Source : La Tribune, Romaric Godin, 15-04-2016

Jeremy Corbyn veut rester dans l'UE... pour la changer. (Crédits : TOBY MELVILLE)

Jeremy Corbyn veut rester dans l’UE… pour la changer. (Crédits : TOBY MELVILLE)

Le choix était délicat pour le chef du parti travailliste, dont l’euroscepticisme est connu. Mais Jeremy Corbyn est parvenu à prendre une position originale en ménageant l’avenir.

Le moment était attendu et il était périlleux pour le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn. Jeudi 14 avril, il a défendu devant un parterre de syndicaliste et d’étudiants, la position officielle de son parti pour le referendum du 23 juin : il a défendu le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Une position qui n’allait pas de soi pour Jeremy Corbyn. Longtemps représentant de la gauche du Labour, il s’était opposé à l’adhésion du pays à l’UE en 1975, puis au traité de Maastricht en 1992, puis au traité de Lisbonne, comme au projet de constitution européenne trois ans plus tôt, en 2008.

C’est dire si Jeremy Corbyn était attendu au tournant, en dehors du parti, comme en son sein où ses opposants ne manquent pas. On attendait une implication prudente qui aurait rendu le nouveau dirigeant travailliste responsable d’une éventuelle défaite du vote « Remain » (pour le maintien). Mais, comme souvent, ses adversaires ont sous-estimé le député d’Islington Nord qui a tenté de contourner l’obstacle en se démarquant des arguments habituels des partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE.

Pas de menace, mais un défi

A la différence de nombreux autres Travaillistes et de l’approche de David Cameron, Jeremy Corbyn n’a donc pas menacé l’électeur britannique d’une apocalypse économique et politique en cas de sortie du pays de l’UE (« Brexit »). Il y voit, en revanche, un défi pour le Labour : changer l’UE pour lui donner une nouvelle couleur, plus « sociale. » « Nous voulons former des alliances avec les partis socialistes du reste de l’Europe pour la changer », a-t-il indiqué. Le chef du Labour ne prétend donc pas aimer l’Union telle qu’elle existe, il prétend précisément la modifier. Mais pour la modifier, il faut être à l’intérieur, pas à l’extérieur. « Vous ne pouvez pas construire un monde meilleur si nous ne vous engagez pas dans ce monde », a-t-il résumé.

Quelqu’un a le 06 de Macron pour les négociations ?

Blague à part, ils sont pathétiques – mais bon, à leur décharge, la propagande est telle qu’ils savent aussi qu’ils ne peuvent tenir un autre discours, et beaucoup doivent attendre que tout se casse la figure naturellement…

Soutenir l’UE comme Jeremy Corbyn a jadis soutenu le Labour…

La démarche permet donc à Jeremy Corbyn de maintenir ses critiques vis-à-vis de l’UE, sans pour autant être partisan du Brexit. Son discours ne consiste donc pas, comme David Cameron, à prétendre que l’UE « réformée » par l’accord passé à Bruxelles le 18 février est une bonne chose pour le Royaume-Uni : il consiste à faire du vote « Remain » un vote de lutte, un début plutôt qu’une fin. Avec ce discours, Jeremy Corbyn sort du discours « négatif » pour entrer dans un discours constructif. Le chef du Labour appuyé son discours par une comparaison avec sa propre attitude vis-à-vis du parti où il a longtemps été dans une position très minoritaire. « J’ai eu quelques divergences avec la direction que le Labour a adopté les quelques dernières années, certains l’auront remarqué, mais je suis sûr que le bon choix pour moi a été de rester membre du parti », a-t-il ainsi indiqué. Un argument fort quand on se souvient de la distance entre le « socialiste » Jeremy Corbyn et des dirigeants comme Tony Blair ou Gordon Brown. Au moment de la guerre en Irak, par exemple, le député a voté contre la décision martiale de Tony Blair. Si le député isolé a pu devenir chef du parti, les Travaillistes britanniques peuvent espérer, s’ils restent dans l’UE, changer l’Europe…

Ne pas laisser le Royaume-Uni aux volontés des conservateurs

Car – et c’est la deuxième partie de l’argument de Jeremy Corbyn – le Royaume-Uni n’a guère d’alternative d’un point de vue de gauche. La sortie de l’UE ôterait en effet aux Conservateurs les dernières règles qui limitent leur action en matière de dérégulation du marché du travail et de privatisation. D’autant qu’un Brexit pourrait déclencher par contrecoup l’indépendance de l’Ecosse, territoire traditionnellement très ancré à gauche. Le Brexit renforcerait ainsi le poids de l’Angleterre conservatrice et ne placerait aucune limite aux volontés des Libertariennes conservateurs et de l’UKIP – les principaux défenseurs du Brexit. Jeremy Corbyn peut donc défendre l’UE comme un rempart. Rempart insuffisant, rempart réduit compte tenu de l’orientation conservatrice de l’UE, mais rempart néanmoins. « L’UE a aidé à soutenir l’investissement, l’emploi et les protections pour les travailleurs, les consommateurs et l’environnement », a déclaré le chef travailliste. Il faut comprendre cette phrase en négatif : il s’agit non pas de juger là encore l’UE comme un « paradis des travailleurs », mais comme un minimum dont la droite britannique se passerait bien. Et sur lequel il est possible de construire du mieux.

S’affirmer comme chef de l’opposition

Jeremy Corbyn adopte donc une position politique originale. Il soigne aussi son image de chef de l’opposition en défendant une position qui, faute d’être entièrement la sienne n’en est pas moins celle des militants et des électeurs du Labour. « C’est la position qui a été choisie à l’issue d’un grand débat par le parti. Et c’est le parti que je dirige », a-t-il martelé. Cette affirmation de son pouvoir basé sur le respect de la majorité du parti est un élément central car on a souvent reproché au député d’Islington Nord d’être « coupé » de la masse des électeurs travaillistes et de vouloir transformer le Labour en un parti « gauchiste. » En s’engageant pour le maintien dans l’UE, il rassure les électeurs qui voient en lui un dangereux bolchéviste et il affirme aux militants qu’il n’entend pas diviser le parti.

Maintenir le clivage droite-gauche

Parallèlement, cet engagement pour le « Vote Remain » n’est pas un ralliement à la position de David Cameron. A la différence de ce que l’on a pu observer lors du référendum du 18 septembre 2014 sur le référendum écossais, il a refusé toute unité de campagne avec les Conservateurs. C’est un élément essentiel, parce qu’il permet de distinguer le vote travailliste visant à rester dans l’UE pour la changer du vote conservateur, heureux de l’UE actuelle. En Ecosse, les Travaillistes avaient été les victimes de l’unité de la campagne pour le « non » à l’indépendance, malgré la victoire de ce dernier. Jeremy Corbyn lui, ne commet pas cette erreur et la campagne pour le 23 juin ne réduit pas ses attaques contre le gouvernement conservateur, bien au contraire. Jeudi, il a lancé une nouvelle fois l’offensive sur la question fiscale contre David Cameron, mais aussi contre l’incapacité de Downing Street à défendre les aciéries menacées de fermeture par le géant indienTata Steel.

Ne pas être pénalisé en cas de Brexit

Enfin, la stratégie d’une défense « critique » de l’UE lui permettra de se défendre, en cas de victoire du « Leave ». Si le Brexit est finalement décidé par les électeurs britanniques, ce qui n’est pas impossible car sa cote remonte dans les sondages, la faute en reviendra au premier ministre qui prétend avoir amélioré l’Europe, pas aux Travaillistes qui, conscients des insuffisances de l’Union voulait la changer. Jeremy Corbyn n’a pas, du reste, cherché à minimiser ses engagements passés. Il les a même assumés : « Est-ce que je me rétracte sur tout ce que j’ai dit ou fait ? Non. » Un vote en faveur du Brexit signifiera que les Britanniques partagent les critiques de Jeremy Corbyn, sans son espoir. Le leader travailliste ne saurait se démettre dans ce cas, à la différence du premier ministre qui aura alors bien du mal à rester au 10, Downing Street. Du reste, on remarque que les défenseurs du « Brexit » de gauche – minoritaires outre-Manche -, comme le quotidien Morning Star, critiquent certes, les arguments de Jeremy Corbyn, en pointant le déficit démocratique de l’UE, mais ne « regrettent » pas d’avoir soutenu le nouveau chef du Labour. Quant à ses adversaires centristes au sein du parti, ils ne pourront pas lui reprocher de s’être aligné sur leurs positions…

Popularité en progression

En adoptant cette position, Jeremy Corbyn donne encore une fois tort à ceux qui voyaient en lui un ridicule « arriéré » qui menait le Labour dans le mur. Certes, sa nomination, suivie d’une campagne de presse très défavorable et de quelques bourdes, comme le refus de chanter l’hymne national, avait plongé les Travaillistes au plus bas dans les sondages pendant quelques mois. Mais les électeurs ont appris à connaître le nouveau chef de l’opposition. Les erreurs et la division des Conservateurs l’ont fait revenir en grâce. La proposition de budget très austéritaire, prévoyant notamment la baisse des allocations pour les handicapés qui a conduit à la démission du ministre du Travail Ian Ducan Smith a ouvert un débat que Jeremy Corbyn a su utiliser. Mais les déboires fiscaux de David Cameron révélé par les « Panama Papers » ont donné un nouvel élan au parti travailliste.

Certes, le chemin est encore long pour le chef de l’opposition. Selon un sondage Yougov du 8 avril, sa côté de confiance n’est que de 30 %, ceux qui ne lui font pas confiance sont 52 % des personnes interrogés. Un déficit de 22 points qui est élevé, mais qui est loin des 40 points de janvier dernier. Et pour la première fois, la différence entre ceux qui lui font confiance et ceux qui ne lui font pas confiance est inférieure à celle de David Cameron (-23 points). Mieux même, sur le sujet de l’évasion fiscale et de l’UE, Jeremy Corbyn est largement jugé le plus compétent, loin devant le premier ministre. Enfin, le Labour est désormais en tête des intentions de vote, avec 34 %, en cas d’élections générales, devant les Conservateurs (31 %).

Les Cassandre contredits

Cette évolution contredit les Cassandre qui jugeait qu’en élisant Jeremy Corbyn, le Labour se « suicidait ». De plus en plus, il apparaît que c’est bien la voie centriste de la sociale-démocratie qui est en crise : en Irlande, le Labour a obtenu 6 % des voix après son alliance avec le centre-droit en février alors qu’en Espagne en décembre, le PSOE a obtenu son plus faible score de l’après-franquisme ; aux Pays-Bas, les Travaillistes de Jeroen Dijsselbloem sont donnés sous les 10 % d’intentions de vote et, en Allemagne, la SPD est à des niveaux historiquement faible, sous les 20 %. A l’inverse, au Portugal, où le premier ministre socialiste Antonio Costa a choisi de s’allier à la gauche radicale contre la politique austéritaire de la droite, le PS progresse de trois points dans les derniers sondages par rapport aux élections d’octobre. L’avenir de la Social-démocratie pourrait donc être, contre l’avis d’un Emmanuel Macron par exemple, dans le maintien d’un vrai clivage droite-gauche…

Source : La Tribune, Romaric Godin, 15-04-2016

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69 réponses à Pourquoi Jeremy Corbyn ne veut pas du Brexit, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

André Le 22 avril 2016 à 01h57

Encore un que l’on nous vendu comme un méchant gauchiste et qu’on allait voir ce que on allait voir.
J’ai 60 ans.
Cela fait plus de trente ans que j’entends parler d’une autre Europe, qu’il faut la changer.
J’en ai ras le bol de cette fable.
L’Europe n’est pas faite pour être changée, elle est faite pour servir des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples.
Les Tsipras, Corbyn et autre Mélenchon finiront dans les poubelles de l’histoire.

  1. Maud Le 22 avril 2016 à 00h23
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    “changer de l’intérieur” : que ne a t on entendu cet argument sans jamais rien voir arriver. C’est l’argument des membres du PS frondeurs parait-il alors que le rouleau compresseur passe. Voir le vote de l’ensemble des députés européens PS, groupe qui compte quelques contestataires à la ligne du parti mais qui, comme un seul homme, a voté “la loi secret des affaires”. Ils finissent par se mentir à eux même sans en avoir conscience pour justifier de rester dans la place.


    • Anarkopsykotik Le 22 avril 2016 à 19h29
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      On ne change pas le système de l’intérieur, c’est le système qui te change toi…


  2. Ailleret Le 22 avril 2016 à 00h46
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    « Changer l’UE pour lui donner une nouvelle couleur, plus “sociale” »…
    « Sortir du discours négatif pour entrer dans un discours constructif » (on dirait Robert Hue :
    « nous ne sommes pas eurosceptiques, nous sommes euroconstructifs » , disait-il vers 1997, fignolant son glorieux 3 % à la présidentielle)…
    L’UE, un « rempart » contre la vilaine droite conservatrice et UKIP…
    « L’avenir de la social-démocratie (répétez dix fois ce machin, “social-démocratie”, ça fait instruit) pourrait donc être dans le maintien d’un vrai clivage droite-gauche »…

    Trop, c’est trop. Cet article est risible. Godin nous a déjà vanté la maestria de Tsipras, il voudrait maintenant qu’on s’agenouille devant la vista de Corbyn ? Quant au gigantesque clivage droite-gauche (Juppé-Macron, Coca-Pepsi), il ne sert qu’à effrayer les âmes sensibles pour qu’elles se réfugient dans les jupes de leur bonne mère UE.


    • tom Le 22 avril 2016 à 08h48
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      @Ailleret, Vous ne seriez pas un peu Tony Blair et Gordon Brown par hazard car vous tenez les memes propos que ces gens de ” light tories).
      Mr Corbyn a toujours combatut pour la paix dans le monde et sa politique est plus a gauche que la majorite de ses deputes car il faut du temps pour evincer les faux gauchistes, il n’y a qu’a voir ou sont ces fameuses personnes dites de gauche Tony Blair se remplie les poches avec des discourts, il a meme un avion special pour ses deplacements, il est rattrape par la justice sur la guerre en Irak, il est maintenant rattrape par les evasions fiscales, Brown travaille maintenant pour le compte d’une compagnie privee WEF, juste pour citer ces deux supers de “gauche”
      Nous avons un gouvernement de neo liberaux en deux mots des faschistes en GB, qui ne pensent qu’a se remplir les poches car ce systeme arrive a sa fin.


    • tom Le 22 avril 2016 à 08h48
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      @Ailleret,
      Quand on proclame “Too Big Too Fail” ou “Too Big To Jail” dites moi dans quel systeme cette politique entre? que dans le faschisme.
      Plus proche, que pensez vous de Mr Hollande soit disant de gauche, il a reussit ce que Sarkozy n’a pas put faire.
      Mr Corbyn voit sa popularite monter et meme a commencer a depasser celle de Cameron et cela qu’en quelques mois a la tete du parti, les gens commencent a sentir l’odeur du cafe et a se reveiller, si le brexit gagne c’est la fin de Cameron et je pense que les elections generales se feront avent 2020, car les conservateurs ne pourront plus se sentir, le probleme de l’Europe ici c’est la vrai guerre entre eux.


      • Furax Le 22 avril 2016 à 09h46
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        Non, pas Le fascisme. Faudrait quand même éviter de galvauder les mots qui ont un sens. Même une bavure policière, ce n’est pas le fascisme.

        Ce serait plus juste de parler de corruption, D’ oligarchie de “criny capitalists”.


        • tom Le 22 avril 2016 à 10h45
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          @Furax, Quand on n’intervient pas dans les fraudes financieres de telles importances, quand on n’enferme pas les plus grands bandits financiers, quand on declare que ces banques sont trop importantes que les peuples, vous dites ca c’est de l’oligarchy?
          Moi je vous reponds non, le capitalisme dit bien ce qu’il veut dire, du capital pour produire des profits,
          Quand ces capitaux sont detournes au profits des grandes multinationales pour le compte des politiques, je repete et signe c’est le faschisme de Mussolini.


        • bhhell Le 22 avril 2016 à 15h57
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          Si l’on considère que le fascisme dans l’histoire est le produit de la volonté des riches de bloquer l’expression de tout forme sérieuse d’affranchissement sociale, et ce par tout les moyens (comme par hasard l’entre deux guerres est une période férocement houleuse pour le capitalisme), quitte à mettre à genoux des millions de travailleurs, quitte à détruire des pays tiers, alors le terme n’est en rien galvaudé. Il décrit de mieux en mieux ce que nous vivons. Le travail quotidien de nos médias et de nos institutions consiste lui à masquer l’existence de ces rapports de force en valorisant les “réformes”, le “compromis”, le “bon sens”


          • tom Le 22 avril 2016 à 16h12
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            @bhhell,
            citation:
            « De manière plus appropriée, le fascisme devrait être appelé ‘corporatisme’/’entrepreneurialisme’ car il est la fusion du pouvoir de l’État et de l’Entreprise ».
            ~ Benito Mussolini ~


            • Furax Le 24 avril 2016 à 14h00
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              Comme le communisme, alors ?

              Ce que vous formulez n’a rien de spécifique au fascisme.


            • tom Le 24 avril 2016 à 16h57
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              @Furax, j’ai mis une citation de Mussolini, elle n’est pas de moi, mais elle decrit exactement ce que les politiques nous font subir, si vous daignez la lire!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
              Au fait Mussolini etait un faschiste au cas ou cela vous aurez echappe!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


            • PEB Le 26 avril 2016 à 17h22
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              C’est la définition même du socialisme dont Mussolini fut issu.

              Le fascisme, comme le césarisme, est une idée de la gauche sociale. Ne faites pas de contre-sens! Ce que le Duce voulait dire, c’est que, dans son régime, c’est l’Etat, incarnation de la collectivité populaire, qui pilote l’entreprise et soumet l’actionnaire à l’intérêt général.

              Les expressions “Too Big to Fail” ou “Too Big to Jail” évoquent, au contraire, la ploutocratie (ou oligarchie financière) que le fascisme prétendait combattre au nom du Peuple. Le cosmopolitisme de la ploutocratie s’oppose, par construction, au cadre strictement national dans lequel s’inscrit le fascisme.


  3. Gaelf Le 22 avril 2016 à 01h23
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    Une autre Europe ? !
    Quelle idée fracassante !
    Et révolutionnaire !
    https://www.youtube.com/watch?v=MT6QIueTpGE


  4. André Le 22 avril 2016 à 01h57
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    Encore un que l’on nous vendu comme un méchant gauchiste et qu’on allait voir ce que on allait voir.
    J’ai 60 ans.
    Cela fait plus de trente ans que j’entends parler d’une autre Europe, qu’il faut la changer.
    J’en ai ras le bol de cette fable.
    L’Europe n’est pas faite pour être changée, elle est faite pour servir des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples.
    Les Tsipras, Corbyn et autre Mélenchon finiront dans les poubelles de l’histoire.


    • wesson Le 22 avril 2016 à 16h28
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      Tsipras, il est au pouvoir, et on a vu. Pour lui si vous voulez le mettre à la poubelle, pourquoi pas.

      Corbyn, il est chef du parti d’opposition, ce qui est quand même pas à proprement parler “le pouvoir”, et ce n’est pas gagné qu’il y arrive.

      Quand à Melenchon, lui n’est pas du tout au pouvoir, et il faudrait carrément un miracle pour qu’il y parvienne.

      Car voyez-vous, pour aussi tiédasse qu’il puisse être, vous trouverez toujours une coalition allant du PS à l’UMP qui sera prête à envoyer MLP au pouvoir pour barrer la route à Mélenchon.


    • Jean-Paul B. Le 25 avril 2016 à 00h01
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      Bonsoir André,
      je vous trouve très (trop?) sévère avec J-L Mélenchon car, si vous le suivez bien, vous constaterez que sa position sur l’Euro et même l’UE, a sensiblement évolué depuis que Tsipras a baissé les bras malgré le résultat du référendum grec de juillet 2015. C’est même ce qui explique ses difficultés avec la direction du PCF.
      Je me permets de vous conseiller amicalement de lire son programme (en cours d’élaboration) pour la Présidentielle de 2017 avant d’affirmer définitivement qu’il finira “dans les poubelles de l’histoire”.


  5. Rolland Le 22 avril 2016 à 04h36
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    Pathétique !
    Le personnel politique britannique ne vaut pas mieux que le notre…à vomir.


  6. globule rouge Le 22 avril 2016 à 05h37
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    Pour ma part je suis plutot d’accord avec le constat que fait R. Godin, la position de Corbyn est politicienne, je ne crois pas que la position qu’il a adopté aura un gros impact sur le referundum, et puis lui demander d’aller quasiment contre tout son appareil, vu la fragilité de sa position me parait peu realiste.

    Si il affichait un engagement “enthousiaste” pour le “remain”,c’est son image qu’il ecornerait durablement quelque soit le resultat, et en cas de defaite, en tant que chef il devrait l’assumer (c’est pas la France…), si au contraire il s’affichait clairement pour un “Brexit”, il devrait faire face a une plus grande hostilité de l’appareil, et l’hostilité durable des militants qui soutiennent le “remain” (ce qui est loin d’etre negligeable), et quelque soit le resultat, lui ferait porter la responsabilité et lui laisserait un appareil partisan lui laissant peu de perspective (“on a perdu parce qu’il a milité pour le brexit” ou “il a perdu, il doit degager”)


    • Bobforrester Le 22 avril 2016 à 08h18
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      C est ce qu un partisan de Melechon m a raconté pour justifier l appel à voter.Hollande sans y mettre de conditions. Corbyn est un liberal deguisé en “socialiste”. Au moins cet épisode l a démasqué. Mais reste à savoir s il touchera comme Blair 50 millions d euros pour prix de son imposture?


      • globule rouge Le 22 avril 2016 à 09h52
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        la difference entre un melenchon (tsipras, and co) et un corbyn, c’est que corbyn est arrivé a la tete d’un parti qui existait avant lui, il a ete designé par une base malgres ses cadres et doit composer avec eux, avec l’histoires/courant/tradition du parti etc… il est a la tete d’une grosse machine qui a beaucoup de choses a perdre a differents niveaux.

        Ce qui est moins comprehensible pour des”leaders” a la tete de mouvements de type FdG, syriza and co, c’est que eux ont beaucoup plus de marge de manoeuvre, doivent se faire une place dans le paysage politique, ils peuvent et doivent prendre plus de risques, se montrer plus audacieux…. et pourtant restent tres “timoré”.


        • Spectre Le 22 avril 2016 à 13h38
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          Ce qui est moins comprehensible pour des”leaders” a la tete de mouvements de type FdG, syriza and co, c’est que eux ont beaucoup plus de marge de manoeuvre

          Au contraire, dans le cas de Mélenchon, il était très lié par la lignée altereuropéiste de la direction du PCF, avec laquelle il devait composer. Depuis qu’il s’en est affranchi, vous aurez d’ailleurs noté une inflexion de son discours, plus ouvertement souverainiste. On en pensera ce qu’on en veut, mais voilà.

          Quant à Tsipras, il s’était lui-même posé la barrière de ne jamais sortir de l’euro, et il a agi en conséquence. La capitulation était, au final, tristement cohérente avec cet interdit.


          • globule rouge Le 22 avril 2016 à 14h00
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            melenchon a fait le choix de s’allier avec le PCF, il aurait pu faire le choix du NPA comme allié.
            Que ce soit tsipras ou melenchon, ce que je souligne c’est bien les choix timorés en terme strategique…. que votre “au contraire” ne contredit finalement pas.

            Il y’a une coherence de corbyn sur la position qu’il adopte sur cette question, par rapport aux moyens a sa dispostion, il y’en a beaucoup moins pour celles qu’ont choisi melenchon tsipras and co.


            • tom Le 22 avril 2016 à 14h14
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              @{globule rouge, La grande difference entre Melonchon et Corbyn est que Corbyn a une grande partie des sans dents derriere lui qui le supportent.


            • Furax Le 24 avril 2016 à 14h07
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              S’agissant du cas spécifique français, Mélanchon, le PCF et le NPa sont complètement à côté de la plaque. Les ouvriers et salariés du privé, ainsi que les jeunes n’en veulent pas. Soit ils s’abstiennent, soit ils votent FN.

              Le FN répond aujourd’hui le moins mal à la demande des classes populaires françaises, comme d’ailleurs le PCF de 1981, de protection économique et identitaire alors que l’extrême-gauche et la gauche de la gauche sont perçus comme les partis promouvant le multiculturalisme via l’immigration.

              Le FN est cohérent. On ne peut pas être socialiste redistributeur en matière économique et être liberal sans-frontieriste en matière de mouvements de population. En quoi gauche de la gauche et extrême-gauche sont incohérents.


  7. Boyington Le 22 avril 2016 à 07h43
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    «Nous voulons former des alliances avec les partis socialistes du reste de l’Europe pour la changer »

    En fait, n’ayant guère de chance de gagner en Angleterre (UKIP + conservateurs = 51 %, travaillistes = 32 %), il espère que Bruxelles pourra imposer un ordre de jour davantage à gauche à l’Angleterre.


    • tom Le 22 avril 2016 à 09h04
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      @Boyington, Permettez moi de vous corriger, ce que fait Corbyn c’est utiliser le langage de la politique pour son avantage.
      Mr Corbyn a toujours ete contre la formation de cette Europe depuis le debut, il faut comprendre qu’ici sur certaines questions c’est la majorite des deputes du Labour qui decide, donc le clan Corbyn est en minorite en ce moment donc il fait de la politique car son oui pour l’Europe est tres ” faiblar” mais en disant qu’il veut changer l’Europe, il est du cote de Cameron sans s’associer dans son clan, au contraire il se met en position gagnante des deux cotes, vous comprenez.


    • tom Le 22 avril 2016 à 09h05
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      @Boyington, D’un cote je dis je reste pour s’unir avec les autres parties de gauche qui vont emerger et reconstruire l’Europe
      De l’autre cote si le brexit gagne donc Cameron perd car les gens sont contre ce qu’il raconte.
      Et je finis par dire que Corbyn malgre son changement d’idee ne se sera pas trop diminue.
      En attendant de reformer son party Corbyn utilise le temps pour se renforcer et remporter les prochaines elections.


    • christian Le 22 avril 2016 à 10h00
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      Les partis socialistes – les dites gauches missiles de croisière – du reste de l’europe, tout comme le parti travailliste, sont des partis atlantistes (donc impérialistes) et fascistes (dans le sens litéral du terme càd collusion état-entreprises privées et dont capitaliste est l’euphémisme officiel) qui n’ont aucune intention de changer l’europe sinon pour la rendre encore plus compatible avec l’ultra libéralisme.


  8. FifiBrind_acier Le 22 avril 2016 à 07h54
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    Ceux qui ont rédigé les Traités ont verrouillé le système à double tour.
    Pour avoir une Autre Europe, il faudrait changer fondamentalement les Traités européens.
    Pour changer les Traités, il faut l’unanimité des 28 pays sur les mêmes textes, à la virgule près.

    Ce qui veut dire qu’il faut:
    – 28 pays PS en même temps.
    – ou 28 pays Podémos- Syriza – FDG en même temps
    – ou 28 pays “Nouvelle Donne” en même temps
    – ou 28 pays Dupont Aignan en même temps
    – ou 28 pays FN en même temps etc

    Et pas seulement 4 ou 5 pays. Il en faut 28 en même temps.

    La probabilité qu’un tel évènement se produise est de 1 jour tous les 345 000 ans.
    Il faut croire qu’il n’y a pas urgence pour tous ceux qui proposent “une Autre Europe”…


    • tom Le 22 avril 2016 à 09h39
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      @FifiBrind_acier, Ha!ha!ha! vous me faites penser a ces supers economistes qui sont dans les gouvernements qui utilisent des formules mathematiques pour nous dire qu’ils ont raison et que nous on a tord.
      Enfin, soyons serieux, c’est a nous (les peuples) de reagir et que ces politiciens nous prennent au serieu et nous ecoutent quand on dit non, on nous emmenent pas en bateau pour que l’on change les donnees, l’avenir ces nous, nos enfants alors qu’on se reveille et qu’on se rappelle ce que nos grands parents ont faient pour nous et surtout de garder ce que nous avons gagne avec notre sang.


      • hzdl Le 22 avril 2016 à 12h24
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        Vous croyez donc réellement que les politiciens écoutent les peuples.

        Référendum de 2005, grec, néérlandais etc. ça vous parle ?

        Juncker : “Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens”.
        On ne peut pas faire plus clair. L’UE est une dictature, point.


        • tom Le 22 avril 2016 à 12h31
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          @hzdl, Et ce n’est pas termine, voila ce que je trouve aujourd’hui sur montwitter

          Commission proposes visa-free travel for Ukrainians http://eurac.tv/1tD8 Dutch Vote means nothing?
          Malgres le non Hollandais, la commission propose des visas gratuits pour les Ukrainiens et on va m’accuser ici d’etre raciste si je dis qu’il y a des neo nazis en Ukraine et qu’ils peuvent s’infiltrer si la commission ouvre ses portes.


      • FifiBrind_acier Le 22 avril 2016 à 18h19
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        Tom,
        La preuve, c’est que Cameron n’a obtenu aucun changement dans les Traités.
        Malgré l’organisation d’un referendum de sortie de l’ UE, brandi comme une menace.
        Et bien que le PIB du Royaume Uni soit supérieur au PIB de la France.
        Argument brandi par ceux qui veulent changer les Traités, selon lequel l’importance du pays ferait toute la différence.

        Tout ce qu’ a obtenu Cameron, c’est un accord avec les Chefs d’ Etats, HORS Traités, ce qui est discutable sur le plan juridique.. “Une pirouette juridique ”
        http://www.euractiv.fr/section/euro-finances/news/une-pirouette-juridique-pour-eviter-le-brexit/


        • tom Le 23 avril 2016 à 08h00
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          @FifiBrind_acier, Merci pour ca, ici on en rigole tous les jours des soi-disant reformes que ce profiteur d’evasion fiscale a obtenue.


        • tim Le 23 avril 2016 à 08h05
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          @FifiBrind_acier, Merci pour cette info, ici on en rigole tous les jours de ce frofiteur d’evasion fiscale( par l’intermediaire de son pere) a obtenue dans les soi disant reformes


    • Flash Le 25 avril 2016 à 12h34
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      “Pour changer les Traités, il faut l’unanimité des 28 pays sur les mêmes textes […]”

      Ce que vous écrivez n’est pas encore suffisant. Il ne faut pas simplement l’unanimité, il faut une triple unanimité :
      – unanimité des ministres en charge du dossier,
      – unanimité ensuite du conseil européen (les chefs de gouvernement),
      – et enfin, ratification de la modification (ou des modifications) par l’ensemble des pays.

      Alors, qu’est-ce qu’on fait Tom : on continue à croire au Père Noël ou on devient adulte ?

      Les menaces d’Obama lors de sa visite au RU ne vous aident pas à comprendre non plus ?


      • tim Le 25 avril 2016 à 15h06
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        @Flash, ni vous ni moi croyons au pere noel, mais le brexit gagne du terrain et comme je l’ai ecrit je suis pour le brexit pour retrouver une democracy et une souvereignte des pays et retourner au marche commun.


  9. Gribouille Le 22 avril 2016 à 08h17
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    Jacques Sapir a fait deux émissions sur le Brexit. On y mentionnait que l’électorat du Labour, est majoritairement eurosceptique (ce sont les victimes de la mondialisation “heureuse”), contrairement aux élus du Labour majoritairement favorables à l’Europe. Finalement, derrière les partis politiques, on retrouve un clivage entre les élites et le peuple, et une forme de confiscation de la démocratie par ces élites. Corbyn ne fait que valider une reprise en main des cadres du Labour sur le parti.

    https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/


  10. Furax Le 22 avril 2016 à 09h50
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    Comme globule rouge, je trouve l’analyse de l’article de R Godin tout à fait pertinente.

    Il y manque une précision qui suscite de nombreuses réactions négatives.

    L’Europe ne sera pas réorientée si Le RU reste dans l’UE car de toute façon même sous le Labour, Le RU poursuivra ses intérêts vitaux quasi millénaires : empêcher l’unification européenne.

    Autre motif : de toute façon, ca y est. Le ver est dans le fruit. L’Europe est morte à coup de mondialisation, de concurrence sauvage entre États membres, de travailleurs détachés, d’euro foireux.


    • BIBUS Le 22 avril 2016 à 12h25
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      Tu as raison, et le diagnostic posé, quelles sont les solutions:
      – attendre que le système implose: la planche à billets s’est mise en route pour maintenir le système. Impossible à imaginer il y a peu, sourires quand on évoquait cette suite inéluctable.
      Personne ne peut plus compter l’ampleur des dettes.
      La prochaine étape, pour sauver l’Europe, sera le nettoyage de ces dettes.
      – union de tous ceux qui veulent en finir avec cette folie: comment fait-on?


  11. Henri Tanson Le 22 avril 2016 à 09h55
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    Ceux qui nous proposent de changer l’Europe de l’intérieur sont soit des incompétents qui n’ont jamais lu (ou pas compris) les traités, soit des menteurs…

    Ou les deux !

    Et nous les écoutons toujours ?

    Si le peuple est compétent, il ne se laisse pas abuser par des beaux-parleurs.
    Mais, il y a du boulot !


  12. Téhèf Le 22 avril 2016 à 10h19
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    « L’UE a aidé à soutenir l’investissement, l’emploi et les protections pour les travailleurs, les consommateurs et l’environnement », a déclaré le chef travailliste.

    Hahaha.

    Oh pardon, il était sérieux en disant ça ?

    HAHAHAHAHA.


    • Wilmotte Karim Le 22 avril 2016 à 14h06
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      Oui, il était sérieux.
      Il parlait de son pays, et de la différence supposée s’il n’était pas membre de l’UE.
      C’est à dire, si les conservateurs avaient les coudées (encore plus) franches.

      “HAHAHAHAHA.”


    • globule rouge Le 22 avril 2016 à 21h47
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      c’est Les RU… le pays de thatcher, de blair le travailliste qui soit dit en passant, sur certaines de ses mesures, ferait passer thatcher pour une centriste.

      Par exemple, je me rappelle a la periode ou j’y etais d’intervention de politiques dans les medias fustigeant la limitation de la duree de travail hebdomadaire par les directives europeennes.

      Ici comparativement l’organisation de bruxelle presente un visage bien plus liberal que la plupart des politiques francais, on aurait plutot la tendance inverse au RU.


  13. jim Le 22 avril 2016 à 10h58
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    Ce serait super si les crises dénichait un ou plusieurs expat en Angleterre pour faire une synthèse des propagandes forcenées qui ont lieu et vont avoir lieu pour terroriser et abrutir la population de mensonges, et tenter de la pousser à voter Non au Brexit.

    Propagandes de la part des politiciens, des media, des intellectuels, des experts, …

    Quant aux Corbyn, Tsipras, Iglesias, Mélenchon, Lordon, ce sont des vestiges de “quelquechose”, déja mort et de nature zombie, sans peuple, illusionniste, encore très pénibles et démobilisateurs néammoins confer la très nuisible action de Lordon autour de Nuit Debout!


    • tom Le 22 avril 2016 à 11h37
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      @jim, Je suis un ex=pat depuis avril 1984 je vie en GB et vous avez raison de parler de propagande des deux cotes, aussi je dirai plus de propagande pour le oui que pour le non.
      Moi n’etant pas un sujet de la reine ne vote pas, mais je participe aux discussions dans mon coin au Pays de Galles et ce que je dit au gens pour ne pas tomber dans le piege qu’on appelle ici “the fear project” le projet de peur, j’ai meme lu qu’il y a des Britanniques qui vivent en France et qui font leur demande de passports francais, car ils ont peur d’etre degager apres le 23 juin 2016.


      • jim Le 22 avril 2016 à 11h56
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        Ce qu’il faut dans ce genre de choses c’est bien distinguer
        1. propagande mensongère de information factuelle et sourcée (ex : dire que UE a permis Airbus vs montrer qu’il n’y a aucun lien entre les 2)
        2. Les lieux d’où se diffusent les communications et leurs potentiels relatifs dans l’atteinte du grand public (ex : media de MASSE vs media alternatifs, etc)

        Ceci pris en compte, diriez vous toujours la même chose, que “plus” de propagande pour le oui que pour le non?


  14. Alae Le 22 avril 2016 à 11h20
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    J’attendais qu’on en parle, de celui-là.
    Je suis récemment tombée sur un bon exposé de ses origines politiques dans un texte qui reprend des notes de George Orwell sur la composition des Socialistes au Royaume-Uni à son époque.
    C’est féroce (c’est Orwell), mais très éclairant.
    Citation en exergue, “Le Socialisme attire à lui avec une force magnétique tous les buveurs de jus de fruit, les nudistes, les porteurs de sandales, les forcenés du sexe, les Quakers, les charlatans naturopathes, les pacifistes et les féministes”. Ailleurs dans le livre, Orwell ajoute “les végétariens à barbes fanées”, les “Jésus de banlieue” tout à leurs exercices de yoga, et “cette tribu consternante de femmes d’une haute élévation morale et de porteurs de sandales et de buveurs de jus de fruits barbus qui s’agglutinent derrière l’odeur du ‘progrès’ comme des mouches autour d’un chat mort.” (The Road to Wigan Pier, 1936).
    http://www.cabinetmagazine.org/issues/20/laity.php
    J’ai eu une crise de fou rire parce que précisément, Corbyn est barbu, pacifiste, féministe et végétarien. 🙂

    Ce n’est pas encore lui qui empêchera le système de dormir.


    • Vasco Le 22 avril 2016 à 20h59
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      C’est ce que dit Michéa des gauchistes français.


  15. tom Le 22 avril 2016 à 11h39
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    @ @jim,
    Moi je pose qu’une seule question celle de la democracy
    Est ce que vous pensez avoir plus de democracy ou moin en restant en Europe
    Est ce que quand vous votez pour votre depute et qu’il ne tient pas ces promesses, avez vous le pouvoir de le virer ou s’excuse t’il par le biais de Bruxelles, car beaucoup de gens ici peuvent vous donner le nom de leur depute mais de celui de Bruxelles, il faut aller chercher loin.
    N’oubliez surtout pas que la majorite des britanniques sont tres contents d’avoir garder la livre sterling et la banque d’Angleterre.


  16. tom Le 22 avril 2016 à 11h39
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    @ @jim,
    Autre choses, la plupart de la propagande pour le brexit vient beaucoup de la bouche des conservateurs qui sont pour le brexit, le parti Labour, n’a jusqu’a present pas trop investit sur ce sujet, car au mois de Mai, il y a des elections locales, Pour le moment c’est 50-50 avec le brexit qui prend des voix depuis des semaines donc il est en projection de montee, c’est tout pour le moment, beaucoup de jeunes britanniques pensent comme moi quand j’aviais 20-25 ans, l’idee a l’epoque m’avait emballee et maintenant j’ouvre mes yeux et je voie le desastre de ces politiques.
    Comme on disait a l’epoque Avant c’est les grandes illusions et apres c’est les illusions perdues
    Voila ma reponse comme vous l’avez souhaite d’un ex-pat de Lyon (Vaulx en Velin) pour etre plus precis.


  17. dan Le 22 avril 2016 à 11h43
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    Ils finissent par en être cyniques, tout ceux qui veulent “changer de l’intérieur” les choses. C’est bien pour se donner bonne conscience et pour conserver leurs places qu’ils adoptent cette posture, alors qu’ils savent parfaitement au fond d’eux-même que ce prétendu changement est impossible. Voir un Filoche dans le parti “socialiste” éructer contre la loi Komri est pitoyable.


  18. christian gedeon Le 22 avril 2016 à 12h52
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    CE ne sont pas les “xit” divers et variés qui régleront le problème de toute façon…c’est une arnaque,quoi qu’il en soit. Pendant qu’on parle “d’Europe ” on laisse de côté le monstre OMC,et ses enfants pervers en route,dont le Tafta….Ce que ne comprennent pas ceux que j’appelle les aveugles anti européens,primaires et inintelligents,c’est que le vrai combat est déjà ailleurs,et depuis bien longtemps…on les amuse avec une Europe qui n’est qu’un tissu d’institutions perverses,et on passe en catimini à bien autre chose…à une saloperie mondiale,à des “traités ” dont ls peuples n’auront même pas à connaître…dormez braves gens!


    • jim Le 22 avril 2016 à 13h32
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      Je ne suis pas d’accord avec votre vision des choses.

      D’une part, il faut toujours garder à l’esprit que ce dans quoi le pays s’est engagé disons ces 30 dernières années, omc ue etc, il l’a fait par l’intermédiaire d’une classe politicienne, qui a signé ceci ou cela.

      Ceci étant, la sortie de l’UE me semble indispensable, ne serait ce que parce que la sortie d’un grand pays entrainera l’explosion de cette monstrusosité imposée par les propagandes mensongères et les trahisons des politiciens, car l’UE est prodondément antidémocratique et gomme toute possibilité de liberté d’un pays, d’un peuple donc, à décider de son destin, de ses choix, de ses logiques.

      Mais cela ne suffit pas. Car ce que les politiciens font depuis 30 ans est marqué par les erreurs, les dogmes, et l’inintelligence. C’est marqué également par une sorte de différence de nature entre le peuple (les gens!) et ces pseudo élus et ces pseudo élites. Qui à présent sont très largement honnis, notons le bien…
      Ainsi pour lutter contre une forme de “mondialisation” intenable et en partie imposée par les choix politiques, ce que vous souhaitez, en plus de la fin libératrice de l’UE il faut en interne, dans le pays, inventer une nouvelle forme démocratique qui mette fin à ce système représentatif actuel qui a atteint les limites supérieures de la perversion systémique.
      Et en cela, coup de griffe, quelqu’un comme Asselineau, énarque formaté et sans aucune vision sur ces questions démocratiques et institutionnelles, est une impasse.


      • tom Le 22 avril 2016 à 14h23
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        @jim, Wow!! mais vous ne trouvez pas que vous vous contredisez ! aller relire vos commentaires precedents vous semblez porter des flip flop (les chaussures qu’on porte sur le sable) un coup vous etes contre le brexit, un coup pour que la GB reste dans lEurope, faites votre choix et tenez y.


        • jim Le 22 avril 2016 à 14h44
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          Ah? Malentendu.
          Je souhaite ardemment que les anglais disent Out.
          Très clair n’est ce pas.

          Ca accèlerera probablement la chute de UE, ne serait ce que pour une question de cash, même si n’en doutons pas nous aurons les journalistes politiciens experts chez nous qui argumenterons façon “ah enfin partis ces pénibles anglais mauvais coucheurs qui depuis toujours ralentissent la merveilleux projet UE/Europe, on va pouvoir maintenant avancer plus facilement et mieux vers UE/Europe”.

          Pointez moi SVP la partie de mes commentaires qui laisserait selon vous entendre le contraire de Out Brexit Cool, que je cerne le “soucis”.


          • tom Le 22 avril 2016 à 15h29
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            @jim, Pour vous le plus grand malheur est qu’apres que la GB sort de l’UE, les autres pays surtout du sud de l’Europe suivent et pour vous qui etes pro UE vous penserz que la fin arrive mais ce ne sera que le debut d’une belle histoire et avec vos yeux grands ouverts vous allez vous rejouir de votre future.


            • jim Le 22 avril 2016 à 15h41
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              Hum, je vois à quel genre de “Tom” j’ai affaire… -:-)

              Nulle part je n’ai écris quelquechose qui peut laisser penser que je sois pro UE, évidemment.

              Je souhaite la fin de l’UE, son effrondement, l’ensevelisement dans les décombres de ceux qui l’ont imposée aux gens, moi pas aimer projet UE/Europe, fuck EU/Europe, clair et net.

              Par contre j’aime plutot bien le Conseil de l’Europe, qui n’a rien à voir avec l’UE/Europe, comprenne qui peut -;-)

              Allez “Tom”, restons en là.

              Bonne fin d’année à vous.


            • tom Le 22 avril 2016 à 16h18
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              @jim, Quand vous ecrivez “non au brexit” pour moi cela veut dire rester dans l’UE, et je pense que beaucoup feront le meme constat,
              Le brexit = sortie de l’UE
              Non au brexit= rester dans l’UE
              Donc maintenant je vous excuse de votre maladresse et comme a dit une certaine Nuland et vous meme “fuck the EU”


          • tom Le 27 avril 2016 à 19h30
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            @jim, Juste pour vous donnez les toutes dernieres estimations
            Britain Elects ‏@britainelects

            EU referendum poll:
            Remain: 44% (+1)
            Leave: 46% (+2)
            (via ICM, online / 22 – 24 Apr)


    • BIBUS Le 22 avril 2016 à 13h42
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      Je suis d’accord, malgré mon “aveuglement”.
      Mais sortir de cette Europe, c’est y mettre fin, et donc mettre fin à cet ordre mondial qui nous amène au désastre. Avec qui les usa signeront ?
      Il faudra bien refonder l’OMC !
      Ce qui est inquiétant, c’est que cette folie a été tellement loin que l’on peut craindre un bouleversement terrible le temps que des structures nationales et internationales se mettent en place.


  19. tchoo Le 22 avril 2016 à 19h08
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    Tout doux, mes amis!
    vous n’avez pas bien compris
    pour Corbin l’UE représente un rempart (une palissade plutôt) contre plus de libéralisme sans avec la droite anglaise
    ça laisse rêveur quand même, l’UE un obstacle au libéralisme forcené
    il est vrai que l’angleterre à toujours été un pays à part (à coté?)


    • tom Le 22 avril 2016 à 20h22
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      @tchoo, Je vous trouve un peu mal a l’aise quand vous decrivez les britanniques.
      Car il faut que vous compreniez tres bien que la Grande Bretagne est faite d’anglais, de Gallois, d’ecossais et d’irlandais.
      Meme que tout ce monde forme un Royaume Uni, c’est quand meme des cultures differentes avec une langue differente en plus de la langue commune qui est l’anglais.
      Mr Jeremy Corbyn est actuellement le leader du parti du Labour (travailliste)depuis septembre 2015, il represente la gauche d’une certaine epoque et qui revie parce que ces predecesseurs etaient de la fausse gauche, il faut du temps surtout a ces deputes qui ont ete elus de l’epoque de Blair et Brown de faire le point avant que l’on critique vraiment Mr Corbyn.


  20. RGT Le 23 avril 2016 à 16h15
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    Dans toute élection il y a un candidat qui défend une position “qui va dans l’intérêt / de la Nation / du Peuple / de ses commanditaires (rayer les mentions inutiles).

    Jusqu’à présent (j’ai bientôt 60 ans) je n’ai JAMAIS vu un seul politicien professionnel qui défendait une position favorable à une seule des deux premières propositions (Nation / Peuple).

    Ils sont des professionnels, et ils vivent (dans l’opulence) de la politique en ne défendant que leur propre intérêt.

    Et n’importe qui ferait de même, c’est naturel… Vous n’allez pas vous tirer une balle dans le pied pour défendre un “idéal” de “gueux” qui serait contraire à votre propre intérêt.

    La principale question est donc :

    “Est-ce que je dois faire l’effort d’aller participer à une élection qui dans tous les cas permettra à un “marchand de cravates” de pouvoir maintenir voire améliorer son statut (le sien) en allant à l’encontre de mon propre intérêt (le mien) ?”


    • Henri Tanson Le 23 avril 2016 à 18h16
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      RGT, vous connaissez la difficulté de plus en plus grande de pouvoir être candidat à la présidentielle.
      Asselineau qui est sûrement le candidat qui porte les idées qui pourraient correspondre à votre espoir, enfin c’est comme cela que je le vois, pourra peut-être obtenir ses 500 signatures… Mais ce n’est pas gagné.
      S’il n’y arrive pas, il n’y aura pas de candidat pour porter mes idées et celle de la majorité de Français, ceux qui ne votent plus pour des pignoufs…
      Je veux que mes idées soient représentées, défendues, propagées, je veux que nous soyons nombreux à y croire et nous aurons enfin ce que nous méritons…
      Mais il y a du travail…
      À part lui, je n’en vois pas d’autres… Je cherche : Rama Yade ? Non. Cap 21 ? Non… Je cherche… Le salut viendra d’un “petit” candidat ou ne viendra pas.
      J’ai bien peur que ça n’arrive pas.
      Et les abstentionnistes et les non-inscrits dépasseront les 70%…
      À moins que, un plus un plus un plus un….


    • Flash Le 25 avril 2016 à 13h06
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      “Ils sont des professionnels, et ils vivent (dans l’opulence) de la politique […]” .

      Ce que l’on nous cache. Pour ceux qui ne connaissent pas ce que les mandats politiques rapportent, vous pouvez lire ceci :
      http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/

      Les chiffres donnés sur ce site correspondraient aux chiffres bruts. Cependant, il faut signaler que l’association Contribuables associés, dans une brochure de janvier 2009 – plus ancienne que les données fournies par le site référencé ici -, donne des chiffres équivalents comme nets. Les choses ont-elles changé entre-temps ?


    • tom Le 25 avril 2016 à 16h49
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      @RGT, En ce qui concerne Corbyn, il a toujours ete un “back bench” un depute qui a toujours vote contre les politiques de Blair, Brown, Miliband, il a toujours ete contre les guerres, c’est un vrai britannique, qui ne boit pas une seule goutte d’alcohol, il cultive son potager,il va au parliament en velo, donc un homme tres proche des “sans dents” que de Westminster, les gens ici commencent vraiment a se chauffer a lui car ce qu’il dit resonne dans les oreilles des gens, il est contre l’austerite son ministre des finances (Mr John Mc Donnel)a propose un plan qui a ete trouve plausible par le commite independant qui regarde les projets proposes.


  21. tom Le 25 avril 2016 à 16h50
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    @RGT, Les gens ici souffrent de ces politiques des conservateurs qui ne font que se remplir les poches et maintenant sans se cacher comme diminuer les taxes des riches sur leur revenu de 45% a 40% et d’enlever 30% sur les aides donnees aux handicappes ( 30% de 100 livres par semaine, c’est entre survivre ou etre a la rue), les gens qui ont un cancer ne sont pas considerer competent pour les aides mais que ils trouveront du travail plus tard sont consideres comme chercheurs de travail ce qui en fait diminue les prestations sociales qu’ils peuvent recevoir, voila un apercue de la politique de Cameron qui quand a lui profite des fraudes de son pere pour se gaver.


  22. Alexandre Le 27 avril 2016 à 17h28
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    La sortie de l’UE ne va pas de soi pour un pays dont la principale activité est de servir de casino géant aux banques européennes, et qui n’est soumis ni à l’euro, ni à Shengen de surcroît.
    Par ailleurs, la semaine de 70h, et les congés d’une semaine par an qu’essayent de nous vendre Bruxelles peuvent constituer un progrès social pour le Royaume-Uni.


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