nous décidons de rien car plus de souveraineté ni de droit régalien tant que nous sortons pas de l’UE. (art.50 TFUE).
          http://www.upr.fr/actualite/apres-9-ans-dexplications-fournies-lupr-depute-ps-magazine-marianne-viennent-de-decouvrir-lexistence-gope-role-loi-el-khomri


      • Wilmotte Karim Le 21 mai 2016 à 20h42
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        L’austérité actuelle (singulièrement via les lois Macron et El Khomri) vise a améliorer la profitabilité du capital.

        Ce n’est certainement pas plus une solution.

        Par contre, une politique européenne de relance à tout à fait du sens (90% du commerce intra-zone).

        Une politique européenne d’austérité est du suicide (pour les mêmes raisons).


  2. caliban Le 20 mai 2016 à 02h27
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    Au XVIe siècle nos sociétés “Renaissantes” ont réussi à s’extirper de la gangue religieuse par le savoir dit “positif”, fondé sur l’observation de la nature et l’expérimentation scientifique.

    Au début XXIe siècle les idéologies obscurantistes et fanatiques reviennent en force et balaient cinq siècles de progrès de l’esprit humain.

    L’observation et l’expérimentation – en l’occurrence des résultats obtenus par le néo-libéralisme depuis des décennies – sont considérées comme sans importance, ne devant pas retenir l’attention. Et si les faits ne se conforment pas à la théorie, c’est que les faits ont torts. Concrètement cela donne : “l’Espagne est plus endettée qu’avant les mesures d’austérité ? Alors il faut plus d’austérité !”

    Comment ces gens bardés de diplômes peuvent-ils à ce point penser “à rebours” de l’intelligence ? Mais si cela se trouve, à la manière des traders, on les paye grassement précisément pour ne pas réfléchir, s’asseoir sur leurs doutes et les immuniser contre toute lucidité …


    • Téji Le 20 mai 2016 à 07h45
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      A propos de Renaissance et d’aveuglement des élites, je vous recommande cette vidéo TedX :
      http://www.youtube.com/watch?v=T6LODGLPR5U
      d’autant plus qu’elle est issue d’un ex-trader…


      • LS Le 20 mai 2016 à 14h30
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        Au sujet de la vidéo, ce monsieur à lu un peu rapidement Jared Diamond. Il cite “Collapse”, le titre français étant “effondrement”.
        J.D. dit qu’il faut généralement au moins 3 des 5 causes possibles pour qu’une civilisation s’effondre, chacune des causes étant indépendante des autres.
        Problème climatique et ou géophysique ;
        Problème environnementaux (conséquences de l’artificialisation de l’environnement) ;
        Dépendance vitale d’une ressource devenant inaccessible ;
        Existence d’un ennemi extérieur (guerre) ;
        Corruption ou refus d’adaptation (aveuglement) des élites ;
        Cette dernière étant quasi systématiquement présente lorsqu’une civilisation s’effondre.
        Ceci dit, notre civilisation occidentale se paye ou va se payer probablement les 5 causes en même temps. Ça va être dur.


    • Ztong Le 20 mai 2016 à 13h26
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      Je serais plus nuancé, car en théorie des systèmes il y a le temps court et le temps long.
      Procyclique à la hausse = procyclique à la baisse dans le temps long
      Procyclique à la baisse = procyclique à la hausse dans le temps long

      Je reviens de Cuba, pays maintenu à la baisse par embargo US. Quel pays offre de nos jours d’égales opportunités de croissance ?

      Alors faire plonger l’Europe dans l’austérité pour soutenir la croissance US = gain immédiat pour les USA. Mais à 10 ans ???


    • LS Le 20 mai 2016 à 13h41
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      @Caliban :
      [modéré] n’associez pas raisons et progrès avec le positivisme.
      Depuis, un demi siècle, la plupart des scientifiques qui écrivent sur la méthodologie prennent soin de se déclarer non positiviste, même s’ils, à l’exception de K.Popper, T.S. Khun et des constructivistes, ne sont généralement pas convaincant dans la description de leur alternative. Même l’académie des sciences, chantre bébête de l’orthodoxie, s’en est formellement (mais pas réellement) écarté dans un rapport de 1996.
      Ce que vous dénoncez, avec raison, est justement due à la lecture irréaliste et finalement essentiellement normative de la pensée positive.
      Je vous invite à lire (entre autre) Dany-Robert Dufour, notamment “le délire occidental”.
      Pour répondre à votre dernière question, c’est justement parce qu’ils ont une pensée positive, qu’ils pensent à “rebours de l’intelligence”.


      • caliban Le 20 mai 2016 à 20h08
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        @LS

        J’ai peut-être (probablement) mal exprimé mon propos. Par savoir positif j’entendais un savoir qui admet la remise en cause. Le contraire du dogme, qu’il soit religieux ou économique.

        J’admets volontiers que les délires du positivisme (= Auguste Comte) sont une plaie. Du coup je crois que vous n’avez pas saisi mon propos. La Renaissance est cette période où les dogmes sont questionnés, en s’appuyant sur l’observation des phénomènes naturels (de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit) et l’expérience (importance de la preuve, de la déduction).

        C’est une “révolution” de la pensée, un grand progrès de l’esprit humain. Aujourd’hui l’observation et l’expérience ne sont plus primordiales. On pourrait même, à observer les ayatollahs de tous poils (les wahhabites aussi bien que les commissaires européens), qu’elles sont évacuées du raisonnement.


        • Perret Le 20 mai 2016 à 23h33
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          Mais qu’entendez-vous par dogme ? S’il s’agit du terme catholique, il s’agit du moment où un débat interne à l’Eglise est déclaré clôt – par exemple le débat sur l’immaculée conception qui commence avant le 8e siècle et se termine en 1854 (soit plus de 1000 ans de discussion). A partir de là, un catholique, s’il veut le rester, doit adhérer à la définition dogmatique (il a évidemment la licence de refuser et de quitter l’Eglise). La définition du mot dogme est donc habituellement fantasmatique a moins de considérer qu’un débat – de façon dogmatique, au sens moderne du terme cette fois – ne peut jamais être déclaré clôt.


          • caliban Le 21 mai 2016 à 01h29
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            @Perret

            Un dogme est un ensemble de croyances qui ne peut être remis en cause. Fixe, rigide et quelles que soient les réfutations apportées par l’expérience.

            En maths, c’est un axiome (je ne sais pas si l’analogie est vraiment valide).

            Dans la théorie économique libérale, c’est le fait de croire que
            • l’offre et la demande s’équilibrent “naturellement” du fait de la main invisible du marché
            • l’intervention de l’Etat dans ce contexte est néfaste en dehors de ses seules mission de maintien de l’ordre
            • et seule la concurrence est génératrice de richesses et d’innovations

            C’est un “corpus” théorique qui a sa cohérence. Mais c’est comme la science physique qu’on nous apprend au Lycée : les calculs se font dans le vide. En situation réelle, avec les forces de frottement tous les calculs sont faux.

            Nos pata-physiciens de la Commission européenne raisonnent dans le vide avec des conséquences pourtant bien réelles. Qu’ils ne veulent pas voir tant ils sont attachés à leurs dogmes et, j’imagine, aux privilèges que procurent les places qu’ils occupent dans ce clergé d’un nouveau type.


            • Perret Le 21 mai 2016 à 08h17
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              @caliban
              donc vous donnez au mot catholique “dogme” le sens de “pétition de principe” ce qui rend son usage ambigu


  3. Alain Le 20 mai 2016 à 06h00
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    Il faut se rendre compte que l’on ne résoudra rien en ajoutant des dettes à l’infini (a-t-on déjà vu un pays se désendettant – en absolu et pas en % du PIB – en période de haute conjoncture?). Donc le choix est de faire payer les travailleurs par l’austérité ou les épargnants par répudiation d’une partie de la dette. Dans tout pays vieillissant le choix est vite fait, et c’est un pays de cette catégorie qui est au commande.


  4. tchoo Le 20 mai 2016 à 07h10
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    Nous retournons sous une forme de féodalisme à grands pas, si il dure autant que la dernière fois, les lendemains qui chantent ne sont pas pour demain


    • Eric83 Le 20 mai 2016 à 08h48
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      “Je ne suis pas un acharné des complots mondiaux, mais il faut bien dire que tout cela est très cohérent dans une optique de “gouvernement mondial”.”

      Hier j’ai revu un film magistral et édifiant de 1981 qui aurait pu être réalisé en 2016 tant le propos du film est on peut plus d’actualité : “1 000 milliards de dollars”.

      3 chiffres sont donnés et qui semblent plausibles :
      – en 1958, le CA cumulé de 6 000 sociétés faisait 1 000 milliards de dollars
      – en 1968 : le CA cumulé de 50 sociétés faisait 1 000 milliards de dollars
      – en 1978 : le CA cumulé de 30 sociétés faisait 1 000 milliards de dollars
      En 2014, le CA cumulé de 3 sociétés faisait 1 000 milliards de dollars

      Ce que je trouve stupéfiant, c’est qu’il y a déjà 35 ans, la guerre économique menée par les USA – dont les ressorts restent tout à fait d’actualités – avait supplanté la guerre militaire.

      Il ne s’agit pas de complot mais de stratégie de domination du monde par un nombre très restreint de personnes.


      • Poil au dents Le 20 mai 2016 à 19h39
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        Pas de stratégie concertée (sauf ententes ponctuelles, avant de s’entre-bouffer) mais la nature humaine archaïque avec les moyens modernes démesurés.

        L’humanité fragile à la démographie réduite se rassemblait toujours plus nombreuse derrière un chef, et visait à plus de puissance. C’était efficace.

        L’humanité a ainsi grandi en longévité, en nombre, en possibilités. L’ancienne solution inadaptée à la nouvelle réalité est devenue la première menace.

        Il y a eu plus de changements en 50 ans que dans les 2000 ans précédents. Très grande crise de dissonance cognitive : l’obsolescence de ce qui fit la force des sociétés.

        Changer des centaines de millénaires de comportements demande quelques générations, voir l’exemple des transitions démographiques.

        Espérons qu’on y arrivera à temps.


  5. DvD Le 20 mai 2016 à 07h27
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    La Grèce, l’Espagne, le Portugal ont en commun d’avoir largement bénéficié des largesses budgétaires de l’UE depuis leur accession, les fameux “fonds structurels” devant leur permettre de réaliser les investissements nécessaires à l’augmentation de leur productivité et de leur compétitivité et d’opérer ainsi leur “convergence” (c’était le terme utilisé) avec les économies des autres États membres. Personne ne sait où sont passés ces fonds. La convergence n’a jamais eu lieu.

    Dans le système commercial et monétaire international né en 1971, les relances budgétaires sont inefficaces : tout le multiplicateur de demande part à l´étranger via le dérapage du commerce extérieur, laissant le surplus de dette à éponger. Ça a été la leçon claire et nette de toutes les relances budgétaires depuis celle de Giscard qui a amené Raymond Barre à Matignon en 1976. Dans un tel système commercial et monétaire international, seule la stratégie allemande de compétitivité salariale de l’économie nationale peut contenir (difficilement) l’envolée du chômage dans les pays relativement plus développés.

    Pour rester dans l’Euro, la compétitivité des pays membres doit donc s’aligner sur celle de l’Allemagne. Ceux qui récusent l’austérité allemande doivent donc pour être cohérents militer pour un nouveau système commercial et monétaire international équilibré.


    • Thanos Le 20 mai 2016 à 15h58
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      Vous mettez le doigt sur le problème. Les pays “riches” de la zone E ont fait preuve d’une généreuse solidarité envers les “pays du sud” via les transferts de fonds européens. Comment ont-ils été utilisés? Gabegie, gaspillage, électoralisme, clientélisme. L’exemple du chemin de fer grec (OSE) est édifiant : 2500km de voie assurant 0.5% des déplacements de voyageurs et 2% du fret. 1 milliard de cout de fonctionnement, 100 millions de recettes, 10 milliards de dette : les recettes permettent (hors cout de fonctionnement !!!) à peine d’assurer le paiement du 1/4 des intérêt annuels de l’endettement ! 5000 salariés, 47 000 euros (hors charge !) de salaires moyen annuel et jusqu’à 100 000 euros pour un conducteur de train. (source Rémy prud’homme -économiste des transport). Y ‘a eu des fonds pour établir un cadastre (4 milliards) parasités directement par les intéressés, refus des population à déclarer la réalités de leurs possessions car cela aurait fait perdre des subventions européennes basées sur de fausses déclarations (terres agricoles inexistantes, cheptel d’ovins ou autres inexistants mais permettant de toucher d’autres sub ! sans parler de l’augmentation de masse salariale des fonctionnaires grecs).
      Donc avant l’austérité il y a eu charité/solidarité détournées autant par les gouvernants que par le “peuple” pendant que les pays cotisants payent (vous, nous, moi – d’ailleurs pour le cas d’OSE, en cas de défaillance la SNCF doit verser 200 millions d’euros en “solidarité”). En Grèce pendant 25 ans et après plus de 100 milliards d’aide européennes directes (et 200 milliards d’effacement de dette), tout le monde a trouvé son compte, le niveau de vie a gonflé artificiellement, les électeurs satisfaits ont reconduit leurs représentants sans jamais se poser la question de leur perfusion et de sa viabilité, ni même de la gestion des comptes publics. Après 25 ans d’open bar, le réveil est douloureux mais après avoir financé l’ouzo est-ce à moi/nous de payer l’aspirine pour soulager la gueule de bois de tout un Etat et son peuple ? Ni nous, ni moi, ni l’Europe ne sommes responsables de l’irresponsabilité choisie de certains pays membres. “Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Eh bien dansez maintenant”


      • Furax Le 20 mai 2016 à 16h30
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        Vous passez vraiment à côté de l’essentiel.

        La majorité des transferts nets dont a bénéficié un pays comme la Grèce a surtout servi à financer … des importations en provenance des grands pays européens exportateurs. Importations de bagnoles et d’équipements allemands, importations d’armements français, … etc.

        C’est pour cela que la position de l’Allemagne et de la commission européenne envers la Grèce est absurde. Absurde car schizophrène. Les allemands reprochent aux grecs de s’être endettés pour leur acheter ce qu’eux, allemands, insistaient pour leur vendre. Les allemands veulent exporter et réaliser des excédents commerciaux mais reprochent à leurs clients de se retrouver en déficit jumeaux (le déficit budgétaire est quasi-mécanique quand vous vous retrouvez trop structurellement en déficit commercial élevé).

        Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. Le problème, c’est que si Dieu rit et si les allemands sont incohérents, les grecs souffrent terriblement, et pas seulement du fait de leur incontestable gabegie.


        • Thanos Le 20 mai 2016 à 19h36
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          C’est faux, les fonds structurels sont alloués à des projets ou des politiques définies et n’expliquent certainement pas les choix clientélistes politiques grecques :
          – 1/4 de la population active est constituée de fonctionnaires (Augmentation des salaires des fonctionnaires et des retraite de 30% en moyenne sur la période 2004/2009, et augmentation de 10% des effectifs de fonctionnaire sur la même période)
          – économie souterraine 20% du PIB pour les + optimistes
          – Allergie à l’impot (2014 : 76 milliards d’impôts impayés par le contribuable grec)
          -régime des retraites improbables (fameuse liste des 580 emplois dangereux permettant de partir a taux plein à 50 ans : les mannequins, les speakers de la radio, les caissiers de supermarché, les coiffeurs, les nourrices, les pâtissiers, les agents du métro…
          – Régime de professions libérales : pas de cotisations, mais des versement gérés par 133 fonds de sécurités sociales : 133 !!!
          – Entre 2000 et 2010 le cout du travail en Grece à augmenté de 54% contre 18% sur la même période en Allemagne
          -une base 100 en 1997, les prix à la consommation sont à 119,2 en 2009 en Allemagne et de 146,4
          – Investissement étranger en Grèce : 4% de la formation du K contre 17% en moyenne dans l’UE (on se demande bien pourquoi…)
          -L’église orthodoxe rattachée à l’Etat qui paye donc le clergé au même titre que les fonctionnaires tout en étant exonérée d’impôt, alors que les dépenses en recherche pèsent 0.6% du PIB, le taux le plus faible de l’UE
          La liste pourrait être longue (chercher le % de productivité en Grèce, c’est hilarant), et j veux bien que vous m’expliquiez en quoi les allemands sont responsables de ces éléments.


          • DvD Le 20 mai 2016 à 20h41
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            Thanos a raison. Il est probablement facile de trouver sur internet le nom et les coordonnées du fonctionnaire européen en charge de l’allocation des fonds structurels pour la Grèce qui vous le confirmera. J’ai eu l’occasion de le rencontrer peu de temps après la victoire électorale de Syriza début 2015. A cette époque, un de ses projets préférés était de financer des capacités d’embouteillage pour l’huile d’olive. La Grèce ne fait que la partie agricole de cette activité, l’embouteillage étant fait en Italie. Du coup, la Grèce ne capture qu’une faible part de la valeur ajoutée de son huile d’olive. Un projet à première vue fort raisonnable … pour lequel il serait facile de trouver des capitaux privés si l’investissement n’était pas complètement paralysé par le face à face stérile entre Syriza et la Troïka.


          • Astatruc Le 20 mai 2016 à 21h30
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            Thanos 19h36

            Petit aparté, ” les Grecs ne paient pas leurs impôts ” , quels Grecs ? les salariés et les fonctionnaires sont prélevés à la source.

            http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2015/02/06/de-la-difficulte-de-collecter-l-impot-en-grece_4571371_4862750.html


            • Thanos Le 21 mai 2016 à 13h31
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              Astatruc :
              1- je n’ai pas écris ” les Grecs ne paient pas leurs impôts ”
              2 – salariés et fonctionnaires sont effectivement prélevés à la source.

              [Modéré : mollo sur les trolls, merci]

              A votre question “quels grecs” je rajouterai “quels impôts”.
              En effet ce que l’on appelle “impôt” n’est pas seulement l’impôt sur le revenu, il reste la TVA, les impôts foncier, le patrimoine, le travail et plein d’autres.
              Donc quand 20% / 25% du PIB d’une économie sont occultes /souterrains alors en grande partie ces 20% / 25% échappent à l’impôt.

              Donc quand environ 50% de la pop active n’est pas salarié (la majorité des entreprises grecs sont des petites affaires familiales), il n’y a pas de prélèvement à la source, d’où les 133 caisses affiliées aux différentes professions libérales
              Pas de cadastre = pas d’impôt foncier

              Donc, il n’y a que l’impôt sur le revenu des salariés et des fonctionnaires qui est collecté, ce qui constitue très logiquement une part mineure de tout ce qui devrait être collecté au “nom de l’impôt” (d ‘ou les 74 milliards d’impayé) . D’où des mesures simples comme celle de l’année dernière consistant à obliger les commerçants (non salariés donc) à recevoir des paiement via CB et non en liquide (pratique pour la TVA et l’impôt sur le revenu).


      • Leterrible Le 20 mai 2016 à 17h15
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        @DvD+Thanos…
        Résumons donc.. : le banquier ,
        …càd ..???
        vous et moi???
        ou plutôt certains segments (politiques&lobbyistes et associés aux C.A.&décideurs de grands groupes du B.T.P. , du secteur informatique , pharmaceutique , grande distribution…etc.. , complexes militaires et industriels concernés …etc..) de décisionnaires disposant des leviers adéquats de pouvoir et/ou des relais politiques afférents ???

        …a “consenti” d’infinies séquences prêts (( le plus souvent avec auto-réalisation ou par intermédiaires locaux associés )) à un “chef de famille” ivrogne répertorié et réputé de tous temps
        Et puis le banquier , la main sur le coeur , s’étonne bruyamment de ne pas être remboursé….!!!

        Et VOUS , vous dites que la famille de l’ivrogne doit être punie , et durement..!
        Et MOI , je vous demande : QUELLE PUNITION EXEMPLAIRE avez-vous exigés des RÉELS fondamentaux acteurs de cette tragédie..??
        Car non seulement “ils” se sont bien sucrés pendant les années que vous dénoncez , mais en plus , depuis plus d’un an , LES MEMES ou leurs jumeaux ( VOUS-même peut-être??) se sont mis à dépecer ce pays dans l’indifférence totale d’une opinion européenne anesthésiée par des “raisonnements” bien-ou-mal intentionnés du genre des vôtres..!!
        Victoire mortifère.


        • Thanos Le 20 mai 2016 à 19h48
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          Je ne parle pas de banquier, les fonds structurels sont des dons, pas des prêts, la Grèce est bénéficiaire nette des fonds et les a utilisé pour faire n’importe quoi et l’Europe n’a jamais demandé le remboursement de ces fonds. Vous confondez tout. Enfin quelle punition ? La restructuration et l’effacement de la dette ?
          Pouvez vous me citer un seul pays dans le monde sur les 50 dernières années qui ai plus bénéficié de la solidarité d’autres pays que la Grèce ? Juste un s’il vous plait


        • DvD Le 20 mai 2016 à 19h58
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          Leterrible,

          La technique de débat qui consiste à vilipender l’autre sur la base de son appartenance supposée à tel ou tel groupe, caste, camp, famille politique ou courant de pensée est une technique indigne, en général utilisée par ceux qui n’ont aucun argument à faire valoir. Quand, en plus, vous vous méprenez sur la dite appartenance supposée, cette technique indigne devient carrément pitoyable.

          Si vous vouliez savoir ce que je pense de la façon dont la Grèce est entrée dans la zone Euro en 2001 et de la façon dont elle été traitée depuis 2010 sous programme de la Troïka, vous n’aviez qu’à demander, je vous aurais volontiers répondu (vous pouvez consulter mes commentaires à ce sujet dans les 2 articles ci-joint de juin et juillet 2015 : http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2015/6/15/Grce–Zeus–aveugle-ceux-quil-veut-perdre ; http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2015/7/7/Ce-qui-doit-arriver-arrive-). Ça vous aurait évité de montrer à tout le monde votre faible niveau de compréhension quand vous me faites dire que la famille de l’ivrogne doit être punie durement.

          Niveau argumentaire, vous avez encore pas mal de chemin à faire pour devenir “Leterrible”…

          Une prochaine fois, peut être ?


          • Leterrible Le 20 mai 2016 à 23h07
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            …” La saga grecque n’est qu’une succession de mauvaises décisions prises sur des bases purement technocratiques pour tenter de corriger les effets désastreux de mauvaises décisions antérieures, et ainsi de suite depuis 34 ans sans aucune interruption, le tout intégralement aux frais du contribuable qui n’a jamais eu son mot à dire bien qu’en théorie démocratiquement souverain.
            (signé : # Posté par DvD | 16/06/15 20:04 dans votre référence..)

            Si vous me relisez à haute et intelligible voix , vous comprendrez , qu’en substance , je n’écris à ma manière imagée rien de bien différent.
            Mon tort apparent , vous voudrez bien m’en excuser, est sans doute d’avoir intégré dans ma réponse deux commentaires d’origines distinctes..


    • Alexk Le 20 mai 2016 à 17h36
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      Si vous allez à Madeire, petite île portugaise située au large du Maroc dans l’atlantique vous verrez ou u e partie des fonds on été dépensés. Cette île était la région la plus pauvre du Portugal.
      Le relief de l’île étant montagneux, des travaux routiers impressionant on été entrepris avec des ponts et tunels partout. On vois aussi pas mal de plaque indiquant le financement europeen de projets.
      http://www.voxeurop.eu/fr/content/article/1813921-des-milliards-de-dettes-pour-madere


  6. Eric83 Le 20 mai 2016 à 08h06
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    Austérité, flexibilité, compétitivité – traduit de la novlangue : appauvrissement, perte de droits, précarisation, chômage, exclusion…

    Le programme de l’UE qui est celui du One World, du NOM – ou du nom que chacun veut lui donner – nous mène à une question de fond cruciale :

    http://www.pauljorion.com/blog/2016/05/17/le-monde-lecho-sommes-nous-assez-competitifs-face-au-bangladesh-le-mardi-17-mai-2016/

    La réponse est non à ce jour mais l’UE y travaille d’arrache-pied pour que cela devienne notre réalité dans les plus brefs délais.


  7. DUGUESCLIN Le 20 mai 2016 à 08h17
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    Ceux qui sont déjà surendettés et qui ne pratiquent pas l’austérité seront punis et paieront des amendes pour aggraver leur surendettement qui n’auront plus qu’un moyen pour s’en sortir “la suppression des salaires” remplacée par la soupe populaire, mais en faisant 50 heures par semaine et l’âge de la retraite à 90 ans. Sans parler de l’euthanasie généralisée des inaptes pour sauver la sécu. Avec tout ça on peut espérer sauver l’européisme, l’euro, et la haute finance en devenant plus compétitifs..
    A moins….de réadapter l’économie à chaque pays de l’union de plus en plus désunie.
    Peut-être pourrions-nous remettre un peu d’ordre en la remplaçant par des accords de partenariat incluant tous les pays de la géographie européenne?


  8. Macarel Le 20 mai 2016 à 08h20
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    L’austérité ? Ce n’est pas pour tout le monde !

    http://www.liberation.fr/futurs/2016/05/18/a-capgemini-un-revenu-de-48-millions-vote-a-91_1453558

    La concurrence mondiale (libre et non faussée bien sûr !) ,pour le haut de la pyramide, tire les revenus vers la stratosphère.

    Pour le reste des gens communs, elle tire les revenus vers le centre de la Terre.


    • Macarel Le 20 mai 2016 à 08h48
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      La croissance des inégalités qui résultent de ce grand écart entre le haut et le bas, favorise le développement de l’instabilité sociale. Nous en voyons les effets délétères dans tous les pays d’Europe, du Sud bien entendu, mais aussi en France aujourd’hui.
      Si le gouvernement veut que les forces de l’ordre puissent enfin se reposer, il n’a qu’à être vraiment de gauche. Il n’a qu’à se retrousser les manches, et mouiller la chemise pour lutter contre les injustices et la croissance des inégalités. Il évitera ainsi, aussi, les chemises arrachées.
      C’est pourtant simple, mais il semble que cette “gauche” ne soit de “gauche” que dans les périodes électorales, seulement dans des discours démagogiques écrits pour capter les voix d’électeurs naïfs et crédules.


      • chb Le 21 mai 2016 à 12h51
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        développement de l’instabilité sociale : heureusement y a l’état d’urgence


  9. Macarel Le 20 mai 2016 à 08h30
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    L’UE c’est un grand succès pour tous ceux qui évoluent dans le haut de la pyramide. Pour tous les manipulateurs de symboles, nomades, qui vont d’aéroports en aéroports. En général ce sont aussi de grands communicateurs.
    Par contre, c’est une douleur, pour tous ceux qui sont attachés à leur sol. Ceux qui se coltinent la résistance de la matière dans leur vie quotidienne, ceux qui avancent à 10km/h dans les embouteillages pour aller à leur travail tous les jours, lorsqu’ils ont un emploi…
    L’UE, n’a pas été créée pour le bonheur des peuples, mais pour le plus grand profit d’une oligarchie mondialisée.


  10. Nerouiev Le 20 mai 2016 à 08h51
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    En deux mots pourcent et PIB, voilà toute la puissance économique des dirigeants européens. Sans l’UE nous avions plus d’objectifs partagés. Que nous proposent-ils dans ce sens pour renforcer notre union ? Rien. Le but c’est bien un endettement esclavagiste pour nous imposer sous le choc la vente ou l’abandon de qu”il nous reste encore.


  11. Ailleret Le 20 mai 2016 à 10h03
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    Il est incroyable, obscène, révoltant que des États-nations fassent valider leur budget par une camarilla supranationale. Il est incroyable, obscène, révoltant que les fonctionnaires de Bruxelles osent mettre à l’amende les pays qui ne suivent pas leurs oukases.

    La Commission de Bruxelles est un pouvoir usurpé : c’est donc une tyrannie. Si la France redevient un jour une république, il faudra rompre définitivement avec cette tyrannie et demander des comptes aux traîtres qui ont collaboré avec elle.

    Depuis Mitterrand, nos dirigeants affichent jour après jour leur trahison, en associant notre drapeau avec l’étendard niais de la tyrannie européiste : bleu marial et étoiles kitsch.


  12. St3ph4n3 L. Le 20 mai 2016 à 10h31
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    Ce sont les mêmes qui, depuis des temps immémoriaux, se conduisent en affameurs du peuple ! Ils n’ont jamais eu qu’un seul remède aux maux qu’ils créent : la saignée.
    Dans sa lettre à Louise Colet datée du 22 septembre 1853, Gustave Flaubert écrivait : “89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple.”
    Sur le même modèle, on pourrait dire que la IVe République (1946) a reconstruit le peuple, mais la Ve République (1958) l’a remplacé par une aristocratie politique et le traité de Lisbonne (2008) lui a adjoint une aristocratie basée sur l’argent.”
    Soit 62 ans dans les 2 cas : troublante coïncidence des chiffres…


    • Durand Le 20 mai 2016 à 11h48
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      St3,
      La quatrième republique a surtout laissé filé la séparation bancaire voulue par le CNR et les pouvoirs financiers ont insidieusement ré-infiltré les gouvernements de partis qui s’y sont succédés.
      Mitterand et sa clique ont parachevé le travail dès qu’ils ont pu s’emparer du pouvoir.

      Nous vivons aujourd’hui dans une dictature financiaro-bancaire qui doit tout à la Quatrième et à ceux qui en sont issus et qui ont si mal servi la Cinquième, sans oublier de se servir… Le goût pour l’argent à devié l’action politique du devoir constitutionnel d’œuvrer pour le bien de tous.

      La classe politique en place est prête à se jouer de n’importe quelle constitution pour garder ses privilèges. Ses maîtres-financiers, qui la manipulent comme une marionnette, se chargent par média interposés de démobiliser l’action citoyenne, par la désinformation et par la division contrôlée des Francais.

      Ce qui a reconstruit le peuple, ce n’est pas la Quatrième, c’est la Victoire. Mais dans l’euphorie de cette victoire, les Français ont préféré reconstruire une seconde Troisième Republique plutôt que d’assoir les acquis du CNR sur la stabilité gouvernementale que seule la Cinquième à enfin permise, mais 12 ans trop tard…!


      • St3ph4n3 L. Le 20 mai 2016 à 15h08
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        Je suis d’accord avec tout ça.
        Je parle juste de dates particulières, de moments-charnières qui ont marqué des changements radicaux d’orientations. Cependant, je reste conscient que, pour chacune de ces années, il y a un avant, des origines et il y a un après.
        Ainsi, on aurait pu, par exemple, objecter à Flaubert que la noblesse était déjà tombée bien bas en permettant à des roturiers d’acquérir des charges et que la royauté n’est tombée définitivement qu’avec la tête de Louis XVI dans un panier. De même qu’on m’objectera que le traité de Lisbonne a été précédé par le référendum constitutionnel de 2005 et que ce traité à été suivi par les signatures des 2 mains et les yeux fermés des différentes politiques décidées par des commissions non élues (ce n’est pas sur ce site que l’on mésestime l’importance de la chose).
        Reste qu’entre une IIIe République bourgeoise et son prolongement dictatorial vichyste, d’une part, et, d’autre part, le coup d’État d’urgence permanent gaullo-hollandien, la IVe République ressemble presque, au moins dans ses intentions premières, à un paradis démocratique (le reste est ensuite fait par le temps et défait par les hommes, n’est-ce pas ?).


  13. Andrae Le 20 mai 2016 à 11h24
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    Les problèmes de l’UE proviennent en grande partie de sa structure, qui est à la fois opaque (qui comprend comment cela marche?), dictatoriale et anti-démocratique (le parlement est totalement fantoche et ne sert à rien), bureaucratique dans le plus mauvais sens du terme (qui tourne en rond sur elle-même, plus les ‘règles’ et ‘procedures’ sont appliquées ad hoc et à la tête du client.) Etc. etc.

    Ce type de non-structure est souvent infestée de principes et d’idées, d’idéologie(s), totalement bidon, car le bon sens, la justice, la créativité n’y ont pas de place, il faut donc s’appuyer sur une espèce de ‘religion’, ‘des facons de faire’ qui ne trouvent une justification que dans leur propre existence et un ‘consensus’ des personnes impliquées. On aboutit souvent à une dispersion / multiplication des exceptions / legislation contradictoires / accords spéciaux / pouvoirs accumulés par certains. Ce type de structure n’est pas reformable – elles vivent (souvent mal) un certain temps mais ne sont pas capables de s’adapter ou d’évoluer en fonction de changements dans leur environement extérieur.

    On voit donc des discours creux sur ‘une autre UE’ (qui ne peut pas exister!), et la réalisation que le choix est ‘in or out’ (Grexit, Brexit…)


  14. Andrae Le 20 mai 2016 à 12h03
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    Ce type d’entité souffre souvent d’un déficit de but et de volonté, donc de planification et d’anticipation. La négociation n’est guère possible non plus: ou bien les ‘grands principes sont inflexibles’ (ex. Schengen, mais bon ce n’est pas toute l’UE!) – on est face à un mur – ou bien on est obligé de marchander quand même car menaces et chantages planent ou sont explicitement sur la table. Cette dernière caractéristique et si évidente pour l’UE c’est à pleurer. (Voir Cameron et ses promesses au public GB, etc.) Quant à la résolution de problèmes (p. ex. migrants), on peut oublier, car les ‘problèmes’ ne peuvent être attribués qu’aux caractéristiques des actants (Grecs oisifs, Polonais bizarres, Schauble pas assez flexible, Merkel délurée, Tsipras traitre, montée du nationalisme, etc.) ou alors des événements/pressions extérieurs, et pas au système.


  15. Lea_ Le 20 mai 2016 à 13h08
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    Cette Commission européenne me fait penser à un ogre qui se nourrit de la pauvreté, des larmes et des suicides des gens. En effet, il est insensé de prétendre que plus d’austérité provoquerait le retour de la croissance et la baisse de l’endettement. L’Espagne et le Portugal, sans parler de la Grèce, ont déjà fait des efforts et réformes inhumains sans que cela résolve leurs comptes. Bien que Mario Draghi, alias ex GS, déverse des milliards – principalement aux banques – nous vivons une déflation alors que juste une inflation raisonnable pourrait désendetter les Etats, comme le souligne très bon papier de Romaric Godin. La Commission sait pourtant fort bien que la baisse drastique des salaires et des retraites, des licenciements de masse, enfoncent encore plus les comptes de l’Etat: l’exemple de la Grèce ne lui suffit pas ?!
    [Modéré]


    • Lea_ Le 20 mai 2016 à 13h33
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      Ps Il est très dommage que les casseurs s’en prennent à nos flics au lieu d’aller secouer Berlaymont et “montrer donc les muscles” afin de pousser la Commission à enfin réfléchir intelligemment sur la politique à mener dans l’UE.


    • Durand Le 20 mai 2016 à 13h43
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      Léa,

      “La Commission sait pourtant fort bien que la baisse drastique des salaires et des retraites, des licenciements de masse, enfoncent encore plus les comptes de l’Etat: l’exemple de la Grèce ne lui suffit pas ?!”

      C’est bien la preuve que tout cela est voulu,… prémédité !

      L’Union Européenne fonctionne exactement comme prévu…

      Sans insurrection, il faudra 1000 ans pour reconquérir la démocratie…


      • Lea_ Le 20 mai 2016 à 19h28
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        Je pense pas qu’il faille attendre 1000 ans. Je suis sûre que la Commission de Bruxelles sait parfaitement bien que l’UE agonise et que rien puisse la sortir de cette nasse. Elle (et Trichet) ont fait d’énormes erreurs qui sont aujourd’hui irrattrapables. Tant que la crise ne concernait que la Grèce, il suffisait de la tenir sous perfusion ad vitam aeternam, là, les pays qui tombent sont trop importants.
        Même la création d’un poste de ministre des Finances de la zone euro, voulu par l’Allemagne et notre brave Moscovici ne servirait à rien, et ça, ils le savent.


    • Andrae Le 20 mai 2016 à 15h51
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      Lea, Oui.

      D’ou provient le pouvoir de la Commission? Il y a des relents d’une structure type ‘Secte’ – pouvoir illuminé, charismatique, de l’au-delà. Ce qui d’ailleurs reflète bien la propagande de l’UE – la nécessité, les valeurs Européenes, la fin des guerres, etc. L’ UE apporte Le Bien.

      Je voulais ajouter: typique également, les frontières d’intériorité ou inclusion vs. exteriorité, exclusion – qui appartient, qui est membre, tout ca c’est pour qui? (Dans un Club de Golf, ou à l’ONU on sait, et les droits/obligations/payements sont relativement transparents.)

      La Grèce? Annihilée.. OK, Non. Les chomeurs au Portugal? Que nenni.

      La Turquie? Heh peut-êt’ bien en partie ou dans le futur car pour résolver la crise des migrants .. il faut s’addresser à l’extérieur! – l’UE seule ne peut rien faire! – et alors Merkel (une personne, pas l’UE) fait un deal marchand crapuleux et illogique avec Erdogan.

      >> .. afin d’illustrer une autre *facette* qui explique *en partie* comment l’UE fonctionne et perdure, pas en désaccord avec Godin (t. bon) ou d’autres.


  16. philbrasov Le 20 mai 2016 à 15h16
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    J’espere que Ob va nous traduire les 13minutes de mensonges de H Clinton
    c’est un regal…..
    https://www.youtube.com/watch?v=-dY77j6uBHI


    • Django Le 20 mai 2016 à 20h50
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      Il faudrait qu’une âme charitable fasse la même chose pour ceux qui vont se présenter à l’élection française de 2017!


  17. Furax Le 20 mai 2016 à 16h38
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    En fait, il y a 2 interprétations possibles.

    Pour beaucoup, la Commission européenne et les pays d’Europe du nord dont la Commission applique la ligne (parce qu’ils ont réussi à les faire valider dans un traité) sont juste incohérents et se trompent de diagnostic économique, ne mesurant pas l’effet déflationniste de leur politique.

    Mais il y a une autre analyse possible : celle du divorce conflictuel. Dans un divorce conflictuel, quand les 2 membres du ménage n’ont pas le même niveau de revenu et de patrimoine et que c’est le plus riche des deux qui veut larguer son conjoint, il arrive qu’il essaie de pousser ledit conjoint à la faute pour ne pas avoir à raquer pour ce conjoint qu’il considère comme trop encombrant.

    Le divorce est prononcé pour la faute de celui qui s’est barré. Eh bien lors du dénouement d’une union économique, comme l’a très bien expliqué Jacques Sapir, c’est celui qui se barre qui subit l’essentiel du coût (choc de l’envolée des taux d’intérêts pour les pays déficitaires et choc de l’envolée de sa nouvelle monnaie pour les pays aux comptes courants fortement excédentaires). La MittelEuropa essaie de pousser l’Europe du « club Med » à la faute.


  18. natoistan Le 20 mai 2016 à 20h04
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    Médias français : Cinq cas de journalistes acquis à la doctrine néoconservatrice.

    http://arretsurinfo.ch/medias-francais-cinq-cas-de-journalistes-acquis-a-la-doctrine-neoconservatrice/


  19. noDJ Le 20 mai 2016 à 23h15
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    Austérité oui mais pas pour tous (pour les peuples pas pour les transnationales).

    Cf. un document confidentiel hallucinant dans lequel un groupe de cinq pays européens, dont la France, propose l’instauration d’une juridiction d’exception européenne au service des entreprises souhaitant attaquer les décisions des Etats.
    Article de Maxime Vaudano paru dans le Monde : La France promeut l’arbitrage privé du Tafta au sein même de l’Europe
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/19/la-france-promeut-l-arbitrage-prive-du-tafta-au-sein-meme-de-l-europe_4921900_4355770.html

    C’est ce qui s’appelle de la haute trahison (de la part de nos “élites”).
    Ce qui se dessine ressemble de plus en plus à une Corporatocratie.


  20. Lysbeth Lévy Le 20 mai 2016 à 23h46
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    ET pour finir l’UE fait des plans sur la comète : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/Reflection_FR_web.pdf

    PROJET POUR L‘EUROPE À L‘HORIZON 2030
    “Les défis à relever et les chances à saisir”

    Signés par Nicole Notat ex-CFDT (syndicat pro-MEDEF) Lech Walesa de “Solidarité” soutenu par le Vatican et le Département d’état Us (CIA) Mario Monti (banques) Felipe Gonzalès ex-président espagnol.
    Donc l’avenir est écrit en 2010 pour jusqu’a 2030 !!!


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